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Les internautes français et la CONFIANCE NUMÉRIQUE

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Academic year: 2022

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Les internautes français et la

CONFIANCE NUMÉRIQUE

(2)

Edito

Nous ne nous connectons plus, nous sommes connectés.

L’étude TNS Sofres sur “les internautes français et la confiance numérique“

montre clairement que le numérique est désormais installé dans nos vies quotidiennes : adresse(s) e-mail, réseaux sociaux, achat et vente en ligne, relation bancaire, stockage de documents, …avec un niveau de confiance (déclarée) souvent très élevé pour ces nouveaux usages numériques.

En même temps, les internautes - quel que soit leur profil et leur niveau d’expérience digitale – partagent tous une même inquiétude : la sécurité/

confidentialité de leurs données personnelles.

La généralisation des usages du numérique a ainsi replacé la question de la confiance au cœur des débats. L’Association de l’économie numérique (ACSEL), a consacré à ce thème l’un de ses cahiers en 2013, “la relation numérique de confiance : des enjeux des identités numériques”, dans laquelle les auteurs finissent par se demander si une augmentation de la défiance pourrait menacer l’éco-système de l’économie numérique.

C’est pour ces raisons que toutes les entreprises, tous les acteurs de l’Internet s’interrogent et suivent avec intérêt le degré de confiance que leurs clients leur accordent. Pour les acteurs de l’économie numérique, la construction de la confiance n’est donc pas une question abstraite, mais bien un déterminant de leur développement d’affaires et de l’accroissement de leurs clientèles. Ces derniers mois, la constitution de mega bases de données à caractère personnel a réactivé les inquiétudes et les fantasmes d’un contrôle généralisé de nos vies. Dans ce contexte, il nous apparaît capital de pouvoir mesurer l’opinion des citoyens et des consommateurs sur ces questions. Je vous invite à le faire avec l’étude que nous vous présentons dans ce “livre blanc”.

Nathalie Andrieux,

Directrice Générale du Groupe La Poste en charge du Numérique.

Sommaire

I Les françaIs et Le numérIque : une révoLutIon en marche > 5 II usages numérIques : La confIance pLutôt de mIse > 11

III La sécurIté des données personneLLes au cœur des préoccupatIons > 15

Iv un enjeu du 21e sIècLe : concILIer usages et maîtrIse > 19 Le combat de la littératie numérique - 21

Créer un environnement « safe & fair* » - 24

Méthodologie de l’étude

"Les internautes français et la confiance numérique"

Interviews réalisées par Internet du 12 au 17 mars 2014 1007 individus âgés de 15 ans et plus

La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession et catégorie socioprofessionnelle du référent, région)

*sécurisé, sain, maîtrisé, juste

(3)

I Les Français et le numérique :

une révolution en marche

(4)

Nous vivons une période clé sur le plan historique.

Un moment de conquêtes technologiques sans précédent. Et ces conquêtes, loin d’être imposées d’en haut, se font en grande partie par le bas, individuelle- ment, à travers les usages qu’adoptent les Français, tous les jours un peu plus.

En la matière, la rapidité des évolutions comportementales est impressionnante.

Le premier ordinateur personnel a été mis sur le marché il y a 40 ans…

Aujourd’hui, 83% des Français en sont équipés, un tiers en a même plusieurs.

Le premier téléphone portable a été commercialisé il y a 30 ans…

Aujourd’hui, 93% en possèdent un, près de 4 sur 10 ont un smartphone et 1 sur 6 une tablette.

Le Web est né il y a 25 ans, Google il y a 16 ans…

Aujourd’hui, 8 Français sur 10 sont des internautes et près des deux tiers d’entre eux se connectent tous les jours.

Facebook est né il y a 10 ans, Twitter il y a 8 ans, Instagram il y a 4 ans...

Aujourd’hui, 68% des internautes ont un compte Facebook, 19% disposent d’un compte Twitter et 72% des internautes consultent ou postent du contenu sur les réseaux sociaux.

