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m La Conférence (14h30-15h30)

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Compte rendu de la conférence/atelier du 10 Mars 2015

m La Conférence (14h30-15h30)

-Intervention d’Yves Armel Martin, directeur d’Erasme et co-fondateur de Muséomix

Quelques points à retenir…

• L’aventure Muséomix commence en 2011 et propose de réunir plusieurs savoirs et savoir-faire autour de projets communs prenant place dans les musées.

• Muséomix représente en quelque sorte un « manifeste » de coproduction de nouveaux prototypes de médiation.

• Le format habituel de « l’invasion » par les membres de Muséomix au sein d’un musée se fait sur trois jours. Tout commence par la visite du lieu à « muséomixer », les membres de Muséomix proposent ensuite différents projets. Chaque membre a un badge spécial qui définit ses compétences, il y les créatifs, les médiateurs les bricoleurs…

• Plusieurs projets, faisant appel à différentes compétences, vont être mis en place.

Différents dispositifs seront créés pendant deux jours consécutifs, le public ayant accès quand même au musée pendant ce temps de création. Le troisième et dernier jour, le test avec les publics commence. Les nouveaux outils de médiation, les prototypes peuvent être maintenus par la suite par les musées, comme pour le Musée Gallo-romain de Fourvière.

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-Intervention d’Hugues Savay-Guerraz, Conservateur du Musée gallo- romain de Lyon-Fourvière

Quelques points à retenir…

• En 2012, les éléments des collections du Musée gallo-romain de Lyon étaient difficilement compréhensibles pour un public non connaisseur. Le musée était également confronté à un public en pleine mutation, un public qui fréquente les musées pour découvrir, apprendre mais de manière plus interactive et expérientielle.

• Après la rénovation des salles d’exposition, le moment semblait idéal pour faire appel à Muséomix, les grands espaces représentaient en effet un terrain de jeu adéquat pour l’expérience.

• Les trois jours d’expérience Muséomix ont rassemblé 150 participants, qui ont travaillé ensemble afin de mettre en place 10 dispositifs de médiation, dont 3 sont encore présents et utilisés au sein du musée. Ces différents dispositifs proposent un autre regard sur les collections, et placent réellement le visiteur du lieu comme acteur de sa visite.

• Cette dimension ludique et fondée sur l’expérience apportée par les regards extérieurs des intervenants Muséomix a permis de renouveler l’image du musée, plus adaptée aux attentes d’un public jeune.

-Intervention Céline Cadieu, Conservatrice du patrimoine, Métropole de Lyon et département du Rhône

Quelques points à retenir…

• Céline Cadieu a participé à différents Muséomix et a fait part le temps de la conférence de son expérience au sein du Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière. Elle a travaillé notamment sur la maquette de la rue des Farges (Lyon 5ème), qui était initialement statique. A partir de cette maquette, a été mise en place une animation à la fois numérique et sonore : en promenant une tablette tactile au dessus de la maquette, des voix guident les visiteurs et les entrainent vers des vestiges gallo- romains de l’ancienne Lugdunum.

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m Le temps de questions/réponses

Quel coût pour l’expérience Muséomix ?

• Il faut compter un budget total de 40 000 euros, en sachant que la région Rhône- Alpes avait apporté pour le Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière une subvention de 15 000 euros.

• Les participants payent 50 euros (ceci correspond à un tiers des dépenses engagées pour le poste nourriture, qui représente l’un des postes les plus importants des dépenses engagées).

• Afin de limiter les coûts liés à l’hébergement, les membres de Muséomix pratiquent le « coach-surfing », et logent ainsi chez des connaissances, chez d’autres participants habitant sur place.

L’expérience Muséomix, un investissement qui rapporte ?

• Pour le Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière notamment, trois dispositifs ont été maintenus sur le site, l’investissement a donc laissé des outils de médiation installés de manière durable.

• L’expérience Muséomix apporte une nouvelle méthode de travail, un nouveau regard sur son propre musée. Elle constitue donc une réelle valeur ajoutée pour l’évolution de la mise en médiation des collections.

• L’expérience Muséomix semble représenter aussi une source d’enrichissement d’un point de vue humain, en proposant notamment un décloisonnement des expériences, des professions. Pendant une durée déterminée, la hiérarchie en place au sein d’un musée est bouleversée, tous les participants oeuvrent ensemble, apprenant les uns des autres.

