N A L E S E D L ’IN IT ST T U
F O U R IE
ANNALES
DE
L’INSTITUT FOURIER
Sorin DUMITRESCU
Métriques riemanniennes holomorphes en petite dimension Tome 51, no6 (2001), p. 1663-1690.
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EN PETITE DIMENSION
par Sorin DUMITRESCU
1. Introduction.
Une
métrique
riemannienneholomorphe
sur une variétécomplexe
estun
champ holomorphe
de formesquadratiques (complexes)
nondégénérées
sur le fibré
holomorphe tangent
à la variété.Il convient
d’envisager
une tellemétrique
commel’analogue complexe
d’une
métrique pseudo-riemannienne.
Eneffet,
de manièreanalogue
à lagéométrie pseudo-riemannienne,
à unemétrique
riemannienneholomorphe
il est associé une
unique
connexion(holomorphe)
deLevi-Civita,
descourbes
géodésiques (les géodésiques
sont des courbesholomorphes
dontle vecteur
tangent
estparallèle)
et un tenseur de courbure.L’exemple canonique
est lamétrique (plate) q
=dzf + dz2
+ ... +dz 2
sur
l’espace
en. Lamétrique q
est invariante par les translations et passeau
quotient
définissant unemétrique holomorphe
sur tout torecomplexe
de dimension n.
Contrairement à la
géométrie
riemannienne réelle l’existence d’unemétrique
riemannienneholomorphe
sur une variétécomplexe compacte
n’est nullement assurée. Elleimpose
même des conditions très restrictives à la variété.Mots-clés : Variétés complexes - Métriques riemanniennes holomorphes - Théorie algébrique des invariants - Pseudo-groupe d’isométries locales.
Classification math. : 53B21 - 53C56 - 53A55.
Nous nous proposons de caractériser les variétés
complexes compactes qui possèdent
desmétriques
riemanniennesholomorphes.
Dans le cadre kählérien la reponse est donnée dans
[15] :
les au-teurs
prouvent
queparmi
les variétés kählériennescompactes,
seuls lestores
complexes
et leursquotients
finis admettent des connexions affinesholomorphes (et
donc desmétriques
riemanniennesholomorphes).
Dans cecas, les
métriques
riemanniennesholomorphes
sont nécessairementplates.
Il est intéressant de mentionner ici la
généralisation
suivante obtenue dans[8], [9] :
une variété kählériennecompacte
depremière
classe de Chern nullepossède
une structuregéométrique holomorphe rigide
si et seulementsi elle a un revêtement fini
qui
est un tore.Pour les cas des surfaces
complexes compactes
nous montrons que seuls les torescomplexes
et leursquotients
finis admettent desmétriques
riemanniennnes
holomorphes.
Cesmétriques
sont nécessairementplates.
Les deux résultats
principaux
de cet article sont les suivants :THÉORÈME
1. - Il n’existe pas demétrique
riemannienne holomor-phe
sur une variétécomplexe compacte simplement
connexe de dimension 3.Ce résultat est à
approcher
d’un théorème de S.Kobayashi qui
montredans
[16] qu’une
variété kählériennecompacte simplement
connexe dont lapremière
classe de Chern estpositive
ou nulle n’admet pas de sectionsholomorphes
d’unepuissance symétrique
du fibrécotangent.
Nos méthodes
présentent l’avantage
de fonctionner aussi dans uncadre non kählérien.
Rappelons
que,d’après
un résultat de M. Gromov[7], [11],
les orbites dupseudo-groupe
des isométries locales d’unemétrique
riemannienneanalytique
réelle sur une variétécompacte
ont ladescription
suivante :il existe un ouvert dense invariant de la variété sur
lequel
les orbites dupseudo-groupe
des isométries locales sont les fibres d’une submersionanalytique
à valeurs dans une autre variétéanalytique.
Dans le cas d’unemétrique
riemannienne réellegénérique
les fibres de la fibrationprécédente
sont
simplement
despoints (il n’y
a aucune isométrielocale).
Contrairement au cas
réel,
lesmétriques
riemanniennesholomorphes
sur les variétés
complexes compactes
semblent avoir"beaucoup"
d’isomé-tries locales. En
effet,
nous venons de voir que dans le cadre kählérien lepseudo-groupe
des isométries localesagit
transitivement sur la variété(la
métrique
est localementhomogène
car elle estplate) .
Nous démontrons ici le résultat suivant :
THÉORÈME
2. - Soit M une variétécomplexe compacte
de dimen-sion 3 munie d’une
métrique
riemannienneholomorphe
q.Alors,
en de-hors d’un sous-ensemble
analytique compact
propre deM,
les orbites dupseudo-groupe
des isométries locales de q sont des sous-variétéscomplexes
de dimension au moins 2.
