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Une nouvelle phase de l'organisation des ouvriers en Angleterre.

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Les consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.

Quatrième année. — N" 66 P r i x d u n u m é r o I O c e n t i m e s

Samedi 16 août 1890.

B u r e a u x : R u e N e u v e , 1 9

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O r g a n e d e l a S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e «le* i n d u s t r i e s i l » J u r a , d e s C h a m b r é e d e c o m m e r c e , î l e s B u r e a u x d e c o n t r ô l e e t d e s S y n d i c a t s i n d u s t r i e l s

La situation actuelle des Ecoles d'hor- logerie aux Etats-Unis.

Le bureau de la Sociélé intercanlo- nale des industries du Jura, a reçu de l'un de nos conciloyens habitant New- York, et qui est parfaitement en situation de se bien renseigner, d'intéressantes in- dications sur les écoles d'horlogerie aux Etats-Unis.

En les publiant, nous voulons tout par- ticulièrement relever la part prépondé- rante qu'occupe, dans ces écoles, l'ensei- gnement des procédés mécaniques et le maniement des machines-outils dont le génie américain a su doter à temps les manufactures de montres de nos concur-

rents.

Nous pouvons constater avec satisfac- tion, que nos écoles d'horlogerie suisses sont, depuis quelques années déjà, entrées dans la voie ouverte par l'adaptation né- cessaire des méthodes scientifiques à la fabrication des montres et qu'elles rem- plissent ainsi de plus en plus leur double

but, qui est de former des mécaniciens instruits et habiles pour nos manufactu- res, et de remplacer les anciens maîtres d'apprentissage, pour nous fournir le con- tingent de jeunes ouvriers dont nous avons besoin pour la fabrication de nos montres soignées et compliquées.

Or ce double but est toujours mieux atteint et nous le devo.is au dévouement dont font preuve les citoyens désintéres- sés qui s'occupent de nos écoles d'horlo- gerie, mais aussi, et pour une très large part, à la sollicitude éclairée de nos au- torités, fédérale et cantonales, qui met- tent à Ja disposition de nos écoles les ressources financières dont elles ont be- soin pour développer et perfectionner leurs moyens d'enseignement.

Ceci dit, nous donnons la parole à no- tre correspondant.

Il y a quelques années qu'il avait été question de créer dans certains centres des Etals-Unis, où l'industrie horlogère existe, des écoles dans le genre des vôtres et qui auraient été subventionnées par les villes ou les Etats où ces fondations auraient eu lieu. Ces plans sont tombés dans l'eau, faute d'encouragement et ce sont des particuliers qui, dans le seul but de faire de l'argent, ont entrepris d'en- seigner le méfier d'horloger. — Les quel- ques écoles assez connues pour que j'en ai pu constater l'existence sont celles de Chicago,Philad'lphie, Wallham, Laporte (Indiana) et Winona (Minnesota).

Leur origine date de l'époque où, comme dit plus haut, on voulait fonder un enseignement supérieur, dans un but d'ensemble et pour que la nonvelle in- dustrie nationale puisse s'élever au niveau voulu et concourir avec l'industrie étran- gère, en atteignant à tous les progrès. — L'événement n'a pas donné raison à ces espérances et leur développement s'est fait dans un sens beaucoup plus res- treint.

En fait de ressources, ces écoles ne disposent que de ce que paient les élèves pour leur apprentissage, c'est-à-dire de dl. 100 (pour ceux qui fournissent hurs outils) ; à dl. 300 par an et par élève sui- vant les cas. — Une dr-s mieux installées est peut-être celle de Chicago qui compte environ 70 élèves payant dl. 25 par mois.

Le local se compose de salles spacieuses et bien aménagées au 9mc étage d'un bel édifice situé au centre de la ville.

Les élèves qui suivent le cours complet de 3 années, reçoivent un enseignement scientifique, théorique et pratique; les autres, et c'est le plus grand nombre, tra-

vaillent à devenir de bons ouviïers-rha- biheurs. On leur donne une instruction technique sur la méthode employée ici pour la fabrication et ils apprennent à manier les outils perfectionnés et brevetés que l'on possède aux Etats-Unis On in- vente continuellement du nouveau et ce sont ces procédés mécaniques qui cons- tituent probablement la supériorité rela- tive de l'horlogerie américaine. —Les li- gnes qui suivent, tirées de l'ai licle-ré- clanie d'un des prospectus de ces écoles d'horlogerie, indiquent bien l'esprit qui prédomine dans les écoles de ce pays.

