Bulletin n°5 du 9 mai 2018 HORTICULTURE / PEPINIERE
LEGENDE DES TABLEAUX
Ravageurs et maladies
Niveau d’incidence sur la culture
(colonne 1) Très faible à nulle Faible Moyenne Elevée
Intensité des attaques (colonnes 3 à 5) Pas d’attaque Faible Moyenne Elevée
Auxiliaires Stades observés Adulte : A Larve : L Nymphe : N Œuf : O
Intensité des observations Absence Présences ponctuelles Présences généralisées
Photos Isabelle VANDERNOOT Chambre d’Agriculture de Région IDF-Conseil Horticole IDF sauf mention spécifique
SITUATION GENERALE PEPINIERES
Observations basées sur 5 visites terrain conseiller, 12 retours en hors sol et 10 en pleine terre.
Climatologie : Après des températures froides pour la saison (proches de zéro certains matins) et un épisode pluvieux, retour d’une période très chaude et ensoleillé.
A surveiller notamment
Les conditions climatiques et le développement de la végétation deviennent plus favorables aux maladies et ravageurs.
Ravageurs : augmentation de la pression en pucerons, chenilles et psylles sur Elaeagnus.
Maladies : faible pression. Cloque sur les jeunes feuilles de pêcher et très fortes attaques d’oïdium perforant sur Prunus laurocerasus.
AUXILIAIRES
Auxiliaires
7/3 21/3 4/4 18/4 2/5 16/5 30/5 13/6 27/6 25/7 8/8 22/8 5/9 19/9 3/10 17/10 Commentaires BSV n°
Coccinelles
Présences d’adultes en pépinière pleine terre ainsi que sur conteneurs extérieurs et sous abris
Syrphes
Quelques adultes observés dans les cultures hors sol en extérieur et sous abris ainsi que des œufs isolés et des pupes
5
Chrysopes Acariens prédateurs Anthocorides Cantharides Cécidomyies prédatrices
Observation dans des colonies de pucerons
Parasitoïdes
Momies pucerons
Présence de Praon, de pucerons dorés (Aphidius) et de pucerons parasités par un champignon entomopathogène
Psylle Elaeagnus
Rechercher les larves de psylles parasitées : bien observer sous loupe si présence de déjections noires et/ou de trous d’émergence
2
Momie de puceron doré parasité et œuf de syrphe sur la même feuille de V tinus
Coccinelle adulte sur une colonie de pucerons sur Hibiscus
Les 1ères nichées de mésanges sont déjà bien développées ce qui signifie que les parents approvisionnent très régulièrement leurs petits en chenilles et autres insectes, nettoyant ainsi vos cultures !
Syrphes
Les syrphes appartiennent à l’ordre des diptères (mouches). Leur cycle biologique comporte 4 phases de développement : œuf / larve / nymphe / adulte. Chez certaines espèces, les adultes sont floricoles et les larves sont prédatrices de pucerons ou d’autres insectes (cochenilles, psylles…).
La femelle pond 500 à plus de 1000 œufs qu’elle dépose de façon isolée, souvent au milieu des colonies de pucerons. L’œuf – env. 1mm - est blanchâtre et allongé. Après une semaine d’incubation, la larve éclot et se nourrit immédiatement de pucerons.
Les larves, apodes - 8 à 15mm- sont plus ou moins allongées et rétrécies vers l’avant du corps. Elles peuvent être de couleur pâle presque translucide, jaunâtre, verdâtre ou brune. Elles peuvent consommer 250 à 400 pucerons au cours de leur développement qui dure 8 à 15 jours ; puis elles se transforment en pupes.
La pupe se présente le plus souvent sous la forme d’une gouttelette allongée, jaunâtre ou brunâtre, d’environ 1 cm de long. En été, l’adulte émerge de la pupe au bout d’une 15aine de jours.
Les adultes (8-15mm) présentent sur leur abdomen des bandes ou des taches jaunes sur fond noir, caractéristiques de chaque espèce (celles-ci peuvent porter à confusion avec les abeilles et les guêpes ; cependant le syrphe est plus petit et plus allongé que ces derniers). Les adultes sont caractérisés par leur aptitude à voler sur place : c’est un bon signe de reconnaissance pour distinguer des autres pollinisateurs rayés. Ils se nourrissent de pollen et de nectar. Les endroits frais, riches et variés en végétation (bois, étangs, bordures de fleurs et de graminées) favorisent leur installation. Le nombre de générations varie de 1 à 5/an selon les espèces. Les syrphes peuvent hiverner sous la forme de larves, de pupes ou d’adultes.
