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La culture en danger !

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Academic year: 2021

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La culture en danger !

La multiplication des festivals pendant cette période de l’été, période propice à la flânerie, pourrait faire

oublier les menaces qui se concrétisent et sur le ministère de la Culture et sur les

« intermittents » du spectacle de plus en plus contrôlés — comme le sont aussi les chômeurs suspectés a priori d’être des « fainéants » — et, incapables

pour la plupart, de vivre de leur art/travail. La RGPP, la Révision Générale des Politiques Publiques, est ici, comme pour nous, aussi à l’œuvre avec son lot — c’est le but avoué

— de suppressions de postes et d’externalisation, une privatisation par

étages. Avec un budget réduit, c’est la métamorphose du service public,

devenant un lieu de marchandisation de la culture ! La baisse des crédits publics trouve sa justification dans

des critères issus directement du privé, dont le moindre n’est

pas le retour sur investissement, la nécessité de prouver

l’efficience des sommes dépensées.

Autant dire que l’échec n’est pas permis et par-là même la création. C’est une

fermeture du champ des possibles, la mort programmée d’un art vivant, avec pour les jeunes artistes, compositeurs, auteurs... un avenir peut-être prometteur (nous ne le saurons pas) réduit à néant. L’actuelle politique de l’immigration refusant les visas aux artistes étrangers, africains en particulier, aggrave ces risques, empêchant la confrontation entre les cultures, comme la connaissance de ces cultures...

« Jouir sans entrave » disait un des slogans de Mai 68.

Profitons de ces festivals de l’été pour visiter des lieux nouveaux, découvrir des spectacles, pour faire fonctionner notre imagination et, par notre présence, soutenir

la création, les artistes, les cultures... Quelques-uns d’entre-eux sont organisés par nos collègues.

Ce 8 pages spécial festivals est une première que nous voudrions, avec votre aide, poursuivre et étoffer l’an prochain. Sans oublier les nuages noirs... qu’il sera toujours temps de retrouver à la rentrée !

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M U S I Q U ES

F EST I VA

FESTIVALS

MUSIQUES THÉÂTRES CINÉM

L’US :Quel bilan faites-vous de la situa- tion financière des festivals de théâtre à l’heure où le financement du spectacle vivant est en baisse ?

Jean-Paul Tribout :le théâtre est à l’image de la société ; il est à deux vitesses. Il y a un théâtre très nanti, des festivals de théâtre avec moins d’argent et d’autres en grande difficulté.

C’est vrai que depuis plusieurs années l’État se désengage et les collectivités locales jouent un rôle de plus en plus impor- tant. Le festival de Sarlat est un des plus anciens de France mais il est pauvre. Nous fonctionnons sur l’année avec un seul per- manent à mi-temps. Après 58 ans d’exis- tence, l’apport de l’État, par le biais de la DRAC Aquitaine, est de 32 000 euros. S’il fallait faire une création, notre budget total nous permettrait de monter un seul spec- tacle alors que nous présentons cette année 22 pièces. Donc, depuis des années nous ne faisons plus que de l’accueil. Nous faisons

40 % de recettes propres, ce qui est impor- tant pour un festival. Mais nous sommes dans une période difficile : les subventions ne vont pas augmenter et les collectivités locales sont très sollicitées. De plus, nous ne sommes pas une structure pérenne qui s’inscrit dans un maillage culturel territorial pensé par l’État, comme pour les scènes nationales par exemple. En période de réduction budgétaire, les solutions sont limitées et les festivals servent de variable d’ajustement. Les compagnies viennent parfois à perte et d’autres font d’énormes efforts ; ce sont elles qui sont d’abord fra- gilisées. Le festival de Sarlat ne s’en sort que parce qu’il est soutenu par des sociétés d’artistes interprètes et d’auteurs comme l’ADAMI et la SACD. Ce n’est donc pas de l’argent public mais de l’argent réinvesti par les auteurs.

L’US :Vous dites que les festivals sont la variable d’ajustement des financements culturels. Ils sont pourtant un des derniers espaces de la démocratisation culturelle en attirant des populations nouvelles qui pro-

fitent souvent des vacances pour découvrir le spectacle vivant...

J.-P. Tribout :Je le constate à Sarlat. Ce n’est pas Avignon et nous avons un public très hétérogène. Beaucoup de personnes découvrent le théâtre. Prudemment ils vien- nent voir une première pièce, puis ils reviennent le lendemain aux rencontres avec le public, reprennent des places et demandent le programme de l’année pro- chaine. C’est un vrai travail de conquête du public. À Dax, nous faisons la même chose : il n’y pas une place à plus de 10 euros et tous les ans le public augmente de 25 %. Le choix de la programmation est décisif. Un spectacle où l’on s’ennuie c’est bien pire qu’un mauvais film ou une mauvaise soirée avec

son fiancé ! On ne revient pas. Ces spec- tateurs qui ne sont pas des amateurs de théâtre doivent être agréablement surpris ou « déçus en bien »

comme on dit en Suisse. Il faut que ce soit mieux que ce qu’ils attendaient. C’est ma mission de directeur artistique : conquérir le public en ne tombant jamais dans le populisme. Quand je prépare la program- mation, je ne me demande pas ce qui va attirer le public mais ce qu’il y a de mieux à proposer à un large public. C’est la dif- férence entre le théâtre populiste et le

théâtre populaire. Brecht disait « faire du théâtre populaire, c’est transformer un petit cercle de connaisseurs en un grand cercle de connaisseurs ».

L’US : L’été dernier, le président de la République a donné à sa ministre de la Culture une lettre de cadrage qui a entraîné de vives inquiétudes dans le milieu du spectacle vivant. Christine Albanel a alors annoncé la mise en place d’une grande concertation, les entretiens de Valois. Quelle est votre point de vue sur cette situation et où en sont ces entre- tiens ?

