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Pensée Juive PERLES SUR LA PARACHA DE LA SEMAINE

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Pensée Juive

ÉNIGME ET QUESTIONS POUR AIGUISER ET STIMULER LES ESPRITS

DES LIVRES DU BEN ISH ’HAÏ ZT”L

PERLES SUR LA

PARACHA DE LA SEMAINE

« Il n’y en a pas seulement un qui s’est levé contre nous pour nous exterminer et le Saint Béni soit-Il nous a sauvé de leurs mains »

Un récit pour Pessah

Pendant de nombreuses générations, les enfants d’Israel ont beaucoup souf- fert des diffamations sanglantes infli- gées par les nations de leurs pays. Cette accusation vicieuse selon laquelle les Juifs ont besoin de sang pour cuire la matsa, bien que cela soit incompréhen- sible puisque les Juifs se sont vu in- terdire par la Torah ne serait-ce qu’une goutte de sang, en plus du fait qu’il nous est strictement interdit de tuer quelqu’un. On peut donc dire que tous ces complots n’étaient que l’œuvre des ennemis de notre peuple qui complo- tèrent pour tuer les Juifs, à cause de leur grande jalousie envers notre foi claire et sainte.

Néanmoins, D.ieu ne nous a pas aban- donnés durant toutes les générations, et à chaque fois, il a sauvé la communau- té qui était blâmée par cette accusation de crime rituel, et la terrible vérité a été révélée selon laquelle ces prêtres qui étaient à la tête du complot, ont eux- mêmes ou leurs messagers tués pour

ensuite pouvoir calomnier les Juifs.

Nous allons donc raconter une histoire merveilleuse sur la manière dont D.ieu a sauvé une ville de Juifs d’un complot grâce à la Mitsva de la Tsédaka et la bonté qu’ils ont accomplis (présenté dans le livre Éshé Yisrael):

Dans la ville de Prague, il y avait un homme très riche qui était pieux, hon- nête et craignant Dieu. Il faisait très at- tention de toujours prier en minyan et restait assis toute la journée à étudier la Torah, remettant ses grandes affaires à sa femme, qui était une femme instruite et craignante D.ieu comme lui. Ce- lui-ci dirigant seulement les comptes monétaires. Dans leur maison, la Torah et la grandeur étaient réunies en un seul endroit et il ne leur manquait qu’une chose, c’est qu’ils n’avaient pas de fils.

Ils priaient toujours D.ieu de leur don- ner un fils, ils ont également distribué beaucoup de charité aux pauvres afin que D.ieu ait pitié d’eux.

D.ieu a finalement agréé leur demande et dans leur vieillesse un fils leur est né.

Le fils était aussi un pieux comme ses parents et était grand dans la Torah et la crainte du Ciel.

Quand il était jeune, son père l’a marié

Question : Nos Sages nous disent dans la Guemara (Péssa’him 12): Si il y a un pain qui se trouve au-des- sus d’une poutre dans la maison, même si le toit est très élevé, il faudra amener une échelle et le descendre de là bas. Et on ne s’ap- puie pas sur l’annulation du texte de « Kol Hamira ». Par contre, si il y a du Hamets qui se trouve dans un puits très profond, alors il ne sera pas nécessaire d’amener une échelle, d’y descendre, et de le dé- truire, en effet, l’annulation ( de Kol Hamira...) suffira. Quelle est donc la différence entre le toit et le puits ?

Réponse : En fait, il se trouve qu’il est possible que le Hamets se trou- vant sur la poutre du toit tombe pendant la fête et il faudra donc le détruire avant afin de ne pas arri- ver au problème d’avoir du Hamets pendant Pessah. Par contre, celui qui se trouve au fond du puits ne pourra évidemment pas monter tout seul, et c’est la raison pour laquelle il n’y aura pas besoin de le faire re- monter avant la fête.

(Guemara Péssa’him 12, Imreï Bi- nah question 62)

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rapidement, parce qu’il avait peur de ne pas pouvoir assister à son mariage, mais le père a finalement vécu long- temps, et tous ses jours il était immergé dans l’etude de la Torah, et sa maison de commerce eut beaucoup de succès.

Aussi, le fils et sa famille dépendaient du père. Néanmoins, toute chose a une fin et la mort touche tout homme. Aus- si, le jour de la mort du riche arriva et il partit de ce monde.