Ce théorème
précise
etaméliore,
dans le cas des variétés de dimensioncomplexe
3 et de dimensionalgébrique supérieure
à1,
le résultatgénéral
suivant
(qui s’applique
bien auxmétriques
riemanniennesholomorphes) [8], [9] :
THÉORÈME
1.1. -Soit 0
une structuregéométrique holomorphe rigide
sur une variétécomplexe compacte
M de dimension n. Si p est la dimension des orbites dupseudo-groupe
des isométries localesde 0
sur unouvert dense invariant U de M et d est la dimension
algébrique
deM,
alorsp + d )
n.Le
plan
dupapier
est le suivant. La deuxième section introduit lesexemples
connus demétriques
riemanniennesholomorphes.
Dans latroisième section nous classifions les
métriques
sur les espaceshomogènes compacts.
Laquatrième
section étudie le cas des surfacescomplexes,
tandisque la
cinquième
section esttechnique
et consacrée à desrappels
sur lathéorie des invariants des groupes
algébriques.
La sixième section abordela dimension 3 et
présente plusieurs
lemmes essentiels. La dernière section contient les preuves des théorèmesprincipaux.
Ce travail a été réalisé dans le laboratoire C.N.R.S. de
l’École
Nor- maleSupérieure
deLyon.
Je remercie vivementÉtienne Ghys
de m’avoir soumis lesujet
et de m’avoir constammentguidé
etencouragé.
Je remercieégalement
B. Sévennec et A.Zeghib
pour des nombreuses discussions.2.
Exemples.
Rappelons
d’abordqu’une
isométrie d’une variétécomplexe
munied’une
métrique
riemannienneholomorphe
est unbiholomorphisme qui
préserve
lamétrique.
Si unbiholomorphisme
est défini seulement locale- ment(entre
deux ouverts de lavariété)
etpréserve
lamétrique (là
où ilest
défini)
nous avons une isométrie locale. L’ensemble des isométries lo- cales forme unpseudo-groupe
pour lacomposition.
Unchamp
deKilling
est un
champ
de vecteursholomorphe
sur la variété dont le flotagit
par isométries.Les
exemples
lesplus simples
de variétéscomplexes compactes qui
admettent des
métriques
riemanniennesholomorphes
sont les variétés ditesparallélisables qui
s’obtiennent commequotient
d’un groupe de Liecomplexe
par un réseauco-compact.
Un
procédé simple
pour construire de tellesmétriques
est le suivant : considérons un groupe de Liecomplexe
Gqui
admet un réseauco-compact
r
(exemple :
un groupe de Liecomplexe semi-simple
commeSL (2, (C) ) .
Nous identifions son
algèbre
deLie 9
àl’algèbre
de Lie deschamps
de vecteurs sur G invariants par les translations à droite. Le
quotient
àdroite par l’action de r fournit une variété
complexe compacte parallélisable
M -
G/r,
dont le fibrétangent
estholomorphiquement isomorphe
àM x
~.
L’ensemble desmétriques holomorphes q
sur M s’identifie auxformes
quadratiques
nondégénérées
sur9.
Au cas où cette forme
quadratique
est invariante par lareprésentation adjointe
de G dans sonalgèbre
de Lie(ce qui arrive,
parexemple,
pour la forme deKilling
d’un groupe de Liesemi-simple complexe :
la forme deKilling, qui
esttoujours
invariante par lareprésentation adjointe,
est nondégénérée
si G estsemi-simple)
les translations àgauche
sont des isométriesglobales
pour lamétrique
sur M.Dans le cas d’une forme
quadratique
nondégénérée générique
iln’existe pas "autant" d’isométries
globales .
Enrevanche,
dans une cartelocale de
M,
donnée par une section locale de laprojection
G -G/r,
lestranslations à droite définissent des transformations locales
qui agissent
par isométrie. Les
métriques holomorphes
ainsi construites sont donc localementhomogènes (pour
tous lescouples
depoints (m, m’)
dansM,
il existe une isométrie locale d’un
voisinage
ouvert de m dans M sur unvoisinage
ouvert de m’qui
envoie m surm’).
Remarquons
aussi que si lamétrique
riemannienneholomorphe qui correspond
à la forme deKilling
est de courbure sectionnelleconstante,
pour les autres
exemples
la courbure sectionnelleest,
engénéral,
nonconstante.
En dimension
3,
desexemples
demétriques
riemanniennes holomor-phes
sur des variétéscomplexes
dont le fibrétangent
n’est pas holomor-phiquement
trivial ont été construits dans[12].
Cesexemples
s’obtiennent àpartir
des espaceshomogènes
du groupeSL(2, C),
par déformation de la structurecomplexe.
L’idée est de considérer un réseau
co-compact
F deSL(2, C)
et deperturber
l’action par translations à droite de F surSL(2, C)
de manièreque le
quotient
soittoujours
une variété. L’auteur prouvequ’il
existe desmorphismes
de groupes u : F -S’L(2, C)
tels que l’action à droite de F sur,S’L(2, CC)
donnée parest libre et totalement discontinue. Le
quotient
est une variétécomplexe compacte M( u, r)
surlaquelle
lamétrique
deKilling
deSL(2,C)
induitune
métrique holomorphe.
