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Analyse multi-longueur d'onde d'amas de galaxies en coalescence

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Chiara Ferrari

To cite this version:

Chiara Ferrari. Analyse multi-longueur d’onde d’amas de galaxies en coalescence. Astrophysique

[astro-ph]. Université Nice Sophia Antipolis, 2003. Français. �tel-00010416v2�

(2)

E ole Do torale

S ien es Fondamentales et Appliquees

THESE

Presentee pour obtenirle titre de

Do teur en S ien es de l'Universite de Ni e{Sophia Antipolis

par

Chiara FERRARI

Sujet de la these

Analyse multi-longueur d'onde d'amas de galaxies

en oales en e

Soutenue publiquementle 4 novembre 2003

Devant le jury ompose de:

Mr Albert Bijaoui Dire teur de these

Mr Alberto Cappi Examinateur Invite

Mme MarianneFaurobert President etExaminateur

Mme LuiginaFeretti Examinateur

Mme SophieMaurogordato Dire teur de these

Mr AlainMazure Rapporteur

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(6)

Jene peux ommen er mathese qu'en remer iant toutesles personnes quim'ont aide et

soutenupendant es annees. Enparti ulier jetiens aremer iervivement:

 JulienBorgnino pourm'avoir a epte dans sone ole do torale.

 Ja ques Colinet Fran ois Mignard pourm'avoir a ueilli au seinde l'Observatoire

deNi e etdans ledepartement CERGA.

 Mes dire teurs de these et guidess ienti ques, SophieMaurogordato et Albert

Bi-jaoui,pour m'avoir propose un sujet de these passionnant, pour leurenseignement

etpourleurdisponibilite.

 Touslesmembresdemonjury.Enparti ulierMarianneFaurobertpouravoira epte

de presider ette these, Sabine S hindleret Alain Mazure pour avoir a epte d'en

^etrerapporteurs.

 Tous les ollaborateurs du programme MUSIC ave lesquels j'ai eu le plaisir de

travailler,enparti ulierAlbertoCappi,Eri SlezaketChristopheBenoist,pourleur

aidepre ieuseet onstante.

 Le servi e informatique et tout le personnel de l'Observatoire pour leur

disponibi-lite et pour l'ambian e sympathique et haleureuse dans laquelle j'ai pu travailler

pendant es annees.

 Mes anges gardiens: Elena, Myriam, Dimitri et Christophe (j'ai vraiment eu de la

han e!).

 Mes amis thesards et stagiaires: Gabry, Lu a, Marina, Claire, Herve, Gilles, Mar ,

Dario, Eri ,Benedi te, Thomas,Sebastien.

 Tousles opainsde l'Observatoire,eten parti ulierAlain,Djamel,Claudeet

Chris-tiane,MorbyetBarbara, Valerie,Frederi ,Patri k,JeanMi hel,Ja ques,Fran oise,

Danielle,Vi tor.

 Imieiami ipiu ari,Diego,Stefania, Gianlu a,CharleseDenise Agnese,perilloro

sostegnoe peraver sempreavuto tanta du iainme.

 Imieigenitori,miasorellaMarina,ilmio\fratellone"Romanoedimieinonni,peril

loroamore s on nato, he nessunaparolapuoesprimeree ringraziareasuÆ ienza.

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(10)

Table des matieres

Introdu tion xi

1 La physique des amas de galaxies en ours de fusion 1

1.1 Lesamas de galaxies . . . 1

1.1.1 Les di erentes omposantes desamas de galaxies . . . 1

1.1.2 La lassi ation morphologiquedes amas degalaxies . . . 2

1.2 Simulationsnumeriquesdes amasde galaxies en ours de fusion . . . 6

1.2.1 Simulationsdes omposantes non- ollisionnelles . . . 6

1.2.2 Simulationsdes omposantes ollisionnellesetnon- ollisionnelles . . 8

1.3 Observationsen optiqueeten rayonsXd'amas en oales en e. . . 11

1.3.1 Phases initialesde l'intera tion:les as d'Abell3528, Abell1750 et Abell3395 . . . 12

1.3.2 Phasesintermediairesdel'intera tion:les asd'Abell2256, Abell3667, et1E0657-56 . . . 14

1.3.3 Phasesavan ees de l'intera tion: le asd'Abell1795 . . . 23

1.3.4 Presen e simultanee de plusieurs phases du pro essus de fusion: le as del'amas deComa . . . 25

1.4 Coales en e entre lesamas de galaxiesettaux de formationd'etoiles . . . . 31

1.5 Con lusionssurl'analyse ombinee X-optiquedansles amasde galaxies en oales en e . . . 34

1.6 E etssur l'emissionradio . . . 35

1.6.1 Halos etreliquesradio . . . 35

1.6.2 Radio-galaxies . . . 42

1.7  EmissionEUV etX\soft" . . . 48

1.8  EmissionX dure . . . 49

2 Le programme MUSIC 51 2.1 Le programme MUSIC (Multi-wavelength Sample of Intera ting Clusters): obje tifss ienti ques . . . 51

2.1.1 Constru tion de l'e hantillon . . . 52

2.2 A quisition ettraitement desdonneesoptiques . . . 54

2.2.1 Spe tros opie multi-objets (MOS) . . . 55

(11)

2.3.1 Cara terisation des sous-stru tures dans la distribution de densite

desgalaxies . . . 66

2.3.2  Etudede ladistribution desvitesses . . . 76

2.3.3 Determination de lamassedesamas de galaxies . . . 83

2.3.4 Analysedynamique . . . 88

2.3.5 Classi ationspe trale de lapopulationstellairedesgalaxies . . . . 91

2.3.6 La sequen eprin ipaledesgalaxies elliptiques(\Red Sequen e") . . 93

2.4 Resultats surles amas . . . 96

2.4.1 Abell521: resume del'arti le publie dansA&A . . . 96

2.4.2 Arti le: Multiple Merging Eventsin Abell521 . . . 98

2.4.3 Lesobservations Chandrad'Abell521 . . . 130

2.4.4 Lesobservations d'A521 auVLA . . . 133

2.4.5 A3921: resume de l'arti leen ours de preparation . . . 135

2.4.6 Arti le: Opti al analysis of the merging luster Abell 3921 . . . 137

2.5 E ets d'alignement etstru tureagrande e helle . . . 165

2.5.1 Introdu tion . . . 165

2.5.2 Analysede lastru turea grandee helled'A521 . . . 165

2.5.3  Etudedese etsd'alignement:resumedel'arti ledere her hepublie dansApJ . . . 166

2.5.4 Arti le: Galaxy Alignments as a Probe of the Dynami al State of Clusters . . . 169

3 Con lusions et Perspe tives 187 3.1 Con lusions . . . 187

3.2 Perspe tives . . . 188

A Les prin ipaux estimateurs de la masse dynamique des amas 191 A.1 Le theoreme du Viriel . . . 191

A.1.1 Estimateurs\pairwaise" et\ringwise" . . . 193

A.2 Estimateurde masse projetee . . . 195

B De nitions des grandeurs al ulees par le programme ROSTAT 199 B.1 A.I. etT.I. (\AsymmetryIndex" et\Tail index") . . . 199

B.2 Les estimateurs de la mesure de position (\lo ation") et du parametre d'e helle(\s ale"). . . 200

B.2.1 Indi ateursde lamesure deposition . . . 200

B.2.2 Indi ateursdu parametre d'e helle . . . 202

(12)



Al'issuede equel'onnommele"granddebat"(GreatDebate), ontroversequianima

la ommunaute astronomique des annees 1920, il futmontre qu'une grande fra tion des

objets di us ditsnebulae,observes des le XVIIIeme sie le par C. Messier,etaient en fait

lo alises en dehors de la Voie La tee. La mesure des distan es de es nouveaux objets

dits galaxies, initiee par E. Hubble, se developpa rapidement jusqu'a la onstitution des

premiersrelevesde Palomar etdeLi k( ommen esen1949 et1947 respe tivement).Tres

t^ot futremarquee la forte tendan e desgalaxies a formerdes groupesave des entaines

d'objets dansdesregionsd'environ1-10 Mp , e qui induisit les astronomes a onsiderer

esamas de galaxies ommeetant dessystemesphysiquesgravitationnellement lies. Leur

masse fut estimee pour la premiere fois par F. Zwi ky en 1933 en utilisant le theoreme

du Viriel. Les valeurs qu'ilobtint depassaient largement elles deduites de la somme des

masses de toutes les galaxies. Zwi ky en on lut que la quasi-totalite de la masse dans

lesamas devait^etre di usedansl'espa eentreles galaxiessousuneformenonobservable

dire tement (et par onsequent dite matiere sombre ou a hee), mais revelee seulement

parlavitesse qu'elleimprimaitaux galaxiessedepla ant a l'interieurdesamas.

