Regards d’étudiants Erasmus
PAR MAGDA KIRSCH ET YVES BEERNAERT | EDUCONSULT
Programme d’Education et de Formation tout au long de la vie (LLP)
Analyse diachronique et dynamique de la mobilité
des étudiants dans le cadre du programme Erasmus
en Communauté française de Belgique 2007 - 2010
Dépôt légal
N° Registre : D / 2011 /12.580 / 1
La couverture a été créée par Yasmine Heuts, Munchkin, Leuven (BE) Agence francophone pour l’éducation
et la formation tout au long de la vie (AEF-Europe) Chaussée de Charleroi, 111 - 1060 Bruxelles Téléphone : 02 542 62 78
Site Internet : www.aef-europe.be
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Table des matières
Introduction ... 5
La méthodologie ... 7
Synthèse ... 8
1. Les statistiques ... 16
1.1. Participants à la mobilité Erasmus en Communauté française de Belgique ... 16
1.2. Pays d’accueil des participants ... 17
1.3. Nombre de participants par domaine d’études ... 18
1.4. Niveau d’études des étudiants et provenance ... 21
1.5. Genre des participants ... 22
1.6. Durée du séjour et ECTS ... 23
1.7. Bourses ... 23
1.8. Validation des réponses ... 24
2. Motivation et préparation de la mobilité ... 25
2.1. Facteurs d’incitation à la mobilité des étudiants SMS ... 25
2.2. Facteurs d’incitation à la mobilité des étudiants SMP ... 31
2.3. Informations et préparation académique des étudiants SMS ... 36
2.4. Information et préparation des étudiants SMP ... 37
2.5. Préparation linguistique des étudiants SMS ... 39
2.6. Préparation linguistique des étudiants SMP ... 42
3. Le séjour ... 45
3.1. Accueil des étudiants SMS ... 45
3.2. Accueil des étudiants SMP ... 47
3.3. Logement des étudiants SMS ... 50
3.4. Logement des étudiants SMP ... 54
3.5. Qualité des cours, des enseignants et de l’infrastructure... 57
3.6. Soutien des étudiants SMS ... 59
3.7. Soutien des étudiants SMP ... 63
3.8. Langue(s) d’enseignement des étudiants SMS... 65
3.9. Langue(s) de travail des étudiants SMP ... 68
3.10. Le coût du séjour Erasmus et les bourses SMS ... 70
3.11. Coût de la mobilité et bourses SMP ... 77
3.12. Durée du séjour et évaluation de la durée ... 81
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3.13. La reconnaissance académique du séjour SMS ... 85
3.14. Reconnaissance académique de la mobilité SMP ... 87
4. Après le séjour ... 90
4.1. Aspects les plus appréciés de la mobilité SMS ... 90
4.2. Appréciation de la mobilité SMP ... 92
4.3. Problèmes associés à la mobilité ... 93
4.4. Les acquis de la mobilité SMS ... 98
4.5. Les acquis de la mobilité SMP ... 101
4.6. Impact du séjour SMS ... 103
4.7. Impact du séjour SMP ... 105
4.8. Evaluation globale de la mobilité SMS ... 108
4.9. Evaluation globale de la mobilité SMP ... 111
5. Conclusions ... 114
6. Recommandations ... 118
6.1. Aux futurs étudiants Erasmus ... 118
6.2. Aux anciens étudiants Erasmus ... 118
6.3. Aux associations d’étudiants d’institutions supérieures ... 119
6.4. Aux coordinateurs Erasmus ... 119
6.5. Aux responsables de l’AEF-Europe ... 121
6.6. A la Commission, DG EAC ... 121
7. Annexes ... 122
7.1. Annexe 1 : Bibliographie ... 122
7.2. Annexe 2 : Liste des étudiants interviewés ... 124
7.3. Annexe 3 : Liste des étudiants des groupes focus 28/06/2011 ... 124
7.4. Annexe 4 : Liste des abréviations ... 124
7.5. Annexe 5 : Quelques tableaux additionnels ... 127
7.6. Annexe 6 : Liste des tableaux ... 128
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L'Erasmus fut une expérience extrêmement enrichissante non seulement sur le plan éducatif (découverte de nouvelles méthodes
d'enseignement et de nouvelles matières, apprentissage de nouvelles langues), mais
également sur le plan personnel. J'en suis ressortie grandie, plus tolérante, plus indépendante et plus épanouie.
Je pense que le meilleur conseil que je puisse donner à un étudiant en Erasmus est de profiter de cette expérience exceptionnelle pour rencontrer un maximum de gens de différentes cultures, parlant des langues différentes et ayant une vision du monde différente car je suis convaincue que l'on s'enrichit de la différence de l'autre. En Erasmus, je pense qu'il est important de se forcer à aller vers les gens et accepter toute activité proposée.
Une ancienne Erasmus SMS
Ce stage Erasmus a été une expérience extrêmement enrichissante à de nombreux points
de vue (humain, culturel et professionnel). Je ne peux donc que
recommander à tout étudiant qui en a l'opportunité de réaliser un séjour à l'étranger, que ce soit pour
suivre une formation académique ou pour réaliser un stage.
Un ancien Erasmus SMP
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Introduction
Suite à un appel d’offre, l’AEF-Europe a confié l’analyse diachronique et dynamique des rapports des étudiants Erasmus 2007 – 2009 à la société de consultance Educonsult. Ces rapports contiennent aussi bien des données quantitatives que des données qualitatives. Certaines données quantitatives ont déjà été publiées dans les rapports annuels de l’AEF-Europe.
L’objectif de l’analyse est de mieux cerner le ressenti des étudiants par rapport à leur période de mobilité afin de formuler des recommandations pour une amélioration qualitative et quantitative du programme Erasmus.
L’année 2007-2008 a été une année charnière en ce qui concerne la mobilité des étudiants Erasmus puisqu’ à partir de cette année-là, la mobilité à des fins de stage, qui relevait du programme
Leonardo da Vinci, a été intégrée à l’action Erasmus. Depuis 2007-2008, la distinction est donc faite entre SMS (mobilité à des fins d’études) et SMP (mobilité à des fins de stage).
L’étude est composée de deux éléments clés : d’une part, l’analyse diachronique et dynamique des données recueillies dans les questionnaires complétés par les étudiants entre 2007-2008 et 2009- 2010 et d’autre part, la mise en perspective des constats établis en regard d’une analyse similaire réalisée, en 2009, par Educonsult pour la Communauté flamande de Belgique (Etudiants Erasmus 2005 - 2008).
Les observations sont également confrontées aux tendances statistiques 2009 en Communauté flamande et au niveau européen.
Pour ce faire, Educonsult a examiné les rapports annuels de l’AEF-Europe, de l’agence EPOS pour la Flandre ainsi que plusieurs publications européennes.
L’analyse diachronique a permis de cerner l’évolution des grandes tendances en matière de mobilité, et plus spécifiquement en ce qui concerne les destinations choisies ainsi que le niveau ou le domaine d’études des participants.
En ce qui concerne l’analyse dynamique, Educonsult a souhaité se focaliser sur des éléments comme la motivation, le choix et le ressenti des étudiants SMS et SMP et ce sous différents angles : les domaines d’études, les pays de destination et les établissements d’accueil.
Afin de mieux comprendre les résultats de l’analyse, Educonsult a organisé deux groupes de discussion avec des étudiants SMS et SMP ainsi qu’une dizaine d’entretiens individuels.
