REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)
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DEPARTEMENT DE GENIE DE L’ENVIRONNEMENT
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OPTION : Aménagement et Protection de l’Environnement
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RAPPORT DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LA LICENCE PROFESSIONNELLE
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THEME
Présenté et soutenu par : Jocelyne Macha AHOTIN
Sous la supervision de : Maitre de stage
Prof. Léonce Firmin DOVONON M. Claude AKAKPO Maitre de Conférences des Universités / CAMES
Enseignant chercheur à l’EPAC
11ème Promotion
Année académique : 2017-2018
PROBLEMATIQUE DES POSTES D’EAU AUTONOMES PRIVES DANS LA COMMUNE
D’ABOMEY-CALAVI : CAS DE L’ARRONDISSEMENT DE GODOMEY
Président du jury Dr. ADJAHOUSSOU B. Sêdami
Membres du jury Prof DOVONON Léonce F.
MSC DJOSSOU Lazare
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page i
DEDICACE
Je dédie ce travail à mes chers parents.
AHOTIN Raphaël et DJOTCHOU Rosine
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page ii
REMERCIEMENTS
Mes remerciements vont à l’endroit de :
L’éternel Dieu Tout Puissant qui ne cesse de me protéger, de me guider et de me combler de toutes ses grâces ;
Professeur Léonce Firmin DOVONON, Maître de Conférences des Universités / CAMES et Enseignant chercheur à l’EPAC qui malgré ses multiples occupations, a accepté superviser ce travail de recherche. Je vous suis très reconnaissante pour avoir dirigé la présente étude avec toute la rigueur qu’elle mérite. L’intérêt particulier accordé à ce travail et les soutiens matériel et moral que vous m’avez toujours apportés restent pour moi un souvenir inoubliable ;
Monsieur M. Claude AKAKPO, mon maître de stage en service à la DDEEM-ATL ; qui malgré ses multiples occupations, a accepté superviser ce travail de recherche. Je vous suis très reconnaissante pour avoir dirigé la présente étude avec toute la rigueur qu’elle mérite ;
Professeur ADJAKPA Jacques, chef de département de Génie de l’Environnement pour son soutien et ses conseils ;
Tous les enseignants de l’EPAC en particulier ceux du département Génie de l’Environnement ;
Mon père AHOTIN Raphaël, pour tous les sacrifices consentis pour moi depuis mes études primaires jusqu’aux études universitaires. Que l’Eternel lui accorde longue vie afin qu’il puisse jouir des fruits de vos efforts ;
Ma mère, DJOTCHOU Rosine, pour les conseils et son soutien. Ce travail n’est que le témoignage de ma reconnaissance, de tous les efforts que tu as fournissez pour m’assurer un avenir meilleur. Longue vie à vous afin que vous puissiez jouir des fruits de vos efforts ;
Tout le personnel de la DDEEM-ATL pour leurs contributions ;
Mes frères, sœurs et amis, en particulier HOUESSOU Flora, HOUESSOU Boris, AHOTIN Romaric, AHOTIN Jean- Claude, LOKO Duperier, AMOUSSOU Yacine, pour leur soutien et amour ;
Mes camarades de la 11èmepromotion du Génie de l’Environnement et camarades stagiaires de la DDEEM-ATL.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page iii
LISTE DES SIGLES
°C : Degré Celsius
AEP : Approvisionnement en Eau Potable AEV : Adduction d’Eau Villageoise CA : Chef d’Arrondissement
CAMES : Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur
DDEEM-ATL : Direction Départementale de l’Energie de l’Eau et des Mines de l’Atlantique DGEau : Direction Générale de l’Eau
E. coli : Escherichia coli
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi OMS : Organisation Mondiale de la Santé ONU : Organisation des Nations Unies
% : Pourcentage
PEA : Poste d’Eau Autonome
PEAP : Poste d’Eau Autonome Privé Mg / L : Milligramme par Litre
SONEB : Société Nationale des Eaux du Benin PDC : Plan de Développement Communal µS /cm : Microsiémens par centimètre
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page iv
LISTE DES FIGURES
Figure 1:Situation géographique de la commune d’Abomey-Calavi……….…….16
Figure 2:Proportion de l’usage des sources d’eau d’approvisionnement……… …….…...31
Figure 3 :Difficultés signalées par les ménages en matière d'AEP ……….…...32
Figure 4 :Produit utilisé pour traiter l'eau………...32
Figure 5: Pourcentage des ménages sans ou avec traitement d’eau……….33
Figure 6: Pourcentage de la durée de stockage des eaux de consommation………34
Figure7 : Variation de la concentration en potentiel d’hydrogène au niveau des différents PEAP………...34
Figure 8 : Valeurs de la conductivité des différents PEAP………..35
Figure 9 : Taux de chlorure des eaux prélevées aux niveaux des PEAP……….…35
Figure 10 : Variation en concentration de dureté des eaux prélevées aux niveaux des PEAP……….…36
Figure 11 : Concentration en ion nitrite des échantillons d’eau……….……..36
Figure 12 : Concentration en ion nitrate au niveau des échantillons………...37
Figure 13 : Concentration en ion fluorures……….……….37
Figure 14: Concentration en ion sulfates……….…38
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page v
LISTE DES PHOTOS
Photo 1 : Poste d’eau autonome privé………7 Photo2 : PEA dans le marché de Cococodji………..…….7 Photo 3 : Analyse des échantillons pour le cas du Mg2+ ………...e Photo 4 : Quelques réactifs………...……….…e Photo 5 : Bouteille d'eau distillée……….……….…….……….…..e Photo 6 : L’autoclave………..…e Photo 7 : La plaque chauffante………...f Photo 8 : Quelque verrerie du laboratoire………...f Photo 9 : Boites de pétris……….….…..f Photo 10 : Le conductivimètre……….……..f Photo 11 : Le pH- mètre……….…....f Photo 12 : Spectrophotomètre ………...f Photo13: Récipient de stockage………..………..….g Photo14 : Hypochlorite de sodium………..……….….g
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page vi
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Disponibilité en eau potable de la population………...……15 Tableau 2 : Technique de détermination des paramètres microbiologiques des eaux échantillonnées……….29 Tableau 3 : Résultat d’analyse bactériologique………...………39
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page vii
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ... i
REMERCIEMENTS ... ii
LISTE DES SIGLES ... iii
LISTE DES FIGURES ... iv
LISTE DES PHOTOS ... v
LISTE DES TABLEAUX ... vi
TABLE DES MATIERES ... vii
RESUME ... ix
ABSTRACT ... x
INTRODUCTION ... 1
CHAPITREI : PROBLEMATIQUE, OBJECTIFS ET HYPOTHESES DE RECHERCHE ... 3
1.1. PROBLEMATIQUE ... 4
1.2. OBJECTIFS DE RECHERCHE ... 5
1.2.1. Objectif général ... 5
1.2.2. Objectifs spécifiques ... 5
1.3. HYPOTHESES DE RECHERCHE ... 5
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page viii CHAPITRE II: DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS ET REVUE DE
LITTERATURE ... 6
2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS ... 7
2.2. REVUE DE LITTERATURE ... 12
CHAPITRE III : PRESENTATION DU CADRE D’ETUDE ET DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ... 14
3.1. CADRE D’ETUDE ... 15
3.1.1. Situation géographique ... 15
3.1.2. Relief ... 17
3.1.3. Climat ... 17
3.1.4. Réseau hydrographique ... 17
3.1.5. Sol et Végétation ... 17
3.1.6. Mode d’approvisionnement ... 17