En très peu de temps, les usages numé- riques sont donc entrés dans les habi- tudes de vie des Français. La rapidité d'adoption de ces technologies est à la mesure de l'ampleur des innovations que ces services ont apportées aux individus.

Leur très haute valeur d'usage explique largement leur succès planétaire avec, bien entendu, la baisse des coûts d'accès à ces matériels. Le numérique est devenu l'affaire de tous. La vie des individus se trouve “augmentée” : tous les comporte- ments trouvent désormais leur expression ou leur prolongement digitaux.

• 9 internautes français sur 10 effectuent des achats en ligne

• 8 sur 10 consultent leurs comptes bancaires et font des opérations en ligne

• 8 sur 10 stockent des documents sur un appareil numérique

• 3 sur 10 stockent des documents en ligne

Ce faisant, le pouvoir se redistribue. Sur le plan de la consommation par exemple, si l’internaute français n’a pas toujours plus de pouvoir d’achat, il a en revanche acquis un pouvoir sans précédent dans l’acte d’achat. Une information plus complète, large et transparente que jamais pour évaluer et comparer la valeur et la qualité d’un bien ou d’un service.

Un nouveau rapport aux marques plus actif, plus collaboratif se fait jour. Un nouveau rapport aux marques, aux entreprises, mais aussi à l'économie en général.

Plus informé, il est aussi plus entouré

et s’insère dans une vaste communauté, déclinée en sous-groupes d’intérêt où l’avis des uns influencent le comportement des autres.

Au-delà d’une réponse immédiate à la crise, la consommation collaborative marque l’avènement de nouvelles stratégies d’achat en marge de l’économie classique. Des pratiques qui, si elles existaient depuis toujours dans l’univers de proximité des Français, prennent des proportions exponentielles dopées par les technologies et se généralisent pour, à présent, concerner plus d’un internaute sur deux.

85%

consultent des avis en ligne avant d’acheter

donnent leur avis en ligne suite à un achat

; ; 64%

achètent/échangent en ligne avec des particuliers

; 56%

(5)

Les Sociaux

Les Mobiles Les Ubiquitaires

Les Collaboratifs Les Utilitaires

5 profils d’internautes français

Des femmes Des jeunes Des CSP modestes

Des femmes Des jeunes Des CSP modestes

Des diplômés de l'enseignement supérieur

Des hommes Des CSP supérieures De la région parisienne

Des personnes d’âges intermédiaires Des membres d’associations de consommateurs

Des hommes Des plus de 50 ans Des CSP supérieures Les personnes

avec lesquelles ils échangent sur les réseaux sociaux

Poster des photos sur les réseaux sociaux

Leurs proches, le progrès

Les médias traditionnels (journaux, radios, télévision) Les relations transactionnelles en ligne (achats, paiements, relations avec leurs banques)

Eux-mêmes, les autres, l’avenir

Les personnes qui s’expriment sur les réseaux sociaux Acheter / échanger des produits ou des services en ligne avec des particuliers Stocker en ligne

Les associations de consommateurs Acheter ou échanger des produits ou des services en ligne avec des particuliers

Eux-mêmes, le progrès

Les acteurs institutionnels (entreprises, services publics, associations…) Les relations transactionnelles en ligne (achats, paiements, relations avec leurs banque)

;

;

;

; ;

Ce sont plus souvent :

Ce sont plus souvent :

Ce sont plus souvent :

Ce sont plus souvent : Ce sont plus souvent :

Leurs usages spécifiques :

Leurs usages spécifiques :

Leurs usages spécifiques :

Leurs usages spécifiques : Leurs usages spécifiques : Ont plus souvent confiance en :

Ont plus souvent confiance en :

Ont plus souvent confiance en :

Ont plus souvent confiance en : Ont plus souvent confiance en : Se connectent

à partir d'un appareil mobile Échangent sur les réseaux sociaux

Connexion à partir d’un appareil mobile, échanges sur les réseaux sociaux, Gestion en ligne de leur argent

Ont plusieurs adresses mail Echangent sur les réseaux sociaux Achètent en ligne Gèrent leur argent en ligne

