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HAL Id: jpa-00242108

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242108

Submitted on 1 Jan 1904

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Ch.-Ed. Guillaume

To cite this version:

Ch.-Ed. Guillaume. Les Radiations. Radium (Paris), 1904, 1 (11), pp.140-143. �10.1051/ra-

dium:01904001011014001�. �jpa-00242108�

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Des deux procédés qui viennent d’être indiqués. je préfère, pour llla part. de beaucoup le dernier et je réserve l’usage des tubes de cristal pour le traitement

des lésoins situées à l’intérieur des cavités naturelles.

*

En résumé, les malades n’ont rien à craindre des

rayons de Rontgen ni des rayons du radium s’ils se

confient à un médecin expérimenté . Seul ce dernier s’expose à être blessé par l’arme à deux tranchants

dont il rait iiii trop fréquent usage, 11lais il possède

pour sa défense des moyens efficace de protection.

Dr A. BÉCLÈRE,

Médecin de l’hôpital Saint-Antoine.

Les Radiations

n

L’énergétique des radiations d’origine moléculaire.

Tout problème de mouvement comprend un élément cinématique Ct un élément énergétique. Pour les ra- diations, le premier trouve son entier développement

dans l’ 0153uvrc prodigieuse de Fresnel, tandis que le second est a peine effleuré. L’éclat, dans les phéao-

mènes de diffraction, est, il est vrai, calculé avec prë-

cision en 111aint endroit; mais, pour l’immortel auteur de la théorie élastique de la lumière, cette détermina-

tion n’avait pas le sens que nous attribuons aujour-

d’hui à l’énergie d’une radiation. La notion de cette

énergie ne s’est développée que lentemen1 par les 111C-

sures de Melloni, de Biot, par celles de Delà Provostave

et Desains. enfin, une ébauche des lois naturelles du

rayonnement, dans le cas d’un corps visiblement noir,

a été donnée dans une courte note de Ed. Desains et P. Curie, en attendant que lI. S.-P. Langlev vînt

les préciser davantage.

Chaleur et Rayonnement. Dissipoiis d’abord

un malentendu qui domine la notion du rayonnement

pendant une bonne partie du dix-neuvième siècle,

est qu’une négligence fréquente du langage perpétue,

sinon dans l’intelligence des faits, du moins dans la forme sous laquelle on les présente.

On parle souvent de chaleur rayonnante comme

d’une forme particulière de la chaleul’, et l’on a cou-

tnn1e, dans les ouvrages élémentaires, de ranger cette forme de l’énergie dans le chapitre consacré à la pro-

pagation de la chaleur sous ses drivers aspects. Ben

n’est plus artificiel ; tant que la radiation se propage, elle n’est pas plus de la chaleur qu’elle n’est un agent chimique ; elle est l’un ou l’autre ou tous les deux à

la fois quand elle est absorbée par un corps ;

Inais, jusque-là, elle n’est ni l’un ni l’autre; elle

est la radiation ou l’énergie rayonnante, C’est -à-dire

une forme particulière de l’énergie, susceptible de se

transformer spontanénent dans des éclats plus dégra- dés, ou de remonter à des formes plus élevées si cette ascension d’une portion de l’ensenlhle est rachetée par

une dégradation du reste.

Or les actions chimiques de l’énergie rayonnante

sans élévation de la température sont fréquentes; la

vision elle-même n’est, pour une bonne part, qu’un

cas spécial de l’action chimique. Les mille actions du rayonnement sur les corps, les oxyda 1 ions qu’il

favorise, les réductions qu’il produit ailleurs, l’iolli-

sation qui est la séparation des complexes matériels

les plus petits, sont les résultats de l’action protêt-

forme des radiations sur la constitution de la molé- cule sounlise à ses effets. C’est seulement lorsque le

corps frappé par la radiation l’absorbe en entier sans

subir aucune transformation chimique ou aLltrC qu’elle

s est dégradée en chaleur ; si ce phénomène était cons-

tant, si toute radiation absorbée se retrouvait sous

forme de chaleur et sous aucune autre forme, on pour- rait parler dl’ chaleur rayonnante sans commettre plus qu’une incorrection philosophique. llais il n’en est point ainsi et l’erreur que l’on commct en par- lant de chaleur rayonnante est élémentaire.

