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Submitted on 1 Jan 1955
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Dosage du radon dans les mines d’uranium par la méthode de prélèvement sur charbon
Cadudal
To cite this version:
Cadudal. Dosage du radon dans les mines d’uranium par la méthode de prélèvement sur charbon. J.
Phys. Radium, 1955, 16 (6), pp.479-482. �10.1051/jphysrad:01955001606047901�. �jpa-00235196�
479 I)ans le cas des états 2 S, nous avons procédé à une
détermination de l’énergie avec des fonctions peu différentes de (D’ Uko (,r,2), mais elles n’ont pas permis
d’améliorer les résultats déjà trouvés.
Quoi qu’il en soit, on constate que la méthode
exploitée fournit une meilleure détermination du niveau fondamental que les fonctions à un para-
mètre utilisées jusqu’ici. Dans le cas des états
excités, la situation est moins satisfaisante. La fonc- tion d’interaction introduite tient vraisemblablement
trop compte de l’interaction électrostatique.
Manuscrit reçu le 3
Ijanvier 1 55.
BIBLIOGRAPHIE.
[1] PLUVINAGE P.
-Ann. Physique, I950, 5, I45; J. Physique Rad., I95I, 12, 789.
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DOSAGE DU RADON DANS LES MINES D’URANIUM PAR LA MÉTHODE DE PRÉLÈVEMENT SUR CHARBON
Par Mlle CADUDAL.
Sommaire.
-On décrit
uneméthode de dosage du radon atmosphérique. Cette méthode utilise
l’adsorption du radon
surle charbon actif. On compte ensuite à l’aide d’un compteur de Geiger les rayons 03B2 émis par le RaC
ausein du charbon actif. Les volumes d’air prélevés varient entre
I0et
2001.
La sensibilité limite est de I0-12 curie/1. La précision est de l’ordre de 7 pour
I00.Cette méthode est destinée
aucontrôle des concentrations de radon dans l’atmosphère des mines ou des locaux contenant de l’uranium. Le prélèvement
sefait
en5 mn, l’ensemble de l’appareil portatif pèse environ
2kg et possède
uneautonomie d’environ I5 h.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE. RADIUM. TOME 16,’ JUIN 1955,
Introduction.
-La dose de tolérance admise est de 10-11 curie de radon par litre d’air respiré,
soit io-1 curie/m:,. Dans l’air normal la quantité de
radon est seulement de l’ordre de 10 -10 curie/m3 [1],
mais dans les mines d’uranium la dose de tolé-
rance risque en général d’être largement dépassée.
Il importe de surveiller très fréquemment la radio-
activité de l’air des galeries et de la mine en général,
pour éviter les concentrations excessives de radon.
Divers procédés sont employés pour doser le radon dans l’air. Ce sont des procédés exigeant un matériel fragile et délicat; les mesures sont difficilement faites sur les mines. Les échantillons d’air prélevés
doivent être expédiés au laboratoire pour le dosage.
Ces procédés consistent en :
I ° Un comptage individuel des particules
océmises
par le gaz introduit à l’intérieur d’un compteur fonc-
tionnant en régime proportionnel [2] ou à l’intérieur d’une chambre d’ionisation à impulsions [3]. La manipulation est délicate et l’appareillage électro- nique nécessaire est important.
2° Une mesure du courant d’ionisation produit
par le gaz à étudier, dans une chambre d’ionisation.
Cette méthode est celle utilisée au C. E. A.. [4].
Les prélèvements d’un litre d’air sont faits dans des ampoules de verre vidées. Il faut ensuite au laboratoire faire passer cet air dans la chambre d’ionisation à travers des tubes de desséchants.
L’appareillage électronique est assez délicat; la
méthode est précise et l’on peut mesurer 10 12 curie /1.
Une méthode plus simple que nous allons détailler ci-dessous consiste à faire passer sur du charbon actif une quantité donnée d’air [5]. Le charbon
actif adsorbe quantitativement le radon [6]. Dans
le dispositif que nous proposons, le charbon pollué
par le radon est disposé autour de compteurs à rayons g et l’on compte les rayons émis par le RaC,
un des produits de désintégration du radon. Cette méthode nécessite encore, cependant, une mesure
de laboratoire; mais la mesure est simple et se fait
avec des appareils très répandus- dans les labora-
toires des mines d’uranium.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01955001606047901
Dosage par adsorption sur le charbon actif.
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PRINCIPE DE LA MÉTHODE. - Lorsque l’on fait
passer un mélange d’air et de radon à teneur cons-
tante à travers une colonne de charbon actif avec un débits constant, la quantité de radon adsorbée
par unité de longueur de la colonne décroît suivant
une loi exponentielle le long de la colonne de charbon.
