(1) Qu’on lise les discours qu’ils ont prononcé A cette assemblée , eton ytrouvera l’origine delahaineet dtïdé- chaînement contre eux de tous les intrigans, de tôïjs les Voleurs, de tous les assassins'du midi
, qui ont inventé tant 4e calomniesetfait tant d’efforts inutiles pour faire périr
ces Représentans vertueux, parce r,,,’îlc
«youloi^ntanéantirlespatriote!
lesscélératsqui usurpoient ce
THENEWBERRY
UfiRARYLES ÉCLAIRCISSEMENS
. , .
CaS-Z-'
SUR LETABLISSEMENT (Tût
DU ROBESPIERRISME (<g/oS
DANS LE MIDI;
Pour servir d'introduction à
l'histoirede cette conspiration y
Par
J.B. Du
PR AT
,citoyen d'Avignon,
il PEINE
les rebelles Marseillaiscomin
aneereiita.fuir devantTarrnée de Carteaux, que les agen$ de Robespierre cherchèrent A établir, dans le midi , la
Ê
uissance de leur maître, sur les débris de celle de arbaroux , et autres conspirateurs qui finissoieritleur rôle.
Tandis queRovère et Poultier , A rassemblée élec- torale
du
département de Vaucluse, tenue afumois
d'août 1793 , déclaroicnt la guerre à ces sangsues dela révolution, qui loindela servir, la déshonoroient etla faisoieiit abhorrer par leurs crimes (t) , Agrïcal
: monstre , souille déjà dé plusieurs
<
2 ) fôrfeûtë , Vké pour le mal, et qui brûloit dela noire ambition d’acquérir la célébrité des grands scélérats, rallioitautour deluitous le» voleurs, tous lescoupe-
iarrets qui craignoientl’œil sévèredela ju.slice. 11les appeloit les sans-culottes par excellencej *1s s’établis- Soit leur défenseur officieux , leur protecteur, leur
•père’) et bientôt il devint leur général. Ses adjudams généraux , ses aides^de-oamp , ses satellites , furent parfaitement choisis : la troupe de Mandrin ne fut
jamais
mieux
organisée.Si ce monstre*eut l’audace , dès le mois d’aofd jyg3, de sèdéclarer le chef de tous lesscélérats de son pays ; s’il eut la témérité \d’attaquer publique-
ment
des Représentais .vertueux qni ^ouloient punir les scélérats, et sur-tout Rovere , 1un
des fondateurs de la .libertéComtadine
, et le créateur de notre département,c’est qu’ilvenoit de recevoirles instruc- tions d’un des plus fainpux lieutenansdeRobespierre, Claude PayanO)
, qui sè trouvoit alors dans nos(Contrées ? à la suite
du
Représentantdu
peuple9Albitte.
Claude Payan pouvoit , après le choix de
Mou-
reau , n’^voir aucune inquiétude, et se rendre avec assurance à. Paris , pour concerter de nouvelles
me-
sures dans le conseil détat
du
tÿran Robespierre. li sefit
nommer
député par sacommune
, pour porter à Paris l’acceptationde l’acte constitutionnel.Pour
consolider l’ouvragecommencé
dans le midi ,•n
délibérade substituer aufédéralisme des sections,nelui'des,sociétés populaires. Mais il fut en
même
tenus .arrête. d’exclure des sdciçtés tous les patriotes vertueux de quatre-vingt-neuf, et de ne les
compo-
ser que des intrigans qui etoient dans lè secret la conspiration, de cette poignée de scélérats , qui se sont imaginés que la rëyôlùtfôn n’etbib faite
qu#
pour
favoriser les crimes , et de la partie ignorant#(a) C’est celui quifut ensuit#, à Paris. agent nati©Hal de
la cemrauneRobespierre.
en
et facile à tromper de la multitude.
Tout
le reste des citoyens de la République devoit ^tre proscrit,comme
conspirateurs,comme
fédéralistes,comme
fanatiques,
comme
aristocrates,ou comme
modéré#,suivant le caprice des conjurés.
La commune
de Valence, dans le empattement dela
Drôme
, où les Payan dirigoient 1 opinion pu- blique ( 3 ), fut choisie par cette ruisoiî,
pour
faireun
premier rassemblement des- sociétés populaire!robesvierrisées.