Il existe desmorphismes u
pourlesquels
lesvariétés ne
possèdent
aucunchamp
de vecteursholomorphe
nonnul. Il est
prouvé
dans[12]
que tout tenseurholomorphe
sur une variétéde
type M(u, F)
se relève en un tenseurholomorphe
surSL(2, C)
invariantpar l’action à droite de
SL(2, C)
et par l’action àgauche
deu(r).
Enparticulier,
tout tenseurholomorphe (et
donc toutemétrique)
surM(u, r)
est localement
homogène.
3.
Métriques holomorphes
sur les espaces
homogènes compacts.
Le but de cette section est de classifier les
métriques
riemanniennesholomorphes
sur les variétéshomogènes compactes.
Nous
rappelons qu’une
variétécomplexe compacte
M est dite ho-mogène
si son groupe desbiholomorphismes (qui d’après
le théorème de Bochner est un groupe de Liecomplexe
dontl’algèbre
de Lie estl’algèbre
des
champs
de vecteursholomorphes
surM) agit
transitivement sur M.Rappelons également
le théorème deWang qui
sera utile pour la suite : THÉORÈME 3.1(Wang).
- Soit M une variétécomplexe
com-pacte
de dimension n dont le fibrétangent
estholomorphiquement
trivial(i.e.
il existe n sectionsholomorphes
du fibrétangent,
enchaque point
linéairementindépendantes).
Alors M est nécessairement unquotient
d’ungroupe de Lie
complexe
G par un réseauco-compact
F.Démonstration. - Considérons
X1, ... , Xn,
deschamps
de vecteursholomorphes
sur Mqui
forment enchaque point
une base del’espace
tangent.
Les crochets de Lie de ceschamps, pris
deux àdeux,
sontLes fonctions
et
ainsi définies sontholomorphes et,
parconséquent,
cons-tantes. Ceci montre que les
champs Xi
forment unealgèbre
de Lie de dimension finie.D’après
un résultatclassique,
dû à S.Lie,
ils’agit
del’algèbre
deLie 9
deschamps
de vecteurs invariants à droite d’un groupe de Liecomplexe
connexe etsimplement
connexe Gagissant
àgauche
surM. Cette action est nécessairement transitive et M s’identifie au
quotient
de G par un réseau
co-compact
F. IlLa
proposition
suivante est trèssimple (et analogue
à l’énoncé rie- mannienréel),
mais nous l’utiliseronsplusieurs
fois dans la suite :PROPOSITION 3.2. - Si la variété
complexe
Mpossède
une mé-trique
riemannienneholomorphe,
alors M admet un revêtement double dont le fibrécanonique
est trivial(ou,
de manièreéquivalente,
M admetun revêtement double
qui possède
une forme volumeholomorphe
nonsingulière.
Démonstration. - L’existence d’une
métrique holomorphe
sur Mentraîne une réduction du groupe structural du fibré des
repères R(M)
de M
(qui
est unGL(n, (C)-fibré principal)
au groupeorthogonal O(n, (C).
Sur un revêtement double de M il existe alors une réduction du groupe structural du fibré des
repères
au groupespécial orthogonal ,S’O(n, C) et,
enparticulier,
au groupeS’L(n, C).
Il estéquivalent
de dire que ce revêtement double admet une forme volumeholomorphe partout
non nulle. 0Remarque.
q induit unisomorphisme
entre TM et sondual,
doncaussi entre le fibré
canonique
etPROPOSITION 3.3. - Soit M une variété
complexe compacte
ho-mogène
munie d’unemétrique holomorphe
q. Alors M est une variété pa- rallélisable M =G/h
et lamétrique
qprovient
d’une formequadratique
sur
l’algèbre
deLie 9 (elle
est donc localementhomogène).
Par
conséquent, il
n’existe pas demétrique holomorphe
sur les variétéscomplexes compactes homogènes simplement
connexes.Démonstration. - Par la
proposition précédente,
il existe une forme volumeholomorphe Q
sur un revêtement double de M.Comme M est une variété
homogène, l’algèbre
de Lie deschamps
de vecteurs
holomorphes
sur M est transitive. Nous fixons donc unpoint
m E M et choisissons nchamps
de vecteursX 1, ... , Xn
tels queX1(m), ... , Xn(m)
forment une base deTmM.
Leschamps
de vecteursXi
se relèvent sur le revêtement double de M
qui porte
la forme Q en leschamps Xi. Si
m est un relevé dupoint
m, leschamps Xl(m), ... , Xn (iù)
sont linéairement
indépendants
et doncXn (77n» # 0. Or,
lafonction
holomorphe 0(Xl’...2 Xn )
est constante sur le revêtement doublece
qui
montre que leschamps X1, ... , Xn
sont enchaque point
linéairementindépendants.
