Bulletin des
médecins suisses
BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers
Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch
16 18 . 4 . 2 018
497 Editorial
En 1877, la politique était- elle plus clairvoyante qu’en 2018? Les connais- sances linguistiques aux limites de l’absurde
527 Tribune
Kleiner Aufwand, grosse Wirkung
532 «Et encore…»
par Hildegard Elisabeth Keller Questions de réflexion sur soi
498 Interview
«Les cyberattaques peuvent être
extrêmement dommageables»
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SOMMAIRE 495
Rédaction
Dr méd. et lic. phil. Bruno Kesseli, membre de la FMH (Rédacteur en chef); biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);
Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur Print et Online);
Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr méd. Samia Hurst;
Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH; Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH; Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;
Dr méd. Erhard Taverna, membre de la FMH
Rédaction Ethique
Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.; Prof. Dr méd. Lazare Benaroyo, membre de la FMH; Dr phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.
Rédaction Histoire de la médecine
Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Droit
Me Hanspeter Kuhn, chef du Service juridique de la FMH
FMH
EDITORIAL: Christoph Hänggeli
497 Les connaissances linguistiques aux limites de l’absurde
INTERVIEW DE PIERRE-FRANÇOIS REGAMEY: Bruno Kesseli
498 «Les cyberattaques peuvent être extrêmement dommageables» Depuis 2006, Pierre- François Regamey est à la tête de la Direction des systèmes d’information du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), un service qui compte 170 personnes. Auparavant, il a été cadre dirigeant dans le département informatique d’une grande compagnie d’assurance ainsi que dans différentes entreprises de conseil en informatique suisses et internationales, pour le compte de clients issus des secteurs de la santé, de l’assurance, des finances et de l’armée.
501 Nouvelles du corps médical
Autres groupements et institutions
FORUMSANTÉ: Daniel Lüthi
503 Zwischen Blindheit und Stereotypisierung
SSUM: Christoph Knoblauch, Corina Canova, Werner Bauer, Christoph Ganter 506 Der neue Fähigkeitsausweis POCUS
Courrier / Communications
509 Courrier au BMS
511 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
515 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)
HUBER
SOMMAIRE 496
Impressum
Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services
Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,
fax +41 (0)61 467 85 56,
[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:
Dr phil. II Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41
personne de contact, tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]
«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,
fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:
FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,
fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements,
Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.
ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi
© FMH
Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons
«Attribution – Pas d’utilisation com- merciale – Pas de modification 4.0 International», le droit, non limité dans le temps, de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public.
Le nom de l’auteur doit dans tous les
de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.
Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.
Production: Schwabe SA, Muttenz, www.schwabe.ch
Tribune
POINT DE VUE: Helena Hermann, Paul Hoff, Florian Hotzy, Lena Schneller, Anastasia Theodoridou, Matthias Jäger 524 Placement à des fins d’assistance en établissement psychiatrique
INTERVIEW DE GEORG STAUBLI: Matthias Scholer 527 Kleiner Aufwand, grosse Wirkung
Horizons
SOUS UN AUTRE ANGLE: Enrico Danieli 529 Das schwarze Schild
EXPOSITION: Erhard Taverna 530 Aufgetaucht
531 Prix et distinctions
Et encore…
Hildegard Elisabeth Keller 532 Questions de réflexion sur soi
Les connaissances linguistiques aux limites de l’absurde
En 1877, la politique était-elle plus clairvoyante qu’en 2018?
Christoph Hänggeli
Avocat, directeur de l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM)
Avec l’entrée en vigueur de la révision de la loi sur les professions médicales (LPMéd) au 1er janvier 2018, la Suisse a mis en place deux règles importantes pour la protection des patients: d’une part, tous les médecins doivent être enregistrés au registre officiel des profes
sions médicales (MedReg), et donc avoir fait vérifier leur diplôme avant de commencer leur activité pro
fessionnelle et, d’autre part, prouver les connais
sances linguistiques nécessaires à l’exercice de leur profession.1 Par conséquent, les médecins «présu
més», c’estàdire ceux qui pratiquent sans diplôme ou avec un diplôme falsifié, et mettent en danger les patients, appartiennent désormais au passé. Grâce au registre accessible à tous, les patients peuvent véri
fier en tout temps si les médecins qui les soignent dis
posent des diplômes requis.
Lors du recrutement de maind’œuvre étrangère, les hôpitaux n’ont plus à se prononcer sur la question déli
cate de l’équivalence des diplômes et peuvent se référer à l’inscription au registre officiel qui a valeur juridique.
La notion de «connaissances nécessaires dans une langue officielle du canton» exigées pour l’autorisation de pratique marque un autre progrès, et la fin des er
reurs de diagnostic ou des mauvaises décisions de trai
tement suite à un manque de compréhension de la langue.
Par conséquent, tout va bien. L’objectif est atteint? Oui et non. Une ombre obscurcit encore le tableau: dès l’en
trée en vigueur de la révision, quelques cantons ont fait preuve d’une compréhension inattendue des com
pétences linguistiques requises: le canton du Tessin, par exemple, n’a pas validé le poste d’un médecin zuri
chois, pourtant au bénéfice d’un diplôme fédéral de médecin, dans un hôpital tessinois au motif d’un manque de connaissances linguistiques, alors que ce
luici est marié à une Tessinoise et parle couramment l’italien. Depuis 1877, aussi bien la Constitution fédérale que la loi fédérale sur l’exercice des professions médi
cales garantissent aux titulaires d’un diplôme fédéral de médecin de pouvoir exercer librement leur profes
sion sur l’ensemble du territoire de la Confédération.
Un acquis et l’exemple convaincant de la clairvoyance
politique de l’avantdernier siècle! Depuis 2018, cette libre circulation ne devrait soudainement plus être possible? De facto, l’article 11c de l’ordonnance sur les professions médicales (OPMéd) ne définit que trois cri
tères pour l’inscription des connaissances linguis
tiques au registre: un diplôme de langue reconnu au nive a u international datant de six ans au maximum, un diplôme universitaire ou un titre de formation postgraduée obtenu dans la langue correspondante ou une expérience professionnelle de trois ans en tant que médecin dans la langue correspondante. Les connaissances linguistiques mentionnées dans le cer
tificat de maturité suisse ont manifestement été ou
bliées. Ce n’est certainement pas l’idée du législateur de vouloir qu’une Tessinoise, par exemple, qui a suivi ses études de médecine à Zurich après sa maturité ne puisse pas retourner dans son canton, le Tessin, pour accomplir sa formation postgraduée, faute de connais
sance de l’italien … Il serait tout aussi grotesque de déci
der qu’un médecin avec une maturité et des études ac
complies dans le canton de Berne ne puisse pas ouvrir un cabinet à Lausanne ou à Genève. Pour le moins, l’OFSP, en charge de la LPMéd, a déjà déclaré qu’il était prêt à réexaminer cette situation insatisfaisante. Un manque de clairvoyance patent serait de faire dispa
raître 140 ans plus tard, suite à un oubli dans l’ordon
nance , la libre circulation garantie depuis 1877 aux mé
decins au bénéfice d’un diplôme fédéral.
Référence 1 Hänggeli C, Kuhn H.
La LPMéd révisée entre en vigueur le 1er janvier 2018.
Bulletin des médecins suisses.
2017;98(51–52):1727–8.
Grâce au registre officiel, les patients peuvent vérifier en tout temps les diplômes des méde- cins qui les soignent.
Les détenteurs d’un diplôme fédéral de médecin doivent pouvoir continuer d’exercer dans toute la Suisse.