J.-P. Tribout : Ce qui a choqué dans cette lettre, c’est l’idée que l’argent public devait tenir compte des publics. Bien sûr que nous devons rendre des comptes quand on gère de l’argent public et il faut rap- peler que les subven- tions ne sont pas des- tinées aux artistes mais à permettre aux spectateurs d’accéder à des spectacles de qualité à un prix abordable. Mais il ne faut pas renoncer à conquérir le public, ce qui était quand même le point de départ de la décentralisation en 1948, avec des gens comme Jeanne Laurent. L’archétype c’est Jean Vilar et le TNP. Mais en 1968, on fait le bilan – c’est la déclaration de Villeur-

NOUS AVONS VOULU OUVRIR CE SPÉCIAL FESTIVALpar deux entretiens, l’un avec Jean-Paul Tribout, comédien, metteur en scène, directeur artistique du festival de Sarlat depuis 1996, de celui de Dax depuis 2000, et Antoine Leclerc, délégué général de « Carrefour des Festivals », un ensemble de festivals de cinéma. Ces festivals sont

THÉÂTRE POPULAIRE À SARLAT

Les Jeux du Théâtre de Sarlat est le plus ancien festival de théâtre après Avignon. S’y mêlent des pièces du répertoire classique, des œuvres contemporaines, des spectacles musicaux et des lectures. L’édition 2008 compte vingt et un spectacles répartis sur trois lieux ouverts, ce qui permet dans la journée de voir monter les décors ou répéter les comédiens.

Ils s’ouvrent le 18 juillet avec un spectacle déambulatoire. Sont à l’honneur Marivaux avec La dispute, mise en scène de Filip Forgeau, Musset avec Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires,Brecht Mère Courage, mise en scène de A.-M.Lazarini, Albert Camus avec une adapta- tion de L’Étranger, Cocteau Le bel indifférent, Parlez pas tout bas de J.-P. Bodin et François Chattot, une suite au Banquet de la Sainte-Cécile. On pourra voir également Pourquoi j’ai mangé mon pèred’après Roy Lewis et applaudir Jacques Bonnaffé dans L’oral et Hardide Jean-Pierre Varheggen, Le ventre des philosophesde Michel Onfray, L’entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeunede Jean-Claude Brisville avec Mesguich Pére et Fils. L’éducation de Ritade William Russel avec Pierre Santini, Les aventures extraordinaires du Baron de Münchhausenou Vian v’la Boris compléteront une programmation qui propose du divertissement mais également matière à réflexion.

Les Jeux du Théâtre de Sarlat. 57eédition. Du 18 juillet au 5 août 2008. Rens. : 05 53 31 10 83 - www.festival-theatre-sarlat.com

©DR

La culture en

Les festivals servent de variable d’ajustement

C’est ma mission de directeur artistique : conquérir le public en ne tombant jamais dans le populisme

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A L S

T H É Â T R ES

? ? ?

Supplément à L’US no669 du 28 juin 2008Spécial festivals 3

NÉMA TRANSVERSALE CHANSON FESTIVALS

banne – et c’est un constat d’échec : le théâtre n’attire toujours pas les couches populaires. Avec Michel Guy, ministre de la Culture de Valéry Giscard d’Estaing, on fait un virage à 180 degrés. Il pense qu’un artiste fait son œuvre et qu’à un moment il rencontrera forcément le public.

Il nomme des gens talentueux, mais il faut reconnaître que certaines expériences radi- cales ont pu déconcerter et donner cette image, en grande partie fausse, d’un théâtre public ennuyeux. Dans les années 1970-80,

« Séduire les décideurs » était parfois plus important que séduire les spectateurs. Mais le problème du spectacle vivant c’est que c’est là et maintenant, et que le coût des spectacles augmente.

Pour ce qui est des entretiens de Valois, il y a plusieurs ateliers qui se réunissent régu- lièrement. Les participants sont plutôt de bonne volonté mais nous sommes plus sou- vent dans la lamentation que dans la pro- position. Le spectacle vivant a toujours été en crise mais le contexte actuel ne nous aide pas. On est loin de l’idéal de Vilar qui voulait que le théâtre soit un service public, comme l’eau, le gaz et l’électricité.

On est au contraire en train de privatiser ces secteurs !

L’US : Vous êtes administrateur de l’ADAMI. Pourriez-vous nous présenter cette structure?

J.-P. Tribout : L’ADAMI a été créé en 1957 par le syndicat français des acteurs, mais son rôle s’est amplifié avec la loi Lang de 1985. C’est une société de per- ception et de répartition des droits, au même titre que la SACD pour les auteurs.

Le travail des artistes interprètes est de plus en plus enregistré et ils perçoivent des droits sur ce travail enregistré pour ne pas finir comme Arletty, pauvre et se regar- dant travailler à la télévision ! La loi Lang prévoit que les interprètes ont, dans leur interprétation, une part de création et que, à ce titre, ils doivent recevoir, comme les producteurs et les auteurs, des droits. La loi prévoit aussi que 25 % de ces droits doi- vent être reversés dans une caisse com- mune gérée par l’ADAMI pour des actions de formation, de création et de diffusion.

Cette année, nous avons investi 13 mil- lions d’euros dans ces trois secteurs. C’est une source de financement cruciale pour le spectacle vivant.

Propos recueillis par Carole Condat

L’US :Où en est la situation des festivals de cinéma aujourd’hui ?

Antoine Leclerc : Schématiquement, la fin des années 70 et les années 80 ont été des années de forte ini- tiative culturelle dans ce domaine, les années 90 ont vu se dévelop- per ces manifestations et les années 2000 ont vu progressivement une stagnation voire une érosion de leurs marges de manœuvre. Nous sommes arrivés en 2008 à un point de rupture en raison d’une violente amputation des crédits d’État alloués à ces événements. Dès

la fin 2007, plusieurs associations avaient d’ailleurs alerté les autorités sur les dan- gers d’un désengage- ment financier de l’État qui entraînerait la

remise en cause des politiques de proximité qui forment le maillage de la diffusion et de l’ac- tion culturelle cinématographique comme de l’éducation à l’image. Alors que le chef de l’État a insisté sur la priorité à donner à la démocratisation culturelle et que la ministre de la Culture se montrait rassurante en début d’année, une baisse de 18 % vient d’être effec- tuée sur les crédits 2008. Cette baisse est d’une ampleur inédite et menace de nom- breux porteurs de projets pour lesquels elle se traduit par des coupes brutales voire des pertes totales du soutien des DRAC, entraînant des licenciements et/ou des baisses d’activité désastreuses pour l’ensemble de la filière.

