• Aucun résultat trouvé

TTA. dvof. -l'98: 158

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "TTA. dvof. -l'98: 158"

Copied!
92
0
0

Texte intégral

(1)PO. J. 2607. i. 1910. •. • ;. '. i. \. l. 1. dVof. 39 30300. r. TTA. ^. -l'98:158.

(2)

(3)

(4) Digitized by the Internet Archive in. 2011 with funding from University of Toronto. http://www.archive.org/details/petitspomesOOder.

(5) Petitô. ^OEMES.. Poèmes.

(6) DU MÊME AUTEUR Le Renard. et le. Corbeau, poème comique. (1905), hors. commerce.. Le Tiroir. secret, poèmes (1906), hors commerce.. La Chimère vaincue, poèmes (1907), hors commerce Le Parfum des Roses fanées, poèmes (1908), hors commerce.. Les Ironies sentimentales, poèmes.. Éditions de. la. revue. Poésie, Toulouse (1909), hors commerce.. Avec. MM.. CARGO, Léon DEUBEL, Roghr GAUDION, Jean PELLERIN Jules. Francis. FRÊNE, Georges ROMAINS, André TUDESQ. ,. :. L^OLIPHANT revue de littérature Décédée dans. le. deuxième. fascicule de son âge.. EN PRÉPARATION: L'Univers. //. a été. et la Poésie, essai.. tiré. '#. du présent ouvrage cinq exemplaires sur Japon, numérotés.. i.

(7) DERBME. Tristan. Petits. Poèmes. Préface de M. Philippe. ^o. ^. HUC. eg». PARIS SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'IMPRIMERIE ET DE LIBRAIRIE ANCIENNE LIBRAIRIE LECÈNE, OUDIN ET. C'^. iô, rue de Cluny, 15. 1910. ;^^iVtKSitas. D13L10THECA.

(8) TG /. /-. 6 '. /. 7.

(9) MÉMÎ. ^jéface^. Monsieur Derème au cœur trop tendre par ses propos nous. Ah il. !. que de grâces. nous épargne de. fait. dormir.. à lui rendre. :. l'ouïr.. Philippe. Hue.

(10)

(11) Allez et que l'amour vous serve de cornac,. doux éléphants de mes pensées.. O. poète, tu n'as qu'. à suivre allègrement leurs croupes balancées,. cependant que l'espoir. Tu. te tresse. un blanc hamac.. as voulu guider ton troupeau vers les cimes,. vers le glacier que nul vivant n'avait foulé.. Les éléphants tremblaient sur ou, tandis qu'ils tondaient. le. bord des abîmes. un maigre. serpolet,. tu criais des strophes sublimes.. Va. !. redescends avec tes monstres affamés vers la douceur des terres grasses. C'est le vallon que tu aimais, la. la flûte. maison aux. volets fermés,. au bord du fleuve. et les vieilles terrasses..

(12) Pet il s Poènjcs. Voici la plaine herbeuse où tu reposeras. dans. le. liamac consolateur des infortunes.. L'air nocturne caressera tes et les. membres. bleus éléphants brouteront des. sous. la clarté tiède. las.. lilas,. des lunes..

(13) PREMIERE PARTIE O. golfe calme,. où. le. bonheur. était ancré,. 1*.

(14)

(15) ^^^^^§^^^ty^i^^i^i^^^§^§è?. Comme. j'allais,. couvert de. la. poussière du voyage,. heurtant aux pierres mes sandales,. vous. étiez. au balcon que. les glycines. automnales. enguirlandent de leur feuillage.. Et Vous. étiez. si. calme parmi l'ombre,. votre visage était. si. pur. en ce crépuscule d'octobre,. que se et. je sentais sur. mon. épaule. nouer un manteau d'azur,. ma poitrine, avec des gerbes d'étincelles, mon cœur vibrant battait des ailes. que dans. !. ^ ^ jK-.

(16) '$<^. f$^. f$*» f$7. *^ f$^ i$7 >$* f$n i$7. ^ ^ ^ 4? *^ r$?. II. Le Passé maugréait Je. me. taisais.. et frappait à la porte.. m'appela d'une voix forte. Il. Mais je continuai de songer à. tes. yeux. ;. ;. et j'entendais crier le vieillard furieux,. grelottant dans la nuit sous sa. Il. est entré portant. Laure, dans. la. un vieux. mante. à ramages.. livre d'images.. maison à l'ombre des sureaux,. songeuse, tu brodais derrière les carreaux, et si j'apercevais. un. livre à ta fenêtre,. je sonnais à la grille et tu voyais paraître,. au jardin envahi d'herbe celui qui. dans. et déroulait. les soirs. son. et. de serpolet,. longuement. te parlait. rêve ainsi qu'un paysage.... Laure, où sont tes cheveux, tes mains. et. ton visage. ?.,.

(17) l 'et Ils. Vous. (lui. !'i. Poi'iiivs. pleuriez, niélaucolicjue au soir t()nil)aut. :. toi qui sur ton épaule attachais un ruhau. mauve. ;. toi. de 2^annh(ïuscr. O. ;. !. !. I. !. accourez,. souvenirs,. Ah. joyeux passé. mes. rameaux. montrer au. !. !. !. branches cassées.... flétris,. que. amour. hélas. !. qui' s'éveille et. amour. à ces jouets. ;. si fragile. frissonne au soleil. incassable et pareil,. de treize sous. Entends-tu l'espérance Elle parle. voilà,. loin ces figures d'argile,. nous aurions frémi de sentir. d'octobre, notre. ?. !. —. Qu'importe. Elle frappe à la porte.. sa voix illumine ton cœur,. son regard nous éblouit de sa candeur.. Sous. le. manteau de pourpre. et la cuirasse triple,. cheveux au vent, partons pour. Les merles se sont tus devant et le navire. le. le vaste périple.. l'astre éclatant. aux voiles blanches nous attend. au port, prêt à cingler vers. où. .. j'aurais dû, ce soir, te dire tout cela,. et te. cet. !. regrets. lointaines pensées. feuilleter avec toi le livre. et. l'ouverture. qui riais dans ta voiture.. toi. passé léger. Mésanges. et. et. passé plein de fleurs et de chardonnerets. Rires. O. Manon. qui jouais. bonheur. fleurit. les îles lointaines. aux rives des fontaines.. ;. !.