Le corps idéalement noir et les corps réels.

-

Tandis quc des recherches expérimentales sur un grand nombre de cas particuliers montraient 1 extrême

complexité des phénomènes du rayonnement, quel-

ques notions d’une grande généralité et d’une idéale

simplicitu étaient acquises par les physiciens.

Les considérations de Prévost, sur l’équilibre mo-

bile de température, contrnaient le germe fécond des théories qui furent ultérieurement élaborées mais elles devançaient trop leur temps pour être sainement

conlprises, On doit au génie de Poisson d’avoir fondé L1 théorie énergétique du rayonnement, précisée et singulièrement développée dans le mémoire que Kirch- hoff’ consacra, en 1861, u cette question fondamentale pour la philosophie naturelle. Dès lors, les bases d’une théorie complète du rayonnement sont solidement

posées : assurément, les ingénieuses déductions de

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01904001011014001

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Clausius étendent encore celle théorie: des formules

disséquant les phénomènes dans leurs derniers détails viennent enrichir considérablement notre connaissance de la question, mais c’est toujours au mémoire de Kir- chholi, qu’il faut se reporter pour connaitre les prin- cipes qui régissent le phénomène pris dans son en-

semble.

si les lois du rayonnement semblaient d’une inex- tricable complexité, c’est qu’on les avait toujours

cherchées dans le faisceau émis par des corps réels,

doués de propriétés individuelles, liées aux plus my s- térieuses conditions de leur structure; c’est que, si même les solides incandescents émettent un spectre

continu au lieu du spectre de raies des gaz, la per- sonnalité de la molécule ou de l’atome ne s’est pas fondue entièrement dans l’ensemble, et l’on peut dis- tinguer encore le plus souvent, dans cette continuité,

un simple élargissement des raies, dont les bords

viennent se superposer, de manière à empêcher la

courbe générale d’émission de descendre cn aucun

point rigoureusement u zéro. Parfois même, le spectre présente une continuité et une régularité qui font

croire a des lois très simples, Cependant, l’élnission dans certaines régions du spectre d’un corps déter- nlillé est parfois très faible: si tel est le cas, cc corps

est ou rétléchissant ou transparent dans la région que l’on envisage; et, comme chaque substance possède,

a ce point de vue, des propriétés particulières, les

lois du rayonnement sont aussi nombreuses que celui des substances existant sur la terre.

En présence de cette intime complexité, la simpli-

cité des principes posés par Kirchhoff, et qui gui-

dèrent la recherche expérimentale, est frappante.

Considérons un corps idéal susceptible d’absorber

la totalité des radiations clui le frappent, quelles que soient leurs longueurs d’onde ; par analogie avec la propriété d’un corps absorbant toute lumière visible,

nous lc nommerons un corps noir. Plaçons-le dans

une enceinte isotherme et fermée à tout rayonnement.

Il prendra la température de l’enceinte, et, à partir

de ce moment, l’équilibre subsistera entre les radia- tions qu’il absorbe et celles qu’il renvoie. Pour toute

radiation, son pouvoir émissif est donc égal a son pouvoir absorbant; et, comme cc dernier possède,

pour toute radiation, la valeur maxima possible. son pouvoir émissif sera aussi maximum. Un donne, arbi- trairement a Cl’ maximum commun du pouvoir émis-

sif et du pouvoir absorbant, la valeur 1: mais cette

propriété peut aussi être exprimée par uii chiftrc non

arbitraire dont nous trouverons phis loin la valeur en

fonction des unités usuelles.

Nous n’avons rien supposé sur les propriétés de

l’enceinte ; mais nous savons que, quelles qu’elles soient, lorsque l’équilibre therlnlqlle est établi. il

subsiste indéfiniment : chaque élément de l’enceinte émet donc une puissance égal(, ii t’Ullt’ quelte absorbe:

il possède un pouvoir emissit doni la valeur est pour

chaque radiation, klne fraction due celle du corps noir, et un pouvoir absorbant exprime par la même fraction. Le complément de la puissance

absorbée ou émmise est réfléchi , de telle sorte que la

puissance totale issue d’un élément de surface est

toujours égale a ce qu’elle serait si le corpb était noir.

