Y VES S UREAU
Hypergroupes opérant transitivement sur un ensemble
Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 68, série Mathéma- tiques, n
o18 (1979), p. 83-96
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HYPERGROUPES OPERANT TRANSITIVEMENT SUR UN ENSEMBLE Yves SUREAU
Université de Clermont II
Ce travail fait suite à une thèse de troisième
cycle [ 2 ] ,
que l’ondésignera
enabrégé
parr IIM ] ,
où l’on étudiait les
hypergroupes
de multitransformationstransitifs ;
cette notiongénéralise
auxhypergroupes
une théorieoriginale
des groupes depermutations présentée
par M. Krasner(cf. [
1] ).
Soit M un ensemble et H un
hypergroupe
notémultiplicativement ; si ~
est uneapplication
de H x M dans
9’(M) - 1 él , (l’ensemble
desparties
non vides deM),
pour toutcouple
( a, m) E
H x M on note((
a ,m))
et pour tout sous-ensemble de H x M de la forme K xP,
onnote ~ ((K,P))
= K.P =U
ex .m. On dit que Hopère
sur M si on a uneK x P
telle
application vérifiant,
pour toutcouple ( ci, ~ )
( Il x H et toutM, ( a
=(on
notera souventex ¡3
.m au lieu de(a (3).m).
Unhypergroupe
Hopérant
sur M estappelé
unhypergroupe
de multitransformations dansM,
et l’on note(H, M). Enfin, (H,M)
est dit transitif siet seulement
si,
pour tout m EM,
on a H.m = M(on
aalors,
pour tout OE 1H,
a .M =
a.(H.M) = ( a H).M =
H.M =M).
On ne s’intéresse iciqu’au
cas où(H,M)
esttransitif.
L’essentiel de l’étude de
(H,M)
est de trouver des relations entre des sous-ensembles de M et dessous-hypergroupes
de H et de donner despropriétés
sur cessous-ensembles,
cessous-hypergroupes
et sur les relations
qu’ils
ont entre eux.Un sous-ensemble non-vide M’ de M est dit clos dans M pour H si
h’ - { a ~
(H ;
a .M’ = M’ }est non vide et si pour tout
couple ( ex,(3 )
E h’ x H tel que M’ C a.(j6 .M’)
etM-M’ u a
.({3 .(M-M’)) (M-M’ désigne
lecomplémentaire
de M’ dansM),
on aa (3 .(M-M’) = ~ (soit
M’ =a ~i .(M-M’) -
M-M’puisque (H,M)
esttransitif).
On.démontre dans
[HM] que h’ est sous-hypergroupe
clos de H et l’on dit que h’ est le sous-hypergroupe
de stabilité de M’. Puis on introduit une notionplus
maniable : un sous-ensemble M’clos dans M pour H est dit
pré-conservatif
dans M pour H s’il vérifie pour tout a EH,
a .M’ n
M’ ~ 0
=> a.M’ = M’. Ces sous-ensembles sont étudiés dans[ HM ] .
On donne tout de même ici dans unpremier paragraphe,
une nouvelle caractérisation de ces sous-ensembles intéressante pour la suite de ce travail.Dans un deuxième
paragraphe,
ondéveloppe l’étude, esquissée
dans[HM ] ,
des sous-ensemblesconservatifs
dans M pour H : ce sont des sous-ensembles M’ clos dans M pour H tels que pour toutcouple ( a , ~ )
E H xH,
on aitJ3 .M’ ~ 0
si et seulement si h’(où
h’ est lesous-hypergroupe
de stabilité deM’).
On démontre dans[ HM
que dans cecas, h’ est
un sous-L
inversible ù droite dansH,
ei l’on donne ici lesprincipales propriétés
de ces sous-ensembles et de leurs
sous-hypergroupes
de stabilité.L’étude des sous-ensembles
conservatifs, M’, partout
clos dans M pourH,
c’est-à-direqui
vérifient pour tout a
E H,
Ci .M’ n a.(M-M’):z: ~,
constitue une desparties
essentielles de[HM] .