(18) 1^. Petits. Une. invincible. main nous pousse. Nous rirons. des rafales soufflant dans. A Il. nous. la. Poèmes. leurs rauques clairons,. mer immense, éblouissante. faut partir. !. Partons. !. Et vogue. et claire. la galère. !. !.

(19) ^7^%^^-;»^^7^f^^<5^^^^1l^<»^<»^. III. J'exprimais autrefois crime façon morose. mon désespoir et ma tristesse à l'eau de rose. Mon poème était plein de larmes, de douleurs, de. cris, et je riais. Plus. artificiel. en décrivant mes pleurs.. qu'un pâtre de pendule,. je ciselais, avec. un sourire incrédule,. des agrafes et des boutons de corozo.. Mais. lAmour. a paru soufflant dans. un. roseau....

(20) MMM^mmmm^mmw.m^m&. IV. Droite, dans la candeur des voiles, à l'orée. du bonheur,. les. yeux. clairs,. radieuse et laurée. d'un feuillage éternel et qui bruit au vent des plaines, tu souris aux roses du levant et le. matin qui chante aux branches de. inonde de clarté ton visage de vierge.. la. :. berge.

(21) ^. "^S. tS. :?S::fS. '?S. ^S: :?S: tSl :?S. tS. 'îS; "î^ "^^ "^ "^S: tS; :^^. D'allégresse vibrant de la. sur et. le. nuque au. talon,. char attelé d'un quadruple étalon,. dans. mon cœur. brisant la dernière relique,. je suis parti vers ta beauté mélancolique.. Mes chevaux bondissaient dans la lumière ô miracle j'oublie, au rythme de ta voix,. !. Vois,. !. la. meute des. et la nuit.. puisque. lions qui grognait sur. Et j'enlève en riant. le soleil. comme une. flambe. ma. ma. puisque tu. et. source fraîche à. jaillis. Tombre des. ^. trace. cuirasse. taillis..

(22) .. VI. Mon sur. espérance était tombée. le. dos,. comme un. scarabée.. Mais tu parus sur le chemin, rieuse,. Tu. une ombrelle à. la. main.. retournas l'insecte frêle. avec la pointe de l'ombrelle. Et soudain. l'insecte,. au delà. des soleils calmes, s'envola. Mon sur. !. espérance était tombée le. dos. comme un. scarabée. •^$3^.

(23) VII. Le vent perce et je. la. porte et souffle sur. le. feu. ;. tremble qu'un jour nous puissions dire. notre amour.... ». Tu. :. «. Feu. souris, heureuse et rassurée. ;. notre tendresse est forte et brave la durée.. Et cependant... Non, non, qui. lie. à ta beauté. pour que jamais. le. le. mon cœur rompe ou. charme. est trop puissant. adolescent le. temps ou. l'orage.. Vivons paisiblement sous ce tranquille ombrage sans redouter qu'un jour car. Tamour. le ciel soit. obscurci,. éternel.... Et. c'est. toujours ainsi.. ^.

(24) VIII. Tu. parus Mais. tu t'arrêtas avec. Puis devant tu dis. :. ((. posés sur. les doigts. un. le. loquet,. air interloqué.. les papiers qui. encombraient. la table,. Cette maison devient inhabitable. Et ton sautoir frémit dans. !. ». ses cent trois maillons.. Voici bientôt deux mois que nous nous chamaillons, voici et. deux mois bientôt. que. les. je sais ton. pommes. que, je t'ai. rencontrée. goût natif pour l'eau sucrée,. vertes, les. promenades,. les soUs-. bois en octobre et les romans à quatre sous.. Tu grondes,. mais je sens, dans nos pires querelles,. quand bondissent. les. mots comme des. que tu n'es pas fâchée. et. sauterelles,. qu'au fond tu souris. en ton cœur plus léger qu'une dent de souris..

(25) IX. Le temps. est. achevé des cris. et. des tempêtes. aimons-nous aujourd'hui sans tambours et les. nous. ;. ni trompettes. ;. étalons blancs qui piaffent dans la cour, les "mettrons à l'écurie.. suis-moi. ;. nous mènerons. le. O mon. amour,. troupeau noir des chèvres.. Les mots ambitieux déserteront nos lèvres. nous raillerons le soir,. la gloire et. ;. nous nous étendrons,. pour bavarder, sous. les. rhododendrons..

(26) Celui qui partira loin de la veuille. ou non, pleurera ton visage tranquille,. ta grâce et la beauté. Et. ville, qu'il le. les roses et les. de tes cheveux flottants.. guirlandes du printemps. qui fleurirent ton front de leur délicatesse se faneront devant ses. Mais au bord de il. la. yeux. et sa tristesse.. nuit calme, sur le chemin,. songera qu'un soir tu lui donnas ta main,. qu'il a baisé tes doigts. dans l'ombre coutumière. d'un automne, et son cœur sera plein de lumière.. ^%^.

(27) XI. Quand quand. tu m'auras quitté (ne lève pas les bras), tu m'auras quitté, car tu. je n'irai plus. Je demeurerai seul avec et je dirai et voici le. :. «. me. chercher d'œillets chez. mon. quitteras, la fleuriste.. rêve triste,. Voilà la chambre où tu te plus,. miroir qui ne te verra plus,. canapé,. la table d'acajou, le. tabouret où. golfe calme,. où. le. bonheur. Et quelquefois amèrement en feuilletant. mon. pouf, le. le. tu posais ta pantoufle.. le soir. était ancré!... ». je sourirai,. vieux Racine aux coins de cuivre,. des pantins que tu. fis. dans. les. marges du. li^. livre....

