• Aucun résultat trouvé

Fonctions Holomorphes

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Fonctions Holomorphes"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

M. Duffaud http://www.math93.com/gestclasse/classes/ipsa_ing1.html

Fonctions Holomorphes .

Soit 𝑓 une application de U ouvert de 2, dans ℂ.

1 – Fonctions différentiable.

𝑓 est différentiable en 𝑋 = 𝑥0; 𝑦0 , s’il existe deux complexes 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 tels que :

𝑓 𝑥0+ 𝑕; 𝑦0+ 𝑘 = 𝑓 𝑥0; 𝑦0 + 𝑎𝑕 + 𝑏𝑘 + 𝑕; 𝑘 𝜀 𝑕; 𝑘 avec 𝜀 telle que 𝑙𝑖𝑚

𝑕;𝑘 →0 𝜀 𝑕 = 0

S’il en est ainsi, l’application linéaire 𝒉; 𝒌 ⟶ 𝒂𝒉 + 𝒃𝒌 de ℝ2, dans ℂ. est appelée la différentielle de 𝒇 en 𝒙𝟎; 𝒚𝟎 ; et notée 𝒅 𝒙𝟎;𝒚𝟎 𝒇 . Dans ce cas on a : 𝑑 𝑥0;𝑦0 𝑓 𝑕; 𝑘 = 𝑕 ∂𝑓

∂𝑥 𝑥0; 𝑦𝑜 + 𝑘 ∂𝑓∂𝑦 𝑥0; 𝑦𝑜 On écrit aussi que : f est différentiable en a si

∃ 1 𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖. 𝑙𝑖𝑛é𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑡é𝑒 𝑑𝑎 𝑓 ∈ ℒ(,)

∃ 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝜀 𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑖𝑚

𝑕 →0 𝜀 𝑕 = 0 telle que :∀ 𝑕 ∈ 𝑈0, 𝑓 𝑎 + 𝑕 = 𝑓 𝑎 + 𝑑𝑎 𝑓 𝑕 + 𝑕 𝜀(𝑕) Rappel pour les fonctions définie sur U, un ouvert de ℝ𝐩 et à valeurs dans ℝ𝐧

Exemples :

 Soit 𝒇 l’application linéaire 𝒙; 𝒚 ⟶ 𝒙

𝑓 𝑥 + 𝑕; 𝑦 + 𝑘 = 𝑥 + 𝑕 = 𝑓 𝑥; 𝑦 + 𝑓(𝑕; 𝑘)

alors 𝑑𝑓 est indépendante du point 𝑥; 𝑦 et on note 𝒅𝒇 = 𝒅𝒙, on a 𝒅𝒙 𝒉; 𝒌 = 𝒉

 Soit 𝒈 l’application linéaire 𝒙; 𝒚 ⟶ 𝒚

𝑔 𝑥 + 𝑕; 𝑦 + 𝑘 = 𝑦 + 𝑘 = 𝑔 𝑥; 𝑦 + 𝑔 𝑕; 𝑘

alors 𝑑𝑔 est indépendante du point 𝑥; 𝑦 et on note 𝒅𝒈 = 𝒅𝒚, on a 𝒅𝒚 𝒉; 𝒌 = 𝒌

 Soit l’application 𝒙; 𝒚 ⟶ 𝒛 = 𝒙 + 𝒊𝒚

𝑓 𝑥 + 𝑕; 𝑦 + 𝑘 = 𝑥 + 𝑕 + i 𝑦 + 𝑘 = 𝑥 + 𝑖𝑦 + 𝑕 + 𝑖𝑘 𝑓 𝑥 + 𝑕; 𝑦 + 𝑘 = 𝑓 𝑥; 𝑦 + 𝒅𝒙 𝒉; 𝒌 + 𝒊 𝒅𝒚 𝒉; 𝒌

on note sa différentielle 𝒅𝒛 = 𝒅𝒙 + 𝒊𝒅𝒚, on a 𝒅𝒛 𝒉; 𝒌 = 𝒉 + 𝒊𝒌

 Soit l’application 𝒙; 𝒚 ⟶ 𝒛 = 𝒙 − 𝒊𝒚

𝑓 𝑥 + 𝑕; 𝑦 + 𝑘 = 𝑥 + 𝑕 − i 𝑦 + 𝑘 = 𝑥 − 𝑖𝑦 + 𝑕 − 𝑖𝑘 𝑓 𝑥 + 𝑕; 𝑦 + 𝑘 = 𝑓 𝑥; 𝑦 + 𝒅𝒙 𝒉; 𝒌 − 𝒊 𝒅𝒚 𝒉; 𝒌 on note sa différentielle 𝒅𝒛 = 𝒅𝒙 − 𝒊𝒅𝒚, on a 𝒅𝒛 𝒉; 𝒌 = 𝒉 − 𝒊𝒌

Les dp

1

et sont

continues en a f différentiable en a

les dp

1

de f en a ∃

f continue en a

(2)

M. Duffaud http://www.math93.com/gestclasse/classes/ipsa_ing1.html Remarque : 𝒅𝒙 =𝟏

𝟐 𝒅𝒛 + 𝒅𝒛 et 𝒅𝒚 =𝟏

𝟐 𝒅𝒛 − 𝒅𝒛

2 – Fonctions continues.

