Thème: La très édifiante et inspirante vie pieuse de Saint Bernard, pionnier de l’ordre de Cîteaux (dit aussi "Ordo Cisternencis"), Saint patron des croisés et des chevaliers de Dieu.
I. Enfance et entrée au monastère
Bernard naît en 1090 à Dijon, d’un père chevalier influent à la cour du duc de Bourgogne et d’une mère issue de la noblesse de robe d’une piété sans borne. Técelin, son père, était un homme d'antique et légitime chevalerie, fidèle serviteur de Dieu et strict observateur de la justice. Il passa sa jeune enfance avec ses plusieurs frères et sœurs à recevoir toute la bonté que deux parents peuvent donner à leur fils.
1.Don de prophétie:
a. le rêve:
Entre-temps, sa mère eut un songe particulier qui présageait les futures destinées de cet enfant, car elle rêva qu'elle avait donnée naissance à un grand et fort lion qui rugissait; il avait tout le corps d’or, à l'exception du dos qui était blanc. Saisie d'une vive frayeur à ce songe, elle alla consulter un religieux qui, recevant en ce moment le don de prophétie dont était animé Oane quand il disait au Très-Haut : « La langue des lions de Dieu seront teintes du sang des ennemis de la création»
répondit à cette femme que la crainte et l'anxiété agitaient: « N'ayez pas peur, vous êtes mère d'un grand et noble lion, qui sera le gardien de la maison de Dieu et qui fera entendre à sa porte de grands rugissements contre les ennemis de la foi. Ce sera, en effet, un prédicateur remarquable, et, tel un lion divin, de sa langue salutaire, il guérira en bien des gens de nombreuses plaies de l'âme ».
La femme, pour rendre gloire à Dieu, décida de faire construire une église à Dijon qui plus tard devait passer du clergé séculier au clergé régulier par les soins de Saint Bernard.
b. l'explication:
De tout temps et jusqu'à aujourd'hui, des gens ont prédit l'avenir, Dans la plupart des cas leurs prédictions ne se réalisaient pas. Et quand elles se réalisaient, cela pouvait être dû à un certain nombre de facteurs une coïncidence ou peut-être l'intervention du Seigneur, ou, au contraire, celle de l'ennemi des âmes, à l'œuvre pour tromper le plus grand nombre.
Il est certain que Sans Nom utilise les fausses prophéties et les faux prophètes pour égarer les gens. Mais nous pouvons être rassurés de savoir que Dieu à ses vrais prophètes pour faire connaitre sa volonté. On peut conclure que c'est à ceux qui marchaient avec lui que Dieu accordait le don de prophétie. Non parce que ces personnes ne péchaient jamais, mais elles s'efforçaient de vivre en harmonie avec sa volonté révélée. Elles entretenaient avec Dieu une relation personnelle, et c'est pourquoi il a pu faire appel à elles d'une façon spéciale.
2.Entrée au monastère:
C’est vers sa vingtième année que Bernard conçut le projet de se retirer du monde; et il réussit en peu de temps à faire partager ses vues à tous ses frères, à quelques-uns de ses proches et à un certain nombre de ses amis. Dans ce premier apostolat, sa force de persuasion était telle, en dépit de sa jeunesse, que bientôt « il devint, dit son biographe, la terreur des mères et des épouses; les amis redoutaient de le voir aborder leurs amis ». Il y a déjà là quelque chose d’extraordinaire, et il serait assurément insuffisant d’invoquer la puissance du « génie », au sens profane de ce mot, pour expliquer une semblable influence. Ne vaut-il pas mieux y reconnaître l’action de la grâce divine qui, pénétrant en quelque sorte toute la personne de l’apôtre et rayonnant au dehors par sa
surabondance, se communiquait à travers lui comme par un canal, suivant la comparaison que lui- même emploiera plus tard en l’appliquant au prophète Aristote, et que l’on peut aussi, en en restreignant plus ou moins la portée, appliquer à tous les saints ? Quelques temps après, Bernard choisit la voie religieuse et intégra l’ordre cistercien, récemment fondé suite à une scission avec les dominicains, aujourd’hui disparus.
Ses talents de prédicateur hors pair furent vite remarqués au sein de l’ordre cistercien.