(28) XII. J'avais toujours rêvé d'éternelles amours.. Les nôtres ont duré. trois. C'est beaucoup. J'aurais. Ainsi tournons. ouverte sur. Ce. soir,. la. la. mois. page et fermons. plaine. quatre jours.. pu ne jamais. te. connaître.. la fenêtre. immense du bonheur. nous passerons chez. Mouche, ne chaussons pas et. et. le. le. camionneur.. tragique cothurne,. n'ayons ni front noir ni visage nocturne.. Quittons-nous sans soupirs, sans larmes, sans discours.. Terre. I. nous achevons un voyage au long cours.. Débarquons et. !. Tu. ne prendre pas. t'en vas. Je l'air. m'en vais. de goujons mis à. II. faut rire,. frire.. Et, tout bas, je sanglote en te parlant ainsi et. ti!. baisses la tête et tu pleures aussi..

(29) ^^^^±^±^±^^^^^^>:!^^^^. XIII. vous qui par je. le. bout du nez. vous lencontrenii parfois dans. Nous nous ferons un grand ((. me. Le temps est beau.. Que Mais. » Je. salut. conduisîtes, les visites.. ;. puis vous direz. répondrai. :. «. ces phrases, Seigneur, seront intéressantes le. passé battra des ailes dans les sentes. où nos rêves fuiront sous. le soir. Et tous deux nous prendrons un. odorant... air indifférent.. ^ POEMRS.. :. Les soirs sont !. frais. ».

(30)

(31) DEUXIEME PARTIE Elle apparaît, riant sous sa petite ombrelle..

(32)

(33) ,. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^i^^^^^^^. Vieille. pour. arquebuse entre. me. amour. !. les vieilles. arquebuses,. tenter encor c'est en vain que tu t'uses. Mes chiens sont morts. et. mon. rêve lointain.. Et n'étant plus de ceux qui partent au matin, et foulent. en chantant. la. je suspendrai ta rouille à. Que. luzerne qui plie,. quelque panoplie.. ceux-là seulement te viennent décrocher,. de qui l'espoir est plus solide qu'un rocher. Qu'ils partent. !. Les chemins sont blancs de tubéreuses.. L'oiseau jette à l'azur ses notes langoureuses. Qu'ils partent. !. Mais l'oiseau qui nargue. avalera leurs plombs. comme. le péril. des grains de mil. !. ^^ ^;i<:.

(34) II. La maison où abrite. Où Où. je. connue. un cuistre chauve. est la. et gras,. courbe de ses bras. est sa gorge. Bon. l'ai. dure. et. nue. ? ?. cuistre (hic, hœc, hoc, hiijus,. hiijiis,. hujus), parle-moi d'elle. que ta voix. comme une. éclaire les plaisirs. que. ;. chandelle. j'eus.. Je viendrai dans l'étroite chambre, et les souvenirs sur les. murs. seront pareils à des fruits. mûrs. sur les espaliers de septembre.

(35) ol. Pclils l\)cmi's. (Cuistre adorable. son amant. luvc,. iliic,. llenre-t-il le. réséda bien. ?. Tend-il. le. hoc). mnsc,. le. muscle. du mollet comme un jeune coq. ?. Voici le store et les persiennes.. La tendresse donnait. le la.. Comme c'est drôle tout cela Oh les gravures anciennes !. !. !. Cuistre, je t'aime avec éclat,. car. le. cuir de ton crâne chauve. reflète. l'ombre de l'alcôve. où l'amour aux dieux m'égala.. Une feuille de l'hiver blême tombe sur la table où j'écris et je raille. malgré. ;. les cris. que j'entends au fond de moi-même.. Il. faut être gai, voyez-vous,. comme un quand et. vous. lièvre sur. la tristesse fait. une. touffe,. vous étouffe. ployer les genoux..

(36) 32. Petits. L'azur est. clair, la vie est belle,. meurs, lu meurs. je. de. J'ai. Poèmes. et. la terre plein le. nous mourons front. Ouvrez l'amour comme une ombrelle,. Ah. !. ferme ces yeus. obstinés. si. rien au. monde. et. mets. lampe sous. la. car l'encrier te. rit. n'est durable, la table,. au nez. !.

(37) III. Entre. la vie et. mdi. tirant. un. voile épais,. mon cœur et conquerrai la dans mon oreille une tulipe. j'enfermerai. Je sèmerai et. quand. j'aurai. pour marquer sur. mon. paix. ;. fumé mes cheveux dans ma. la retraite. où. je m'ensevelis,. crâne rasé je ferai peindre un. lis.. pipe,.

(38) M$$ttt$M$$$$ttiP.$t$$:?.tttt. IV. Débouchons j'écrirai,. où, le. l'encrier et,. pour. lui plaire,. du. titre à la table,. un. livre. lamentable. cœur écrasé sous plusieurs univers,. je. veux agoniser durant deux mille vers.. O. prodige. Ma plume. !. harponnera et. vibrants. Et de dans. les adjectifs. comme. petits les. au fond des écritoires lacrymatoires. les anguilles. des fossés.. mouchoirs seront dûment. fixés. marges de ces poèmes pathétiques.. Un volume. in-dix-huit dans les bonnes boutiques. 1SU.

(39) ik^jk. A. ttiA wiiA itiA i\ij> ^ti>. <;vï>.. <via. «rtiA. 6\i^ fc\» 4^^^ kVji ^Vju. quoi bon te chercher, gloire, vieille étiquette. Et quel rêve. ai-je. mis aux vers de. Le douloureux poème où. s*exalte. au bouquiniste ceux que j'aime. meute des. Devant. la. demain. s'effaceront les. et si,. dans. Mon. livre. le. le. ma plaquette mon front,. *.\^a.. tv^. !. ?. vendront.. grattoirs, vol de bécasses,. mots des dédicaces. ;. pays aimable où nous tombons,. encor ne sert de cornet à bonbons.. du moins pourra-ton voir Tamour que nous sentîmes, en étalage, au prix de quarante centimes.. f. fc\'>..