Œuf Larves Pupe Adultes
RAVAGEURS
ACARIENS
RAVAGEURS Risque Pleine terre Conteneurs extérieur Conteneurs sous abris N°
BSV Acariens
Acariens Choisya, Magnolia 1
Phytopte
/Erinose Pyrus Pyrus 5
Phytoptes et Erinoses
1ères présences détectées sur feuilles de poiriers en pleine terre et en conteneurs.
Description
Les phytoptes sont des micro acariens (environ 0,2mm) libres (se nourrissant de débris végétaux) ou cécidogènes (induisent chez les plantes la formation de galles). Au printemps, les phytoptes abandonnent leurs cachettes hivernales pour coloniser les jeunes feuilles. Par leurs piqûres, ils provoquent une hypertrophie des cellules épidermiques qui vont se boursoufler puis rougir.
Les phytoptes forment une galle où ils vont vivre en se nourrissant des tissus et se reproduire.
Symptômes /dégâts
Coloration blanche rosée des jeunes galles en face inférieure et/ou supérieure des feuilles.
Exemples d’érinoses sur Pyrus, Fagus, Tilia et Acer
CECIDOMYIES
RAVAGEURS Risqu
e Pleine terre Commentaire N°
BSV
Cécidomyies du Gleditsia
1ères observations de présence de cécidomyies sur jeunes folioles de Gleditsia en
cours de développement. 5
Cécidomyies sur Gleditsia (Daniseura gleditsiae) Description
L'adulte est une petite mouche (2-3 mm) bleue noire, aux ailes claires. Il émerge du sol au printemps à l'apparition des feuilles de févier. Les femelles pondent leurs œufs sur les jeunes folioles. Les larves blanches vont éclore 2-3 jours après la ponte et former des galles de protection au niveau des folioles. Elles deviendront jaune orangé (jusqu’à 6mm) en fin de développement. La nymphose a lieu à l’intérieur des feuilles. L’adulte apparaît peu après. Plusieurs générations se chevauchent sur l’été, chacune s’étalant sur 3 à 4 semaines. La dernière génération d’automne hiverne dans le sol, dans des cocons, puis se nymphose au printemps suivant.
Symptômes /dégâts
Les jeunes larves, en se nourrissant, empêchent les folioles de s'ouvrir et déforment le feuillage, surtout à l'extrémité des nouvelles pousses. Les folioles attaquées se gaufrent, en formant de petites galles en forme de gousse contenant les larves. Ces galles vont rougir, puis brunir. Quelquefois les feuilles vont tomber et les pousses se dessécher ; le développement des arbres est alors freiné.
Rameaux de Gleditsia attaqués piégeage adultes Larve
Conditions favorables au développement / période de présence
Les 1ères attaques sont observées dès le développement des 1ères feuilles au printemps. Tous les féviers sont sensibles (Gleditsia tricanthos inermis et ses cultivars) mais ce sont principalement les Gleditsia triacanthos ‘Sunbusrt’ qui sont attaqués. Un printemps chaud et sec limitera les attaques sur toute la saison.
Lutte biologique
Possibilité de suivre les 1ères émergences à partir du sol en disposant, dès début avril, quelques pièges jaunes englués parallèle au sol (10cm environ).
Capture par phéromone sexuelle spécifique avec l’installation de pièges dès le développement des feuilles de févier (piège delta). L’adulte de Cécidomyie est difficile à différencier sur les plaques engluées des autres moucherons présents en pépinières.
La pose de plaques engluées jaunes au printemps peut également limiter les attaques par piégeage de la 1ère génération des adultes.
COLEOPTERES PHYTOPHAGES
RAVAGEURS Risque Pleine terre Conteneurs extérieur Conteneurs sous abris N°
BSV
Altise - Méligèthes Populus Fuchsia, Gaurra
Charançon Greffes de pruniers et cerisiers 5
Chrysomèles Otiorhynque s
Larves Surveiller les jeunes plants :
présence détectée sur Cornus 1 adultes
Charançons et Coléoptères phytophages Description
Les présences de charançons et autres coléoptères phytophages, qui ne se déplacent que la nuit et sont abrités la journée sous les mottes, ne sont bien souvent observables que par les dégâts occasionnés. Aussi surveillez, tout particulièrement au printemps, les jeunes bourgeons et les greffes sur fruitiers et ornements : Prunus, Malus, Pyrus,...