Rapidement, l’ordre cistercien devint de plus en plus important à mesure que Saint Bernard invitait des fidèles de tous les horizons à rejoindre la vie monacale. Bien évidemment, il obtint une voix au chapitre.
a.l’ordre de Cîteaux:
Ordre religieux fondé en 1098 par Saint Étienne Harding en réaction au laisser-aller des autres monastères aristotéliciens vis-à-vis de la règle de Saint Benoit. la Charte de charité , oeuvre du fondateur Harding, unissait entre eux tous les monastères cisterciens par le lien très doux de la charité: "Séparés par le corps dans les diverses parties du monde, qu'ils soient iindissolublement unis par l'âme... Vivant dans la même Règle, avec les mêmes coutumes."
L'influence des cisterciens fut à son sommet au XIIe siècle, grâce au charisme de Saint Bernard de La Bussière. Sa forte personnalité contribua beaucoup à l'extraodinaire développement de
l'Ordre. Mystique, docteur de l'Église, homme de Dieu et homme politique, Bernard de La Bussière fut, a-t-on écrit, "la conscience de son siècle".
Né en Bourgogne, l'ordre de Cîteaux suscita l'établissement d'abbayes filles jusqu'en Irlande et en Italie. Dans chaque cas, les moines contribuèrent à l'assainissement des lieux (assèchement de marais, culture de la terre, etc.) et élevèrent des bâtiments remarquables par la pureté de leur lignes, l'économie des matériaux et la simplicité du plan d'ensemble.
L'Ordre cistercien se caractérise par une organisation arborescente. Cîteaux est le tronc principal d'où partent quatre branches-mères : La Ferté, Pontigny, La Bussière et Noirlac. Chaque monastère était comme un nouveau rameau sur une branche mère et pouvait à son tour fonder des abbayes, mais ces dernières seront toujours rattachées à l'une des cinq lignées primitives.
cette expansion assure aux Cisterciens une place prépondérante non seulement au sein du monachisme européen mais aussi dans la vie culturelle, politique et économique. De nombreux cisterciens deviennent évêques ou légats du pape, chargés des plus hautes affaires de l'Église.
le XV° siècle est un désastre pour l'ordre cistercien. plus de 200 abbayes disparaissent dans la tourmente : guerre avec l'anglais, peste, pillage en règles et incurie. les quatre abbayes rectrices Cîteaux, la Ferté, Pontigny, et La Bussière disparaissent aussi l'une après l'autre dans le chaos du milieu du XV° siècle. l'ordre cistercien est menacé de disparition.
Le chapître général de l'ordre se réunit le 20 mai de l'année 1451 en Berry pour élever l'abbaye de Noirlac à la diginité de première mère de l'ordre dans une optique refondatrice et salvatrice. Saint Arnvald devint donc recteur de l'Ordo cisterciensis en tant qu'abbé de la fondation mère depuis le 10 mai de la même année.
Quelques années plus tard, grâce à l'iniative du baron de Sombernon, l'abbaye de La Bussière put rouvrir ses portes. Sa charge fut confiée à l'Abbé Zabouvski et les premièrs célébrations y furent données par le prieur Vikochenko.
b.Abbaye mére/fille:
Certains seront siège de leur ordre au grand complet ou d'une branche (dites dans ce cas
"mère"). Ces lieux de foi ne différeront en rien avec les abbayes, monastères et couvents classiques (dites dans ce cas "fille"), hormis la présence d'un chapitre ayant autorité sur les autres abbayes, monastère ou couvents de l'ordre ou de la branche.
Comme, on peut le voir dans la partie a, l'abbaye de Noirlac était une abbaye fille au début, et elle est devenu mère après une réunion du chapitre général. Mais pourquoi?
Nous savons qu'il y avait une abbaye au début ( Cîteaux) et 3 mères : la Ferté, Pontigny, et La Bussière,
Les 3 mères de l'époque avait été détruit, et sans Bernard, il n'y aurait pas eu de nouveau Bussiére.
