Séminaire Claude Chevalley
C. C HEVALLEY
Les groupes de type A
nSéminaire Claude Chevalley, tome 2 (1956-1958), exp. no20, p. 1-13
<http://www.numdam.org/item?id=SCC_1956-1958__2__A7_0>
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LES GROUPES DE TYPE A
n
C.
CHEVALLEY,
E.N.S.
1956/1957
(Exposé
de le16.12.1957)
1. - Le groupe
SL(V) .
Soit V un espace vectoriel de dimension finie sur
K ;
nous supposeronsV de dimension n + 1 > 1 . Soit
SL(V)
le groupe desautomorphismes
de déterminant 1 de V . Le groupeGL(V) est,
comme on le voitfacilement, produit
semi-direct deSL(V)
et d’un groupe de dimension1 ;
commeGL(V)
est connexe, on voit queSL(V)
est connexe. Montronsqu’il
estsemi-simple.
Il est bien connu quel’injection canonique SL(V) ~ GL(V)
est unereprésentation simple
deSL(V)
et que le centrede
SL(V)
estfini ;
notre assertionrésultera
donc duLEMME 1A ~ Soient V un espace vectoriel de dimension finie sur K et G un
sous-groupe
fermé
connexe deGL(V) ;
sil’ injection canonique
G .~GL(V)
estune
représentation semi-simple
deG,
le radical de G est un torequi
est lacomposante
connexe del’élément
neutre dans le centre de G .Soient R le radical de G et
Ru
l’ensemble deséléments unipotents
deR .
Représentons
V comme sommedirecte
de sous-espacesV k
stables par Gqui
fournissent des
représentations simples
de G. Pourchaque k ,
il existe unx.. ~
0de
V k qui
estlaissé
fixe par leséléments
deRu (exposé 6, théorème 1).
Oril
est
clair queRu est
un sous-groupe,distingué
deG ;
leséléments
deV k
invariants par
R~
forment donc un sous-espace stable par G et par suite identi- que àV..
Ceciétant
vrai pour toutk ,. Ru
seréduit
à sonélément
neutre. Ilen
résulte que R
est un tore(exposé 6, théorème 3) ;
étantdistingué
dansG,
il est dans le centre de
G ;
le lemme 1 résulte immédiatement de là.Soit
(x. , ... , x .)
une base de V. Leséléments
s deSL(V) qui
admettent chacun des
xi
comme vecteur propre forment un groupeT ;
si on poset.x,
1 1 1.(teT) ,
on 1.-1w.(t) = 1 , et,
si 1 ... , n+ 1 sontdes
éléments quelconquesde K
deproduit égal
à1,
il existe unélément
t ~ T toi que(t)
=ai (l
ç1 s
n +1)
; si on choisit lesai
demanière qu’ils
soient tous
distincts,
cequi
est manifestementpossible,
le centralisateur del’élément
t est T. Ilrésulte
de là que T est un toremaximal de SL(V)
et que le groupe
X(T)
descaractères
rationnels de T estengendré
par leson a
(en
notationadditive) I%1§ 03C9i
=0 ,
et tout ensemblecomposé
de n des élémentsest une base du groupe
X(T) .
Soient iet j
des indices distinctsentre 1 et n + 1 ;
si 1 K ,
les formulesdéfinissent un élément
"~.(~)
de et t.. est unisomorphisme
du groupeL additif K sur un deSL (V) ;
on a siil s’ensuit
G§
est une racine deSL(V)
parrapport
à T . Il est clair quel’on
obtient ainsin(n
+1)
racines distinctes deSL(V) ;
commeSL(V)
est
de
dimension(n + 1)2 -
1 et T de dimension n ~ on a obtenu toutes lesracines de
SL(V) (exposé 19,
lemme1) .
Il est clair que les racines~. = ~ - 1. W. 1.+ 1
(1 ~
i ~n)
forment unsystème fondamental,
et que lediagramme
deDynkin correspondant
est detype
A . Le normalisateurde
T dans se compose desautomorphismes
1bi
1()
où TI est unepermutation
de{1,
... , n +1
et où les
b.
ont pourproduit
lasignature de 7T .
Loséléments
deSL(V) qui
transforment en eux-mêmes . tous les sous-espaces . -
~~.