Comme dans d’autres domaines, les zones rurales sont particulièrement touchées.

L’US :Là, la profession réagit.

A. L. :La mobilisation a été spectaculaire. Le 11 janvier 2008, plus de 300 personnes se sont retrouvées au St-André des Arts, réalisateurs, producteurs, exploitants, festivals, associa- tions, enseignants, donnant naissance à un collectif qui compte à ce jour 372 structures et 928 professionnels signataires. Dans la foulée, ce Collectif National de l’Action Culturelle Cinématographique et Audiovi- suelle s’est malheureusement vu refuser par l’Académie des César toute prise de parole le soir de la cérémonie. Le texte de Mathieu Amalric, pourtant lauréat, a été amputé de son passage le plus politique où il soulignait l’im-

portance du rôle tenu par les salles indépen- dantes par rapport aux multiplexes. Seule Jeanne Moreau, son César d’honneur en main a pu évoquer avec ferveur les menaces qui pèsent sur les festivals et de nombreuses salles de cinéma de proximité.

L’US :Quels sont les dangers immédiats ? A. L. :Les baisses opérées menacent deux piliers de la politique cinématographique et audiovisuelle, la diffusion culturelle des œuvres et l’éducation à l’image. Elles affai- blissent bien sûr les festivals de cinéma mais aussi d’autres associations de programma- tion. Les politiques d’éducation à l’image qui semblaient être une priorité nationale sont en fait remises en ques- tion puisque festivals, salles de cinéma, coor- dinateurs de disposi- tifs sont obligés, faute de moyens, de réduire, voire d’annuler la mise en place de pro- jections, d’ateliers de pratique artistique et de formation des enseignants, de rencontres avec des professionnels... Côté multimédia, la situation est pire encore avec la suppression de la plupart des aides accordées par l’État aux ECM (Espace Culture Multimédia), qui conduira à la disparition de ces lieux dédiés à la création numérique, pourtant initiés il y a peu par le ministère de la Culture.

L’US :N’y a-t-il pas une lueur d’espoir ? A. L. :Le collectif a pu organiser avec succès une rencontre publique à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs. Sous l’intitulé

« Cinéma et audiovisuel, vers le démantè- lement de la diversité culturelle en France.

État des lieux/État d’urgence », elle a per- mis de faire le point sur cette situation lourde de conséquences et de mobiliser tous les acteurs concernés, depuis les associations jusqu’aux créateurs en passant par les col- lectivités territoriales. En attendant la tenue d’États Généraux en décembre, le collectif a rencontré Alain Auclaire, inspecteur géné- ral de la culture, qui doit remettre prochai- nement un rapport d’évaluation de la situa- tion et des propositions. Souhaitons que ce rapport ne soit pas un moyen de gagner du temps ou d’affaiblir la mobilisation et qu’il permettra de repartir sur des bases saines pour 2009, à la hauteur des enjeux culturels et démocratiques de ce dossier.

Propos recueillis par Francis Dubois 0,

l’occasion de découvrir des auteurs, des musiciens, des spectacles... Sans oublier, et nos invités y insistent, les risques qui pèsent sur leur survie en fonction de la politique culturelle de l’actuel gouvernement synthétisée par la lettre de mission de la ministre Christine Albanel, voulant à toute force imposer un retour sur investissement des subventions allouées.

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n question(s)

Les politiques d’éducation à l’image qui semblaient être

une priorité nationale sont en fait remises en question

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RÉDUC S N E S

DES RIVES ET DES NOTESà Oloron Sainte-Marie (64), 15eédition avec des ren- contres Nord-Sud et sept concerts se voulant dialogues entre les cultures de l’Afrique à la Scandinavie. Le saxophoniste Stéphane Bel- mondo, les pianistes Malcom Braff, Eric Legnini, Bugge Wesseltoft entre autres se par- tageront l’affiche. Nos collègues Bernard Royer et Serge Dumont y sont très impliqués.

Du 21 juin au 6 juillet. Tél. : 05 59 39 82 47.

http//www.jazzoloron.com

CHARLIE JAZZ FESTIVALaura lieu au domaine de Fontblanche à Vitrolles (13), avec rien de moins que Carla Bey, Paolo Fresu, Aldo Romano et des musiciens prometteurs qu’il faut découvrir. Organisé par l’association Charlie Free.

4, 5 et 6 juillet 2008. Tél. 04 42 79 63 60.

[email protected]

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RÉDUC S

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RÉDUC S N E S

FESTIVALS

MUSIQUES

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DANSE

THÉÂTRE

SOUILLAC, dans le Lot, a eu comme invité d’honneur Sim Copans – le créateur des émissions de jazz sur les antennes de la radio natio- nale française – qui a donné son nom à ce festival.

Il date de 1976 et inclut dans son comité d’organi- sation quelques- uns de nos col- lègues. Cette année, trois groupes, le contrebassiste Renaud Garcia-Fons, le saxophoniste alto Stefano Di Battista et une des légendes vivantes du jazz Charles Lloyd.

Dans les grottes de Lacave, un concert d’un groupe de jazz manouche, style rede- venu à la mode, Panamanouche, en réfé- rence à Paname, et au cloître de l’abbaye un groupe de gospel. Animations diverses, films... sont aussi au programme. Le lieu est à découvrir.