Des recommandations clôturent l’étude et s’adressent aux étudiants, aux associations des étudiants, aux coordinateurs Erasmus des établissements d’enseignement supérieur d’origine des étudiants, à l’AEF-Europe et à la Commission européenne.
Educonsult remercie l’AEF-Europe et en particulier Catherine Devlamminck pour sa disponibilité à l’aider tout au long de la rédaction de la présente étude. Educonsult la remercie aussi spécialement
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pour sa relecture approfondie de la version finale. Les chercheurs remercient Mme Brigitte Morue de l’Observatoire de l’Enseignement Supérieur et les coordinateurs Erasmus des établissements de l’enseignement supérieur. Educonsult remercie tout spécialement les étudiants qui ont participé aux groupes focus et aux entretiens téléphoniques. Enfin, Educonsult remercie Mme Francine Vaniscotte, qui a relu l’étude et M. Paddy Carpenter qui a traduit la synthèse en anglais.
Les experts espèrent que cette analyse contribuera à renforcer la qualité des mobilités Erasmus et incitera davantage d’étudiants à faire le choix de la mobilité Erasmus afin de profiter des bénéfices multiples (intellectuels, éducatifs, linguistiques, culturels, préparation à l’emploi…) que procure l’expérience d’une période d’études ou de stage dans un autre pays européen.
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La méthodologie
Pour rédiger la présente étude Educonsult a utilisé plusieurs sources d’information :
- les rapports Erasmus des étudiants SMS et SMP 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010, - les rapports annuels 2008, 2009 et 2010 de l’AEF-Europe,
- les données de l’Observatoire de l’Enseignement Supérieur de la Communauté française, - le rapport annuel de l’Agence EPOS de la Communauté flamande pour l’année 2009-2010, - l’étude diachronique et dynamique de la mobilité Erasmus des étudiants flamands, réalisée
en 2009, pour EPOS et plusieurs autres analyses sur la mobilité Erasmus des étudiants flamands,
- les statistiques publiées par la Commission Européenne en 2010 et 2011 ainsi que plusieurs publications de l’Union Européenne concernant la mobilité Erasmus.
Pour recueillir les informations et formuler des recommandations, Educonsult a organisé : - trois réunions de travail avec les responsables Erasmus de l’AEF-Europe,
- un groupe focus avec des étudiants SMS, - un groupe focus avec des étudiants SMP,
- dix entretiens téléphoniques (30’ à 45’): 8 étudiants SMS et 2 étudiants SMP.
Tous les aspects traités dans les rapports ont été analysés.
Pour chaque aspect, l’évolution sur les trois années est analysée et une comparaison est établie par rapport aux pays d’accueil et aux domaines d’études sauf quand cela n’est pas pertinent.
L’analyse portant sur les pays d’accueil et les domaines d’études a nécessité l’agrégation des données des trois années analysées afin de disposer de cohortes représentatives. Quant aux
graphiques, à quelques rares exceptions, seules les données basées sur au moins 25 réponses ont été prises en compte.
En ce qui concerne le traitement des données et l’analyse diachronique, Educonsult a dû faire face à plusieurs problèmes. Le premier réside dans le fait qu’en 2008 un nombre important d’étudiants n’a pas répondu à toutes les questions du rapport. Le second tient au fait que les questions posées dans les rapports des trois années étaient différentes, ce qui a rendu l’agrégation des données très difficile. Le troisième problème s’est posé au niveau des domaines d’études. En effet, en 2008, la Commission européenne a imposé le remplacement des codes Erasmus pour les domaines d’études par les codes CITE établis par l’UNESCO.
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Synthèse
L’analyse diachronique et dynamique de la mobilité des étudiants dans le cadre du programme Erasmus prend comme point de départ les rapports Erasmus des étudiants de la Communauté française de Belgique des années 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010. L’analyse a été subdivisée en quatre parties : la préparation de la mobilité, le séjour, le suivi après le séjour et l’impact du séjour.
Des recommandations sont formulées quant à l’amélioration de la mobilité des étudiants dans le cadre du programme Erasmus.
Tout au long de la présente analyse, une distinction est faite entre la mobilité à des fins d’études (SMS) et la mobilité à des fins de stage (SMP). Les données statistiques figurant déjà dans les rapports annuels de l’AEF-Europe, les auteurs se sont surtout intéressés au ressenti des étudiants.
Une analyse de l’évolution mais aussi des différences entre le ressenti des étudiants selon le pays d’accueil et le domaine d’études est réalisée. Une comparaison est effectuée avec les analyses de la mobilité des étudiants de la Communauté flamande de Belgique et les analyses de la mobilité au niveau européen.
Dans le premier chapitre, les données statistiques issues des rapports de l’AEF-Europe sont reprises et confrontées aux rapports des étudiants pour les mobilités à des fins d’études ou de stage par année, par pays d’accueil et par domaine d’études. On constate une mobilité croissante en Communauté française de Belgique qui atteint, en 2009, 11,8% des diplômés de l’enseignement supérieur, près du triple du taux de participation Erasmus en Europe (4,5%). 18% des diplômés universitaires ont participé à une mobilité Erasmus – 20% étant l’objectif pour 2020 du Communiqué de Leuven-Louvain-la Neuve - et 8,4% des diplômés non-universitaires.
Le second chapitre traite de la préparation à la mobilité: les facteurs d’incitation à la mobilité, le choix du pays d’accueil, les informations reçues et la préparation linguistique. Les tendances constatées restent stable au fil des années.
On peut remarquer que les facteurs d’incitation à la mobilité et le choix du pays d’accueil diffèrent fortement selon le type de mobilité, SMS ou SMP.
Les facteurs d’incitation principaux des étudiants SMS sont : « pratiquer une langue étrangère »,
« vivre à l’étranger » et le facteur « culturel ». Le premier facteur est devenu beaucoup plus important en 2008 et 2009. Le facteur « académique » ne vient qu’en cinquième position.
Depuis 2007, les pays d’accueil les plus représentés sont par ordre décroissant : l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni suivi par les Pays-Bas. Les facteurs d’incitation à la mobilité sont différents selon le pays d’accueil mais aussi selon les domaines d’études.
En général, les étudiants sont satisfaits des informations reçues et on note une implication plus forte au fil des années aussi bien des établissements d’origine que des établissements d’accueil.
Une petite moitié des étudiants SMS se préparent à la mobilité en suivant des cours de langue. La majorité d’entre eux suivent un cours dans l’établissement d’accueil et un tiers dans l’établissement d’origine.
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Pour les étudiants qui réalisent une mobilité à des fins de stage, les facteurs d’incitation majeurs sont, par ordre décroissant : « l’acquisition de connaissances/compétences », « une expérience professionnelle adéquate » et le facteur « culturel ». Le facteur académique n’est presque pas cité.
Les pays d’accueil des étudiants SMP sont par ordre décroissant: la France, l’Espagne, le Luxembourg et le Royaume-Uni. En fait, plus de la moitié des étudiants font leur stage dans un pays limitrophe à la Belgique. Comme le français est la langue de travail dans plusieurs de ces pays, les étudiants SMP se préparent moins à la mobilité en suivant des cours de langue.
La recherche d’une entreprise s’avère difficile pour la plupart des étudiants bien que les services des institutions d’origine fassent de plus en plus d’efforts pour aider les jeunes à trouver une entreprise d’accueil.
Le séjour est traité dans le troisième chapitre qui aborde les aspects suivants : l’accueil des
étudiants, le logement, la qualité des cours, les professeurs et l’infrastructure, le soutien donné aux étudiants pendant leur séjour, les langues d’enseignement et les langues de travail, le coût du séjour et de la mobilité, la durée du séjour et son appréciation et finalement, la reconnaissance
académique.