3.2. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ... 18
3.2.1. Situation géographie de la structure d’accueil... 18
3.2.2. Organisation de la structure d’accueil ... 18
CHAPITRE IV : MATERIELS ET METHODES ... 22
4.1. MATERIELS ... 23
4.1.1. Matériel technique du terrain ... 23
4.1.2. Matériel du laboratoire ... 23
4.2. METHODES DE RECHERCHE ... 24
4.2.1. Recherche documentaire ... 24
4.2.2. Méthodes d’enquête ... 24
4.2.3. Echantillonnage ... 24
4.2.4 Technique de prélèvement des échantillons d’eau ... 24
4.2.5. Analyse des échantillons d’eau ... 25
4.2.5.1. Analyse physico-chimique ... 25
4.2.5.2. Analyse bactériologique ... 27
4.2.5.3. Technique de traitement et d’analyse des données ... 29
CHAPITRE V : RESULTATS ET DISCUSSION ... 30
5.1 RESULTATS ... 31
5.1.1. Résultats des enquêtes ... 31
5.1.2. Résultats des paramètres physico-chimiques ... 34
5.1.3. Résultats des analyses bactériologiques ... 39
5.2. DISCUSSIONS ... 40
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page ix CONCLUSION ET SUGGESTIONS ... 43 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ... 45 ANNEXES ... a
RESUME
L’eau est un aliment essentiel et indispensable à la survie de tout être vivant de par son caractère vital et rafraichissant. Au Benin en général et à Abomey-Calavi en particulier, des systèmes d’alimentation en eau (Postes d’Eau Autonomes Privés, forage, Adduction d’Eau Villageoise, SONEB, puits, pluie) sont mises à la disposition des populations pour satisfaire leurs besoins en eau. Soucieux de la qualité et des aspects sociaux-économiques de ces sources d’alimentation en eau, la présente étude s’est intéressée à évaluer les facteurs qui encouragent la population de Godomey à l’utilisation des Postes d’Eau Autonome Privés (PEAP) et à analyser les risques sanitaires et socio-économiques liés à la consommation de l’eau provenant des postes d’eau autonomes privés dans la Commune d’Abomey-Calavi. Au terme de cette étude, les résultats de l’analyse physico-chimique montrent que la majorité des eaux analysées ont une forte présence de chlorure (1224,75mg /L) et un taux de minéralisation (conductivité) élevé (4040µs/cm). Quant aux résultats des analyses microbiologiques, un taux élevé de la flore microbienne a été observé, ceci ne respecte pas la norme des eaux de consommation en République du Benin. On en conclut que ces eaux sont polluées par la présence des matières organiques et un réel problème d’hygiène de l’eau. Entre autres, des facteurs socio-économiques comme le coût trop élevé du réseau de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) ; les problèmes de faible pression d’eau ; la non accessibilité au
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page x réseau SONEB, influent positivement sur la croissance de la réalisation des PEAP dans la commune d’Abomey-Calavi ce qui expose donc la population à des risques sanitaires.
Mots clés : Godomey; Hygiène ; Matière organique ; Poste d’eau ; Pollution
ABSTRACT
Water is an essential food and essential to the survival of every living being because of its vital and refreshing nature. In Benin in general and in Abomey-Calavi specially, water supply systems (private standpipe, SONEB, well, rain) are available to the population to meet their various needs. Concerned with the quality and the social-economic aspects of these sources of water supply, the present study was interested on asses-sing the factors that encourage the population from Godomeyto use private standpipes and analyze the health and socio-economic risks associated with water consumption at self-contained water stations in the municipality of Abomey-Calavi. At the end of this study, the physicochemical results show that the majority of the waters analyzed have a high presence of chloride (1224.75mg / L) and a high degree of mineralization (conductivity) (4040μs/cm). As for the microbiological results, a total microbial flora rate does not comply with the drinking water standard in the Republic of Benin. He therefore lets us conclude that these waters are polluted by the presence of organic matter and a real problem of hygiene of the water. Among other things, social-economic factors as well as the high cost of the SONEB network; water pressure problems; the lack of accessibility of the SONEB network, have a positive influence on the exponential growth of the realization of PEAP in the commune of Abomey-Calavi, which therefore exposes a large population to health risks.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page xi Keywords: Godomey; Hygiene ; Pollution ; Organic material ; Standpipe;
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 1
INTRODUCTION
L’eau, l’élément important de la vie est une ressource que nous devons intégralement protéger pour le bien de tous. Elle est un bien vital car elle est la boisson la plus consommée mais peut être aussi source de maladies. Environ 70% de la terre est occupée par l’eau dont près de 3% seulement est de l’eau douce (ODOULAMI, 2009). A cause de son lien étroit avec la santé, elle est devenue l’aliment le plus contrôlé dans le monde. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque personne a besoin de 20 à 50 litres d’eau par jour pour satisfaire ses besoins. De même un individu a besoin d’au moins 30 litres d’eau par jour (OSSOUNLANAN, 2016).D’après le Rapport sur la surveillance de la qualité de l’eau de consommation ; 2013 ; de la Direction Nationale de la Santé Publique du Ministère de la santé publique du Bénin , le taux de desserte nationale actuelle en zone rurale était de 68,1% alors que les ambitions portées dans les stratégies de réduction de la pauvreté pour 2015 étaient de 69% pour le milieu rural et 75% pour le milieu urbain.
Au Bénin, environ 80% de la population vit dans des zones, où les commodités de la vie moderne incluant un réseau d’adduction en eau potable ne sont pas disponibles. Les populations de ces zones utilisent les eaux de surfaces (rivières, plans d’eau, fleuves) pour satisfaire bon nombre de leurs besoins. C’est conscient de cette réalité que le Bénin a mis à la disposition des populations les ouvrages complexes et les ouvrages simples à travers la SONEB en milieu urbain et la Direction Générale de l’Eau (DGEau) qui s’occupe de la réalisation des ouvrages d’eau dans tous les milieux ruraux afin de couvrir toute l’étendue du territoire national en production et distribution d’eau potable. Mais force est de constater que les différents objectifs de ces structures ne sont pas toujours atteints pour maintes raisons (BONI, 2017).
Face à cette situation, les populations de Godomey utilisent comme eau de consommation outre l’eau de la SONEB, l’eau des forages et des Postes d’Eau Autonomes Privés (PEAP), alors que l’eau de ces derniers ouvrages n’est pas toujours potable. C’est dans ce cadre que cette étude dont le thème est intitulé « Problématique des Postes d’Eau Autonomes Privés dans la Commune d’Abomey-Calavi : cas de l’Arrondissement de Godomey », se consacre à l’analyse de la qualité des sources d’eau consommée dans l’arrondissement de Godomey.
