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Submitted on 1 Jan 1900
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Sur la cicatrisation des cristaux et l’influence du milieu sur leur formation
Ch. Maurain
To cite this version:
Ch. Maurain. Sur la cicatrisation des cristaux et l’influence du milieu sur leur formation. J. Phys.
Theor. Appl., 1900, 9 (1), pp.208-212. �10.1051/jphystap:019000090020801�. �jpa-00240438�
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A l’exemple de M. Ne2,nsi, nous ne pousserons le calcul plus loin qu’en supposant la dissociation complète, Alors, comme nous l’avons
vu plus haut (formule 9) :
et définitivemeni :
~° Chaîne de co~zc =~ztration de dezcxiéme espèce.
-J’appelle ainsi
une chaîne conforme au schéma suivant :
où je désigne par D deux électrodes constituées de la même manière par un conducteur entouré d’un dépolarisant solide, capable de
fournir aux cations ce qu’il leur faut pour reconstituer des molécules
(par exemple, le sel dissous étant un chlorure, le dépolarisant sera
un chlorure insol~~ble) . Des raisonnements calqués sur ceux du cas précédent conduisent à la l’ormule :
SUR LA CICATRISATION DES CRISTAUX ET L’INFLUENCE DU MILIEU SUR LEUR FORMATION ;
Par M. CH. MAURAIN.
1. Ci(-atrisation.
-On sait que, si on modifie d’une manière quel-
conque la forme d’un cristal obtenu régulier dans des conditions déterminées d’accroissement, et qu’on le replace dans ces mêmes conditions, l’accroissement se fait d’abord de manière que la modifi- cation disparaisse, et se continue alors régulièrement. Les circons- tances qui accompagnent ce phénomène sont très variées et non
encore soumises à des lois; j’ai fait à ce sujet un grand nombre d’expériences, dont j’indiquerai seulement celles qui peuvent offrir
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019000090020801
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quelque intérêt en précisant ces circonstances ou en infirmant quelque hypothèse (1). --
De ce qu’une cassure irrégulière se cicatrise vite, certains auteurs
ont conclu que la rugosité de la surface était pour quelque chose
dans le phénomène ; cette hypothèse est inconciliable avec le fait suivant, bien connu : en modifiant la composition du bain nourris- sant, on peut donner aux cristaux des faces qui ne se produisent
pas dans le bain ordinaire; par exemple, aux aluns octaédriques on peut donner des faces cubiques ; or ces faces, naturelles et bien
polies, disparaissent si on plonge le cristal dans le bain ordinaire,
comme cela a lieu pour les cassures irrégulières. Les expériences
suivantes conduisent au même résultat, mais en ajoutant quelqu
chose : des cristaux d’alun de chrome sont nourris pendant un cer-
tain temps à moitié plongés seulement ; la partie plongée seule se développe, et reste composée des faces ordinaires, parallèles à celles
de la partie non plongée (Voir remarque 2) ; si le cristal ainsi modifié est replongé tout entier dans le bain nourrissants, la partie restée petite se développe beaucoup plus vite que l’autre; en quelque s
heures, elle est devenue aussi grosse que celle-ci, qui s’est très peu
.,
accrue, et on a de nouveau un cristal régulier ; or la croissance
rapide ou cicatrisation s’est faite sur des faces naturelles et polie s , qui, de plus, sont des faces ordinaires du cristal dans les conditions de l’expérience.
’On peut encore opérer ainsi: Un cristal d’alun assez régulier, mais
.
plat dans une certaine direction, est mis dans un bain nourrissant
ordinaire ; on mesure de temps en temps la distance des couples de
faces parallèles ; on constate que l’accroissement est plus rapide perpendiculairement aux faces les plus rapprochées, que perpendi-
culairement aux autres: c’est une sorte de cicatrisation sur les faces
ordinaires, qui fait tendre le cristal vers sa forme régulière.
Je n’ai jan1ais observé qu’une modification artificielle sur un élé-
ment d’un cristal ait une influence sur la forme que prend, pendant
l’accroissement consécutif, l’élément symétrique (observation que Lavalle dit avoir faite) ; il est vrai que j’ai obtenu le résultat suivant :
un cristal octaédrique d’alun, bien régulier, est placé dans un bai 11 nourrissant, de manière qu’il repose sur le f’ond du vase par unz cla
(1) On pourra trouver l’historique de la question dans : 0. LEH~rmv, IIIoLPJeucL ~ r
Playsih. W. Engelmann, Leipzig.
210
ses faces ; on mesure de temps en temps la distance des couples de
faces parallèles; raccroissen1ent,. perpendiculairement aux faces parallèles au fond, est plus lent que perpendiculairement aux autres faces, et même plus de deux fois plus lent, c’est-à-dire que le dépôt
sur la seule face parallèle au fond qui soit libre est plus lent que sur les autres faces; mais cela provient sans doute des conditions parti-
culières où se trouve placée cette face horizontale, et non pas de ce fait qu’elle est parallèle à une face sur laquelle on empêche artificiel- lement le dépôt.
.
Je vais résumer ce que mes expériences semblent présenter de général, sans avoir aucunement la prétention de formuler une loi :
une modification artificielle ayant été apportée à la forme de la sur-
face d’un cristal, lorsqu’on le remet dans le bain nourrissant, un travail actif s’accomplit sur la partie modifiée ; si elle était brute, elle se recouvre d’abord rapidement de facettes qui ne font pas toutes
partie, en général, de la fc rme ordinaire aux conditions où on opère,
et qui paraissent telles qu’il se reforme d’abord, sur la partie modi- fiée, une surface convexe entièrement composée de facettes, compa- tibles avec la symétrie du cristal, avec le moindre dépôt possible de
matière. Puis la cicatrisation continue, il semble moins rapidement,
en éliminant progressivement, parmi les facettes formées celles qui
ne font pas partie de la forme ordinaire. La forme qui comprenait
toutes ces facettes parait donc encore instable, mais moins que la
forme primitive non entièrement limitée par des facettes naturelles.
Ce qui précède s’appuie sur le mode de cicatrisation de cristaux - d’alun tronqués sur les arêtes ou les sommets de différentes façons;
si on crée à la lime une face qui peut devenir naturelle, par exemple
,