De même leschamps
de vecteursXI, .... Xn
sont enchaque point
linéairementindépendants
et fournissent une trivialisation holomor-phe
du fibrétangent
à M.D’après
le théorème deWang
notre variétéest nécessairement de la forme
G/r.
Deplus
les fonctionsq(Xi, Xj)
sontconstantes en tant que fonctions
holomorphes
sur une variétécompacte (la métrique provient
donc d’une formequadratique
surl’algèbre
deLie).
La deuxième assertion de la
proposition
résulte du faitqu’il
n’existepas de groupe de Lie
complexe compact simplement
connexe. D4.
Métriques holomorphes
sur les surfaces
complexes compactes.
Commençons
par remarquer que l’existence d’unemétrique
rieman-nienne
holomorphe
sur une variétécomplexe
de dimension n munit la variété réellesous-jacente
d’unemétrique pseudo-riemannienne
designa-
ture
(n, n) (qui
n’est rien d’autre que lapartie
réelle de lamétrique
holo-morphe).
Cette observationsimple permet
de trouver toutes les surfaces de Riemann(courbes) qui possèdent
desmétriques
riemanniennes holo-morphes.
Eneffet,
les seules surfaces réellesqui possèdent
unemétrique
lorentzienne sont les tores
(car
le côneisotrope
de lamétrique
induit unchamp
de vecteurs nonsingulier
sur un revêtement fini de lasurface).
Enconclusion, parmi
les surfaces deRiemann,
seuls les torespossèdent
desmétriques
riemanniennesholomorphes.
Passons à
présent
au cas des surfacescomplexes compactes.
Nous al- lons classifier les surfacescomplexes compactes qui
admettent desmétriques
riemanniennes
holomorphes.
Le résultat suivant est une
conséquence
d’un théorème de[15].
Parsouci de
complétude,
nous donnons ici une preuvesimple :
PROPOSITION 4.1. - Soit S une surface
complexe compacte qui possède
unemétrique
riemannienneholomorphe.
Alors les deuxpremières
classes d e Chern d e S sont nulles.
Démonstration. - Sur un revêtement double de S le fibré
canonique
est trivial. Ceci assure que la
première
classe de Chern de ,S’ est nulle.D’après
la théorie de Chern-Weil nous pouvons calculer les classes de Chern d’un fibré vectoriel àpartir
de la courbure d’une connexion sur cefibré.
Nous
appliquons
ceci au fibrétangent
à S muni de la connexion(holomorphe)
de Levi-Civita de lamétrique
riemannienneholomorphe.
La deuxième classe de Chern est
représentée
alors par une 4-forme différentielleholomorphe.
Par unargument
dimensionnel évident cette 4- forme différentielle est nécessairement nulle. 0 PROPOSITION 4.2. - Unemétrique
riemannienneholomorphe
surune surface
complexe compacte
est nécessairement localementhomogène.
Démonstration. - L’idée de la preuve est d’utiliser la courbure sectionnelle
(qui,
dans le cas des surfacescompactes,
est une fonctionholomorphe -
constante par leprincipe
dumaximum).
En
effet,
la donnée d’unemétrique holomorphe implique,
enparti- culier,
l’existence d’une forme volume nonsingulière
sur un revêtementdouble ou encore une section
holomorphe qui
ne s’annule pas du fibréK2,
où K est le fibré
canonique
de M. Le fibréK 2 est,
parconséquent,
trivial.Par
ailleurs,
nousfabriquons,
àpartir
du tenseur de courbure R de lamétrique,
le tenseur(x, y)
-R(x, y, x, y).
Lessymétries
de R font que le dernier tenseur est une section du fibré(trivialisé) I~2.
Cette section fournit donc une fonctionqui
est la courbure sectionnelle. Comme ils’agit
d’unefonction
holomorphe
sur une variétécompacte,
elle est constante. Ceciimplique,
par un théorème localclassique
dû à Riemann([23],
théorème2.4.11), l’homogénéité
locale de lamétrique.
IlIl est intéressant de
signaler
que, contrairement à lagéométrie
rie-mannienne
réelle,
il n’existe ici que deux modèles(X, q),
avec X variétécomplexe
connexe etsimplement
connexe et q unemétrique
rieman-nienne
holomorphe complète
de courbure sectionnelle constante sur X(rap-
pelons qu’une métrique
riemannienneholomorphe
est ditecomplète
si sesgéodésiques
locales seprolongent
en desgéodésiques globales
définies sur Ctout
entier).
Ils’agit
du modèleplat ((~2, dZ2
+ et du modèle de cour- bure constante non nulle(Pl (C)
xB Diag, (Zl -Z2)1
Pour le secondmodèle la
métrique
estexprimée
en coordonnés affines.Le théorème suivant
afhrme,
enparticulier,
que lesmétriques
rieman-niennes
holomorphes supportées
par des surfacescomplexes compactes
sont nécessairementplates (elles
sont modelées localement sur des ouverts de«C2 , dZ2
+dZ2).