Symptômes /dégâts
Feuilles mangées pour lesquelles il ne reste parfois que le pédoncule et des jeunes bourgeons consommés.
Charançons et dégâts sur jeunes pousses
CHENILLES PHYTOPHAGES
RAVAGEURS Risque Pleine terre Conteneurs extérieur Conteneurs sous abris N°
BSV
Chenilles Cerisier, Pommier fruitiers rosier
Hyponomeut
e Euonymus Euonymus japonicus, E. europeus Euonymus 4
Bombyx cul
brun Pyrus Crataegus 4
Pyrale du
Buis Les chenilles de Pyrale consomment les feuilles notamment au cœur des 3
buis. 1ères observations de nymphoses.
Processionna
ire du chêne 1ères observations sur des arbres déjà atteints l’an passé Procession-
naire du Pin Présence de nids sur Pinus nigra en pleine terre 1
Tordeuse de l'œillet
Choisya, Photinia, Salix Choisya
Les 1ers piégeages de papillons de tordeuses de l’œillet sous abris se 4 poursuivent. Présence importante de chenilles dans qq lots de Choisya et
moindre sur d’autres cultures comme Photinia, Salix.
Mineuse du Marronnier
Début de piégeage des mineuses du marronnier adultes
5
Mineuse du marronnier (Cameraria orhidella)
Les feuilles de marronnier sont en fin d’étalement et les captures d’adultes de mineuse commencent à augmenter sur piège à phéromone.
Description
Petit lépidoptère (3 à 5 mm), apparenté à la famille des mites, ailes brunes avec des rayures plus claires, antennes environ aussi longues que le corps et rayées.
Les œufs sont détectables à la surface supérieure des feuilles à proximité des nervures (taches brillante à la lumière - de petite aile) dès présence des adultes au printemps.
Symptômes /dégâts
Mines rondes ou allongées le long des nervures, plus claires et creuses à l’intérieur. On peut apercevoir les déjections (petites billes noires), voire la chenille, par transparence à l'intérieur de la mine.
Adulte Cameraria orhidella
Galeries de mines sur feuilles de marronnier
ne pas confondre mineuse (anneaux blancs) et Black Rot
(anneau rouge)
transformation de la larve en chrysalide (Arexhor
SM)
adultes piégés avec phéromone Conditions favorables au développement / période de présence
C'est cette 1ère génération d’adultes qui va entraîner les pics suivants et surtout les dessèchements prématurés de feuilles de marronnier en été. Espèces sensibles : Marronnier blanc Aesculus hippocastanum et cultivars (dont A. h. 'Baumanii'). Espèces peu sensibles à résistantes : Marronnier rouge (Aesculus x carnea et cultivars).
Prophylaxie
Eliminer ou broyer les feuilles au sol à l’automne, les pupes se conservant dedans.
Lutte biologique
Capture par phéromones sexuelles avec l’installation de pièges début avril à octobre. Ces pièges à phéromones vont permettre de limiter la reproduction sexuée et de prévenir les futures attaques.
INSECTES XYLOPHAGES
RAVAGEURS Risqu
e Suivi des vols Commentaire N°
BSV Cossus
Gâte Bois 1
Zeuzère Présence de larves observée sur Tilia cordata 5
Zeuzère du poirier (Zeuzera pyrina) Description
Adulte : papillon de 50 à 60 mm d'envergure chez la femelle et 35 à 40 mm chez le mâle. Les ailes sont blanches, décorées de taches bleuâtres. Le thorax blanc porte six taches bleues. Larve : chenille de 50 mm au corps jaune vif marqué de petits points noirs.
Symptômes /dégâts
Cette espèce attaque principalement les arbres à bois tendre comme le pommier, le poirier mais aussi le cerisier, le prunier. Les arbres attaqués, affaiblis, sont souvent la proie d'autres insectes xylophages.