Du 14 au 20 juillet, rens. 05 65 37 81 56.

www.souillacenjazz.net

JUNAS ! C’est d’abord un lieu. Les pierres prennent toute la place. Elles savent raconter des histoires, des histoires de Nîmes, et, depuis 1994, des histoires de jazz. Une asso- ciation d’étu- diants et de l y c é e n s à l ’ é p o q u e – aujourd’hui ils et elles sont enseignant(e)s, responsable culturel de la Région... – a voulu faire connaître son village en orga- nisant un festival de jazz autour de ren- contres avec d’autres pays, d’autres régions.

Cette année, c’est la Sardaigne et son Sarde le plus connu Paolo Fresu. Projets régio- naux, création et la jeune génération, Daniel Mille à l’accordéon en particulier, seront au rendez-vous.

Du 16 au 19 juillet, rens. 04 66 80 30 27.

www.jazzajunas.asso.fr

REIMSse prêtera à une flanerie musicale faisant se rencontrer tous les styles de musiques comme tous les styles de jazz. Le jazz club de champagne, asso- ciation créée en 1991 s’est donnée pour but de pro- mouvoir le jazz dans la Région Cham- pagne-Ardennes.

Les concerts ont commencé le 19 juin avec Michel Portal et se termineront le 3 août avec Niou Bardo- phones, fusion-collage des musiques celtes, d’Albert Ayler et le flamenco. Entre temps, des créations, et beaucoup de découvertes.

Rens. 03 26 36 78 00.

www.flaneriesreims.com

CREST ! Ce nom reste relativement inconnu. Or ce festival de jazz vocal dépasse sa trentième année. Il pourrait donc accéder à la notoriété.

Que nenni. Pourquoi ? Sans doute à cause de la concurrence de Marciac ayant lieu au même moment et avec un pro- gramme défiant toutes l e s c o n c u r r e n c e s . Comme souvent, le programme de cette année est alléchant sans tenir toujours ses promesses, c’est le propre du jazz... Le jazz manouche – Thomas Dutronc notamment – le jazz vocal sera donc de cette fête, comme les musiques cousines. En même temps, notre collaborateur Nicolas Béniès donnera une série de conférences culminant, à la médiathèque, sur les trajectoires de Sidney Bechet. Comme à l’habitude, des stages de jazz vocal sont organisés.

• Du 3 au 9 août, rens. 04 26 60 38 43.

www.crestjazzvocal.com

BRIGNOLESfête son vingtième anniver- saire. Un bel âge. Marqué par un hom- mage à Lionel Hampton par Dany Doriz, la venue du Dizzy Gillespie All Stars conduit par Slide Hampton ainsi que Eric Le Lann en duo avec Jannick Top. En plus, un fes- tival off avec des prestations couvrant une partie de l’histoire du jazz.

Du 1erau 3 août, au jardin Suau, cours de la Liberté, rens. 04 94 72 04 21.

www.jazzabrignoles.net

FESTIVALLancé en 1986 par le Centre Culturel« VOIX DÉTÉ ENCREUSE» d’Aubusson et l’ADIAM 23 le festival est une mani- festation itinérante et éclectique qui propose un répertoire varié – chants médiévaux, baroques, classiques ou traditionnels – dans des sites creusois de style roman. Les « Voix d’été en Creuse » sont devenues en plus de vingt ans une référence et s’adressent aussi bien à un public de mélomanes que de néo- phytes. Des voix exceptionnelles dans un cadre à découvrir, le département de la Creuse, pays de granits, de landes et de bruyères.

Organisation : ADIAM 23. Tél. 05 44 30 23 47.

Rés. : Office du tourisme de Guéret au 05 55 52 14 29. www.adiam.creuse.com

SEPTEMBRE MUSICAL DE L’ORNE Prendre pour thème, les messagers de l’amour, pour cette 26e édition est un pari étrange dans ce monde qui en manque singu- lièrement. La musique sacrée, l’opéra ou la danse seront sollicités.

Pendant cinq week- ends on passera de la Belle Hélène à Didon en passant par Roméo et Juliette dans un spectacle de danse hip-hop. Hommage aussi à Olivier Messiaen et une création mondiale, le Stabat Mater de Jean-Paul Poletti.

• Du 29 août au 2 octobre entre Normandie et Sarthe, rens. 02 33 80 44 26.

www.septembre-musical.com

Classique

PENDANT LONGTEMPS LE JAZZ a été synonyme des festivals de l’été. Aujourd’hui, il a débordé ces frontières temporelles. Il n’empêche, deux cents festivals vous sont proposés pendant ces trois mois. Des grands comme Vienne, qui a commencé le 27 juin et s’arrêtera le 11 juillet, Marciac dans la première quinzaine du mois d’août, sans parler de Nice ou d’Antibes. Des moyens comme Junas s’installant dans le paysage de pierres qui est le sien ou Souillac et Crest.

Et tous les autres que vous ne manquerez pas de découvrir sur votre route. La chanson française, le rock mais aussi la country

Le soleil a rendez-vous avec le jazz

URGENT

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RÉDUC S N E S

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RÉDUC S N E S C

Supplément à L’US no669 du 28 juin 2008 Spécial festivals 5

TRES CINÉMA TRANSVERSALE CHANSON

La chanson française est là

LES NUITS DECHAMPAGNE ÀTROYES

L’été ne sera plus qu’un lointain sou- venir et les nuits seront plus longues. Alors partons on the road againavec B e r n a r d Lavilliers, invité d’honneur de cette 21e édition, qui posera ses valises le temps d’un concert exceptionnel avec une chorale de 900 voix, composée en majorité de collégiens.

Une programmation qui réunit la fine fleur de l’ancienne et de la nouvelle chanson française : Bashung, Cabrel, Cali, Juliette, Camille, Thomas Pitiot ou encore Made- moiselle K. Vous ne fermerez pas l’œil de la nuit !

Du 26 octobre au 1ernovembre 2008. Contact public : 03 25 40 02 03.

www.nuitsdechampagne.com

21ERENCONTRESBRELCes rencontres, dans un lieu où Brel avait acheté une bergerie qu’il f r é q u e n t a p e n d a n t d e n o m - b r e u s e s années, sont devenues un des festivals de référence de la chanson francophone.