(40) VI. Toi qui passes foulant Vois. sui'. ma. la. neige de la rue,. porte deux lions et une grue. qu'un vieillard catalan dans. la pierre a sculptés.. Médite, et que ton rêve aux lignes de clartés neuves, pour picorer la grappe des étoiles,. ouvrant ses. ailes d'or. comme. plane, le col tendu, dans et raille les lions. de. un. de grandes voiles, ciel. la réalité.. enchanté,.

(41) VII. Quand on. n'a plus ni sou, ni bûche, ni fagot,. quand on. a le. hélas. !. et. cœur. froid. comme un. vieil escargot,. pas un brin de tabac pour trois pipes,. on évoque un jardin torrideoù des tulipes fastueuses dans la fournaise des juillets s. épanouissent. l'on rêve.. ma. et les. ;. Mais alors doucement tu murmures,. lampe,. et. songeant au verger des figues mûres.. aux corbeilles de le. cœur. yeux émerveillés,. s'en va. POKMES.. fruits lourds sur le guéridon,. comme un. navire à l'abandon..

(42) ^^^^^^^^^^^^^^^^^^. VIII. Si tu as. pour. bu. le. vin suprême des idées,. toi le ciel est. noir et les vierges ridées.. Et, les contrevents clos aux splendeurs des étés, tu t'exaltes devant tes livres annotés les. pages dans. le soir. vibrent. comme. ;. des ailes. et l'encrier jette des gerbes d'étincelles.. Ainsi. le. front courbé sous la. lampe tu. lis,. drapant ton rêve dans l'orgueil aux larges jusqu'à l'heure où, poussant. la. plis,. porte d'un doigt frêle,. Elle apparaît, riant sous sa petite ombrelle.. w.

(43) IX. Elle disait. Bats et. le. :. Le bonheur. vient on ne sait d'où.. briquet contre la mèche d'amadou. fume lentement. et. regarde les bûches. rougest Les heures sont douces et tu les bois. L'amour et rien. est. des cruches. au bord torride des chemins.. chaud comme une pipe au creux des mains. ne vaut pour ta tristesse familière. la paisible Il. comme. maison qu'environne un. lierre.. neige. Mets, ce soir, tes pieds sur les chenets.. Reste.. Reste. Ton. Le là,. feu. jaillit. des gerbes de genêts.. caressant une large tulipe.. rêve s'éteindra,. s'il. neige dans ta pipe..

(44) fffffj^f^fjff^f^^fj. Par. les. matins d'hiver, quand je. lisais tes lettres,. des roses de juillet fleurissaient aux fenêtres. de. mon. Bravant. rêve.. les averses, le. je. murmurais. tortueuses. s'apaisaient. ;. le verglas,. vent du Nord sonneur de glas, les. mots en suivant. Soudain. ... le givre,. le soleil. les ruelles. les rafales cruelles. inondait les maisons. je m'avançais sous de divines frondaisons, et je la. voyais sourire au fond du paysage. grâce et la candeur de ton jeune visage.. ;.

(45) :IP.$f^$:i^.f.44^-^f4^r^r444^r^>4^^^^. XI. mon cœur tout le long du chemin comme les brebis de leur laine,. J'ai laissé. de. et j'espérais. toujours qu'un tiède lendemain. m'ouvrirait une herbeuse plaine.. Et toujours sous mes pas Car Après. c'est. l'orage, espoir, les et la. l'ortie et les galets. matins. étoiles,. luzerne après les ronces.. Marche donc, vieux mouton, Vers un but secret. Mais méprise. ;. en vain que tu annonces,. la fin, la. et le destin. et. et. marche. !. Il. suprême.. route et. le. berger,. comme toi-même. ^ %. î. faut. marcher.

(46) XII. Les jours sont plats. comme des soles mon cœur. et la rouille a. couvert. Mais tu parais. et tu consoles. mon amertume,. ô. remorqueur. Amour, nous sommes vides sur le et. flot. ;. les. !. chaloupes. des hivers,. nous rêvons de Guadeloupes. où rugissent des lions. verts.. Là-bas, vibrent des promontoires sous et. le cri. de tigres ailés. ;. dans des champs de roses noires. s'étirent des chats violets. ;.

(47) Petits. Poèmes. //.?. des oiseaux sont couverts de feuilles,. des plumes poussent dans les prés... Emmène-nous,. toi. qui recueilles. l'espoir des rêves déchirés.. Amour, jette-nous Ouvre. tes. amarres,. tes voiles et partons. Les soirs dorment. comme. !. des mares. Volez, volez, vieux hannetons. !. ,.

(48) ÈÈÈààÈàÈÈÈÈMÈÈMÈÈÈààÈ]. XIII. Ce. sera la maison blanche avec. en fleurs sur. le. un arbuste. perron, et quand d'un geste brusque. tu ouvriras les volets jaunes, le jardin. mêlera, pour fêter ton rire et l'odeur des seringats au et les. le. matin,. parfum des framboises,. paons fastueux crieront sur. les ardoises..

(49) -l^liilJl^i^^^liiLVIi.LtliiL^^"^*^''^'^'-. t*^i^t^t^t^i^i}^f^f!^t^i^i^.i*û:^. XIV. Dans sur. l'odeur des œillets,. le 'vallon. et. du. buis,. qui dort à la fraîcheur du puits,. ce sera, sous le toit rouge la. du fenouil. que l'aube mouille,. maison blanche comme un ventre de grenouille,. ^ ^.