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Avant de quitter ce monde, il appela son fils et lui dit: Mon cher fils! Vois- tu, je m’en vais de ce monde mais néanmoins je te laisse tout mon argent et tous mes biens en héritage et je vous promets que vous réussirez toujours dans tout ce que vous faites, seulement une seule chose que je te demande est que tu t’engage à étudier continuelle- ment la Torah et que tu ne fasses au- cun commerce, et Dieu vous aidera sûrement. Comme l’ont dit Nos Sages, de mémoire bénie, tous ceux qui s’en- gagent dans l’étude de la Torah, leurs actions réussissent. Le fils a promis à son père d’accomplir ses paroles et qu’il s’asseoirait jour et nuit pour étu- dier la Torah, et sa femme qui était une femme vaillante dirigerait le fond de commerce. Aussi, le Saint Béni soit- Il a envoyé la bénédiction et le suc- cès dans toutes ses actions afin qu’ils vivent dans paix et tranquillité pendant de longs jours dans la richesse et l’hon- neur. Mais le diable est venu et s’est in- terposé entre eux et un jour la femme a dit: faut-il vraiment que tu t’asseois et étudies toute la journée et toute la nuit et n’interfére jamais dans les affaires du magasin ? Tu devrais venir au ma- gasin au moins quatre heures par jour , alors je pourrais me reposer un peu de mon travail et les affaires iront mieux.

Mais comme elle lui parlait tous les

jours, il finit par accepter ses paroles et vint chaque jour pendant quatre heures pour travailler dans le magasin. Au début, l’entreprise a commencé à aller mieux, mais à la fin, il a vu que l’en- treprise diminuait de jour en jour, ils ont tous les deux regardé et vu qu’ils n’allaient pas bien du fait que le mari avait quitté son étude, car ce n’est que sur cela que toute la bénédiction de l’entreprise reposait. Mais la roue ne peut pas être retournée et la situation ne changea pas.

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Ils ont tous deux commencé à prier devant le Créateur du monde, pour qu’Il ait pitié d’eux. Or, une nuit, son père lui est apparu dans un rêve, et lui a dit: si tu avais écouté mes conseils, et que tu t’étais assis toute la journée pour étudier la Torah, alors tu aurais réussi. Malheureusement, par le fait que tu as abandonné la Torah, alors tu as tout perdu. Il y a seulement un seul moyen de réparer, et c’est la raison pour laquelle écoute mon conseil et abandonne cette ville car ici tu ne réus- siras plus. Va donc habiter dans une petite ville car là-bas tu réussiras plus.

Même si là-bas aussi, vous rencontrez des problèmes et des souffrances, à la fin vous réussirez. Auparavant, il ne croyait pas aux rêves, mais quand il a vu que les affaires périclitaient, et bien que les citadins de sa ville lui fassent encore confiance car ils pensaient qu’il était riche, mais lui connaissait son état et la situation, et il savait qu’il était au bord de la faillite, que D.ieu préserve. Et il risquait de perdre non seulement son propre argent, mais aus- si celui des autres, et il en avait très peur, car perdre l’argent d’étrangers était pour lui un désastre inimaginable.

Il a donc décidé de vendre toute sa pro- priété pour rembourser ses dettes, et

de l’argent qu’il lui resterait, il pour- rait acheter une maison et un domaine dans un petit village et là, ils seraient plus riches avec l’argent qui leur res- tait entre leurs mains, car là ils pourrait réduire les dépenses. Il a raconté les choses à sa femme, et elle avait aussi très peur de perdre l’argent d’autrui, et elle lui répondit qu’il avait entièrement raison et que tout ceci était très sage.

4) L’homme fit ce qu’il avait préconisé, vendit tous ses biens et entrepôts à bon prix, paya toutes ses dettes, et avec la somme décente qui lui restait en main, il sortit de la ville de Prague pour se trouver un petit village où s’instal- ler. Ils sont arrivés dans une petite ville jeudi et ont vu qu’ils étaient tous pauvres, et il a dit à sa femme, nous al- lons passer notre Chabbat ici parce que cela n’est pas convenable de voyager dans une autre ville vendredi, veille de Chabbat, et après, nous déciderons si nous resterons dans cette ville où si nous partirons. Chabbat également, il a vu tous les habitants vêtus de vieux et simples vêtements, et a dit à sa femme, j’ai vu la pauvreté de cette ville, et je pense que nous avons été envoyés ici par Providence Divine pour améliorer la condition de ces pauvres gens.