« Le système du bon vieux temps où

« l'archet, les outils analogues, répon-

« daient aux besoins du genre de f'abri-

« cation d'alors, est maintenant dépassé

« par les fabriques qui produisent des

« millions de montres par an. Pour se

« maintenir à la hauteur de ces progrès,

« l'atelier de réparation doit se reconsti-

« tuer, s'améliorer par l'introduction de

« nouveaux outils et de nouveaux pro-

« cédés. »

Les parties essentielles enseignées aux élèves et dont parlent les prospectus des écoles précitées sont l'usage du tour à pivoter, le sertissage des pierres, le posage des spiraux, le réglage, l'ajustement.

Les pièces du mouvement américain étant interchangeables, sont fournies par les fabriques. Les élèves sortent donc bons rhabilleurs, pour la montre américaine surtout, mais la durée de l'enseignement étant facultative, peu d'élèves y consacrent le temps et l'argent nécessaires, et il en résulte que les horlogers vraiment supé- rieurs, hommes d'art, de science et de main, s'enlendant à l'ouvrage fin, sont encore relativement rares aux Etats- Unis.

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314

LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE

• M F O K T A T l O X KT E X F O R T A T I O X I ) I I O K KOOKKI K pendant le ier semestre iS90.

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nickel, etc

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26,705 488,; 09 139,626 432,369

Quantité importée dans

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période 1889 7, ('67

779 30 503 8,907 5,932

Exportation Pièces

184 92,149 594,209 1,161.914 206,859

Valeur T,952 1,160,651 6,012,271 19,292 514 16,436,119

Quanlité

"portée dans la mémo période (880

125 72,041 608,504 1,069,982 245,134

Une nouvelle phase de l'organisation des ouvriers en Angleterre.

Sous ce titre, M. Lujo Brentano, l'éminent économiste qui succédait l'an dernier au grand Roscher, dans la chaire de professeur à l'université de Leipzig, publie un article qui ne saurait passer inaperçu. Il l'a inséré dans le dernier numéro de la Revue d'écono- mie politique, publiée à Paris, et à la tête du comité de rédaction de laquelle se trouve M.

Charles Gide.

M. Brentano, qui devait déjà à ses études sur la situation des ouvriers en Angleterre les écrits qui ont fondé sa réputation, vient de passer de nouveau quelques semaines au delà de la Manche pour se rendre compte des progrès accomplis depuis son premier séjour. Il quitte aujourd'hui l'Angleterre

« avec l'impression que le danger d'une révo- lution sociale n'y existe pas. » Les motifs de cette confiance se trouvent dans un certain nombre de faits récents, dont les premiers en importance sont les suivants:

Les syndicats ouvriers connus sous le nom de trades-unions ont cessé d'être considérés comme une menace pour la paix publique.

Ils sont au contraire très bien vus des classes dirigeantes, et les patrons, qui craignaient si fort autrefois d'avoir affaire avec eux, ne de- mandent aujourd'hui qu'à traiter avec ces as- sociations.

En faisant leurs affaires eux-mêmes et en voyant leur situation s'améliorer sensible- ment, les ouvriers sont devenus très conser- vateurs en ce qui regarde le maintien des bases de la société actuelle, ou très anti- collectivistes. C'est si bien cela qu'un des hommes qui ont le plus l'oreille et la con- fiance des masses, un des chefs de l'extrême gauche, M. Champion, s'appropriait, en cau- sant avec M. Brentano, le mot de l'empereur d'Allemagne : « Je ferai tout pour les ou- vriers, mais, s'ils tentaient de faire violence à l'ordre établi, je les écraserais. »

Les trades-unions ont réglementé les con- ditions de l'apprentissage, relevé les salaires, et elles travaillent efficacement à la réduction de la journée de travail ; mais jusqu'ici elles ne s'étendaient qu'aux skilled vorkmen, c est- à-dire aux ouvriers en possession d'un mé- tier appris.