La publi ationdu atalogue d'Abell en 1958 ouvrit uneere nouvelle dans l'etude des

amasdegalaxies,puisque essystemes ommen erenta^etreetudies ommeunepopulation

plut^ot que omme des objets individuels. Dans les annees suivantes, des lassi ations

de plus en plus detaillees des amas furent developpees sur la base de leurs proprietes

observationnelles.

Au debut des annees 70, la de ouverte d'emission X provenant des amas de galaxies

revela lapresen e de gaz inter-gala tiquedi usdanstout levolumede essystemes[199 ,

151 ,65 ,121 ,135℄.L'estimationdesamassemontraqu'il onstituaitla omposante

baryo-niquedominante desamas, mais ette masse ne orrespondant qu'a environ15 a20% de

lamassetotale, le probleme dela matiere sombre restanon-resolu.

Jusqu'aux annees80 lesamas furent traites ommedessystemes asymetriespherique

etvirialises(e.g.Kent &Gunn1982 [171 ℄).



A etteepoque,l'amelioration deste hniques

d'a quisitionetd'analysedesdonneesoptiques(e.g.la onstru tiondespremiersteles opes

de la lasse des4 metres, le debutdesobservations de spe tros opie multi-objets) permit

derevelerqu'unefra tioneleveed'amasetait ara terisee pardesmorphologiesirregulieres

et par uneforte presen e de sous-stru tures dans la distribution des galaxies (e.g. Baier

&Ziener(1977) [13 ℄ etGeller& Beers(1982) [132 ℄). En 1979, les images en rayonsX du

satelliteEinstein montrerent pour lapremiere fois unestru ture omplexe du gaz haud

(13)

estimee^etrede l'ordrede 30%a 50%[286, 117 ,80 ,143 ℄. Cesresultatsontete interpretes

omme la preuve observationnelle du fait que, en realite, un grand pour entage d'amas

ne sont pas dynamiquement relaxes. Des systemes morphologiquement irreguliers sont

observes pendant les phases entrales de leur evolution, ara terisee par l'a retion de

sous-stru tures de masse inferieure ou par la oales en e ave des sous-amas de masse

omparable. Cetteobservation est ompatibleave le adrefourniparlestheoriesles plus

modernesdeformationetd'evolutiondesstru turedel'Univers,i.e.lesmodelesamatiere

sombre froide(\Cold Dark Matter",CDM), quiprevoient queles systemesqu'onobserve

a tuellementdansl'Universsesontformesparunpro essusdestru turationhierar hique.

Dans e adre,lespetitesstru tures,quiontete lespremieresasedevelopperpar

instabi-litegravitationnelleapartirdes u tuationsdedensitesprimordiales,ontfusionneformant

des stru tures de plus en plusmassives au ours du temps. Les simulations numeriques

osmologiques, qui suivent l'evolution d'un grand volume d'Univers des u tuations

ini-tiales jusqu'a present, montrent que les grandes stru tures se forment par a retion de

matiere le long des laments dans lesquels elles sont ni hees (e.g. [287 ℄). Ce i implique

que,jusqu'a dese helles d'environ100 Mp ,ladistribution de matiere dansl'Univers est

tres anisotrope et onstituee par un reseau tridimensionnel ompose de laments et de

vides (voir gure1). Jusqu'apresent, les systemes lesplusmassifsqui ont atteint unetat

d'equilibre dynamique sont les amas de galaxies, m^eme si le pro essus d'evolution d'un

grand nombre de es systemesn'estpas en oretermine, omme lesresultats

observation-nels le montrent. Les amas ri hes se forment en e et par plusieurs pro essus de fusion



a di erentes e helles: pendant sa formation, un amas peut annexer et/ou interagir ave

desstru turesdemassevariable,et,m^emedansle asdesamasri hesapriorial'equilibre,

l'a retion de petits groupes etde galaxiesdu hamp estun pro essus ontinu.Les amas

de galaxies en oales en eproprement ditssont eux quisont en traind'experimenter un

pro essusde fusionmajeure ave dessystemesde masse omparable.

La veri ation des modeles de formation des stru tures est l'un des buts prin ipaux

delare her heastrophysiqueet osmologique.



Al'heurea tuelle,la omparaisonentreles

observationsetles simulationsnumeriquesmontreune onvergen e vers un modelefonde

surlamatieresombrefroide,dedensitedematierefaible(

m

0.3),maisde onstante

os-mologiquenonnulle.LesmodelesCDMreproduisent orre tementaussibienl'epoquede

formation desgalaxies que leurdistribution de masse. Parailleurs,la stru ture a grande



e helle reproduite par les simulations numeriques CDM est tres semblable a elle

ob-servee.

L'analysedu degre de stru turationdesamas de galaxiespeut^etre utilise omme test

osmologique, pour ontraindre en parti ulier le parametre de densite

m

.En e et dans

le as d'unUniverspeu dense (faible valeurde

m

), les amas se forment plust^ot, et ont

don plusdetempspouratteindrel'etat relaxe.Ons'attenddon atrouvermoinsdesous

stru turesquedansle asd'unUniversdense(grand

m

),danslequellaformationestplus

(14)

d'amaspresentant dessous-stru tures observesaux predi tionsde l'histoire de formation

desstru turesemanant desmodelesetauxresultats dessimulationsnumeriques, onpeut

don a priorietablirde nouvelles ontraintes sur la osmologie. Ce ine essite neanmoins

d'e e tuer une hypothese sur la duree de survie de la sous-stru ture apres la fusion. La

proportion importante d'amas irreguliers dete tes est en e et un de a expliquer par

le modele on ordant de faible densite. Toutes es raisons ont motive le developpement

de tests statistiques raÆnes permettant de de eler au mieux les sous-stru tures dans la

distributiondesgalaxies etdugaz desamas (e.g. [2 ,34 , 56 ,57 , 86,103 ,145 , 259 , 289 ℄).

L'analysedesamasen oales en e, quinesontpasen orerelaxes,permetd'observerle

debutdel'e ondrement etderetra er leurdynamiqueavant laphasedevirialisation.Une

omprehension detaillee de la physique de la formationdes es systemes est un element

indispensablepour omprendre la formation des grandes stru tures de l'Univers et ainsi

obtenirdes ontraintessur lesmodeles osmologiques.

Dans e adre,nousavonsentreprisunprogrammedenomme\MUlti-wavelegth Sample

of Intera ting Clusters" ("MUSIC")d'observations oupleesen X,en optique eten radio

surun e hantillon ommun d'amas,visant a ara teriser eta omprendre laformationet

l'evolutionde esobjets.Dans ettethese,leprogrammeMUSICestpresente,delaphase

de onstru tion de l'e hantillon d'amas a observer, jusqu'aux premiers resultats obtenus



(15)

a tuelles liees a la physique de es systemes non relaxes. Ces resultats ont ete ompares

auxprevisionsdesimulationsnumeriques,quireproduisentlespro essusphysiquesen ours

pendant la oales en eentre amas etetudient leurs e ets surles di erentes omposantes

de es systemes (i.e.galaxies, gaz etmatieresombre).

Le programme MUSIC, les observations e e tuees et les instruments utilises sont

de rits dans le deuxieme hapitre. En parti ulier, je detaille mon travail de these, qui

a porte prin ipalement surl'analyse optique despremiers amas de notre e hantillon(i.e.

Abell521,Abell3921,Abell1750etAbell1413).Lesmethodesutiliseespendantlesphases

d'observation et de redu tion,d'analyse et d'interpretation des donnees de spe tros opie

multi-objetsetd'imageriemulti- ouleursgrand hamp sont presentees.

Les on lusionsetlesperspe tivesdemontravaildere her heetduprogrammeMUSIC

(16)

La physique des amas de galaxies

en ours de fusion

1.1 Les amas de galaxies

1.1.1 Les di erentes omposantes des amas de galaxies

Lesamas degalaxiessontles stru turesgravitationnellement lieeslesplusmassivesde

l'Univers. Plus de 80% de leur masse est omposee de matiere noire, environ 16% d'un

milieuintra-amas(MIA),tandisquelesgalaxiesnerepresententque3%delamassetotale.