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m Les ateliers participatifs : quelles idées fortes ont pu ressortir ? Quelles réactions de la part des musées rhônalpins ? (15h35-

16h35)

Atelier sur les ressources territoriales présentes autour des musées locaux

par Céline Cadieu

On note la diversité des présents dans l'atelier, avec des problématiques variées : collections sans local à Saint-Chamond, la Fédération de l'Est Lyonnais qui regroupe des associations patrimoniales, l'Araire qui anime un lieu à Yzeron et anime aussi un réseau de bénévoles sur une centaine de communes de l'Ouest lyonnais, le Musée des Mariniers à Serrières, le Musée Ampère qui a déjà testé le collaboratif avec des étudiants en design d'espace à l'occasion de l'aménagement de nouvelles salles, le musée du Vieux Saint-Etienne, et l’animatrice du patrimoine de Saint-Bonnet-le-Château.

• 3 catégories de partenaires peuvent être envisagées :

- éducation/enseignement : collèges (projets en lien avec les professeurs de technologie), Ecole Normale supérieure, Ecole de design, d'architectes d'intérieur, universités. Le jeune public est à intégrer en amont de la conception de prototypes, afin de répondre à une demande identifiée.

- associations (d'art visuel, photo, cinéma, peinture, club informatique) et entreprises afin d'accroître des connaissances autour des savoir-faire (par exemple, pour mieux comprendre une collection de vieux outils) ; intégrer le musée dans une dynamique de transmission des savoirs.

- monde professionnel : les collectivités territoriales (élus), les chargés de mission numérique (dans les intercommunalités), la chambre des métiers, le Comité départemental du tourisme, la Fedération des musées de sociétés, les entreprises pour du mécénat de compétences ou des financements.

Deux missions du quotidien des responsables de musées gagneraient à être menées de façon collaborative : le récolement et la géo localisation des items patrimoniaux (exemple du musée du Vieux Saint-Etienne qui conserve des documents iconographiques).

Les bénéfices : efficacité, innovation méthodologique et communication autour de l'évènement.

Finalement, quelque soit sa taille et son état, le musée gagne à investir les nouveaux modes de fonctionnement et de communication, notamment le collaboratif et l'itératif, qui

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s'imposent peu à peu comme des standards dans le monde professionnel.

Atelier sur les technologies

par Yves-Armel Martin

1/ Il y a tout d'abord un point structurant et indispensable, c'est la question de la présence d'internet dans le musée. Son raccordement et sa couverture wifi.

En effet, pour pouvoir faire un évènement ou une formation dans le musée, il faut cela.

Soit qu'il soit équipé d'un accès Internet haut débit et qu'on rajoute du wifi ensuite, soit qu'on utilise la 4G.

Il est aussi possible de déporter le point d'accès internet vers un autre endroit du bâtiment à l'aide de modem CPM (courants porteurs en ligne) pour par exemple couvrir en wifi une salle particulière ensuite.

2/ Certaines technologies apparaissent spécifiques et peut être datées pour l'activité agile que l'on envisage.

Les lecteurs de DVD, les lecteurs multimédias et PC, les appareils photos, audioguide métiers.

On ne va donc pas s'y attarder.

3/ Au contraire d'autres matériels apportent une grande versatilité : les tablettes et les smartphone.

Il faut donc considérer les technologies qui peuvent s'appuyer sur ces supports : - comme outils de consultations (internet, contenus 3D, photos, diaporama).

- outils d'interaction (prendre une photo par le visiteur (selfie etc)), application mobile géolocalisée (en utilisant des service générique comme Guidigo ou Bobbler).

- outils de production créative: faire du stop motion (ndlr : animation image par image), monter des films, modèle 3D d'objets, faire des romans photos, avec des tablettes, réalité augmentée.

4/ Un autre ensemble comprend des technologies très facilement utilisables, toutes celles en lien avec le web.

- Site web et blog : il est facile de publier des contenus sur le musée ou une exposition (http://bunkrapp.com/, racontr.com, tumblr ...)

- réseaux sociaux : utilisation de #hashtag pour retrouver les contributions des visiteurs sur Instagram ou Twitter, projection d'un Wall dans le musée avec ces contributions.