Ce rapport est structuré en cinq chapitres.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 2
Dans le Chapitre1, il est question de la problématique, des objectifs et hypothèses de recherche ;
Dans le Chapitre 2, il s’agit de la définition de quelques concepts et de la revue de littérature ;
Le Chapitre 3 présente et le cadre d’étude et la structure d’accueil ;
Le quatrième se consacre aux matériels et méthodologie du travail effectué et ;
Enfin le dernier Chapitre présente les résultats, discussion, conclusion et suggestions.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 3 CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE, OBJECTIFS ET HYPOTHESES DE
RECHERCHE
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 4 1.1. PROBLEMATIQUE
L’eau, un élément essentiel à la vie constitue à ce titre la clé du développement durable. En outre, les ressources en eau se raréfient et leurs traitements deviennent de plus en plus difficiles et couteux.
Au Benin, l’objectif fixé lors de la décennie (1990-2000) était de fournir de l’eau potable à 80% de la population : soixante (60) litres d’eau par jour à chaque habitant en milieux urbains et dix (10) à vingt (20) litres d’eau par jour à chaque habitant en milieux ruraux (AMEGEE,1992). Mais, à la fin de cette décennie l’objectif n’était pas atteint. Les maladies hydriques font de nombreuses victimes au sein de la population qui continue de consommer les eaux de qualité douteuse. De même d'après le rapport de la (DGEau, 2008), le Benin dispose d’importantes ressources en eau dont la bonne gestion pourrait lui permettre de satisfaire ses besoins en eau pour le développement au cours des prochaines décennies. Mais l’eau devient, avec l’accroissement de la population, une ressource de plus en plus convoitée (AGOSSADOU, 2015).
Aujourd’hui, l’eau que nous consommons est polluée par différentes activités anthropiques ; bien que les bactéries constituent une composante naturelle de l’eau potable, certains germes sont pathogènes. En effet, dans la conception de tous les projets de gestion de l’eau potable, l’aspect de la qualité de cette ressource vitale est de plus en plus pris en compte.
A Godomey, dans la Commune d’Abomey-Calavi, toutes les maisons ne sont pas abonnés à la Société Nationale des Eaux du Benin (SONEB) à cause de nombreux problèmes tel que la viabilisations des domaines ; ce qui amène une partie de la population à consommer les eaux des Postes d’Eau Autonomes. Du fait que ces eaux paraissent incolores et inodores, les habitants en font usage sans se préoccuper de la qualité de ces dernières. La présente étude permettra donc de déterminer les causes qui encouragent la population à l’installation des postes d’eau privés, déterminer la qualité de l’eau provenant des PEAP afin de proposer des mesures correctives et de contribuer à la réduction du taux de mortalité due aux maladies d’origine hydrique.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 5 1.2. OBJECTIFS DE RECHERCHE
1.2.1. Objectif général
L’objectif général de cette recherche est d’évaluer les facteurs qui encouragent la population à l’utilisation des Postes d’Eau Autonomes Privés ; sources de risques sanitaires et socio-économiques.
1.2.2. Objectifs spécifiques De façon spécifique, il s’agit de :
Faire l’état des lieux des systèmes d’approvisionnement en eau potable ;
Analyser les principaux facteurs qui déterminent l’offre et la demande du système d’alimentation des PEAP dans l’Arrondissement de Godomey;
Évaluer les principaux risques sanitaires et socio-économiques liés à la consommation de l’eau en vue de l’amélioration de sa qualité.
1.3. HYPOTHESES DE RECHERCHE
Pour atteindre les objectifs, les hypothèses suivantes sont formulées :
Les PEAP sont les plus utilisés parmi les systèmes d’approvisionnement en eau potable existant dans l’Arrondissement
Les facteurs qui encouragent la population à l’utilisation des PEAP influencent la demande en eau potable.
La qualité des eaux des PEAP consommées ne convient pas aux normes des eaux potables en vigueur dans le monde.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 6 CHAPITRE II : DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS ET REVUE DE
LITTERATURE
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 7 2.1. DEFINITIONS DE QUELQUES CONCEPTS
Poste d’eau autonome (PEA)
Un Poste d’Eau Autonome (PEA) par définition, est un ensemble d’équipements électrique, électromécanique et hydraulique destiné à pomper, stocker et distribuer en un point unique l’eau. Son dispositif est presque identique à celui de l’AEV. Dans certaines localités du Bénin, il existe des postes d’eau autonomes appartenant à des particuliers. Ce sont des PEA privés à partir desquels l’eau est vendue aux populations (ZANNOU, 2008).Le poste d’eau autonome est constitué d’un forage ou d’un puits équipé d’un système de pompage motorisé relié à un réservoir de stockage. L’eau est distribuée directement au pied du réservoir par une rampe comportant des robinets. L’eau doit ensuite être transportée sur les lieux de consommation par les usagers. Les postes d’eau autonomes sont parfaitement justifiées rentable dans des zones d’habitats très denses : au minimum 1000 personnes en habitats groupés. Lorsque les populations sont plus faibles, le coût du pompage est difficilement supporté par le prix de l’eau (Intermédiation sociale spécifique aux adductions d’eau villageoises, version 3, 2008).
Photo 1: PEPA d’une maison à Godomey Photo2: PEAP dans le marché de Cococodji Source : AHOTIN M. Jocelyne, Septembre 2018
Forage
C’est un petit trou de diamètre allant de 10 à 30 cm en général, percé par une foreuse et pouvant atteindre une profondeur très importante de l’ordre des 300 mètres. La réalisation d’un forage nécessite un coût financier relativement faible associé à une grande rapidité d’exécution (da Silveira, 2010). C’est la solution retenue lorsque la population à desservir atteint 250 habitants. Un point d’eau moderne supplémentaire est à prévoir pour chaque
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 8 tranche de population de 250 habitants supplémentaires. Un puits ouvert non équipé de pompe est soumis à toutes sortes de pollutions et n’est pas considéré comme délivrant de l’eau potable (Intermédiation sociale spécifique aux adductions d’eau villageoises, version 3, 2008).
Eau potable
C’est une eau dont la consommation ne présente pas de dangers pour la santé humaine à court, moyen et long termes. Elle doit être conforme aux normes de potabilité adoptées par le Bénin et dont les fondements sont : les Directives pour la qualité de l’eau potable de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).L’eau potable se définit comme une eau devant satisfaire à un certain nombre de caractéristiques la rendant propre à la consommation humaine. Ces caractéristiques sont :
la qualité organoleptique (couleur, turbidité, odeur, saveur) ;
les paramètres physico-chimiques (température, pH, chlorures, sulfates, etc.)
les substances indésirables (nitrates, nitrites, pesticides, etc.) ;
les substances toxiques (arsenic, cadmium, plomb, hydrocarbures, etc.) ;
les paramètres microbiologiques (l'eau ne doit pas contenir d'organismes pathogènes).
Toutefois, le fait qu’une eau soit potable ne signifie pas qu’elle soit exempte de substances toxiques. Elle peut contenir des substances toxiques à des doses qui ne peuvent pas causer de maladies même à long terme.
Environnement
« L’ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que des facteurs économiques, sociaux et culturels qui influent sur les êtres vivants et que ceux-ci peuvent modifier » selon l’article 2 de la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin (1999).