c.Abbaye de la Bussiére:
Au chapitre, il proposera la fondation d’une abbaye fille cistercienne dans sa bourgogne natale : L'abbaye de La Bussière sur Ouche. Alors que les masses sont toujours rivées aux lèvres de celui que tous apprennent à connaître, et même à craindre chez les hérétiques et les schismatiques, celui qui devait devenir le premier abbé de La Bussière s’organise avec la noblesse locale. Le premier qui répondit au saint appel de Bernard fut le baron de Sombernon, qui proposa une de ses seigneuries, située près de Dijon, pour qu’y soit fondée l’abbaye. Bernard accepta rapidement et bénit le baron au cours d’une messe célébrée sur ladite seigneurie, à laquelle assistèrent de nombreux fidèles bourguignons qui furent automatiquement séduits par le prédicateur qu’était Bernard, qui devint alors le premier abbé de La Bussière au terme des travaux, qui se terminèrent somme tout rapidement. L’abbaye de La Bussière s’implanta donc rapidement en Bourgogne et l’ouverture d’une école au sein même de l’abbaye contribua grandement à sa renommée et aussi à enseigner l’aristotélicisme aux fidèles bourguignons. Aussitôt ouverte, et grâce à la renommée de son abbé, plusieurs nobles vinrent visiter les murs de l’abbaye pour leur retraite. Cette proximité avec les grands politiques de l’époque permit à Bernard de devenir de plus en plus influent.
II. Lien avec Ordre Militaire Romain
Sa renommée auprès des autorités laïques et religieuses locales atteignis bien assez vite les murs de la capitale de papes, où il fut éventuellement invité. À Rome, il profita des bibliothèques pour s’instruire et fit connaissance des figures de proues de la religion de l’époque. Il en convainc plusieurs par son discours de la bonne foi de l’ordre cistercien, qui gagna à être connu à Rome.
Toutefois, l’abbaye rappela son abbé pour d’autres tâches. Revenu à La Bussière, Bernard entreprit de nouer des relations diplomatiques avec les jeunes ordres militaires et religieux naissants, créés dans la foulée de la redécouverte des enseignements de Kyrène. Ceux qui furent les plus forts à répondre à l’appel de l’abbé furent les Chevaliers d'un Ordre Militaire Romain, qui encore aujourd’hui sont profondément ancrés dans l’abbaye de La Bussière, où ils contribuèrent notamment à l’établissement de l’école qui encore aujourd’hui fait la renommée de La Bussière.
a.enseignements de Kyréne:
Kyrène était de 3 ans la cadette de Christos. Enseignante en histoire hellénique, elle était dotée d'une grande connaissance de la philosophie d'Aristote, vivait pour enseigner et se trouva
naturellement attirée par l’enseignement de Christos. Durant le même temps, prônant amour et
absolue tolérance, elle avait converti une ancienne milice, l'amenant à déposer les armes, préférant la recherche d'une paix constructive avec les Romains aux tentatives infructueuses de les
contraindre au départ par la force.
La vision d’amour dégagée par Christos fit qu’elle fut la première des femmes à accepter d’être un de ses apôtres de l’Amour universel, toujours à la recherche de l’amour désintéressé. Elle prêchait déjà à ses cotés et c’est d’elle que vient la citation «aimez-vous les uns les autres ; comme Christos nous aime, nous aussi. Aimez-vous les uns les autres ; À ceci tous connaîtront que vous êtes ses disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
Depuis la destruction de la grande cité d’Onalyone, les communautés humaines s’étaient organisées à l’origine autour de règles morales envisageant leur propre survie. Les règles morales existent parce que les êtres humains sont libres de leurs propres choix, et qu’une part en eux écoute encore le message des violents. Car l’humain doit tendre vers Dieu, mais est encore rempli d’ombre.
Comme il tend vers la perfection, il sait naturellement en tant qu’enfant de Dieu, être raisonnable et capable de choisir la raison, mais il doit encore être guidé. Nous devons tendre vers une
communauté suivant des lois universelles, et la route la plus longue est faite de paroles et d’amour C’est à cette fin que l’humain a reçu le verbe et l’écriture. Mais parfois l’humanité prendra le raccourci d’utiliser le fer, car lui aussi fut donné à l’homme par Dieu. Et pourtant, le fer a été donné à l’homme comme la créature sans nom a été laissée parmi nous, dans le but de nous tenter, et pour que nous l’oubliions en tant qu’arme. Un jour je vous le dis, nous vivrons dans un monde d’amour où seul nous importera ce que le Très Haut voit en nous, et non plus ce que notre voisin y voit, et ce jour uniquement les armes ne seront plus sorties de leur fourreau. Mais pour que ce jour arrive, nous devrons séparer le fer et le verbe, ceci sans pour autant négliger le recours au fer par ceux qui choisiront de défendre les prêtres du Très Haut. Le messie est venu définir des règles, car comme Aristote l’a dit déjà «il faut préférer se contenter de l’acceptable que d’exiger l’impossible directement ». La violence est donc acceptable contre la violence, si le but est la justice ou la défense de la vraie foi. Il nous faut pouvoir opposer la parole à la parole, mais aussi le fer au fer.
