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Un grand détecteur E.M. à haute réjection des pions

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00243167

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00243167

Submitted on 1 Jan 1969

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Un grand détecteur E.M. à haute réjection des pions

D. Bollini, A. Buhler-Broglin, P. Dalpiaz, T. Massam, F. Navach, F.L.

Navarria, M. A. Schneegans, A. Zichichi

To cite this version:

D. Bollini, A. Buhler-Broglin, P. Dalpiaz, T. Massam, F. Navach, et al.. Un grand détecteur E.M. à

haute réjection des pions. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1969,

4 (2), pp.108-110. �10.1051/rphysap:0196900402010801�. �jpa-00243167�

(2)

108

pondant, dans l’espace E, ~E,

aux

courbes séparant

les différents Z. La classification

en

masse des événe- ments enregistrés est plus difficile. Après plusieurs

tentatives plus ou moins fructueuses sur des méthodes

complètement empiriques, nous avons choisi d’utiliser

les relations parcours-énergie comme base de départ

de la distribution des masses.

Soit R(E, M) le parcours dans le silicium d’un ion de masse M et d’énergie E ; soit El l’énergie laissée par cette particule dans la jonction 1 et E2 celle laissée dans la jonction 2. Si l’épaisseur de la première jonction

est T, nous avons : T = R(El -f- E2, M) - R(E2, M),

soit pour une masse donnée Ma, prise comme référence

pour chaque Z : T = RMo(El + E2) - R~,lo(E2).

Si F(E, Nh - Mo) est la fonction qui exprime

la différence de parcours pour deux ions de masse voisine et de même énergie, nous avons pour la

masse

Ml :

Si

nous

exprimons que cette différence de parcours pour des ions voisins est une fonction de la masse et de l’énergie, et si nous admettons que ces variables sont

séparables, nous pouvons l’écrire sous la forme du

produit de deux fonctions S et G ne dépendant chacune

que d’une seule variable. L’épaisseur de la jonction

s’écrit alors :

--~ . -. - .

la fonction R(E) étant établie pour une masse Mo de

référence pour chaque Z et S(E) étant établie pour deux masses voisines À/Io et M1 du même Z. La fonction traduisant la distribution de masse G(M) reste in-

connue, mais il suffit qu’elle prenne des valeurs diffé- rentes en fonction de la masse, ce qui est montré par

l’expérience. Nous avons donc ainsi :

La fonction G(M) prend la valeur zéro pour la masse de référence Mo et la valeur 1 pour la masse ~~. Les

fonctions R et S sont des hyperboles traduisant très bien les relations parcours-énergie dans le domaine

d’énergie qui nous intéresse, c’est-à-dire de 1 MeV à 100 MeV. Nous avons établi autant de fonctions R et S qu’il y

a

de Z à classer, c’est-à-dire du lithium à

l’oxygène.

La largeur à mi-hauteur de la courbe expérimentale correspondant à une masse donnée ainsi obtenue est

de 0,5 unité de masse, deux courbes correspondant à

deux masses différentes d’une unité et d’égale intensité présentent un rapport pic sur vallée de 10 environ.

UN GRAND DÉTECTEUR E.M. A HAUTE RÉJECTION DES PIONS

D. BOLLINI, A. BUHLER-BROGLIN, P. DALPIAZ, T. MASSAM, F. NAVACH,

F. L. NAVARRIA, M. A. SCHNEEGANS et A. ZICHICHI,

C.E.R.N., Geneva, Switzerland,

Istituto di Fisica dell’Universitá di Bologna, Italie,

Istituto Nazionale di Fisica Nucleare, Sezione di Bologna, Italie, Centre de Recherches Nucléaires, Strasbourg, France.

Résumé. - Un grand détecteur de gerbes électromagnétiques comprenant neuf couches

-

chacune faite de plomb, d’une chambre à étincelles et d’un compteur à scintillations

-

est décrit. La réjection contre les pions est de 6 x 10-4, l’efficacité de détection des électrons varie de 68 % à 80 % et la résolution

en

énergie de 15 % à 10 % dans la région d’énergie

de 0,4 GeV à 1,1 GeV.

Abstract.

-

A large electromagnetic shower detector which consists of nine layers, each

one

made of lead, spark-chamber and scintillation counter, is described. The rejection power

against pions is of 6 x 10-4, the efficiency for electron detection varies from 68 % to 80 %

and the energy resolution from 15 % to 10 % in the energy range 0.4 GeV to 1.1 GeV.

REVUE DE PHYSIQUE APPLIQUÉE TOME 4, JUIN 1969,

1. Introduction.

--

En 1964, la collaboration Bo-

logne-C.E.R.N.-Strasbourg

a

construit et étudié un

détecteur [1] constitué de couches successives de

plomb, de chambres à étincelles et de scintillateurs

en « sandwich », capable de distinguer les électrons

des pions à des énergies allant de 1,1 à 2,5 GeV.

Le détecteur décrit ici est une version agrandie, réali-

sée en 1967, capable de détecter des électrons ou des

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:0196900402010801

(3)

109

Fie. 1.

-

Section verticale du détecteur : devant les neuf couches du

«

sandwich », on voit les chambres à étincelles à feuilles minces K, et K2 et le compteur M. La lentille L, les grands miroirs, les miroirs à 45o Mi

et M2, l’objectif 0 amènent l’image des chambres sur le film F. Les croix sur les chambres à étincelles sont des marques fiducielles.

rayons y à des énergies allant de quelques centaines

de MeV à plusieurs GeV en présence d’un important

fond de pions. Ce détecteur combine la méthode

électronique utilisant les impulsions produites par des compteurs à scintillation pour réaliser une discrimi- nation électron-pion et la méthode optique qui consiste

à visualiser les gerbes dans des chambres à étincelles

et permet ainsi d’améliorer la réjection des pions.