On constate, aussi bien pour les étudiants SMS que pour les étudiants SMP, que l’accueil en début de séjour s’améliore. Pour les étudiants SMS, une activité d’accueil, une séance d’information ou un autre événement sont souvent organisés. En 2009, il n’y a que 3% des étudiants SMS qui disent n’avoir reçu aucun accueil à leur arrivée ; une nette amélioration par rapport aux années antérieures.
Cependant, la situation s’avère très différente selon les pays d’accueil : en Roumanie, presqu’un tiers des étudiants indiquent qu’il n’y avait rien de prévu pour leur arrivée. Ceci était aussi le cas pour 19% des étudiants en Turquie, 11% des étudiants en France, 9% des étudiants en Italie et 7% des étudiants au Royaume-Uni.
Du côté des étudiants SMP, l’accueil a surtout posé problème en 2007. Bien que la situation se soit améliorée depuis, il y avait encore, en 2009, 18% des étudiants SMP pour lesquels rien n’avait été organisé. Tout comme pour les étudiants SMS, la situation varie selon les pays de destination. C’est en France (24%) et en Italie que le nombre d’événements prévus à l’arrivée des étudiants est le moins élevé.
Bien que la majorité des étudiants SMS soient aidés par les institutions pour trouver un logement, celui-ci reste un véritable problème et ce aussi bien pour les étudiants SMS que pour les étudiants SMP : difficulté pour trouver une location, logements vétustes, colocataires difficiles, propriétaires peu honnêtes etc.
A peu près la moitié des étudiants SMS logent en colocation et un tiers dans une résidence
universitaire. Dans les pays scandinaves et dans un certain nombre de pays de l’Europe de l’Est, la majorité des étudiants sont logés dans des résidences universitaires.
A partir de 2008, la majorité des étudiants SMP sont soit en colocation avec d’autres étudiants ou collègues soit en logement privé ou indépendant. Quelques-uns, effectuant leur stage dans un pays limitrophe, rentrent même chaque jour à la maison. La majorité des étudiants SMP trouvent un logement en cherchant sur Internet ou grâce à l’aide d’amis ou de la famille.
Les étudiants SMS sont en général très satisfaits du niveau de qualité des enseignants et des cours, de l’accès à la bibliothèque et aux supports didactiques ainsi que de l’accès aux ordinateurs et au
10 courrier électronique.
Les enseignants sont évalués plus favorablement que les cours dispensés. Les étudiants apprécient la qualité des cours, l’ouverture d’esprit et l’accessibilité de certains professeurs disponibles aussi bien pour des discussions académiques que d’ordre privé. Cette proximité permet de résoudre plus facilement certains problèmes « Erasmus ». Les étudiants apprécient également le contact avec des méthodes pédagogiques et didactiques qui ne leur sont pas familières. En particulier lorsque ces méthodes valorisent fortement le travail individuel et autonome, l’étude réflexive et le travail en groupes de projet. Les étudiants SMS apprécient aussi les formes d’évaluation qui tiennent compte de leur travail personnel voire même de leur présence et de leur participation active à certaines activités académiques.
L’accès aux ordinateurs s’améliore d’année en année. Les appréciations des enseignants, des cours, des infrastructures (bibliothèques, accès à Internet) tout en étant largement positives, sont très différentes voire divergentes selon les pays. Certains pays reçoivent des appréciations négatives, la qualité des cours et l’accès aux supports didactiques pourraient encore s’améliorer.
80% des étudiants SMS sont très satisfaits du soutien de l’établissement d’origine et 85% du soutien de l’établissement d’accueil. 75% des étudiants disent avoir été bien intégrés.
La majorité des étudiants SMP (90%) sont aussi très satisfaits de la qualité de l’entreprise d’accueil et du soutien de l’organisme d’accueil un peu moins de l’aide apportée par l’organisme intermédiaire qui les a aidés à trouver un stage. En ce qui concerne l’établissement d’origine, les appréciations sont à 87% très favorables malgré une légère évolution négative depuis 2007.
L’insertion des étudiants SMP semble être plus aisée puisque 98% se sont sentis bien intégrés.
L’intégration constitue un facteur important de la mobilité. A noter qu’il ne semble pas y avoir de corrélation entre le soutien reçu dans l’établissement d’accueil et le degré d’intégration.
Plusieurs étudiants mentionnent des difficultés à ce sujet et les attribuent au fait que les jeunes (ou les habitants) de certains pays ne sont pas très accueillants voire même assez fermés. Certains étudiants admettent, toutefois, avoir rencontré des problèmes d’intégration parce qu’ils n’avaient pas ou très peu de connaissances de la langue du pays d’accueil. Les étudiants ont plus de difficultés à s’intégrer dans des pays dits à langues minoritaires qu’ils ne maîtrisent pas ou très peu. Cela rend les contacts sociaux difficiles. Les étudiants ont parfois tendance à vivre entre étudiants Erasmus et à ne pas s’intégrer aux étudiants du pays d’accueil et à la population locale. Les activités d’accueil organisées par certaines universités facilitent sans aucun doute l’intégration.
Il est évident que l’ouverture aux autres et l’attitude des étudiants Erasmus eux-mêmes jouent un rôle important dans le processus d’intégration et en constituent même un élément clé. Les étudiants en sont bien conscients et c’est dans cette optique que certains d’entre eux choisissent de participer activement à diverses activités (estudiantines, sociales, culturelles, sportives, mouvements de jeunesse…).
A l’exception de l’Italie, le pays d’accueil n’a que peu d’impact sur le taux de satisfaction des étudiants SMP et, à l’exception des domaines de la Santé et de la Communication, les domaines d’études n’en ont pas non plus sur les taux de satisfaction portant sur le soutien, la qualité de l’entreprise et le degré d’intégration.
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En Europe, l’anglais devient, de plus en plus, la langue de l’enseignement supérieur. En 2009, 40%
des étudiants Erasmus SMS de la Communauté française ont suivi des cours en anglais. En tenant compte des cours partiellement donnés en anglais, on arrive même à des pourcentages de 61% en 2009 et 63% en 2008. Et pourtant, seulement 12,5% des étudiants étaient mobiles vers des pays anglophones.
Ce sont principalement les pays dits à langues minoritaires qui font appel à l’anglais comme langue d’enseignement. En effet, aussi bien en Autriche qu’en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie et évidemment en Irlande et au Royaume-Uni, plus de 90% des étudiants suivent les cours dans la langue du pays.
L’anglais est présent comme langue d’enseignement surtout dans les domaines d’études du Commerce et des Sciences. Les Lettres et la Santé ont moins recours à l’anglais (23%). Les étudiants en Lettres étudient les langues dans lesquelles ils se spécialisent, beaucoup partent avec l’intention explicite de pratiquer la langue du pays. Les étudiants en Santé ont besoin de la langue du pays d’accueil pour étudier les dossiers médicaux des patients ou communiquer avec eux. A noter également que moins d’un tiers des Ingénieurs (29%) et des étudiants du domaine de l’Education (31%) ont suivi leurs cours en anglais.
Les stages ayant lieu pour la plupart dans des pays limitrophes, ce sont surtout les langues des pays voisins qui prévalent comme langue de travail. A celles-ci viennent s’ajouter l’italien et l’espagnol.
Dans les pays non anglophones, l’anglais apparaît souvent comme deuxième langue.