L’association qui anime le festival a choisi de programmer des artistes issus de la scène Rhône-Alpes pour la moi- tié du festival, d’accorder 70 % de la pro- grammation à des artistes émergents et à de nouvelles créations, et d’offrir un nombre important de spectacles gratuits et de tarifs jeunes. Sont programmés : Brigitte Fon- taine, Agnès Bihl, Thomas Dutronc, Juliette Gréco...

En marge du festival, six stages sont pro- posés pour les enfants et l’organisation du festival a intégré la notion de festival propre en sensibilisant les visiteurs au tri sélectif et en utilisant un maximum de produits recyclables.

À Saint-Pierre de Chartreuse, dans l’Isère. Du 22 au 27 juillet 2008.

www.rencontresbrel.com

Dansons maintenant

TANGO PAR LA CÔTE

C’est la 2e édition de ce festival itinérant créé par des Bretons passionnés de tango. Des stages tous niveaux pour apprendre, des concerts pour s’exercer et des « apéros tango » pour se ragaillardir. Les manifestations se succè- dent dans différents vil- lages des Côtes d’Armor et du Finistère.

Festival animé par les bénévoles de trois associations : SHA Sabor Hispano America 02 96 48 75 01 ou www.sha.asso.fr.

Corazon Tango 06 22 01 50 42.

TALM Tangoalamer 06 87 32 23 ou tango-a-la-mer.com

Du 1erau 10 août. De Lannion à Roscoff. Réduc’snes pour les stages.

Le partenariat « REDUC’ SNES » permet aux syndiqués, sur présentation de leur carte, de bénéficier de tarifs préférentiels dans plus de 100 théâtres et lieux culturels. Ils sont identifiés par ce logo. Voir le site www.snes.edu

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RÉDUC S N E S

Country / Rock

21EFESTIVALCOUNTRY DECRAPONNE-

SUR-ARZON(Haute-Loire)

C’est devenu le premier festival de musique country d’Europe et le plus grand festival en plein air de Haute-Loire. Ils étaient plus de 25 000 festivaliers l’an dernier. La population locale est pleinement associée à cet évé- nement grâce à des concerts gratuits dans les villages et des stands proposant des produits du terroir. Bref, du local dans les assiettes et de l’international sur la scène avec des pointures américaines !

25, 26 et 27 juillet 2008.

www.festivaldecraponne.com [email protected]

FESTIVAL LES SENSATIONS D’ESFACY

13eédition. Commune de Mazerat- Aurouze (Haute-Loire)

Imaginez un petit village de 53 habitants, un ruisseau chantant et la verte campagne à

p e r t e d e v u e . V o u s ê t e s à Esfacy, le lieu in cet été pour tous les amateurs de la nouvelle scène rock clermontoise.

Car, on ne le dit pas assez, c’est en Auvergne, sur les terres de Jean- Louis Murat, que se produisent actuellement les jeunes groupes rock français les plus prometteurs.

Le premier festi- val a vu le jour en 1993 et s’est créé une identité forte e n v o u l a n t

implanter, le temps d’une semaine estivale, les cultures urbaines « dans les prés ». Un festival organisé par une association de jeunes trentenaires impliqués dans la vie locale. Un détour qui vaut le coup et une pro- grammation qui, dans quelques mois, rendra envieuses les scènes parisiennes.

18, 19 et 20 juillet.www.esfacy.com

faisant un retour en force, la musique classique comme la danse – le tango en particulier – partageront vos envies et découvertes. Tous font appel à des bénévoles, tous ne peuvent vivre sans subventions publiques, tous se sen- tent menacés.

Le Gamounet Saint-Bonnet- près-Riom

ON CONNAÎT LACHANSONQuatrièmes rencontres Marc Robine. Vocation de l’association « On connaît la Chanson » : promouvoir la chanson en Auvergne en développant des actions de proximité sur l’année avec plus de 30 lieux de la Région.

C’est dans ce cadre que sont proposés pen- dant une semaine un stage d’interprétation de la chanson française, des ateliers chanson et écriture, et des spectacles qui remettent à l’honneur des grands auteurs comme Léo Ferré, Anne Sylvestre ou François Béranger.

• Association « On connaît la Chanson », du 16 au 20 juillet, au Gamounet à St-Bonnet-près- Riom. 04 73 64 11 45 ou

[email protected] www.onconnaitlachanson.fr

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RÉDUC S N E S

STIVALS

THÉÂTRE

CINÉMA

TRANSVER

8Eavec Marcel Maréchal et les TréteauxFESTIVAL THÉÂTRAL DE FIGEAC de France. La 8eédi- tion du festival de Figeac est placée sous le double signe du théâtre et de la philosophie. Michel Onfray, invité d’hon- neur, réhabilite l’hé- donisme et l’adapta- tion de son livre

« Le ventre des phi- losophes » est au programme. Marcel Maré- chal revisite « les Caprices de Marianne » d’Alfred de Musset et Jean-Claude Brisville nous invite à une confrontation entre Des- cartes et Pascal. Manifeste pour une philo- sophie populaire.

24 juillet-2 août 2008. Rens. et rés. : 0 825 003 303

NAVA FNouveaux auteurs dans la vallée deESTIVAL DE THÉÂTRE- l’Aude, Limoux/Saint- Hilaire/Serres, 9eédition.

Des acteurs confirmés, Judith Magre, Marie-France Pisier et Niels Arestrup ; un cadre historique, le château de Serres et le cloître de l’Ab- baye de St-Hilaire, et des pièces sur le thème de « la famille dans tous ses états ».

C’est le programme auda- cieux de cette nouvelle édi- tion. Des élèves studieux de la classe théâtre du lycée de Limoux participeront à un stage d’art dramatique.

Du 24 juillet au 3 août 2008. Rens. et rés. : 06 60 41 24 55, www.limoux.fr

LES FÊTES NOCTURNES DUCHÂTEAU DEGRIGNAN DANS LADRÔME

Le temps d’un été, le château de Gri- gnan accueille une r e p r é s e n t a t i o n théâtrale. Cette année, c’est « La Cagnotte » d’Eu- gène Labiche qui animera les soirées de ce lieu histo- rique, qui fut la résidence de la Marquise de Sévigné.