Deux tels détecteurs ont été utilisés dans plusieurs expériences [2, 3, 4].

II. Description.

-

La figure 1 représente une

section verticale du détecteur. Il consiste essentielle-

ment en un « sandwich » compact de neuf couches

triples comprenant chacune une plaque de plomb,

une chambre à étincelles et un compteur à scintillation.

Les dimensions du parallélépipède sensible sont :

60 X 120 cm2 de surface et 50 cm de profondeur.

L’épaisseur totale de plomb correspond à 8,6 lon-

gueurs de radiation. La première plaque a 1 cm d’épaisseur assurant, avec une probabilité supérieure

à 80 %, la multiplication de l’électron incident.

Les neuf chambres à étincelles identiques ont chacune

deux intervalles de 0,85 cm de large et leurs dimen- sions sont : 70 X 130 X 2 cm3. Leurs plaques sont

des feuilles d’aluminium de 1 mm d’épaisseur tenues

par

un

cadre de plexiglas. Une barre centrale de

0,7 cm de large sépare les chambres en deux moitiés

optiquement indépendantes. Les chambres sont rem- plies d’hénogal (30 % He, 70 % Ne) et une haute

tension de 9 kV est appliquée sur le plateau central.

Un champ de balayage de 30 V donne 95 % d’efficacité pour un temps de sensibilité de 1 ys.

Les neuf compteurs à scintillation identiques se

composent chacun d’une plaque de scintillateur plas-

tique de 60 X 120 X 2,5 cm3, vue par 4 photomulti- plicateurs 56 AVP à travers deux guides de lumière rec-

tangulaires de 60 X 65 X 2,5 cm3 prolongeant le

scintillateur à ses deux extrémités plus étroites.

On peut voir ( fig. 1), en avant du « sandwich »,

les deux chambres cinématiques à feuilles minces (25 ~m), comportant chacune 6 intervalles de 0,8 cm

et permettant de reconstruire la direction des parti-

cules chargées incidentes avec une précision de + 1 ~.

Devant ces chambres, un compteur à scintillation (M) garantit une particule incidente chargée et réduit la multiplicité de ces particules. Lorsque le détecteur

est utilisé comme spectromètre de rayons y, un conver- tisseur de plomb est ajouté.

Le système optique permettant de photographier

avec une seule caméra les deux moitiés optiquement indépendantes des chambres est visible sur la figure 1.

Chaque moitié du système transmet l’image de

deux vues orthogonales des chambres.

La logique électronique adoptée après différentes études consiste à demander une certaine multiplication

dans la première plaque de plomb ainsi qu’une énergie

totale laissée par la particule dans le détecteur supé-

rieure à une certaine valeur. L’impulsion discriminée du premier compteur ainsi que la somme linéaire discriminée des neuf compteurs sont envoyées dans la

coïncidence finale qui déclenche la logique des cham-

bres à étincelles.

III. Calibrations.

-

Calibrer le détecteur consiste à le placer dans

un

faisceau direct d’électrons ou de

pions et à mesurer

sa

réponse

en

hauteur d’impulsion

et en efficacité, à différents moments de la particule

incidente. On peut ainsi déterminer les conditions

électroniques pour réaliser le meilleur compromis entre

(4)

110

W G. 2.

-

Efficacité de détection

o

électronique »,

cc

photographique » et globale

pour les électrons et les pions

en

fonction du moment de la particule incidente.

1

haute efficacité de détection pour les électrons et bonne

réjection des pions. Ceci est la « calibration électro-

nique ». Dans une deuxième étape, on prend des photos des chambres à étincelles dans les conditions

électroniques déterminées de manière à définir des critères pour une réjection supplémentaire des pions.

C’est la « calibration photographique ». Ces calibra- tions ont été effectuées en de nombreux points de la

surface du détecteur de manière à connaître l’efficacité moyenne de détection et à étudier son uniformité et les effets de bord.

IV. Performances.

-

Les résultats des « calibrations

électroniques » et des « calibrations photographiques »

sont représentés respectivement sur les figures 2 a et 2 b

en fonction du moment de la particule incidente.

La figure 2 c montre les efficacités totales pour les

pions et les électrons, obtenues en multipliant les effi-

cacités « électroniques » et « photographiques » à

différents moments. Les valeurs citées sont des moyen-

nes sur différentes positions d’impact du faisceau et sur différentes périodes de temps des efficacités de détection et les erreurs représentées contiennent les fluctuations avec ces deux facteurs. On voit que l’effi- cacité de réjection totale pour les pions ~N 5 X 10-4)

ne varie pas sensiblement avec le moment, pendant

que l’efficacité pour les électrons augmente de 68 %

à 450 MeVjc à 80 % à 1050 MeV/c.

La résolution en énergie du détecteur, obtenue en

combinant l’information des hauteurs d’impulsions et

celle du nombre d’étincelles présentes dans la gerbe,

est de 15 % à 400 MeV et de 10 % à 1100 MeV.

BIBLIOGRAPHIE [1] MASSAM (T.) et al., Nuovo Cim., 1965, 39, 464.

[2] BOLLINI (D.) et al., Nuovo Cim., 1968, 56 A, 1173.

[3] BOLLINI (D.) et al., Nuovo Cim., 1968, 57 A, 404.

[4] BOLLINI (D.) et al., Nuovo Cim., 1968, 58 A, 289.

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