FMH Editorial 497
Entretien avec Pierre-François Regamey, directeur des systèmes d’information du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV)
«Les cyberattaques peuvent être extrêmement dommageables»
Entretien: Bruno Kesseli
Dr méd. et lic. phil., rédacteur en chef
La numérisation croissante du secteur de la santé augmente le risque de cyberattaques. Directeur des systèmes d’information du Centre hospitalier univer
sitaire vaudois (CHUV), PierreFrançois Regamey est presque quotidiennement confronté à des attaques venant d’Internet. L’entretien qui suit a été réalisé en octobre 2017 à l’occasion de l’exposé qu’il a donné sur le sujet à la Chambre médicale.
Vous avez parlé de cybercriminalité dans le secteur hospitalier. Quelle est la gravité du problème dans les hôpitaux suisses?
Il s’agit d’un problème sérieux à l’échelle mondiale, et donc en Suisse aussi. Dans le secteur hospitalier suisse, nous sommes toutefois privilégiés, car nous disposons de bonnes infrastructures techniques.
Si l’on compare notre situation à celle des hôpitaux de GrandeBretagne, par exemple, qui ont été para
lysés au printemps 2017 par une cyberattaque au rançongiciel «WannaCry», nous sommes mieux lotis.
Pourquoi cette attaque n’a pas frappé les hôpitaux suisses?
Les systèmes informatiques des hôpitaux britanniques touchés étaient obsolètes et présentaient des failles de sécurité. Pas assez d’argent n’avait été investi dans le renouvellement des systèmes, tout simplement. En Suisse, il y a eu jusqu’ici suffisamment de moyens à disposition pour mettre à jour les systèmes et ainsi singulièrement compliquer la tâche des malfaiteurs.
A quelle fréquence le CHUV, dont vous êtes respon- sable, est-il exposé à des attaques?
Les cyberattaques se jouent des frontières nationales.
Le CHUV est ainsi confronté tous les jours à des atta
ques visant, par exemple, à introduire des virus dans le
système. Pas plus tard qu’hier, une de nos collabora
trices a reçu un courriel avec une pièce jointe, qu’elle n’a heureusement pas ouverte. Cette pièce jointe conte
nait un virus extrêmement dangereux, qui nous aurait créé d’énormes problèmes. Nous subissons ce genre d’incident quasi quotidiennement.
Les hôpitaux sont-ils des cibles privilégiées pour les cybercriminels?
En Europe, pour le moment, les cybercriminels ne visent pas particulièrement les hôpitaux. Aux USA, c’est différent, parce qu’il y a beaucoup plus d’hôpitaux privés et que les hackers s’intéressent surtout à deux types de données personnelles: le numéro de sécurité sociale, qui joue un rôle central aux USA en tant qu’identificateur unique d’une personne dans maints domaines, et les numéros de cartes de crédit des
«clients de l’hôpital», c’estàdire des patients. Aux USA, les hôpitaux sont ainsi régulièrement victimes d’attaques visant à obtenir ces informations.
Pierre-François Regamey lors de son exposé à la Chambre médicale d’octobre 2017.
«Les cyberattaques se jouent des frontières nationales. Le CHUV est ainsi confronté tous les jours à des attaques visant, par exemple, à introduire des virus dans le système.»
FMH Inter view 498
En quoi réside la menace pour les hôpitaux européens?
Ici, je la vois surtout dans ce que l’on appelle les «at
taques collatérales». La cybercriminalité se distingue par ses structures mafieuses. Le but est d’extorquer le plus d’argent possible: une des attaques les plus cou
rantes est le cryptage des données, les victimes devant ensuite verser une «rançon» pour les récupérer. Ces attaques aux rançongiciels ne visent pas spécialement les hôpitaux. Mais leurs conséquences sont désas
treuses dans le secteur hospitalier, car des données hautement sensibles y sont enregistrées, et le traite
ment des patients peut être fortement compromis lorsque l’accès à ces informations est bloqué pendant un certain temps.
Il paraît qu’aujourd’hui il est plus facile d’empocher beaucoup d’argent en lançant des cyberattaques qu’en dévalisant une banque. Cela s’applique-t-il aussi au secteur hospitalier?
Oui et non. Il est vrai que par le passé beaucoup d’hô
pitaux n’étaient pas suffisamment protégés dans le do
maine informatique. D’énormes progrès ont cependant été réalisés ces dernières années. Aujourd’hui, les hôpi
taux me semblent plutôt bien armés contre les attaques, et ce particulièrement en Suisse. A cet égard, ils n’ont plus grand chose à envier aux banques ou aux assurances.
Est-ce qu’en Suisse des hôpitaux ont déjà été rançonnés?
J’ignore si cela est déjà arrivé en Europe. Ici, comme nous l’avons dit, les attaques aux rançongiciels ne sont pas spécialement dirigées contre les hôpitaux, contrairement à ce qui est le cas aux USA. Le risque est tout de même considérable, car si une cyberat
taque réussit, il faut ensuite des heures de travail jusqu’à ce que le système fonctionne de nouveau normalement. Par exemple, si vous devez réduire les activités des urgences ou que vous ne pouvez réali
ser aucune opération parce que vous n’avez pas accès aux données requises, c’est la catastrophe.
Comment se passe la récupération des données bloquées après un rançonnement?
Au CHUV, nous sommes bien préparés à ce type de cas, puisque nous faisons une copie de sauvegarde de nos données au moins une fois par heure. Il y a trois ans, nous avons subi une attaque et quelques fichiers admi
nistratifs ont été cryptés. Mais nous ne les avons pas perdus. Nous avons pu les récupérer grâce aux copies de sauvegarde dès que le virus a été extirpé du sys
tème. De leur côté, les données cliniques sensibles (dossier patient) sont stockées dans des bases de don
nées sécurisées et sont donc à l’abri des rançongiciels courants. Ces multiples niveaux de sécurité sont la clef de la protection contre ce type d’attaques.
Les hôpitaux ont-ils des points faibles spécifiques, profitables aux malfaiteurs?
Malheureusement, les hôpitaux sont très vulnérables, car ils sont très ouverts. Un hôpital est par essence bien plus ouvert qu’une banque ou qu’une caserne. Les banques peuvent établir des normes de sécurité très sévères sans grande difficulté, y compris au niveau de l’informatique. Dans les hôpitaux, cela n’est pas si simple, pour diverses raisons. Ainsi, il faut par exemple que les médecins puissent accéder très rapidement aux données des patients pour leur dispenser les meilleurs soins. Il en va d’ailleurs de même sur le plan physique.
Dans les banques privées de Genève, on doit franchir plusieurs sas de sécurité jusqu’à ce que l’on soit «à l’in
térieur», alors qu’à l’hôpital, on peut entrer presque partout avec une blouse blanche...
Comment les cybercriminels parviennent-ils à déjouer les systèmes de sécurité des hôpitaux?
La méthode la plus courante consiste à envoyer aux collaborateurs des courriels contenant des liens ou des pièces jointes. Il suffit alors d’un clic pour qu’un logiciel malveillant s’installe. Il existe encore d’autres moyens, par exemple une sorte de «scanner» d’Internet, qui recherche systématiquement les brèches permettant de pénétrer dans les systèmes protégés. Il est possible de s’en prémunir, mais c’est un peu comme dans un immense hôtel: si vous y parcourez les couloirs toute la journée en essayant chaque porte, vous finirez bien
par en trouver une qui est ouverte. Alors vous pourrez entrer et voler ce que vous voulez. Des milliers de ten
tatives de ce type ont lieu chaque jour.