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Le samedi soir, il a invité le Gabay de la synagogue et l’a interrogés sur la raison de la pauvre condition des habi- tants de la ville, et il lui a répondu: “Ici, nous sommes tous pauvres et il n’y a pas d’homme riche parmi nous. Nous travaillons dans les villes avoisinantes dans le charbon et le goudron, le tra- vail est dur et fastidieux, et les salaires sont bas, et nos moyens de subsistance sont très rares et difficiles à trouver, et nous ne pouvons pas acheter de nou- veaux vêtements, et même le Chabbat,

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nous vivons dans une grande tristesse.

L’homme leur dit:

-Je suis un homme riche et j’ai décidé de m’installer dans cet endroit, je veux construire une grande maison pour moi et en attendant vous travaillerez dans la construction du bâtiment et je vous paierai un bon salaire, et lorsque le bâtiment sera terminé, je prendrai de parmi vous des gens qui travaille- ront dans mon commerce. Aussi, qui- conque veut ouvrir un atelier ou une entreprise dans la ville, je lui accor- derait un prêt et le guiderait avec des conseils sur ce qu’il faut faire et quoi acheter, et en cela, vous aussi, vous se- rez aidé et serez comme tous les gens dans toutes les autres villes. Les habi- tants de la ville se rejouirent beaucoup de ses paroles. Le riche embaucha des ouvriers afin qu’ils amènent du bois de la forêt voisine, ainsi que des pierres et autres matériaux de construction de la ville. Tous les ouvriers furent em- bauchés parmi les habitants de la ville hormis les experts et les contremaîtres amenés de Prague. En une très courte période, les bâtiments furent construits et ils contenaient un bel appartement pour lui et des entrepôts et des maga- sins. Ils ont fait enmené divers pro- duits et marchandises de la ville, et de grandes maisons de commerce et magasins s’ouvrirent dans la ville. Les habitants de la ville n’avaient plus à se rendre dans une autre ville pour faire leurs achats, maintenant des gens ve- naient d’autres villes pour leur acheter différents produits tellement leur re- nom était devenu populaire.

6) Les habitants de la ville gagnaient beaucoup d’argent, réparaient leurs maisons et s’habillaient de beaux vê- tements, dans toute la ville régnait la propreté et l’ordre dans un endroit au-

paravant salé et désordonné. Et tous ceux qui venaient en ville ne la recon- naissaient pas, tellement la ville avait changée.

Les habitants de la ville rendirent grâce au riche du bien qu’il leur avait prodigué et ils l’aimaient tous. Le greffier chargé de la ville au nom du duc était également installé loin de la ville, car il ne supportait pas la pauvre- té des habitants et ses rues et maisons laides sur le point de tomber, et chaque fois qu’il devait traverser la ville, il la contournait et conduisait sans s’y arrê- ter.

Il est arrivé une fois qu’en se rendant dans la grande ville, il a rencontré une de ses connaissances qui transportait avec lui de belles décorations pour sa maison, il lui a demandé où as-tu acheté ces belles décorations? Il lui répondit: Dans ta ville. Alors, il lui dit: Dans ma ville? Pourtant, là-bas, la seule chose que l’on peut trouver c’est du goudron et du charbon, mais d’où ont-ils de si belles décorations.

Et pourtant, l’autre lui répliqua, ils me les ont vendus, tu ne connais probable- ment pas votre ville, il y a de grands magasins là-bas où on peut acheter tout ce que l’on veut. Et il lui raconta comment l’homme riche a construit de grands magasins où l’on peut ob- tenir toutes sortes de marchandises de qualité. Immédiatement, il ordonna à son chauffeur de chariot d’amener sa charrette en ville, et quand il arriva à la ville, il vit qu’elle était devenue une ville commerciale importante. Il de- manda donc la boutique du riche. En arrivant là-bas, il a vu à sa stupéfaction et en fut ravi, un grand magasin que même dans la grande ville de Prague, il est difficile de trouver, un commerce aussi grand et ordonné. Le commis a immédiatement approché la proprié-

taire du magasin et lui a demandé où était le propriétaire du magasin? Et il lui a dit qu’il était l’agent du duc et qu’il était en charge de la ville au nom du duc, la dame lui a expliqué que son mari est assis toute la journée et étudie la Torah et seulement deux heures par jour, il vient au magasin, et que dans quatre heures, il viendra au magasin.