THÉORÈME
4.3. - Soit S une surfacecomplexe compacte
munie d’unemétrique
riemannienneholomorphe
q. Alors S admet un revêtement fini(non ramifié) qui
est un torecomplexe
et lamétrique
q estplate.
Démonstration. - La preuve
s’appuie
sur la classification des sur-faces
complexes compactes
établie par Kodaira.Ainsi,
les seules surfacescomplexes compactes
dont le fibrécanonique
est trivial et dont la deuxième classe de Chern est nulle sont les tores et les surfaces de Kodairaprimaires (voir [2],
section6). Remarquons
que le cas des surfaces K3(dont
le fibrécanonique
esttrivial)
est exclu car leur deuxième classe de Chern est non nulle.Il reste à éliminer le cas des surfaces de Kodaira
primaires.
Unetelle surface admet une fibration
holomorphe
localement triviale sur unecourbe
elliptique C /A
avec pour fibretype
une courbeelliptique C/A’ (en particulier,
toutes les fibres sontlisses).
Il existe alors un revêtement
fini 5’
de la surfacequi
est un fibréprincipal holomorphe
de fibre(C/A’.
Considérons sur,S’
lechamp
de vecteursholomorphe (vertical) Y,
associé à l’action infinitésimale de la courbeelliptique C /A’.
Si Y est non
isotrope
pour lamétrique
q, sonorthogonal (par rapport
à la
métrique) Y1
est unchamp
de droites nonisotropes
surS’.
Sur unedroite non
isotrope
de q, il existe deux vecteurs de norme 1. Ceciimplique
l’existence d’un deuxième
champ
de vecteurs sur un revêtement double deS.
Ce revêtement double sera une surfacecomplexe compacte parallélisable.
Le théorème de
Wang implique que S
est un torecomplexe.
Considérons le cas où le
champ
Y estisotrope.
La deuxième directionisotrope
de q définit unchamp
de droites sur S.Sur
il existe alors undeuxième
champ
de vecteursholomorphe
Y’ déterminé par les relationsq(Y’) =
0 etq(Y, Y’) =
1. Ceciimplique que
est un torecomplexe.
Il5.
Théorie
des invariants.Abordons dans cette section
quelques
résultats de la théorie des invariants des groupesalgébriques (en particulier,
la théorie des modèles due à F.Bogomolov) qui
nous serons utiles pour l’étude desmétriques
endimension 3. Dans cette
section,
comme dans tout cetravail,
les groupesalgébriques
sont linéaires et définis sur le corps de base C.Pour les résultats
(classiques)
admis sans preuve nous référons à[14].
Nous
rappelons
que dans ce cadre le fait fondamental suivant est vrai : pour un groupealgébrique qui agit algébriquement
et linéairement sur unespace vectoriel
(complexe)
de dimensionfinie,
les orbites sont ouvertes dans leurs adhérences. Autrementdit,
si 0 est une orbite et si 0 est sonadhérence,
alors0 B
0 est une union d’orbites de dimension strictement inférieure à la dimension de O. Mentionnons encore que l’adhérence d’une orbite pour latopologie
de Zariski coïncide avec l’adhérence pour latopologie
usuelle(voir [18],
ch.10).
5.1.
Groupes algébriques unipotents.
Nous
rappelons qu’un
groupealgébrique
est ditunipotent
s’il estisomorphe (en
tant que groupealgébrique)
à un sous-groupe fermé d’un groupealgébrique Un,
oùUn désigne
le groupe des matricestriangulaires supérieures
de taille n x n, dont tous les coefficientsdiagonaux
sontégaux
à 1.
Alors nous avons le résultat
classique
suivant :PROPOSITION 5.1. - Soit Z une variété affine munie d’une action
algébrique
du groupeunipotent
H et telle que les seules fonctionsrégulières
(polynomiales)
invariantes soient les constantes. Alors Z est une orbite de H.Démonstration. -
Supposons
par l’absurde que Z contienne au moins deux orbites. Alors il existe dans Z un fermé propre invariant(par exemple
une orbite de dimensionminimale).
Notons-le 0 etrappelons qu’il
existe dans l’idéal des fonctions
régulières
s’annulant sur 0 un sous-espace vectoriel de dimensionfinie,
stable par H(voir,
parexemple, [14]).
Comme H est
unipotent,
il admet un vecteur propre dans cet espace vectoriel. Ce vecteur propre est une fonctionrégulière
invariantequi
estnon constante
(elle
s’annule sur0).
Ceci est absurde. D5.2. Modèles de
Bogomolov.
Dans le riche travail
[4],
F.Bogomolov
associe àchaque
groupealgébrique
réductif G une collection de variétés affinesZx ,
chacune étant munie d’une actionalgébrique
de G. Par la suite nous allonsappeler
cesvariétés,
les modèles du groupe G(car
ils’agit
de modèles pour des G- variétésaffines).