Chenille mineuse et galeries dans le bois Adultes capturés par piège à phéromones Conditions favorables au développement / période de présence
Les papillons, nocturnes, ne vivent que quelques jours. Les femelles pondent leurs œufs surtout en juin dans les fissures de l'écorce ou dans les bourgeons, voire dans la terre. L'éclosion a lieu au bout de 3 semaines. Les chenilles pénètrent d'abord dans les partie vertes (feuilles, pétioles...) puis effectuent plusieurs migrations : vers le mois d'août, elles creusent des galeries ascendantes dans le bois. Ces galeries sont repérables à l'extérieur par des amas de couleur rouge formés de sciure et d'excréments. Au printemps suivant, la chenille poursuit le creusement de sa galerie au centre du rameau, affaiblissant fortement celui-ci. La nymphose a lieu vers mai-juin. Dans le nord de la France, le cycle peut s'étaler sur 2 ans, les chenilles hibernant un 2ème hiver dans le bois.
Prophylaxie
Avec un fil de fer remonter dans les galeries pour tuer les larves. Brûler les arbres atteints (arbres invendables du fait des très grosses galeries)
Lutte biologique
Capture par phéromones sexuelles avec l’installation de pièges de mi-mai à mi-aout. Ces pièges à phéromones vont permettre de limiter la reproduction sexuée et de prévenir les futures attaques.
PUCERONS
RAVAGEURS Risqu
e Pleine terre Conteneurs extérieur Conteneurs sous abris
N°
BSV
Pucerons Acer, Betula, Rosiers tiges Fruitiers, Arbutus, Hypericum,
Euonymus europeus
Arbutus, Choisya, Pittosporum, Spiraea, Photinia, Ribes, Euonymus,
Cistus, rosiers, V tinus, vivaces…
1
Pucerons cendrés Malus 5
Pucerons noirs du
cerisier cerisier 5
Pucerons laineux du hêtre
Pucerons lanigères Chermès du Pin et Chermès sur Picea
Pucerons des racines Sur adventices
Les colonies de pucerons sont en nette augmentation, les conditions climatiques leur étant particulièrement favorables. Ce ravageur est à surveiller afin de ne pas se laisser rapidement envahir, surtout sous abris.
A noter le développement important de pucerons noirs sur cerisier et les 1ères attaques de pucerons cendrés sur Malus.
Du puceron des racines a été observé en conteneurs mais sur les adventices.
Les auxiliaires augmentent également nettement avec de nombreux parasitoïdes (présence de Praons, de pucerons dorés parasités par Aphidius et de pucerons parasités par un champignon entomopathogène) et des entomophages (coccinelles, larves de syrphes, larves de cécidomyies).
Pucerons noirs du cerisier (Myzus cerasi) Pucerons cendré sur Malus
AUTRES RAVAGEURS
RAVAGEURS Risque Pleine terre Conteneurs extérieur Conteneurs sous abris N°
BSV
Cicadelle
Cicadelles Kerria Rosmarinus
Aphrophores / Crachat de coucou
Salix Lavandula
Nandina, , Lavandula, Perovskia, Ligustrum, Hypericum, Dianthus,
Gaura, vivaces, graminées 3
Cochenilles Quercus Quercus Euonymus, Punica, Nerium, V
tinus 2
Mollusques / Limaces et
escargots Fagus Vivaces Aster, Gaura, jeunes plants,
vivaces
Psylles Elaeagnus 2
Eucalyptus 5
Mineuse Punaise (lygus) Sauterelles
Tenthrèdes / Fausses chenilles Thrips
Lapins/Lièvres fruitiers
Campagnols X (inter rangs en trèfle) 1
Plathelminthes 1
Psylles de l’Eucalyptus
Des attaques de Psylles ont été observées sur Eucalyptus sous abris. Ils provoquent des taches liégeuses dues aux piqûres de l’épiderme des feuilles et un développement de fumagine.
P.S. : sur psylle de l’Eucalyptus, il existe un auxiliaire naturel présent dans le sud-ouest (endémique d’Australie).