L’employé du Duc lui a demandé si peut-être elle pourrait l’appeler pour venir tout de suite, mais la dame lui a expliqué que son mari n’annulerait pas ne serait-ce qu’une seconde d’étude même s’il lui donnait tout l’argent et l’or du monde. L’employé monta donc dans sa charrette et visita la ville, et celui-ci fut émerveillé devant le grand changement qui s’y était produit, au point qu’il était impossible de la re- connaître.

Au bout de quatre heures, il est revenu et a trouvé le propriétaire du magasin et entra en discussion avec lui et il vit qu’il connaissait toutes les affaires de ce monde, même s’il ne venait que deux heures à son magasin.

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Le greffier rentra heureux et de bon cœur, et écrivit au Duc toutes l’his- toire concernant la ville, l’informant également que s’il souhaitait rencon- trer le riche et sage, il ne devait venir qu’à 2 heures de l’après-midi car s’il venait à un autre moment, il ne lui ré- pondra d’aucune façon. Le duc en fut très étonné et il vint en ville, il vint à la maison du riche à l’heure convenue, entra en conversation avec le riche et y trouva un homme intelligent. Aussi, le riche l’a donc invité chez lui et a placé devant lui toutes sortes de nourriture et de boissons. Ils parlèrent et il re- marqua encore plus son intelligence, et l’invita à venir le voir le lendemain

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à son hôtel. Il lui mit toutes sortes de nourritures et de boissons, mais le riche lui expliqua qu’en tant que juif, il lui était interdit de manger et de boire quoique ce soit hormis des fruits. Le duc fut émerveillé du courage du riche.

Et il lui dit: Après que je t’ai connu, il m’est impossible de me séparer de toi, tu viendras donc sans doute avec moi dans la capitale, et tu seras l’inspec- teur en chef de tous mes biens, je te donnerai un salaire décent, et en plus tu pourras ouvrir un magasin de vin et d’autres liqueurs, et tu seras riche et dans la capacité de faire du bien à ton peuple. Le riche lui expliqua que selon la volonté de son père, il n’était pas au- torisé à consacrer plus de deux heures par jour aux affaires de ce monde, sans plus, et comment pourrait-il donc su- perviser toutes ces choses importantes en l’espace de seulement deux heures.

Le duc lui a dit: j’ai réalisé que ta sa- gesse est très grande et que tu pourrais faire en deux heures ce qu’un autre fait en 12 heures.

8) Après de nombreux appels, le riche accepta d’aller à Prague, il y arriva et le duc lui construisit un grand palais et lui donna un salaire décent. Il ouvrit également un magasin de toutes sortes de boissons et son succès augmenta de jour en jour. Mais même ainsi, il se souvint des pauvres et sa main était ouverte à tous les pauvres et particu- lièrement aux pauvres d’Israel et aussi il continua à étudier la Torah, et seu- lement durant deux heures par jour, il intervenait dans les négociations et parcourait les livres de comptes du duc. Parmi ses clients importants, il y avait aussi l’évêque en chef de Prague, il prenait un peu d’argent et quand il payait la dette, il lui donnait une prime.

Un jour, il l’envoya lui donner un deu- xième paiement et pendant la semaine,

il remboursa à la fois la dette antérieure et la dette récente. Le riche savait que s’il lui donnait le deuxième versement monétaire avant d’accepter la dette précédente - il ne recevrait plus la dette, dit-il au messager, qui dut le dire à son maître que tant qu’il ne paierait pas la première dette, il ne lui donnera rien d’autre. L’évêque était très en colère contre l’homme riche, car il avait déjà invité les invités et maintenant il se- rait méprisé et ridicule à leurs yeux, se rendait chez l’agent de police qui était dans la ville de Prague et lui demanda de se venger du Juif qui lui a fait honte et ne voulait pas lui donner du vin.