Pollution
« La pollution est toute contamination ou modification directe ou indirecte de l’environnement, provoquée par tout acte susceptible d’affecter défavorablement une utilisation du milieu profitable à l’homme ; provoquer une situation préjudiciable à la sécurité, le bien-être de l’homme, de la flore et de la faune, ou à la sécurité des biens collectifs et individuels » selon l’article 2 de la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin (1999).
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 9
Assainissement
Selon l’OMS, on entend par « assainissement : la mise à disposition d’installation et de service permettant d’éliminer sans risque l’urine et les matières fécales. L’absence de système d’assainissement est une cause importante de morbidité dans l’ensemble du monde. Il est prouvé que l’assainissement à des effets positifs important sur la santé au niveau des ménages et des communautés. L’assainissement désigne aussi le maintien de bonnes conditions d’hygiène, grâce à des sources comme l’enlèvement des ordures et l’évacuation des eaux usées ». Selon le rapport de la première réunion tenue en 1950 du comité des experts de l’environnement, l’assainissement implique le contrôle de l’approvisionnement public en eau, de l’évacuation des excréta et des eaux usées, de l’élimination des déchets et des vecteurs de maladies, des conditions de logement, des aliments et leurs manipulations, des conditions atmosphériques et des conditions de sécurité sur le lieu de travail (FRANCEYS, PICKFORD, REED, OMS, 1995).
Accès à l’eau potable
L'accès à l'eau potable est un indicateur représentant la part de la population disposant d'un accès raisonnable à une quantité adéquate d'eau potable. Selon l'OMS, la quantité adéquate d'eau potable représente au minimum 20 litres d'eau par habitant et par jour tandis qu'on entend généralement par « accès raisonnable », une eau potable disponible à moins de quinze minutes de marche.
L'accès à l'eau potable peut techniquement être séparé en plusieurs phases qui seront parcourues par une goutte d'eau de la ressource d'eau au consommateur, puis au renvoi de cette eau consommée (l'eau usée) dans l'environnement. À cela se rajoutent de plus en plus souvent des phases "sociales" visant une utilisation rationnelle, l'éducation à l'hygiène et l'exploitation durable des moyens d'accès et éventuellement de la ressource.
Ces phases techniques pourraient être définies comme les suivantes :
la protection et l'exploitation de la ressource (eau météorique, eau de surface ou eau souterraine)
l'éventuel relevage hydraulique de cette eau vers un point haut,
l'éventuel traitement en vue de rendre l'eau conforme à des normes de potabilité,
l'éventuelle mise en réserve de l'eau, par exemple dans un château d'eau,
l'éventuelle conduite du point haut jusqu'au consommateur,
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 10
et enfin une réflexion sur le rejet de l'eau consommée, qui ne devrait en aucune manière contaminer l'environnement.
Selon le contexte géographique et social, l'approche du problème de l'accès à l'eau potable varie beaucoup. Dans un cas idéal l'eau est disponible facilement, sûrement, et est d'excellente qualité, c'est en gros le cas des réseaux modernes. Cependant dans de nombreux cas partout dans le monde l'eau peut n'être disponible qu'en quantité réduite, temporairement durant la saison humide, elle est de mauvaise qualité, et se trouve à plusieurs heures du lieu de résidence du consommateur. Le problème inverse constitue à dire que là où l'eau n'est pas accessible, l'homme ne peut s'installer ou survivre.
Depuis le 28 juillet 2010, l'accès à l'eau potable est reconnu comme un droit fondamental par l'ONU. L'ONU a reconnu que l'accès à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme et demande l'aide technologique et financière des États membres.
Eau polluée
On appelle pollution de l’eau toute modification, chimique, physique ou biologique de la qualité de l’eau qui a un effet nocif sur les êtres vivants la consommant. Quand les êtres humains consomment de l’eau polluée, il y a en général des conséquences sérieuses pour santé. Selon la (LOI N° 2010 du 24 Novembre2010 portant gestion de l’eau en République du Bénin), l’eau polluée est « Eau ayant subi, du fait des activités humaines directes ou indirectes sous l’action d’un processus soit biologique ou géologique, une dégradation de son état et qui a pour conséquence de la rendre impropre à l’utilisation à laquelle elle est destinée.
Qualité de l’eau
Ensemble des propriétés physiques, chimiques, biologiques et organoleptiques qui rendent l’eau apte à l’utilisation à laquelle elle est destinée ( LOI N°2010 DU 24 Novembre 2010 portant gestion de l’eau en République du Bénin)
Hygiène
Selon le dictionnaire Larousse, l’hygiène du grec hugieinon signifie santé. Elle est l’ensemble des principes, des pratiques individuelles ou collectives visant à la conservation de la santé, au fonctionnement normal de l’organisme. Elle est un ensemble de principes qui visent à maintenir l’homme en bonne santé, a d’abord inclure l’idée d’une prévention des maladies infectieuses ou transmissibles (Encyclopédie Larousse, 2010).
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 11
Coliformes
Les coliformes sont des micro-organismes que nous retrouvons partout dans notre environnement, dans notre corps, de même que dans celui de tous les êtres vivants.
L'ensemble de ces coliformes est appelé coliformes totaux. Certains groupes de coliformes se retrouvent dans les excréments des animaux à sang chaud; ce sont les coliformes fécaux (Projet J’Adopte un cours d’eau, CVRB, 2005).
Coliformes totaux
Les coliformes totaux sont des entérobactéries qui incluent des espèces bactériennes qui vivent dans l’intestin des animaux homéothermes, mais aussi dans l’environnement en général (sol, végétation et eau). Ce groupe bactérien est utilisé comme indicateur de la qualité microbienne de l’eau parce qu’il contient des bactéries d’origine fécale, comme Escherichia coli (CEAEQ, 2009). Il regroupe plusieurs espèces bactériennes de la famille des entérobactéries qui sont des aérobies facultatives, Gram négatif non sporulées en formes de bâtonnet qui fermentent le lactose en produisant du gaz et de l’acide dans les 48h à 35°C.
(AGOSSADOU, 2015).
Coliformes fécaux
Les coliformes fécaux ou coliformes thermo tolérants, sont un sous-groupe des coliformes totaux capable de fermenter le lactose à une température de 44°C. L’espèce la plus fréquemment associée à ce groupe bactérien est Escherichia coli et, dans une moindre mesure, certaines espèces des genres Citrobacter, Enterobacter et Klebsiella (Edmund et al, 1999 ; Santé Canada, 1991 ; Edberg et al, 2000).
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 12
2.2. REVUE DE LITTERATURE
L’eau a toujours été au centre de la plupart des activités humaines, qu’elles soient économiques, sociales ou culturelles. L’eau douce demeure encore jusque-là la principale eau utilisée pour les divers besoins. Mais cette ressource en eau diminue constamment du fait d’un certain nombre de facteurs. Ainsi, plusieurs travaux scientifiques, fruits de longues recherches ont été réalisés sur la problématique de la gestion des ressources en eau, de la croissance continue de la demande et les facteurs qui affectent sa disponibilité. Cette partie consiste à rendre compte de quelques ouvrages sélectionnés parmi tant d’autres.