Le rayonnement a l’inférieur d’une enceinte iso- therllle est donc toujours celui qui serait issu d’un corps idéalement noir. On a proposé de lui donner le

nom de « rayonnement noir » schwarze Strahlung).

Le mot est séduisant, cependant je ne l’adopterai pas dans ce qui suit: car, si la notion vulgaire du noir, empruntée aux observations dans la partie lumineuse

du spectre, suppose une extension toute naturelle au

spectre entier, il peut paraître exagère de parler en-

core de rayonnement noir lorsqu’il s’agit d’un corps

poussé a une vive incandescence: un arrive même à

un véritable contre-sens lorsque, voulant discuter la

qualité du rayonnement émané du soleil on en vient

a assimiler sa lumière a un rayonnement noir, tandis qu’elle donne la définition généralement acceptée du

blanc. Je ne prétendrais pas que le nom de rayonne- 111ent noir soit illogique dans ce cas; mais, comme le

noir et le blanc entrcnt ici en conflit évident, il me

semble (me le vocable nouveau présente quelques in-

convénients et pourrait prêter à contestation, Il est

avantageux cependant de pouvoir désigner d’un seul

mot le rayonnement émané d’un corps noir ; je pro-

poserai donc de le qualiner d’intégral , pour le distin- guer des rayonnements émis par les corps réels, et qui

sont tons des rayonnements partiels .

Supposons maintenant que nous ayons tracé la courbe du rayonnement intégral en fonction de la lon- gueur d’onde pour une température déterminée de la surface rayonnante, el rapportons a cette courbe celle d’un corps quelconque à la même température. Nous

Savons que cette dernière peut, en certains points,

atteindre la première, mais qu’elle ne peut pas la dé- passer, aussi longtemps que It’ phénomène considéré

n’est pas autre chose que incandescence. S’il

se

trouvait que les ordonnées de la seconde courbe fussent dans un rapport constant avec celtes de la

première, le corps serait gris si elles sont dans un

rapport variable, 1t’ corps est coloré, Il n’ existe cer-

tainement dans la nature aucun corps noir ni aucun corps gris pour l’ensemble du spectre tous les corps sont plus ou moins colorés.

Le pouvoir émissif et le pouvoir réfléchissant étant

complémentaires pour toutes les radiant à une tem-

pérature déterminée ta notion de couleur est exacte- ment inversée si la surface considérée est elle-même lumineuse, on si elle renvoie une lumière étrangère :

mais cette notion est généralement masquée et com- plètement dénaturée par le fait des températures di-

.

verses auxquelles on observe un même corps pour

(4)

définir ses clualités . Nous attribuons généralement à

un corps la couleur qu’il trie et ren’oie duii fais-

ceau blanc, c’est-à-dire émané du soleil ou d’une

source équivalente, tandis que lui-même reste froid;

nous nous enquérons rare1ent de la qualité de sa

lumière s’il était porté il l’incandescence. Il en résulte

quelques apparentes contradictions.

Ainsi la magnésie ou l’oxyde de zinc, très blancs

tous deux, et, par conséquent très rétléchissants

1

à la température ordinaire, possèdent, dans la partie

lumineuse du spectre, un pouvoir émissif peu infé- rieur à 1 unité lorsqu’ils sont fortement chauffés ; aux

températures élevées, ils sont donc doués de pro-

priétés plus voisines de celles d’un corps noir que de celles d’un corps blanc.

Le quartz al110rphe, parfaitement transparent aux températures ordinaires, énlet une vive lumière lors-

qu’il est porté à une température très élevée. Ces

deux observations seraient contradictoires et met- traient en défaut les principes énoncés par lürchlloff si l’on pouvait admettre que la nature optique du quartz est restéc la même lorsqu’il est brillant que

lorsqu’il est transparent. Il n’en est rien ; jusqu’à la température la plus élevée que puisse donner un bcc Bunsen, le quartz conserve sa parfaite lilnpidité;

mais, clue l’on élèBe encore lui peu la température,

et on le Berra assez subitement briller d’un vif éclat.