Cependant, plus de 34% des étudiants SMP ont l’anglais comme première langue de travail, tout particulièrement pour le domaine d’études des Sciences, mathématiques et informatique (53%) et dans le domaine d’études du Commerce (39%).
Les étudiants SMS ont une bourse moyenne mensuelle de 228€ en 2007, 220,07€ en 2008 et 224,96€ en 2009 (rapports annuels de l’AEF-Europe) ce qui correspond plus ou moins aux montants mentionnés par les étudiants dans les rapports. La différence lorsqu’elle est plus élevée peut s’expliquer par les bourses supplémentaires octroyées via les fonds nationaux ou les services sociaux. Le montant de la bourse et/ou le moment où elle est versée (p.ex. un retard dans le paiement !) sont un réel problème pour un nombre important d’étudiants. Dès lors, une demande assez générale des étudiants SMS est d’accroître le montant de la bourse.
Les problèmes financiers des étudiants SMS découlent du fait que la bourse Erasmus ne permet pas de couvrir tous les frais. Pour, à peu près deux tiers des étudiants SMS, la bourse n’a pu couvrir que faiblement ou pas du tout les frais du séjour. Les étudiants trouvent, alors, des ressources
supplémentaires surtout auprès de leur famille mais aussi grâce à leurs économies personnelles, un job d’étudiant ou un emprunt.
Beaucoup d’étudiants suggèrent aux futurs Erasmus de faire des économies avant de partir.
Plusieurs d’entre eux suggèrent que la bourse donnée soit plus conséquente et corresponde
davantage aux dépenses financières réelles. En effet, l’analyse des rapports semble montrer que les frais supplémentaires par rapport au coût de la vie en Belgique ne cessent d’augmenter d’année en année et que pour beaucoup d’étudiants, le financement du séjour reste difficile, même si, dans certains cas l’octroi d’une bourse complémentaire permet de compenser, en partie, les frais occasionnés.
Le nombre d’étudiants ayant des frais additionnels dans l’établissement d’accueil (livres, minerval !) ainsi que le montant de la somme à payer diminuent graduellement. Toutefois, en Allemagne, la majorité des étudiants ont dû payer une somme importante pour leur carte d’étudiant. De plus, dans
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un petit nombre d’établissements de plusieurs pays, les étudiants ont été contraints de payer des droits d’inscription voire un minerval !
Les bourses SMP ont fortement diminué ces dernières années alors que les frais sont en légère hausse. L’appréciation de la couverture des frais par la bourse est donc moins positive au fil des années. Les difficultés sont similaires à celles rencontrées pour les bourses SMS et notamment le paiement tardif.
Les frais dépendent du pays d’accueil et de la situation de l’étudiant. Les ressources supplémentaires des étudiants SMP proviennent d’une part des fonds mis à disposition par leur famille, des fonds propres, bourses etc. et d’autre part de l’aide financière ou autre accordée par l’entreprise d’accueil.
En 2009, 19% des étudiants ont reçu une aide financière de l’entreprise (17% en 2008). Cette aide peut prendre diverses formes (ticket repas, transport, indemnisation) et varie considérablement selon le pays d’accueil et selon les domaines d’études.
La plupart des étudiants SMS et SMP sont satisfaits de la durée du séjour, surtout les étudiants SMP.
Le pourcentage d’étudiants pour qui la durée est trop longue reste plus ou moins stable, aux environs de 2%, à l’exception des étudiants SMP 2008 avec seulement 0,7% et des SMP 2009 avec 4%.
Plus de la moitié des étudiants SMS qualifie la durée du séjour de « juste bien » – (séjour 5,6 à 5,9 mois) et une petite moitié trouve la durée de la mobilité trop courte (séjour 4, 8 à 5,2 mois). Enfin, un petit pourcentage d’étudiants qualifie le séjour de trop long (séjour 6,2 à 6,8 mois) et le justifie par le fait que la mobilité avait été rendue obligatoire par leur établissement d’origine. A noter que ce groupe a rencontré plus de problèmes graves (vol armé, maladie, colocataires extrêmement difficiles, propriétaires peu honnêtes, problèmes familiaux etc.).
La qualité de l’enseignement ne semble pas être remise en cause par le groupe « trop long » pour qui, par contre, comme pour la majorité des étudiants, le financement constitue un réel problème.
En comparaison avec le groupe « moyen », une proportion beaucoup plus élevée d’étudiants SMS du groupe « trop long » juge « faible » ou « insuffisant » l’utilité des infos, le soutien avant et pendant le séjour aussi bien de l’établissement d’origine que de l’établissement d’accueil, le degré d’intégration et l’accès aux bibliothèques, aux ordinateurs et au courrier électronique. En ce qui concerne l’évaluation globale de la mobilité, il y a une énorme différence entre l’appréciation du groupe «moyen» et l’appréciation du groupe « trop long » qui donne une évaluation globale de
«faible» ou «insuffisant». A noter que l’appréciation de la durée SMS varie fortement en fonction des domaines d’études.
Pour un tiers du groupe SMP « trop long », il n’y a eu aucun évènement d’accueil à l’arrivée et un tiers a évalué le soutien de l’organisme d’accueil et de l’organisme intermédiaire avant et pendant le stage « faible » ou « insuffisant ». En outre, un quart de ces étudiants juge la qualité de l’entreprise d’accueil « faible » ou « insuffisante ». Les problèmes graves étaient aussi plus fréquents auprès du groupe « trop long ».
En conclusion, on peut supposer que l’appréciation serait meilleure si des efforts étaient consentis pour améliorer l’information avant et au début du séjour, et systématiser les activités d’accueil et d’intégration. Lors des entretiens téléphoniques plusieurs étudiants SMS ont dit être très satisfaits des systèmes de « parrainage » Erasmus ; un système qui est déjà bien implanté en Belgique mais qui devrait encore se développer dans d’autres pays européens.
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En général, les questions relatives à la reconnaissance académique SMS ont évolué favorablement au cours des dernières années. La plupart des étudiants SMS partent avec une convention d’études.
Le problème le plus souvent mentionné concerne l’établissement et /ou la modification du programme d’études. Plusieurs étudiants ont dû modifier, au début de leur séjour à l’étranger, le choix des matières fait avant leur départ.
Il est bon de constater que de plus en plus d’étudiants SMS (97% en 2009 !) reçoivent une reconnaissance académique pour leur séjour Erasmus. L’utilisation des ECTS a légèrement
diminué les dernières années mais cela dépend fortement de certains pays. La majorité des étudiants passent leurs examens à l’étranger et quelques-uns mentionnent leur incompréhension ou déception face à la conversion des résultats obtenus.
La reconnaissance académique des mobilités SMP présente un bilan plus mitigé. Certains étudiants ne semblent pas être au courant du fait qu’ils ont droit à une reconnaissance académique. Quant aux conventions de stage, la situation semble s’être détériorée, de moins en moins d’étudiants disent en avoir signé une! De même au niveau des crédits ECTS, la situation n’est pas très claire pour les SMP. La reconnaissance académique mais surtout l’emploi des ECTS diffère fortement selon les pays d’accueil.
Le chapitre 4 traite des éléments à évaluer après le séjour Erasmus SMS ou SMP, c’est-à-dire les aspects les plus appréciés, les problèmes rencontrés, les acquis et l’impact de la mobilité, l’évaluation globale du séjour.
Les aspects les plus appréciés de la mobilité SMS sont liés à la culture, au fait de vivre à l’étranger ou de pratiquer une langue étrangère. Les aspects qui sont moins mentionnés sont « les amis vivants à l’étranger », « les projets professionnels » ou encore « les rencontres », « les contacts
internationaux » etc.