Une
circulaire de la société de Vatepcqr en datedu
18 août 1798, convoqua cette réunion,pour
le7
septembresuivant. Cettelettre artificieuse , qui i>epouvoit pas alors parôitre suspecte, devient bien claire aujourd’hui. Lorsque le fédéralisme étott battu de toutes parts, lorsqu’il
ne
pouvoit pins montrer la tête, sans être sûr delà voirtomber
a 1instant sous le glaive de laloi, onose diredanscette lettre',qu
(on
doit consacrer de grandes mesures a Paris , ,qu
on
attend des instructions précieuses*, qu’il fautachever de relever l’opinion publique à toute la hauteur des circonstances, et porter,un
derniercoup
y parce que ce monstre dufédéralisme lève encore satU
te.altiere.C’est ainsi que les continuateurs de Rospespierre
ne
cessent de crier depuis samort,
que^
aristocratie lève par-tout une tête audacieuse; c’est-a-direqu on
cherchoit alors à mettre à l’ordredu
jour la terreur et les proscriptionspour
établir la tyrannie , parle
même moyen
qu’en emploie aujourdhui pour con- tinuer cette tyrannie. C’est, ainsi que sous le prétexte d’extirper dans le midi les prétendus restesdu
fédé- ralisme sectionnaire,on
cherchoit à établir le fédér ralisme mille fois pins dangereux dessociétéspopu-
laires,
pour
assurer la puissance et le règne de sang de Rosbespierre. '1,
Peut-on douter quefies mesures d©la soeiété-mêre
; L ...JL—-
-
(3) 1
*Joseph-FrançoisPayan, frère de Claude, était alors procureurgénéral syndic tiudépartement de laDrôme.
( 4 î
des Jacobins de Paris, à la tête desquels êtôit !&>*»
bespierre, n’aieijt indiqué ce rassemblement des so-
ciétés à Valence, lorsque l’on saura que le fidellô
Payan , qui se trouvoit alors à Paris, avoit rendu
compte
à son souverain maître de labonne
disposi- tion des esprits ;du
choix heureux d’AgricclMo
.»reau, de Faudace avec laquelle il secondoit la con- juration; lorsqu’onapprendra que le turbulent Isoard de Marseille quitta Paris, où il avoit
une
excellente place au département de la guerre, exprès pour sc rendre àce rassemblement de Valence , où ilfigura,en
qualité de député de la société des Jacobins de Paris , et d’où il se mit encampagne
pour agiter Marseille, et le restedu
midi ?Des
députés de soixante-onze société populaires desdépartemens des Basses-Alpes , de FArdèche, desBouche-du
-Rhône,delaDrôme
,duGard
,etdel’Izere,
de la Nièvre, de Paris et de Vaucluse , se trouvè- rent à ce rassemblement, qui fut présidé,
comme on
le pense , par Joseph-François Payan, frère de celui qui étoit déjà à Paris , auprès de Rosbespierre et des Jacobins.Trois jours suffirent
pour
préparer clans le midi toutes les calamités dont cettte partie de laRépu^
blique vientd’être accablée. Je ne pus lire, sans fré-
mir
, le procès-verbal de ce congrès d’assassins et de voleurs (4). Je vis que l’ignorance et le crime alloient s’emparer de l’autorité; que nous serions livrés à la férocité desplus vils scélérats, qui devfèn- droient les satellites des plus exécrables conspirateurs(4) Jesüisbien éloigné de confondre sous ces dénomina- tionstouslesdéputésqui ontassistéà cetteréunion. Lagrande majorité deces députés étaitpure, et ne croyoit pas faire le mal.MaisPayaitet ses compères les ont trompés en leur présentantune infinité d’articles pleins de patriotismeetde bienfaisance
, au milieu desquelsona disséminé quelquesar- ticles qui portent les caractères les plus frappans de fédé- Iismeetde rébellion, et nuiojit véritablement préparé le règne de l’injustice, dupillage et des proscriptions.
<**
ïa liberté «à* e» encore à combtttrê.