La quantité de radon adsorbée en un seul passage pour une vitesse donnée de l’air est donc fonction de la longueur de la colonne adsorbante. Par exemple,
dans les cartouches de charbon, utilisées (200 cm:3, 8,5 cm de long), on adsorbe sur les 3,5 premiers
centimètres de charbon la moitié du radon adsorbé dans tout le charbon, lorsque la vitesse de passage de l’air est de 14 cm /s.
Pour des dosages très précis, on établit un circuit
continu et l’air passe sur le charbon autant de fois
qu’il est nécessaire pour que tout le radon soit adsorbé [6]. Cette méthode de passages successifs n’est pas utilisable dans les mines.
L’adsorption du radon est fonction de la durée de contact entre gaz et adsorbant. Par exemple,
pour une même colonne de 8,5 cm de long, conte-
nant 5o cm:: de charbon actif, l’adsorption qui était pratiquement de oo pour 10o pour un débit de o,I 1 /min (soit une vitesse moyenne à travers la cartouche de 16 cm /mn) n’est plus que de 56 pour o0 pour un débit de 10 1/mn.
Fig.
1. -Adsorption du radon
enfonction du débit d’air.
Pour les cartouches de 200 cme, (1) utilisées dans les mines, on a déterminé le pourcentage d’adsorption
en fonction du débit (fig. i).
On remarque que la fraction adsorbée devient
pratiquement constante lorsque le débit devient
supérieur à 51/mn. Il y a donc intérêt, lorsque l’on
veut augmenter la sensibilité de la mesure sans
accroître la durée du prélèvement, à avoir un débit
aussi grand que possible.
La courbe de la figure
in’est valable que tant que la pression partielle de radon dans l’air reste
inférieure à une certaine valeur. Au-delà de cette (1) Les cartouches utilisées sont des cylindres de 8,5
cmde long et 23 cm2 de section. Elles sont remplies de charbon actif Prolabo (voir fig. 4).
valeur il y a saturation et les fractions retenues sont
plus faibles. Pour le charbon utilisé et pour les
prélèvements de 100 1 effectués, la saturation par le radon ne commence à devenir sensible que pour des
pressions partielles supérieures à 10-14 atm, corres- pondant à des concentrations de 10-8 curie/1,
soit 1000 fois la dose de tolérance.
MESURES. - Le radon adsorbé sur le charbon forme dans celui-ci son dépôt actif. Sur la figure 2
est indiquée l’allure de la variation du rayon-
nement g dur émis par ce dernier, après un prélè-
vement de courte durée. Le radon est en équilibre
à i pour 100 près avec son dépôt actif à vie courte
au bout de 3 h (ensuite l’activité décroît exponen- tiellement d’environ I,5 pour 10o par 2 h).
Passé ce temps, on dispose le charbon autour d’un
ou plusieurs compteurs suivant le volume de l’adsor- bant. Ces compteurs cylindriques à paroi d’alu-
minium de 27,5 mg /cm2 fonctionnent en régime Geiger et les impulsions sont transmises à travers
un préamplificateur standard à un intégrateur
échelle. On compte par ce moyen les rayons p
de 3,15 MeV du RaC. Le rendement de comptage, qui est le rapport entre le nombre d’impulsions comptées par les compteurs et le nombre de rayons p
du RaC émis par le charbon, dépend de la géométrie
du système.
Dans le dispositif indiqué sur la figure 3 et qui comporte trois compteurs, le rendement est de 10 pour i oo environ. Il en résulte que, pour un
débit supérieur à 51/mn, le taux de comptage est
de 1,1
Ipar minute et par litre d’air passé à travers
le volume de la cartouche de charbon, lorsque cet
air contient I0-11 curie /1 (soit une dose de tolé- rance). En l’absence de charbon, le mouvement propre du dispositif protégé par une épaisseur
de 5 cm de plomb est de go impulsions/mn environ.
SENSIBILITÉ ET PRÉCISION.
-Théoriquement
pour augmenter la sensibilité il suffit de prélever
des quantités d’air plus importantes. Pratiquement,
pour des prélèvements de oo l, on peut estimer
le dixième de la dose de tolérance, c’est-à-dire
10-12 curie /1. Pour un comptage de 5 mn, on obtient alors, en effet, un total de 5oo impulsions environ, dont 45o sont dues au bruit de fond et 5o au radon.
En dehors de l’erreur due au comptage, d’autres
erreurs proviennent du fait que dans la pratique
le volume d’air, le tassement de la colonne de
charbon, etc. ne sont pas rigoureusement définis.
Fig. 3.
-Disposition des compteurs.
L’ensemble de toutes ces erreurs ne produit pas
cependant une dispersion importante : sur cinq
mesures faites avec une concentration de I 0-11 curie /1 (définie à i pour 100 près environ), les valeurs trou- vées différaient au maximum de 7 pour i oo en plus
ou en moins de la valeur moyenne.