Les pays où l’aspect académique est le plus apprécié sont l’Allemagne, suivie par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni. Les pays où les étudiants ont le moins apprécié l’aspect académique sont l’Italie, la Tchéquie et l’Espagne.
Tout comme pour les facteurs d’incitation, l’aspect professionnel n’est pas mis en avant par la majorité des étudiants SMS. La France est le seul pays où plus d’un tiers des étudiants retiennent cet aspect. Le fait de vivre dans un pays étranger a été particulièrement apprécié en Roumanie, en Pologne, et en Hongrie. En Roumanie et en Hongrie, les étudiants mentionnent fréquemment l’expérience culturelle et européenne. C’est pour le Danemark, la France et la Norvège que l’aspect culturel est le moins cité.
Tout comme pour les étudiants SMS, les aspects appréciés par les étudiants SMP sont fortement liés aux facteurs d’incitation à la mobilité. Comme l’étude le démontre clairement, l’évaluation de la mobilité SMP est très différente selon les pays d’accueil.
Bien que l’appréciation générale de la mobilité Erasmus (SMS et SMP) soit très positive, un nombre important d’étudiants mentionne dans les questions ouvertes quelques problèmes récurrents dont il sera important de tenir compte dans l’avenir.
Les problèmes académiques des étudiants SMS concernent : l’accès aux cours, l’établissement du programme d’études et le contrat d’études, l’équivalence des cours, l’évaluation à la fin de la période d’études et la transposition ou conversion des points au retour, l’équivalence des cours et la
connaissance des us et coutumes académiques.
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La plupart des problèmes mentionnés par les étudiants SMP dans les questions ouvertes sont d’ordre personnel et concernent très peu les activités d’ordre professionnel.
Le problème le plus important pour un grand nombre d’étudiants (SMS et SMP) est lié au logement : trouver un logement de qualité à un prix raisonnable, la colocation, le contrat, les relations avec le propriétaire etc.
Plusieurs étudiants mentionnent des difficultés d’ordre linguistique, ce qui révèle une préparation insuffisante et un manque d’investissement préalable.
Des problèmes d’ordre personnel ont également été rencontrés par certains : difficulté à s’intégrer dans le pays d’accueil et dans l’institution d’accueil, problèmes financiers, de vol, de violence, perte de documents, décès ou maladie de parents, rupture de relations sentimentales etc. Toutefois les étudiants acceptent ces problèmes comme faisant partie de leur vie et sont parvenus à les gérer grâce à l’aide d’amis ou d’autres étudiants.
Presque tous les étudiants qualifient d’excellents, très bons ou bons, les apports de la mobilité SMS dans sa globalité. Les étudiants pensent que la mobilité les a aidés à devenir indépendants, qu’ils ont acquis des compétences interculturelles, qu’ils sont plus confiants en leurs capacités et ont appris à mieux se connaître. Les acquis linguistiques sont excellents, très bons ou bons. Bien que l’aspect académique ne soit pas le premier objectif de la majorité des étudiants, certains indiquent que les apports académiques étaient excellents, très bons ou bons. L’étude démontre, toutefois, qu’en fonction du pays d’accueil, les appréciations des acquis académiques, personnels et linguistiques ont tendance à fluctuer.
En ce qui concerne les aspects personnels (linguistiques, culturels) et professionnels, les bénéfices de la mobilité à des fins de stage (SMP) sont également évalués favorablement.
Les acquis au plan professionnel sont plus largement plébiscités que lors des séjours SMS. L’étude relève de légères différences quant aux acquis linguistiques selon le pays d’accueil.
Plus de 75% des étudiants ne doutent pas que le séjour Erasmus SMS aura un impact positif sur leur carrière professionnelle, ce pourcentage a cependant tendance à diminuer petit à petit. Les étudiants semblent être disposés à travailler dans un autre état de l’Union Européenne, mais ici aussi une légère évolution négative est constatée.
L’étude constate toutefois des différences importantes en fonction des domaines d’études des étudiants, ce sont surtout les étudiants en Agronomie, Ingénierie, Sciences, mathématiques et informatique, Commerce et Lettres qui sont convaincus de l’impact favorable de la mobilité sur leur carrière.
Les étudiants qui ont effectué une mobilité à des fins de stage (SMP) sont très positifs quant à l’impact de leur séjour sur leur carrière professionnelle et accueillent favorablement l’idée de travailler à l’étranger. Cependant, comme pour la mobilité à des fins d’études, ces paramètres ne semblent pas évoluer favorablement au fil des années.
De plus en plus d’étudiants SMP indiquent avoir acquis de nouvelles techniques, technologies ou méthodes de travail.
15
L’étude constate des différences intéressantes au niveau des domaines d’études et note que ce sont surtout les étudiants en Lettres et Sciences sociales qui sont convaincus de l’impact positif de leur séjour Erasmus sur leur future carrière professionnelle.
L’appréciation globale de la mobilité SMS est extrêmement positive et stable quel que soit le pays d’accueil. Les étudiants sont en général très satisfaits de leur séjour Erasmus et le considèrent comme une opportunité unique.
Pour la petite minorité qui a rendu une évaluation négative, l’étude a pu cerner le manque d’intégration comme facteur principal déterminant cette prise de position.
L’évaluation globale de la mobilité SMP est aussi extrêmement positive même si on peut constater une légère tendance négative depuis 2007. L’expérience Erasmus représente une chance unique pour la majorité des étudiants SMP et ce indépendamment du pays d’accueil.
Le chapitre 5 tire les conclusions des différents éléments analysés dans l’étude. La conclusion la plus importante étant que la mobilité Erasmus mise en œuvre en Communauté française de Belgique entre les années académiques 2007-2008 et 2009- 2010 a été couronnée de succès aussi bien au niveau de la qualité de la mobilité qu’au niveau du nombre d’étudiants qui y ont participé. En effet, 11,8% des diplômés de l’enseignement supérieur ont pu bénéficier d’une mobilité Erasmus, presque le triple de la moyenne européenne.
Les conclusions présentent la synthèse des tendances observées entre 2007 et 2009 pour les deux types de mobilité (études et stage) notamment en ce qui concerne la représentation des domaines d’études et pays d’accueil ou l’emploi de l’anglais dans l’enseignement supérieur.
Elles saluent la qualité du travail de soutien des bureaux de relations internationales des établissements d’enseignement supérieur (EES) en Communauté française de Belgique et à l’étranger.
Tout en ayant brossé dans cette analyse diachronique et dynamique une image très positive de la mobilité, les experts se permettent de pointer quelques aspects qui nécessiteraient plus d’attention comme l’information, le logement, la préparation linguistique et le montant de la bourse.
Le chapitre 6 adresse des recommandations aux anciens et futurs étudiants Erasmus, aux
associations d’étudiants, aux coordinateurs Erasmus des établissements d’enseignement supérieur (EES), aux responsables de l’AEF-Europe ainsi qu’à la Commission européenne (DG EAC).
16
1. Les statistiques
Les données pour ce premier chapitre sont issues des rapports annuels de l’ AEF-Europe, des rapports des étudiants de la Communauté française pour les années 2007, 2008 et 2009, des données mises à la disposition des experts par l’Observatoire de l’Enseignement Supérieur de la Communauté française, des rapports annuels 2009 et 2010 de l’agence EPOS (Agence nationale pour la Communauté flamande), mais aussi de l’étude diachronique et dynamique de la mobilité Erasmus des étudiants flamands réalisée en 2009 1. Les résultats ont été comparés aux statistiques publiées par la Commission Européenne en 20102 et en 20113.