Kx. J de V(1 ~ i~
n +1)
forment un groupe de Borel. ’
Soit f
l’application canonique
deGL(V)
sur le groupeprojectif PL(V)
de
l’espace
V. C’est uneisogénie
dont lesexposants
radiciels sont touségaux
à 1(exposé 18, proposition 3) ;
il résulte immédiatement de là quePL(V)
est.aussi de
type
A . Si n T’ =f(T) ,
etsi 03C6
estl’isomorphisme
du groupeX(T’)
descaractères
rationnels de T’ sur un sous-groupe deX(T) associé
àf , l’image
deX(T’)
estengendrée
par lesrapports
mutuels(en
notation.additive,
les différencesmutuelles)
le groupeX(T’)
est doncengendré
par les racines de
PL(V) .
Soit q une
puissance
del’exposant caractéristique
deK ; soit
H legroupe
algébrique qui
a les mêmeséléments
queSL(V)
mais tel que les fonctionsnumériques
sur H soient lespuissances q-ièmes
des fonctionsnumériques
surSL(V) .
Pour toi;t s =SL(V) ,
soitM(s)
la matricequi représente
s parrapport
à labase (xl’
... , xn+1 )
;l’application
deSL(V) qui
faitcorrespondre
à tout s
l’élément
s’ tel que leséléments
de soient lespuissances
q-ièmes
de ceux deM(s)
est unisomorphisme SL(V)
sur H .2. - Poids dominants minimaux.
_...,.~,._ .
Soient G un groupe
algèbrique semi-simple,
T un tore maximal de G et(oc ,
... , unsystèmo
fondamental de racines de G parrapport
à T. Onappelle poids
dominants de G lespoids
dominants desreprésentations projectives simples
de G.Désignant
parle groupe
descaractéres
rationnels deT ,
on
peut
ordonnerl’espace
vectorielQ 8 X(T)
en convonant que leséléments ~
4sont les combinaisons
linéaires
à coefficientstous ~
0 des g onappelle
alors
poids
dominants minimaux les éléments minimaux de l’ensemble despoicds
dominants ~
4 relativement à cette relation d’ordre.Introduisons uno
métri,que
définiepositive invariante
par le groupe deWeyl
W sur
l’espace Q X(T) . Tout
.élément n. de R.9
tel quel’on
aitCÀ 1 03B1i
~ a( 1
~ i sn)
est ~0 relativement à notre1
Ecrivons en effet:
À... c
, c , 1 0(. 1. -03A3ieI" c . l
oùl’.
etrn sont des ensembles
disj
oints et où lesci
sont 0 , Tenantcompte
desrelations
(0(.
1.| 03B1i
J ~ 0 sii (:. j ,
on voit tout de suite que(03A3ieI" ci
1eI" 1.03B1i
].|03B1i )
J~
0 pourtout j ~ 1" ;
il en résulte que(03A3i
~ III I ri c. 1 cx, 1.|03A3ieI" ]..
n c . 1.03B1i) ~
1 .0 ,
d’où1~
lnc. 1. ()(. ~
=0 ,
cequi
démontre notre assertion. Si ~. est unpoids
dominantet w , 1 la
symétrie
parrapport
1. on a w . ~(W)
= ’U1 - e . 1. 0.. 1 avec e . ~0 ;
J.
il en
résulte
que( ‘cx. ) ~ 0 ,
donc que 03C9 est > 0 , Lespoids
dominants- 1
minimaux sont donc
nécessairement
despoids
dominantsfondamentaux ; mais,
engéné-
ral,
lespoids
dominants fondamentaux ne sont pas tous minimaux,Si
À.
est unélément quelconque de .Q.. 8 X(T) ,
il existe uneopération
wdu groupe de
Weyl
tel que l’on ait(w(À) 03B1j ) ~
0 pour touti, d’ où
0 .1
En
effet,
soit03BB’
en élément maximal(relativement
à notre relatiohd’ordre)
dans l’ensemble des
transformés
deJl
par lesopérations
deW ;
commeVii
estla
symétrie
par rapport
a03B1i ,
on a w .OL)
=À. -
m.0. ,
m.étant
un nombre1. 1. J. J. 1.
. - ,
rationnel;
il résulte ducaractère
maximalde 03BB’
que lesm. 1.
sont toUS?0 ,
d’où
(;:10..)
~0 ,
cequi démontre
notre assertion.1 ."
