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LE CENTRE D’ENSEIGNEMENT DES SOINS D’UR- GENCE (CESU)

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Academic year: 2022

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SOMMAIRE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LE CESU Les outils

Le centre de simulation Quelques chiffres

Un exemple : la formation à l’emploi des infirmiers des services d’urgences En annexe

Annexe :

« Les événements indésirables graves dans les établissements de santé : fréquence, évitabilité et acceptabilité » p. 3

p. 4

p. 5 p. 6 p. 6 p. 6 p. 7

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A l’hôpital, 40% des incidents sont d’origine humaine. Il est donc indispensable de permettre aux acteurs de la santé de se préparer aux situations à risque, d'apprendre de l'erreur et d'éviter qu'elle se reproduise. D’où l’intérêt de l’apprentissage par simulation, utilisé au Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence) de l’AP-HM pour former les professionnels de santé de la région.

Le CESU (Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence) de l’AP-HM est le seul en France à posséder un cen- tre de simulation, attaché à un service hospitalier. L’enseignement pratique s’effectue sur des mannequins pro- grammables (adulte et bébé) qui offrent une multitude de possibilités de situations d’apprentissage, programmées par les formateurs et suivies d’un débriefing.

L’avantage de cette formation est de placer d’emblée les apprenants face aux situations les plus diverses et les plus complexes et d’acquérir les bons réflexes.

Avec ces équipements high tech, les personnels de santé bénéficient d’une formation originale, en immersion, pour l’acquisition des gestes d’urgence face à des situations complexes.

Ce type de formation doit être mieux connu, et développé au niveau de la région PACA et plus largement dans la zone Euro-Méditerranée, dans l’objectif de renforcer la qualité de la prise en charge et la sécurité des patients dans les établissements de santé.

Grâce à ce centre et son expertise, l’AP-HM démontre son engagement en matière de qualité des soins et de gestion des risques, au service des patients qui lui font confiance.

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LE CENTRE D’ENSEIGNEMENT DES SOINS D’UR- GENCE (CESU)

Situé dans les locaux de l’ancien hôpital Houphouët Boigny, le Centre d’Enseignement des Soins d’Urgences appartient au Pôle d’activités médicales RUSH (Réanimation – Urgences – Samu – Hyperbarie) de l’AP-HM.

Il offre l’expertise de professionnels de l’urgence et de la réanimation évoluant dans des services à la pointe de la prise en charge pré-hospitalière et hospitalière.

Certifié par l’Agence régionale de santé en janvier 2011, le CESU 13 a toujours voulu, par ses actions et ses formations, mettre à disposition de l’Institution, de l’ensemble des professionnels de santé, et plus largement de la région Euroméditerranée, des outils permettant l’amélioration de la qualité et de la sécurité des patients.

En effet, selon une étude nationale (voir annexe),40 % des incidents survenant à l’hôpital, ayant des causes réversibles, sont d’origine humaine.

Dans 75 % des cas, ces facteurs humains résultent de la mauvaise application de protocoles ou de procédures connues, dans des situations critiques stressantes pour le soignant.

C’est dans ce cadre de travail quele Centre de Simulationentend jouer un rôle en proposant aux profes- sionnels de santé le moyen d’acquérir, de perfectionner ou d’expertiser des compétences et des procédures.

Ces formations se font en immersion, par des mises en situation pouvant aller de la situation simple mais grave, à une situation complexe ou exceptionnelle.

A l’instar des simulateurs de vol, de centrale nucléaire et de conduite automobile, l’immersion permet d’ex- plorer l’ensemble des composantes du management des situations de crise : la communication, l’expression du leadership, le control par check list et la priorisation des actes à entreprendre.

L’expérience acquise depuis de nombreuses années par le CESU 13 dans le domaine de la pédagogie adap- tée à l’urgence favorise un débriefing éclairé après toutes les mises en situation sur simulateur.

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LES OUTILS

Le centre de simulation : 250 m² dédiés à la formation

Une salle de simulation modulairepouvant être équipée de façon à ressembler au plus juste au lieu d’exer- cice de l’apprenant : cabinet dentaire, domicile de victime, box d’urgence adulte ou pédiatrique, réanimation, bloc opératoire ou salle de naissance.

Ce dispositif est accompagné d’un matériel audio-vidéo performant : 2 micros et 3 caméras pilotées à distance assurent la retransmission en direct et en différé des actions entreprises par les apprenants, localement dans la salle de débriefing attenante, ou à distance par le biais de visioconférences.

La simulation est réalisée sur unmannequin de simulation autonome de dernière génération, fonctionnant en WIFI et permettant de simuler les réactions cliniques et paracliniques. Couplé à un système de gestion in- formatique, il est capable d’analyser toute action thérapeutique, y compris l’analyse des produits utilisés de ma- nière qualitative et quantitative.

1 salle de régiereprésentant le poste de pilotage et d’analyse de la simulation

1 salle de débriefingpermettant au groupe d’observer la scène, où la synthèse sera conduite après exploita- tion des films

Le centre de simulation comprend également3 salles d’apprentissage, équipées des tout derniers dispositifs axés sur l’acquisition de gestes et de savoir-faire adaptés aux publics concernés, qu’ils soient novices ou experts.