1.1. Participants à la mobilité Erasmus en Communauté française de Belgique
Comme on peut le constater dans le graphique ci-dessous, le nombre d’étudiants issus de la
Communauté française de Belgique et participant à la mobilité dans le cadre du programme Erasmus ne cesse de croître. Ceci est dû, notamment, à l’intégration des stages (SMP) dans les activités de mobilité Erasmus. De 2007 à 2008, la participation à la mobilité à des fins d’études augmente mais connait une très légère baisse en 2009 (-0,5%), celle-ci peut s’expliquer en partie par le succès croissant de la mobilité SMP (+33%) mais également par l’intérêt porté aux destinations hors Europe pour lesquelles les étudiants peuvent bénéficier d’un financement de la Communauté française grâce au Fonds d’aide à la mobilité étudiante (FAME).
Tableau 1: Nombre de participants. Source : rapports annuels AEF-Europe 2007-2008-2009
À noter que 11,8% des diplômés de l’enseignement supérieur en Communauté française ont participé à la mobilité Erasmus en 2009-20104 : 18% des diplômés universitaires – 20% étant
1 Kirsch M., Van den Dries A., Beernaert Y., Geentjens J. (2009) Analyse van de verslagen van de Vlaamse Erasmusstudenten.
2005-2008. Brussel: Epos
2European Commission – DGEAC (2010). Lifelong Learning Programme, The Erasmus Programme 2008/2009, A Statistical Overview
3 European Commission – DGEAC (2011). Erasmus – Facts, Figures & Trends, The European Union support for student and staff exchanges and university cooperation in 2009/2010
4 Observatoire de l’Enseignement supérieur de la Communauté française 0
500 1000 1500 2000 2500 3000
SMP SMS Total
268
2.132
2400
392
2302
2.694
525
2290
2815
2007 2008 2009
17
l’objectif pour 2020 du Communiqué de Leuven-Louvain-la Neuve - et 8,4% des diplômés non- universitaires5.
Ce pourcentage est plus élevé que pour la Communauté flamande (11%)6 et considérablement plus élevé que la moyenne de 4,5% des diplômés pour tous les pays participant au programme Erasmus7.
1.2. Pays d’accueil des participants
1.2.1.
Pays d’accueil des étudiants SMS
En 2009, à l’exception du Liechtenstein toutes les destinations éligibles sont représentées dans la mobilité SMS.
Tableau 2: Mobilité par année et par pays – SMS – SMP. Source : rapports annuels AEF-Europe 2007-2008-2009
5 Au niveau des statistiques, chaque étudiant n’est comptabilisé qu’une seule fois, qu’il ait effectué une ou plusieurs mobilités, par exemple une mobilité SMS et une SMP.
6 Rapport annuel 2010 de l’Agence Epos et Statistisch handboek van het Vlaams Ministerie vanOnderwijs en Vorming (2011). Deel 2. Studiebewijzen uitgereikt op het einde van het academiejaar 2008-2009.
7 Commission Européenne, 2011
SMS 2007 SMS 2008 SMS 2009 SMP 2007 SMP 2008 SMP 2009
AT 45 40 48 1
BG 3 2 1 1
CY 11 3 4 1 1
CZ 29 32 34 3 3 5
DE 144 146 130 8 17 25
DK 59 57 77 1 2 12
EE 6 5 4 2
ES 617 691 674 54 79 81
FI 77 96 88 4 2 5
FR 121 158 144 62 119 154
GR 23 16 11 5 5 7
HU 38 43 39 1
IE 77 81 76 1 2 11
IS 1 1 1
IT 235 242 217 20 19 24
LT 5 12 8
LU 3 50 34 73
LV 1 4 5
MT 5 4 9 11 14
NL 163 165 173 8 11 19
NO 43 36 33 2
PL 38 46 49 1 1
PT 45 74 84 6 13 6
RO 21 17 23 3 7 4
SE 78 85 111 1 3 3
SI 11 10 14 1
SK 1 1 1
TR 18 27 24 4 3 3
UK 218 208 205 35 55 75
Total 2132 2302 2290 268 392 525
18
Dans le cadre des stages, 21 pays ont été sélectionnés. Le choix posé par les étudiants est donc différent en fonction du type de mobilité. Les motifs en seront analysés dans les chapitres suivants.
En ce qui concerne la mobilité à des fins d’études, l’Espagne est le pays le plus plébiscité
(respectivement 29%, 30%, 29% des étudiants mobiles pour les années 2007, 2008 et 2009). L’Italie (11%, 11%, 9%), le Royaume-Uni (10%, 9%, 9%) et les Pays Bas (8%, 7%, 8%) arrivent ensuite.
Au niveau européen ainsi qu’en Flandre, l’Espagne occupe également la première position, le second pays d’accueil étant la France suivie par l’Allemagne au niveau européen et par l’Italie en Communauté flamande.
1.2.2.
Pays d’accueil des étudiants SMP
La France est le pays le plus sollicité pour les stages (avec 23%, 30%, 29% d’étudiants mobiles pour les années 2007, 2008 et 2009). L’Espagne (20%, 20%, 15%), le Royaume-Uni (13%, 14%, 14%) et le Luxembourg sont aussi très recherchés. Le cas du Luxembourg mérite d’être épinglé car s’il
n’apparaît que de manière anecdotique au niveau du SMS (0%, 0%, 0,13%), son rôle est prépondérant dans le cadre des stages.
A l’exception de l’Espagne, les étudiants SMP de la Communauté flamande se dirigent
principalement vers les pays limitrophes. En 2009-2010, les Pays-Bas sont les plus populaires (35%), suivis par l’Espagne et la France (tous deux à 24%).
1.3. Nombre de participants par domaine d’études
1.3.1.
Domaines d’études des étudiants SMS
Tableau 3: Domaines d’études SMS : Source : rapports annuels AEF-Europe 2007-2008-2009
A noter qu’en 2008, les codes Erasmus (16 domaines d’études) ont été remplacés par les codes CITE (8 domaines d’études). Les étudiants n’étant pas familiarisés avec ces codes, la distinction entre les différents programmes faisant partie d’un même domaine d’études n’a pas toujours été aisée. Pour faciliter la comparaison entre les trois années étudiées, les domaines d’études Erasmus ont été transposés en codes CITE.
On constate que la participation à la mobilité par domaine d’études est relativement stable. La petite différence au niveau des domaines d’études Ingénierie et Sciences pourrait avoir été occasionnée par la conversion des codes Erasmus en code CITE.
2007 % 2008 2009
Education 61 3% 57 2% 70 3%
Lettres et arts 517 24% 510 22% 531 23%
Sc. sociales/commerce/droit 1146 54% 1241 54% 1245 54%
Sciences, Mathématiques, Informatique 66 3% 58 3% 104 5%
Ingénierie/industrie de transformation et de production, 227 11% 214 9% 212 9%
Agriculture 59 3% 87 4% 41 2%
Santé et protection sociale 53 2% 64 3% 73 3%
Services 0% 19 1% 14 1%
Divers 3 0% 52 2% 0%
2132 100% 2302 100% 2290 100%
19
Il est clair que le domaine d’études Sciences sociales, commerce et droit est largement représenté avec plus de la moitié des étudiants SMS (54%).