OSSOUNLANAN (2017), dans son mémoire intitulé « Etude de la qualité des eaux des forages et des AEV consommées dans la Commune de Savè : cas des arrondissements de BONI, KABOUA, SAKIN et OFFE » a montré qu’il existe des germes nuisibles à la santé dans les eaux des forages et AEV consommées dans les différentes localités de la Commune de Savè et que la présence de ces coliformes totaux indique une pollution strictement d’origine fécale ou due à d’autres germes présents dans l’environnement.
AGOSSADOU (2015), dans son rapport intitulé « Etude de la qualité de l’eau de puits consommée dans la Commune de Zogbodomey : cas des villages de Kpota et Dadomè » après avoir démontré que les valeurs des paramètres physico- chimiques dépassent celles recommandées par l’OMS a conclu que cela pourrait s’expliquer par la présence des déchets ménagers autour de ces puits et de la présence d’usines dans la Commune ; la présence des bactéries fécales dans les eaux de puits peut s’expliquer par le manque d’hygiène autour des puits et aussi par le fait que les puits ne soient pas couverts.
SALIFOU N. (2013), dans son rapport intitulé « Caractérisation physico-chimique et bactériologique des eaux souterraines et problématique d’alimentation en eau potable dans la commune de Savè » a montré que la réduction de la contamination de l’eau potable par les bactéries d’origine fécale est possible grâce au rapprochement des points d’eau des ménages.
ODOULAMI (2009), dans sa thèse de Doctorat, intitulé « La problématique de l’eau potable et la santé humaine dans la ville de Cotonou », a montré que Cotonou est confronté à une inégale répartition des réseaux de distribution d’eau potable dans les quartiers ce qui engendre les difficultés d’approvisionnement en eau potable dans la ville. De plus, la situation sociale et économique des ménages de Cotonou les amène à utiliser alternativement plusieurs types
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 13 d’eau dont la plupart sont pollués par les déchets solides et liquides ; la consommation des eaux non traitées est à l’origine des maladies hydriques dans la ville.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 14 CHAPITRE III : PRESENTATION DU CADRE D’ETUDE ET DE LA STRUCTURE
D’ACCUEIL
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 15 3.1. CADRE D’ETUDE
3.1.1. Situation géographique
La Commune d’Abomey Calavi, située dans la partie sud de la République du Bénin et du Département de l’Atlantique, est limitée au nord par la Commune de Zè, au sud par l’Océan Atlantique, à l’est par les Communes de Sô-Ava et de Cotonou, et à l’ouest par les Communes de Tori-Bossito et de Ouidah. C’est la Commune la plus vaste du Département de l’Atlantique dont elle occupe plus de 20%. Elle s’étend sur une superficie de 3223 Km2 représentant 0,48% de la superficie nationale du Bénin. Abomey -Calavi fut historiquement un démembrement du royaume d’Abomey. Il a été créé par ce dernier afin d’être plus proche du comptoir de Cotonou pour les transactions commerciales. La Commune d’Abomey Calavi compte soixante-dix (70) villages et quartiers de ville dirigés par des chefs de villages ou de quartiers de ville et répartis dans neuf (09) arrondissements que sont : Calavi Centre, Godomey, Akassato, Zinvié, Ouèdo, Togba, Hêvié, Kpanroun et Golo-Djigbé. Chacun des arrondissements est dirigé par un Chef d’Arrondissement (CA) élu. Le Conseil Communal actuel a été installé en 2015 et compte 25 conseillers et au sein duquel ont été élus le Maire et ses deux Adjoints (PDC de la Commune d’Abomey-Calavi).
Le rapport du RGPH4 de l’année 2013 nous renseigne sur les données sociodémographiques et communautaires de l’Arrondissement de Godomey suivant le tableau ci-après.
Tableau 1 : Disponibilité en eau potable de la population
Arrondissement de Godomey Population Disponibilité en eau potable
Cococodji 33945 Oui
Cocotomey 33086 Oui
Dekoungbé 17870 Oui
Godomey N’GBEHO 21154 Oui
Houalakomey 9388 Oui
Salamey 34757 Oui
Togbin 17666 Oui
Godomey Togoudo 77510 Non
Ylomahounto 9884 Oui
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 16
Total 253262 Bon
Figure 1 : Situation géographique de la Commune d’Abomey-Calavi
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 17 3.1.2. Relief
La Commune d’Abomey Calavi a un relief peu accidenté. Les principaux traits caractéristiques sont : une bande sablonneuse avec des cordons littoraux, un plateau de terre de barre et des dépressions.
3.1.3. Climat
Le climat est de type subéquatorial marqué par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches.
3.1.4. Réseau hydrographique
Le réseau hydrographique est constitué essentiellement de deux plans d’eau que sont le lac Nokoué et la lagune côtière. Par ailleurs, la Commune dispose d’une façade maritime juxtaposée à la lagune côtière, des marais, des ruisseaux et des marécages. Tout cela lui offre des potentialités touristiques et halieutiques (PDC de la Commune d’Abomey-Calavi).
3.1.5. Sol et Végétation
La plus grande partie du territoire de la commune d’Abomey Calavi est occupée par des sols ferrugineux tropicaux et des sols sableux peu propices à l’agriculture. Les sols hydromorphes très inondables n’occupent qu’une petite partie au nord du territoire. Les terres cultivables sont estimées à 464,5 Km2.
Le couvert végétal de la commune varie selon les faciès traversés. Ainsi, on y rencontre la mangrove à palétuviers dans la zone côtière, une savane dégradée sur le plateau, des cultures maraîchères le long des marais et un groupement herbeux dans les marécages et le long des berges du lac Nokoué (PDC de la Commune d’Abomey-Calavi).
3.1.6. Mode d’approvisionnement
Bien que le plateau de Calavi soit la source pourvoyeuse d’eau de Cotonou et de la Commune, 14 villages/quartiers sur 70 sont desservis par le réseau d’adduction d’eau de la Société Nationale d’eau du Bénin (SONEB) et la majorité est concentrée dans les Arrondissements de Godomey et d’Abomey-Calavi. Mais il faut ajouter à ceci 58 forages à pompe manuelle, 31 puits modernes et 6 réseaux d’adduction d’eau villageoise.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 18 3.2. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL
3.2.1. Situation géographique de la structure d’accueil
La Direction Départementale de l’Energie, de l’Eau et des Mines de l’Atlantique est située à gauche au bord de la route inter-état Cotonou-Bohicon juste après la station
« MRS »d’Abomey-Calavi.
3.2.2. Organisation de la structure d’accueil
La Direction Départementale de l’Energie, de l’Eau et des Mines de l’Atlantique (DDEEM-ATL) comprend :
un Secrétariat Administratif (SA) ;
un Service des Mines (SM) ;
un Service Administratif et Financier (SAF) ;
et un Service de l’Eau (S-EAU)
Le Directeur Départemental de l’Energie, de l’Eau et des Mines de l’Atlantique, Monsieur Léonce Firmin C. DOVONON, dirige et coordonne les activités de tous ces services placés sous sa tutelle.
Le Secrétariat Administratif
Le Secrétariat Administratif est placé sous l’autorité du Directeur Départemental de l’Energie, de l’Eau et des Mines de l’Atlantique et a pour mission d’assurer les travaux de secrétariat de la Direction :
La centralisation de toutes les correspondances ;
L’expédition et le classement des courriers ;
La gestion de la programmation des rencontres, des liaisons téléphoniques, de la télécopie et des courriers ;
L’exécution de toutesautres tâches à lui confiées par le Directeur Départemental de l’Energie, del’Eau et des Mines dans l’exercice de ses fonctions.
