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Examen partiel, Logique et calculabilit´e, L3

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Academic year: 2022

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Examen partiel, Logique et calculabilit´e, L3

10 novembre 2010

Dur´ee: 3h. Document autoris´es: tous. R´esultats que vous pouvez utiliser: ceux du cours (Si vous voulez utiliser un r´esultat vu en TD, il faut le red´emontrer).

Les exercices sont ind´ependants. Les points attribu´es `a chaque question, ainsi que la longueur des solutions sont donn´es `a titre indicatif.

Exercice 1

[4 points] Donner (sans d´emonstration) l’arbre s´emantique (arbres des interpr´etations par- tielles) de l’ensemble de clauses suivant, o`u P1 < P2 < P3 < P4 (ordre d’´enum´eration des variables propositionnelles). Quels sont les mod`eles de cet ensemble de clauses ?

P1∨ ¬P2, ¬P1∨P3∨P4, ¬P3∨P4, P2∨P4, ¬P1∨ ¬P4, P1∨P2∨ ¬P4∨ ¬P3 Montrer comment d´eduire ¬P3 de cet ensemble de clauses, par r´esolution binaire et fac- torisation binaire.

Exercice 2

Dans ce exerciceP est un ensemble de variables propositionnelles. Unefonction de s´election est une application qui associe `a toute clauseL1∨ · · · ∨Ln (o`un≥1) l’un des litt´eraux Li. Etant donn´ee une fonction de s´election´ f, on consid`ere la restriction suivante de la r´esolution:

(Rf) P∨C ¬P∨C

C∨C Sif(P∨C) =P ET f(¬P∨C) =¬P

La r`egle de factorisation binaire et la r`egle Rf d´efinissent une relation de d´eduction�f pour le calcul propositionnel en forme clausale.

1. Montrer que F +Rf n’est pas r´efutationnellement compl`ete: donner un exemple de fonction de s´election f et d’un ensemble de clausesE insatisfaisable tel queE ��f⊥. [9 lignes, 2 points]

2. Une clause de Horn est une clause contenant au plus un litt´eral positif. Si E est un ensemble de clauses de Horn, on noteE ={C| E �f C} etI0 =E∩ P.

(a) Montrer que Rf est r´efutationellement compl`ete pour les clauses de Horn et pour toutes les fonctions f telles quef(C) ∈ P seulement siC ∈ P. (Ind: on pourra s’aider de l’interpr´etationI0). [9 lignes, 3 points]

1

(2)

(b) (Hors barˆeme) G´en´eraliser aux clauses de Horn et `a une fonction f quelconque.

(Ind: On pourra consid´erer la suite d´efinie parIn+1 =In∪ {P ∈ P | ∃P ∨ ¬Q1

· · · ∨ ¬Qk ∈ E, f(C) =P, Q1, . . . , Qk ∈In}). [16 lignes]

Exercice 3

[30 lignes, 7 points]Pour chacun des jugements suivants dire s’ils sont prouvables dansN K0et s’ils sont prouvables dans N J0. Lorsqu’ils sont prouvables, en donner une preuve. Lorsqu’ils ne sont pas prouvables, le d´emontrer. (P, Q, R sont des variables propositionnelles).

1. P →Q�Q→P 2. P ∧ ¬P �⊥

3. ¬(P ∨ ¬P)�⊥

4. P ∧(Q∨R)�(P∧Q)∨(P∧R)

Exercice 4

Dans tout cet exercice, on consid`ere un ensemble vide F de symboles de fonction et un ensemble de symboles de pr´edicats ne contenant qu’un seul symbole binaire: P ={R}. Dans la suite une structure sera une F,P-structure pour F =∅ etP ={R}.

1. [11 lignes, 2 points] Montrer que la formule suivante est satisfaisable mais n’a pas de mod`ele fini:

φ = (∀x∀y∀z. ¬R(x, x) ∧ ((R(x, y)∧R(y, z))→R(x, z)))

∧ ∀x∃x.R(x, x) ∧ ∃x, y.R(x, y)

2. [45 lignes, 5 points]Dans cette question,ψ est une formule arbitraire sans variable libre.

Aeq est la formule exprimant la r´eflexivit´e, la sym´etrie et la transitivit´e deR. L’objectif de la question est de montrer que ψ∧Aeq est satisfaisable si et seulement si elle a un mod`ele fini (de cardinal au plus le nombre de quantificateurs dans ψ). On consid´erera donc uniquement les mod`eles de ψ dans lesquels R est interpr´et´e comme une relation d’´equivalence.

On suppose sans perte de g´en´eralit´e que φest en forme pr´enexe.

(a) Montrer que si ψ∧Aeq a un mod`ele, alors elle a un mod`ele dans lequel R est interpr´et´e comme l’´egalit´e. (Ind: consid´erer une structure quotient).

(b) Montrer que siψ∧Aeqa un mod`ele, alors elle a un mod`ele dont le nombre d’´el´ements est au plus le nombre de variables de ψ. (Ind: on pourra g´en´eraliser la propri´et´e aux formules qui ont des variables libres et utiliser une r´ecurrence sur la formule).

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