La grève des ouvriers des docks a eu ce résultat immense de faire entrer dans le mou- vement d'association les simples manœuvres.

Une cinquantaine de nouvelles trades-unions formées d'ouvrier 3 sans état, et dont plusieurs comptent un effectif de 100,000 à 180,000 membres, ont été enregistrées depuis le 1e r janvier de cette année.

Ces nouvelles associations se distinguent des anciennes par un caractère agressif. Elles ont surgi à la veille d'une bataille et décidé de la victoire : elles ne peuvent si tôt oublier leur origine. Elles renoncent à pratiquer en- tre leurs membres l'assurance sous ses di- verses formes (maladie, accidents, vieillesse), et s'en tiennent à l'assurance pour les frais d'inhumation. Elles sont pauvres et ne peu- vent, comme leurs sœurs aînées, retenir leurs adhérents par les avantages résultant soit de leurs institutions de prévoyance soit de leurs richesses, d'un si grand secours en cas de grèves : aussi faut-il s'attendre à les voir s'affaiblir en temps de paix et traverser des crises: mais n'importe, le branle est donné, les salariés de tout ordre pratiquent de plus en plus le « aide-toi le ciel t'aidera » en groupant leurs forces, et c'est là, d'après le professeur de Leipzig, ce qui achève d'ou- vrir une nouvelle phase dans l'organisation des ouvriers anglais.

NOUVELLES DIVERSES

Kes t r a v a u x m a n u e l s à B à l e . — Les instituteurs qui suivent le cours normal ont visité, sous la conduite de M. Rudin, le ma- gnifique bâtiment scolaire du quartier de Saint-Jean. Il faut avoir vu, dit un corres- pondant de la Liberté, de Fribourg, les objets exposés dans ces salles, admiré le mobilier, l'outillage et l'ingénieuse disposition des lo- caux pour se faire une idée bien exacte de l'état florissant où est parvenue la nouvelle institution scolaire dans la grande cité bâ- loise. Les dépenses pour l'enseignement des travaux manuels s'élèvent, pour la ville de Bàle, au chiffre de 9,000 francs, couvert par des subsides de l'Etat et de plusieurs asso- ciations philanthropiques, particulièrement de la Société d'utilité publique qui, à elle seule, s'intéresse aux travaux manuels par une subvention annuelle de 2500 fr.

M. Rudin, à qui revient en premier l'hon- neur d'avoir créé le mouvement qui se ma- nifeste partout en Suisse pour cette question des travaux manuels, a voulu fournir aux participants l'occasion de constater le goût que les élèves montrent pour ce genre d'exer- cices. Une section des élèves qu'il dirige a été appelée à travailler devant les membres du cours. On leur distribua la matière pre- mière — une planche de sapin longue d'un mètre — après leur avoir expliqué le lessin tracé au tableau n0ir et indiqué la suite du travail. En un moment, ils eurent débité le bois et assemblé les différentes parties du modèle qu'ils étaient appelés à exécuter, em- ployant tour à tour Ie mètre, l'équerre, la scie, le rabot, la varlope, etc. C'était mer- veille de voir avec quelle aisance, quelle in- telligence, quel plaisir ces jeunes enfants se livraient à une occupation qui paraissait tout d'abord devoir excéder leur force.

l i a g r è v e a Biew-Yorli. — Les chauf- feurs de la section Hudson River du New- York Central Railway se sont réunis aux gré- vistes ; 1000 policemen stationnaient sur la route nord de la capitale pour empêcher les grévistes de couper les communications. Ces derniers ont bloqué la voie Dewitt près de Syracuse.

Mercredi il n'était bruit que du retard de six heures du train express pour NeAv-York.

On craint des troubles à Buffalo, à Syracuse et à Albany.

Les directeurs de la compagnie ont jus- qu'à présent refusé toutes les propositions tendant à un arbitrage.

La grève parait devoir s'étendre à d'autres lignes. Le réseau Vanderbilt, qui occupe 60 mille hommes, est très menacé.

Z u r i c h . — L'assemblée générale des pro- priétaires d'usines à vapeur en Suisse, qui a eu lieu à Zurich le 10 août, s'est prononcée en faveur de l'introduction de la journée de tra- vail de 10 heures à dater du 1 " janvier 1891.