Sauvegardent leurs documents sur des supports numériques et en ligne

Consultent / donnent leur avis en ligne avant ou après l’achat de produits ou services

Achètent ou échangent des produits ou des services en ligne avec des particuliers

Achètent ou échangent des produits ou des services en ligne sur des sites marchands

Donnent leur avis en ligne suite à l’achat de produits ou de services

Consultent /envoient des mails Gérent leur argent en ligne

Achetent des produits ou des services en ligne sur des sites marchands

Consultent des avis en ligne avant d'acheter des produits ou des services

Sauvegardent leurs documents sur des appareils numériques

;

;

;

; ;

;

;

;

; ;

13%

14% 22%

25% 26%

13%

22%

14%

25%

26%

(6)

II Usages numériques :

la confiance plutôt de mise

(7)

Economie en crise, avenir incertain, socié- té de la défiance et du repli… Le tableau que l’on dresse actuellement de la société française est bien souvent très sombre.

Trop sombre.

Car en s’emparant du numérique, les Français ont fait preuve - et continuent de manifester - une impressionnante vitalité.

A travers les usages qu’ils en ont, ils n’ont de cesse d’inventer de nouvelles façons de socialiser, de consommer, de se déplacer, de communiquer. Et finale- ment, d’élaborer la France de demain.

Preuve aussi que la défiance n’est pas généralisée. Car si ses circuits tradition- nels semblent dévitalisés, la confiance se modifie, se recompose, se redistribue dif- féremment.

L'étude révèle que le niveau de confiance dont bénéficie le numérique est d’ailleurs bien plus élevé que ce à quoi on aurait pu s’attendre. Avec quelques variations tout de même selon les usages. Mais, même quand certains d’entre eux suscitent une défiance majoritaire chez les internautes, celle-ci n’atteint que rarement les records qu’ont à déplorer les institutions ou élites traditionnelles.

Il semble en outre que les internautes aient atteint un certain niveau de matu- rité dans leurs usages. A y regarder de plus près, l’expérience apparaît en effet déterminante dans leurs attitudes. Plus ils effectuent d’achats en ligne et plus ils ont confiance dans cette pratique.

Pour ceux dont l’usage d’Internet s’avère être plus intensif et varié, confiance en général et confiance numérique fonc- tionnent même en cercle vertueux. Ainsi et même si la défiance reste majoritaire, les ubiquitaires se révèlent avoir davantage confiance en général :

Tout se passe donc comme s’ils se trou- vaient dans une dynamique positive qui génère de la confiance, elle-même géné- ratrice du développement de ces pratiques en ligne…

· Confiance en soi :

86% versus 78% en moyenne

· Confiance aux personnes qu’ils rencontrent pour la première fois : 38% vs 27%

· Confiance aux autres : 30% vs 22%

· Confiance dans l’avenir : 32% vs 27%

61%

35% 41% 48%

Confiance dans les personnes qui...

La transaction en ligne : confiance dans...

...s’expriment sur les réseaux sociaux

;

36%

23%

...s’expriment sur les réseaux professionnels ...les achats à

des enseignes de marque

...les achats/

échanges avec des particuliers

...la consultation de ses comptes bancaires

...les paiements

;

; ;

; ;

45%

34%

86%

79% 39% 66%

95%

86% 68% 79%

Pour l’ensemble des internautes Pour les utilisateurs fréquents**

**au moins une fois par semaine

*plusieurs fois par mois

Pour l’ensemble des internautes Pour les utilisateurs fréquents*

Le stockage en ligne : confiance dans...

...le stockage des factures

...les espaces de stockage

; ;

Pour l’ensemble des internautes Pour les utilisateurs fréquents*

(8)

III La sécurité des données personnelles au cœur

des préoccupations

(9)

Le numérique offre aux Français des conquêtes toujours plus affirmées sur lesquelles ils ne voudraient revenir pour rien au monde : en termes d’accès à la connaissance, d’ouverture vers l’extérieur, d’information, de communication, de collaboration… Mais toutes ces possibilités, et les pouvoirs qui en sont les corollaires, les interrogent aussi sur les responsabilités et les régulations à y associer.