EXEMPLE DE DISPERSION DE RÉSULTATS DANS LES MINES.
-Des mesures ont été faites dans les mines à la fois avec les chambres d’ionisation et les car-
touches de charbon actif. Les concentrations ont varié de 10-12 curie Il (0,1 dose de tolérance)
à 10-’ curie/1 (10000 doses de tolérance). Sur un
total de 4o mesures comparatives,
70 pour 100 des résultats différaient de moins de io pour 100;
3o pour oo des résultats différaient de o
à 5o pour 100
des résultats obtenus dans les mêmes conditions par la méthode de la chambre d’ionisation.
Ces divergences s’expliquent par le fait que les
prélèvements n’ont pas tous été faits exactement à la même hauteur au-dessus du sol pour les deux
mesures. Or dans les galeries, où la concentration était importante, on s’est aperçu que cette concen- tration diminuait très vite au fur et à mesure que l’on s’éloignait du sol. D’autre part, un prélèvement
de 100 l, qui dure environ 5 mn, intègre les varia-
tioris de concentration qui peuvent avoir lieu pen- dant ce temps à l’endroit du prélèvement, tandis
que le prélèvement à la chambre d’ionisation (un litre rempli en quelques secondes) donne une valeur beau-
coup plus particulière de la concentration et qui peut différer notablement de la valeur précédente.
Pour les concentrations importantes (10-8 curie /1 et au-dessus), on a intérêt à faire des prélèvements très
peu importants (quelques litres) pour éviter la satu-
ration du charbon.
PRÉLÈVEMENTS. - C’est, compte tenu des dimen-
sions des compteurs et de la géométrie optimum,
que les cartouches de charbon utilisées ont un
volume de 200 cm:,. Le débit d’air a été fixé à 20 1/mn.
Fig. 4.
-Cartouche de prélèvement.
L’air à doser est aspiré à travers la cartouche à l’aide d’un aspirateur ménager (2) bobiné spécia-
lement pour fournir sa puissance de 15o W quand il
est alimenté sous 4o V en courant alternatif. Alimenté
sous 9 V de tension continue il débite 201 /mn, compte tenu de l’ensemble des pertes de charge.
Une batterie de six accus alcalins légers à l’argent- zinc (3) de 5 A /h (poids total, 720 g; volume, 5oo cm:,)
suffit à le faire fonctionner pendant 15 h. La cartouche
est munie à l’entrée d’un filtre en feutre de coton B. M. 2130 destiné à arrêter les poussières radio-
actives qui troubleraient les mesures. Un filtre de laine de verre placé à l’autre extrémité de la car-
touche retient les poussières de charbon entraînées
par le courant d’air (fig. 4). Un chronorupteur placé
dans le circuit du moteur permet de prélever des
volumes d’air variant de 10 à i oo 1.
Annexe. - 1° ÉTALONNAGE. - Dans une enceinte étanche de 2 me on envoie une quantité de radon préalablement mesurée à la chambre d’ionisation
(précision
ipour’ 100). L’homogénéité permanente
est obtenue à l’aide d’un ventilateur et le débit d’air est mesuré à l’aide d’un compteur à gaz
(précision i pour 100).
2° RÉCUPÉRATION DU CHARBON ACTIF.
-Le (2) Siemens type
«Rapid
»(le modèle normal consomme 1 50 W
sous 120V).
(3) Accus Andyar, Paris.
charbon actif peut être réutilisé. On élimine le radon et l’eau adsorbés en chauffant le charbon sous vide à 45oo pendant I o mn.
30 COMPARAISON DE LA MÉTHODE D’ADSORPTION
SUR CHARBON ET DE LA MÉTHODE DE LA CHAMBRE
D’IONISATION.
-a. Avantages de la méthode utilisant le charbon actif :
Simplification du matériel
Méthode ancienne : Ampoules de verre; Pompe à vide; Tubes de desséchant; Chambre d’ionisation;
Azote liquide.
Nouvelle méthode : Cartouches de charbon; Aspi-
rateur et accus; Compteurs.
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Appareils de mesures moins délicats :
Méthode ancienne : Chambre d’ionisation; Pré-
amplificateur à lampe électromètre; Amplificateur
à courant continu pour courants à partir de quelques Io-16 A.
Nouvelle méthode : Compteurs; préamplificateurs ; Intégrateur-échelle.
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Mesure plus rapide : Une mesure à la chambre
d’ionisation pour une concentration de 10 12 curie /1
demande, en plus des opérations de transfert et dessiccation, environ 15 mn pour une précision
de 45 pour 100 [4]. Cette durée peut être réduite à 5 mn avec un amplificateur à condensateur vibrant.
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