L’agent a immédiatement mandaté le riche pour le convoquer à venir, mais le riche a répondu à ses messagers: je n’irai pas chez lui, s’il a quelque chose à me dire, il viendra chez moi et alors nous parlerons. Le messager donna la réponse à l’agent, et celui-ci se mit for- tement en colère, et donna l’ordre à ses trois serviteurs d’aller rapidement chez le juif et de l’amener chez lui enchaî- né par des chaînes de fer. Le Juif leur dit: Allez dire en mon nom à l’agent, qu’il vienne me voir et qu’il me rendre compte de tous les actes qu’il a fait pour le Duc, car celui-ci m’a permis de contrôler tous les agissements de tous ses agents et que je puisse les convo- qués pour qu’ils me transmettent leurs actions. L’agent a reçu le message, et a été très effrayé, et s’est dépêché de courir vers la maison du juif, et s’est excusé pour les mots durs qu’il avait prononcés contre lui, en disant qu’il ne connaissait pas ce rôle que le Duc lui avait donné. Il lui a également assuré que pour une semaine, il organiserait le rapport et le transmettrait. Il a égale- ment envoyé pour dire à l’évêque qu’il ne pouvait rien faire contre ce juif, car il était très important pour le duc.

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L’évêque ne voulait pas accomplir ce genre d’action lui-même, et a com- mencé à entreprendre une chose ter- rible, il est allé voir un chrétien dont le fils était malade et agonisant et lui a dit de tuer son fils malade, car de toute façon il était agonisant et il allait bientôt mourir, et de jeter le corps de son fils dans le sous-sol de la maison riche juif. Le petit garçon a entendu ces horribles choses et a supplié son père d’avoir pitié de lui et de ne pas le tuer, mais le père n’a pas eu pitié de lui, et l’a massacré, a pris son corps et l’a jeté dans la cave du riche juif. Le soir du Seder, lorsque le Juif était as- sit et récitait la Haggadah, l’évêque est venu avec beaucoup de chrétiens et a assiégé la maison et a commencé à fouiller chaque coin, et n’a rien trou- vé, l’évêque a dit qu’ils fouilleraient le sous-sol, où ils ont trouvé le cadavre du garçon , immédiatement l’évêque a ordonné d’emprisonner le juif et sa femme dans un lieu de détention. Cela fut appris à la cour du duc, et il en- voya immédiatement l’ordre de ne pas mettre le riche en prison, seulement de mettre un garde autour de sa maison afin qu’il ne s’enfuie pas, et a égale- ment exigé que les juges ne soient que le roi et le pape.

La nouvelle de l’emprisonnement du bon riche a étonné les habitants de la ville qui étaient en émoi, en effet tous connaissaient l’intégrité de l’homme et tous, aussi les Gentils savaient qu’il était blanc de tout soupçon, mais si des témoins viennent témoigner, comment les juges peuvent-ils ignorer ça ? 10) Le saint Tzaddik Rabbi Leib Liva Zt”l Rabbin de Prague, connu sous le nom de “Maharal de Prague” a entendu parler de tout cet événement et en était

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désolé, il a prié Dieu que la justice du Tsadik soit révélée, et par chagrin il n’a pas mangé ni bu, seule la prière dans sa bouche afin que la justice soit révé- lée. Au bout de trois jours, un ange lui est apparu dans un rêve et lui a dit: Va dans un certain village et demande aux habitants de la ville un certain Liebel qui est un des 36 Tsadikim cachés et lui seul pourra sauver le tsadik.

Le Maharal se leva tôt le matin et après la fin de la Tefila, il mangea ra- pidement et se rendit au village qu’on lui avait indiqué dans le rêve, où il s’enquit de Liebel. Tout le monde était étonné du fait que le grand Rav qui se rende chez un homme simple et ignorant qui peine à déchiffrer les prières dans un Siddour. Ils lui ont montré la maisonnée, le Maharal y est entré, Leibel a couru vers lui et a dit:

“C’est un grand honneur pour moi que le grand Rav soit venu me rendre visite, mais je pense que le Rav s’est trompé d’adresse.”

Le Maharal lui a raconté le rêve. Mais Liebel lui a dit qu’il ne comprenait pas le rêve: qui suis-je et que suis-je pour pouvoir parler devant le roi et le pape? Je suis un homme simple, et je peux à peine prier, et je ne comprends pas pourquoi notre Rav se tourne vers moi ! Le Maharal lui a dit que la vie d’un Tsadik est en danger et qu’il n’y a plus de place pour l’humilité et la dis- simulation, le Rav lui a donc crié: Je décrète sur ta personne par un décret émanant du Grand Rabbin de Prague, que tu dois sauver sa vie et dévoiler ton niveau !