Mon
#|M- nicn, depuislecommencement
delà révolutio*, étoit trop fortement prononcé© contre ces soi-disant pa„- triotes;je les avois trop ouvertement poursuivis dans touslestemps, lorsque je vis qu’ils vouloient s’em- parerde l’autorité
; je déclamois trop publiquement et avec trop de
véhémence
contre eux ( 6 ) pour n’avoir pas l’honneur d’être arrêté ,comme un
da leurs plus dangereux ennemis. Traduit à Paris ,j*gémisscisdepuis trois mois dans le
Luxembourg
*, et j’étois avec Antonelle, Réal, etune
infinité d’autrespatriotes, sur la première Kste des victimes qui dévoientêtre égorgées dans la
deuxieme
décade deThermidor
, îorsqu’heureusement pour la liberté * lemonstre , qui l’assassinoit depuis si long-temps * ne vit pas la fin de la première décade.
De
retour dansma
patrie,mon
premidir soin estde parcourir
mes
papiersque
les satellites de Ro- bespierre avoient mis dans le plusgrand désordre*pour
y retrouver ce procès-verbal , qui dès lecom- mencement
de septembre 1798, m'avoit ouvert les(5) Lorsqu’on célébra lafête de la reprise deToulon\
j’eus le courage, surl’autel delaPatrie,d’annoncer àmes concitoyens, que pour achever de sauver la France , il falloitdétruire lesintrigans, lesfripons , les assassins quis©
couvroient du manteau du patriotisme ; qii’ils étoieritdans l’intérieur,les ennemislesplusdangereuxdelaRépublique;
et que ceux du dehors n’avoient aujourd’hui d’autremoyen de troubler lapaix -intérieureque de souleverlatourbe des intrigans et des scélératscontretouslesautres citoyens.
Mes
compatriotesnedoiventpas l’avoir oublie.Ilssesouviendront aussi que peudetempsavant
mon
arrestation,unjourqt*'on célébroit la fête de la raison , sut lemême
autel de îâ patrie,j’arrachai le masque de patriotisme sous leouel se cachoient ceshommes
aux mains souillées de ,rapines et teintes de san£ ; je lesmontrai dans leur affreuse nucUté.;je commençaià développer leplan de leur horrible conspi- ration : lepeuple m’écoutait-avec plaisir, maisles'monstres qwi craîgnoient avec raison l’effet de
mon
discours,firent battre à la foistoustes tambours, pourétoufferma
voix.<*>
yéüx
Sur le plan de la conspiration. Iltombe
sous Mia main, et je m’empresse d’en extraire quelques article!
t qui
n’om
pasbesoin d© commentaire.A à
T. Iy.%
à Chacune
d«s sociétés populaires réunies delà*» guera auprès
du
citoyen Boisset, représentantdu
» peuple , dans le département^de la
Drême
et» autres, ainsi qu’auprès desautres représentai dans
» leurs départemens respectifs ,
un
de sesmem-
» feres pour lui désigner les individus résidai dan»
» leurs
communes
, qui sont au cas de la loi
du
i» Juin 1798,
comme
notoirement suspects d'aristocra-* tie et d'incivisme; en Tinvitant au
nom du
salut» public, à les faire saisir et mettre en état d’ar-
» restâtion conformément à laloi.
*
Ceux
des députés, qui ne se croiront pas suf-*
» fisamment instruits
ou
autorisés à faire dès-à** présent cette désignation, inviterontà leur retour
» leurs sociétés à dresser sur-le-champ le tableau
^ des suspects, pour être envoyé aux représentans
»,
du
peuple.» Toutes lessociétés populaires de laRépublique
». serontinvitées d’adopter la
même mesure,
etc. » Voilàdonc
les sociétés populaires qui s’arrogent le droit délicat de désigner les suspects, et de provoquer,ou pour mieux
dire , de forcer leurarrestation.
Continuons.
Art. XVII.
