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Quelle est l’intention du lecteur?

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 1 sur 8

Quelle est l’intention du lecteur?

Type d’outil :

Outil de construction de compétences en Savoir Lire.

Auteur:

Gérard Baude, enseignant au cycle 4 à l’école Notre-Dame du Rosaire de Bertrix.

Cycle auquel est destiné cet outil : Cycle 4.

Contexte de conception de l’outil :

Suite à une formation en école portant sur la continuité dans le Savoir Lire avec Messieurs Etienne et Bechoux, j’ai testé quelques activités proposées en classe. Ceci m’a bien sûr amené à réaliser quelques aménagements personnels dont notamment l’introduction d’une deuxième consigne pour l’activité proposée ici.

Intérêt de l’outil :

- Cette activité peut être réalisée telle quelle en classe, en suivant l’une ou l’autre des pistes proposées, en adaptant…

- Elle peut également susciter d’autres idées avec d’autres textes et intentions…

Conseils pour une bonne utilisation de l’outil :

Pour travailler cette première compétence en lecture, je propose plusieurs activités de structuration telles que celle-ci, mais également des situations fonctionnelles où elle est tout naturellement sollicitée. Les enfants vivent ainsi la richesse de l’interdisciplinarité: pour préparer notre visite à l’archéoscope de Bouillon, nous lisons un texte de type narratif sur les croisades; parallèlement à nos découvertes sur le terrain de traces liées aux Gaulois, nous recherchons des informations dans un texte historique… Toutes ces recherches de documents, discussions sur leur pertinence… en fonction de nos projets personnels et/ou de classe permettent aux enfants de se construire des stratégies de «bons lecteurs».

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 2 sur 8

Compétence d’intégration: Savoir Lire.

Intitulé de l’activité: Quelle est l’intention du lecteur?

Compétence visée:

LIR.1. Orienter sa lecture en tenant compte de la situation de communication.

Compétences sollicitées:

LIR.2. Elaborer des significations.

LIR.5. Interpréter les unités lexicales.

Matériel:

- Le texte pour chaque enfant (voir annexe 1 page 5).

- Deux consignes écrites différentes (couleurs différentes pour l’organisation des petits groupes) pour chaque moitié de classe (voir annexe 2 pages 6 et 7).

- Pour l’enseignant, le texte avec les différents indices dans les deux couleurs (voir annexe 3 page 8).

- Affiches vierges.

- Eventuellement quelques textes photocopiés sur transparents, marqueurs indélébiles et rétroprojecteur ou encore ordinateur avec traitement de texte et imprimante.

Dispositif pédagogique:

- Travail individuel.

- Echange en petits groupes (de deux à quatre maximum).

- Echange entre les groupes et travail individuel et/ou en équipes.

- Partage en groupe-classe.

Déroulement et consignes:

- Annonce de l’intention: «Vous allez apprendre à lire un texte avec différentes intentions et observer ce qu’il s’ensuit.»

- Diviser la classe en deux groupes. Chacun reçoit le texte et une des deux consignes de manière discrète: «Ne lisez pas cette consigne maintenant et surtout ne la

communiquez pas aux autres.»

- Découverte du matériel (le texte):

L’enseignant peut décider de lire une première fois le texte à haute voix pour faciliter une première approche de ce matériel et permettre à chacun d’élaborer des

significations à partir de ce texte. Il peut également permettre à chaque enfant de le découvrir seul à son rythme et prévoir alors une aide individuelle selon les besoins de chacun.

Les enfants peuvent aussi échanger librement, ont-ils vécu des situations semblables, qu’auraient-ils fait à la place de Pierre ou Marc? Comment perçoivent-ils Pierre?

Marc?…

- Travail individuel:

Après avoir lu individuellement sa consigne écrite (les différentes intentions de lecture données doivent rester «secrètes») , chaque enfant est invité à se «débrouiller» seul.