A mesure que les usages se répandent et s’intensifient, on observe aussi une progression de la conscience de ce qu’ils impliquent. Et la montée en puissance d’une inquiétude à travers de réelles interrogations sur la sécurité et la confidentialité des données.

Un sujet sur lequel on n’observe pas, pour le coup, de différences notables selon le profil des internautes : quels que soient leurs usages et leurs niveaux d’expérience numérique, tous l’expriment avec la même intensité.

Il est vrai que la question des données personnelles soulève à la fois des questions de respect de la vie privée, d’éthique et de citoyenneté numérique.

Les internautes le savent car ils l’expérimentent : les technologies ayant

évolué, elles permettent aux sociétés commerciales, aux autorités chargées de l’application de la loi et à d’autres entités de recueillir des données et de contrôler les activités en ligne. Surfer sur Internet, envoyer des mails, poster des photos sur le mur de ses amis, twitter ou acheter en ligne sont toutes des actions qui laissent des traces partout. Autant de données qui en disent long sur leurs habitudes, comportements, activités et relations.

Big Data ou Big Brother

Le réel potentiel de ces données est interrogé en même temps que les potentiels abus des utilisations qui peuvent en être faits.

Dans un contexte où, en la matière, la médiatisation de scandales se fait de plus en plus fréquente.

Rien d’étonnant à ce que le sujet des données personnelles soit sensible : surveillance, atteinte à la vie privée, vol d’identité, il engage aussi la liberté d’expression, de convictions et d’activités.

In fine, il questionne les valeurs, les responsabilités mais aussi et surtout les droits humains fondamentaux.

81%

74%

s'inquiètent du fait que l'on puisse acéder à leurs informations personneles

(e-mails)

n'ont pas confiance dans la protection de leurs

données personnelles sur Internet

70%

80%

n'ont pas confiance dans le fait de pouvoir supprimer définitivement

les doculents personnels stockés en ligne pensent que les données

personnelles qu'ils partagent ne leur appartiennent plus

réellement

67%

n'ont pas confiance dans le fait que l'on ne puisse accéder à ses documents

personnels stockés en ligne sans son accord

Un enseignement majeur

Les niveaux d’inquiétude sont aussi élevés chez les internautes les plus complets et intensifs (les ubiquitaires) que chez le reste des internautes.

(10)

IV Un enjeu du 21e siècle :

concilier usages et maîtrise

(11)

L’inquiétude qu’expriment les internautes français quant à la protection des données personnelles s’affirme aujourd’hui comme une demande sociale vis-à-vis des pouvoirs publics comme des entreprises privées.

Les Français ont fait une grande partie du chemin. Une plus grande maturité appa- raît dans leurs comportements mais ils demandent aujourd’hui à être respectés, accompagnés et mis en situation d’accom- pagner leurs enfants dans la maîtrise de leurs usages.

L’enjeu est important.

Avec le développement de la géolocalisa- tion, des objets connectés, du e-commerce, de la e-administration, de la e-santé… cette question de la sécurité et de la protection des données devient centrale.

Il s’agit de faire en sorte que les Français soient en mesure de suivre les évolutions technologiques toujours plus rapides et en saisir les opportunités comme ce fut le cas ces dernières années. Sans que cela s’ac- compagne de trop d’embarras, de craintes ou de réelles pertes d’autonomie au plan individuel. Et alors même que le risque est grand de voir croître les inégalités en la matière au sein de notre société.

Le combat de la littératie numérique L’accès au numérique demeure un sujet majeur. En 2009, il est d’ailleurs devenu un droit fondamental découlant de la liberté d’expression et de communication. Il est donc essentiel d’assurer l’effectivité de ce droit pour près de 2 Français sur 10 qui, encore aujourd’hui, n’en disposent pas et pour qui cette situation est synonyme de marginalisation.

Au-delà de l’accès, se pose la question de l’usage. Des usages. Pour l’heure, l’apprentissage du numérique se fait de façon empirique. Tout se passe de façon organique, spontanée, individuelle, “sur le tas” par le biais des devices (smartphone, tablette, ordinateur). Pourtant, cet apprentissage suppose un nouveau langage.