On lesappelle
ici ultra-clos dansM pour H
car leurssous-hypergroupes
de stabilité sontultra-clos à droite dans H
(cf. [ 3 1).
On sait(cf. [HM] ) qu’ils
sont caractérisés par les deuxpropriétés
suivantes :1) pour tout
a eH,
a M’ n a.(M-M’)~= 0
2)
pour tout a EH,
a .M’ nMI .4 0
_> a .M’ = M’.On renvoie à
[ HM ] pour
toutes lespropriétés
de cetype
de sous-ensemble.Enfin,
dans le dernierparagraphe,
on introduit d’unepart
une notion de sous-ensembleultra-conservatif,
parrapport
à unsous-hypergroupe
h deH,
dont lesous-hypergroupe
de stabilitéest
h-conjugable (cf. [ 4 ] ),
et, d’autrepart,
une notion de similitude(c’est-à-dire
d’unebijection BJ¡
entre deux
supports
M et N vérifiant certaines conditions decompatibilités
avec leshypergroupes
de multitransformations
opérant
sureux) qui permettent
d’aboutir à la démonstration de «bons théorèmesd’isomorphismes» .
§
1- Une caractérisation des sous-ensemblespréconservatifs.
Si
(H,M)
est unhypergroupe
de multitransformations dans Mtransitif,
M’ un sous-ensemblenon vide de
M,
alors :Théorème l.1. Il y a
équivalence
entre :i)
M’ estpré-conservatif
dans 1~T pour Hii)
pour tout a EH,
a .M’ nM’ ~ ~
si et seulement sia .M’ = M’ et a .
(M M’)
= M-M’.i) => ù).
Soit a E H tel que a
M’ # o (un
tel a existe car H.M’ =M) ;
parhypothèse
on adonc M’ = a .M’ et,
puisque (H,M)
esttransitif,
M-M’ Ca .(M-M’).
Il s’ensuit doncM-M’ ’:= a
.(M-M’)
Ca .{ a.(M-M’)
et M’ = a .M’ =a .( a.M’),
et comme M’ est clos dans M pourH,
on déduit a a
.(M-M’)
= M-M’ et ron conclut leségalités
a .M’ = M’ et a.(M-M’)
= M-M’.c.q.f.d.
i) => ii).
M’ étant non
vide,
la condition aM’ # 0
_> a .M’ w M’permet
d’écrireh’ =
{ a E H ;
a .M’ =H ;
a .M’ n et,(H,M)
étanttransitif,
il s’ensuith’ ~ ~ .
Soit a E h’ et
soit @
E H tels que l’on ait MI --.M’)
et M-M’ ~=a .(
a étant dans
h’,
on a a .M’ = M’eta .(M-M’)
=M-M’ {par hypothèse),
il s’ensuit nécessairement0
.M’ nMI 1 0 soit b
,M’’ = M’ etj6 .(M-M’) =
M-M’. Ainsi on déduit M’ = ex .M’ = a.(b .M’)
etM-M’ = a
.{M-M’) ~ OE .( 13 .(M-M’)) ;
donc M’ est clos dans M pourH, et,
comme parhypothèse,
pour tout a t~
H,
on a aM’ % 4
si et seulement si a .M’ =M’,
on conclut que M’estpré-conservatif
dans M parrapport
à H.c.q.f.d.
Enfin,
remarquons que si M’ estpré-conservatif
dans M parrapport
àH,
on a lespropriétés
suivantes :
1)
h’.M’ =M’et,
pour tout a ~h’,
a .M’ = M’2) h’.(M-M’) _
M-M’ et pour tout aE h’, a.(M-M’) ~
M-M’3)(H-h’).M’ =
M-M’4)
pour tout m EM’,
h’.m = M’ et(H-h’).m =
M-M’.§
2 - Sous-ensembles conservatifs.Dans ce
paragraphe, (H,M)
est unhypergroupe
de multitransformations dans Mtransitif ; M’, M",
M"’ ... sont des sous-ensembles de M et, s’ils sont au moinsclos, h’, h",
h"’ ...désignent
les
sous-hypergroupes (de H)
de stabilité deM’, M",
M"’ ...respectivement.