«C’est un peu comme dans un immense hôtel:
si vous y parcourez les couloirs toute la journée en essayant chaque porte, vous finirez bien par en trouver une qui est ouverte.»
Portrait
Depuis 2006, Pierre-François Regamey est à la tête de la Direction des systèmes d’information du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), un service qui compte 170 personnes. Aupara- vant, il a été cadre dirigeant dans le département informatique d’une grande compagnie d’assurance ainsi que dans différentes entreprises de conseil en informatique suisses et internationales, pour le compte de clients issus des secteurs de la santé, de l’as- surance, des finances et de l’armée.
Pierre-François Regamey est ingénieur diplômé de l’EPFL et pos- sède une vaste expérience en matière de développement de lo- giciels et d’applications.
FMH Inter view 499
Peut-on garder toutes les portes fermées?
Nous nous y attelons, en tentant constamment de nous améliorer. Un des moyens que nous utilisons pour y parvenir est d’embaucher des «hackers éthiques». Il s’agit de spécialistes qui, à notre demande, essaient de s’introduire dans nos systèmes. Au début, il y a quinze ans, ils réussissaient plutôt bien à détecter des portes ouvertes. Depuis, nous avons verrouillé nos systèmes, mais nous continuons de réaliser ces tests régulière
ment, et avec profit, parce que de nouvelles menaces apparaissent quotidiennement, et parce que nos sys
tèmes évoluent continuellement, ce qui peut créer de nouvelles failles.
La sécurité informatique est surtout l’affaire de spécialistes comme vous. Dans quelle mesure les questions de sécurité concernent également les médecins qui travaillent à l’hôpital?
En fait, les questions techniques dont s’occupent les spécialistes ne sont qu’un aspect. La sensibilisation des collaborateurs s’avère primordiale, particulièrement en cas d’attaques de type ingénierie sociale. Cellesci consistent notamment à recueillir des données personnelles via les réseaux sociaux et à les utili
ser pour s’adresser à des personnes précises de manière crédible.
Comment cela se passe concrètement?
Si vous êtes médecin et que vous recevez un courriel qui vous semble digne de foi, parce qu’il contient des détails vous concernant, mais que le contexte vous paraît étrange, vous devriez entendre la sonnette d’alarme. Par exemple, il n’est pas normal qu’un chef
de clinique reçoive une facture de Swisscom à l’hôpi
tal – ce qui est réellement arrivé chez nous. Dans ce cas, il ne faut pas cliquer sur les liens ou les pièces jointes, même par curiosité. L’une des tâches des responsables informatiques est d’établir une culture d’entreprise en la matière.
Arrive-t-il souvent au CHUV que des collaborateurs causent des problèmes de sécurité, voire des dommages, par négligence?
Il n’est pas rare que des collaborateurs commettent des erreurs. Après tout, le CHUV compte 12 000 postes de travail informatisés. Le fait que les droits d’administra
teur soient octroyés avec une extrême parcimonie per
met cependant de limiter les dommages: si dans l’agi
tation quotidienne un médecin active d’un clic un logiciel malveillant, celuici ne peut pas s’installer sur le PC, car ce collaborateur ne dispose pas des droits d’administrateur. Le risque de subir des dommages est en revanche bien plus élevé à la maison, où nous détenons les droits d’administrateur sur notre propre PC.
Est-ce que les collaborateurs du CHUV doivent tous respecter les mêmes normes de sécurité?
Il y a bien quelques différences. Pour les chercheurs, il est capital de travailler en réseau, d’échanger avec des collègues du monde entier, voire d’essayer un nouveau logiciel fourni par un collègue de San Diego ou de Londres. Nous devons leur en donner les moyens – alors que cela n’est pas indispensable pour le personnel soignant, par exemple. C’est pourquoi le CHUV dispose de deux réseaux: le premier, extrêmement sécurisé, pour les données cliniques, et le second, plus ouvert, pour les données des chercheurs. Mais évidemment, cela a un coût.
A votre avis, faudrait-il prévoir une formation spéciale en cybercriminalité pour le personnel (médical)?
Absolument – c’est capital. Nous travaillons à l’établis
sement d’une nouvelle culture de sécurité. Depuis longtemps, nous sensibilisons nos nouveaux collabo
rateurs par diverses mesures. Au cours des prochains mois, nous les compléterons par des programmes spé
cifiques à destination de différents groupes de colla
borateurs, tels que le personnel infirmier ou le corps médical.
Sera-t-il possible un jour d’immuniser un hôpital contre les cyberattaques?
Dans le secteur hospitalier tout spécialement, il faudra toujours trouver un compromis entre les solutions techniques et les besoins opérationnels. Or cela n’est pas toujours facile de concilier un accès rapide aux données sensibles, indispensables pour les médecins, avec des normes de sécurité élevées. Mais en Suisse, nous sommes les spécialistes du compromis, et donc je suis sûr que nous y arriverons.
Crédits photo:
Portrait mis à disposition par P.F. Regamey.
Photo exposé Chambre médicale: Tobias Schmid/FMH.
«La sensibilisation des collaborateurs s’avère primordiale, particulièrement en cas d’attaques de type ingénierie sociale.»
«Dans le secteur hospitalier tout spécialement, il faudra toujours trouver un compromis entre les solutions techniques et les besoins opérationnels.»
bkesseli[at]emh.ch
FMH Inter view 500
Todesfälle / Décès / Decessi Pierre-Alain Schneider (1950), † 24.3.2018, Spécialiste en radiologie, 1255 Veyrier
Christine Müller-Plüss (1942), † 10.3.2018, Praktische Ärztin, 8200 Schaffhausen
Alfred Klingele (1929), † 27.3.2018,
Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe, 3904 Naters
Jean-Marc Lachat (1948), † 29.3.2018, Spécialiste en médecine interne générale, 1723 Marly
Praxiseröffnung /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
LU
Gerd Erik Ingo Baumgärtner,
Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Langensandstrasse 83, 6005 Luzern
Peter Schmidt,
Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Kirchplatz 3, 6244 Nebikon
TI
Cristina Giuliani-Poncini,
Specialista in pediatria, via Baraggie 38, 6612 Ascona
Rossana Helbling Garzoni,
Specialista in pediatria, via Baraggie 38, 6612 Ascona
ZH
Sandra Ohle,
Praktische Ärztin und Fachärztin für Allge- meine Innere Medizin, Zumiker Strasse 18, 8702 Zollikon
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder haben sich angemeldet:
Ulf Kessler, Facharzt für Chirurgie und Kinderchirurgie, FMH, Seilerstrasse 8, 3011 Bern
Urs Rogger, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, Seminarstrasse 22, 3006 Bern
Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einspra- chen.
Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz Zur Aufnahme in die Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz hat sich angemeldet:
Rainer Gruber, Facharzt für Ophthalmologie, FMH, seit 2011 Augenzentrum Höfe, Kantons- strasse 102, 8807 Freienbach
Einsprachen gegen diese Aufnahme richten Sie schriftlich innert 20 Tagen an
Dr. med. Uta Kliesch, Maria-Hilf-Strasse 9, 6430 Schwyz, oder per mail an uta.kliesch@
hin.ch
Ärztegesellschaft Thurgau
Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau hat sich gemeldet:
Frédéric Leforestier, Praktischer Arzt, FMH, Seedorfstrasse 21, 8597 Landschlacht
FMH Nouvelles du corps médical 501
Nouvelles du corps médical
19. Forumsanté in Bern
Zwischen Blindheit und Stereotypisierung
Daniel Lüthi
Freier Journalist und Fotograf, Medientrainer, Bern
«Frauen erobern das Gesundheitswesen – was hat man(n) zu erwarten?»: Dies der Titel einer Veranstaltung, an der kaum Überraschendes zum Thema zu erfahren war. Trotzdem lohnte es sich, den Referentinnen mit offenen Ohren zu begegnen – vieles, was sie sagten, gilt es immer und immer wieder zu betonen. Besonders ein- drücklich war das Aufeinandertreffen von zwei völlig verschiedenen Schweizer Ärztinnen.