»
La
Convention nationale est invitée d’ordonner» que les sociétés populaires seront tenues de lui
v
adresserun
tableau contenant lesnoms
, surnoms,» qualités etdemeures de toutes les personnes recon-
» nues suspectes
,
comme
aussi celui des citoyens ,» qui ontjustifié de leur patriotisme (6); etce dans
(6)Etlessociétéspopulaires d’oàl’onavait soin d’exclur*
C
7
)'» la huitaine au plus tfcrd
du
jour de la réception ydu
décret qui interviendra *, qu’ilsera ensuite dressé yun
tablqau général des suspects , etun
autre de$»•vrais patriotes, et que lun et l'autre, après avoir
V
été imprimés, seront envoyés dans chacune descom
- vmune
,poury
être publiés et affichés. »'Granet J tu vois que tu n’a pas le mérite d’être le créateur de l’idée d’imprimer les listes de pros- cription!
Dès
le mois deSeptembre
1793, Payait,
hoard et tes autres camarades robespierristes ,
ont
eu
la gloire de celte invention.Achevons.
s»
En
attendantque ce décret soit rendu , l’assem-» hlée arrête que les sociétés des montagnards en-
» reront ces états très-incessamment à la sociétc- y
mère
séanteaux
Jacobins à Paris, laquelle s’em-v
pressera sans doute à en former de généraux, i 9 les faire imprimer, et à lesenvoyer
à chacune y ds celles qui lui sont affiliées, yAinsi lesJacobinsrohespierristes de toute la Répïl- bl'que , dès le mois de Septembre 1798 , avoient le projet de forcerlaConvention à consacrer leur volonté par des lois , et de se passer dans tous, les cas de
la Convention,
en
exécutant d’avance leurs résolu- tions! Peut-on usurper avec plus d’audace l’autoritédu gouvernement?
Ést-il étonnant aujourd’huique,
lorsque la Convention est sortie de l’oppression oir la tenoitle gTandRégulateur des Jacobins, l’armée de Robespierre, c’est-à-dire les Jacobins , soit venue en masse dicter des lois à la Convention ? C’étoit le plan arrêté,
comme
l’cn voit, dès l’instant quela faction Brissdt etcompagnie
fut écrasée.Pour
rendre , par lemoyen
des Jacobins et des sociétéspopulaires, Robespierre
, leur chef, le maître
les patriotes, s’étoientdéclarées depuis long-tempslesjuges souverains et exclusifsdupatriotisme.
( 8 )
absolu delaFrance, ilfalloirdes réunions fréquentas des sociétés populaires , dans divers points de la République , afin d’agir uniformément dans les nou- velles crises que laconspirationpréparoit. Voici
com- ment on
s’y prit.Art. VII.
*
H
sera indiqué dans les divers points centraux*
de
la Républiqueune
réunion sucessive des» sociétés populaires , pour y ranimer l’espritrevo-
» lutionnaire, et prendre les mesures desalut public
> analogues
aux
nouvelles crises qui pouroient sur-» venir, ainsi qu’aux localités.
*
Une
première réunion est désignée a Marseille» au 20 de ce mois
(7)-
»_
. ,L’agitateur Isoard, envoyé de Pans, pour établir le Robespierrisme dans le midi, se trouve
lunées
Luit déoutés , qui furent charges de porter a
Mar-
seille 1©
vœu
de l’assemblée tenue a Yalence.N’est-ce pas là
du
fédéralisme tout pur !F
II falloit à Robespierre , pour assurer son empire,
dont il ienrit les fondemens dans le midi , non-seu- lement
une
armée délibérante dans les sociétéspopu-
laires, mais des soldats réels, accoutumes a
com-
battre: en conséquence
on
délibère.A R
T. IX.
» Les sociétés réunies arrêtent qu’il sera forme
(h)C’estàl’Orateur dupeuple, alors déléguéàMarseille,
enqualitéde représentantfdeairecommentcette assembla
rebelle se mettait au-dessusde tous les pouvoirs,
»
_celui de laConvention. Elle avoit acquis tant de puissance,
mr
une audacejusqu’iciinouie, qu’iletoit devenu diffic, même*dangereux;,desévircontre lesfactieux-quila soient Frèron! jetesommede déclarerala irance ent ’le seul moyenquite réussit, pour fen debarrasser etde
faire conoîtrecesrépublicains deRobespierre. ÎS- P obhge' de pactiseravec eux,et de leur denner de pourdissoudre leurassembléet
I
9 )»
une
légion de volontaires montagnards , destinée 9 a poursuivre jusqu’à îamort
les satellites des des-v
potes , laquelle se portera vers la ville rebellav
de Toulon, vIl eût été sans-doüte trop mal-adroit de déclarer alors le véritable but de la levée de ce corps
armé
,pris dans les
membres
des sociétés populaires, âgés de plus de ibans. Maisqui ne voit aujourd’huique
les conspirateurs s’occupoient dès-lorsà s’assurerdes soldats qui lès secondassent dans l’exécution deleurs projets ultérieurs ?