Ces modèles ont exactement deux orbites dont unpoint
fixe et une orbite ouverte
qui
s’accumule sur lepoint
fixe.La construction des modèles associés à un groupe
algébrique
réductifest intimement liée à la théorie des ses
représentations
linéaires. Nous au- rons besoin ici seulement des modèles du groupePSL(2, C).
LesPSL(2, C)-
modèles sont indexés par les entiers naturels
pairs
etZ2n
est l’adhérence de l’orbite dupolynôme
pour l’action linéaire du groupeP,S’L(2, (C)
sur
l’espace
despolynômes homogènes
dedegré
2n en deux variables. Une variété modèleZ2n est,
parconstruction,
unePSL(2, C)-variété
affinequi comporte
deux orbites sous l’action dePSL(2, C) :
l’orbite dense formée par lespolynômes qui
sont despuissances
d’ordre 2n d’une forme linéaire et lepoint
fixe 0.L’auteur démontre que la collection des modèles a la
propriété
sui-vante.
THÉORÈME
5.2. - Soit G un groupealgébrique
réductifqui agit algébriquement
sur la variété affineZ,
avec unpoint
fixe. Nous supposons que toute fonctionrégulière
surZ,
invariante parG,
est constante(i.e.
tousles
points
de Z sontinstables).
Alors il existe unmorphisme algébrique, surjectif, G-équivariant,
de Z sur un modèle du groupe G.Pour une preuve de ce théorème nous renvoyons le lecteur aux
références
[4], [5].
6. Sections de et
homogénéité
locale.Soit M une variété
complexe compacte
de dimension 3 munie d’unemétrique
riemannienneholomorphe
q. Nous considérons ici les-jet
de lamétrique q et,
dans le cas où lamétrique q
n’est pas localementhomogène,
nous construisons certaines sections
holomorphes
du fibré Cetteconstruction sera fondamentale pour la suite.
Remarquons
d’abord que sil’argument
de la courbure sectionnellepermet
de conclure àl’homogénéité
locale de lamétrique q
dans le casdes
surfaces,
il est en revancheimpuissant
en dimensionsupérieure.
Eneffet,
de manière similaire à lagéométrie pseudo-riemannienne,
la courbure sectionnelle n’est pas définie sur lesplans isotropes.
Elle est une fonctionméromorphe,
engénéral
nonconstante,
sur la2-grassmannienne
de lavariété.
Nous ne savons pas encore
si,
en dimension3,
toutes lesmétriques
riemanniennes
holomorphes
sont localementhomogènes.
Pouranalyser
ceproblème,
nous allonsappliquer
un critère infinitésimal dû à I.Singer.
Introduisons d’abord la définition suivante :
DÉFINITION 6.1. - Une
métrique
riemannienneholomorphe
q surune variété
complexe
M est dite infinitésimalement localementhomogène
à l’ordre N si pour tout
couple
depoints (m, m’)
de M il existe unbiholomorphisme
localf
d’unvoisinage
ouvert de m sur unvoisinage
ouvertde m’
qui
envoie m sur m’etqui préserve
lejet
d’ordre N de lamétrique
au
point
m(i. e.
Dans ce cas, le
(N+1) jet
def
en m estappelé (N+1) jet isométrique.
Nous sommes maintenant en mesure d’énoncer le critère de I.
Singer [20] (voir
aussi lajolie
preuve de[7]
dans le cadreanalytique) :
THÉORÈME
6.2. 2013 Soit M une variétécomplexe compacte
munie d’unemétrique
riemannienneholomorphe
q. Alors il existe un entier s(qui
ne
dépend
que de la variété et de lamétrique)
tel que tout(s
+l)-jet isométrique
de q seprolonge
en une isométrie locale.En
particulier,
q est infinitésimalement localementhomogène
à l’ordres si et seulement si q est localement
homogène.
Utilisons le critère que nous venons d’énoncer et considérons l’entier
s
qui correspond
aucouple (M, q).
Ils’agit
àprésent
de considérer les-jet
de la
métrique
q.Construction du
s-jet
de lamétrique.
- En laprésence
d’unemétrique
riemannienneholomorphe
il convient deprivilégier
lessystèmes
des coordonnées
exponentielles (dans lesquels
le1-jet
de lamétrique
est le1-jet
de lamétrique plate). Désignons
parR (M)
le fibré desrepères
de lavariété M et
rappelons
queR (M)
est unGL(3, C)-fibré principal,
le fibrédes
1-jets
de cartes de la variété M.Rappelons
aussi que tout élément deR (M)
est réalisé en tant que1-jet
de carte par uneunique
carte exponen- tielle. Le fibréR1 (M)
est doncégalement
le fibré des cartesexponentielles.
Considérons maintenant le sous-fibré
R(M)
desrepères
orthonormés directs(la proposition
3.2 montre que ceci estpossible, quitte
àprendre
éventuellement un revêtement double de
M).