Si, u ce moment, on projette sur lui un faisceau de

lumière solaire, Ull Berra qu’il csi devenu opaque. Le

quartz a subir, sur un intervalle de température res- treint une transformation (lui a profondément alLéré

ses propriétés optiques.

Il n’était pas inutile de signaler ces particularités,

en raison desquelles la notion de couleur est sou ruent lnal comprise.

La difficulté est assurément moindre d’étendre ii l’enseiiible du spectre des idées renferlnées dans des mot s créés pour les notions restreintes relatives au

spectre lumineux. Cependant, la généralisation du lan-

gage appliqué à tout le spectre nous obligera à aban-

donner quelques idées bien assises dans notre esprit.

Si, par exemple, nous nous delllalldons pourquoi la neige est blanche, nous trouvons qu’elle renvoie dans

fous les sens, par les millu facettes de ses gracieux

cristaux, toute la lumière qui la frappe. Mais cette

réflexion n’est pas limitée à la surface apparente d(1 la neige ; la lumière traverse les premiers flocons, se ré-

fléchit sur les couches slus-jaccntes, et retourne a l’extérieur. Le pouvoir réfléchissant de chaque surface

est faible, et ce n’est que par la succession des ré- flexions de la lumière transmise que la presque tota-

1. Eu partant du point de

vue

nous plaçons il n’y a

pas lieu de distinguer entre la reflexion régulière et la reflexion duruse. La difference entre lu· deux phénomènes tient a it

constitution géométrique de la surface, et

non

à

sa

nature physique .

lité de la lumière incidente se retrouve au dehors sans

modification sensible de sa couleur.

Mais supposons un 0153il construit pour percevoir uni- tluement les premières régions de l’infra-rouge 1 eau

est à peu près opaque pour ces rayonnements par-

tictiliers, qui réftëchissent en faible proportion à la

surface de la neige, tandis que les rayons qui pénètrent plus profondément sont absorbes : l’0153il que nous venons de supposer attribuera donc à la neige une

teinte d’un gris noirâtre, avec quelques éclats ; de loin,

une pente neigeuse aura pour lui a peu près l’aspect

d’un tas de charbon menu, dont les grains ont con-

servé quelques facettes brillantes.

Telle est la nature des quelques illusions dont il

faut se défaire si l’on veut aborder l’étude du rayon- nement d’un esprit non prévenu, tout en conservant

le bénéfice des notions (Bbauchées par l’expérience journalière de nos yeux, et des concepts contenus dans les mots par lesquels nous avons pris l’habitude

de les désigner.

Lois numériques. - La généralité des principes

établis par Kirchhoff, et surtout le fait d’avoir séparé complètement les lois du rayonnement des propriétés

de toute matière particulière, l’avaient conduit à pré-

dire un fait dont la réalisation, pour s’être fait atten-

dre, n’en a été que plus frappante. Au milieu de l’im-

mense complexité des lois expérimentales du rayon- nement, Kirchhoff prévoyait des lois simples lorsqu on

saurait réaliser le corps noir, ou lorsque la thermody- namique aurait établi sa théorie complète. Cependant,

1

on cherchait encore des formules empiriques, cL parmi toutes celles qui furent proposées, il eu est une qui a eu une singulière fortune. Le physicien viennois

Stefan con1para un jour les émissions totales de divers corps, déterminées pour des températures variées, par des observateurs différents, et trouva que plusieurs

des nombres indiqués se rangeaient sur une courbe

tracée en supposant que ce rayonnement est propor- tionnel a la quatrième puissance de la température

absolue. A l’époque oit Stefan proposa sa formule, il y avait toutes sortes de bonnes raisons pour croire qu’un

heureux hasard avait seul permis de rassembler des resultats disparates dans un cadre aussi simple.

Aussi la surprise des physiciens fut-elle grande

lorsque M. Boltznann donna. en 1884, un semblant de prenne de l’exactitude de la loi de Stefan, non point

pour des corps pris an mais pour le corps

théoriquement noir.