8 juillet au 23 aôut. Château de Grignan BP 21 26230 Grignan.

Billetterie spectacle 04 75 91 83 65 ou châ[email protected]

AVIGNON- Thérèse à la cour d’hon- neurau théâtre de la Petite Caserne.

« Je m’appelle Thérèse, j’suis rien qu’la femme de ménage ! l’été dernier, j’ai joué à la Cour d’Hon- neur du Palais des Papes ! Vous m’croyez pas ? En ben, vous allez voir c’que vous allez voir ». C’est le point de départ de cette pièce humoris- tique écrite et jouée par Marijo Kai et mise en scène par Frédéric Chiron à découvrir dans la cadre du festival off d’Avignon.

Festival Off, du 10 juillet au 2 août à 20 h 45.

Relâche dimanche 20 juillet.

Tarifs de 8 à 14 euros. 10 euros au lieu de 14 avec Réduc’snes. Rés. : 04 90 86 85 76.

AGNÈS 68, créée à Chartres en mai 2008 par Jacques Kraemer. Grand suc- cès auprès des lycéens, avec lesquels un tra- vail est conduit depuis plusieurs années en parte- nariat avec des enseignants. Cette pièce convoque « l’his- torique et l’intime, le biographique et l’ima- gination », en résonance avec Mai 68 et les aventures de sa compagnie (le Théâtre Populaire de Lorraine fondé à Metz en 1963). Elle était alors en tournée et réalisa deux spectacles d’intervention joués dans des usines occupées.

Une troupe est en tournée avec L’école des femmesde Molière, le metteur en scène/

acteur incarnant Antonin est amoureux de la jeune actrice – Agnès –, qui est aussi fou- gueusement courtisée par le jeune comédien jouant Horace. Aux rivalités amoureuses se mêlent affrontements politiques, entre incli- nations plutôt communistes et déborde- ments gauchistes du moment, questionnant avec passion tout à la fois le mouvement et sa portée, le Théâtre et la Révolution, le sexe, l’amour, l’aliénation, la libération...

Festival Off, théâtre du Balcon. Du 10 juillet au 1eraoût, rés. : 04 90 85 00 80.

LES JEUX DU THÉÂTRE DE SARLAT

57eédition.

Le festival de Sarlat compte parmi les plus renommés de France. Il a su conserver un esprit convivial et chaleureux.

Pendant deux semaines, la ville de Sarlat, blottie dans son vallon verdoyant, devient l’écrin de représentations en plein air. En fin de matinée,

les « apéritifs de Plamon » animés par Jean- Paul Tribout, programmateur de ce festival, permettent aux spectateurs, comédiens, auteurs et metteurs en scène d’échanger librement sur le spectacle de la veille et celui à venir. Discussions à bâtons rompus à l’heure de l’apéro ! Une programmation variée qui s’adresse à tous les publics : Marivaux, Alexandre Dumas, Bertolt Brecht, Roy Lewis, Camus, Musset, Coc- teau... En route pour le Périgord noir ! Voir l’entretien avec Jean-Paul Tribout et le programme du festival en page 2.

Du 18 juillet au 5 août 2008. Rens. 05 53 31 10 83. www.festival-theatre-sarlat.com

Soirées théâtrales

DÉBUTANTS BALBUTIANTS OU CONFIRMÉS, ces festivals vous proposent de l’art vivant. Tout simplement « là et maintenant ». Un lieu, un spectacle, un public. Les lieux sélectionnés mettent à l’honneur des régions rurales où les représentations théâtrales et les concerts ne durent que le temps d’un été. Ces festivités sont le résultat d’un long travail bénévole – souvent initié par des collègues – qui dure toute l’année et qui s’ancre dans un territoire. C’est un travail de fourmi et de titan. Il faut récolter des subventions, obtenir le soutien des élus locaux, solliciter des artistes tout en restant

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RÉDUC S N E S

Supplément à L’US no669 du 28 juin 2008Spécial festivals 7

ERSALE

CHANSON

ENTRÉE LIBRE

FES

LABELLEROUGE- Saint-Amant-Roche- Savine (Puy de Dôme).

Un festival solidaire, libertaire et militant organisé par la Compa- gnie Jolie Môme dans un village auvergnat perché à 900 mètres et dont le nom est déjà tout un poème.

Pendant trois jours, on se désintoxique du monde et on réapprend la désobéissance et l ’ i m p e r t i n e n c e . Théâtre, chanson, cinéma, musique et ateliers divers sont l’oc- casion de s’émerveiller, de s’enchanter et d’échanger. Tout est prévu : des animations pour les enfants, deux campings pour l’hé- bergement, une restauration locale et des navettes gratuites. Il ne vous reste plus qu’à prendre le forfait pour trois jours et pour la modique somme de 54 euros. Un geste citoyen et la certitude de rentrer ressourcé et motivé !

Du vendredi 25 au 27 juillet, 01 49 98 39 20 www.cie-joliemome.org

THAU- Le festival de Thau a 18 ans, l’âge de la majorité. Le programme de cette année est à l’image de cet âge de la vie : engagé, curieux et ouvert sur le monde.

Ce festival a relevé un pari audacieux : s’an- crer dans un territoire, entre Frontignan, Mar- seillan et Mèze, s’ou- vrir au monde à travers une programmation musicale et cinématographique pointue, et proposer des rendez-vous sur le dévelop- pement durable. C’est bien le monde dans sa globalité et diversité qui est au cœur de cette programmation. Trois concerts à ne pas manquer : Alain Bashung, avec les titres de son magnifique dernier album « Bleu pétrole », Wax Tailor, DJ français, véritable metteur en scène de sonorité jazz, funk et soul, et Soha, chan- teuse métisse à décou- vrir d’urgence.