Les amas ont d'abord ete de ouverts en optique omme des on entrations

gravita-tionnellement liees de galaxies onstituees de 10-100 objets ( lasses en groupes et amas

pauvres)voire jusqu'aplusd'unmillierde galaxies(amasri he). Dansle adredumodele

spherique, les amas roissent par instabilite gravitationnelle a partir de u tuations

pri-mordialesde densiteelevees, poursere ontra terlorsdu"turnaroundradius".Enrealite,

lesamassubissentauparavantunpro essusderelaxationviolenteau oursduquelunetat

d'equilibreestatteint,impliquantpourlesvitessesdeleursgalaxiesunedistribution

Max-wellienne.Au debutdes annees 70,les observationsen rayons X ont revele que beau oup

d'amassontaussidessour esd'emissionXdi use,ave desluminositestypiquesdel'ordre

de 10

43 45

erg/s [65 , 121,135℄. Le milieuintra-amas (MIA) est onstitue prin ipalement

pardugaz di us(n

e

 10

3 m

3

) enequilibrehydrostatique danslepuitsde potentiel

de l'amas. Ce gaz est si haud (T  10

8

K) que les atomes sont fortement ionises et

ils forment un plasma emetteur X du type \Bremsstrahlung thermique". Une partie de

e gaz est d'origine primordiale, une partie ( elle ri he en fer) a par ontre ete eje tee

ulterieurementparles etoilesdesgalaxies del'amas. Le MIApeut ontenirdesparti ules

relativistes quiemettent en radiosuivant un pro essus non-thermique (i.e. rayonnement

\syn hrotron") d^u a la presen e d'un hamp magnetique dans l'amas. Les ele trons

re-lativistespeuvent produireaussi de l'emission aux longueurs d'onde ultra-violettes ou X

durespardi usionComptonInversedesphotonsdebasseenergiedurayonnementdefond

osmologique.La presen e d'ele trons relativistes et les me anismes responsables de leur

a eleration sont lies a lapresen e d'AGN (noyaux gala tiques a tifs) et de phenomenes

(17)

les galaxies.

1.1.2 La lassi ation morphologique des amas de galaxies

Lesamas de galaxies ontete divises en plusieurs lasses sur labase de leurs

morpho-logies et de leurs proprietes observees aussi bien en rayons X qu'en optique. Une telle

lassi ation morphologique peut ensuite ^etre reliee a l'etat dynamique du systeme. Les

prin ipaux s hemas de lassi ation des amas bases sur leurs proprietes optiques sont

d'abordresumes.

1. Zwi kyet al. (1961-1968) ont lassi e les amas omme ompa ts,moyennement

ompa ts, ou ouverts. Un amas ompa t est une on entration pronon ee de

ga-laxiesunique,ave plusd'unedizained'objetsqui,enproje tion,sontvusen onta t

les uns ave les autres. Un amas moyennement ompa t est onstitue soit par une

on entrationuniqued'unedizainedegalaxies, separeesapproximativementparune

distan e de l'ordre de leurs diametres, soit par plusieurs on entrations distin tes.

Au une on entrationdegalaxiesn'estpar ontreobservablesurleplandu ielpour

les amas ouverts [295℄.

2. Le systeme de lassi ation de Bautz &Morgan (1970) est base sursa (ouses)

ga-laxies(s) dominante(s). Lesamas deType I sont domines paruneseulegalaxie D

entrale 1

, tandisque,dans les systemesde Type II,les galaxies les plusbrillantes

ont desproprietesintermediairesentre lesgalaxies Det leselliptiquesgeantes

nor-males.Les amas de Type III,en n, nepossedent pas degalaxie dominante

ex ep-tionnellement brillante. Des proprietes intermediaires sont propres aux Type I-II

etII-III[20 ℄.

3. Les hemade lassi ationintroduitparRood&Sastry(1971)estbasesurlanature

et la distributionspatiale des dixgalaxies les plusbrillantes de l'amas, et il repose

sur six lasses[249℄:

- D: l'amasestdominepar une D entrale;

- B:binary - l'amasestdomineparun ouplede galaxieslumineuses;

- L:line -au moins troisdesgalaxies les plusbrillantessont alignees;

- C: ore- quatreou plusdes dixgalaxies les pluslumineusesforment un ur



a l'interieurde l'amas;

- F: at - les10 galaxiesformentunestru ture aplatiesur le iel;

- I: irregular- ladistributiondes10galaxies estirreguliere,sansau un entreni

ur.

1.Les galaxies Dont etede niespar Mathews, Morgan &S hmidt (1964) omme des galaxiesave

unbulbetypiqued'uneelliptiquegeantetreslumineuse,entoureparunhaloetendudefaiblebrillan ede

surfa e [194℄. Normalementelles se trouvent au entredes amasde galaxies ompa tsetreguliers,mais

ellespeuvent^etrelo aliseesaussiau entred'amaspauvresoudegroupesdegalaxies(voirparagraphe1.3.4

(18)

Rood & Sastry (1971) ont aussi represente visuellement leur lassi ation ave un

s hemaen four he (panneau enhautde la gure 1.1), representant unesequen e

al-lantdessystemeslesplusreguliersauxplusirreguliers.Ces hemaintroduitegalement

un on ept d'evolution entre les di erentes lasses. Les amas a la gau he du

dia-gramme (\ D" et \B") sont dans desetats dynamiquespresque relaxes, tandis que

euxal'extr^eme droite(\F"et\I") sont en ours de formation.En1982, Struble&

Roodontproposeuneversionrevisee dela lassi ationdeRood&Sastry[264℄.En

parti ulier,ilsont proposeunenouvelleversion dudiagrammedela gure1.1surla

base de resultats de simulations a N- orps de la formation des amas. Leur s hema

(panneauen basdela gure1.1) representeunesequen eevolutive desamas,allant

dessystemesirreguliers detypeI, jusqu'auxamas relaxesde type D.

Figure 1.1{En haut (a):le s hema de lassi ation deRood &Sastry etabli en1971.

En bas (b): Les lasses deRood & Sastry revues par Struble &Rood en 1982 (extrait de

Sarazin (1988) [255 ℄).

4. Morgan (1961) et Oemler (1974) ont introduit dessystemes de lassi ation sur la

base du ontenu gala tique des amas, i.e. la fra tion de galaxies d'amas qui sont

des spirales (Sp), des galaxies dis odales sans bras spiraux(S0), ou des elliptiques

(19)

Propriet e R egulier Interm ediaire Irr egulier

Type de Zwi ky Compa t Moyennement Compa t Ouvert

Type de Bautz &Morgan I, I-II, II II, II-III, II-III, III

Type de Rood &Sastry D, B, L,C L,C, F F, I

Type de Morgan ii i;ii i

Type de Oemler D, spiral-poor spiral-poor spiral-ri h

E:S0:Sp 3:4:2 1:4:2 1:2:3

Symetrie Spherique Intermediaire Irreguliere

Con entration Centrale Haute Moderee Basse

Presen e de sous-stru ture Absente Moderee Haute

Tableau 1.1 { Proprietes des di erentes lasses morphologiques des amas de galaxies

(extraitde Sarazin (1988) [255 ℄).

s'il ontient respe tivement un grand ou un petit nombre de spirales [207℄. Oemler

(1974) aa heve e systeme de lassi ation parla de nitionde trois typesd'amas:

les systemes spiral-ri h,dans lesquelsles galaxies spirales sont les objets les plus

nombreux,lesamasspiral-poor,ave unefra tioninferieuredespiralesetdomines

par les S0s, et les systemes D, domines par une D entrale et dans lesquels la

plupartdes galaxiessont elliptiquesou S0s.

La lassi ationdesamaspeutneanmoins^etrerepresenteeplussimplement ommeune

sequen elineaire,quivadesamasreguliersauxsystemesirreguliers,al'interieurdelaquelle

ha unedes lassi ationspre edentespeut^etrerepla ee, ommemontredanslatable1.1

[255 ℄. Les proprietes des amas reguliers (morphologie reguliere, presen e d'un ur de

galaxies dominant, absen e de sous-stru tures) suggere qu'il s'agit de systemes

dynami-quement relaxes, tandis que les amas irreguliers, ave une morphologie non-symetrique,

ri hes en sous-stru tures et sans au une on entration entrale de galaxies, se trouvent

tresprobablement danslesphases entralesde leurpro essusde formation.

En1992,JonesandFormanontutiliselesobservationsdusatellite\Einstein"d'environ

400 amas degalaxiesa basz (0.2)pour lasserlesamas surlabasedeleurmorphologie

X[162℄.Leur riterede lassi ationprin ipalaetelapresen e plusoumoinssigni ative

de sous-stru turesdans lessystemesobserves. Les septtypes d'amasidenti essont:

1. S:ladistribution dugaz presente unseulpi d'emission;

2. O:le entred'emissionXestdepla eparrapportalapositiondelagalaxiedominante

de l'amas;

3. E:lamorphologie de l'amasest elliptiqueetplusoumoins allongee;

4. C: ladistributionen densitedu gaz est omplexeet ave plusieurssous-stru tures;

5. D:l'amasaunemorphologiedouble,ave deux omposantesd'extensionequivalente;

6. P: l'amas est a nouveau double, mais ave une omposante primaire et une

se on-daire;

7. G: l'emission Xdu systeme estplut^ot faibleetelleest produiteprin ipalementpar

(20)

Des exemples des premiers six types d'amas de ette lassi ation sont montres dans la

gure1.2.