- présence sur Wikipédia, ou réalisation d'un wiki spécifique

-Utilisation créative des réseaux sociaux : donner un profil facebook à un personnage du musée (le profil Facebook de André-Marie Ampère).

storytelling ( ndlr : le fait de raconter une histoire, de créer un univers ).

- Qrcodes

5/ D'autres technologies semblent être assez faciles à convoquer : Vidéoprojecteurs, Drones, diffusion sonore

6/ Enfin d'autres technologies seraient intéressantes mais semblent être hors de portées - Oculus Rift (immersion 3D)

- Interaction gestuelle - capteurs.

- imprimantes 3D

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- Google glass (ndlr : programme de recherche et de développement lancé par Google pour la création d’une paire de lunette proposant de la réalité augmentée).

Toutefois, suivant les ressources mobilisées dans l'écosystème local, peut être que certaines technologies seront mobilisables (une entreprise locale peut gérer une imprimante 3D, ou un club numérique savoir faire de l'électronique de base avec des kits little bits).

Atelier sur le format de l’événement

par Clémence Pornon, membre de la communauté Muséomix et co-fondatrice de Cybèle

- Le nombre d'équipes semble dépendre du manque de place dans chaque lieu.

On envisage donc des sessions avec 2 ou 3 équipes maximum (entre 10 et 20 personnes maximum selon les lieux)

- Des journées entières semblent convenir, mais pas consécutives.

L'idéal pour les personnes ayant brainstormé semble être un format de plusieurs journées entières, légèrement espacées dans le temps.

Il est important de veiller à ne pas trop espacer ces journées pour ne pas perdre la dynamique/l'émulation.

- La question des jours de semaine / week-ends n'a pas été réglée car elle dépend véritablement des structures et des personnes qui gravitent autour.

m Bilan des ateliers

Pour l’atelier Ressources territoriales, animé par Céline Cadieu, trois types de ressources ont été mises en exergue : les ressources au niveau du monde des scolaires, les associations et entreprises locales ainsi que les acteurs du tourisme et du patrimoine (CDT, Fédération des musées de sociétés etc.).

Une piste de travail a été évoquée, qui semble adaptée aux besoins des musées locaux : une formule de récolement collaboratif. Une nouvelle forme de récolement, innovante et « festive » dans l’esprit des différents projets menés par Muséomix.

 Pour   l’atelier   concernant   les   Technologies,   un   premier   point   essentiel   a   été   mentionné  :   l’apport   nécessaire   d’Internet   et   du   Wifi   dans   les   structures   qui   en   sont   dépourvues  et  qui  seraient  intéressées  par  l’aventure.    

Suite  à  l’atelier,  trois  grands  groupes  ont  été  identifiés  par  les  participants  :  les  technologies   non  modernes  (audioguides,  lecteur  DVD),  les  technologies  inaccessibles  (imprimantes  3D,   lunettes   3D)   et   les   technologies   à   mobiliser   (le   web   et   ses   multiplies   possibilités,   les   smartphones,  tablettes  et  leurs  applications).    

    Pour l’atelier concernant le Format de l’événement, certaines problématiques ont pu ressortir, notamment des questions concernant la durée, le nombre maximum de personnes pouvant être accueillies au sein des structures.

Globalement, le nombre maximum de participants se situe entre 10 et 20, ceci correspond

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en effet à la capacité d’accueil réelle des musées locaux interrogés.

Concernant la durée idéale du format de l’événement, celle-ci se découperait en plusieurs journées non   consécutives   qui   ne   doivent   pas   être   trop   espacées   dans   le   temps   afin  que  le  travail  et  les  réflexions  engagés  restent  dynamiques  et  efficients.    

 

m Les musées locaux souhaitant donner suite au projet

-Musée des Mariners de Serrières [email protected]

-Musée de la Grande Chartreuse à Saint-Pierre-de-Chartreuse

[email protected]

-Musée du Charronnage au car de Vanosc [email protected]

-Association l’Araire à Yzeron [email protected]

-Musée des Minéraux de Villemoirieu [email protected]

Après l’intérêt exprimé par certaines structures, une réunion de bilan va être tenue en interne par les trois structures organisatrices. Un comité de pilotage devrait être constitué dans un second temps.

La journée s’est terminée à 17h30.

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