L’enseignant observe chacun et intervient selon ses besoins (compréhension de la

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 3 sur 8

consigne proposée, de certains mots comme cambrioleur…, de la tâche à réaliser et comment? Certains sont bloqués, un exemple, un indice leur permet de démarrer:

montrer une phrase, un paragraphe: «Cela t’intéresserait-il de savoir cela si tu étais cambrioleur? Pourquoi?…»)

- Confrontation en petits groupes:

«En petits groupes (de 2 à 4 maximum) de lecteurs qui avaient la même intention (voir couleur), observez vos indices et dressez une liste commune la plus complète et la plus précise possible.»Les enfants notent leurs indices sur une affiche.

On pourrait imaginer que le texte soit donné sur transparent. Il leur suffirait alors d’entourer les indices avec les marqueurs, puis de projeter leur travail sur écran blanc.

On pourrait également imaginer le travail collectif sur un ordinateur: le texte est donné, les enfants y surlignent leurs indices, puis impriment le texte… Attention, si ces techniques sont intéressantes, elles ne doivent absolument pas constituer un frein à ce genre d’activité. En effet, elles ne sont en aucun cas indispensables.

- Deuxième consigne:

«Sans dévoiler votre intention, donnez vos indices aux enfants de l’autre groupe. A eux de prédire quel était votre personnage et pourquoi ils pensent à celui-ci.»

Les enfants sont donc invités à relire le texte avec une autre intention de lecture. Ils peuvent le réaliser seul, à deux ou plus selon le mode de présentation des indices (texte individuel surligné, affiche d’indices, texte surligné projeté…) L’essentiel est que chacun puisse prendre son temps pour lire tous les indices et se forger un avis à discuter.

- En groupe-classe:

Les enfants proposent leurs observations et expliquent pourquoi. Les autres

réagissent… Les critères de cohérence par rapport aux indices et à «ce que je connais de tel métier (architecte par exemple ou policier…)» apparaissent dans la discussion.

- Quelles traces écrites et pourquoi?

Cet aspect est à prévoir en fonction de son contexte. Chacun peut garder une trace de ce qu’il a appris dans un cahier personnel. Des remarques observées grâce à cette activité peuvent être collectées sur une affiche à reprendre en temps voulu. On peut retravailler cette compétence avec d’autres situations et réaliser une synthèse

provisoire après plusieurs séquences…

Réflexions, analyse, questions:

- Un autre dispositif possible:

Après la recherche individuelle, organiser une confrontation à deux. Chacun lit les indices soulignés par l’autre et note une ou plusieurs propositions par rapport au rôle de son coéquipier. Il lui explique ensuite son point de vue. Ils comparent leurs indices et arguments. Après avoir réalisé leur travail, ils écrivent, par paire, quelques éléments importants appris… et partagent au groupe-classe.

- Ce texte n’est pas trop compliqué, il ne constitue pas un frein au travail. Comme autre solution, on pourrait également reprendre des textes déjà lus en classe cette année ou les années précédentes (farde de textes).

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 4 sur 8

- L’attitude de l’enseignant est fondamentale: faire confiance à chacun pour qu’il joue la carte de la discrétion par rapport à l’intention de l’autre groupe, observer chacun dans la phase individuelle et intervenir selon ses besoins, adopter une attitude d’écoute, rester neutre… Tout cela demande beaucoup d’énergie et d’expertise.

- Les enfants apprennent grâce au problème, à l’erreur:

A la lecture des indices soulignés, les enfants ont très vite décelé le rôle du voleur, ils savaient déjà et n’ont rien appris.

Pour l’autre série, les enfants ont vraiment dû se questionner, rechercher… sauf une enfant dont le papa était architecte. Ici, c’était une belle occasion d’apprendre que, pour comprendre, je dois faire appel à ce que je connais déjà «dans ma tête».