Du 15 au 20 juillet. w w w . f e s t i v a l d e thau.com[email protected] Avec Réduc’snes, tarif 2 au guichet. Attention un quota nous est réservé pour chaque spectacle.

LIGNON. Voir des courts métrages, écouter de la musique tzigane, déam- buler avec des comédiens échas- siers, découvrir le patrimoine local en musique, rire aux pitreries des clowns et dégus- ter des vrais repas car « il est diffi- cile de bien écou- ter quand on a mal mangé « nous dit le chef des cuisines : c’est le programme allé-

chant du Festival su Lignon en Haute- Loire .

La 10ème édition s’adresse une fois de plus à tous nos sens, mêlant avec plaisir le grand air, la campagne, la « bonne bouffe », le cinéma et quelques grands noms du jazz d’aujourd’hui.

Ce festival a vu le jour grâce à l’équipe d’Annie et de Daniel Fanger qui a fait le pari audacieux d’implanter une culture populaire et créative dans un territoire rural, parfois rude, mais profondément accueillant. Un pari réussi qu’il faut conti- nuer à soutenir.

• 7 au 10 août à Fay-sur-Lignon. Rens. : 04 78 62 86 79. http://www.festivalsurlignon.org

Un regard transversal

Entrée libre

FESTIVAL2004 s’ouvre le premier festival. SaSORRU IN MUSICA - En vocation est alors d’associer, dans un même canton, une académie de musique pour des jeunes élèves, des artistes locaux, des musiciens professionnels et débutants autour de concerts gra- tuits.

Au fil des années, le festival s’est enrichi et diversifié. Au cœur du dispositif, des concerts gratuits mettant en scène des solistes à l’Orchestre National de France. Mais aussi un spectacle Le nègre des Lumièresavec Robin Renucci comme récitant et un opéra de poche qui nous promet un moment comique. Autre moment fort de ce festival 2008, un atelier de réécriture et d’improvi- sation qui permettra à des spectateurs témé- raires de réécrire le Quintette de Schubert et d’en livrer leur interprétation.

19 au 28 juillet, Rens. 04 95 26 60 08.

http://myspace.com/sorruinmusica [email protected]

LES SOIRÉES ESTIVALES 2008 DU

CONSEIL GÉNÉRAL DES ALPES- MARITIMES- Pour la 13eannée consécutive, les élus du conseil général transforment les département en une immense salle de spec- tacle à ciel ouvert avec près de 400 repré- sentations gratuites dans 144 communes.

Du littoral à l’arrière-pays, tous les arts sont

au programme : danse, théâtre, musique, chants, cabaret, music-hall, contes et ren- contres littéraires. À noter cette année, la présence de la cantatrice Elisabeth Vidal et du violoniste Gilles Apap. Les festivités ont débuté le 19 juin et vont durer tout l’été.

Programme sur site www.cg06.fr

LESTIVART-Tremplin de la chanson française. Vous rêvez de monter sur scène, vous écrivez secrètement des chan- sons ! Alors tentez votre

chance au tremplin de la chanson française organisé par l’association festiv’art.

Créée en 2003, cette asso- ciation a pour objet de pro- mouvoir toute forme d’ex- pression artistique dans les Pyrénées Ariégeoises. Elle mène ses actions dans le domaine de la formation, de l’éducation, de la pro- motion de la lecture et du théâtre et favorise l’émer- gence de jeunes talents.

Cette équipe de bénévoles cultive des valeurs fortes : refus des spectacles médiocres et mercantiles, travail sur les mots et les mélo- dies. La commune de Lavelanet, aux confins de l’Aude et des Pyrénées cathares, accueille des ateliers d’écriture en journée et des concerts de chanson française en soirée, dans un espace couvert et en accès libre.

Festiv’art, 23 au 27 juillet. Tél. 06 82 94 20 78.

Réduc’snes pour stage de formation sur l’écri- ture de chanson : 30 euros au lieu de 50 euros par jour. www.festivartariege.org

Le partenariat « REDUC’ SNES » permet aux syndiqués, sur présentation de leur carte, de bénéficier de tarifs préférentiels dans plus de 100 théâtres et lieux culturels. Ils sont identifiés par ce logo. Voir le site www.snes.edu

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RÉDUC S N E S

fidèle à son rêve initial. Rendre son rêve réel, c’est ce que tentent de renouveler tous les ans, avec exigence, des organisateurs et des artistes majoritairement intermittents. Trop souvent l’équilibre financier est précaire et certaines productions sont jouées à perte. L’énergie et le plaisir restent intacts. Alors rendons-leur la monnaie de leur pièce !

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RÉDUC S N E S

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RÉDUC S N E S

L’Université Syndicaliste, spécial festivals suppl. au n°669 du 28 juin 2008, hebdomadaire du Syndicat national des enseignements de second degré (FSU), 46, avenue d’Ivry - 75647 Paris Cedex 13 - Directeurs de la publication: Serge Chatelain, Gérard Anthéaume - Compogravure: CAG, Paris - Imprimerie: RPN, 93, Livry-Gargan - N°CP 0108 S 06386 - ISSN n°0751-5839

L’illustration en couvertureest extraite de l’affiche du festival « Tango par la côte » qui se déroulera du samedi 2 au dimanche 10 août 2008 entre Lannion et Roscoff. Cette affiche a été réalisée par Hélène Cohen-Solal. Enseignante et peintre, elle vit à Saint-Denis et anime des ate- liers de création plastique. Illustratrice, elle a réalisé des créations pour des œuvres de poé- sie et pour la revue de pédagogie Dialogue jusqu’en 2002. [email protected]

CETTE DERNIÈRE PAGEsera transversale, pour parler de toutes les sortes de festivals sans réussir à être exhaustif, mais pour vous donner l’envie d’une prochaine édition plus complète.

Ont participé à la conception de ce cahier spécial Festivals : Nicolas Béniès, Carole Condat, Francis Dubois, Philippe Laville, Micheline Rousselet et de nombreux collègues nous ayant communiqué des informations sur les festivals qu’ils contribuent à faire vivre.