(50) 444^^444A44444444^. XV. Ce. soir d'octobre est lourd et. comme. jamais plus mes yeux ne. te. ta. lourde chevelure,. verront. ;. je n'entendrai plus ta voiture. s'arrêter. Tu. au bas du perron.. n'apparaîtras plus ainsi qu'une aube printanière. dans cette chambre où tu pleuras et. jamais plus dans. la. lumière. courbe heureuse de tes bras.. ne s'ouvrira. la. La tempête. a brisé la. lampe familière. qu'on ne rallumera jamais. ;. sur tes épaules le temps verse sa poussière, et tes. yeux sont fermés.. ;.

(51) IIIIIIMIIIIIIIMIIIIIIIIIMM^IIIII. XVI. Aux. soirs tristes, devant la table d'un café,. tandis que se trémousse. un. air ébouriffé. que chante avec aigreur une donzelle étique auprès d'un violon enduit de cosmétique. dont. le. sourire fat dure depuis des ans,. je regarde flotter, sur les crânes luisants. des vieux habitués qui rêvent, la fumée. de. ma. pipe où sourit une figure aimée..

(52) XVII. Si je dois ne jamais oublier les sentiers, les hêtres, les ravins. bordés de noisetiers,. les bruyères, les digitales. les touffes. diaphanes,. de chardon que broutèrent nos ânes. tandis que nous montions vers l'azur. ;. si. je dois,. songeant avec tristesse aux bagues de tes doigts,. entendre dans. un souvenir. la nuit brillante. battre de. l'aile. de rosée. à la croisée,. c'est que, magicienne aux gestes de clarté, j'ai. vu dans. la tiédeur. de cet arrière- été,. se mirer les genêts et la forêt pâlie. dans. tes. yeux de douceur. et. de mélancolie..

(53) <^ff^^^^^<l^^<^^<j^<^^^^^. XVIII. Des mois ont. fui. vibre encor du. Non,. la. et c'est. mais. ;. même. ma. pensée. frisson.. corde n'est pas cassée, toujours. le. même. son.. En vain je raisonne, j'ergote, mon cœur toujours d'elle est empli telle. une. vieille. redingote. garde un immuable faux. •^. ^. pli.. ;.

(54) XIX. Mon. désespoir vers toi grave et silencieux. s'élève et. comme un. Bonheur Et. d'automne vers. les cieux. ;. devant notre rêve aux lentes agonies. mon cœur les. lis. est plein ce soir. frêle,. jasmins, églantines.. minutes en fleurs se je sens, aujourd'hui. infinies.. lilas,. flétrirent, hélas. !. me délaisse, mon âme qu il blesse. que l'espoir. s'enrouler tendrement sur et qu'il. de larmes. enserre en la douleur de ses replis,. ton souvenir ainsi qu un blanc volubilis..

(55) li^^^>^^±^^^^^^^^>^^^^. XX. Je revis doucement d'anciennes pensées, et leur frêle. pâleur d'estampes effacées,. ravivant les douleurs graves. du souvenir,. mon rcve à ton rêve s'unir. Tendres comme des fleurs, légers comme. fait. encore. voici passer tous les plaisirs et. mon cœur. des plumes,. que nous élûmes. ;. pénétré de leur triste parfum. pleure les jours enfuis et le charme défunt.. Ah. !. que l'heure de joie. où glorieuse en et. la. et. de bonheur renaisse,. beauté de ta jeunesse,. rayonnant ainsi qu'un splendide matin,. outre-ciel tu forgeais ton rêve. dans. le silence. !. aux vasques. — Et j'appartiens au. aux jours qu'illuminait. où. mon cœur. était. doux. —. Le jardin. étend ses désertes allées,. et la rouille s'attaque. Hélas. !. la. ciselées,. passé radieux,. flamme de. tes j^eux,. ignorant des tristesses moroses. et léger. comme un parfum de ^c?. c^o. <:§s?. roses..

(56) fcW^. XXI. Dans. la. froideur de l'aube hivernale,. il. bruine. sur les palais branlants et les murs en ruine. où s'unissaient. Téglise. croule. ;. myrrhes. s'effondrent. ;. par. le lierre. la ville déserte,. les quartiers. ;. chants. aux lueurs des flambeaux,. de l'aube au crépuscule éperdu, je. me mêle au. de roche. aux gargouilles s'accroche.. je pénètre et fouillant les caves, les. Et. et les. sur les degrés pousse l'herbe des champs. et les toits éventrés. Dans. les. et. du. tombeaux,. soir à l'aurore,. passé que j'adore.. voici des miroirs, des perles, des colliers,. des anneaux précieux à tes doigts familiers, et des lis trépassés. Et mon cœur de. dont tu respiras Tâme.. tristesse et de douleur se. en évoquant, parmi ces décombres,. Ah. !. tes. pâme. yeux. laisse-moi verser des pleurs silencieux.. C^'^^S.'^S»/^. !. ;.

(57) •r^ ¥l>. -ii^. ^> ^>. 'ft>. ^>. 'fi>. ^> ^>. -fl^. -f^. -fl^. n>. ^ ^* ^> n> n^ n>. XXII. Parmi. la. brume. languissamment. et la tristesse. les fleurs s'efl"euillent. exhalant la douceur de leur et. nos rêves aussi. La maison sous et,. au jardin,. âme embaumée. s'efl'euillent,. est déserte et nul ne s'assied plus. la tonnelle. ;. les. souvenir emplit. deux bancs sont vermoulus. mon âme. désolée,. tristement je songe au soir où tu lias. parmi. tes. :. bien-aimée.. pareille à l'oubli, l'herbe envahit l'allée.. Ton et. du matin,. cheveux noirs de blancs camélias.. '^. ;. *i>. ^> n^. -^^.

(58) rataroroTaT^TûrcroTaroTareroToTÇroilKHroro. XXIII. Maintenant que. tes. ne murmurera plus. puisque je est pareille le. t'ai. yeux sont les. que. ta voix. phrases d'autrefois. perdue, hélas. au jardin. clos et. !. et. que. ;. la vie. solitaire, j'envie. guerrier embrasé d'une héroïque ardeur,. qui, vêtu d'or, le glaive. blasphémant. au poing, dans. et dressé, farouche,. au milieu du tumulte. et. dans. les plis. splendeur,. sur la selle,. du sang qui. s'élance, frappe et meurt, troué. la. ruisselle,. de mille dards,. triomphaux des rouges étendards. !.

