Université de Caen 1
ersemestre 2014-2015
UFR Sciences Mathématiques
L2 Maths Analyse
Séries numériques
Exercice 1. Déterminer la nature des séries données par les termes généraux suivants : – a n = cos n
n 3 , – b n = sin e −n , – c n = n sin 1 n ,
– d n = 2n + 3
2 n , – e n =
√ n + 1
n + ln n , – f n = arctan n,
– g n = 1
n + (−1) n √
n , – h n = ln
n
2+n+1 n
2+n−1
, – i n =
n+3 2n+1
ln n
, – j n = R π/2
0
(cosx)
2n
2+(cosx)
2dx, – k n = 1
ln(n) ln(ch n) , – l n = arccos √
31 − n −2 , – m n =
cos √ 1 n n
− √ 1 e , – n n = n −
√
2 sin(
π4+
n1) .
Exercice 2. Soit (u n ) n une suite de réels positifs tels que la série ( P
n u n ) converge.
a. Montrer que la série ( P
n u 2 n ) converge. Le résultat subsiste-t-il si on ne suppose plus les u n positifs ? b. Montrer que les séries ( P
n u
nn
2), ( P
n
√ u
nn ) convergent. Pour la deuxième on pourra utiliser Cauchy-Schwartz.
c. Montrer que la suite des produits P n = Q n
k=1 (1 + u k ) a une limite quand n tend vers +∞.
d. Soit (v n ) n une autre suite de réels positifs tels que la série ( P
n v n ) converge.
Montrer que la série ( P
n
√ u n v n ) converge.
Exercice 3. Déterminer la nature des séries données par les termes généraux suivants : – a n = n 2
(n − 1)! , – b n = n 2 n
, – c n =
n−1 2n+1
n
, – d n =
n−1 2n+1
(−1)
nn
, – e n = n!
n 2n , – f n = 1 2
√ n
.
Exercice 4. Pour tout n ∈ N ∗ on pose
u n = 1 × 3 × 5 × · · · × (2n − 1)
2 × 4 × 6 × · · · × (2n) et v n = 1 × 3 × 5 × · · · × (2n − 3) 2 × 4 × 6 × · · · × (2n) . a. Quelle est la limite de la suite u
n+1u
n
?
Montrer que la suite (nu n ) n est croissante. En déduire la nature de la série (Σ n u n ).
b. Quelle est la limite de la suite v
n+1v
n
?
Montrer qu’on a (n + 1) α v n+1 ≤ n α v n pour tout n et tout α ∈ 0, 3 2
. En déduire la nature de la série (Σ n v n ).
Exercice 5. Étudier la nature des séries données par les termes généraux suivants : a n = (−1) n ln n
n , b n = sin πn 2
n + 1
, c n = (−1) n n + (−1) n−1 .
Exercice 6. Pour tout n ∈ N ∗ on pose a n = n 1
set b n = (−1) n
sn−1. a. Étudier la convergence des séries ( P
n≥1 a n ) et ( P
n≥1 b n ), selon la valeur du paramètre réel s.
b. Lorsque s > 1, déterminer une relation entre ζ = P ∞
n=1 a n et η = P ∞ n=1 b n . c. Le paramètre s est maintenant un nombre complexe non nul.
(i) Montrer qu’on a b 2n−1 + b 2n = −1+(1− (2n−1)
2n1s)
s. En déduire un équivalent simple de b 2n−1 + b 2n . On admet que le DL 1 (0) de (1 + t) α reste valable pour α ∈ C .
(ii) On écrit s = r + iθ. Déterminer la forme trigonométrique du complexe n s . Montrer que ( P
n≥1 b 2n−1 + b 2n ) converge absolument si r > 0.
(iii) Étudier la convergence de la série ( P
n≥1 b n ) selon la valeur du paramètre complexe s.
Exercice 7. Étudier la convergence des séries de termes généraux suivants : u n = ln
1 + (−1) n n
, v n = ln
1 + (−1) n
√ n
, w n = (−1) n
p n α + (−1) n , x n = (−1) n n α + (−1) n n β . Comparer la convergence de
P
n (−1)
n√ n
et
Q
n (1 + (−1) √ n
n) . Exercice 8. Calculer les sommes suivantes :
A =
∞
X
n=1
1
n(n + 1) , B =
∞
X
n=2
1
√ n − 1 + 1
√ n + 1 − 2
√ n
, C =
∞
X
n=3
2n − 1 n 3 − 4n .
Exercice 9.
a. Calculer P ∞ n=1
1 1+2+···+n . b. Calculer P ∞
n=1
1
n + n+1 1 − 2n+1 4
. On rappelle que P ∞ n=1
(−1)
nn = − ln 2.
c. Calculer P ∞ n=1
1 1
2+2
2+···+n
2. Exercice 10.
a. Calculer, pour tout x 6= r, la somme s(x) = P n k=0
x
kr
k. Exprimer s 0 (x) comme une somme.
b. Calculer les sommes suivantes : A =
∞
X
k=0
1
4 k , B =
∞
X
k=0
k
3 k , C =
∞
X
k=0
k 2 5 k .
Exercice 11. On rappelle que e z = P ∞ n=0
z
nn! pour tout z ∈ C . Calculer les sommes suivantes : A =
∞
X
n=0
1
n! , B =
∞
X
n=0
(−1) n
n! , C =
∞
X
n=0
1
(2n)! , D k =
∞
X
n=0
1 (kn)! , E =
∞
X
n=0
n
n! , F =
∞
X
n=0
n − 1
n! , G =
∞
X
n=0
(n + 1) 2 n! .
Exercice 12. On cherche à démontrer la formule de De Moivre n! ∼ C √ n( n e ) n . Pour cela on va étudier la suite u n = n
n√ n
e
nn! . On pose v n = ln(u n+1 ) − ln(u n ).
a. Simplifier l’expression de v n . En utilisant un DL 3 (0) de ln(1 + x), déterminer un équivalent simple de v n . b. Montrer que la série ( P v n ) converge.
c. En déduire que (u n ) n converge vers une limite non nulle. Conclure.
La valeur C = √
2π dans la formule de De Moivre a été déterminée par Stirling.
Exercice 13. Soit (x n ) n la suite définie par x 0 > 1 et la relation de récurrence x n+1 = x n + x 2 n . a. Démontrer que la suite (x n ) n tend vers +∞.
b. On pose u n = 2 −n ln x n et v n = u n+1 − u n . Démontrer que la série ( P
n v n ) converge.
c. En déduire qu’il existe α > 0 tel que x n ∼ α 2
n.
Exercice 14. On définit une suite (u n ) n par la donnée de u 0 > 0 et la relation de récurrence u n+1 = u n + u 1
n
. En étudiant la suite (u 2 n ) n , montrer que
u n = √ 2n +
√ 2 8
ln n
√ n + O 1
√ n
.
Exercice 15. Soit (p k ) k la suite ordonnée des nombres premiers. On souhaite étudier la série ( P
k 1
p
k). Pour tout n ∈ N ∗ on pose V n = Q n
k=1 (1 − p 1
k