Solution du deuxième problème
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 17 (1826-1827), p. 166-171
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Solution du deuxième Problème.
Par
unABONNE.
PROBLÈME. Suivant quelle courbe un fil parfaitement flexible
et inextensible doit-il être roulé sur la
surface
d’un cônedroit,
pour
qu’en développant ce fil, supposé
se terminer au sommet ducône,
de manière à le maintenir constammenttangent
à lacourbe,
son extrémité ne sorte pas du
plan
conduit par ce sommet , per-pendiculairement
à l’axe du cône ? Etquelle
courbe décrira alorscette extrémité sur ce
plan ?
Solution. Soit un fil d’une
longueur
déterminéequelconque ,
fixé,
par rune de sesextrémités,
à l’unquelconque
despoints
dela surface d’une cône. On pourra
toujours
l’amener à être situé dans leplan tangent
aupoint d’attache ,
et le faire tourner ensuitedans
ce
plan,
autour de cepoint, jusqu’à
ce que son autre extrémitése trouve sur le
plan perpendiculaire
à l’axe conduit par le som-met. Rien
n’empêchera
alors d’enrouler ce fil sur lecône ,
de ma-nière que cette extrémité ne sorte pas de ce
plan ,
et dès lors ils’appliquera
sur ce cône suivant la courbe demandée.Ces
considérations , qui
offriraient au besoin un moyen mécani- que de tracer les deux courbescherchées, prouvent
que non seu- lement leproblème
esttoujours possible,
mais que deplus
onpeut
toujours assujettir
la courbe tracée sur le cône à passer par unpoint
donné de sa surface et à avoir en outre , de cepoint
ausommet, une
longueur donnée ;
de sorte que sonéquation
doit con-tenir deux constances arbitraires.
I67 Lorsque
le fil sedéveloppe ,
onpeut,
d’irant un instant infini-ment
petit,
supposerqu’il
tourne autour de sonpoint
de contactavec le
cône , supposé fixe ;
et ,puisque
son extrémité nequitte
pas, dans ce mouvement , le
plan perpendiculaire
à l’axe conduit par le sommet, il est dans le même cas que s’il était mu sur la surface d’un autre cône droit ayant sa base sur ceplan
et sonsommet au
point
de contact. Son extrémité décrit donc unpetit
arc de cercle
ayant
son centre à laprojection,
dupoint
de contactsur le
plan
dont ils’agit.
Ainsi ,
danschaque
situation du filmobile
laprojection
de sonpoint
de contact avec lecône ,
sur leplan perpendiculaire
a sonaxe conduit par son sommet est le centre de courbure de l’arc de courbe que décrit son
extrémité ;
de sorte que laprojection
de lacourbe tracée sur le cône est la
développée
de la courbe tracéesur le
plan
deprojection.
Cela
posé,
soitpris
le sommet du cône pourorigine
des coor-données
rectangulaires
et son axe pour axe des zpositifs.
En re-présentant
par oc sonangle générateur, si (
t,u, v )
est lepoint
de contact du fil avec sa
surface ,
on auraSi de
plus
on supposeque ( x, y )
est l’extrémité du fil ou lepoint décrivant,
sur leplan
des xy ; cepoint
devant satisfaireaux
équations
de latangente,
on auraEn
représentant
par s lalongueur
dufil , depuis
lepoint (
t ,u,
v ) jusqu’au point (
x,y ) ,
on doit avoirou, en vertu des formules
(2) ,
d’où
mais on
doit avoir d’ailleurs
donc
fi
étant
la variableindépendante. Cela donne
enquarrant
et trans-formant la constante
mais ,
en vertude équation (i)
d’où
donc,
en substituant dans(7)
ettransformant
encore la constanteI69
telle est donc
l’équation
de laprojection
sur leplan des
xy de la courbe tracée sur le cône.Cette
projection
étant unespirale ,
nous poseronsd’où
il en
résultera
substituant dans
(I0)
divisant parr2 ,
tranformant de nouveau la constante etextrayant
la racinequarrée ,
il viendraa étant une nouvelle constante. Ainsi la
projection
sur leplan
desxy de la courbe tracée sur le cône est une
spirale logarithml-
que.
Les
formules (2)
et(7)
donnent en différentiantQUESTIONS
En éliminant
d2t d 2U entre ces trois équations
et mettant pour
En éliminant - et d2u dv2 entre ces trois équations
et mettant pour
dt
etdu dv,
dansl’équation résultante
leurs valeurs données parles formules
(2) ,
on auraSi l’on met les mêmes valeurs dans
l’équation différentielle
de(i) qui
estelle
deviendra
ou
simplement ,
enayant égard
àl’équation (I)
Les mêmes valeurs mises
dans l’équation (7) donneront
ou, en
développant
etayant égard
auxéquations (1) et (I4)
I7I les
équations (I3) et (I4)
donnent d’ailleursd’où,
enprenant
la somme desquarrés
etayant égard à l’equa- tion (I),
ou en mettant pour
x2+y2
sa valeur(15), divisant
par v et ex-trayant
laracine quarrée
des deux membreséquation
d’unespirale logarithmique y
commue onpouvait bien s’y at-
tendre ;
et dont ladéveloppée
sera l’autrespirale logarithmique
pro-jection
de la courbe tracée sur lasurface
du cône.Voilà donc un moyen
mécanique
fortsimple
pour tracer unespirale logarithmique
d’un mouvementcontinu,
etqui présente
enmême