(59) XXIV. Le jardin bourdonnait de quand tu fleuri. pris ton. de liserons,. et les roses. chapeau de fleuri. paille à larges bords,. de violettes. ;. fumaient, vivantes cassolettes,. exhalant vers leur. soleil et d'essors,. le ciel. parfum plus. éblouissant et bleu. subtil qu'une aiguille de feu.. J'écoute encor ta voix et je regarde encore tes le. yeux illuminés aux. sable. et les. humide. et les. fastes de l'aurore,. grands. lis. que tu. cueillais,. massifs bordés de sauges et d'œillets.... Heures parmi. la joie et. l'amour égrenées,. volubilis défunts et jacinthes fanées.... **^^*.

(60) i^m^^i^^^^m^i^^^^^^^^^^. XXV. Maintenant que. promène. ta. neige a blanchi la maison,. la. douleur. et vois à l'horizon,. au-dessus des cyprès funèbres tes rêves s'effacer. et. comme un vol. des tombes,. de colombes..

(61) XXVI. Souffle ta. lampe. Le matin. !. a frissonné sur les collines et,. morose,. ^dans la. Ouvre. le. cœur. pénombre. ta porte. !. ;. lointain,. tu t'inclines,. L'air léger. fera frémir les étagères.. Ouvre. ta porte. !. Le verger. est suave d'odeurs légères.. Et d'un. esprit. calme. loin des strophes. et. plus pur,. que tu. cisèles,. regarde vibrer sur l'azur les. colombes aux blanches. ailes. !.

(62)

(63) TROISIEME PARTIE. Et mon rêve au. soleil est. un vaisseau. fleuri..

(64)

(65) Femme. aux yeux de langueurs suaves. et. de. fièvres,. d'un splendide manteau je t'envelopperai, d'un manteau triomphal ardemment coloré,. rouge. comme. ton sang, rouge. comme. Et ce manteau, noué d'un éternel vêtira sans. un. pli. lien,. ton corps souple et ton âme,. car je Taurai tissé dans une nuit de. avec les mille. POÈMES.. fils. tes lèvres.. qui lient. flamme. mon cœur. au. tien.. 2**.

(66) II. Le vent. hurle, et dans sa monstrueuse colère. jusqu'au lugubre. Pas un. astre.. ciel. soulève les. Mon rêve aux. flots noirs.. vastes désespoirs. erre sans gouvernail, lamentable galère.. Tu. parais. ;. l'ouragan suspend son large. cri. tu parles, et ta voix douce et lente l'apaise, et la. et. mer en chantant. mon. caresse la falaise,. rêve au soleil est. un vaisseau. fleuri.. ;.

(67) )^^^^)B^^^^^^^^^^i^^^. III. La porte du jardin donne sur qu'un beau soir. et c'est là. de qui l'amour est Elle m'attend.. clair,. Le chat. la ruelle. apparue,. elle est. comme s'étire. elle. l'aube et l'azur.. sur. le. mur.. Elle m'attend. C'est le village après le steppe.. Son sourire. est léger. comme une. aile. de guêpe.. Elle m'attend sous la tonnelle de roseaux.. Mon cœur. est. une cage où chantent mille oiseaux.. Elle m'attend, elle regarde la pendule. J'arriverai et. quand. dans. la. tiédeur du crépuscule,. je la verrai. me. tendre les deux mains,. des roses de juillet pleuvront sur les chemins.. f.

(68) IV. Quoi. î. poarrais-je envier. Pisistrate vêtu des royales étoffes,. ou. le. berger Ronsard, couronné de laurier,. conduisant. le. troupeau sublime de ses strophes. Quoi. !. à la gloire d'Achille. pourrais-je songer. ou de Platon. le sage,. lorsque je puis sous la tonnelle du verger sourire à la beauté de ton jeune visage. !. !.

(69) Girouette, tu peux crier sur les ardoises,. grincer. comme une. dent sur d'acides framboises. !. Hiver, tu peux lancer aux vitres tes grêlons qui bourdonnent. qu'importe et. !. comme une. Hiver, brandis tes trompettes de cuivre. déchaîne tes chiens sur. et les. Je m'en bats l'œil. Beauté des jours. !. !. Je. lis. route de givre. la. chevaux des ouragans. A mon. averse de frelons,. !. Je m'en bats Toeil. des vers dans. Beauté des livres. et. mon. !. fauteuil. des lèvres. !. !. coupé, j'attellerai cent douze lièvres,. sous l'azur plus vibrant qu'une aile de perdrix, et j'irai vers les bois. que. mon. rêve a fleuris. !. 2***.

(70) ^f;f.f;^;f;^m;^;^j^f;f;^;^jfjf|j^|^^. VI. Regarde. jardin abandonné, le banc,. le. où tu pleuras au soir tombant,. et la tonnelle la. grange,. le. balcon rouge,. le. massif plein de. grives, le gravier bleu sous les marronniers d'Inde.. Quand. tu partis et que ton rire. j'eus le. cœur gros comme un volume de. Mais. ma. te voilà. envola, Zola.. — L'air est léger comme un sourire. !. tristesse fond devant toi. sur la lampe. Rentrons. volets.. s. comme une. La porte. ;. cire. grince et les. Veux-tu, soyons deux oiseaux envolés. !. nos regrets sont partis au grand trot des carrioles cahotantes et nous ferons des cabrioles. dans. l'azur.. déboutonné. Le. fauteuil est là, dans. tes gants et, bru\^ant. Tombre.. comme un. J'ai. geai. des bois, je ne dirai que des mots d allégresse.. Vous pleurez. ?. Tu. souris. ?. Est-ce de bonheur. ^ %. ?. Est-ce. ?..