PROPOSITION 1. -
Soit 03C1
unereprésentation projective simple de
G dontle
.
poids
dominant 03C9 soit miniral. Lespoids ~
4 dep
sont alors lestransformés
de 1D par lesopérations
du groupe d ;W ;
ils sont tous dcmultiplicité
1....,.. _
Soit en
effet 03C9 un poids
def ;
il existe uneopération
w de w telleque l’on ait
(w(çk) ~~. )
1 ~ 0( 1 ~ i ~ n) ;
on a donc w. 1(w~))) = w~, -
e . 1. 1les
e . 1.
étant des nombresrationnels ~
0 . Mais touttransformé
de 03C9 par uneopération
de W est encore unpoids
dep ,
et lesdifférences
mutuelles despoids
de0
sont dos combinaisons linéaires à coefficients entiers des racines(exposé 16, proposition 1) ;
lese. i
sont doncentiers.
Il en résulte que, si
0 ,w(03C9’)
est unpoids dominant ;
comme 2J’ -v(W’)
est>o (exposé 16) ,
il résulte ducaractère
minimal de ztf quew(w’
= ZY . Il estclair que deux
poids
def qui
se déduisent l’un de l’autre par uneopération
de W ont môme
multiplicité;
comme 03C9 est demultiplicité 1,
il en est de mêmede
LeS notations étant celles de la
proposition 1,
si onsuppose
deplUS
que 03C9 n’?St pCS Combinaison linéaire à. coefficients enticrs deex 1 ’
... , a n’est pas anpoids de 03C1
et ledegré de 03C1
ost J.e nombre destransformés
distincts de6J
par lesopérations
de lJ ...
Gela résalte de co que la différence entre doux
poids
def
ost unecombinaison linéaire à coefficients entiers des OE..
1 ,
10n
notera nousappelons degré
d’une rearésentationprojective opérant
dans
l’espace proj ectif -;P(V)
associé à an espace vrectoriel V la dimension del’espace
V et nonpas
colle del’espace (V) ] .
Appliquons
ceci aux diverst,ypes
dediagrammes
deDynkin
connexes. Nousutiliserons les no.tations de
l’exposé
19.1°
Type
A . On roconnait facilement que tous lespoids
dominants fonda-- n
mentaux sont minimaux. Les transformés da
k-ième poids
dominant fondamental03C9k
par lesopérations
de 1 sont tous leséléments 03C9.
+ ... +03C9ik
où:1.1 1k
... ,ik
sont des indices distincts entro 1 et . ’.n + 1 . Aucun despoids
03C9k
n’est combinaison linéaire à coefficients entiers desracines ;
si donc G est detype A ,
ledegré
de lareprésentation projective simple
depoids
dominant~k
est le binomial(n;l)..
.2° -
Type B .
n Les seulspoids
dominants minimaux sont03C91
et03C9n
n . Lepoids
i61
est combinaison linéaireentière
dosracines,
mais il n’en est pas ainsi deàt , ’
n Lestransformés
deW
n par lesopérations
de W sont les(1/2)03A3n i=1
i=e(1)
ie(1) °°r° ±
1 . Si donc G estde vpe Bn’
lareprésentation projective simple
de
poids ..
dominant6l’ n
de G est dedegré 2n.
3°
Type
C . Le seulpoids
dominant minimal est(Vi ’ qui
n’est pas combi-n
nais on linéaire
entière
des racines. Ses. transformés par lesopérations
de Wsont
les ± Wi (1 aé
1 6:n) .
Si donc G est detypo Cn’
lareprésentation
projective simple
depoids
dominantw 1
de G est dedegré
2n.4°
Type
D . Les seulspoids
dominants minimaux sont et ;..’-’’-.... n -L n2014’jL ii
03C91
n’est pas combinaison linéaire à coefficients entiers desracines ;
ses trans- formespar
lesopérations
de W sontles 1 (1~
i ~n). Donc,
si G estde
type Dn , lapeprésentation projective simple
depoids dominant 03C91
de Gest de
degré 2n ;
on voit facilement de la mêmemanière
que lesreprésentations projectives simples
depoids dominants 03C9n-1 et 03C9n
sont dedegré
5° Type E~ .
Lepoids ~1
estminimal ;
iln’est
pas combinaisonlinéaire
à coefficients entiers des racines et sestransformés
par lesopérations
de Wsont les
. , N. - s , s -
+c~) Ci’’ j)
; on en conclut que, si G esti j :1 J
do
type E6’
lareprésentation projective simple
~epoids dominant
de Gest de
degré
27.6° Type E7 .