Donc une nouvelle alphabétisation. Et celle-ci est continue car de nouvelles applications du numérique apparaissent chaque jour appelant de nouveaux usages.

Outre la nécessaire résorption de la fracture numérique, il est donc désormais nécessaire, comme le prône le Conseil National du Numérique, d’engager aussi le combat de l’inclusion et de la littératie numérique.

Développer la littératie numérique doit permettre de résorber les tensions et dissonances cognitives douloureuses entre les usages auxquels les Français sont attachés et les préoccupations que génère leur insuffisante maîtrise de ceux- ci. Combler l’écart entre la confiance et la maîtrise. Savoir quelles données sont collectées, pourquoi et ce qui en est fait, sur combien de temps. Connaître et comprendre les règles du jeu et être en mesure de les transmettre.

La littératie numérique : aptitude à comprendre et à utiliser le numérique dans la vie courante, à la maison, au travail, et dans la collectivité en vue d’atteindre les buts personnels et d’étendre ses compétences et capacités.

OCDE, La littératie à l’ère de l’information, 2012

Peu de gens en France ont conscience de l’omniprésence de compétences issues du numérique dans toutes les opérations de la vie courante.

Sophie Pène, membre du CNNum, pilote de la saisine “Education”

(12)

Cette montée en compétences des Fran- çais doit pouvoir les amener à se poser les bonnes questions pour eux-mêmes, mais leur permettre aussi d’être capables de poser les bonnes questions pour la socié- té, en termes de sécurité publique, d’open data, de neutralité du net.

Les pouvoirs publics ont bien entendu un rôle à jouer, mais aussi les grands acteurs de la société civile qui sont en posture d’intermédiation et représentent des tiers de confiance essentiels.

Des alertes :

Paradoxe ? Plus on se dit soi-même à l’aise, et moins on l’est proportionnelle- ment pour accompagner ses enfants !

• 61% des internautes se sentent à l’aise dans leurs usages du numérique

• Mais 43% seulement se disent à l’aise pour accompagner leurs enfants dans ces usages

23%

37%

25%

21% 14% 11%

Sur la base de l’infographie ci-dessous, faire la même sur les internautes qui ne connaissent pas les paramètres de sécurité, avec les chiffres suivants :

Ne connaissent pas leurs paramètres de sécurité / confidentialité

Total : 30 % Sociaux : 14 %/Ubiquitaires : 27 %/Mobiles : 26 %/Collaboratifs : 34 %/Utilitaires : 42 %

(13)

Créer un environnement

« safe & fair* »

Le rôle des acteurs du monde numérique, publics comme privés, doit aussi être de créer le cadre et les conditions idoines pour que les Français soient en situation d’exercer facilement leur maîtrise numérique.

Mettre en place les outils par lesquels les compétences seront développées et acquises et l’autonomie comme les droits de l’individu, protégés en toute conscience.

L’internaute veut pouvoir échanger, conserver ou au contraire supprimer ses données et documents, bénéficier du droit à l'oubli. Il souhaite continuer à consommer et être informé de façon toujours plus personnalisée et ciblée. Mais il doit pouvoir le faire dans un environnement transparent et respectueux. Outre la nature des données

collectées et l’usage qui en est fait, des garanties doivent lui être apportées dans l’identification des acteurs auxquels il a à faire, des précautions dans la répartition géographique du stockage de ses données ou encore dans les possibilités de recours au chiffrement.

La prise en main des mesures de sécurité doit lui être facilitée, tout comme le fait de savoir ce qu’elles recouvrent exactement.

Il doit être en mesure d’avoir recours à des solutions numériques « safe* », des informations certifiées.

C'est dans ce contexte que prend toute son importance le rôle des tiers de confiance, ces acteurs du monde numérique intervenant dans la protection de l'identité, des documents, des transactions numériques, et engageant leur responsabilité juridique dans les opérations qu'ils effectuent.