Le Secrétariat Administratif est animé par un Chef Secrétariat, Madame SOULE Marie. La Secrétaire Administrative est, dans l’exercice de ses fonctions, astreint au secret professionnel.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 19
Le Service des Mines
Le Service des Mines est animé par Monsieur OGAN Antonin. Le Service des Mines a pour tâches :
d’entreprendre ou de faire réaliser des études relatives à l’orientation et à la définition de la politique minière ;
d’animer le secteur du développement minier dans les domaines ci-après :
mines et carrières ;
établissements classés dangereux, incommodes et insalubres ;
épreuves des appareils à pression de gaz, de vapeur ou contenant des liquides inflammables ;
explosifs autres que ceux destinés aux Forces Armées Béninoises ;
contrôle et poinçonnage des bijoux et objets d’art en métaux et pierres précieuses ;
de veiller à la mise en œuvre des textes en vigueur dans chacun de ces domaines ;
de contrôler les activités des tiers dans le domaine minier.
Le Service de l’Administration et des Finances (SAF)
Le Service de l’Administration et des Finances (SAF) assiste le Directeur dans la gestion des ressources financières, matérielles et humaines mises à la disposition de la DDEEM-ATL conformément aux procédures. A ce titre, il a pour tâches :
L’organisation et l’exécution des tâches administratives ;
L’élaboration, l’arbitrage et le suivi du budget ;
La comptabilité et la gestion budgétaire ;
La trésorerie ;
La gestion des ressources humaines ;
La gestion du matériel roulant, du mobilier de bureau, des approvisionnements, des bâtiments et des stocks ;
La gestion, de façon séparée par service et par projet, de tous les crédits affectés à la Direction ;
La production des bilans et des différents états financiers conformément à l’orthodoxie financière de gestion par projet et par service.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 20 Le Service de l’Administration et des Finances est animé par un chef service Monsieur Alain TEKA
Le Service de l’Eau
Le Service de l’Eau, assure la mise en œuvre à l’échelle départementale de la politique en matière d’eau. A ce titre, il a pour tâches :
La promotion du secteur de l’eau ;
I ’orientation et la coordination des actions de l’Etat dans le secteur
La coordination des intervenants du secteur ;
Le contrôle de conformité des programmes et règlementations communales avec les normes nationales du secteur ;
La planification et le suivi de la réalisation des infrastructures de l’eau ;
Le suivi de la gestion des infrastructures de l’eau en relation avec les différents partenaires institutionnels ;
La collecte des données relatives aux ressources en eau et aux infrastructures de l’eau ;
Le suivi technique et financier de l’exécution des contrats de travaux ou de prestation de service ;
L’exécution et le contrôle des tranches départementales des programmes d’investissement de l’Etat dans le secteur ;
L’appui et le conseil aux Communes en matière d’approvisionnement en eau potable ;
La conduite des opérations ou des prestations de services relevant de son domaine pour le compte des collectivités locales ;
L’organisation et la conduite des opérations techniques de lancement et de l’appréciation des offres pour les travaux de la tranche départementale des programmes de l’Etat.
Le Service de l’Eau comprend :
la Division des Etudes, Règlementation et Travaux (DERT) ;
la Division du Développement Communautaire (DDC) ;
et la Cellule Informatique et de Suivi-Evaluation (CISE).
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 21
Organigramme de la structure
DDEEM -ATL
Secrétariat administratif
Service Administratif et des Finance FFFfinanfiFinanc ddddesFinancière
Division des Etudes,
Règlementation et Travaux (DERT)
Service des Mines Service de l’Eau
Division Compte et Finance (DCF) Informatiques
de Suivi- Evaluation (CISE)
Division Administratif (DA)
La Division du Développement Communautaire (DDC)
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 22 CHAPITRE IV : MATERIELS ET METHODES
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 23 4.1. MATERIEL
Pour atteindre nos objectifs, plusieurs matériels ont été utilisés sur le terrain comme au laboratoire. Nous pouvons cités :
4.1.1. Matériels techniques du terrain Sur le terrain nous avons utilisé :
Des fiches d’enquêtes pour les questionnaires et un carnet de note ;
Un appareil photo numérique ;
Des bouteilles stérilisées pour les analyses microbiologiques ;
Des bouteilles en plastiques pour les analyses physico-chimiques
Une glacière contenant de la glace pour conserver l’échantillon afin d’éviter la multiplication des bactéries
4.1.2. Matériel du laboratoire
Le matériel utilisé pour effectuer les différentes analyses (physiques, chimiques et bactériologiques) est constitué de :
un spectrophotomètre DR 2800 de marque HACH/LANGE;
un pH-mètre (VWR);
multi-paramètre WTW 3210 pour mesurer la conductivité et la température de l’eau ;
verrerie de laboratoire composée de : béchers de 250 ml et 500 ml, pipettes, burettes, flacons, erlenmeyers, éprouvettes, fioles et poires aspirantes ;
un agitateur magnétique, une hotte, une plaque chauffante, un étuve, une pompe aspirante, un appareil de filtration ;
milieux de culture (coliforme agar et agar sélectif) ;
boîtes de pétri ;
un autoclave, du papier aluminium, du coton et des membranes filtrantes (papier multi pore de type HAWP 0,45 μm) ;
pince, alcool, et brûleur.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 24 4.2. METHODE DE RECHERCHE
4.2.1. Recherche documentaire
Elle nous a permis de rechercher des informations sur la zone d’étude, faire l’état des lieux des travaux déjà effectué sur le sujet. Elle s’est effectuée à travers l’Internet et à la Direction Départementale de l’Energie de l’Eau et des Mines de l’Atlantique. De plus dans cette phase nous avons rassemblé des documents comme : livre, publication, rapports, mémoire, thèse ; disponibles sur le sujet de recherche que nous avons lus afin de mieux cerner et maîtriser le sujet.
4.2.2. Méthode d’enquête
Les enquêtes se sont déroulées dans l’ Arrondissement de Godomey ou 251 ménages répartis dans 8 quartiers (Togoudo ; Hlacomey ; Dekoungbé ; Togbin ; Denou ; Cococodji ; Finanfa et Womey- Centre) ont été visité avec un questionnaire à l’appui. Les questions sont administrées en français et en langues locales aux chefs de ménage ou à défaut à une personne âgé d’au moins 18 ans. Cette méthode nous a permis d’avoir des informations sur l’approvisionnement en eau et de connaître les conditions de vie des populations de ces localités.
4.2.3. Echantillonnage
L’échantillonnage consiste à faire une sélection aléatoire dans les maisons où les Postes d’Eau Autonomes Privés(PEAP) sont présents dans l’Arrondissement de Godomey : C’est- à-dire qu’on aura quatre (04) échantillons par sources pour les analyses physico-chimiques et trois (03) échantillons par sources pour les analyses bactériologiques. Donc au total sept(07) échantillons seront analysés.