Da war die 46-jährige, auch international erfolgreiche und etablierte Onkologieprofessorin Solange Peters aus Lausanne – und da war die 34-jährige Allgemein- medizinerin Gabriela Rohrer aus Flühli-Sörenberg, die dort eben eine eigene Hausarztpraxis eröffnet hat. Sie habe keine Statistiken zu bieten, sagte sie entschul- digend und gleichzeitig wohltuend zu Beginn, dann er- zählte sie ihre ganz persönliche, berührende Lebens- geschichte.
Ein authentisches Zeugnis
«Wenn sie wissen, wie es ist, mit beiden Füssen im Mist zu stehen, dann ist es einfach schwierig mit der Sterili- tät im Spital», setzte sie beispielsweise als Statement in den Saal. Oder: «Es hilft in der Chirurgie, wenn man schon mal kleine Ferkel kastriert hat.» Rohrer hatte in der Landwirtschaft und auf dem Bau gearbeitet, bevor sie Medizin studierte, und dieses Studium und das, Diskussionsrunde mit sieben Frauen (von rechts): Cornelia Meier, Carole Clair, Solange Peters, Esther Kraft, Gabriela Rohrer, Heidi Stensmyren und Marina Villa (Moderation)
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Forumsanté 503
was danach kam, liess ihre Beziehung zerbrechen und löste eine schwere Depression aus. In ihrer Doktor- arbeit setzte sie sich dann mit ihrer Rolle als Ärztin auseinander. Gelernt habe sie dies, hält Gabriela Roh- rer fest: «Ich orientiere meine Arbeit an meinen Kräf- ten – und nicht umgekehrt. Und: Ich vertrete meine Standpunkte.» Nötig seien aber nicht nur eigene Er- kenntnisse, sondern auch Hilfestellungen von aussen:
ein Mann, der auch mal zurückstecken könne, Vorbil- der, Förderer und Kraftquellen.
Bewusstsein ist wichtig
Vor einem ganz anderen Hintergrund und in einem ganz anderen, nämlich rasenden Tempo referierte Solange Peters, Onkologie-Professorin und Führungs- mitglied am CHUV in Lausanne sowie Präsidentin der
«European Society for Medical Oncology ESMO» mit rund 40 000 Mitgliedern. Wenn eine Frau in der Medi- zin Karriere machen wolle, müsse sie zuerst Mentoren identifizieren, dann Sponsoren und Fürsprecher, sagte sie. Peters beklagte den niederen Prozentsatz von Frauen in Führungsgremien und die grossen Unter- schiede bei den Salären, sie vermied persönliche Be- züge, zeigte zahlreiche Folien und Statistiken und fasste ihr Plädoyer mit dem Satz zusammen: «Ände- rungen sind politisch schwierig zu erreichen – aber die Betrachtungsweise kann sich ändern.» Dabei sei nicht das eigene Verhalten der Frauen entscheidend, son- dern die Art, wie sie behandelt würden.
Auch aus Lausanne kam die Lehr-und Forschungsbe- auftragte Carole Clair nach Bern. Das Konzept der Inklusion stamme aus den Sechzigerjahren, die Dis- kussion über eine gendergerechte Medizin sei also alles andere als neu, aber trotzdem müsse sie immer und immer wieder geführt werden, sagte auch sie. Es sei eine Diskussion, die sich zwischen Geschlechter- Blindheit und Geschlechter-Stereotypisierung bewege.
Eine Diskussion, bei der es vor allem um ein Bewusst- sein gehe. Und dieses müsse unter dem Stichwort
«Gender-Teaching» verstärkt in die Aus- und Weiterbil- dung getragen werden.
Starke Frauen …
Zwei Beiträge aus dem Ausland bereicherten die Tagung.
Heidi Stensmyren, Vorsitzende der Schwedischen Ärz- tekammer, machte ihre Präsenz zu ihrer unausgespro- chenen Hauptaussage: Schaut hin, auch in der Medizin können es Frauen bis ganz nach oben schaffen – und dabei gelassen bleiben und den Humor nicht verlieren.
«Stimmt», sagt die Anästhesistin im persönlichen Ge- spräch, «aber es brauchte Mut und ich musste mich immer wieder behaupten.» Nach ihrer Wahl 2014 habe sie dann gleich zwei Männer unter sich angestellt, einen Direktor und einen Sekretär. «Und ich merkte, Solange Peters
Gabriela Rohrer
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Forumsanté 504
… und schwache Momente
Das diesjährige, 19. Forumsanté war ein gut organisier- ter und gut besuchter Anlass. Nebst den erwähnten Frauen referierten dort auch Esther Kraft, Leiterin Ab- teilung Daten, Demographie und Qualität der FMH und Cornelia Meier, Projektleiterin Grundlagen und Qualität beim Krankenkassenverband santésuisse.
Und weil mit Marina Villa auch die Moderation in weiblicher Obhut war, ergab sich bei der grossen – allzu grossen – Diskussionsrunde ein schönes Bild: eine me- dizinische Tagung mit sieben Frauen auf der Bühne.
Zwei Elemente trübten die insgesamt positive Bilanz:
die mangelhafte Technik des Hotels Bellevue im ersten Teil, und der Schlusspunkt, den die Journalistin Mi- chèle Binswanger setzte. Ihr überlanger und verwor- rener Diskurs über den Eroberer Hernán Cortés, den Blutfluss in weiblichen Sexualorganen und eine rosa Pille hatte vor allem den Effekt, die Reihen schnell zu lichten.
Bildnachweis zVg/Matthias Käser
dass Männer etwas besser können als wir Frauen: dele- gieren.» In Schweden übrigens, so berichtete sie, sind die Lohnunterschiede gering, und Ärztinnen und Ärzte arbeiten dort 41,2 Stunden pro Woche.
Vera Regitz-Zagrosek, Professorin für Kardiologie an der Charité in Berlin und «Königin der Geschlechter- forschung in der Medizin», wie sie genannt wird, brachte als erste Referentin gleich eine andere Pers- pektive in diese Tagung: Sie sprach nämlich vor allem über gendergerechte Diagnosen und entsprechend adäquate medizinische Behandlungen. Dies sei eine Frage von Genen und Hormonen, also biologischen Unterschieden, aber auch von soziokulturellen Fakto- ren wie Rollen und Beziehungen.
So würden Frauen zum Teil ganz andere Schmerzen haben und diese auch anders wahrnehmen als Män- ner. Oder: So manifestiere sich zum Beispiel eine koro- nare Herzerkrankung bei den beiden Geschlechtern unterschiedlich. Auf solche Unterschiede sei, wenn Medikamente entwickelt werden, schon bei den Ver- suchstieren zu achten.
dl[at]dlkommunikation.ch
Vera Regitz-Zagrosek
Heidi Stensmyren
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Forumsanté 505
Point Of Care-Ultraschall
Der neue Fähigkeitsausweis POCUS
Christoph Knoblaucha, Corina Canovab, Werner Bauerc, Christoph Ganterd
a Präsident Weiterbildungskommission (WBK) POCUS; b Präsidentin SGUM; c Präsident SIWF; d Präsident ICAN und Vizepräsident WBK POCUS
Historie
Die Ultraschalltechnik wird seit bald 100 Jahren für me- dizinische Zwecke angewandt. Die ersten farbkodierten Darstellungen hielten in den 80er Jahren mit der Ver- fügbarkeit von leistungsstarken Rechnern Einzug.