Lepoids 03C91
estminimal ;
il n’est pas combinaisonlinéaire
à coefficients entiers desracines ;
sestransforma par
lesopérations
de Wsont
les 1 + (s - (cj.
+a).)) (i ~ j) .
On en conclut que, si G est de1 :1 J
type E7’
lareprésentation projective simple
depoids
dominant03C91
de G estde
degré 56.
Dans le cas des
types F4 ’ G2 ’
tous lespoids
dominants sont descombinaisons linéaires à coefficients entiers des racines.
3 .2014’ Classification des groupes de
type
Ari .LEMME2. - Soit f un
homomorphisme d’un
groupealgébrique semi-simple
G dansun groupe
algébrique semi-simple G1 ;
soient T un tore maximal de G etTl
un tore maximal deGl
contenantf(T) . Soit 03C6 l’application
linéairede
dansqui fait correspondre
àJLe
caractère
rationnel t~6.(f(t)) de
T.Soit ~
unereprésentation linéaire
ou
projective
deGi ;
lewpoids
de lareprésentation
~ro f de G sont alors lesimages par 03C6
despoids
de r .L’homomorphisme (resp.
Õof)
deGl (resp. G) définit
uneapplication linéaire ~ (resp . q )
dans2.. e (resp.
8~ X(T))
telle que l’on ait)) (ti) -(resp.’ ==e~(f(t))))
pour toutet tout
Tl (resp.
t éT)
; il est clairque 03C6 = r
of1 .
Dans le cas oùOE est linéaire
(resp, projective),
elleopère
dans un espaco vrectoriel V(resp,
dansl’espace projectif %Çà (V)
associé à an espace vectorielV),
etl’application identique
deô(G1)
dansGL(V) (rasp. PL(V»)
est unereprésenta-
tion
linéaire (resp, projective) 03C4
de03C3(G1) .
Lespoids de 03C3 )resp. 03C3
0f)
sont pe..r
définition
lesimagos
parf 1 (rosp.)-’)
da ceux de 1:’ , ce q uidémontre
le lemme.
COROLLAIRE. -
Lcs natations étant celles du lemmo2,
supposons deplus
qae fsoit line
isogénie
et soit unereprésentation (projectivc
oulinéaire) simple
deG
dont
lepoids
dominant(relativement
à unsystème
fondamenta.l«(Xl’...’ 0 )
,de
racines de G parrapport
àT)
soi t lek-ièmc poids
dominantfondamental
03C9k
k(Le.
celai associé à " la racine£X ) .
k La racine ’O(k
k est alorsl’image
parnr
d’une racine dQGl.
En
effet,
il y a dos racinescx
1 Al
deG1
toIles quo1f(OE! )
1 = q. 1.0(. ,
1 losq. 1.
étant des entiers >0 ;
ces racines forment unsystème
fondamental deracines Soiont
Wk
et.wk
lès"symét’ries
parrapport
à et "ir ;
soi tde
~ ~
tel quei (~)
°°°°°’k °
donccrk - OBk .
Par
ailleurs,
on au
0wk (exposé 18, proposition 4) ;
il en résulte’°
Î
kque
03C9k- qk 03B1k.
Parailleurs,
il résulte du lemme 2 que estun
poids
d’unereprésentation (
linéaire ouprojective)
del’élément
’iÔ( -
différence de deuxpoids
d’unemême représentation simple
deG1’
est donc une combinaison linéaire à coefficients entiers dos
1X ] .
On on conclutque
qi
=1 ,
cequi
démontre la Corollaire.Soit n un entier >
a ;
nousdésignerons
Par(Xl’
... , la basecanonique
do et parÎ
le tore maximal decomposé
dosopérations
qui
laissent fixes las1)oints
del’espace projectif’}.) (Kn+l) .
Achraque
x. correspond
1 unpoids Q.
l de lareprésentation identique
de surlui-même ;
si on pose :::(;5.
-w. 1 (1 s
i sn) ’los 03B1i
forment unSystème
fondamental de racines de
PL(Kn+1)
parrapport à lÎ .
Soit G an groupe
algébrique semi-simple
detype An’
et soit T untore maximal ’ de
G ;
. soit(03B11’ ... , £X )
unsystème
fondamental de racines del n "
G par
rapport
à T tel que, dans lediagramme
deDynkin corresponda,nt,
lessommets
correspondant
à çx et 0. 1(où
1n)
soient liés par unearête.