2a - Limite

z⟶𝑧lim0𝑓 𝑧 = 𝑎 ⇔ ∀𝜀 > 0, ∃ 𝛿 > 0 𝑡𝑞 ∀𝑧, 𝑧 − 𝑧0 < 𝛿, 𝑓(𝑧) − 𝑓(𝑧0) < 𝜀

2b- Continuité.

𝒇 est continue en 𝒛𝟎 si : lim

z⟶𝑧0𝑓 𝑧 = 𝑓(𝑧0)

3 – Fonctions dérivables (holomorphes).

3a Fonctions dérivables.

𝑓 est dérivable en 𝑧0 si la limite suivante existe, on la note :

𝑓 𝑧0 = lim

Δ𝑧⟶0

𝑓 𝑧0+ Δ𝑧 − 𝑓(𝑧0)

Δ𝑧 = 𝜕

𝜕𝑧 𝑓(𝑧0) Une fonction dérivable sur un domaine est dite holomorphe sur ce domaine.

3b - Conditions de Cauchy-Riemann.

Par abus on note souvent 𝑓 𝑥; 𝑦 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑓 𝑧 car la bijection de 2, dans ℂ,

𝑥; 𝑦 ⟶ 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦, permet d’identifier 2 et ℂ. Soit f une fonction définie au voisinage de 𝑧0= 𝑥0+ 𝑖𝑦0. Les propositions suivantes sont équivalentes :

1. 𝑓 est dérivable en 𝒛𝟎.

2. 𝑓 est différentiable en 𝑥0; 𝑦0 et :

𝛛𝒇

𝛛𝒙 𝒙𝟎; 𝒚𝟎 + 𝒊 𝛛𝒇

𝛛𝒚 𝒙𝟎; 𝒚𝟎 = 𝟎 Si on note P et Q les parties réelles et imaginaires de 𝑓 on a :

𝛛𝑷

𝛛𝒙=𝛛𝑸

𝛛𝒚 𝐞𝐭 𝛛𝑷

𝛛𝒚= −𝛛𝑸

𝛛𝒙 On a donc pour f dérivable :

𝒇

=

𝛛𝒇

𝛛𝒛

=

𝛛𝒇

𝛛𝒙

= −𝐢

𝛛𝒇

𝛛𝒚 Exemples :

 Soit l’application 𝒙; 𝒚 ⟶ 𝒛 = 𝒙 + 𝒊𝒚

Elle est dérivable car différentiable et : 𝛛𝒇𝛛𝒙 𝒙; 𝒚 + 𝒊 𝛛𝒚𝛛𝒇 𝒙; 𝒚 = 𝟏 + 𝒊 𝒊 = 𝟎

 Soit l’application 𝒙; 𝒚 ⟶ 𝒛 = 𝒙 − 𝒊𝒚

Elle est différentiable mais n’est pas dérivable car : 𝛛𝒇𝛛𝒙 𝒙; 𝒚 + 𝒊 𝛛𝒇

𝛛𝒚 𝒙; 𝒚 = 𝟏 + 𝒊 −𝒊 = 𝟐 ≠ 𝟎

4 – Compléments.

a) Une fonction holomorphe est indéfiniment dérivable.

b) 𝜕𝑧𝜕 𝑓 = 0 n’implique pas que la fonction est constante.

c) Les parties réelles et imaginaires d’une fonction holomorphe vérifient l’équation de Laplace. on les dit harmoniques. 𝛛𝛛𝐱²𝟐𝐠 + 𝛛𝛛𝐲²𝟐𝐠= 𝟎

Références

Documents relatifs

L'intégration des formes différentielles est essentielle pour la suite : les formes différentielles de degré 1 et 2 sur un ouvert de C sont définies, ainsi que les ensembles

Montrer par un contre-exemple que la réciproque

 f vérifient les conditions de Cauchy-Riemann donc on peut facilement calculer la dérivée... La fonction m est dite multimorphe car elle possède 2

Dans ce chapitre les idées de base sur les nombres complexes et les fonctions analytiques sont introduites.. L’organisation du texte est analogue à celle de l’analyse élémentaire

{Mn} étant une suite (S^), E u n ensemble donné de nombres positifs, C^M^est l'ensemble des fonctions presque périodiques dont les exposants de Fourier À sont tels que X ] € E, qui

L’accès aux archives de la revue « Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze » ( http://www.sns.it/it/edizioni/riviste/annaliscienze/ ) implique l’accord

Maintenant passons à (c). Il existe plusieurs définitions équivalentes de la notion de famille analytique de m-cycles paramétrée par un espace réduit. La seconde, que nous

Il résulte de ce théorème-une majoration d^une fonction ho lo- morphe y-valente dans le cercle unité, et une majoration d^une branche quelconque du logarithme d^une fonction