Le fibréR(M)
est un fibréprincipal
de groupe structuralSO(3, C).
Associons à
chaque
élément deR(M)
les-jet
de lamétrique q
dansl’unique
carteexponentielle qui
lereprésente (le point
base de l’élément deR(M)
fournit lepoint
de M où les-jet de q
estconsidéré).
Nousconstruisons ainsi une
application holomorphe ,S’O(3, (C)-équivariante
dufibré
R(M)
dansl’espace
vectoriel JS constitué par less-jets
en 0 demétriques
riemanniennesholomorphes
sur(~3
dont le1-jet
estdzi
+dz2
+dz 2. L’espace
vectoriel J’ est muni de l’actionalgébrique
linéairede
SO(3, (C)
obtenue parchangement
de carteexponentielle.
Notons cetteapplication q( s) :
Le théorème 6.2 affirme que q est localement
homogène
si et seulementsi
l’image
del’application
est uneSO(3, C)-orbite
de JS.6.1.
Étude
del’application
LEMME 6.3. -
i)
Toutpolynôme SO(3, C)-invariant
surl’espace
vectoriel J~ est constant sur
l’image
del’application q(s).
ii)
Si le groupe structural du fibréR(M)
se réduit à un groupeunipotent,
alors q est localementhomogène.
iii)
Si Mpossède
unchamp
de vecteursholomorphe q-isotrope
et nonsingulier,
alors lamétrique
q est localementhomogène.
Démonstration. -
i)
Si P unpolynôme SO(3, C)-invariant
sur~Is,
alors
Poq(s)
est une fonctionholomorphe
surR(M),
constante sur les fibresde
R(M),
etqui
descend donc sur M. Comme M estcompacte,
la fonctionholomorphe
P o est constante. Ceciimplique
que P est constante surl’image
deq(s).
ii)
Il existe un sous-fibréprincipal
R deR(M)
de groupe structuralH,
où H est un groupeunipotent.
Considéronsq(s),
la restriction deq~s~
àTZ
(il s’agit
d’uneapplication H-équivariante)
et Z l’adhérence del’image
de 7Z dans J~. La variété Z est, par
construction,
une sous-variété affine de Js invariante sous l’action de H.Si P est une fonction
régulière (polynomiale)
H-invariante surZ,
alors P o
q(s)
est une fonctionholomorphe
surR,
constantes sur les fibres deR,
etqui
descend donc sur M. Cette fonction est donc constanteet,
parconséquent,
lepolynôme
P est constant surl’image
deq(s)
et donc sur Z.Comme ceci est vrai pour toute les fonctions
régulières P,
laproposition
5.1implique
que Z est exactement une orbite de H et doncl’image
de estune orbite de H.
Le critère 6.2
s’applique et q
est localementhomogène.
iii)
Unchamp
de vecteursisotrope holomorphe
sur M est une sec-tion
holomorphe
du fibré vectoriel associé au fibréprincipal R(M)
vial’action
canonique
deSO(3, C)
surC3 .
Le groupeSO(3, C)
est isomor-phe
àPSL(2, C)
et l’actioncanonique
deSO(3, C)
sur(C‘~
estconjuguée
àl’action de
PSL(2, C)
surl’espace
vectoriel despolynômes homogènes
endeux variables de
degré
2. Dans la dernièrereprésentation
la formequadra- tique
nondégénérée préservée
est le discriminant et tout vecteurisotrope
non nul est dans l’orbite du
polynôme X2.
Le stabilisateur de cette orbite est le sous-groupeunipotent
H des matrices de taille 2 x 2triangulaires supérieures
et avec les coefficientsdiagonaux égaux
à 1. Notrechamp
devecteurs
isotrope
et nonsingulier s’interprète
doncégalement
comme unesection
holomorphe
du fibré de fibrePSL(2,
associé àR(M)
vial’action de
PSL(2, C)
surPSL(2,
L’existence d’un
champ
de vecteursholomorphe
nonsingulier
etisotrope
sur Mimplique
donc une réduction du groupe structural du fibréR(M)
au groupeunipotent
H. Lepoint ii)
du lemme termine la preuve. 0LEMME 6.4. -
i)
Si lamétrique
riemannienneholomorphe
q n’estpas localement
homogène,
alors il existe un entierpositif
n et une sectionholomorphe
non triviale du fibré vectoriel,S’n(T*M) qui
s’annule en aumoins un
point
etqui prend
ses valeurs dans le cône despuissances
n-ièmes.
ii) Supposons,
deplus,
que lamétrique
riemannienneholomorphe
q n’est pas localementhomogène
sur aucun ouvert dense de M. Il existe alorsun entier
positif n
et deux sectionsholomorphes
linéairementindépendantes
d u fibré
qui
s’annulent en au moins unpoint
etqui prennent
leurs valeurs dans le cône despuissances
n-ièmes. Ces sections sont en toutpoint
colinéaires.