*sécurisé, sain, maîtrisé, juste

Usages numériques et données personnelles des internautes français

Source : Les internautes français et la confiance numérique, 2014.

L’observatoire de la confiance du Groupe La Poste.

La confiance dans la protection des données personnelles

74%

n’ont pas confiance dans la protection de leurs données personnelles

sur Internet

70%

n’ont pas confiance dans le fait de pouvoir supprimer définitivement les documents

personnels stockés en ligne

80%

pensent que les données personnelles qu’ils partagent

ne leur appartiennent plus réellement

N’ont pas confiance dans le niveau de sécurité et de confidentialité sur...

... les réseaux sociaux

66%

... les sites d’achat en ligne

26%

... les espaces de stockage en ligne

56%

21%

Total Sociaux Ubiquitaires Mobiles Collaboratifs Utilitaires

23%

14%

37%

25%

11%

Connaissent bien leurs paramètres de sécurité / confidentialité

61%

seraient rassurés de savoir que leurs données sont stockées sur des serveurs en France

70%

trouvent utile la certification numérique pour les documents qu’ils échangent ou pour les transactions faites en ligne

75%

Interface de paiement

sécurisé

65%

Site connu

46%

Site français

40%

Garanties, labels de confiance

28%

Site recommandé par d’autres

utilisateurs

60%

Les bonnes expériences avec ce site

Les éléments de réassurance numérique

6 caractéristiques déterminantes pour les internautes

(14)

De même, les pratiques que l’on nomme VRM (Vendor Relationship Management), où le client potentiel est en mesure de s’approprier le contrôle de la relation avec les vendeurs potentiels, vont dans le bon sens en renversant la logique du CRM (Customer Relationship Management) par laquelle c’est l’entreprise qui contrôle la relation avec le client.

« A ce jour il n’existe aucun moyen de faire le distinguo entre l’accès légitime à ces informations et les abus. Les entreprises disposent d’outils de plus en plus élabo- rés de gestion de leur clients, notre idée, portée aux Etats-Unis par le projet VRM (Vendor Relationship Management), est de donner les mêmes aux clients. Si ces données ont tant d’importance pour les entreprises, pourquoi n’en auraient-elles pas pour nous? »

Daniel Kaplan, Délégué général de la Fon- dation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING), membre du CNNum.

Les principes fondamentaux du VRM selon le VRM project à Harvard :

• Les clients doivent entrer en relation avec les entreprises de façon libre

• C’est au niveau des clients que les données les concernant doivent être centralisées

• Les clients doivent contrôler la façon dont les données sont transmises aux entreprises

• Les clients doivent pouvoir imposer leurs conditions d’engagement

• Les clients doivent pouvoir exprimer leurs demandes et intentions sans aucun contrôle des entreprises

Pour que la confiance que les internautes manifestent au- jourd’hui ne soit pas trahie demain. Pour que le progrès, la liber- té, l’ouverture et le partage que permet la vie connectée ne se transforme pas en surveillance ou abus de position dominante généralisés.

Surtout, pour permettre aux internautes de passer de l’usage à la maîtrise, de la confiance à la conscience, d’un rôle d’utilisa- teurs à une place de véritables acteurs !

Consommateurs et

entreprises sont en délicatesse.

Et cette situation est dûe, au moins en partie, à la collecte des données

personnelles et l’inquiétude sur l’utilisation qui est faite de

cette connaissance.

(15)

DIRECTION DU NUMÉRIQUE CP R93 - TOUR CRISTAL 7 - QUAI ANDRÉ CITROEN

75015 PARIS

La Poste - Société Anonyme au capital de 3 800 000 000 euros - 356 000 000 RCS PARIS - Siège social : 44 Boulevard de Vaugirard - 75757 PARIS CEDEX 15 Direction des Systèmes d’Information Groupe La Poste - CP V402 - 44 BOULEVARD DE VAUGIRARD - 75757 PARIS CEDEX 15 ANCI - 2014-1003 - NE (67) - mai 2014 - © photos Fotolia.com - Imprimé sur un papier issu de forêts gérées durablement.

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