1. 1+
Soient ... ,
(}J 1
n+ des nulle deQ e
tels que03B1.= CJJ. -
03C9i+1 (1 ~ 1 = n)
;03C91
est alors lepoids
dominant d’unereprésenta-
i 1 1.+
tion
projective simple f
deG , opérant
sur1 ’ espace projectif % (V)
associé à un espace vectoriel V. On a va au
numéro
12 que V est de dimensionn + 1 et que les
poids
senties(1-6 i~ n:l-l);
soitx. i
unpoint
de V
qui
donne lieu aupoids w. ;
leséléments
.,. ,x 1
formentalors une base de V. Par
ailleurs,
la dimension de G est(n
+l) -
1(exposé 19,
lemmc1).
Comme G est presquesimple, r
est uneisogénie,
d’oùdim
( . (G) à
dim G =(n
+1)2 -
1 ;comme f
on af(G) = PL(V) .
Le groupe
T’ = ~ (T)
est le groupeopérations
dePL(V) qui
laissent fixe chacun despoints Kx. ; chaque
x. donne lieu à unpoids
~! de lareprésenta-
tion de
PL(V)" constituée
par sonapplication identique
surlui-même.
Soit ~
1l’isomorphisme spécial
deQ X(T’)
surX(T)
associe àl’isogénie 03C1 ;
on a
alors ~ (~i)
= ~.(cf.
ladémonstration
du lemme2).
Il y a unisomorphisme
de V sur
qui applique x. 1
sur’x. 1 1)
; cetisomorphisme définit
unisomorphisme
h dePL(V)
sur et h0 f
est uneisogénie
f de G sur
PL(~+l) . Si f
estl’isomorphisme spécial
dei 8
surSl8 X(T) associé
àf ,
il est clairWi) = t0i (1 ~ i ~ n + 1) , d’où
1 ~.) = 0 . (1 ~ i ~ n) .
Soit q unepuissance
del’exposant caractéristique
’ i i ~~
de
K ; l’isogénie
despuissances q-ièmes applique
G sur un groupe G.Faisant usage de
l’isogénie de G
surqu’on
vient deconstruire,
onvoit
qu’il
y auneisogénie
de G sur telle quel’isomorphisme
de~e X(T)
sur~9 X(T)
associé à cetteisogénie applique ¿Xi
sur(1~ i ~ n) .
THEOREME 1. - Soient G et G’ des groupes
algébriques semi-simples,
Tet
T’des tores maximaux de G
et X(T) et X(T’)
les groupes descaractères
rationnels de G et G’et (p
unisomorphisme spécial
deQ e X(T’ )
surQ
eX(T) .
Si l’un au moins des groupesG ,
G’ est detype~
il on est demême
del’autre, et 03C6 est associé
à uneisogénie
de G sur ’G’ .
Comme toutes les racines
d’un groupe
dotype
A n se déduisent les unesdes autres par les
opérations
du groupe de tous lesexposants
radicielsde 03C6
sontégaux
entre eux ; soit q leur valeur commune. Il y a donc unebijection 03C6
de l’ensemble des racines de G sur l’ensemble des racines de G’,
telle que =
q03B1 pour
toute racine il en résulteimmédiatement
que G et G’ sont de mêmetype,
donc sont tous deux detype
A . Soitn(Q(.1 ’ ..., 03B1n)
unsystème
fondamental de racines de G parrapport
à T telque, dans le
diagramme
deDynkin correspondant,
les sommets relatifs à 0.. et0(- 1+ 1
soientliés
par ine arête(1
in)
; est laracine
de G’telle =
q 0( i ’
les0Cl
forment unsystème
fondamental de racinesde G’ par
rapport
àet,
dans lediagramme
deDynkin correspondant,
lessommets relatifs à
0~!
et sont lies par unearête (1 ~
in) .
Utilisonsles mêmes notations que
plus
haut en cequi
concerne legroupe
il résulte de ce que nous avons ditqu’il
existe uneisogénie g’
de G’ surqui applique
T’ surT
etqui
est tel quel’isomorphisme spécial
~’ qui
lui estassocié applique
sur(1 ~ 1 s
n +1) .
Posons)( = 03C6
o1’ ;
c’est unisomorphisme
deQ x(T) sur Q
aX(T) qui applique
sur
qo.. ;
ilrésulte
de cequi
a été ditplus
hautque 8
estassocié
àune
isogénie 8
de G surqui applique
T surT .
L’existence desisogénies
g ,g’ démontre
lethéorème 1~ compte
tenu de laproposition 6, exposé
18.