MALADIES
MALADIES risque Pleine terre Conteneurs extérieur Conteneurs sous abris N°
BSV
Pousses - feuilles
Anthracnose
Ascochytose
Black Rot
Botrytis Pourriture grise 1
Botryotinia
Cercosporiose
Cloque Pêcher Pêcher 4
Cylindrocladium
Didymascella - Brunissure
Entomosporiose
Coryneum Maladies criblée
Maladie des taches rouges
Maladies des taches noires rosier rosier 4
Mildiou
Moniliose Prunus subhirtella
Oïdium Pyrus Spiraea, rosier, menthe,
heuchère
1
Oïdium perforant Prunus laurocerasus ‘Caucasica’
Prunus laurocerasus ‘Caucasica’
5
Rouilles Populus rosier
Septoriose
Tavelure
Système racinaire
Cylindrocarpon
Fusarium
Phytophthora Daphnée, Rhododendron
Bois - branches
Chalarose
Chancre
Bactéries Criblure bactérienne
Prunus laurocerasus
‘Caucasica’, ‘Otto luyken’, Etna
5
Feu bactérien
Criblure bactérienne et Oïdium perforant sur Laurier
Des attaques très importantes de criblure bactérienne sont observées sur nouvelles pousses sur quasiment tous les lots de Prunus laurocerasus ‘Caucasica’, ‘Otto luyken’, ...même sur des cultivars habituellement donnés comme résistants. On observe également quelques attaques d’oïdium perforant mais dans une moindre mesure. Ne pas confondue oïdium perforant et criblure bactérienne
Oïdium perforant sur Laurier Description
A la face inférieure des feuilles, on notera un feutrage blanc-rosé caractéristique. Cette maladie est très préjudiciable car elle entraine des déformations et crispations de feuilles, ainsi que des perforations (5-7mm) aux zones de plus fort développement du mycélium.
Symptômes /dégâts
Début d’attaque : feutrage blanc-rosé Nécroses et déformation suite à une forte attaque Conditions favorables au développement / période de présence
Conservation hivernale à l’intérieur des écailles des bourgeons (mycélium) et plus rarement sous forme d’organes de résistance (périthèces) sur les végétaux. De fortes attaques d’oïdium sont régulièrement observées sur la pousse active de laurier du Caucase en fin de saison. En cas de fortes attaques cette pousse est à éliminer.
Prophylaxie
Eviter les excès d’eau (asphyxie racinaire)
Limiter les apports d’azote qui fragilisent la plante Eliminer les pousses atteintes
Biocontrôle
• produits à base de soufre
Criblure bactérienne du laurier
Elle peut être due à Pseudomonas syringae ou à Coryneum beijerinckii Symptômes /dégâts
Pseudomonas syringae : Sur jeunes feuilles présence de taches vitreuses par transparence dont le centre va se nécroser, devenir brunâtre puis tomber. Les feuilles vont alors se perforer. Trous apparents sur les feuilles lignifiées au centre ou au bord des feuilles. Pas de déformation de feuilles.
Coryneum beijerinckii : apparition de déformations de feuilles, de taches brunâtres sur les rameaux puis de pétioles lésés. Enroulement de la nervure principale. Par fortes attaques, présence de chancres sur les tiges qui perturbent tous les organes au-dessus du chancre.
Conditions favorables au développement / période de présence
Cette criblure est due à une bactérie qui pénètre dans les jeunes tissus de la plante ou à l’occasion d’une blessure (forte pluie ou grêle)
Prophylaxie
Choisir les clones résistants afin de limiter au maximum les attaques.
Ne pas trop serrer les végétaux
Substrat pH 7 environ + eau d’irrigation pH > 6.5 Limiter les apports d’azote qui fragilisent la plante
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Action pilotée par le Ministère chargé de l'agriculture, avec l’appui financier de l’Agence française pour la biodiversité, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
• Observations : Chambre d'Agriculture de Région Ile de France, les horticulteurs et les pépiniéristes du réseau épidémio-surveillance d'Ile de France.
• Rédaction : Chambre d'Agriculture de Région Ile de France : Isabelle CADIOU pour l'horticulture et Isabelle VANDERNOOT pour la pépinière.
Comité de relecture: DRIAAF – SRAL, FREDON Ile de France
• Pour recevoir le Bulletin de Santé du Végétal par courrier électronique, vous pouvez en faire la demande par courrier électronique à l'adresse suivante [email protected] en précisant le(s) bulletin(s) que vous désirez recevoir: grandes cultures – pomme de terre – légumes industriels, arboriculture, maraîchage, pépinière – horticulture, zones non agricoles.