Figure 1.2 { Contours d'iso-intensite X de six amas superposes a leur image optique.

Un exemple pour ha un des di erents types d'amas de la lassi ation morphologique

introduite par Jones &Forman (1992) [162 ℄est presente.

Cette di eren iation dansla morphologie des amas de galaxies est fortement orrelee



a leur pro essus de formation. Dans la plupart des as, les amas morphologiquement

irreguliers orrespondent a des systemes dynamiquement jeunes, en ours de formation

parfusionentreleurssous-stru tures. Leuretudepermetd'analyserlesprin ipaux

pro es-sus physiques qui determinent la formation et l'evolution des amas de galaxies. Dans e

hapitre,jevais omparerlespredi tionsdessimulationsnumeriquesde oales en ed'amas

(21)

1.2 Simulations numeriques des amas de galaxies en ours

de fusion

Le temps d'evolution des amas de galaxies etant de l'ordre de l'^age de l'Univers, les

observationsnedonnentquedes li hesinstantanesdesdi erentesphasesdupro essusde

fusion.Lessimulationsnumeriquessontdon unmoyenindispensablepoursuivrela

forma-tionetl'evolutiondesamasetdeleurs omposantes.La omparaisonentrelesobservations

et les modelesnumeriquespermetd'etablirun lienentre les ara teristiques

observation-nelles aux di erentes longueurs d'onde et l'etat dynamique de l'amas; l'etude ombinee

desobservationsetdessimulationsestdon essentiellepourdeterminerdansquellephase

du pro essusde fusionl'amasobserve setrouve, etquelssont les pro essus physiques qui

agissentsur haque omposanted'unamasdegalaxiespendantlesdi erentesetapesdeson



evolution.Deplus,les methodesd'analyse observationnellespeuvent^etre testeespar leur

appli ation aux donnees simulees; gr^a e a la omparaison des resultats obtenus ave les

parametresinitiauxdessimulations,lesmethodespeuvent^etreraÆneesdefa oniterative.

Toutd'abord, lessimulationsnumeriquesdoivent suivreuneappro he tri-dimensionnelle,

puisque les observations optiques et en rayons X montrent que les amas de galaxies ne

sont pasdes objets a symetrie spherique.Deuxiemement, les di erentes omposantes des

amas (i.e. milieu intra amas (MIA), matiere sombre, et galaxies) doivent ^etre prises en

onsiderationpar lesmodelesnumeriques.

1.2.1 Simulations des omposantes non- ollisionnelles

Lamatieresombreetlesgalaxiessonttraitees ommedesparti ulesnon- ollisionnelles

etleurevolutionestmodeliseepardesmethodesaN- orps(e.g.[256 ,229℄).Dans etypede

simulations,seulement les intera tionsgravitationnellesentre lesparti ules sont prisesen

onsideration,alorsquelesintera tionsave leMIA sontnegligees.Un parametre

d'adou- issement est introduit dans l'equation du potentiel gravitationnel de haque parti ule

pourtenir omptede l'extension spatialedesobjets:

 i = G N X j=1 m j p r ij 2 +  2 ; ou  i

est le potentiel a la position de la parti ule i de masse m

i

, G est la onstante

gravitationnelle, N est le nombre de parti ules dans la simulations, et r

ij

est la distan e

entre les orps ietj.

Lessimulationsmontrentque haque phasedupro essusde fusionpresentedes

signa-tures ara teristiquesintervenantalafoissurladistributionprojeteedesparti ules,etsur

leurdistributiondesvitesses.Engeneral,lesamasdynamiquementjeunessont ara terises

parlapresen emarquee desous-stru tures,et/oupardesdistributionsdesvitesses

multi-modales et ave dispersionselevees. L'intensite observee de es e ets depend de l'angle

entrel'axede ollisionetlalignedevisee,ainsiquedesmassesrelativesdessous-stru tures

en intera tion. Ci-dessous,je resume les prin ipauxresultats obtenus dans le as le plus

(22)

Figure 1.3{Simulations numeriques del'evolution ave letemps (de hautenbas)de la

distributionprojeteedesgalaxies(agau he)etdeleurdistributiondesvitesses(adroite)

suivant les di erentes phases dela oales en e entresous-stru tures (d'apres S hindler&

Bohringer 1993 [256 ℄).

-

Evolution de la distribution projetee des parti ules:les phasesinitialessont

ara teriseesparlapresen e dedeuxsous-stru turesdistin tesave unedistribution

spheriqueet ompa tedeleursparti ules,tandisque,justeavantetapresla ollision,

le systeme total a une forme allongee, et les parti ules des deux stru tures sont

hautement dispersees [229℄. Le rayon qui ontient la moitie de la masse totale des

groupesen intera tionpeut^etre utilisepouretudier lesvariationsde ladistribution

projetee des parti ules suivant les di erentes phases du pro essus de fusion [256℄.

Cette grandeur, dont la valeur initiale est tres elevee, de ro^t jusqu'a un minimum

qui orrespondaumomentdela ollisionentrelesdeuxsystemes;apresilaugmente



a nouveau, sans pour autant atteindre les valeurs initiales. Cette evolution n'est

plusobservable quandl'axede ollisionest parallele,oupresque,alalignede visee.

Ainsi, dans les phases entrales de l'intera tion, le systeme total appara^t omme

etant ompa t, e quipourrait faire pensera unamas a l'equilibre.

-

Evolution dela distribution des vitesses:lesdeuxsystemes, aureposau debut

de la simulation,sont a eleres a ause de l'attra tion gravitationnelle mutuelle, et

leurdistribution des vitesses diverge, jusqu'a atteindre unevaleur tres elevee de la

(23)

sont de elerees a ause du pro essus de relaxation violente [186℄ et la dispersion

desvitesses dusystemede ro^t jusqu'auxvaleurs initialesdesdeux sous-amas[256℄.

Les simulations montrent que la dispersion des vitesses globale du systeme peut

augmenterjusqu'aun fa teur2pendantles phases entrales dupro essusdefusion;

ete etdevientdemoinsen moinsobservabledesquel'angleentrel'axede ollision

etlalignedevisee augmente, puisquenousnepouvonsmesurerqueles omposantes

radialesdes vitessesdes galaxies.

1.2.2 Simulations des omposantes ollisionnelles et non- ollisionnelles

Lesfusionsmajeuresentrelesamasdegalaxiessontlesevenementslesplusenergetiques

de l'Univers apres le Big Bang, et peuvent liberer des energies de liaisongravitationnelle

allantjusqu'a environ 10

64

ergs. Lorsque dessous-amas, de masse d'environ 10

14 15

M

,

entrent en ollision ave des vitesses de l'ordre de 2000 km/s, des ondes de ho s se

produisent dans le milieu intra amas. Elles dissipent des energies de l'ordre d'environ

3 10

63

ergetsontles prin ipalessour es dere hau ement dugaz qui onstitueleMIA.

On s'attend a e que es ho s, en plusde hau er le gaz, le ompriment etaugmentent

son entropie [252℄. La modelisation des amas, traites omme systemes a deux

ompo-santes( ollisionnelle,i.e.galaxiesetmatieresombre,etnon- ollisionnelle,i.e.gaz

2

) gr^a e



a des simulations ombinees hydrodynamiques/N- orps, permet de suivre l'evolution de

la densite, de la temperature du gaz intra-amas, et de la stru ture des ondes de ho s

(e.g [104,257,247, 267 , 244 ℄). Cette te hnique onsiste a simuler la ollision isolee entre

deux amas ideaux de geometrie spherique, et de distribution de matiere noire et de gaz

prealablement xees (par exemple un pro l qui suit le modele de Navarro, Frenk &

White [213 ℄ pour la matiere noire et un modele pour le gaz). Le puits de potentiel

estde nientierementparladistributiondematieresombre,puisquelegazn'estpas

auto-gravitant.Lageometriedela ollisionestrepresenteedansla gure1.4.Contrairementaux

simulationsdites osmologiques(voirparagraphe2.5), les onditionsinitialesidealiseesde

e type d'appro he negligent les e ets d'environnement sur les sous-stru tures en

inter-a tion (for es de maree a grande e helle, e ets d'annexion ontinue de groupes et amas

pauvres); par ontre, e typede simulationspermetd'etudier lepro essusde fusionave

une tres bonne resolution (50 kp ), et d'isoler et de suivre l'evolution des me anismes

physiques prin ipauxquiagissent sur lesdi erentes omposantesdes amas [248 ℄.