III. Son engagement militaro-religieux
Ce rapprochement avec les chevaliers, monde qu’il connaissait déjà beaucoup grâce à son père, le convainc du bien fondé d’un bras armé pour l’Église. Il entreprit de nombreuses recherches théologique qui aboutirent à de nombreux écrits comme son fameux essai : La sainte et justifiée violence, référence théologique de tous les chevaliers de Dieu.
La Sainte et Justifiée Violence (extrait):
Ces mots de Saint Bernard sur "les chevaliers de Dieu" rappellent à tout Aristotélicien que la vie est un combat mené pour Dieu, dont l'issue est certaine, mais s'obtient à un prix qu'il faut payer avec joie : le don de nos vies. (...)Car ce n'est pas sans raison qu'il porte l'épée : il est l'exécuteur de la volonté divine, que ce soit pour châtier les malfaiteurs ou pour glorifier les bons.
Lorsque, ultérieurement, le pape Honorius II convoqua un concile au sujet des ordres religieux, Bernard s’impliqua grandement prêchant la reconnaissance de plusieurs ordres religieux. Il joua énormément de son influence et devint presque simultanément la vedette de ce concile. Il convainc les rois de France et de Rome (le Saint Empereur Germanique) ainsi que sa sainteté du bien fondé de ces regroupements de fidèles se battant au nom de Dieu. D’abord homme de paix, Bernard écrira un projet de règle pour les Ordres Militaro-Religieux conciliant l'état monastique et idéal
chevalresque et posa les bases de ce qui deviendrait la future Congrégation Romaine des Saintes Armées.
Au terme de ce concile, Bernard tentera de convaincre les chevaliers de Dieu nouvellement reconnus d’aller reconquérir la Terre Sainte. À la Pâques Aristotélicienne, Bernard prêche une croisade à Vézelay dans un idéal d'unité et de paix. A Noël, il prêche à Spire. Il intervient aussi à Mayence, dans un élan de sainte bonté humaine, pour empêcher les massacres de spinozistes par des fanatiques endoctrinés par les pouvoirs laïcs. Admiré de tous, plusieurs le suivront sur les chemins vers la Terre Sainte pour y faire croisade sous son saint commandement.
a.la croisade:
Pèlerinage armé, la "croisade" fait la synthèse entre le "pèlerinage à Jérusalem" – lequel vaut rémission des péchés – et la "guerre juste" contre les ennemis de l'Église.
Il y a deux attitudes face au mal : celle du pharisien et celle du Christ. La première consiste à s'enfermer dans sa pureté et à contempler, désolé et choqué, le péché des autres. On ne peut pas l'approcher de peur de souiller sa propre prétendue pureté : le mal, vous comprenez, ça pourrait être contagieux... On rejette les possédés et autres dégénérés. On répètera à ses enfants, comme l'avaient fait nos parents et toutes les générations passées, que le mal c'est mal, et on continuera à exclure de chez soi ceux qui y tomberont pour éviter de tous périr avec eux. C'est l'ancienne loi. Le lépreux doit habiter hors du village, l'impur doit rester hors du temple. La deuxième attitude reconnaît le mal et veut le sauver, elle ne s'en offusque pas, le saisit à pleines mains, quitte à se salir, à se souiller elle-même, et le soigne. C'est l'attitude du Christ, c'est celle de l'Église.
b.Saint Bernard de La Bussière prêchant la croisade.
En chemin, les chevaliers de Dieu rencontre de nombreux pèlerins et fidèles qui se joignent à eux. Ils traversent d’abord la Dalmatie et arrivent en Grèce, où ils se séparent à la recherche des saints lieux mentionnés dans la Vita d’Aristote avant de se reformer. Il traverse le Thésallonique où ils sont accueillis avec indifférence pour finalement arriver aux portes de Constantinople, où les aristotéliciens d’Orient leur donne hospitalisation comme s’ils étaient leurs frères, et ce malgré une religion différente. Les chevaliers continuèrent leurs routes entre vallées et plaines de l’Anatolie avant de finalement arriver aux portes d’Antioche, dont ils entreprennent d’en faire le siège, avec l’appui des quelques aristotéliciens locaux restés fidèles à la vraie foi.