1969 entstand die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für Ultraschall (SAGU) aus einer Gruppe begeisterter Ultra schaller. Die SGUM/SSUM (Schweizerische Ge- sellschaft für Ultraschall in der Medizin) besteht seit 1980 (hiess damals SGUMB/SSUMB: Schweizerische Gesellschaft für Ultraschall in der Medizin und Biolo- gie) und wurde von der SAGU an einer ersten konsti- tuierenden Sitzung in Zürich gegründet.
In der Schweiz hat sich die Schweizerische Gesellschaft für Ultraschall in der Medizin (SGUM) der Aus- und Weiterbildung verpflichtet (Abb. 1).
Ursprünglich galt als eisernes Prinzip, dass die ein- zelne Untersuchung nur durch klar definierte und hochqualifizierte Spezialisten durchgeführt werden konnte. Zudem musste die Untersuchung eine ganze anatomische Region, eine physiologische Einheit oder ein Organ umfassen. Es mussten alle in Frage kom- menden Pathologien überprüft werden, was lange Untersuchungszeiten mit sich brachte.
Die nicht invasive bildgebende Untersuchungsmethode hat sich seither in der Breite und auch in der Aufgaben- stellung verändert und ist heute als Bedside-Methode verfügbar. Spezifische Fragestellungen können durch die Point of care-Ultraschallmethode fokussierter und effizienter beantwortet werden. Dabei steht die Über- setzung klinischer Probleme in einfache, sono- graphische Ja/Nein-Fragestellungen im Vordergrund.
Entsprechend hat sich die Schaffung eines Fähigkeits- ausweises POCUS mit aktuell 14 definierten Kompo- nenten aufgedrängt. Er wird ab dem kommenden Jahr in der klinischen Praxis eingeführt (Tab. 1).
Fähigkeitsausweis POCUS und seine Komponenten
Der Fähigkeitsausweis (FA) POCUS ermöglicht gezielte Untersuchungen, die eine konkrete Fragestellung be- antworten können, und erlaubt eine ultraschallgesteu- erte Intervention mit grossen Vorteilen gegenüber dem konventionellen Vorgehen (schneller, sicherer und effizienter). 2013 wurde in der SGUM die Sektion ICAN (Intensiv medizin, Chirurgie, Anästhesie und Notfallmedizin) gegründet. Sie initiierte das Modell von fokussierten Komponenten mit dem Ziel, eine strukturierte Aus-, Weiter- und Fortbildung für diese Ultraschallgebiete aufzubauen. Bereits kurz vorher leisteten die Notfallmediziner erste Pionierarbeit mit dem Aufbau des Zertifikats Notfallsonographie.
Mit der Zeit ist durch eine intensive interdisziplinär ge-
erweiterter SGUM-Vorstand Mitgliederversammlung
SGUM-Vorstand
WFBK Modul Abdomen WFBK Modul Bewegungsapparat WFBK Modul Gefässe
4 Submodule WFBK Modul Gynäkologie
und Geburtshilfe WFBK Modul Halsorgane
WFBK Modul Pädiatrie WFBK Modul Mamma (Zusatzmodul)
Sektion Gastroenterologie Sektion Herz Sektion Physik / Technik
Sektion Radiologie Sektion Urologie Sektion Young Sonographers Weiter- und
Fortbildungskommission SGUM Fähigkeitsausweis Sonografie
Sektion ICAN Fähigkeitsausweis
Schwangerschaftssonografie Kommission Schwangerschaftssonografie Fähigkeitsausweis Hüftsonografie
Kommission Hüftsonografie
Sektion Allgemene Innere Medizin Sektion Bewegungsapparat
Sektion Gefässe Sektion Gynäkologie und Geburtshilfe
Sektion ORL Sektion Pädiatrie Sektion Mamma
Senat Ombudsstelle Geschäftsstelle Sekretariat Website/ DB Treuhandbüro Revisionsstelle 10 Personen
oberste Instanz
Vorstand + Sektonspräsidenten
SGUM- Vorstandsmitglied + Präsidenten der WFBK der
Module
Fähigkeitsausweis POCUS WFBK FA POCUS Vertreter der Komponenten und
zugehöriger FA - Module
Arbeitsgruppe Kontrastsonografie WFBK Zertifikat
Notfallsonografie Zertifikat Notfallsonografie
Organigramm SGUM
Stand: 2. März 2018 Arbeitsgruppe humanitäre Projekte
SGUM Organigramm
Die nicht invasive bildgebende Untersuchungs- methode hat sich in der Breite und auch in der Aufgabenstellung verändert.
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS SSUM 506
führte Diskussion die Erkenntnis gewachsen, dass ein gemeinsamer Fähigkeitsausweis POCUS den verschie- denen Anliegen unterschiedlicher Sektionen am meis- ten dienen wird. Erarbeitet wurde das Konzept eines komponentenartig aufgebauten Fähigkeitsausweises.
Dieser kann zukünftigen Entwicklungen flexibel Rech- nung tragen und ermöglicht den Einbezug sonogra- phierender Facharztgesellschaften.
Parallel dazu setzte sich in der Weiterbildungs- kommission der Schweizerischen Gesellschaft für All- gemeine Innere Medizin der Wunsch durch, die Ultra- schalltechnik fix in das E-Logbuch der Auszubildenden zu inte grieren. Gleichzeitig bestehen Bestrebungen der Uni versitäten, die Sonographie bereits im Studium als Lernziel einzusetzen.
Damit entstand in Zusammenarbeit mit dem SIWF der vorliegende Fähigkeitsausweis POCUS, im Wissen, dass damit eine Zwischenlösung erarbeitet wurde, bevor die Ultraschalltechnik zu einem späteren Zeitpunkt als fixer Ausbildungsbestandteil der Ärzteschaft Eingang in die Logbücher findet.
Um die administrativen Voraussetzungen zur Imple- mentierung des neuen Fähigkeitsausweises POCUS zu garantieren, hat die SGUM erstens eine separate Weiterbildungskommission POCUS ins Leben gerufen und zweitens die Geschäftsstelle umstrukturiert und professionalisiert. Neu ist mit Meister ConCept GmbH eine im Verbandsmanagement erfahrene Organisa- tion für die Belange der SGUM verantwortlich. Die di- rekte Ansprechperson für die SGUM ist Frau Fabienne Lüthi (sgum[at]sgum.ch). Die Abwicklung der Fähig- keitsausweise wird in Zukunft über eine eigens für die SGUM erstellte Datenbank elektronisch erfolgen.
Die Erarbeitung der Lernziele für die jeweiligen Kom- ponenten war sehr anspruchsvoll, zumal verschiedene Interessensvertreter einen gemeinsamen Weg finden mussten. Es gelang aber letztlich, sämtliche Fach- experten von der Notwendigkeit eines gemeinsamen Weges zu überzeugen und ins Boot zu holen. Die ak- tuelle Version stellt den gefundenen Kompromiss dar.
Notwendige Anpassungen wird uns der Alltag zeigen.
Wir werden diese konsequent interdisziplinär unter Einbezug der Facharztgesellschaften umsetzen.
So sind heute nebst den bereits mit der SGUM zusam- menarbeitenden Spezialitäten neue und wichtige Player wie die Kardiologen und die Pneumologen mitbeteiligt.