Lessignaturesprin ipalesdupro essusdefusionsurlamatiere sombre ainsiobtenues

sont:a)unallongementdeladistributionspatialelelongdel'axede ollision,b)lapresen e

de sous-stru tures,et )uneforteanisotropie deladispersiondesvitesses.Par ontre, les

resultats des simulations sur le MIA ne peuvent pas ^etre simpli es par un s hema aussi

general,puisqu'ilsdependent fortement du rapportde masse entre les sous-stru turesqui

interagissent etdeleurparametre d'impa t.Ladistribution entraledu gaz peut^etresoit

perpendi ulaire,soitparalleleal'axede ollisionsuivantlesphasesdupro essusdefusion,

2.Bienquele heminlibremoyendansleMIAsoittropgrandpourpouvoirassurerune hange

d'infor-mationentrelesparti ulesdugaz,letraitementhydrodynamiquepeut^etreutilisepuisquelesinformations

(24)

z

y

x

M

1

R

2

M

2

R

1

M

M + M

1

2

1

M

M + M

1

2

2

v

v

d

b

Figure 1.4 { S hema des onditions initiales utilise dans les simulations d'amas en

intera tion. L'axe de ollision est dans le plan du iel (x;y) et le parametre d'impa t le

long de l'axey estb (d'apres Ri ker &Sarazin 2001 [244 ℄).

tandis que les regions externes sont toujours allongees parallelement a l'axe de ollision.

UnetorsiondansladistributionduMIAest don observablependantla oales en eentre

amas. La morphologie de la distribution en temperature du gaz est fortement irreguliere



a ause de la presen e simultanee dans l'amas en oales en e de barres de ompression

haudes,duesaux ho s, etde regionsfroides,duesa l'expansionadiabatiquedu systeme

ou a la presen e de restes de sous-amas [247℄. Puisque les simulationshydrodynamiques

indiquentquelesstru turesentemperatureduesaupro essusdefusionsurviventde4a6

foisplusquelesperturbationssurladensitedugaz,les artesentemperaturedugaz

intra-amassontuninstrumenttressensiblepourpouvoirdete terl'eventuellepresen ed'a tivite

dynamique a l'interieur des amas [80 ℄. Les prin ipales signatures du pro essus de fusion

surleMIAsontdon : a)lapresen e deplusieurspi sd'emissionX,b) l'allongementde la

stru turedugaz, )latorsiondesisophotes, )lapresen edestru turesnon-isothermes,et

d)lasegregationentrelegazetlamatieresombre:legaznere etepluslepuitsdepotentiel

de l'amas, au moins dans les phases suivant la fusion (2 Gyr), a ause de l'intera tion

mutuelle entre ses parti ules, la distribution du MIA s'etend a ause des turbulen es et

desre hau ements, etelledevientplusallongee queladistributionde lamatieresombre;

enplus,danslesphases entralesdela ollision,le entroded'emissiondugaz estdepla e

parrapporta eluide la omposante non- ollisionnelle.

Jeresume i-dessousles prin ipauxresultatsobtenuspourl'evolution duMIA dansle

asdelafusionentredeuxamasdemasse omparable(rapportdemassed'environ1:1),un

parametred'impa tpresquenul,etunetemperatureinitialedugaz desdeux omposantes

(25)

deux sous-stru tures. Chaquephase estrepresentee dans la gure1.5.

Figure 1.5 { La brillan e de surfa e X et la temperature du MIA sont representees

ave les ontours blan set oloresrespe tivement; haquepanneau orrespond aunephase

di erente dupro essus defusion, ave le temps qui ro^t degau he adroite, etde hauten

bas. Lebleu orrespond a K

B

T  5 keV,le vert a10 keV,le jaunea 15keV et lerouge



a 20keV (d'apres Takizawa 1999 [267 ℄).

1. t  -0.8 Gyr: les deux sous-amas entrent en onta t; les ontours d'emission X

montrentunestru turedoubleave deuxpi sdedensite.Lepotentielde haque

sous-stru ture n'est pas ompletement detruit,les deux amas en intera tionsont en ore

visibles,etleseventuellessour esd'emissionradioet/ou ourantsde refroidissement

ne sont pas a e tees par la ollision. La temperature du gaz dans la region entre

les deux sous-amas augmentelegerement (T 8-9 keV) a ause de la ompression

adiabatique dueala ollision.

2. t  -0.2 Gyr: les deux sous-stru tures s'appro hent et onstituent une stru ture

uniqueave unpi double.Latemperaturedugazentrelesdeuxmaximad'emissivite

augmente jusqu'aT20 keVa aused'un ho quisedeveloppedansunedire tion

perpendi ulaireal'axe de ollision.

3. t  0 Gyr: les phases entrales de la ollision sont ara terisees par des densites

entrales etdestemperatures treselevees. Lesdeuxpi sde densitefusionnenten un

seulpi et ladistribution entraledu MIA s'allongedansunedire tion

(26)

esttoujours entree surlepi d'emissiviteetperpendi ulairea l'axede ollision.

4. t+0.3Gyr:justeapresla ollision,l'amass'etendetlesondesde ho prin ipales

sepropagentvers lesregionsexternesdel'amas,alorsquedanslesregionsal'arriere

du ho le gaz en expansion se refroidit adiabatiquement. Des ho s se ondaires

d'intensitemoindrepeuvent sedevelopperdansles partiesinternes(l'importan eet

la formede es ondes de ho s se ondaires depend fortement du rapport de masse

etde lageometrie de la ollision).

5. t+0.55Gyr:pendant ettephasel'amasatteintsonexpansionmaximum,l'image

en rayons X est allongee le long de l'axe de ollision, et les ondes de ho arrivent

dansles regionsmoins densesde l'amas.

6. t  +7.0 Gyr:dans lesphases nalesde sonevolution,lesysteme se ontra te, la

morphologie X et la arte de temperature ont unestru ture symetrique, et au une

sous-stru ture importanten'estvisibledansl'amas.

1.3 Observations en optique et en rayons X d'amas en

oa-les en e

Les simulations numeriques o rent une base de datation du pro essus de fusion qui

peut^etre utilisee pourinterpreter les donnees observationnelleset aidera re onstruire le

s enariode fusion.Les simulationsreproduisantdes asideauxde ollisionsisolees, onne

peutpas s'attendrea observer desproprietesdu gaz et desgalaxies aussinettement dans

les amas reels, quipresentent la marque de fusionsan iennes etre entes simultanement.

Les sixphases du pro essus de fusionquiemergent dessimulationset presentees dans le

paragraphe pre edent seront dans la suite regroupees en trois phases plus generales, du

stade initial du pro essus de fusion (phases 1 et 2 du s hema pre edent), aux moments

entrauxde l'intera tion(phases 3,4 et 5), jusqu'au stade de post-fusion avan ee (phase

6).

La physiquedu pro essus defusionetant tres omplexe, ses e etsobservationnels sur

ladistribution dugaz et desgalaxies nepeuvent pas^etreresumes parun s hema general

simple. Pour suivre l'evolution des proprietes observationnelles des amas de galaxies en

oales en e, jepresentelesprin ipauxresultatsobtenusparl'analyse ombinee X-optique

meneesuruneseried'amasdegalaxiesadi erentesphasesdupro essusdefusion.Biens^ur,

lesexemples quiseront presentesdansles paragraphessuivantsne peuvent pas onstituer

une liste omplete de tous les amas en oales en e observes, mais une sele tion de as

interessants qui mettent en eviden e les prin ipales ara teristiques observationnellesdu

pro essus de fusion sur les proprietes physiques du MIA, et sur l'etat dynamique des

(27)

1.3.1 Phases initiales de l'intera tion: les as d'Abell 3528, Abell 1750

et Abell 3395

Cara teristiques prin ipales de la distribution du gaz et des galaxies

Lestrois amas bimodauxA3528 (z=0.054), A1750 (z=0.085) etA3395 (z=0.051) ont



etesele tionnespourillustrerlesprin ipales ara teristiquesobservationnellesdespremiers

stadesdupro essusdefusion.Ce hoixaetemotiveparlefaitqueladistorsionvariablede

labrillan edesurfa eXde essystemessuggerequ'ils onstituentunesequen eprogressive

des phasesinitialesdela oales en eentre deuxsous-stru tures.