Il étoitnécessaire de former l’esprit public ,
pour
le maintenir à la hauteur des circonstances quon préparoit. Cette
mesure
n’étoit pas écjhapée au cons- pirateur Roland. Elle n’échappepas/non
plus à ses continuateurs.[
Art. V.
»
La
Conventionnationale sera invitée de rétablit» l’ancien bureau d’instruction publique, dont Æo- 9 land avoit abusé
pour
égarer le peuple sur ses» vrais intérêts , et de le
composer
d'hommes éclairés» qui feront circuler dans les départemensdes écrits
» énergiques , propres à répandre la vraie morale 9 républicaine, et à démasquer les traîtres. »
Cet article essentiel doit être sorti
du
cerveau de Joseph-François Payan , président de l’assemblée *, et cette idéeneuve
etsublime lui a sansdoute tenu lieu de talens,
pour
être placé par Robespierre à la tête de laCommission
de l'instruction publique.Les
conjurésne
se séparent jamais, sans prêter serment. Il étoitconvenu
par les conspirateurs de ne reconnoîtrepour
patriotes, que les scélérats vendus à leur faction,
ou
surlesquels ils comptoientpour
la servir.Leur
unique serment est les sou- tenir contre ce qu’ils appellent l'oppression, c’est-à- dire, lajustice. C’étoit d’unepart, le
moyen
de s’as- surer des voleurs et des assassins, qualifiés de pa- triotes
; et d’une autre part, le
moyen
de faire con-damner
, en cas de besoin,comme
oppresseurs de*
patriotes
, les fonctionnaires publics vertueux qui auroientle couragede poursuivreletfscélérats-sinéces- saires aux conspirateurs Robespierro-Jacobins.
Dans
la séailcedu
'9 Septembre, il est arrêté» que la ou un patriote sera opprimé
, les sociétés
» populaires se rendronten masse
, pour le délivrer
»
au
joug de l’oppression. »Dans
la séancedu même
jour , après la lecturede
quelques ouvrages incendiaires de Sebastien La- croix, jeune
homme
de Paris , et entr’autres d’u*discours de sa façon intitulé
:Aux
grandsmaux
lesgrands remedes , et sur la motion de ce
même
Lacroix, tous les députés ont prêté le serment dont la teneur suit :
«
Nous
jurons de défendre jusqu’à la dernier©» goutte de notre sang tout patriote opprimé(8) , et
» nous déclarons à la face de l’univers , tous les
* patriotes ( de Robespierre ) sous la sauve- garde
»
DES poignards des
Jacobins répandus sur touteU
surface dela République * (9).
Lâchesconspirateurs! c’est
donc
« Taface deluni- vers+ que vqusc avez juré de poignarder les enne- mis de votre tyrannie! Infâmes assassins! et vous aviez osé vous direpatriotes!La
haine de la tyrannie, l’humanité, la probité, la justice, voilà les princi- pales vertus qui caractérisent le patriote.
Horde
«assassins etdevoleurs !tigresaltérés de toutle sang de la France! vous avez beau crier, dans le dé- sespoir de votre rage impuissante , que le royalis-
(8) C’est-à-dire de les soustraire tous par la forceà la juste punition de leurs crimes.
(9)
On
sedoute bienqu’ilfut arrêté d’envoyerle procès"verbal decette fameuse assemblée ktoutes lessociétéspopu-
lairesde laRépublique.
On
chargea de le transmettre àlaConventionnationale. ClaudePayait premieradjudant. géné- ral deRobespierre, etlejeune Jullien, bis du député de la
Prême
» quidanslasuitea sibien rempli, danslaCommune
de Bordeaux, lesfonctions d’aidede cajnp de Robespierre.