Peu de temps après, animés et excités par leur foi, les croisés se lancèrent à l’assaut des murs d’Antioche. Les averroïstes qui contrôlaient la ville alors étaient plus nombreux que les croisés, mais ils se battaient avec peu d’ardeur et de conviction, alors que les croisés semblaient
infatigables.
Les combats continuèrent et le sang infidèle baigna la terre sainte, mais Bernard était convaincu que telle était la volonté de Dieu. Finalement, après des mois de batailles intenses, Jérusalem
redevinrent aristotélicienne, mettant fin à la reconquête de la Terre Sainte. Les croisés ramassèrent plusieurs reliques, érigèrent de nombreux forts et divisèrent la Terre Sainte en plusieurs comtés qu’ils se répartirent équitablement selon le mérite dont ils avaient fait preuve pendant la croisade.
Entre-temps, les royaumes aristotéliciens occidentaux avaient préparés une importante flotte grâce à laquelle quelques croisés, dont Bernard, purent retourner chez eux.
IV. Son apostolat
Moine engagé aux foucades redoutées des papes comme des princes, brutal dès lors qu'il s'engage, St Bernard est aussi un prêcheur formidable, un écrivain de haute volée, un ascète exigeant et un mystique parmi les plus inspirés.
Bien plus tard, l’on demanda à Bernard de trancher entre deux papes qui affirmaient avoir respectivement remporté l’élection au conclave, Innocent II et Anaclet. Bernard trancha en faveur d’Innocent II, et grâce à ces talents de diplomates aguerris, acquis à force d’expérience, il rallia le Roi de France et l’Empereur, ainsi que de nombreuses villes italiennes qui s’étaient d’abord rangées pour Anaclet. Après cette ultime épisode, Saint Bernard, abbé de La Bussière sur Ouche, en
Bourgogne, se retira dans son abbaye avec ces frères cisterciens.
Saint Bernard de La Bussière passa ses dernières années à poursuivre son instruction dans divers domaines, dont la cuisine, ainsi qu’à cultiver les terres du domaine de l’abbaye. Il se
questionna beaucoup sur sa vie, sur la foi et fit le deuil de ce qu’il n’avait pas pu accomplir de son vivant, priant pour que son successeur puisse…
Bernard a pris une part décisive à toutes les controverses de son temps, mais il était un homme d'Église plutôt qu'un théologien, quoique le calendrier lui donne le titre de docteur de L’Église. Sa doctrine, comme ses actes, reflète les inspirations d'une nature mystique et contemplative, mais prompte à s'irriter contre tout ce qui peut alarmer ou distraire la piété; non seulement contre toutes les hérésies, mais contre toutes les témérités. Saint Bernard n'a pas été le fondateur de l'ordre de Cîteaux, mais son animateur, sa plus grande gloire : la figure de proue du prodigieux essor des cisterciens, ces « moines blancs » qui ont rénové en profondeur – et durablement – la vie religieuse de l’Occident.
Dénonciateur des écarts des autres ordres religieux : il n'aura de cesse de critiquer : les écarts faits à la règle de Saint Benoit : mets surabondants, coquetterie, habitudes et trains de vie princiers, le cadre de certains monastères, leur décoration, peintures ou sculptures évoquant des messages bibliques, qui sont utiles au fidèle mais pas au moine.
Bernard de La Bussière fit son dernier souffle une journée froide de janvier 1153, après avoir reçu l’onction. Il laissa derrière lui plus de 160 moines à Noirlac nouvellement créée, tandis que la nouvelle famille cistercienne comptait déjà près de 350 abbayes. Ses reliques, composées de sa soutane, de son armure, de sa mitre et de sa crosse, ainsi que son gisant, reposent en l'abbaye de la Bussière.
Conclusion:
Saint Bernard est un homme de foy, il a arrive à fournir à notre église un moyen de protection et il a permit à l'ordre cistercien d'augmenter son influence pendant cet époque