Cestroisamas ont ete etudies endetails parDonnellyet al. [80 ℄,qui ont ompare les

donnees de spe tros opie multi-objets optiques aux observations en rayons X faites ave

ROSATetASCA.La gure1.6montreles artesentemperatures(adroite)etles ontours

d'intensite X superposesaux galaxies de l'amas(a gau he). La morphologie d'A3528,

a-ra terisee par des isophotes d'intensite X symetriques, suggere qu'ils'agit d'un amas au

tout debut du pro essus de fusion, quand seulement le gaz dans les halos externes des

deux sous-stru tures vient de ommen er a interagir. Dans A1750 les e ets de

l'intera -tion ont ommen e a deformer les ontours d'iso-densite du gaz, tandis que A3395, ave

les distributions de densite de ses deux sous-stru tures ompletement detruites, est tres

probablement pro he de la phase entrale de la ollision. Les artes en temperature de

es trois systemes montrent la presen e de gaz plus haud dans les regionsentre les pi s

d'emissivite.Danslestroisamas,ladeviationentrelatemperaturedelaregionen

intera -tionet elledurestedusystemeestvariable;elleesttresfaibledansle asd'A3528,unpeu

pluselevee dans A1750, ouuneondede ho estprobablementen trainde sedevelopper,

trespronon ee etetendue dansle asd'A3395. L'analyse ombinee des artesd'emissivite

eten temperatureduMIA de estroisamas montredon lairementque A3528setrouve

dans la phase (1)du s hema de fusionpresente dansle paragraphe pre edent, A1750 est

pro he de la phase (2), et A3395 s'appro he du moment entral de la ollision, autour

de la phase (3). Les dispersionsdes vitesses des trois amas sont elevees, globalement de

l'ordre d'environ 1000 km/s, tandis que la distribution des vitesses des galaxies dans les

0.5 h

1

Mp entraux de haque sous-stru ture (voir gure 1.6) montre une dispersion

omprise entre 700 et 900 km/s. Les vitesses radiales moyennes desdeux sous-stru tures

ne sont pas statistiquement di erentes aussi bien dans le as d'A3528, que d'A3395, e

quisuggereque les pro essusde fusionpour es deuxamas interviennent dansleplan du

iel. Dans le asd'A1750, par ontre, ladi eren e entreles vitesses moyennesest de plus

de 1300 km/s, etdon la ollisionintervienten bonnepartiesuivantlalignede visee.Les

on lusions obtenues a partir de l'analysedes artes en densite et en temperature dugaz

sontdon oherentes ave les resultatssur ladynamique destroisamas.

Les e ets du pro essus de fusion surles ourants de refroidissement

Les on lusions du paragraphe pre edent sont tres importantes pour expliquer les

di erentestemperaturesdes ursde ha unedessous-stru turesdestroisamas:legazest

(28)

Figure 1.6{ 

Agau he: artesentemperature odeesen ouleurs(plusrouge,plus haud)

d'A3528(haut),A1750 (moyen)etA3395 (bas)obtenuesave les donneesASCA,ave les

ontours d'intensite superposes ennoir.



A droite:les galaxies aux redshift des amas ont

ete representees ave des er les bleus ou rouges si leur vitesse radiale est respe tivement

inferieure ou superieure a elle moyenne de l'amas; les ontours d'iso-densite des amas,

obtenus des donnees ROSAT, ont ete superposes. Dans haque gure, le arre en tirets

represente le hamp devue desobservations en rayons X, tandis que des er les de rayon

0.5 h

1

Mp sont entres sur les pi s d'emission X des deux sous-stru tures (extrait de

(29)

d'A1750, tandis qu'au une des deux sous-stru tures d'A3395 ne ontient de region

in-terne de gaz froid. Denombreuses preuvesindire tesmontrent que lepro essus de fusion

detruit les ourants de refroidissement internes aux amas de galaxies. D'abord une forte

anti orrelation statistique a ete relevee entre la presen e de ourants de refroidissement

et l'observation de morphologies irregulieres; deuxiemement au un ourant de

refroidis-sement n'a ete dete te dans les amas tres irreguliers ou bimodaux, qui sont tres

proba-blement des systemes en intera tion [252℄. Des ourants de refroidissement moderes ont

quand m^eme ete observes dans ertains amas en oales en e; dans la plupart des as, il

s'agitde sous-amasdegalaxiesdanslesphasesinitialesdeleurpro essusdefusion,quand

les ho s dus a la ollisionne sont pasen ore arrives a leurs urs froids. Des exemples

de e type sont Cygnus-A [5, 223 , 193 ℄), et Abell 85 [168℄. Le me anisme physique

res-ponsable de la destru tion des ourants de refroidissement dans les amas en oales en e

est en ore debattu;di erentes hypotheses ontete proposees, parmilesquelles lese ets de

maree, lere hau ement d^uaux ondesde ho ,le melange de gaz froidet haud,la

\ram-pressure"provoquee parlemouvement delaregionfroidedanslegazdense dusous-amas

en intera tion( s v rel 2 P CF (r),ou P CF

(r)est lepro lde pressiondansle ourantde

re-froidissement,

s

estladensitedelasous-stru tureautourdu ourant derefroidissement,

etv

rel

estlavitesse relative entre es deux omposantes). Jusqu'a present lessimulations

numeriquesetles onsiderationsphysiquessuggerentquelaram-pressureestleme anisme

le plusprobablea l'originede ladestru tion des ourants de refroidissement:legaz froid

est depla e du urde l'amasa ause de ette pression, etil semelange ave le gaz plus

haud desregions environnantes (voir [252 ℄ etreferen es itees). Ces on lusions sont en

a ord ave lesresultatsobtenuspourA3528,A1750etA3395: les ourantsde

refroidisse-mentn'ontpasen oreetea e tes parlepro essusde fusiondanslesdeuxsous-stru tures

d'A3528 et dans le groupe nord-est d'A1750, alors qu'ils ont ete detruits dans les deux

sous-amasquiformentA3395;ilsseraientdon deplusenplusa e teslorsdel'avan ement

du pro essus defusion.

1.3.2 Phasesintermediairesdel'intera tion:les asd'Abell2256, Abell3667,

et 1E0657-56

Lesevenementslesplusenergetiquesdupro essusdefusionontlieupendantsesphases

entrales.Leurse etsa e tenttresfortementlesproprietesdesdi erentes omposantesdes

amas,maisilssefontsentirsurtoutsurladistributionendensiteettemperatureduMIA.

Lestroisamaspresentesdanslasuiteontete sele tionnespar equeleursobservationsont

revele tresnettementlapresen e dessignaturesles plus ara teristiquesde ette phasedu

pro essusde fusion,i.e.les ondesde ho setles frontsfroids.

Cara teristiques prin ipales de la distribution du gaz et des galaxies

Abell 2256 (z=0.059) est un amas ri he tres etudie, surtout en rayons X puisque il

s'agit d'un desamas les plusbrillantsdans ette bande de longueursd'onde.La presen e

de sous-stru tures signi atives et de deux pi s dans la distribution de brillan e de

(30)

presentantdesphenomenesdefusionen oursentreunamasprin ipaletunsous-amas[52 ℄.

La arte en temperature du gaz indique que le groupe est plusfroid que le orps

prin i-pal de l'amas etsuggere qu'il est en train de tombervers le entre de l'amas par le ote

ouest [50 ℄. Deux points hauds sont presents dans une dire tion presque perpendi ulaire



a l'axe de ollision; ils sont tres semblables aux regions haudes mises en eviden e sur

les artes en temperature simulees, quand la ollisionentre deux sous-stru tures est deja

ommen ee mais que leurs urs ne se sont pas en ore traverses. Ce systeme se trouve

don a hevalentre lesphases2 et3dansles hema du paragraphe1.2.2. Surlesdonnees

ROSAT,A2256appara^tainsi ommeunsysteme ave deux orpsenintera tion,observes

1Gyravantla ollisiondeleurs urs.Lesnouvellesobservationsoptiques[29 ℄etX[265 ℄

on rmentla presen e de deux sous-stru turesprin ipalesen phase initialed'intera tion,

maiselles ompliquentunpeules enariodeformationde etamas.L'analysedesdonnees

despe tros opie optiquede Berrington,Lugger &Chon(2001) areveleque l'amasest

di-vise entrois omposantessepareessurlabaseaussibiendeleursdistributionsdesvitesses

quedeleurspositionsprojetees(voir gure1.7). Lesdeux omposantesprin ipales

orres-pondent a l'amasprin ipal et au groupe dete tes dansla distribution du gaz, tandis que

latroisieme omposante represente un groupeen intera tionau nordde l'amasprin ipal,

quin'avait jamais ete identi e.C'est probablement a ause de sa masse tres faible (ilne

ontient que10%des galaxiesde l'amas)qu'iln'estpas visibleen rayonsX [29 ℄.

15000

16000

17000

18000

19000

20000

0

10

20

0

10

20

Entire Sample

0

10

20

0

10

20

Group 1

0

10

20

0

10

20

Group 2

15000

16000

17000

18000

19000

20000

0

10

20

0

10

20

Group 3

100

0

-100

-20

0

20

100

0

-100

-20

0

20

100

0

-100

-20

0

20

100

0

-100

-20

0

20

Figure 1.7 { L'algorithme KMM pour la dete tion tridimensionnelle de

sous-stru tures [197 ℄ a dete te trois omposantes prin ipales dans la distributions 3D des

ga-laxiesd'A2256.Leursdistributionsenvitesse etspatiales sonti imontrees respe tivement

dans le panneau de gau he et de droite. Les groupes 1 et 2 representent les deux

sous-amas prin ipaux dete tes egalement en rayons X, tandis que le groupe 3 n'a ete observe

par au un satellite X (d'apres Berrington, Lugger &Cohn 2002 [29 ℄).