Une analyse plus détaillée révèle les classements suivants (ordre décroissant) :
- en 2007: Commerce et administration (25%), Langues modernes (19%), Sciences sociales (13%) et Droit (12%),
- en 2008 : Commerce et administration, Langues modernes, Sciences sociales, Droit et Architecture,
- en 2009 : Langues modernes, Commerce et administration, Management, Droit, Sciences politiques, Sciences économiques et Architecture.
En 2008 et 2009, les codes utilisés n’étant pas toujours suffisamment détaillés, il est presqu’impossible de donner des pourcentages exacts.
En Flandre, les étudiants en Commerce et administration sont les mieux représentés (18% en 2007, 19% en 2009). Le domaine général regroupant Sciences sociales, commerce et droit ne représente que 37% (années 2008 et 2009) - comparé à 54% pour la Communauté française de Belgique et à 41,6% en 2008-2009 8 et 35% en 2009-20109 au niveau européen - mais reste le domaine d’études le plus important en ce qui concerne la mobilité Erasmus.
Le domaine des Lettres et des arts est, aussi bien en Flandre (20% en 2008 et 2009) qu’en Europe10 (23,3% en 2008-2009, 33% en 2009-2010), le second domaine d’études suivi par l’Ingénierie avec une participation de 12% en Flandre pour 2008 et 2009 et 14,3% en Europe en 2008-2009.
1.3.2.
Domaines d’études des étudiants SMP
Tableau 4 : Domaines d’études des étudiants SMP. Source : rapports annuels AEF-Europe 2008-2009 et rapports étudiants SMP 200711
8 European Commission, DG Education and Culture (2010). Lifelong Learning Programme, The Erasmus Programme 2008/2009, A Statistical Overview. Brussels: European Union p. 66
9 European Commission, DG Education and Culture (2011). Erasmus – Facts, Figures & Trends, The European Union support for student and staff exchanges and university cooperation in 2009/2010. Brussels: European Union p. 9
10 Le terme ‘Europe’ est employé pour faire référence aux pays participants à la mobilité Erasmus. Tous les pays de l’Union européenne ainsi que la Norvège, le Liechtenstein, l’Islande et la Turquie participaient au programme Erasmus en 2007, 2008 et 2009.
11 Les données par domaines d’études ne figurant pas dans le rapport annuel de l’AEF-Europe, les données des rapports étudiants ont été prises pour ces pourcentages. Il faut noter qu’en 2007, 268 étudiants SMP étaient mobiles en Communauté française.
2007 % 2008 2009
Education 2 1% 1 0% 7 1%
Lettres et arts 18 8% 21 5% 24 5%
Sc. Sociales, commerce et droit 155 65% 179 46% 167 32%
Sciences, mathématiques, informatique 7 3% 77 20% 85 16%
Ingénierie et industrie de transformation et de production 16 7% 53 14% 62 12%
Agriculture 4 2% 15 4% 16 3%
Santé et protection sociale 35 15% 38 10% 91 17%
Services 0% 3 1% 71 14%
Divers 1 0% 5 1% 2 0%
238 100% 392 100% 525 100%
20
En ce qui concerne les étudiants participant à la mobilité SMP, on peut constater une évolution par rapport aux domaines d’études. En 2007, 65%12 des étudiants relèvent des Sciences sociales, du commerce et du droit. En 2008, ce pourcentage tombe à 46% et à 32% en 2009. Par contre, la participation des étudiants en Sciences et en Médecine ou services médicaux (après 2007 Santé et protection sociale) augmente tout comme la mobilité des ingénieurs.
Les secteurs d’activités dans lesquels les étudiants ont effectué leur stage ont également été analysés.
Tableau 5: Secteurs des stages. Source : rapports annuels AEF-Europe 2007-2008-2009
Comme on peut le constater dans le tableau ci-dessus, le secteur des Activités scientifiques, techniques et professionnelles est le mieux représenté en 2007 (24%), en 2008 (19%) et en 2009 (16%).
On note, par ailleurs, une participation croissante du secteur de l’Education (9% en 2008, 14% en 2009). A noter que sur les 75 étudiants ayant opté pour le secteur de l’Education et ayant effectué leur stage dans un établissement scolaire ou universitaire, 68 ne relèvent pas du domaine d’études Education.
Le secteur de l’Hôtellerie/accueil traiteur est bien représenté de 2007 à 2009, celui de la Santé/
activités professionnelles sociales voit son pourcentage s’élever à partir de 2008.
Au niveau européen, le secteur le plus populaire pour les stages est celui de l’Education avec 4317 stages (14%), suivi par le secteur des Activités scientifiques et professionnelles avec 4289 stages.
En Flandre, en 2009, les étudiants flamands effectuent leur stage surtout dans les secteurs de la Santé humaine (16,6%) et de l’Information/communication (16,4%).
12 Pourcentages établis sur base des rapports étudiants validés en 2007
2007 2008 2009
Immobilier 2 1% 1 0%
Industries minières et extractives 1 0% 1 0%
Activités d'organisations Internationales 1 0% 2 0%
Approvisionnement en eau, gestion des déchets 0% 2 0%
Bâtiment et génie civil /construction 18 7% 17 4% 4 1%
Manufacture 5 1% 4 1%
Vente au gros et au détail 2 1% 5 1%
Administration publique et défense 1 0% 8 2%
Transport et stockage 1 0% 0% 8 2%
Electricité et énergie 5 1% 9 2%
Gestion et administration 53 20% 20 5% 16 3%
Agriculture 5 2% 23 6% 26 5%
Finance, banque, assurance 23 6% 28 5%
Musique / Arts , divertissement 13 5% 17 4% 36 7%
Autres services 18 7% 38 10% 40 8%
Journalisme et reportage/information communication 51 19% 38 10% 52 10%
Santé et sécurité du travail / santé et activités sociales 12 4% 51 13% 58 11%
Hôtellerie et services de restauration/accueil traiteur 32 12% 37 9% 66 13%
Education 0% 37 9% 75 14%
Activités scientifiques, techniques et professionnelles 65 24% 74 19% 84 16%
268 100% 392 100% 525 100%
21
1.3.3.
Comparaison, par domaine d’études, des pourcentages de diplômés et de participants à la mobilité Erasmus
Bien qu’il soit presque impossible de chiffrer des pourcentages tout à fait exacts, la participation des étudiants par domaines d’études (SMS et SMP) à la mobilité Erasmus a été comparée au pourcentage de diplômés selon ces domaines. Ceci a été fait en se basant sur les données 2009-2010 de
l’Observatoire de l’Enseignement Supérieur et de l’AEF-Europe.
On constate que les domaines d’études des Lettres et arts et Sciences sociales, commerce et droit sont largement surreprésentés et que les domaines de l’Ingénierie et des Sciences, mathématiques et informatique sont légèrement surreprésentés. Si on ajoute les étudiants du domaine des Services au domaine des Science sociales, commerce et droit (les secteurs du Tourisme et de l’Hôtellerie font partie du domaine des Sciences commerciales), la surreprésentation de ce domaine est encore plus importante. Les domaines de l’Education et de la Santé sont largement sous-représentés.
Tableau 6: Participation Erasmus et diplômés. Sources : Observatoire de l’Enseignement Supérieur et rapports AEF- Europe
1.4. Niveau d’études des étudiants et provenance
1.4.1.