Der detaillierte Beschrieb des Fähigkeitsprogramms Point of Care-Ultraschall POCUS und die einzelnen Komponenten mit den Lernzielen können der Website der SGUM entnommen werden.
Zukunftsaussichten
Ab sofort wird die Weiterbildungskommission POCUS die offenen Fragestellungen wie Übergangsregelun- gen, die Bereinigung der Datenbank mit Alt- und Neu- mitgliedern und die verschiedenen Berechtigungen (Tutoren, Kursleiter) definieren. Gleichzeitig gilt es die bestehenden Kurse an die neuen Lernziele anzupassen und für den FA POCUS anzuerkennen. Hierfür sind wiederum die Komponentenvertreter zuständig. Spe- ziell in der Anfangsphase werden pragmatische Lösun- gen angestrebt. Wie POCUS in Zukunft organisatorisch in die SGUM eingeordnet wird, ist noch Gegenstand der Diskussion und wird später entschieden.
Selbstverständlich ist damit die Entwicklung im Bereich Ultraschalldiagnostik der Medizin nicht abgeschlossen.
Nicht nur die Schweizerische Gesellschaft für Allge- meine Innere Medizin (SGAIM) möchte die Ultraschall- ausbildung im Curriculum verankert sehen. Wie bereits erwähnt, sind es heute die Universitäten, welche die Me- thodik des Ultraschalls propagieren und verschiedene Kurse zum Kennenlernen der Anatomie von Gewebe und Organen ins Leben rufen. Hier lässt beispielsweise das Projekt des blended e-learning Grundkurs Abdo- mensonographie der Sektion Young Sonographers auf- horchen. Dieser Kurs birgt das Potential, die Grund- lagen der Ultraschalldiagnostik in modularer Form bereits während des Studiums allen zugänglich zu ma- chen, und wird zurzeit zusammen mit SGUM- Vertretern bearbeitet. Er könnte künftig stellvertretend für den theore tischen Teil des Grundkurses Abdomen gelten.
Bis wir so weit sind, wird allerdings noch Zeit vergehen.
Literatur
Osterwalder J. Das SGUM-Zertifikat Notfallsonographie. Schweiz Ärzte- zeitung. 2012;93(34):1210–1.
Korrespondenz:
Dr. med. Christoph Knoblauch Chefarzt Medizin Kantonsspital Nidwalden christoph.knoblauch[at]
ksnw.ch
Tabelle 1: Komponenten.
Basis-Notfall-Sonographie
Fokussierte Sonographie am Bewegungsapparat Fokussierte Sonographie arterielle Gefässe
Fokussierte Sonographie venöse Gefässe (inklusive endovenöse Therapie oberflächlicher Venen)
Gefässpunktionen
Interventionelle Schmerztherapie
IPS für Kinder ab 5. Lebenswoche (Grundlagen, Thorax, Abdomen, Gefässe) Neuro-Critical Care
Pädiatrie Praxis / Notfallstation / Ambulatorium Regionalanästhesie
Fokussierte Thoraxsonographie
Fokussierte transösophageale kardiale Sonographie (Erwachsene auf Intensivstation, im Operationssaal und in Notfallsituationen)
Fokussierte transthorakale kardiale Sonographie (Erwachsene auf Intensivstation, im Operationssaal und in Notfallsituationen)
Fokussierte transthorakale kardiale Sonographie (Kinder ab 5. Lebenswoche auf Intensivstation, im Operationssaal und in Notfallsituationen)
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS SSUM 508
Weiterbildungsprogramm Allgemeine Innere Medizin
Brief zu: Marty F. Ein Feedback aus der Praxis. Schweiz Ärzte
zeitung. 2018;99(11):353–5.
Sorg B. Fehlende Kompetenz am Bewegungsapparat. Schweiz Ärztezeitung. 2018;99(11):356.
Bassetti S, Héritier F. Wir brauchen ein möglichst flexibles Weiter
bildungsprogramm. Schweiz Ärztezeitung. 2018;99(11):357–9.
«Es entspricht (…) nicht der Realität, wenn man behauptet, dass das neue Weiterbildungspro
gramm (WBP) Allgemeine Innere Medizin (AIM) dem ambulanten Sektor Ärzte (ent
zieht)», schreiben Bassetti und Héritier (S. 357) angesichts der tabellarischen Darstellung bei Marti (S. 354), die genau das zeigt: Im ambu
lanten Sektor innert 5 Jahren + 2%, im statio
nären + 43%!
Geschätzte Kollegen, wenn es um diesen zent
ralen Punkt bei der Rekrutierung unseres pro
fessionellen Nachwuchses im erfolgskritischs
ten Bereich des ganzen Gesundheitssystems geht, wünschte ich mir eine saubere Argumen
tation, welche die vorgebrachten Fakten wür
digt. Es ist heute Mode, dass fast jede medizi
nische Spezialität Nachwuchsmangel beklagt.
Offensichtlich will sich niemand vorstellen, dass unser hochgelobtes Gesundheitswesen auch mit weniger Ärztinnen und Ärzten funk
tionieren könnte. Ich spare mir hier die Aufzäh
lung von alltäglichen Tätigkeiten, welche nicht wirklich ein akademisches Studium und eine mehrjährige Weiterbildung erfordern, um kor
rekt ausgeführt zu werden, an die sich aber Spe
zialisten wie Generalisten hierzulande so sehr gewöhnt haben (auch finanziell), dass es für eine Veränderung einer Revolution bedürfte.
Wenn die Medizin sich von stationär zu am
bulant und die zu behandelnden Störungen von akut zu chronisch entwickeln, ist nicht einzusehen, warum mit Hinweis auf eine «um
fassendere und komplexere Problematik» über ein «möglichst flexibles Weiterbildungspro
gramm» schwadroniert wird, statt den Vor
schlag von Marti zu analysieren und zu be
werten. Ihr 5PunkteProgramm nimmt in Punkt 2 den Gedanken spezifischer Karrie
retracks zwar auf, insgesamt bleibt es aber sehr stratosphärisch. Bemühen Sie sich bitte auf den Boden der Realität – Sie werden einen Mangel an Allgemeinpraktiker(inne)n in den Praxen nämlich nicht mit Spitalinternist(in
n) en kompensieren können. Für die 90% der Probleme, die wir tagtäglich in unseren Pra
xen abschliessend lösen, sind Spitäler zu teuer, zu komplex und zu gefährlich. Im Spital braucht es hervorragende Allgemeininternis
t(inn)en, denen wir aus der Praxis unsere
akutesten, schwierigsten und komplexesten Patien t(in n)en anvertrauen können – aber nicht >2000 gegenüber <5000 im ambulanten Bereich, und nicht beliebig viele Hierarchie
stufen. Was die Aus und Weiterbildung des Nachwuchses angeht, helfen wir in den Pra
xen gerne und vermehrt mit, während das obligatorische AJahr in einem hausärztlichen Karrieretrack gern zur «flexiblen» Disposi
tion gestellt werden kann. Das «Feedback aus der Praxis» von Marti ist zu wichtig, als dass es einfach so vom Tisch gewischt werden sollte. Die SGAIMExponenten mögen sich am parallel geführten Austausch zwischen Sorg und Heim über die (fehlende) Kompetenz am Bewegungsapparat ein Beispiel nehmen, wie ein lösungs und umsetzungsorientierter Dialog zu führen wäre.
