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Clause du besoin : le retour

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Revue Médicale Suisse

www.revmed.ch

31 octobre 2012

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qué. «Pour eux, c’est la galère, admet Claire­Anne Siegrist. Ceux qui ont commandé leurs vaccins chez Novartis doivent attendre la levée de la sus­

pension.» Commander des vaccins ailleurs ? «Non, car la situation pourrait se débloquer très bientôt et de toute façon, il n’y a plus beaucoup de réserves ailleurs.»

Ajoutés aux 400 000 doses que n’a toujours pas livrées le fabricant Cru cell, les 160 000 vaccins gelés de Novartis privent la Suisse de plus de 40%

du stock attendu. «Nous comptons sur les impor­

tations supplé mentaires pour arriver à un million de vaccins disponibles», déclare Mona Neidhart, porte­parole de l’OFSP.

Même en ciblant la vaccination, pourra­t­on proté­

ger les groupes à risque que constituent les fem­

mes enceintes, les personnes de plus de 65 ans, les malades chroniques, leur entourage et le per­

sonnel soignant ? «Pas sans des efforts considéra­

bles», répond la professeure Siegrist. (...) Selon l’OFSP, la grippe entraîne 300 000 consul­

tations médicales par an, provoque 1000 à 5000 hospita lisations et jusqu’à 1500 décès.

Sophie Davaris Tribune de Genève du 26 octobre 2012

Clause du besoin : le retour

Le spectre du gel des cabinets mé di caux resurgit.

Réagissant à l’augmen tation effrénée du nombre de spécialistes dans des villes comme Zurich ou Genève, le Conseil fédéral veut redonner aux can­

tons la possibilité de réguler l’offre excessive de soins par un moratoire. Déjà utilisé à trois reprises depuis 2002 et abandonné fin 2011, cet instru­

ment doit être réintroduit au plus tard en avril 2013, pour une durée de trois ans. Le projet de loi urgent doit encore obtenir l’aval du parlement.

Spectaculaire, cette mesure sera com plétée par une réflexion approfondie sur l’admission des mé­

decins spécialistes. Il s’agira de trouver des solu­

tions pour éviter tant une pléthore qu’une pénurie de médecins, selon les régions. «Cela prend du temps. Et nous ne pouvons pas discuter pendant deux ans sans réagir rapidement à la situation ac­

tuelle», a soutenu Alain Berset hier en conférence de presse.

Le ministre de la Santé cite des chif fres. Depuis le début de cette année, le nombre de médecins ad­

mis dans le système de l’assurance obligatoire est monté en flèche. A la fin septem bre, plus de 1500 praticiens avaient demandé un numéro de factura­

tion, alors qu’ils étaient 900 au total en 2011.

Les cantons urbains sont en première ligne. De janvier à septembre 2012, 190 nouveaux spécia­

listes se sont installés à Genève, contre 51 l’an der nier sur la même période. Dans le canton de Zurich, en neuf mois, les admissions sont passées de 78 à 278 d’une année à l’autre. A l’échelle natio­

nale, les nouveaux cabinets de psychiatres et psy­

chothérapeutes ont crû de 140% en l’espace d’un an. Le boom est encore plus fort chez les radiolo­

gues et les chirurgiens esthétiques. (...)

Le conseiller aux Etats Felix Gutzwiller (plr/ZH) n’est pas étonné par ce phénomène. «Le gel des cabinets et le fait qu’on parlait de sa réintroduction depuis des semaines, tout cela fait gonfler le nombre d’admissions.» (...) Le socialiste valaisan Stéphane Rossini, qui préside la commission de la santé du National, n’est guère plus enthousiaste.

«Un moratoire n’est jamais bon. Plutôt qu’une loi li­

mitée dans le temps, il serait préférable de trouver une solution à plus long ter me avec les cantons.»

Président de la Fédération des médecins suisses (FMH) jusqu’en décembre, Jacques de Haller ne remet pas en cause la nécessité d’agir. Mais réin­

troduire le moratoire, c’est pour lui «réchauffer une mesure échue qui n’a rien amené de bon par le passé». Dans la réflexion qui suivra cette première étape urgente, la FMH espère faire valoir ses pro­

positions «plus réalistes», visant notamment à diffé­

rencier le mode d’action selon la réalité des cantons.

Hier, Alain Berset a annoncé une procédure de consultation raccourcie à un seul jour : les milieux concernés se prononceront le 5 novembre sur ce projet de loi urgent, qui pourrait être mis en œuvre sans attendre le délai référendaire. Le Conseil fé­

déral espère une entrée en vigueur au plus tard le 1er avril.

Bertrand Fischer La Liberté du 25 octobre 2012

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