Abell 3667 (z=0.053) se manifeste a toutes les longueurs d'onde omme un exemple

(31)

Figure 1.8{ 

A gau he: Contours d'emission X (observations Chandra/ACIS dans la

bande 0.5-7.0 keV) superposes a l'image DSS-II du hamp entral d'A2256. Les lettres

apitales de A a H montrent les positions des galaxies brillantes au entrede l'amas. Les

deux arres en tirets delimitent les deux sous-stru tures dete tees en X autour du entre

d'A2256 (voir le texte pour les details).



A droite: Residus d'emission X dans les

obser-vations Chandra d'A2256 apres la soustra tion du meilleur ajustement du modele- . La

presen e des deux sous-stru tures emerge lairement. La e he montre la position de la

sous-stru ture dete teepar Chandra voisine du entrede l'amas. Lebord raide orresp

on-dant au front froid est visibledans le arrenoir enbas a droite.

Figure 1.9 {Carte en temperature d'A2256 obtenue a partir desdonnees Chandra. Les

deux se teursenblan orrespondent auxregionso uBriel&Henry(1994) avaient dete te

(32)

sous-amas. Sa morphologie optique est bimodale, ave deux on entrations de galaxies

proeminentes autour de deux galaxies brillantes [263℄ (voir gure 1.10). Ces deux

sous-stru tures,quejevaisappelerAetB, sonten ollisionpresquesurleplandu iel,puisque

ladi eren e entre les vitesses radiales de leurs galaxies dominantesest seulement de 120

km/s, et on s'attend que la vitesse de ollision entre deux sous-amas soit de l'ordre de

quelques milliers de km/s. La dispersion des vitesses elevee (entre 970 km/s [108℄ et

1200 km/s [263℄)est typiquedesamas de galaxies dansles phases entrales dupro essus

defusion.LamorphologieobserveeenrayonsX on rmequeA3667ne setrouvepasdans

une on guration relaxee. Les donnees obtenues ave ROSAT montrent que la

ompo-santed'emissionXdi useasonmaximumen orrespondan ede lasous-stru tureoptique

prin ipaleA et presente une extension en dire tion du groupe B (voir panneau en haut



a gau he de gure 1.11). Une grande variation du entrode d'emission X aete observee



a ause de la presen e de sous-stru tures. Au entre d'A3667, autour du pi d'emission

X, la distribution du gaz est allongee le long de l'axe prin ipal de l'amas, et elle a une

formetresovale.Ladistributiondemassene essairepourreproduireladistributiondugaz

observee danslapartie entraled'A3667 n'estpasen a ordave ladistributionobservee

desgalaxiesdel'amas, equiprouveen oreunefoisque etamasnesetrouvepasdansun

etatrelaxe[172 ℄.Lapresen ed'unebarredegaz haudentrelesdeuxsous-stru turesAet

B, dete tee gr^a eaux observationsASCA, montre qu'ellessont dans laphase entralede

leur ollision[193℄;lagalaxiedominantedugroupeAsetrouveentrelepi debrillan edu

gazetlaregion haude,puisquelegazestenretardparrapportala omposantegala tique

(voir panneauen hauta droitede la gure 1.11).

Figure 1.10 {



A gau he: ontours d'iso-densite desgalaxies plus brillantes queb=18.0

dans le hamp entral d'Abell 3667. Les positionsdes deux galaxies dominantes de l'amas

sont indiquees par des roix.



A droite: histogramme des vitesses radiales des galaxies

d'A3667dans l'intervalle 10000-25000 km/s. Danslepanneau en hauta droite, un

inter-valle de vitesses radiales entre 5000 et 35000 km/s a ete utilise (extrait de Sodre et al.

1992 [263 ℄)

(33)

0.5 Mpc

A

B

Figure 1.11{



Agau he: ontours d'isodensiteobtenusapartir desobservationsROSAT

(bleu) et Chandra (rouge) superposes a l'image optique d'A3667 (DSS II). Les galaxies

dominantes desdeux sous-amas qui onstituentA3667 onteteindiqueesave les lettres A

et B.Le nord de l'imageest enhaut, l'esta gau he (d'apres Vikhlinin etal. 2001 [279 ℄).



A droite: arteentemperatured'A3667,obtenue apartir desdonnees ASCA,superposee

aux ontours d'emission X dete tes par ROSAT.Les regions dans lesquels la temperature

a ete determinee sont numerotees dans le panneau en haut; leurs temperatures ave les

erreurs a 90% sont montrees en bas, ave l'e helle de ouleurs pour la temperature. Les

lignes verti ales pointillees separent les groupes des regions qui appartiennent au m^eme

anneau ou arre entral. La ligne pointillee horizontale montre la temperature moyenne

de l'amas. Les er les blan s representent les regions o u les sour es pon tuelles ont ete

onsiderees separement (d'apres Markevit h, Sarazin et Vikhlinin(1999) [193 ℄).

(z=0.296) montrentque esysteme,ave unetemperaturemoyennedugaz ompriseentre

kT = 17:4 2:5 keV [271℄ et kT = 14:5

+2:0

1:7

keV [179℄, est l'un des amas les plus hauds

onnus.Samorphologie X irreguliere,ave deuxpi sprin ipauxd'emission,tousles deux

depla espar rapport au pi de densite optique, etla dispersiondesvitesses elevee de ses

galaxies suggerent lapresen e dephenomenesdynamiquesen ours [271℄,[179℄.L'analyse

desdonneesoptiquesd'imagerieetdespe tros opiemulti-objetsd'1E0657-56 apermisde

re onstruireles enariodupro essusdefusionde esysteme [18 ℄.Dansles1.8h

2 Mp

2

entraux, Barrenaet al. ontdete te la presen e d'unamas prin ipal,de formeallongeeet

dedispersiondesvitesseselevee (

v

(34)

cold front

hot bubble

possible bow shock

galaxy A

500 kpc

10

13

300

200

100

0

100

S

x

,

er

g

s

1

cm

2

ar

cm

in

2

d, kpc

0

5

10

200

0

200

T

,

k

eV

d, kpc

Figure 1.12{ 

Agau he:l'imaged'A3667,observeeparChandra danslabanded'energie

0.5-4.0keV,montreladis ontinuiteraidedansla brillan edesurfa eausud-estdel'amas.

Au entre: pro l de brillan e de surfa e du gaz entre 0.5 et 2.0 keV, extrait en regions

elliptiques a travers le front froid. La ligne en tirets est le meilleur ajustement pour la

distribution de la brillan e de surfa e obtenu ave les donnees ROSAT; il est bien en

a ord ave les resultats Chandra. La ourbe en pointilles est lemeilleur ajustement pour

un spheroide ave un bord raide.



A droite: pro l de temperature a travers le front froid

(d'apres Vikhlininet al. 2001 [279 ℄).

vitesse(

v

'200km/s),a0.4h

1

Mp du entredela omposanteprin ipale

3

etave une

vitesseradialerelatived'environ600km/s(voir gure1.13).Le modeledynamiqueadeux

orps xe l'epoque de ollision entre les deux sous-stru tures a il y a environ 0.15 Gyr,

etmontreque lesous-amasestgravitationnellementlieetentrainde s'eloignerde l'amas

prin ipal. Le rapport des masses virielles entre les deux sous-stru tures est tres eleve

(1:200-1:30), et, pour ela,la dynamiquede l'amasprin ipal n'apasete tropa e tee par

la ollision, ontrairement auxproprietesdesgalaxiesdusous-amas.Leurfaibledispersion

des vitesses est typique soit des groupes de galaxies isoles [240 ℄, soit des urs d'amas

ri hesdanslesquelsunefortesegregationen luminositea eulieu[40 ℄.Dans edernier as,

les urs des amas sont dominespar des galaxies de type elliptique, e qui est le as du

sous-amas d'1E0657-56. Ces onsiderations suggerent que e groupe de galaxies pourrait

^etre le urd'un amas plusmassif detruit parla ollisionave la omposanteprin ipale

de 1E0657-56.