Dr. med. Severin Lüscher, Hausarzt, Schöftland
Heute ist der Tag: 5. 4. 2018
Heute ist der Tag, an dem ich zum letzten Mal Arzt bin. Juhuioo! 40 Jahre lang war ich Arzt in dieser Stadt! Eine Last fällt von mir, ein Panzer, ein enges Korsett werde ich los!
Auch wenn ich schon alt, steif und zittrig bin, kann ich endlich wieder der Spinner sein, der ich immer sein wollte. Wow!
Heute bin ich frei und will fliegen, in die Wol
ken und das Licht des Frühlings! Seit 40 Jah
ren durfte ich im freisten Land der Welt auf eine Art Doktor sein, wie es nirgendwo sonst möglich gewesen wäre.
Jeden Tag sind mir Menschen in existentiel
len Situationen begegnet, jeden Tag! Was für ein Geschenk! Du schaust Deinem Gegenüber in die Augen und weisst, was es heisst zu le
ben, jeden Tag! Du schaust auf das pralle Le
ben und Du darfst das nur, weil Du Deiner Rolle als Arzt immer und jederzeit gerecht wirst!
Bevor ich Arzt war, war ich ein wildes gehetz
tes Tier. Ich wurde Arzt, um auf dem Boden der Wirklichkeit anzukommen. Ich schnitt mir die verfilzten langen Kraushaare, ich wusch mich täglich, putzte die Zähne und die Fingernägel, ich zog meine stinkenden Gum
mistiefel und Hippieklamotten aus, ich stellte den Wecker, mässigte so weit möglich meine Sprache, ich war immer sofort wach und wenn es ging freundlich, nie bekifft, verliebt, betrunken, abwesend, unerreichbar, nein, auch beim Feiern oder Knutschen konnte je
der Blödmann oder Frau mich anrufen und gewiss sein, dass ich innert zumindest weni
ger Sekunden da war, wenn nötig total und so
gar physisch. Auch im zugedröhntesten Zu
stand kannst Du als Arzt nie aufhören zu denken! Du weisst immer alles, nicht wahr!
Oh ja, ich habe meine ärztliche Arbeit nicht zuletzt dort gemacht, wo sie schmutzig und sogar gefährlich werden konnte. Ich wollte auch dort immer die bestmögliche Arbeit tun.
Ich wollte alles wissen, was nötig war. Immer alles wissen, was nur schon nötig sein könnte, ist eine so unglaubliche Quelle von Stress!
Juu huii! Ich muss nichts mehr wissen! Nichts mehr nötigenfalls oder nur schon aus Ge
wohnheit besser wissen!
Ich bin nicht mehr Arzt! Fragt die Jungen, die sind unglaublich gut! Besser als wir je waren.
Im Ernst!
Ja, Arzt sein ist ein erfüllendes Powergame!
Nicht abstürzen zu dürfen: Toll! Es wird Dich nie mehr loslassen, denn es war immer das re
ale Leben und das reale Sterben und andere Verderben. Du warst Arzt, aha? Nein, haha! Ich bewundere Euch, liebe Kolleginnen und Kol
legen, und bin Euch dankbar. Da bleibt mir als NichtArzt auch nichts anderes mehr übrig!
Doch, ganz im Ernst, ich wünsche Euch allen, allen viel Glück! Und danke allen!
Dr. med. André Seidenberg, Zürich
Welche Verantwortung für welche unsere Freiheit?
Brief zu: Maassen MM. Globalbudget ante portas – die Schweiz blockiert sich selbst.
Schweiz Ärztezeitung. 2018;99(12):399–402.
Der Artikel verwirrt. «Wir haben eine Verant
wortung für unsere Freiheit», so endet er und lässt den Leser ins Leere fallen. Was heisst das nun konkret? Welche Freiheit ist da ge
meint? «Einheit ist gefordert», steht im Arti
kel. Einheit mit wem? Und «… gemeinsamen Tarif vorlegen …». Gemeinsam mit wem?
Leider finden sich im ganzen Artikel keine konstruktiven Hinweise, wie mit den stets
COURRIER [email protected] 509
Courrier au BMS
Lettres de lecteurs
Envoyez vos lettres de lecteur de manière simple et rapide. Sur notre site Internet, vous trouverez un ou- til spécifique pour le faire. Votre lettre de lecteur pourra ainsi être traitée et publiée rapidement. Vous trouverez toutes les informations sous:
www.bullmed.ch/publier/remettre- un-courrier-des-lecteurs-remettre/
steigenden Gesundheitskosten umzugehen ist. Das Gesundheitswesen ist infolge der Soli
darität der Gesunden mit den Kranken kein üblicher Markt, wo sich Angebot und Nach
frage selber regeln. Und wer krank ist, hat oft keine Kraft, verschiedene Angebote zu ver
gleichen. Also braucht es Regulatoren! Wer übernimmt diese Funktion? Politik? Versiche
rer? Ökonomen? Versicherte? Patienten? In
vestoren? Die Ärzteschaft wird dabei kaum er
wähnt. Warum wohl? Eine der wesentlichsten, vertrauensbildenden Fragen kann oft nur durch Ärztinnen und Ärzte beantwortet wer
den: «Welche Massnahmen im Gesundheits
wesen dürfen wir alle mit ruhigem Gewissen weglassen, ohne uns gesundheitlich zu scha
den?» Mit der Ablehnung der ManagedCare
Vorlage im Juni 2012 hat sich die Ärzteschaft selber aus dieser Rolle zurückgezogen. Die Frage wird bis heute nur ansatzweise gestellt, und die (wenigen) Antworten sind kaum kommuniziert. (Immerhin ist «smarter me
dicine» ein zaghafter Hoffnungsschimmer.) Was Wunder also, wenn die nichtärztlichen Beteiligten im Gesundheitswesen Ersatz lö
sungen aus ihrer Optik vorschlagen! Die Ärzte
schaft hat angesichts der immensen Ent
wicklungen im Gesundheitswesen neben der fachlichen zunehmend auch eine ökonomi
sche MitVerantwortung. Wenn wir Ärztinnen und Ärzte uns dieser Zusammenarbeit ver
schliessen, dürfen wir uns nicht wundern, wenn eins zu eins umgesetzte Globalbudgets gefordert werden trotz der bekannten Neben
L’art médical s’apprend sur le terrain
Lettre concernant : Stalder H. Back to Bedside ! Bull Méd Suisses. 2018 ;99(1314) :456.
Génial! Le professeur Hans Stalder a osé dire, preuves à l’appui, ce que beaucoup de pra
ticiens pensent depuis longtemps. En subtil clinicien et en excellent enseignant (un pro
fesseur devrait d’abord être un enseignant de terrain avant d’être un chercheur et un publi
cateur!), il a mis le doigt sur le fond du pro
blème. La médecine est un art et il s’apprend au contact des patients. Tout le monde peut lire les livres, mais la médecine s’apprend sur le terrain. C’est au contact des malades que l’on acquiert les gestes, que l’on apprend à repé rer les petits indices (dans l’anamnèse, pendant l’examen clinique) qui, mis bout à bout, donnent le diagnostic. Et quelle satis faction d‘avoir reconnu une pathologie rare ou fré
quente, mais sur la base de la clinique seule.
Ceci est naturellement valable pour la méde
cine générale, comme dans les spé cialités.
Les technocrates ont réussi à imposer des normes, des protocoles, des modules pour formater toute l’activité et la pensée, comme
si notre art pouvait être réduit à des orga
nigrammes rigides, avec, pour conséquence, une diminution du temps consacré aux patients. Cette emprise, par ailleurs consom
matrice de temps, d’énergie et d’argent, finit par nuire gravement au développement de la pensée médicale qui concerne des personnes uniques dans leur histoire et dans leur maladie.