Soit G un groupe
algébrique semi-simple
detype
et soit T un toremaximal d~ G ~ Soient P et R
respectivement
le groupe despoids
et legroupe dos racines de G par
rapport
àT ;
on a doncIl
résulte
immédiatement de 1’ étude que nous avons faite desdiagrammes
detype
k
(exposé 19)
queP/R
est un groupecyclique
n + 1 . Le groupen
x(T)/R est
donc un groupecyclique
dont l’ordre d divise n + 1 ; nous dirons que d est l’invariantnumérique
dE, G . Nous allons montrerqu’il
existe desgroupes de
type
k pour invariantnumérique
un diviseurdonné
quelconque
de n + 1 . Partons pour cela du groupe5L (V) ,
oû ü est un espscevectoriel ’ ’ k + 1 . Si 1 ~
k ~ n
9 soit V lapuissance
’ extérieurek-ième
del’espace V ;
si s ~SL(V) , (s)
lapuissance
extérieurek
-ième
de s ; p est donc unereprésenta,tion
rationnelle deSL(V) .
Soit;k
(X1 , ... , x n+1 )
une base de V et soit T le tore maximal.
de
composé
des
opérations qui
admettent chacun x. 1 commevecteur propre ;
soitt.x. = ~~.
(t)x T) .
Soit(i ~
... ;i )
une suite strictemont croissantem .~ ~. 1 ° 1 ’ k
d’indices entre 1 et n +
l ; désignons
pary(i ,
1 ... ,ik)
k leproduit
.extérieur
des
éléments
.x. 11
, ... , k On a alors ’Les
poids
de lareprésentation ~
sontdonc,
en notationadditive,
las~ ~1
+ ... +~. ~k
pour toutes lessuites
strictement croissantes de k indices.Ces
poids
sont toustransformés
lesuns des autres par les opérations
du groupede
Weyl;
il enrésulte
tout de suite quep.
est unereprésentation simple
dontle
poids
dominant est lek-ième poids
dominant fondamentaux"S.
relativementau
système
fondamental deracines
formé des0.
=~i ~~ ~~1+~ .
Soitsoit
.~ k l’isomorphisme
desur i. 8 associé à ~ k .
Lesexposants
radiciels de~k’ qui
sont touségaux,
sontégaux
à 1(corollaire
aulemme
2).
H enrésulte
tout de suite que03C6k applique
le groupeR.
des racines deGk
surR ;
ilapplique
par ailleurs sur le groupeengendré
par les + ...+ (Pi’
donc aussi sur le groupeengendré
parR
etS7, . Or,
~ ilrésulte immédiatement
del’expression explicite
deB donnée
dansl’exposé
19que le groupe
engendré
R contient R comme sous-groupe d’indice+
1) ,
où m est lep.g.c.d.
de k et ~ + 1 ; il enrésulte
que, si d est un diviseur~1
de n +1 , l’invariant numérique
deG k
est d sion
prend
k =d-l (
n +1) .
Parailleurs,
ilrésulte
de cequi
aété
ditp~us
haut que
PL(V)
est un groupe d’invariantnumérique
1., ,
.
THÉORÈME
2. - Soit n un entier>0 ; si
d est un diviseur de n + 1 il existe un groupealgébrique semi-simple
det~"pe
li et d’invariantnumérique
201420142014201420142014201420142014201420142014201420142014201420142014201420142014.201420142014201420142014201420142014~20142014 n .
d ;
tous lesgroupes
satisfaisant à ces conditions sontisomorphes
entre eux.La
première
assertion adéjà établie.
Soient G et G’ des groupes detype
A nayant
même invariantnumérique,
T et T’ des tores maximaux deG et
G’ .
Comme un groupecyclique
n’aqu’un
seul sous-grouped’ordre donné,
il est clair
qu’il
y a unisomorphisme ( de Q 8
surQ
eX(T) qui
applique
les racines de G’ sur colles do G etqui applique X(T’ )
surX(T) ;
l’isomorphisme 03C6
estassocié
à uneisogénie
f do G surG’. (théorème 1),
et f est un
isomorphisme
en vertu, de laproposition 6, exposé
18.COROLLAIRE. -
Tout
groupealgébrique semi-simple
de rang 1 estisomorphe
soità
soit àUn
pareil groupe
est en effet doA..