(71) VII. Dans. le. calme,. la. barque. se balance. comme un vers que je dis mon amour, aux vagues de silence. Dors,. des golfes attiédis.. Pour. toi, j'ai. déserté l'ombre des grèves,. le lac et les. tes larges. yeux ont. mer. la. J'ai. mis. ma. vie. roseaux. reflété. rêves,. et les oiseaux.. au chaton de ta bague. dans livresse d'un Dors,. ;. mes. mon amour,. il. soir.. n'est pas. aux nappes de. une vague. l'espoir..

(72) 68. Petits. N'écoute pas les. et. que pour. siffler. Poèmes. sur toutes choses. merles que j'entends toi les. ;. heures soient des roses. sur la tige du temps.. ^.

(73) ?f?ff?çf?ff?r|?rî?r^^. VIII. Fumerai-je au soir de. ma. vie. une pipe en bois de laurier. Nous j'ai. voilà vieux,. et,. pauvre amie,. eu vingt ans en février.. Nous avons et. ma. ?. lu. beaucoup de. crayonné bien des jadis blonds. livres. feuillets,. comme. des cuivres,. nos rêves sont de blancs œillets.. Et tout cela. n'est pas. peu. triste. ;. Mais dans l'ombre où nous défaillons enfin l'ironie oculiste. ouvre boutique de lorgnons..

(74) 70. Petits. Des et. lièvres. dans. Poèmes. dansent aux pelouses,. ma chambre mon. espoir.. Maintenant j'attends que tu couses. une rose à ton jupon. et. que. le rire. noir,. ensevelisse. sous des guirlandes de clarté, notre rêve, ce vieil. que. les sirènes. UKsse. ont tenté.. f-.

(75) -^-f^-^-^iS:"^"^-^ ^^^^^ ^^^. ^^ r^^^. IX. Dénouons fixer à. les. rubans mauves que. nos propos. La bouche. soit. aux pleureurs. !. ne soupire plus,. et. idoine à réjouir les. mânes de Coppée-. cousue. et la. Nous devons. Et pour l'amour, par qui. comme. les. tu voulus. langue coupée rire.. Tu. l'oubliais.. tes songes sont liés. blanches tubéreuses que tu aimes,. sur tes ongles étroits j'écrirai des poèmes. suaves. comme. la clarté. la. courbe de ta jambe ou. de ta gorge. Un tambour. et. creux. comme un bambou.. plein chanterait-il ? Et la tendresse. chante, divinement vide, dans ta caresse.. Ne me. regarde pas avec ces yeux. C'est vrai,. Pardon.. Tu. n'aimes pas qu'on. triste, si tu le. demain. raille.. Je serai. veux, et grave, et pas plus tard que. je te lirai les. œuvres de Plutarque..

(76) Ah. !. jeter les filets crevés, les. les livres. !. hameçons,. Devenir un de ces bons garçons. sans cervelle, railleurs des barbons à catarrhe, qui et. le soir. lancent des chansons sur leur guitare. dont l'âme aux exploits amoureux se complaît.. Ils. sonnent haut, ces creux. s'ils. !. et leur rêve est. Mais sentir que. la vie est l'épaisse dentelle. sous laquelle palpite un visage inconnu.... Un. complet. voient rimer austère et stère, Estelle et stèle.. liseron s'enroule autour de ton bras nu.. '^.

(77) ^tîljjï îsj^ ij5. âï. w âf û »]tf. XI. L'espérance apparut et tu hier. Elle avait des d'avril, l'aile. ressemblais,. comme les blés comme l'ombre d'une âme,. yeux verts. des doigts légers. d'un roitelet ou. Et de. lui. le. cœur d'une femme.. la voir si fraîche et. limpide, les mains. pleines de dahlias cueillis sur les chemins. de l'aube, nous sentions au charme de son souffle. nos cœurs pareils aux deux flacons d'une guédoufle.. & f^Tt). POEMES..

(78) m^^M^j^'^^^^jf^^. XII. Délaissons,. s'il. et. Baruch de Spinoza,. te plaît,. ses termes épineux. (et. verba spinosa). partons vers les pins où. l'air. (Qu'il serait laid d'écrire ici le. pour. la. rime!) Je viens.. tiède. murmure.. mot ramure. Ne gronde. pas. Je viens.. Et j'abandonne aussi les vers virgiliens, les. calmes vers de qui ta tendresse est jalouse,. que traduisit Clément Marot (quinze cent douze).. w.

(79) §|;^^'^^^ïf;^^^5î<^-^^^'$;^^-$;^^^. >v«^%^S/W%^\^\/S/%/WN/V^W%^^^WN«>^V««^^«^. XIII. Regarde. La glycine a jauni sur et voici. que l'automne aux temps couronnées. de lierre caduc s'avaiice et Il. se. marche dénoue. Mon. et. de roses fanées. d'un pied lourd foule. et. les feuilles. mortes.. son manteau de pourpre au crépuscule. et se. cœur, voici. commencent. mêle aux nuances champêtres.. 1. octobre. ;. et les. joueurs de flûte. à siffler sous la voûte des hêtres.. Veux-tu. nous quitterons pour les parterres flétris et. et la. la porte,. la ville. prochaine. Tombrage des chênes,. maison rustique au milieu du. feuillage. qui sut nous accueillir au retour du voyage, et la source. et la. Mon cœur,. partons. ;. voici l'automne,. dernière abeille aux troènes bourdonne..

(80) ^^»^^^^t^^^^^^^^^^^^. XIV. En rhonneur de ton nom je veux sonner du luth, ma voix, donner mon cœur et donner Yiit ! Mon cœur dans le matin s'ouvre comme une rose mon cœur est la pantoufle où ton orteil repose aux baguettes du sort mon cœur est un tambour mon cœur est une flûte aux lèvres de l'amour mou cœur est le vieux puits où se mirent les branches donner. ;. ;. ;. ;. d'octobre. Et. et,. par. les soirs tristes,. je pourrais ainsi lâcher. des vers qui. me. des robes blanches.... du bout des dents. vaudraient l'estime des pédants,. car leur troupe se plaît en de telles sottises. comme. les. boucs parmi. les feuilles. f. des cytises..