N a t u r a l i s a t i o n s . — Le Conseil fédéral vient d'adresser à tous les cantons une cir- culaire concernant l'accroissement de la po- pulation étrangère en Suisse. Il s'était borné jusqu'ici à autoriser les étrangers qui vou- laient se faire recevoir citoyens d'un canton

ou d'une commune, il ne s'occupait pas de la naturalisation proprement dite. Il en sera désormais autrement. Le Conseil fédéral sui- vra le candidat dans ses différentes étapes pour acquérir l'indigénat suisse. Dans ce but les cantons devront lui communiquer, sous forme de copie originale, toute décision can- tonale ou communale prononçant ou refusant l'admission d'un étranger. Les communica- tions de cette nature prendront date au pre- mier janvier 1891. Ces données permettront 1 établissement d'une statistique complète et faciliteront le contrôle de l'application de la loi fédérale du 3 juillet 1876 sur la naturali-

sation.

C o r p s d i p l o m a t i q u e . — La nomination de M. Washburne, qui est actuellement mi- nistre résident des Etats-Unis, comme minis- tre extraordinaire est imminente.

E x p o s i t i o n d e P a r i e . — D'après une communication officielle au Conseil fédéral, les diplômes et médailles des exposants pri- més à Paris, l'année dernière, ne pourront être délivrés qu'en octobre prochain. Ils se- ront adressés à chaque intéressé.

Cet avis est publié en réponse aux nom- breuses réclamations parvenues à Berne et au commissaire général.

E a u à s o u d e r L'acide phénique pos- sède la curieuse propriété d'augmenter l'a- d'hérence des surfaces métaliques, et peut remplir le rôle de chlorure de zinc dans la soudure à l'étain pour les petits objets d'hor- logerie.

V A R I É T É

J f l a u v a i s e t e n u e d e s c o u r r o i e s d e t r a n s m i s s i o n .

Quand une courroie court de côlé ou tombe des poulies, on s'accorde généralement à at- tribuer cet accident à un défaut de parallé- lisme des axes. C'est un cliché.

Mais c'est une erreur.

Tous les monteurs savent, en effet, qu'une courroie peut se comporter parfaitement bien, même quand le défaut de parralélisme des arbres est très notable.

(Le parallélisme s'entend des arbres quand ils sont dans un même plan, ou des plans qui contiennent les arbres, lorsque ceux-ci ne sont pas dans un même plan ; il s'agit, d?.ns ce dernier cas, des plans perpendicu- laires à la tangente commune aux cercles métalliques des poulies). La cause du vice en question est donc ailleurs.

Il faut la chercher dans la courroie elle- même, ou dans les poulies.

Le plus souvent la couture d'assemblage des deux extrémités de la courroie est mal faite; d'autres fois, la courroie n'est pas ho- mogène. Des deux manières, inégalité d'ori- gine ou extensibilité différente des deux côtés de la courroie, le plus chargé, c'est-à-dire le plus court se place sur le plus grand cercle de la poulie, au milieu, de sorte que la cour- roie déborde ; il faut alors peu de chose, un glissement par exemple, pour qu'elle tombe.

Nous ne dirons rien des courroies de mau-

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LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE 315

vaise qualité et de fabrication négligée, qui vont en zig-zag et dont les mésaventures ne nécessitent pas d'autre explication.

Donc la rectitude, originaireetsubséquente d'une courroie est la condition nécessaire à sa bonne marche, et celle-ci est certaine si les poulies sont bien établies.

Quand une courroie court sur une surface qui n'est pas cylindrique, elle tend à monter vers les cercles de plus grand diamètre. C'est pour cetie raison que l'on donne à la jante des poulies une section bombée : les deux côtés de la courroie sont alors sollicités vers le point le plus haut de la courbe.