Aujourd bui la loi de Stefan pour le corps noir n’est I. La chance qu’eut Stefan est ainsi tout à fait semblable a

celle que rencontra Gay-Lussar lorsqu’il fonda sur des expé- riences peu précises , et sans aucune notions des théories qui furent développées plus tard, l’échelle des temperatures sur la

dilatation des gaz. Lt’s expériences de Gay-Lussac étaient

erronées

en

moyenne de 2 pour 100, d’oit

une

apparente

con-

cordance entre des nombres divers ;

en

iéalité, la dilatation de

l’hydrogène représente réchdle thermodynamique

au

millième

de degré dans

un

intervalle très étendu.

(5)

plus contestée car 1 ébauche de théorie donnée par M. Bolizniann a été consolidée par des raisonnements

plus rigoureux, puis fortement étalée par des expé-

riences dont nous parlerons bientôt.

Une autre relation vint bientôt s’ y ajouter. M. wla-

dimir Michelson, considérant le rayonnement émis par des molécules gazeuses, crut aBoir démontré qu il existe, entre la température absolue du corps noir et la position 03BBm, du maximum de la puissance dans

son spectre* normal, c’est-à-dire dont l’abscisse est la

longueur d onde, une relation de la forme

mvO=const.

Plus tard, M. Wien, reprenant avec plus de rigueur

un raisonnement analogue, établit la relation mO = const .

connue sous le nom de loi de déplacement ou loi de

Wien, et dont la forme a été généralement acceptée

par les physiciens.

Si les deux lois partielles de Stefan, Boltzmann et

’Vie i sont exactes, toute formule établie pour re-

présenter la puissance de la radiation en fonction de la

longueur d’onde et de la température devra les conte- nir. Les formules satisfaisant à cette conditioll peuvent

être eu nombre infini, et. effectivement plusieur ont

été proposées qui le; contiennement toutes deux. Celle

qui, finaleiiieiit a survécu a été établie par M. Planck ; elle est de la forme

C et c sont des paramètres qui ont le caractère de constantes naturelles. La lui de Stefan-Boltznann s’en déduit par l’integration de Pds entre o et o

celle de Vien ressort immediatement de la condition

bP bv = 0, qui donne aussi Pm

=

B O Pm étant l’or- donnée maxima de là courbe du rayonnement

Ces révélations sont, comme 011 wii d’une simpli-

cité inattendue; nous allons décrire les expériences qui les ont vérifiées.

Ch.-Ed. GUILLAUME,

Directeur adjoint du Bureau international des Poids et Mesures.

La situation du Radium dans la classification

périodique des éléments d’après son spectre

PlUSIEURS savants ont cherché des relations entre le poids atomique d’un élément et la structure

de son spectre. Le plus intéressant des résul- tats obtenus est petit-ètre celui de Bydbcrg.

Si 1 on considère le nombre n de longueurs d’onde

par centimètre pour le-, diverses raies diiii spectre.

on trouve, comme on sait, que ces raies forment une série de Baliiier ou de Rydherg qui s’accompagne

d’une ou de deux autres séries: et que la différence v entre les valeurs de ïi pour les raies de la série prin- cipale et les valeurs de Il pour le, raies correspon- dantes des autres séries est constante. Ainsi, a une raie ii,, correspond une raie n1 +v1 et, dans certains

cas, une troisième n1+ v2.

Bydberg a indiqué, comme loi approximative, que, pour une famille naturelle d’éléments, les valeurs de

sont proportionnelles auB carrés de, poids atomi-

ques. Mais on peut montrer The cause of the struc-

ture of spectra Phil. Mag .. Sept. 1901 que le para- mètre V est plutôt lié à des nombres abstraits qu’aux poids atomiques , c’est -à- dire que la loi qui détermine

la valeur de l’est plutôt an’airc de cinématique que

de dynamique. Ainsi, par exemple, dans la famille du zinc, on trouBe les valeiirs der suivantes :

Puisque 386,4 x3 =1139,2 identique a ta valeur

de i, pour Cd, et que 386,4 12

=m

4636,8 à peu

près la valeur de i, pour llg, la ioi de la fa

mille du zinc correspond à la série 1.3.12

Dans, la famille (lit lithium la valeur dl’ 1, pour LI

est trop petite pour être mesurée avec certitude mais pour ies autres éléments, on obtient :

les membres placés sous les valeurs de v sont

donné5 par la formule i 19.6 3.

ou la série de facteurs 1. 3 . 12 réparait avec un qua-

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