Reprenons
maintenant lesreprésentations Pk considérées plus
haut. Ellesdonnent naissance à des
représentatiens projectives
dePL(V) , opérant
dans les espaces Soient H un groupe
algébrique
et d’unereprésentation linéaire projective)
de Hopérant ’4J (V) ) ; ~T~ ~’)(iesp~ ~
est alors une
représentation linéaire (rosp. projective)
de Hopérant
dansV~
et
qu’on appelle
lapuüssance
extérieurek-ième
Considéronsen
particulier
le cas où k = n ; lareprésentation
doSL(V)
estévidemment
équivalente
à lareprésentation contra.grédiente
dequi
faitcorrespondre
ià tout élémentSL(V) l’automorphisme
du dual de V.Par
ailleurs,
il résulte de la formule 4h + ~.. + o = 0 que sespoids
sont(1 i_ 1 %
n +1) .
Si ce est unoreprésentation linéaire
deH ,
fn
0 03C3 estéquivalente
à lareprésentation contragrédiente de « , qui opère
dans le dual de V et associe à tout z ~
H l’automorphisme
~z .
Demême, si 03C3
estprojective,
() estéquivalente
à lareprésentation projective contragrédiente qui opère
dansl’espace projcctif ùÔ(V*)
associé au dualde V
qu’on peut
identifier àl’espace
deshyperplans
del’espace ’~(V) ;
siz la
contragrédiente
de J fai tcorrespondre
à zl’automorphisme qui
transforme tout
hypeiplan
M de en 03C3(M) .,
Nous avons donc le résultatsuivant :
PROPOSITION
2. -Soit
/f unereprésentation
linéaireouprojoctive
d’un groupealgébrique
G. Lespoids
de lareprésentation contragrédiente
de r sont alorsles opposés
despoids
de 3" .COROLLAIRE. - Soit G un groupe
algébrique semi-simple,
et soit ? un toremaximal de G. Si
l’automorphisme
03B8 ~ - 03B8de
Q eX(T) appartient
au groupe deWeyl
de G(ce qui
seproduit
dans le cas où G est del’un
destypes En’
C , E7 ’ E8 , F4
ouG2)
toutereprésentation
linéaire ouprojective simple
y
de G estéquivalente
à sacontragrédiente ;
si Vest l’espace
d’unereprésentation
linéairesimple
deG ,
il y a une formebilinéaire j3 non-
dégénérée
sur V x V et une seuleà un
facteur constantprès qui
est invariantepar
r (G) ; .0
est soitsymétrique~
aoitComme les
opérations
du groupe deWeyl permutent
entre eux lespoids
def,
on voit que
l’opposé
de toutpoids
def
est unpoids do B ’
donc quef
a lesmêmes
poids
que sacontragrédiente P’ .
Enparticulier, 03C6
a le mêmepoids
domi-nant
que f ,
donc lui estéquivalente. Supposons 03C6 linéaire ;
ilrésulte
alors du fait que
p
estq"ivalGntG
à.sacontragrédiente
que lesopérations
deP (G)
laissent invariante au moins une forme bilinéaire nondégénérée
surV x V .
Soit @
une formebilinéaire ~
0 sur V x V invariante parf(G) ;
l’espace
des vecteurs x tels quPy)
= 0 pour touty ~
Vest ~
Vet st.blé par
f(G) ;
cet espace est donc{0}
cequi
montreque 03B2
n’estpas
dégénérée.
Sij~
est une forme bilinéairequelconque
sur V x V invariantepar
p(G) ~
il en est ~.e môme de cp + c’ ~ (où
c , c’ sont dansK) ;
or,K étant
algébriquement clos,
onpeut toujours
choisir c, c’ non nuls tous deux tels que c’j~~
soit cette forme est alorsnulle,
etjA
1
est
proportionnelle Appliquons
ceci au cas est défini parQ(y , x)
=j5(x , y> :
il y a un m £ K tel que03B2’ =
m03B2 .
Il est clair quem2
=1 ; fJ
est doncsymétrique
oualternée.
4. - Les
représentations simples
d’ un groupe de rang 1.Soit V un espace vectoriel de dimension 2 sur
K ,
et soit(x , y)
unebase de V. Nous nous proposons de rechercher les
représentations simples
dugroupe
SL(V) .
Etablissons
d’aboid
1.e résultatsuivant ;
PROPOSITION
3. - Soient ~
B desreprésentations
linéaires d’un groupe G telles que lesreprésentations projectives déduites de soient éiuiva-
lentes.
