i n a l c o
c e r l o m
centre d’étude et de recherche sur les littératures et les oralités du monde
Cycle «Paroles de créateurs»
Coordinateur :
Kadhim Jihad Hassan
Contact
Création,
traduction et réception
Autour de l’œuvre de la romancière libanaise Hoda Barakat
Samedi
20 octobre 2012 à partir de 14h Inalco
Auditorium 65 rue des
Grands Moulins
75013 Paris
Programme
14h-16h : I- Lectures critiques
Président de séance : Christophe Balaÿ
Stéphane Sawas, INALCO, CERLOM : Ouverture de la rencontre
Kadhim Jihad Hassan, INALCO, CERLOM : « Lire aujourd’hui Hoda Barakat » Catherine Simon, critique littéraire au journal Le Monde : « Hoda Barakat, le chant des origines »
Saloua Ben Abda, critique littéraire et chercheur en littérature comparée :
« Les imperceptibles mutations dans les romans de Hoda Barakat » Christophe Balaÿ, INALCO, CERLOM : « Barakat / Pirzad : deux femmes, deux terres brûlées, un regard sur les hommes au Moyen-Orient »
Lectures croisées : mise en voix bilingue de quelques pages de Hoda Barakat
16h-16h30 : Pause
16h30-18h : II- Création, traduction et réception : Table ronde en présence de l’auteure
Président de séance : Kadhim J. Hassan
Hoda Barakat, romancière : Évocation de la réception de son oeuvre Farouk Mardam Bey, directeur de collection, Sindbad/Actes Sud : « Éditer Hoda Barakat en France »
Frédéric Lagrange, Université Paris-Sorbonne : « Enjeux et défis de la traduction dans Le Laboureur des eaux de Hoda Barakat : temporalité et narrateur homodiégétique »
18h-19h : Cocktail
Inalco
65 rue des Grands Moulins 75013 Paris
« La folie, la solitude, la mémoire, le chaos intérieur sont la matière des livres de Hoda Barakat. Il y eut La Pierre du rire, Les Illuminés et Le Laboureur des eaux. Pas plus que les autres, Mon maître, mon amour ne se résume à son histoire. Difficile de déterminer leur point commun, même s’ils entretiennent une parenté évidente, peut-être dans cette manière de manier la profondeur de champ : précision extrême, quasi réaliste, des détails et de l’intime, étrangeté insaisissable de l’ensemble.
Ses livres sont comme ces tapis complexes dont le dessin n’apparaît qu’à la fin, lorsqu’on prend assez de recul. » Christophe Ayad, Libération, jeudi 17 mai 2007.
« C’est le chaudron collectif du village qui est le personnage principal du roman [Le Royaume de cette terre], son moteur – et son fatum ; en l’occurrence, la communauté très fermée des chrétiens maronites, dont Hoda Barakat est issue. Elle en fait un portrait cruel et tendre à la fois, sans concession. « C’est du faux collectif : au lieu des maronites, on aurait pu mettre des Kurdes d’Irak ou des chiites du Liban sud – tous ces micromondes fonctionnent de la même manière, explique la romancière… »
Catherine Simon, Le Monde des livres, vendredi 28 septembre 2012.