Le Rav Liebel s’est rendu et a dit:

“J’accepte le décret, notre Rav pourra aller et retournera dans sa maison en paix, et j’essaierai avec l’aide de D.ieu de justifier les actes du juste et l’inno-

center.” Le Maharal était très heureux et a quitté Liebel, est rentré chez lui et a informé tous les Juifs de Prague qu’avec l’aide de D.ieu, la justice du Tsadik serait révélée, car tout ceci

n’était qu’un faux complot et toute la communauté de Prague en était heu- reuse.

11) La date du procès tomba le premier jour de la fête de Chavouot et Rabbi Leib partit le soir de Chavouot le ma- tin, à pied sur le chemin de Prague, et au milieu de la route, il fut rattrapé par un bel attelage. À l’intérieur était as- sis le pape, qui voyageait également pour clarifier le procès prévu pour le lendemain, et quand il a vu le juif mar- cher à pied, il s’est senti désolé pour lui et a ordonné à son cocher d’arrêter l’attelage. Il a demandé au juif: “Où vas-tu?”. Et lorsqu’il a obtenu la ré- ponse, qu’il allait à Prague, il l’a invité à monter dans la calèche. Rabbi Leib n’a pas refusé, est monté à l’intérieur et en chemin, le pape lui a demandé, dans quel but voyagez-vous ? Il lui a dit qu’il voyageait car on avait calom- nié un juif juste et innocent en disant faussement qu’il avait tué un enfant chrétien et il allait donc à Prague pour prouver ceci au pape. Celui-ci lui a également dit qu’il allait au procès et a promis au juif de le laisser prou- ver qu’il avait raison s’il voyait des preuves claires que le juif avait raison et qu’il était innocent. Le matin, tout le monde s’est réuni au tribunal, le roi et le pape se sont assis sur la chaise pour juger, et on a amené le juif “coupable”

et l’évêque s’est levé pour témoigner:

“De mes propres yeux j’ai vu l’enfant chrétien être tuer dans le sous-sol du juif et puis il a soulevé son cadavre du sol, et puis ce juif meurtrier a versé le sang d’un enfant chrétien car il est au- torisé à mettre son sang dans la mat-

sa.” Le pape a demandé à Rabbi Leib ce qu’il disait à ce sujet, et Rabbi Leib a répondu, tranquillement et indiffé- remment que tout était un mensonge, que le juif était innocent de toute ac- cusation et que seul l’évêque lui-même avait ordonné de tuer l’enfant. Le pape lui a demandé: comment pouvez-vous le prouver? Et Rabbi Leib de répondre : s’il vous plaît, chers honorables juges venez avec moi à à l’endroit où on a enterré l’enfant et là-bas je prouverai mes paroles. Lorsqu’ils sont arrivés là- bas, Rabbi Leib s’est approché et lui a ordonné de se lever et de s’asseoir, et c’est ce que fit l’enfant. Puis Rab- bi Leib lui demanda « pourquoi est- ce que tu te tais ? ». C’est alors que l’enfant a commencé à parler devant tout le monde et a dit: - « L’évêque vint vers mon père, et lui dit: “Je vous promets une part importante dans le monde futur si vous poignarder votre fils et jeter son corps dans la cave du juif le geôlier, parce qu’il a osé m’in- sulter, et ne te fais pas de soucis au su- jet de ton fils qui est de toute façon en danger et agonisant. Et ainsi l’évêque a convaincu mon père jusqu’à ce qu’il accepte de me tuer, quand j’ai enten- du leurs paroles, j’ai commencé à les supplier et j’ai crié: « Épargnez moi!

Ayez pitié de moi! » Mais ils n’ont pas écouté ma voix et mon père s’est ap- proché de moi et m’a poignardé ...» Et alors Rabbi Leib s’est tourné vers l’en- fant, il lui a dit que maintenant il pou- vait se coucher. C’est alors que Rabbi Leib s’est tourné vers les juges et leur a dit « avez-vous entendu les paroles véridiques de ce témoin qui ne peuvent être que vraies ? Que pensez-vous des paroles de l’évêque ? ». Le verdict fut rendu, et le père et l’évêque ont été condamnés à de lourdes peines tandis que le riche juif a été innocenté. Rabbi

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Bonne nouvelle : à la demande générale, vous pouvez maintenant télécharger les anciens feuillets, en les demandant au e-mail [email protected]

Merci infiniment !