Si M’ est
pré-conservatif
dans M parrapport
à H et si M" est telque 0 #
M" CM’, alors,
pour tout a de H tel que ct.M" n
M’~ 9,
on a a E h’. Eneffet,
M" CM’ implique
a .M" 1:
a .M’,
donc a .M’ rlM’ % §l
et, M’ étantpré-conservatif
dans M parrapport
àH,
on a a .M’ _
M’ ;
soit a E h’. On conclut aussi à ex .M" r= M’.Si forme une
partition
deM’,
on dit que a .M"(
a ~h’)
est une classede M’ modulo M" et la
partition
induite surM’ par
M" est notée On considère alors la relation R sur h’ définie par :o a si et seulement si a
.M" = {3
.M" »((a ,(3)
E h’ xh’).
Il est trivial que cette relation estd’équivalence
sur h’ etqu’il
existe unebijection canonique
entre eth’~R (à ( a.m"/M"
on fait
correspondre
la classe de a moduloR).
Si h" =
f a E H ;
a .M" =M" }
est unsous-hypergroupe
inversible à droite de Il(et
donc deh’)
onpeut
considérerh’/h"
et définir dessus une relationd ’équivalence % par
« a
h" /h" ’V j8
si et seulement sia .M" _ (~ .M" » ;
on a alors unebijection canonique
entre
(h’/h")~ ~
eth’~R.
Un casparticulier
intéressant de ce genre de situation est le cas où la relation u est l’identité. On est donc amené à poser la définition suivante :Définition 2.1. M’ est dit
conservatif
dans M parrapport
à H si et seulement siI)
M’ est clos dans ~~ pour H2~( ~
aE H)(~ ~i E H)
=> ah’.. ~3 h’l i
s ’il h’ a pas de
confusion possible
sur M etH,
on ditsimplement
que M’ estconservatif.
On
peut remplacer
la condition1)
parl’)
M’ estpré-conservatif
dans M parrapport
à Hl’implication l’)
=>1)
étantévidente,
il suffit de montrer que1)
et2) impliquent l’).
M’ étantclos,
h’ est non vide et
si 0
est dansh’,
ona (3
h’ =h’, (3.M’ =
M’ et par la condition2) :
a => a h’ =
h’ ;
la suited’implications
a h’ = h’ => ex .!VI’ = M’ _> a E h’ => a -M’ n
M’~ 0 permet
de conclure àl’équivalence M’ ~ 0
.M’ = M’. D’où lerésultat,
et,compte
tenu du théorème 1précédent,
on a :Proposition
2.1. M’ est conservatif dans M narrapport
à H si et seulement qi -La
propriété suivante,
utile pour lasuite,
est évidente :Si M’ et M" sont
conservatifs
et tels que M" CM ;
alors on a h" r h ’ et M" estconservatif
dans
M’ par rapport
à h’.On trouvera dans page
13, 14
et15,
les démonstrations des deux théorèmes suivants : Théorème 2.1. Si M’ estconservatif
1) {a
est unepartition
de M2) h’ est
inversible à droite dans H.Théorème 2.2. Si M’ est
pré-conservatif (*)
dans M parrapport
àH,
siM’;
tel que M"41
estconservatif
dansM’ par rapport
àh’ ;
alorsl’application
deM’~M »
dans à la classea .M"
(a C h) fait correspondre
la classe de a modulo h " est unebijection.
On est ici dans le cas où la relation R
précédemment
définie est la relationd’équivalence
modulo h".Définition 2.2. Soit
M’ conservatif,
Apartir
de(H,M)
ondéfinit
«defaçon
naturelle»(Il,
par :pour tout a et
j6
de H.Proposition
2.2. Si M" estconservatif
dans M parrapport
à H et si M’ est une réunion de classes de M modulo M" telle que M"CM’;
les assertions suivantes sontéquivalentes :
1 )
estconservatif
dansrapport
à H2)
M’ estconservatif
dans M parrapport
à H.Démonstration.
1)
=>2).