Le fait de penser à l’architecte plutôt qu’à l’acheteur a ainsi permis d’apprendre que plusieurs solutions sont possibles, que ces différentes interprétations dépendent non seulement des indices du texte, mais aussi de ce que chaque lecteur connait déjà.

- L’essentiel n’est donc pas de trouver tous les indices, mais bien de provoquer un questionnement et des recherches…

La situation proposée ici s’y prête assez bien parce qu’elle n’est pas très familière pour l’enfant, il doit vraiment se décentrer vu qu’il n’a probablement jamais été ni acheteur, ni cambrioleur…

- Pour le travail sur ordinateur, le texte dont vous avez la copie en annexe 1 (version PDF) peut être sélectionné à l’aide du bouton «texte»: T. Vous le copiez ensuite en choisissant cette option sur le bouton droit de la souris. Vous ouvrez un nouveau document sous format Word par exemple (traitement de texte) et vous y collez le texte à l’aide du bouton droit de la souris. Vous pouvez alors utiliser les outils de mise en gras, «sur lignage», couleurs de police…

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 5 sur 8

Annexe 1

Les deux garçons coururent jusqu’à l’entrée de la maison. «Je te l’avais bien dit que c’était une bonne journée aujourd’hui pour manquer l’école», dit Marc. «Maman n’est jamais à la maison le jeudi», ajouta-t-il. Une haie très haute cachait la maison de la rue, ce qui permit aux deux amis d’explorer à leur aise le vaste terrain paysager. «Je ne pensais pas que c’était aussi grand que cela chez toi», dit Pierre. «Oui, et c’est bien plus beau depuis que papa a terminé la terrasse et le foyer de pierres».

La maison était munie de trois portes: une avant, une arrière et une porte de côté qui conduisait au garage. Celui-ci était presque vide à l’exception de trois bicyclettes 10 vitesses qu’on y apercevait, bien rangées. Les deux amis entrèrent par la porte de côté. Marc expliqua à Pierre que cette porte était presque toujours ouverte pour permettre à ses jeunes sœurs d’entrer quand elles arrivaient à la maison plus tôt que leur mère.

Pierre voulut visiter la maison. Son hôte commença par lui montrer le salon qui, comme le reste du rez-de-chaussée, était fraichement repeint. Marc ouvrit la stéréo à plein volume. Son copain semblait ennuyé par ce geste. «Ne t’inquiète pas, les voisins les plus près sont à un demi-kilomètre d’ici!», lui cria Marc. Pierre se sentit mieux quand il constata qu’aucune maison n’était visible autour de l’immense cour.

La salle à manger, avec sa porcelaine de Chine, son argenterie et sa verrerie en cristal, n’était pas une place pour jouer. Les garçons se rendirent donc à la cuisine pour se faire des sandwiches. Marc dit à Pierre: «Je ne te ferai pas visiter le sous-sol. Même si la plomberie a été refaite, c’est très humide et ça sent le renfermé!»

«C’est ici que mon père conserve ses fameuses peintures et sa collection de monnaie», dit Marc en pénétrant dans l’imposant bureau de son père. Il ajouta pour plaisanter: «Je pourrais dépenser autant d’argent que je veux car mon père en garde toujours dans son tiroir de classeur».

Il y avait trois chambres à coucher à l’étage. Marc montra à Pierre la penderie de sa mère, qui était remplie de fourrures et où elle cachait sa boite à bijoux toujours fermée à clef. Il n’y avait rien d’intéressant à voir dans la chambre à coucher de ses sœurs, sauf un téléviseur couleur qu’il avait la

permission d’emprunter. Il se vanta ensuite que la salle de bain du corridor était la sienne puisqu’on avait aménagé une autre salle de bain pour ses sœurs. Un immense puits de lumière agrémentait la chambre de Marc, mais on voyait que la toiture avait pourri sous l’effet de l’eau de pluie qui s’y était infiltrée.

Source du texte non retrouvée.