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QUELQUES CHIFFRES

Créé en juin 1987, réorganisé en septembre 2007 Directeur médical : Dr Pierre Rostini

Rattaché au pôle Réanimation-Urgences-Samu-Hyperbarie de l’AP-HM en 2008 : directeur Pr Auffray Effectifs :

4 infirmiers(eres) formateurs permanents – IDE - IADE (spécialisés Anesthésie Réanimation) titulaires de di- plôme de Pédagogie

1 secrétaire

47 formateurs occasionnels Actions de formations :

187 formateurs d’Attestation de Formations aux Gestes et Soins d’Urgences (AFGSU) de la région PACA 17 000 AFGSU délivrées depuis 2007

Plus de 20 000 heures de formations assurées en 2010 Formations spécifiques :

1 000 agents de l’AP-HM formés à la prise en charge de l’arrêt cardiaque intra hospitalier (5 000 à l’hori- zon 2013)

80 médecins et infirmiers de médecine du travail formés aux gestes d’urgences depuis 3 ans Formation spécifique aux gestes d’urgences en cabinet dentaire

Centre de Simulation :

adaptation à l’emploi des infirmières d’urgences de l’AP-HM (60 fin 2011) sessions de formation sur simulateur réservées aux médecins

Unique en France : utilisation de la simulation pour la formation à l’emploi des infirmiers des services d’urgences

Les infirmiers affectés dans les services d’urgences des hôpitaux Conception et Timone bénéficient depuis avril 2011 d'une forma- tion pédagogique d’« Adaptation à l’emploi d’infirmier d’urgences » avec simulation sur mannequin adulte informatisé.

Le CESU est le seul en France à utiliser cette méthode pédagogique pour les formations d’adaptation à l’emploi qui verra 60 infir- mières et infirmiers formés d’ici 2012.

Les soignants sont mis en situation d’urgences pendant 5 jours dans un contexte stressant tel qu’ils peuvent le rencontrer dans un service d’urgences.

Les situations rencontrées aboutissent souvent à des difficultés dont la complexité est difficile à analyser au cours de la prise en charge hospitalière.

En milieu de simulation, les erreurs peuvent être analysées, discutées et corrigées. Mais le concept d'apprentissage par l'erreur en situation de soins n'est possible que sur mannequin.

De plus, toutes les situations pathologiques n’ont pu être rencontrées sur les terrains de stage au cours de leurs formations initiales.

Le mannequin, lui, offre une multitude de possibilités de situations très proches de la réalité.

L'apprenant a du temps pour observer les signes cliniques, revoir les réactions, les signes d'alerte, les bons gestes à faire.

Les formateurs y introduisent des « effets parasites » comme la survenue d’évènements inattendus, qui rendent plus difficile la concentration intellectuelle et obligent le soignant à prioriser son action en fonction des risques encourus.

Le réalisme des situations, la fidélité psychologique, environnementale et matérielle de ce type de simulation génère l’enthousiasme de tous les participants aux formations.

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Annexe

L’étude ENEIS démontre l’importance de l’engagement pour la qualité des soins et la gestion des risques à l’hôpital (DREES) – Ministère de la santé

Conclusion de l’enquête nationale sur les événements indésirables graves associés aux soins en établissements de santé (ENEIS) rééditée par la Direction de la recherche, de l’évaluation, des études et des statistiques (DREES)

Les événements indésirables graves dans les établissements de santé : fréquence, évitabilité et acceptabilité Publié dans ÉTUDES et RÉSULTATS n° 761 - mai 2011

www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er761.pdf

Les résultats de l’enquête ENEIS 2009 sont stables par rapport à la pre- mière édition réalisée en 2004. Ce résultat peut paraître décevant de prime abord. Pourtant, compte tenude la modification de la struc- ture d’âge des patients hospitalisés, de la complexité technique des actes et des prises en charge et des mo- difications des conditions de travail, avérées sur la période étudiée, une partie des experts s’attendait en fait à une hausse de la fréquence des EIG (événements indésirables graves) entre 2004 et 2009.

Cette stabilité des résultats ne doit par ailleurs pas masquer les progrès réalisés ces dernières années dans le domaine de la lutte contre les infections nosocomiales ou en anes- thésie-réanimation par exemple. L’étude ENEIS met en évidence des populations de patients (personnes âgées, fragiles) et des spécialités pour les- quelles l’incidence des événements indésirables, en particulier évitables, est plus élevée.

Elle permet de dégager des cibles et des pistes d’action prioritaires, notamment la formation des profes- sionnels de santé et équipes de soins. Le facteur humain, en particulier le manque de supervision ou de com- munication entre soignants, est en effet déterminant dans la survenue d’un EIG. Par ailleurs, les EIG sont souvent des complications connues de la prise en charge. Pour cette raison, les événements ne sont pas toujours iden- tifiés par les professionnels de terrain comme des événements indésirables évitables. Là encore, la formation (initiale et continue) des professionnels de terrain en matière d’analyse des événements indésirables est une priorité. La culture de la sécurité du patient doit continuer d’être développée.

Enfin, après avoir majoritairement investi dans le champ du préventif, les programmes de gestion des risques associés aux soins doivent à présent mettre aussi l’accent sur la récupération des événements indésirables.

En effet, le risque zéro n’existe pas et il convient de travailler à réduire les conséquences des EIG: actuellement, les EIG ayant pour seule conséquence une hospitalisation ou une prolongation d’hospitalisation de quelques

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Références

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