Démonstration. -
i)
Lamétrique
étantsupposée
non localementhomogène, l’image
deR(M)
par est constituée d’au moins deuxSO(3, C)-orbites
dans JS.Considérons Im
q~s>
l’adhérence del’image
de dans J~ et rap-pelons
que toute fonctionrégulière
sur Imq(s)
invariante par l’action deSO(3, C)
est constante. Pourappliquer
le théorème 5.2 nous allons cons-truire un
point
fixe par leprocédé
suivant.Choisissons une orbite
0,
de dimension minimaleparmi
les orbites de Imq~s~ .
Désignons
par 0 l’adhérence de O dans Alors 0 est un ferméSO(3, C)-invariant
de lmq(s)
tel queet Im
q(s)
n’est pas inclus dans O. La seule affirmation non triviale est la dernière. Elle est assurée par le choix de 0(puisque 0 B
0 est une uniond’orbites de dimension strictement inférieure à la dimension de
0).
Soit I l’idéal des fonctions
régulières
sur la variété affine Imq(s) qui
s’annulent sur le fermé O. Il existe dans I un sous-espace vectoriel non tri-
vial,
de dimensionfinie, SO(3, C)-invariant [14].
Considérons(FI,..., Fi),
une base de cet espace vectoriel et construisons le
morphisme régulier SO(3, C)-
invariantT,
donné parL’application
T s’annule sur O. Lacomposée
fournit uneapplication holomorphe,
nontriviale, S’O(3, C)-équivariante,
du fibréR(M)
dans(Cl
avec la
propriété
que 0 eIm(T
oq~s> ) .
Toutes les fonctions
régulières SO(3, C)
sur la variété affineIm(Toq(s))
sont constantes et 0 est un
point
fixe. Par le théorème 5.2appliqué
àla
,S’O(3, (C)-variété
affine il existe unmorphisme surjectif
SO(3, C)-équivariant
p de dans un modèleZ2n
du groupeL’application holomorphe équivariante
deR(M)
dansZ2n
s’interprète
comme une sectionholomorphe
d’un certain fibré vectoriel au-dessus de M. Il
s’agit
du fibré vectoriel associé au fibréR(M)
via l’action du groupe structuralSO(3, C) -- PSL(2, C)
surl’espace
vectoriel despolynômes homogènes
dedegré
2n en deux variables. La section associée est à valeurs dans la variété affinePSL(2, C)-invariante Z2n.
Pour n =
1, l’interprétation géométrique
del’application
estl’existence sur M d’un
champ
de vecteursholomorphe
non nulisotrope
pour lamétrique,
etqui
s’annule en au moins unpoint (rappelons
que l’actioncanonique
deSO(3, C)
sur(~3
estconjuguée
à l’action dePSL(2, C)
surl’espace
despolynômes
en deux variableshomogènes
dedegré
2. Dans cetteidentification,
l’orbite des vecteursisotropes
non nulscorrespond
à l’orbitedu
polynôme X2 ) .
Lamétrique holomorphe
fournit sur M une 1-formedifférentielle
holomorphe,
nonnulle,
duale auchamp
enquestion.
Pour un n
supérieur
à1, l’application équivariante
dansZ2n
estune section
holomorphe
nonnulle, qui
s’annule en au moins unpoint,
du fibré vectoriel des
puissances symétriques
d’ordre n dufibré
tangent.
Deplus l’image
de cette section est incluse dans le cône formé par lespuissances
n-ièmes d’un vecteur. La dualité avec les formesdifférentielles,
donnée par lamétrique holomorphe,
fournit une section a dufibré
sn(T* M) qui
est enchaque point
de M unepuissance
n-ième d’une forme linéaire surii) L’hypothèse
faite sur qimplique
que pour un s suffisammentgrand,
aucune orbite contenue dans
l’image
de n’est dense dansl’image
deChoisissons une orbite O contenue dans
l’image
de et construisonscomme avant une section
holomorphe
non nulleXI
du fibré vectorielSn (TM) qui
s’annule au moins en lespoints
de M où les-jet
de lamétrique
q
appartient
à l’adhérence de 0 dans J~. La sectionXi
est en toutpoint
une
puissance
n-ième d’un vecteurtangent.
Choisissons maintenant un
point
m de la variété où la sectionX 1
est non nulle et considérons l’orbite de JS
qui correspond
aus-jet
de lamétrique q
en m. Cette deuxième orbite nous fournit par le mêmeprocédé
une section
holomorphe X2
d’un fibrésn’ (T M) qui
est différente deXi
car nulle en m.Quitte
àprendre
desproduits
tensoriels de ces sections nouspouvons supposer que n’ est
égal
à n.Il reste à prouver que les sections
Xi
etX2
sont en toutpoint
colinéaires. Pour
cela,
considérons la sectionholomorphe q0n
du fibréobtenue à