Niveau d’études des étudiants SMS
La plupart des étudiants font leur mobilité SMS au cours du premier cycle (53% en 2008 et 2009). En 2008, 64% des étudiants participant à la mobilité proviennent des universités. Cette disparité par rapport au secteur non-universitaire diminue légèrement en 2009 avec 60% d’étudiants SMS issus d’universités. A noter qu’en 2007 toutes les universités participaient à la mobilité Erasmus tandis que seuls 75% des autres établissements de l’enseignement supérieur (Hautes Ecoles, Instituts
d’architecture, Ecoles des Arts) disposaient de la Charte.
Pour rappel, 47% des étudiants suivent un cursus universitaire et 53% relèvent du supérieur non- universitaire. Ceci souligne la sous-représentation assez importante du secteur non-universitaire surtout dans la mobilité Erasmus SMS où on constate que 16,5% des diplômés universitaires sont mobiles contre 6% du non-universitaire.
Domaines d'études Education
Lettres et arts
Sc. Sociales, commerce et droit
Sciences, mathématiques, informatique
Ingénierie et industrie de transformation et de production Agriculture
Santé et protection sociale Services
% de diplômés
% participants Erasmus
6% 19%
3% 0%
100% 100%
7% 5%
10% 11%
2% 3%
3% 19%
20% 9%
53% 34%
22 1.4.2.
Niveau d’études des étudiants SMP
Les étudiants SMP proviennent surtout des Hautes Ecoles mais l’écart se réduit et passe de 79%
d’étudiants issus des Hautes Ecoles en 2007, à 74% en 2008 et 2009.
Les mobilités SMP ont surtout lieu au cours du premier cycle (75% en 2007, 63% en 2008 et 66% en 2009) ce qui n’est pas étonnant puisque les Hautes Ecoles offrent majoritairement des cours de premier cycle. En 2009, 1,5% des diplômés universitaires et 2,4% des diplômés non-universitaires ont participé à la mobilité SMP.
Avec 18% des diplômés universitaires et 8,4% des diplômés non-universitaires ayant participé à la mobilité Erasmus, on peut déduire que la mobilité à des fins de stage contribue à réduire l’écart entre les universités et les établissements non-universitaires en ce qui concerne la participation au programme Erasmus.
1.5. Genre des participants
Tableau 7: Genre des participants à la mobilité. Source : rapports annuels AEF-Europe 2007-2008-2009
1.5.1.
Genre des étudiants SMS
Que ce soit en 2007, 2008 ou en 2009, la majorité des participants à la mobilité SMS sont des femmes (respectivement 60%, 59% et 61%) ce qui est légèrement supérieur à la représentation féminine dans l’enseignement supérieur (56% en 2010). Le fait que le public féminin dans
l’enseignement supérieur soit surreprésenté dans les facultés de Langues étrangères et de Sciences Sociales et plus généralement en Lettres et arts (81% en 2009), qui sont justement fort actifs dans le programme Erasmus, pourrait expliquer cette tendance.
Les étudiantes Erasmus sont également nombreuses en Flandre (62%) et au niveau européen (60%).
1.5.2.
Genre des étudiants SMP
La participation à la mobilité SMP reflète mieux la répartition hommes/femmes dans l’enseignement supérieur. En effet, bien qu’il y ait une majorité de femmes mobiles (respectivement 57%, 57% et
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
2007 SMS 2007 SMP 2008 SMS 2008 SMP 2009 SMS 2009 SMP
60% 57% 59% 57% 61%
55%
40% 43% 41% 43%
39%
45%
F M
23
55% pour les années analysées), l’écart hommes – femmes est nettement moins important et reflète la représentation des genres dans l’enseignement supérieur.
1.6. Durée du séjour et ECTS
Tableau 8: Durée du séjour en mois. Source : rapports annuels AEF-Europe 2007-2008-2009
1.6.1.
Durée du séjour SMS
La durée moyenne du séjour est de 5,3 mois. Cette donnée est assez stable ( 5,2 mois en 2007 et 5,3 mois en 2008 et 2009), tout à fait comparable à celle des étudiants flamands et légèrement
inférieure à la moyenne européenne (6,4 mois en 200813 et 200914).
Les étudiants reçoivent en moyenne 32 crédits ECTS (moyenne de 2615 ECTS pour les étudiants flamands).
1.6.2.
Durée du séjour SMP
La durée du séjour des étudiants SMP est nettement inférieure à celle des étudiants SMS. En 2007 et 2008, les étudiants SMP sont restés en moyenne 3,6 mois à l’étranger et 3,7 mois en 2009. On constate le même phénomène en Flandre où la durée moyenne des séjours SMP est également de 3,6 mois en 2009. Au niveau européen, en 2008 16 et 200917, la durée est un peu plus élevée avec 4,4 mois.
Les étudiants reçoivent en moyenne 17 crédits ECTS (moyenne de 19 crédits ECTS pour les étudiants flamands).
1.7. Bourses
Depuis 2007, la Communauté française accorde, outre le complément Erasmus, un budget
supplémentaire afin de soutenir la mobilité des étudiants : le Fonds d’aide à la mobilité étudiante.
Cette mesure a pu contribuer au développement de la mobilité tout en favorisant l’aide aux
13 European Commission (2010). p. 69
14 European Commission (2011) p. 7
15 Statistical report Epos (2011)
16 European Commission (2010) p. 85
17 European Commission (2011) p. 7
0 1 2 3 4 5 6
1 5,2
3,6 5,3
3,6 5,3
3,7
SMS 2007 SMP 2007 SMS 2008 SMP 2008 SMS2009 SMP 2009
24
étudiants d’un niveau socio-économique moins élevé (Rapports annuels AEF-Europe, 2007, 2008, 2009). Certains étudiants reçoivent également un supplément à la bourse via les services sociaux.
1.7.1.
Bourses SMS
Les étudiants SMS de la Communauté française ont reçu une bourse moyenne mensuelle de 228€ en 2007 ; 220,07€ en 2008 et 224,96€ en 2009 (rapports annuels de l’Agence AEF-Europe). La moyenne est plus élevée au niveau européen (253€ en 2008-200918 et 236€ en 2009-201019) mais moindre en Communauté flamande (183,26€ en 200920).
En 2007, un étudiant sévèrement handicapé a pu réaliser une mobilité en France grâce à une bourse complémentaire.
1.7.2.
Bourses SMP
En 2007, la bourse mensuelle moyenne SMP s’élevait à 521€ et à 537,66€ en 2008 (rapports annuels AEF-Europe). Depuis l’année académique 2009-2010, l’Agence ne fixe plus de montant minimum à respecter pour les bourses SMP. Avec une moyenne, en 2009, de 388,17€, elles restent, cependant, nettement supérieures aux bourses SMS.
En Flandre (397,93€ en 200921) et au niveau européen (433 € en 2008-200922 et 386€ en 2009- 201023), les bourses SMP étaient considérablement plus élevées que les bourses SMS.
1.8. Validation des réponses
Les étudiants n’ont pas toujours complété les rapports consciencieusement. Presque tous ont répondu à la première partie du questionnaire mais seuls 73% en 2007, 44% en 2008 et 70% en 2009 ont complété l’entièreté du rapport SMS. C’est donc en 2008 que le problème est le plus aigu.
La mobilité à des fins de stage présente de meilleurs résultats avec plus de 80% de rapports intégralement complétés.
Au vu de cette situation, les statistiques ont été établies pour chaque question sur base du nombre d’étudiants ayant effectivement répondu à la question et non sur base du nombre total de
participants.
18 European Commission (2010). p. 71
19 European Commission (2011) p.7
20 Epos. Statistical report (2010)
21 Epos. Statistical report (2010)
22 European Commission (2010). p. 87
23 European Commission (2011). p. 7