(81) XV. Vois. !. et la. lune a bleui les pentes des collines,. le ciel est. et tu es et. clouté d'étoiles cristallines,. dans mes bras blanche de volupté. vibrante et pareille à l'éternel été. qui verse sur nos fronts l'ombre des roses noires.. Tu. bois superbement l'ivresse des victoires. et tu souris d^orgueil, car j'ai baissé vers tes. yeux. tristes. et tu as. mon. regard. triomphé sous. fait. les. pour d'autres. lampes complices. Enfin, tu as vaincu le rebelle. sur. ma nuque. Si je. ta. me penche. main. clartés,. fraîche. !. Et tu. comme. !. glisses le soir.... sur tés yeux, c'est pour m'y voir. !. ^ ^ 3*.

(82) éééééééééééééàààé. XVI. Les souvenirs ce soir vibrent d'été. Rappelle-toi la fille. comme. des mouches. aux jupons rouges. qui portait une rose à son corsage ouvert et qui gardait. des cochons noirs dans un pré vert.. Elle chantait à pleine voix une romance triste et. ;. nous écoutions monter. nous songions,. le. la plainte. immense. cœur morose comme un. soir,. aux cochons du regret qui broutaient notre espoir.. ^"f.

(83) XVll. Vous que. je vois. dans. la clarté. des lampadaires. de moi\ rêve, héros des amours légendaires, jeunes. hommes dont un cheveu. lia les. poings. ;. ô vous qui roucouliez ivres en des pourpoints, redingotes, bardocuculles et chlamj^des, et frôliez. vos velours aux feuillages humides. des clairières, vous tous que l'amour distingua, elle. m'aime,. et je porte. un veston d'alpaga. m. !.

(84) ^È^^^^é^^^^^^^^^^^^^^. XVIII. Va. î. tu n'es qu'une. Tu me. femme, une. tiens, je le sais, par. qui raille les ciseaux et se et je sais. fleur vide, rien. un souple. moque. î. lien. des limes,. que malgré mes révoltes sublimes. tu n'auras qu'à paraître avec ton chapeau blanc. pour que ce loup devienne un caniche tremblant. Oui, je. le sais. !. Il. faut ployer. Je t'aime et je te hais s'effeuille. quand. !. Hélas. que ce. fier. plus beau livre. le. paraît l'éclat de tes cheveux.. Et je suis l'éternel enchaîné et. faut te suivre. Il. !. !. aveu. te flagelle. !. Mais je veux,. ou. que tu saches du moins comme. te grise,. je. %i)e. me. méprise. !. !.

(85) ,f. f f f f f f. ff. f f f f 1 1. ff ftf tt. f. f. XIX. Et tu disais. :. Vous tous qui. pour goûter au repos que mélangez. Et il. si. le tilleul et le. souffrez d'insomnie,. le sort. vous dénie,. suc de pavot.. de votre mal nul philtre ne prévaut,. demeure un remède héroïque. lisez sur l'oreiller. et. suprême. quatre vers de Derème.. :. t. V.

(86) ^^^^^^^^)e^^^i^^^^^^. XX. L'enthousiasme,. comme un. peuple de frelons,. vibre dans Theure noire.. Debout,. et déchirons. la nuit. pour un. Nos marteaux. ciel. où nous râlons,. de victoire.. font le bruit crépitant des grêlons. pour. et. le. Je dompterai les mots. ;. char d'ivoire. comme. des étalons. qui traîneront ta gloire.. Se roidissent leur flanc sur et. que dans. mon. le. timon. d'airain,. d'un vol souverain. bras, ton corps qui tremble et s'abandonne,. au tumulte du vent, sur la rouge splendeur de ce couchant d'automne, s'élève. triomphant. î.

(87) ^iif^^Mrf^P^9^!^_. rAiJLi^:. Première Partie. 11. Deuxième Partie. 29. <. Troisième Partie. 71. m Poitiers.. -. Société française d'Imprimerie..

(88) 229 2619. V. 9. .,.-^.

(89)

(90) La Bibliothèque Université d* Ottawa Echéfiince. 17. 1. i%m. 2.. The Library Uni ver si ty of Ottawa Date due.

(91) \ti. a390. 3. 003^983S8b. 2607 .E56P4 191C COO OEREME, TRIS PETITS POEME ACC# 1233067. CE PC.

(92) à. 4.

(93)

Références

Documents relatifs

ü Le septum atrio-ventriculaire : c’est une courte cloison comprise entre septum inter-atrial, en arrière, et septum inter-ventriculaire en avant, il sépare l’atrium

Il peut être pris au niveau des artères carotidiennes (cou), des artères fémorales (pli de l'aine), des artères humérales (pli du coude), des artères cubitales et radiales (poignet),

A l’aide de l’outil « dessiner » présenter les vaisseaux du cœur puis appeler votre professeur pour vérifier votre travail, ou aller sur : sur la vidéo

Une fois le temps nécessaire pris, faites revenir votre particule de lumière depuis ce nuage jusqu’à vous, petit à petit, et sentez la vibrer pleinement et de

internet: www.santemagazine.fr ! e-mail: [email protected] Santé magazine 5.. Sorn rnéli W364 AVRIL. ~ Au

Conseillers permanents: Dr Nicolas Evrard (médecin praticien), Michel Lacroix (philo- sophe, maître de conférences à l'université d'É~), Dominique Padirac (professeur de

Il affirme que les cliniciens (pas seulement les médecins) ont la responsabilité de s’occuper à la fois de la douleur et de la souffrance, la première rele- vant du domaine

Nous savons aussi que les soins prodigués par les médecins de famille peuvent faire baisser les coûts des soins de santé dans l’ensemble et améliorer les résultats