Les ondes de ho

Le premier exemple lair d'un front de ho a ete dete te dans l'amas de galaxies

1E0657-56 [189℄.L'imageenrayonsXde etamas(agau he en gure1.14),obtenueave

Chandra/ACIS,montreunebouledegazentraindesortirdu urdel'amasdansla

dire -tionouest.Cettesous-stru ture avait dejaetedete tee parles observationsROSAT[271℄,

mais la haute resolution spatiale de Chandra rend plus laire son origine physique et la

3.Dansl'arti ledeBarrenaetal.2002[18 ℄ ettevaleurestde0.7 h

1

Mp ;jel'ai onvertienutilisant

(35)

Figure 1.13 { 

A gau he: densite projetee des galaxies de la sequen e prin ipale (\red

sequen e"),identi eessurlediagramme B R vs.Rdu hamp entral d'1E0657-56. Deux

stru tures prin ipales emergent: le orps prin ipal de l'amas, de forme allongee, et une

stru ture ir ulaire,a0.4h

1

Mp endire tion ouest.Les roix montrentles positions des

galaxies de vitesse radiale mesuree et membres de l'amas prin ipal, tandis que les er les

orrespondent aux galaxies du groupe nord-ouest. La presen e de galaxies au z de l'amas

dans ette sous-stru ture on rme qu'il s'agit d'un groupe appartenant a l'amas, et non

pas d'une stru ture d'arriere ou d'avant plan.



A droite: distribution des vitesses des 71

galaxies del'amas prin ipal (histogramme ontinu), etdes7 galaxies dugroupe(en tirets)

(extraitde Barrena et al. 2002 [18 ℄).

104

.6

104

.7

−56.0

−55.9

α

δ

1 Mpc

104

.6

104

.7

−56.0

−55.9

α

δ

1 Mpc

e

d

h

g

k

j

n

m

c

f

i

l

a

b

S

P

104

.6

104

.7

−56.0

−55.9

α

δ

1 Mpc

T , keV

24

16

11

7

Figure 1.14{ 

Agau he: imagedu hamp entralde1E0657-56 observeeave Chandr

a-ACIS dans la bande d'energie 0.5-5 keV. Le ho estlo alise et lairement visibledu ote

ouest de l'amas. Au entre: iso- ontours d'emission X, superposes a l'image en bande

R du hamp entral de 1E0657-56 observe ave le New Te honology Teles ope de l'ESO.



A droite: Carte en temperature du gaz superposee aux ontours d'emission X de l'amas

(d'apres Markevit h et al. 2002 [189 ℄).

dire tion de sonmouvement. Un bordraidedans lepro lde brillan e de surfa epre ede

labouledegazendire tionouest;l'analysedela arte entemperaturemontrequele ur

de la boule est plus froid que le reste de l'amas, tandis que le bord est plus haud (voir

(36)

Un nombre de Ma h M 1

' 2-3 a ete estime a partir des gradients de temperature et

de densite

4

du gaz a travers lebord raide. Dans un regime stationnaire, la boule de gaz

devrait se depla er a la vitesse du ho ; le nombre de Ma h et la temperature du gaz

observes don orrespondent a une vitesse d'eloignement d'environ 3000-4000 km/s, e

qui implique que la sous-stru ture, a environ 0.3 h

1

du entre, a traverse le ur de

l'amas prin ipal il y a 0.1-0.2 Gyr en bon a ord ave les resultats obtenus en optique

(voirparagraphepre edent).Labouledegaz,ave satemperaturede6-7keV,semble^etre

lerested'un ourantde refroidissementdense; elleetaitprobablementlo alisee au entre

delasous-stru ture quivientde traverser le urde l'amasprin ipal,avantque sonhalo

de gaz n'aitete arra he par laforte ram-pressuredueau mouvement de lasous-stru ture

m^eme dans un ambian e tres dense et ave unevitesse elevee. Les donnees Chandra ont

on rmelahaute temperature de et amas (kT =14:8

+1:7

1:2 keV).

Lade ouverte des fronts froids

Les observations Chandra [265℄ d'A2256 ont on rme les on lusions presentees pr

e- edemment sur l'^age dynamique de et amas. Elles ont aussi rajoute des details tres

interessants non seulement par e qu'ilspermettent de mieux omprendrele pro essusde

formation de et amas, mais surtout par e qu'ils montrent l'amelioration que les

instru-mentsde nouvellegeneration ommeChandrapeuventapporterdansl'etudedesamasde

galaxiesetdans la omprehension de leurpro essusde formation.

A2256 est un systeme multiple et dynamiquement a tif; au dela des deux sous-amas

deja dete tes par ROSAT, une autre sous-stru ture appara^t, bien visible surtout sur la

arte desresidusde ladistributiondebrillan ede surfa eX( gure 1.8). Elleestlo alisee

presdu urdel'amasprin ipaletpeut^etreinterpreteesoit ommeuneautre omposante

en intera tion, soit omme une stru ture interne a l'amas prin ipal, provoquee par

l'in-tera tionave legroupe ouest.Dans lepremier as, la omparaisondes images en rayons

X ave les simulations numeriques suggere qu'il pourrait s'agir de la onsequen e d'une

fusionan ienneentrel'amasprin ipaletungroupe,observeeenviron0.3Gyrapresla

ol-lisiondes ursdes deuxsous-stru tures. Dans e s enario, A2256 seraitdon leresultat

d'une intera tiona trois orps. La ollisionla plusan ienneest si lointaine dans lepasse

que l'uniquesignature en ore visibleest un ex es d'emission X voisin du ur de l'amas

prin ipal;par ontreledeuxiemegroupe(ouest)esten oredanslaphaseintermediairedu

pro essus de fusion, quand la distribution du gaz de la sous-stru ture n'apas en ore ete

detruite par la ollision. Les donnees Chandra en e et montrent que la metalli ite et la

temperaturedugazdanslasous-stru tureouestsonttypiquesd'ungroupedegalaxies.Les

variationsmodereesdansla arteentemperaturedugaz(voir gure1.9)etladistorsionde

lamorphologiedugroupe on rmentqu'iladejapenetredansl'amasprin ipalparl'ouest,

mais que le pro essus de fusion est en ore a son debut. La presen e des points hauds,

dete tes par ROSAT dans une dire tion perpendi ulaire a l'axe de ollision, n'a pas ete

on rmeeparlesobservationsChandra.Par ontre, latresbonneresolutionspatialede e

satelliteapermisd'observerladistributiondugaz d'A2256 ave plusdedetails; unpro l

4.  2  1 =  2  1  1=2

(37)

de densite du gaz tres raide a ete dete te en orrespondan e du bord sud du groupe en

hute vers l'amas prin ipal.A ette dis ontinuite en densite orrespond un fort gradient

en temperature, mais de signeoppose: latemperature est de 4.5keV a l'interieurdu gaz

dense,etelleaugmente jusqu'a8.5keVal'exterieur.Cette on guration,ave une

dis on-tinuitedegazenequilibredepression,adejaeteobserveeparChandradansd'autresamas

de galaxies;ils'agitde ursde gazfroiden mouvementrapidedits\frontsfroids"(\ old

fronts"), de ouverts re emment gr^a e a la tres bonneresolution spatiale de Chandra,et

observes pourlapremiere fois dans l'amasA2142 [192 ℄. Leurstru ture aete s hematisee

dans la gure1.15.

a

b

d

l

1

0

0

line of sight

2

bow shock

b

1

2

0

0

bow shock

hot,di usegas

ColdFront

st

1 2

cool,densegas

bowshock?

Figure 1.15{S hemadu uxdegazautourd'unfrontfroiddansunamasen oales en e.

L'ar ontinu et en gras sur la droite represente la dis ontinuite entre le ur de gaz

froid et dense, et le gaz di us et plus haud des regions externes de l'autre amas. Le

ur froid esten train de se depla er vers la gau he par rapport au gaz haud. Les lignes

ontinues plus nesrepresentent les lignesde uxdu gaz haudautour dugazfroid.Dans

la regionmarquee ave \1" legaz haud n'est pasa e te par la presen edu front froid.Si

lemouvementdufrontfroidesttranssonique (M >1),ilestpre edeparun ho enforme

d'ar , qui estsymbolise par letrait pointille. Le point de stagnation, o u la vitesse relative

entre legaz froid et haud estnulle, estmarque par \st" (d'apres Sarazin 2002 [252 ℄)

LesobservationssuivantesdeChandraontmontreunegrandevarietedemorphologies

etd'e hellesspatialespourlesfrontsfroidsdete tes,etellesontreveleque esdis ontinuites

peuvent^etreprovoqueespardese ondrementsmultiples(e.g.RXJ1720.1+2638[196℄),des

phenomenesde fusionmajeurs omme dansle asd'A2256 (e.g. A2142[192℄,A3667[279,

280 ℄,A2034[167 ℄),oudesos illationsdenuagesdegazfroidau entredupuitsdepotentiel

des amas, dues soit a une perturbation du potentiel gravitationnel entral a ause

Figure

Figure 1.1 { En haut (a): le sh ema de lassiation de Rood & Sastry  etabli en 1971.
Figure 1.3 { Simulations num eriques de l' evolution ave le temps (de haut en bas) de la
Figure 1.9 { Carte en temp erature d'A2256 obtenue  a partir des donn ees Chandra. Les
Figure 1.15 { Sh ema du ux de gaz autour d'un front froid dans un amas en oalesene.
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