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Concours d'admission à l'École polytechnique en 1890

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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

B ARISIEN

Concours d’admission à l’École polytechnique en 1890

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 10 (1891), p. 251-256

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1891_3_10__251_1>

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(2)

CONCOURS D'ADMISSION A L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE EN

PAR M. LE CIPITAINE BARISIEN.

On donne, dans un plan, une hyperbole équilalère H 'ont l équation par rapport à ses axes, pris pour axes

«e coordonnées, est

^D'un point M du plan, ayant pour coordonnées . ƒ ' J~ 1> on '"ène des normales à cette courbe Un demande :

'° De faire passer par les pieds de ces normales

(3)

( 232 )

une nouvelle hyperbole équilatère, dont les normales en ces point* soient concourantes, et de déterminer leur point de concours.

2° En désignant par K une hyperbole satisfaisant à cette condition, dans quelle région du plan doit être placé le point M pour qu'il y ait une hyperbole K cor- respondant à ce point?

3° Quelle ligne doit décrire le point M pour que Vhyperbole K soit égale à l hyperbole H.

TV. D. — On conservera les notations indiquées.

I. L'équation de l'hyperbole équilatère passant par les pieds des normales issues du point M est

(2) 7.cry—py — qx — o.

L ' é q u a t i o n générale des coniques passant p a r les points d'intersection des hyperboles (1) et ( 2 ) est donc ( 3 ) x- — y2 -t- 2Xxy — pXy — q Xx — a2 = o.

Ces coniques sont toujours des hyperboles équila- tères. Il s'agit de d é t e r m i n e r A de façon q u e les nor- males aux q u a t r e points d'intersection de (1) et ( 2 ) con- c o u r e n t en u n point ( a , [3) également à d é t e r m i n e r .

L ' é q u a t i o n de la n o r m a l e à l'hyperbole ( 3 ) en x, ) , est

X — x _ Y — y 2 x -T- 1 \y — q\ — iy -h 2 X x — p X

Exprimons que cette droite passe par le point (a, [3), il vient

( a — x ) ( 'VK — "î X.?' -+- p X ) -4- ( 3 — y ) ( 2 x H- 1X y — q X ) = 0

et en développant

U

(4)

( 253 )

Les normales à l'hyperbole (3) issues du point (a, [3) ont leurs pieds à l'intersection des courbes (3) et (4)- Une quelconque des hyperboles (3) étant

(5) x2— y2 -+- 2 }xxy—q \LX — p\Lq — a2— o,

en identifiant (4) et (5), on exprimera les conditions de renoncé.

Les équations d'identification sont

— 2

jT - r y u

— p\i ~~ —a1

Elles peuvent s'écrire

• fi) Xtu = — i , i ; j •>.«/ = •>. t3 — X ( p -i- 2 a ), i 8 ) 2 / ; = 2 a -r- X ( q -+- i p ),

U) ) /; a — </ p = — ; a2.

En éliminant A entre (y) et (8), on a l'équation

( i o ) a — V

M V 4 / 16

A un système de valeurs de p et q correspondent donc deux systèmes de valeurs de a et j3, relatifs aux points d'intersection de la droite (9) avec le cercle (10).

JI. Pour que ces points d'intersection soient réels, il suffit d'exprimer que la distance du centre du cercle (10) à la droite (9) est plus petite que le rayon. On a ainsi

i_ / ' — <^ -

ou

(pï—q2-h Sa2)< 3(p2-h q2) ou

(5)

(

^ 5 4 )

a et [3 ne seront réels, et par suite A, que si le point M est à l'intérieur de l'ellipse

(II) ƒ>*-+-2 02 = 402.

Si 1(Î point M est sur l'ellipse (i i), on n'aura qu'une hyperbole K, et la valeur de ), correspondante est

Si, enfin, le point M est à l'intérieur de l'ellipse (i i) les hyperboles (K) seront imaginaires.

III. Cherchons maintenant la grandeur de l'axe de l'hyperbole (3).

En général, pour une conique dont l'équation est

Aa?2 -4- 'iBxy H- G j2 -f- i\)x -t- iEj -J- F = o,

l'équation en R2 qui donne les carrés des demi-axes est (AG — B2) R'*-f-(A + C)¥ï \V~ -+- F] = o

avec

„ AE2-+-CD2— 2BDE

F h F

Dans le cas de l'hyperbole équilatère, A + C = o, et l'on a

v/B2—AG Or, pour l'hyperbole ( 3 ) , comme

on trouve

(6)

( 255 )

En exprimant que R~ a, on a l'équation

On aura le lieu des points (/?, q), tels que l'hyper- bole K soit égale à l'hyperbole H en éliminant a, (3 et X entre les quatre équations ( 7 ) , ( 8 ) , (9) et (12).

L'élimination de a et (3 entre ( 7 ) , (8) et ( 9 ) se fait au moyen du déterminant

2 — 2 X iq -\-\p

1X 2 2 ƒ> — X ^

<7 — p 2a2

qui, développé, devient

* — q^)^= o.

Il reste à éliminer X. entre (12) et ( * 3 ) . Cette é l i m i - nation, qui parait, au premier abord, assez laborieuse, est r e n d u e facile p a r l'artifice suivant.

L'équation (12) peut s'écrire X *(/>*— q~—

Multiplions les deux membres par 1 H-y/X2-t-1, il

\1Y11t

qi—'2pq X) = — 4a2(X24_ ,).

L'équation (i3) peut aussi se transformer de la façon suivante

Entre (12/et (i3y, réliniiiiation de X va se faire main- tenant très facilement. Divisons ces deux équations membre à membre ; nous aurons

v / X2 - t - 1 H - r _ 4 <2"2

(7)

( 256 ) d'où

En portant cette valeur dans ( i 3 ) , on obtient [(p2 — q2)2 — i^a2( p2 — q2)— 3?.

— 2.\(Sa2p2q2(p2— q2-\- '2a-) — o et définitivement

(p2— q2-^ °-rt2)

x [(p2— q2-h 'ia2){p2 — q2— 16a2—iiGa2p'2q2 oj . Le lieu se compose donc de l'hyperbole équilatèrc

pi qi __ y a2 Q

et de la courbe du sixième degré

(/>2— <7'2n- 9.a2) (p2— q2— if)<32)2— ?i6a2/)2<72— o, cju'il est facile de construire.

A;. B. — M. Rcynès, ancien élève de l'Ecole Centrale, nous a envo\é aussi une solution de la troisième Partie.

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