4.2.4 Technique de prélèvement des échantillons d’eau
La technique de prélèvement est une opération qui est faite avec une attention particulière, afin de ne pas dénaturer ou modifier les paramètres physico-chimiques (gaz dissous, matières en suspension, etc.) et bactériologiques de l’eau à la source. Comme nous avons différents types d’analyses à effectuer, le prélèvement est fait sur deux volets. Le premier volet est celui destiné aux analyses physico-chimiques et le second volet pour les analyses bactériologiques.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 25 Pour les échantillons destinés aux paramètres physico-chimiques, on utilise des bouteilles plastiques et pour les échantillons destinés à l’analyse bactériologique, des bouteilles stérilisées au préalable ont été utilisées.
Le flacon des échantillons pour les paramètres physico-chimiques est lavé au préalable et rincé trois (03) fois avec l’eau à prélever avant tout prélèvement. Pour l’analyse bactériologique nous avons prélevé l’échantillon de manière à laisser un peu d’espace à la surface pour permettre aux bactéries de respirer.
Après chaque prélèvement nous avons étiqueté les flacons et bouteilles en mettant sur les étiquettes les coordonnées géographiques, la localité, la Commune, l’Arrondissement, le Département, la date et l’heure de prélèvement de chaque lieu où se font les prélèvements.
Enfin, les échantillons prélevés et étiquetés sont mis dans une glacière contenant de la glace afin d’éviter toute multiplication des germes avant l’analyse au laboratoire.
4.2.5. Analyse des échantillons d’eau
Au laboratoire, deux types d’analyses ont été faits, à savoir : l’analyse physico- chimique et l’analyse bactériologique.
4.2.5.1. Analyse physico-chimique
L’analyse physico-chimique a consisté d’une part à mesurer sur le terrain la température, le pH, la conductivité et d’autre part à mesurer de nouveau au laboratoire les trois paramètres cités et les composés chimiques suivants : Chlorure, Magnésium, Ammonium, Fluorure, couleur, Nitrate, Nitrite, Fer, Iode, Phosphate et Sulfates.
Mesure du pH et de la conductibilité
Ces mesures se font respectivement à l’aide du multimètre et du conductimètre. Lorsqu’on allume l’appareil, les électrodes sont rincées avec de l’eau distillée avant de les plonger dans l’échantillon et les lectures de chaque paramètre sont faites après stabilisation des données.
Mode opératoire pour la détermination des paramètres chimiques Détermination par titration
- Le chlorure (Cl-)
Mode opératoire : On prélève 100 ml de l’échantillon à analyser à l’aide d’une fiole jaugée de 100 ml qu’on verse dans un erlenmeyer (de contenance supérieure à 100 ml). Le chlorure est dosé en milieu neutre par une solution titrée de nitrate d’argent à 0,1N en présence du
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 26 bichromate de potassium. La fin de la réaction est indiquée par l’apparition de la teinte rouge caractéristique du chromate d’argent. L’OMS recommande pour la teneur en chlorure dans l’eau destinée à la consommation humaine une norme de 250 mg/l pour des considérations gustatives et des risques de corrosion.
La concentration du chlorure est obtenue grâce à la formule suivante : [Cl-] en mg/l = V titrant (Cl-) x M (Cl-) ; avec M (Cl-) = 35,5g/mol - Fluorure (F-)
Mode opératoire : Pour le dosage des ions fluorure au moyen d’un spectrophotomètre ; on prélève 10 ml de l’eau distillée dans une cuve de 10 ml + 2 ml de SPANDS pour faire le zéro de l’appareil (ce mélange représente le témoin). On prélève ensuite 10 ml d’échantillon + 2 ml de SPANDS. Mélanger et faire la lecture à 580 nm. Le temps de réaction du SPANDS avec la solution est d’une (01) minute.
- Nitrite (NO2-)
Ils sont formés sous l'action des bactéries nitreuses du genre Nitrosomonas par oxydation de l'ammonium ou par réduction des nitrates. Ils peuvent également être d'origine industrielle. Ils constituent le plus souvent la preuve de la présence d'impuretés d'origine fécale. (Rodier et all
; 2009)
Mode opératoire : Le dosage par spectrophotométrie d’absorption moléculaire du Nitrite se fait en ajoutant un sachet de NitriVer dans 25 ml de l’échantillon à analyser. Le temps de réaction du NitriVer avec la solution est de 20 minutes. Le tube témoin est constitué de 25 ml de l’échantillon à analyser. La lecture au spectrophotomètre se fait à 515 nm. On calcule la concentration du nitrite en multipliant la valeur X de N- NO2-lue sur l’appareil par 3,3
- Phosphate (PO43-)
Mode opératoire : Le mode opératoire utilisé pour le dosage des ions phosphate consiste à prélever 25 ml de l’échantillon à analyser dans une cuve de 25 ml pour faire le zéro de l’appareil. Prélever ensuite 25 ml de l’échantillon + 1 sachet de PhosVer. Mélanger et faire la lecture à 880 nm après 5 minutes.
- Sulfate (SO42-)
Mode opératoire : Pour déterminer la teneur en ions sulfate d’un échantillon d’eau, on prélève 25 ml de l’échantillon à analyser dans une cuve de 25 ml pour faire le zéro de
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 27 l’appareil. On prélève ensuite 25 ml de l’échantillon + 1 sachet de sulfaver. Mélanger et faire la lecture à 450 nm après 5 minutes.
- Dureté totale
La dureté d’une eau est un indicateur de la minéralisation de l’eau. Elle correspond à la somme des cations métalliques, à l’exception des métaux métalliques (Na+, K+). Dans les eaux naturelles elle est essentiellement due aux ions calcium (Ca2+) et magnésium (Mg2+).
DT= ( [𝐶𝑎2+]
𝑀(𝐶𝑎2+)+ [𝑀𝑔2+]
𝑀(𝑀𝑔2+)) ×100
Avec M (Ca2+) = 40,08g/mol et M (Mg2+) = 24, 32g/mol 4.2.5.2. Analyse bactériologique
L’analyse bactériologique de l’eau en milieu de culture liquide commence par une épreuve de présomption. Elle consiste à ensemencer avec l’échantillon d’eau à analyser un milieu de culture liquide convenable dans des boîtes ou des tubes qui sont ensuite mis à incuber et examiner après un délai approprié. L’épreuve est dite de « présomption » parce que la réaction observée est parfois due à la présence d’un autre germe ou ensemble de germes. La réaction ne donne donc qu’une présomption de la présence de coliformes qui doit être confirmée. La proportion de réaction faussement positive dépend à la fois de la flore bactérienne de l’eau analysée et du milieu de culture utilisé. En ensemençant un certain nombre de tubes à l’aide de volumes d’eau appropriés, on peut obtenir, au moyen de tables statistiques une estimation du nombre de germes coliformes présents dans un volume d’eau.
En effet, l’épreuve de présomption sera complétée par au moins une épreuve rapide pour confirmer la présence de coliformes. La méthode la plus pratique consiste à repiquer le contenu de chaque tube positif à l’épreuve de présomption dans deux tubes contenant du bouillon au vert brillant (20) du bouillon lactosé au récinolcate ou du bouillon de Mac Conky.
L’un de ces tubes sera incubé à 37°C pendant 48 heures au plus pour obtenir une confirmation de la présence des coliformes.