Un médecin bien formé à la clinique est un médecin efficace et bon marché. Si l’on veut lutter efficacement contre la hausse des coûts, il faut s’engager dans la formation des jeunes, c’est le meilleur investissement qu’une société puisse faire, bien avant les infras truc
tures coûteuses et si vite obsolètes.
Les programmes de formation sont impor
tants, mais il faut ensuite se donner les moyens de les appliquer. Il ne faut pas perdre de vue que la plupart des médecins formés vont s’installer et vont devoir être, à journée faite, au contact des patients. Ils vont faire à 100% ce qu’ils ont fait à moins de 25% durant leur formation. Oui, tout le système doit être repensé, avec des coaching organisés par les plus expérimentés, dans des espaces de temps qui doivent être prioritaires sur les autres et incompressibles.
Une fois de plus un grand merci au Professeur Stalder d’avoir montré les défauts du système d’enseignement actuel et d’avoir rappelé que l’art médical s’apprend sur le terrain.
Jean-Pierre Grillet, Genève wirkung der Unterversorgung. Ist das eine Ant
wort zur eingangs gestellten Frage: «Welche Verantwortung für welche unsere Freiheit?»?
Dr. med. Jörg Fritschi, Obernau
COURRIER [email protected] 510
Sujet d’actualité en ligne
www.bullmed.ch/fr/tour-dhorizon
Interview de Franz Immer, directeur de Swisstransplant
«Un registre est source de clarté et de sécurité»
Pourquoi il est désormais temps, en Suisse aussi, de réfléchir à l’intro- duction du consentement présumé au sujet des dons d’organes.
Explosion des coûts? Non, progrès formidables!
La hausse des dépenses de santé est corrélée à d’énormes progrès.
Examens de spécialiste
Examen en vue de l’obtention de la formation approfondie en ophtalmochir- urgie à adjoindre au titre de spécialiste en ophtalmologie
Lieu: Samedi, le 3 novembre 2018
Date: Berne, Inselspital, Wirtschaftgebäude Eingang 35, Salle Paradiso et Mondo Délai d’inscription: 24 août 2018
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ Domaines spécialisés → Titres de spécia- liste et formations approfondies (formation postgraduée) → ophtalmologie
Swiss Society for Infectious Diseases (SSI) / Swiss Academic Foundation for Education in Infectious Diseases (SAFE-ID)
The Swiss Society for Infectious Diseases (SSI) Awards 2018
The Swiss Society for Infectious Diseases (SSI) and the Swiss Academic Foundation for Education in Infectious Diseases (SAFE-ID) will award 3 prizes, each for outstanding scientific achievements in basic research and in clinical research in infectious diseases respectively.
The first prize will be awarded with 8000, the second prize with 5000 and the third prize with 2000 Swiss francs in each category. The winner of the 1st prize in each category will have the opportunity to present the work during the 2018 annual meeting of the society.
Eligibility: Authors of an outstanding scientific publication in basic or clinical research in infectious diseases. A significant part of the work must have been performed in Switzerland. The paper (or group of related papers) must have been either published or accepted for publication by an internation- ally renowned peer-reviewed journal between July 4th 2017 and August 1st 2018.
Conditions: Applications must be accompa- nied by a cover letter including the name and e-mail address of the applicant who will present the work, the prize category applied for and a statement that all authors agree with the application. If the paper is accepted but not yet published, please attach the letter of acceptance. The applicant must be an
active member of the Swiss Society for Infectious Diseases (SSI). A prize committee designated by the committee of the SSI performs the evaluation. Decisions made by the committee are definitive and not subject to appeals. The award is intended to support a research project of the awardee. The awards will be given to the winners in person at the 2018 annual conference of the Swiss Society for Infectious Diseases that will be held from 13th to 4th September 2018 at the Congress Centre Kursaal in Interlaken. The winner of the first prize in each category is expected to give a short presentation of the work during the award ceremony. The awards will be publicized in the Swiss medical press and on the websites of the SSI and the SAFE-ID.
Deadline for applications: August 1st 2018.
Please submit the documents by e-mail to the president of the prize committee:
Prof. Dr. med. Stephen Leib, Universität Bern, Institut für Infektionskrankheiten,
Friedbühlstrasse 51, 3001 Bern, Switzerland, E-Mail: stephen.leib[at]ifik.unibe.ch.
SSMIG
SSMIG Teaching Award 2018
Dans le cadre de son projet de promotion de la relève, la SSMIG reconnaît l’importance d’un enseignement de qualité pendant les études et la formation postgraduée en médecine interne générale et aimerait par conséquent annoncer de nouveau le SSMIG Teaching Award décerné chaque année.
Il sera doté d’un prix de CHF 5000.
Qui peut être nommé?
Les candidats sont des enseignants de qualité qui présentent un Track-Record conséquent et réussi dans le domaine de la «medical education» en médecine interne générale, y compris les cours, l’enseignement en groupe clinique, le mentorat, la création de cursus ainsi que l’élaboration et l’implémen- tation de méthodes d’enseignement innovantes ou d’évaluations. Les candidats doivent être membres de la SSMIG.
Comment se déroule la procédure de nomination?
Les candidats au SSMIG Teaching Award peuvent être nommés par un ou plusieurs collègues («pairs») dans une lettre de recommandation d’une page. Les autonomi- nations ne sont pas possibles. La lettre de recommandation d’une page doit présenter les
charges d’enseignement des candidats dans le cadre des études et de la formation postgraduée, des activités de mentorat, ainsi que les éventuelles contributions à la recherche et au développement dans le domaine de l’enseignement / la formation postgraduée et expliquer pourquoi le candidat est susceptible de recevoir un tel prix. Un CV actualisé du candidat doit obligatoirement être joint. D’éventuelles évaluations de l’enseignement par des étudiants en forma- tion prégraduée ou postgraduée peuvent également être jointes à titre facultatif.
Comment se déroule la procédure de sélection?
Les propositions remises sont sélectionnées par un comité d’attribution du prix de la SSMIG composé de quatre membres. Il s’agit d’enseignants cliniques reconnus dans le domaine de la médecine interne générale hospitalière et ambulatoire. Les critères d’évaluation incluent la preuve d’une contribution significative dans le domaine de la «medical education», y compris l’enseigne- ment, le mentorat et/ou la recherche et le développement.
Quand le prix sera-t-il remis?
La remise des prix se tiendra à l’occasion du congrès d’automne de la SSMIG (vendredi 21 septembre 2018) à Montreux.
Délais
La lettre de nomination et le CV du candidat doivent être remis d’ici le 30 juin 2018 à bernadette.haefliger[at]sgaim.ch.
Hilfskasse für Schweizer Ärzte Eingegangene Spenden vom 1. 1. 2018 bis 31. 3. 2018
Vom 1. Januar bis 31. März 2018 sind
143 Spenden im Gesamtbetrag von 39 545 CHF eingegangen.
Der Stiftungsrat der Hilfskasse für Schweizer Ärzte freut sich sehr, diese Gaben bekannt- geben zu dürfen und dankt allen Spendern recht herzlich.
Damit die Spenden in voller Höhe den Des ti- natären zukommen, haben wir uns ent- schlos sen, für Spenden unter 500 CHF auf den Versand von persönlichen Dankschrei- ben zu verzichten. Wir hoffen sehr, dass diese Massnahme bei allen Spendern auf Ver ständnis stösst.
Für die Hilfskasse für Schweizer Ärzte Der Kassier des Stiftungsrates
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