(II
)me
, l'aristocratie, le modérantfsme lèventla t.te,parce que*vous no verserez plus le sang desmalheureux
Français; parce
que
lesvictime, que vous aviezpar-
quées pour les conduire chacune a eurexéerable boucherie, sont mises en/liberté, le sort de votre chef Robespierre vous est reserve.
Hommes
de sanv et de rapines ! Jacobins, armes de poignards sur toute
&
la surface de la
Brpu^ua/Lamortvous
appelle ; l'échafaud vous attend. Entendez. -vous
de
toutes parts les cris unanimes de la masse dPÇ
souverain, que vous avez si long-temps
trompe,
et qui prononce votre arrêt de mort. Mais , •
votre supplice, tout juste et nécessaire
qu
il 'est ,ne Tendra pas à la vie des millier»
d
infortunesque
tous avez, égorgés.B
faut quelapostérité sache tout lemal que
vous avez fait. Si lenom
deshommes
de bien , et leursactions vertueuses , doivent être transmis » noii ne-
veux, pour
les encourager a la vertu , les;nq
des monstres, dont les forfaits ont révolté la«v
ture, ne doiventpasrester dans 1oubli : il
soient livrés à l’exécration des siècles a venir, ils servirontà laire abhorrerle crirnt.
Je publierai l'histoire des atrocités que vous avez promises dans
mon
département.Hommes de
Rebss-vierreetde Couthon ! vilsadulateurs ,satelliteshideux STs proconsuls sanguinaires des Triumvirs
!,e
vousnommerai
tous , je dirai tous vos crimes. Depuis lé•ommcncement
de la révolution,que
je vous *l déclaré la vuerre , j’ai toujours brave vos poignards,t
les braveencore.’Puissemon exemple
«tre.mue
dans les autres dçpartemens et les matériaux
pour
l’histoire générale clu régné de sang de Robespierre»
seront tous recueillis.
Je crois avoir démontré jusqu’à 1évidence
que
tous les assassins de la liberté sont dans les jaco- bins et dans les sociétés populaires que Kobes pierre avoit perverties, qu’ilavoit rendues
et’ sûr le despotisme desquelles il avait tonée
* / +4 \
C ** )
«en
(io).Mai
s qu’onne s’imagine pasque, jedemande
leur destruction.Qu’on
en expulse tous lesscélérats qui les déshonorent : que le crimeny
siégé plus et n’yfasse plus entendre savoix*, quelessociétés popu-laires dont l’institution est de surveiller
, tte puis- sent jamais
mé
tré autorités constituées dans leur dépendance:qu’elles^leviennent devéritables réunions de/rires et d’amis, veillant sans cesse à ce qu’ilne
soit portéaucuneatteinteaù dépôtsacréde laliberté, qu’euessoient-des lieux destruction, debienfaisance etd’humanité *. alorsellesserontvéritablementVides»
alorseliesrrempliront réellement le but de leur instL tution.JvCari-5siquelqu’unchejrchqitencoreà les rendre dès repaires de conspirateurs
, qu’il ensoit faitjufticè sur le champ. L’expérience est
un
grand maître.La
Convention nationale doit être assez éclairée par?le passé,pour
organiserlés sociétés populaires, dema*
niër^quellesfassent à l’âvenir tout le biendont elles
sont susceptiblesV et qu’elles
ne
puissent jamais faire(10)Admirexlaprofondescélératessede Rolespierré.Lors- qu’il vitque ses partisansavoientlaprépondérance dansles aOCi&jês populaire*.,ilenfitordornérlescrutinf .
pourenexclure tespatriotes qu’il avoit proscrits, et dont
la clairvoyance qu’il redôutoit, auroit ptf éclairer sur set machinationsle Peuplé qu’il trompoit. Danslethème temps
Ilfaisoitdemander par un arrêtéde cotnitédesûreté gêné»
ifile à tous lesdistricts ët*d toutes lescommune» T» tî«»d inhnorsnC doc /arfinnr <)n« a0fîtâteurS, etc.
croire<^uec les punir; mais bientôt:on a vu tous ces sceléra
d’un caractère public, etemployés par les chefs de
U
Conspiration.