Méthode de la Membrane Filtrante
C’est une méthode de numération des coliformes présents dans l’eau qui consiste à filtrer un volume déterminé à travers une membrane (par exemple en ester cellulosique) ; on place ensuite celle-ci face vers le haut sur des milieux appropriés et l’on met à incuber aux
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 28 températures voulues. En comptant les colonies qui se développent à la surface de la membrane, il est possible de réaliser, avec un temps total d’incubation suffisante, une numération directe des coliformes présumés sans recouvrir aux tables de probabilité. Les numérations sur membrane sont toutes sujettes à des variations statistiques et des numérations effectuées en parallèle à partir du même échantillon d’eau ne donneront généralement pas le même nombre de micro-organismes.
Dénombrement des coliformes totaux
Il faut procéder à une dilution au 1/10, 1/100, 1/1000, etc., de chaque échantillon. Ensuite, 0,1 ml de chacune de ces dilutions sera inoculé dans 20 ml de gélose Columbia en surfusion.
Après homogénéisation, ce mélange est coulé en boite de pétri. Après solidification, les géloses ainsi ensemencées sont placées dans étuve à 37°C pendant 24heures. Les colonies apparues sont dénombrées. Pour ce faire, il faut diviser les colonies en grosses colonies(GC), moyennes colonies (MC), petites colonies (PC) et souvent même des fines colonies(FC).
Dénombrement de coliformes fécaux
Il faut pour cela ensemencer 3 tubes de bouillon bilié lactosé muni de cloche de Durkam à l’aide de 1 ml de chaque échantillon ; chaque tube ainsi ensemencé est placé au bain-marie à 44°C pendant 48 heures. Ensuite, les cultures positives (turbidité du bouillon plus gaz au 1/10 de la cloche) sont ensemencées dans les tubes de bouillon bilié et sur l’EPO. Le bouillon est placé à l’étuve à 44°C pendant 48 heures pour la recherche d’indole qui est négative pour les coliformes fécaux.
-Test de Mac Kenzie
Il faut effectuer ce test pour confirmer la présence de coliformes fécaux. Pour le réaliser, on repique chaque tube positif sur un bouillon lactosé au vert brillant et une eau peptonée. Le bouillon et l’EPO sont incubés à 44°C pendant 48 heures. Si le gaz est plus trouble dans le bouillon bilié lactosé au vert brillant (gaz 1/10 de la cloche) et si les germes indoles négatifs, alors on conclut la présence de coliformes fécaux.
Le tableau2 ci-dessous résume la technique de détermination des paramètres microbiologiques des eaux échantillonnées.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 29 Tableau 2 : Technique de détermination des paramètres microbiologiques des eaux échantillonnées
Paramètres recherchés Techniques Utilisées Normes Température et Temps de culture
Dénombrement
Dénombrement des germes banaux
NFT90401.Milieu PCA 50 24-48h à 37°C Toutes les colonies
Présume Coliformes /100Ml
NFV-08-05.Milieu Rapid-E Coli
0 24h à
37°C
Colonies jaunes
Coliformes Thermo tolérants/100Ml
NFV-08-05.Milieu Rapid-E Coli
0 24h à
44°C
Colonies jaunes
Escherichia coli/100Ml NFV-08-05.Milieu Rapid-E Coli
0 24h à 44°C Colonies roses
Entérocoques Fécaux/100Ml
NFT-90416. Milieu SLANETZ
0 48h à 37°C Colonies rouges
4.2.5.3. Technique de traitement et d’analyse des données
Les données collectées et les résultats des analyses physico-chimiques et bactériologiques sont saisies et traités grâce aux logiciels Word et Excel.
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 30 CHAPITRE V : RESULTATS ET DISCUSSION
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 31 5.1. RESULTATS
5.1.1. Résultats des enquêtes
Figure 2:Proportion de l’usage des sources d’eau d’approvisionnement
Les enquêtes menées dans l’Arrondissement de Godomey ont permis d’identifier les différentes sources d’approvisionnement en eau de la population. Ce sont les PEAP, la SONEB, les Pluies et les Puits. Ces sources d’eau utilisées varient en fonction de chaque individu et des moyens qu’ils disposent. Il ressort de l’enquête que la population de Godomey fait différents usages des sources d’approvisionnement en eau. La plupart de la population préfère s’approvisionner en eau des PEAP, ce qui explique le taux élevé des PEAP pour les différents usages. On en déduit que le taux d’accroissement au niveau des PEAP est dû au fait que le réseau SONEB n’est pas répandu dans tous les quartiers de l’Arrondissement et au fait que le coût des factures est élevé.
0 20 40 60 80 100
BOISSON LESSIVE VAISSELLE CUISINE BAIN TOILETTE AUTRES Proportion en pourcentage % des ménages
Usage des sources d'eau
PEAP PUITS PLUIE SONEB
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 32 Figure 3: Difficultés signalées par les ménages en matière d'AEP
L’analyse des résultats du terrain sur les difficultés liées à la préférence de la réalisation des PEAP par rapport au réseau de la SONEB est entre autres le non accessibilité du réseau SONEB qui s’élève à 48% de la population enquêtée, 38% qui trouvent que le coût d’abonnement ; de facturation et d’entretiens du réseau de la SONEB est plus élevé que celui de la réalisation des PEAP. Il est à souligner aussi que 20% et 8% de la population enquêtée se plaignent respectivement des problèmes de coupures/pression répétitives et de l’incertitude de la qualité de l’eau de la SONEB par rapport à celle des PEAP.
Méthode de traitement de l’eau utilise par la population
Figure 4: Produit utilisé pour traiter l'eau
48%
20%
32%
8% non accessibilité du
reseau de la SONEB coupure/ pression
trop cher
insertitude de la qualité de l'eau de la SONEB par rapport au PEAP
10%
23%
15%
6%
46%
AQUATABS HYPOCHLORITE DE SODIUM
ALUN
HYPOCHLORITE DE CALCIUM
NEANT
Réalisé par Jocelyne Macha AHOTIN (EPAC/Gen) Page 33 Le traitement efficace d’une eau dans le but de la rendre potable pour la consommation et les différents usages ménagers ou domestiques dépend du produit de traitement. Cependant l’analyse du graphique des produits utilisés sur la base des informations collectées nous montre que la majorité des ménages enquêtés utilise des produits pour le traitement de leurs eaux. (23% ; 15% ; 10% et 6%) utilisent respectivement l’hypochlorite de sodium (eau de javel) ; alun ; aquatabs et l’hypochlorite de calcium (chlore) et 46% n’utilise aucun produit pour le traitement de l’eau.
Proportions des ménages qui traitent l’eau avant consommation
Figure5 : Pourcentage des ménages sans ou avec traitement d’eau
En matière d’hygiène, le degré de prise de conscience de la population est encore faible. Sur 251 ménages enquêtés, seulement 47,42% traitent l’eau avant la consommation ; ce qui reste perplexe et expose cette grande masse (52,29%) ne traitant pas l’eau pour la consommation à des infections d’origine microbiologique ainsi que les maladies d’origine hydrique.
44,00 45,00 46,00 47,00 48,00 49,00 50,00 51,00 52,00 53,00
TRAITEMENT SANS TRAITEMENT 47,41
52,59
Proportion en pourcentage % des menages
Type d'entretient