LA SEYNE-SUR-MERest un drôle d’en- droit pour des festivals. Plusieurs et de

plusieurs types s’y succèdent du 19 juin à la fin juillet. Des arts de la rue – du 19 au 21 juin et c’est trop tard – au jazz en passant par la musique cubaine. Comme chaque année l’association Bayamo organise concerts, stages, expositions et conférences pour faire connaître et les grands ancêtres de cette musique liée au corps et à la danse, et les groupes d’aujourd’hui. Le tout se déroulant au Fort Napoléon... ça ne s’invente pas !

Du 16 au 20 juillet, rens. 04 94 87 32 55, www.ot-la-seyne-sur-mer.fr

BONNEVILLENicole Cluzeau, Côté jardin. Il a été, DORDOGNEFestival créé par l’association Mosaïques en hom- mage à une collègue, Nicole Cluzeau, qui nous a quittés en septembre 2006, à quelques mois de la retraite. Pendant plus de trente ans, elle s’est attachée à faire vivre, sur la commune de Bonneville, le théâtre et la culture, en animant des ateliers et des associations à destination des enfants et des adolescents. La programmation est plu- ridisciplinaire : théâtre, contes, musique, expositions. Cette année, les textes clas- siques côtoient des textes contemporains qui conduiront le public des confins de la Russie à la pointe de l’Afrique du Sud.

C’est aussi l’occasion de s’initier aux secrets de la commedia dell’arte et à la peinture en des stages ouverts aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

2eédition, 4 au 6 juillet. Rens. : 05 53 27 56 75 http://www.festival-nicole-cluzeau.fr

PAYS DESSUCSFestival des 7 Lunes, entre Lapte-Grazac-Yssingeaux. C’est d’abord un festival de lecture à haute voix dans des lieux magiques du patrimoine local comme l’imposant clocher de Lapte. C’est aussi un festival de théâtre. L’intérêt de la lecture-spectacle est de permettre, sans contraintes techniques trop lourdes, de pro- voquer des rencontres entre un acteur et le public. Le comédien doit « donner à voir les mots ». L’invité d’honneur de cette 11eédi- tion est le comédien et metteur en scène Jacques Bonnaffé. Les festivités commen- ceront par une déambulation nocturne en lecture et en musique, et s’achèveront par une lecture gastronomique ! Un stage de lec- ture à haute voix est proposé durant 4 jours par la comédienne Fransoise Simon.

Du 25 juillet au 2 août, réduc’snes – 10 % rens. 04 71 59 34 41 - www.7lunes.com

MENS EN TRIÈVEMens se trouve en Isère, au creux du Vercors. Pour la sixième année, un festival s’y donne : MenS alOrs ! Il se veut transversal, en plein air et durable... Les lieux sont aussi à découvrir comme les performances.

Rens. 04 76 34 64 01

www.mensalors.com

GRANVILLE(50), Sortie de bain. 6e édi- tion. Les arts de rue sont à la fête en été. Le festival d’Aurillac est le plus connu mais de nouvelles manifesta- tions se font une place au soleil. C’est le cas du festival de Granville, en Nor- mandie. Durant une semaine, tous les espaces de la ville sont investis par des compagnies théâtrales, des groupes musicaux, des jongleurs, des troupes de cirques qui proposent des ani- mations originales. Cette édition est placée sous le signe de l’ouverture à des compa- gnies étrangères : le Circo de la sombra propose un numéro qui plonge ses racines dans la tradition du cirque espagnol du XIXe

siècle et la compagnie australienne Mario queen of the circusrend hommage avec amour et humour à Freddy Mercury. Un festival populaire, familial et festif, en adé- quation avec l’esprit carnavalesque de cette cité balnéaire. Les représentations sont qua- siment toutes gratuites. Mettez votre plus belle sortie de bain et rejoignez les allumés des rues de Granville.

• 6eédition à Granville (50) du 17 au 20 juillet.

www.sortiesdebain.com

LA NUIT DES SOUDEURSQue faire d’un vaste tas de ferraille entassé sur le port et voué à la rouille ? Des œuvres d’art, tout sim- plement. En une nuit, une trentaine de sculp- teurs travailleront ces métaux de récupéra- tion et les transformeront en objets insolites.

Dans la nuit étoilée striée par les étincelles des fers à souder, sous le regard curieux et fasciné des touristes, autochtones et amateurs d’art, le port de commerce de Granville se transfor- mera en un immense atelier à ciel ouvert.

• Les 2 au 3 août.

[email protected] AVERTISSEMENT Pour les festivals labellisés,

réductions accordées sur présentation de

ce spécial festival

PARIS, PÈRE-LACHAISE. Notre collègue José de Valverde nous propose un voyage dans le temps dans ce cimetière chargé d’histoires, d’Histoire et de cul- tures. Les photogra- phies de Hervé Hughes permettent quelques points de repères pour aperce- voir les réalisations de sculpteurs qui ont marqué leur époque. Se trouve aussi évoquée la Commune de Paris et le célèbre Mur des Fédérés, démontrant la nécessité de ne pas oublier cet anniversaire.

Le cimetière du Père-Lachaise, éditions Ouest- France.

MARCIAC, le plus grand festival de jazz du mois d’août (du 1erau 16 août) avec une programma- tion mêlant toutes les formes de jazz et des musiques voisines, cubaine, brésilienne, klezmer – avec John Zorn –, invité habituel. Un rendez- vous immanquable. Des concerts gratuits sont proposés sur la Place de l’Hôtel de Ville.

www.jazzinmarciac.com

TOURCOINGfêtera sa 22eédition du 18 au 25 octobre par une trentaine de concerts qui permet- tront de voir et d’entendre Herbie Hancock, Roy Haynes, Michel Benita, Giovanni Mirabassi...

Voir le site Tourcoing Jazz Festival Planètes.

PARISconnaîtra une succession de festivals culminant avec « Jazz à la Villette » (du 2 au 14/09).

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