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 6 sur 8

Annexe 2: Les deux consignes écrites (imprimer sur papiers de couleurs différentes).

Lis ce texte avec l’intention d’une personne qui veut acheter cette maison.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’une personne qui veut acheter cette maison.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’une personne qui veut acheter cette maison.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’une personne qui veut acheter cette maison.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’une personne qui veut acheter cette maison.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’une personne qui veut acheter cette maison.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette

personne-là.

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 7 sur 8

Lis ce texte avec l’intention d’un cambrioleur potentiel.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’un cambrioleur potentiel.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’un cambrioleur potentiel.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’un cambrioleur potentiel.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’un cambrioleur potentiel.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette personne-là.

Lis ce texte avec l’intention d’un cambrioleur potentiel.

Souligne les éléments du texte qui intéresseront cette

personne-là.

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Gérard Baude – cycle 4 – école Notre-Dame du Rosaire à Bertrix – décembre 2003 - Page 8 sur 8

Annexe 3: Des indices intéressants - pour l’acheteur (caractères bleus, soulignés)

- et le cambrioleur («sur lignage» gris) .

Les deux garçons coururent jusqu’à l’entrée de la maison. «Je te l’avais bien dit que c’était une bonne journée aujourd’hui pour manquer l’école», dit Marc.

«Maman n’est jamais à la maison le jeudi», ajouta-t-il. Une haie très haute cachait la maison de la rue, ce qui permit aux deux amis d’explorer à leur aise le vaste terrain paysager. «Je ne pensais pas que c’était aussi grand que cela chez toi», dit Pierre.

«Oui, et c’est bien plus beau depuis que papa a terminé la terrasse et le foyer de pierres».

La maison était munie de trois portes: une avant, une arrière et une porte de côté qui conduisait au garage. Celui-ci était presque vide à l’exception de trois bicyclettes 10 vitesses qu’on y apercevait, bien rangées. Les deux amis entrèrent par la porte de côté. Marc expliqua à Pierre que cette porte était presque toujours ouverte pour permettre à ses jeunes sœurs d’entrer quand elles arrivaient à la maison plus tôt que leur mère.

Pierre voulut visiter la maison. Son hôte commença par lui montrer le salon qui, comme le reste du rez-de-chaussée, était fraichement repeint. Marc ouvrit la stéréo à plein volume. Son copain semblait ennuyé par ce geste. «Ne t’inquiète pas, les voisins les plus près sont à un demi-kilomètre d’ici!», lui cria Marc. Pierre se sentit mieux quand il constata qu’aucune maison n’était visible autour de l’immense cour.

La salle à manger, avec sa porcelaine de Chine, son argenterie et sa verrerie en cristal, n’était pas une place pour jouer. Les garçons se rendirent donc à la cuisine pour se faire des sandwiches. Marc dit à Pierre: «Je ne te ferai pas visiter le sous-sol.

Même si la plomberie a été refaite, c’est très humide et ça sent le renfermé!»

«C’est ici que mon père conserve ses fameuses peintures et sa collection de monnaie», dit Marc en pénétrant dans l’imposant bureau de son père. Il ajouta pour plaisanter: «Je pourrais dépenser autant d’argent que je veux car mon père en garde toujours dans son tiroir de classeur».

Il y avait trois chambres à coucher à l’étage. Marc montra à Pierre la penderie de sa mère, qui était remplie de fourrures et où elle cachait sa boite à bijoux toujours fermée à clef. Il n’y avait rien d’intéressant à voir dans la chambre à coucher de ses sœurs, sauf un téléviseur couleur qu’il avait la permission d’emprunter. Il se vanta ensuite que la salle de bain du corridor était la sienne puisqu’on avait aménagé une autre salle de bain pour ses sœurs. Un immense puits de lumière agrémentait la chambre de Marc, mais on voyait que la toiture avait pourri sous l’effet de l’eau de pluie qui s’y était infiltrée.

Source du texte non retrouvée.

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