Si
G est son propre groupedérivé (en particulier
si G est un groupealgébrique semi-simple), 03C6
’ 1 sontéquivalentes.
- -
Soient V et V’ les espaces
de ~ et 1 ’ ; soient f et f’
lesrepré-
sentations
projectives
déduites ,ler et ~’ ;
ellesopèrent
sur les espacesprojectifs ~ (V) et (V’)
associésà
V et’ ‘V’ .
Il y a parhypothèse
un
d’espaces projectifs
dei9 (V)
sur~)(V1)
tel queL’isomorphisme r provient
par définition d’ unisomorphisme p-
de V surV ;
si s
~G~ (s)
et(.l (s)
op-
sont desisomorphismes
de V sur V’qui définissent,
lemême isomorphisme
de;t:) (V)
Or il est bien connu que les seulsautomorphismes
d’un espace vectoriel Vqui
définissentl’automorphisme identique
dei3 (V)
sont les homothéties de V derapports 0 ;
il y a doncune
application j(
. de G dans l’ansemble deséléments /.0
de K telle quel’on ait (s) = "~ ( s ) (~v ( s ) o ~ )
tout s ~ G .Comme
et~’
sont desreprésentations,
il enrésulte que X (s) (t)
si s , t é G . Si G est son propre groupedérivé,
il résulte de là que~f(s) ==
1 pour toutG ,
donc
que 03C1 et f;
sontéquivalentes.
. On ~~it
donc
que deuxreprésentations
linéairessimples
d’un groupealgébrique
semi-simple
Gqui
ont mêmepoids
dominant(relativement
à un tore maximal T de G et à unsystème
fondamental de racines de G parrapport
àT)
sontéquivalentes.
Ceci
dit,
revenons auproblème
de la détermina ntion dosreprésentations
linéaires
simples
deSL (~’~ ,
Flousdésignerons
par T le tore maximal decomposé
des éléments tqui
admettent x et y comme vecteurs propres ; nous posons, si t ~T ,
t.x d’oùt. =...1-1 (t) ,y .
Les racines de G parrapport
à T sont2w
et(en
notationadditive) ;
nous posons 2(.Ù =ex ,
et nous considérons 03B1 somme racine fondamentale. Les
poids
dominants sont lese
entier §
0 . Pour tout n0 ,
soit Vn l’espace dés
élémentshomogènes
dedegré
n del’algèbre symétrique
surV ;
il. se compose dos formes dedegré
n en x et y.L’espace V n
estl’espace
d’unereprésentation
03C3n
deSL(V) :
si s ~ SL(V) ,5n(S)
est lapuissance symétrique n-ième
des . Soit W le sous-espace de V
engendré
Par lespuissances n-ièmes
desn
éléments
deV ;
il est manifestement stable par ~’n
(SL(V )) ; soit ~
n lûreprésentation d’espace W
n induite n montronsqu’elle
estsimple.
Désignons
par an sous-espace de stablepar 03BEn et ~ {0} .
Soit Ble groupe des
éléments
s ~SL(V) qui
laissent invariant le sous-espace Kx deV ;
c’est un groupe de Borel.L’espace
contient donc unélément z ~
0n
tel que
l’espace
Kz soit stable par lesopérations
de B.. Si ondésigne
par 1:(~ ) (§ é K) l’automorphisme
de liqui
laisse x invariant etchange
y eny +j X ,’t (t)
estunélément unipotent
deB,
de sorte»)
laissez invariant. Ecrivant z =
F(x , y) ,
où F est une forme dedegré
n, onvoit que
F(x ; y)
=F(x ,
y+ g x)
pour cequi n’est
paspossible
que
siF(x
’y)
=K) .
On a doncWn ;
n si x’ est un vecteur~
0quelconque
deV,
il y a uneopération
de8L(V) qui
transforme x enx’ ,
d’où W’ et par suite lI’ = ~~ , ce
qui
démontre notr e assertion.(On
n n n
notera que la démonstration montre même que
Wn est
contenu dans tout sous-espace de Vn stable par les
op6’’’’tions
de(SL (V» ).
Lespoids
de lareprésentaion
j n
sont
(en
nota,tionadditive )
les pour - n ~k
n , et nu est unpoids
de
;
c’est donc lepoids
dominant On en conclut que toutereprésenta-
tion
linéaire simple
de estéquivalente
à une et une seule desreprésenta-
tions
Si K est de
caractéristique 0,
il est bien connu queW n = Un
pourtout n .