~ Annonces ~

Dans la Haggada de Pessah, nous disons: « Et nous avons alors crié vers l’Éternel D.ieu de Nos Pères et D.ieu écouta notre voix et il vu notre pauvreté, nos efforts et la pression. »

Le Or Ha’hayim Hakadoch explique ( Parachat Ki Tavo): Il est ici fait allusion au fait que chaque homme doit prier à D.ieu chaque jour qu’Il le sauve des instincts dûs au mauvais penchant et Lui, Il lui dit

« Et nous avons crié à...» et Lui dit «Et D.ieu entendit notre voix...».

C’est-à-dire que même si c’est bien D.ieu qui ait créé le mauvais pen- chant pour mettre à l’épreuve l’homme dans son service du Créateur, néanmoins quand on Lui crie notre souffrance, Il entend notre voix, parce qu’Il voit notre peine, nos efforts et notre souffrance. Notre pau- vreté, c’est l’épuisement du pouvoir du combattant car nous n’avons plus la force de lutter pour l’expulser, le travail - c’est que nous de- vons fournir des efforts et peiner à notre combat, La pression - c’est l’instinct qui pousse l’homme à ressentir le besoin de fauter, D.ieu préserve. Et pour ces 3 raisons, D.ieu a entendu notre voix. Nous pouvons encore expliquer : notre pauvreté - cela correspond à la pau- vreté dans laquelle sont enchevêtrés les érudits en Torah, comme Nos Sages l’affirment (Midrach Tehilim, 5): La Torah dit “pourquoi mes Enfants sont-ils pauvres?”. Et même s’il l’on trouve un Ben Torah qui n’est pas pauvre, il devra néanmoins se comporter comme un pauvre comme Nos Sages l’ont affirmé (Avot 86) « Ainsi est la voie de la Torah...». Et notre peine- selon ce que disent Nos Sages (Berahot 16)

« Heureux est celui qui a peiné dans l’étude de la Torah...» ce qui s’ap- plique aussi à notre génération. Notre pression - parce que tous ceux qui comptent sur la Torah ont de nombreuses pressions et les yeux de tous sur lui seront brisés. Donc grâce à toutes ces choses, Hachem aura pitié de nous.

Or Ha’hayim Hakadoch sur la Haggada de Pessah

Leib, se rendant compte que son secret avait été dévoilé, s’est levé en pleine nuit et a abandonné la ville où il vivait pour partir en exil et rejoindre un autre endroit où personne ne le connaissait et vivre là-bas dans la pudeur et la discrétion comme à son habitude. Les Juifs ont rendu grâce à D.ieu pour le bien qu’Il leur avait fait et pour le fait que le riche juif avait été innocenté, et chacun est retourné chez lui joyeux et heureux. Combien de bonnes leçons devons-nous apprendre de cette histoire! Comment, grâce à la charité et à la bonté dont a fait preuve l’homme riche, il a été sauvé du terrible complot qu’ils ont initié contre lui. Et à quel point la personne réussit quand elle étudie la Torah, de sorte que plus il apprend la Torah, plus il réussit dans les affaires commerciales. Nous en apprendrons aussi que les nations du monde ne doivent pas être provoquées, car malgré toute la richesse et toute la puissance qu’avait le riche, n’eût été le miracle éclatant de D.ieu, il aurait été mis à mort. C’est la raison pour laquelle il faut baisser la tête et souffrir patiemment, car le jour de la Délivrance viendra et toutes les nations du monde se prosterneront devant les enfants d’Is- raël, comme il est écrit : «

- Des rois seront tes nour- riciers, et leurs princesses tes nourrices; Ils se prosterneront devant toi la face contre terre, Et ils lécheront la poussière de tes pieds, Et tu sauras que je suis l’Eternel, Et que ceux qui espèrent en Moi ne seront point confus. » ( Yéchaya, 49, 23), le plus rapidement possible ! Amen !

Une fête cacher et joyeuse à tous !

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