On comprend aisément que pour que la courroie se maintienne au milieu de la pou- lie, il faut que le bombement de la jante sy- métrique, c'est-à-dire que son centre de courbure soit situé dans le plan médian de la poulie. Or c'est ce qui n'arrive pas tou- jours, surtout chez certains fabricants — faussement appelés constructeurs — où le tournage des poulies s'effectue sans contrôle à vue de nez, sans que les ouvriers soient munis d'un gabari et sans qu'ils se donnent la peine de vérifier l'égalité de diamètre des deux bords ; parfois même l'inégalité est vou- lue, pour faire disparaître quelque défaut existant dans la fonte.

Il va de soi que, sur de telles poulies, la meilleure courroie doit marcher de côté et avoir une grande tendance à tomber si le bombement est faible et son inclinaison pro- noncée.

Un autre défaut produit parfois le même résultat.

On a l'habitude dans certains ateliers pour les poulies dépassant certaines dimensions de travailler les jantes seulement au dégros- sisseur. Il s'ensuit naturellement que leur surface est constituée par une rainure héli-

coïdale. Or comme les courroies travaillent généralement sur la chair et que cette sur- face est toujours relativement élastique, les côtes dd jante y pénètrent plus ou moins.

L'effet immédiat de cette particularité est le déplacement de lacourroie, en sens contraire de l'enroulement de l'hélice. Selon le degré d'adhérence, cet entraînement peut être assez énergique pour combattre et môme pour sur- passer le grimpement de la courroie, qui se maintie it de côté, ou tombe, en dépit de la symétrie parfaite de la courbure de la jante.

Est-il nécessaire de faire remarquer com- bien il serait facile d'éviter cet inconvénient, par une simple modification dans la façon des jantes : il suffit de changer le sens de la marche dj l'outil pour la seconde moitié de leur largeur. Pour chaque moitié l'hélice est alors de sens contraire, de sorte que selon le sens de la rotation d'une poulie, les deux moitiés de la courroie sont également solli- citées vers le milieu ou vers les bords; les deux effets se détruisent et la courroie con- serve sa position normale, si elle n'en est déviée r a r aucun des défauts indiqués c i - dessus. Cette rirécaution est préventive, on le comprend, mais lorsqu'il s'agit de corri- ger le défaut en question, le remède consiste à remettre la poulie sur le tout pour enlever la trace de l'outil.

Nous conseillons d'ailleurs de donner la Préférence aux jantes lisses. Lorsqu'une cour- foie subit l'influence égale de deux hélices de sens contraire, il se produit fatalement un glissement latéral des nervures sur sa face interne, et par conséquent certaine usure, c'est-à-dire une détérioration. Or c'est tou- jours une faute de construction de soumettre un organe quelconque à une usure gratuite, si faible soit-elle. Moniteitr industriel.

L i s t e «les m a r c h a n d e h o r l o g e r s ac- tuellement à la Chaux·de-Fonds à l'hôtel de la Fleur-de-Lis ; Liste dressée jeudi i4 août 1890, à 5 heures du soir : MM.

Kanny, Bombay. — Picard, Caracas. — Nordmann, New-York. — Schwarzstein, Varsovie. — Afendelsohn, Berlin. — Vogel, Berlin. — Lucas, Conslantinople. — Pould- jean, Constantinople. — Badoux, Paris. —

Wolff, Vienne. — Nicolau, Bucarest. — Ehrenhaus, Paris. — Dolivera, Portugal. — Schwob, Paris. — Rassmussen, Londres. — Barenga, Espagne.

COTE DE L'ARGENT du 13 août 1890 Fact iré aux monteurs de boîtes.

L'argent 800 laminé et fil à fr.153. 60 le kilo id. 805 id. id. „ 154.60 id.

id. 875 id. id. „ 1 6 7 . 8 0 id.

id. 900 id. id. „ 172.45 id.

id. 935 id. id. · „ 179. - id.

Cote de l'argent

Facturé par le syndicat des patrons monteurs de boîtes aux fabricants d'horlogerie.

0,800 M. 17 '/s centimes le gramme 0,875 M. 19 id. id. •

0,90OM. 19'/2 id. id.

0,935 M. 20 V2 id. id.

P r i è r e d ' a d r e s s e r l e s c o m m u n i - c a t i o n s à l a R é d a c t i o n d e l a FKMK- B A T I O l S H O I t I i O G K U E S U I S S E , à B i e n n e .

Le rédacteur responsable : Fritz HUGUENIN.

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