Pour tout a de H tel que a .M’ nM’ ~ ~,
on a la suited’implications
suivantes :(*)
dans[HM on supposait
M’ conservatif ; mais la démonstration reste la même avec M’pré-conservatif
seulement.Ainsi:
2)
=>1).
Onprocède
defaçon analogue
pour tout a de H tel queProposition
2.3. SiM ?
J11" et M"’sont tels que M’ estpré-conservatif
dans M parrapport
àIl,
M" et M"’sont
conservatifs
dansM’ par rapport
à h’ et M"’ C M" r=M"
alors :1)
il existe unebijection canonique
entre"’)
et
M’/M"
2) (h ’Ih ~~~) i ~ "’h ,,,)
sontisomorphes
3) (h’,
(M’~M~~~) ~~ /M
"’)
et(h ;1V~’~M~~)
sontisomorphes (c.r. définition 3.3).
Eneffet:
1)
est évident si l’on remarque que M"’ est conservatif dans M" parrapport
à h"2)
est un résultat bien connu et3)
est évidentcompte
tenu de1)
et2).
Proposition
2.4. Soit{
i ~ j unefamille
de sous-ensemblesconservatifs
dans M parrapport
à H telle que
M’ -= . n Mi
soit non vide.Alors,
M’ estpré-conservatif
dans M parrapport
à Hi EI
et est
conservatif
dansMi
parrapport
àhi (V
i E1) et
l’on1 hi.
La
proposition
-1 de[ HM] ]
démontre que M’estpré-conservatif
dans 1B1 parrapport
à Il et que1)
et,hJ
étant clos dansH(Vj C- 1),
il s’ensuitet la
proposition
2.1 achève la démonstration.Proposition
2.5. Soit h unsous-hypergroupe
inversible à droite et clos de H. Une condition nécessaire etsu f fisante
pourqu’il
existe un sous-ensemble M’ de Mconservatif
dans M parrapport
à H telh’ = h ()st
qu’il
existe un élément m de 1V1 tel que :On a alors M’ = h.m.
La condition est évidemment nécessaire. Pour montrer
qu’elle
estsuffisante,
il suffit de montrerd’après
laproposition 2.1,
que M’ = h.m estpré-conservatif ;
car la conditiona
h.m n § h.m ~ 0
~=>implique, puisque
h est inversible à droite dan>I l,
l’équivalence ~3 .M’ f: 0
z=> a h =j3
h. Les conditionsimposées
sur m et hpermettent
ld’écrire que l’on a
(q-h).m n h.m = 0
et laproposition -2
de[ HM 1 permet
de conclure.Si M’ et NI" sont
conservatifs,
ondésigne (quand
ilexiste)
par[ M’, M"]
leplus petit
sous-ensemble conservatif dans M par
rapport
à H contenant M’ et M" et par[h’,
h"1
lesous-hypcrgroupe engendré
par h’ et h"(on
saitqu’il existe,
car ici h’ et h" sont inversibles à droite et clos dans ll.cf.
3 ]) ; et on a :
Théorème 2.3. Si M’et M" sont
conservatifs
dans Il parrapport
à 11 et tels que M~,
pour tout m de M" on a
[M’, M"] =[h ;
h"1
.m.Si M"’ =
[M’, M"J J existe,
il est trivial que l’on a h’ Ilh"’,
h" ’= h"’ et donch’, h" 1 -- h"’ ;
d’où M’ U M" C[ h’, h" ] .m
C[M’, M"] .
Il reste à démontrer que[ h’,
h"J.m
est conservatif dans M parrapport
à H. On sait(cf. [ 3 ] )
que[h’, h"Jcst
inversibleà droite et clos dans
H ;
d’autrepart,
on a trivialement m C[h’,
h"].m ; enfin,
on établit la suited’implications
suivante((a , (3 )
E H xH) :
et la
proposition
2.5 conduit au résultatDéfinition 2.3. Soit
M’ conservatif et
soit A un sous-ensemble non vide de M et en d’autres termes, on poseOn remarque que l’on a M’ = M’M’.
Théorème 2.4. Soient M’ et
M" conseruatif s
tels queM" ~ ~
;1esapplications
où est un élément de h’tel que a’ E
ex a ,.M ",sont
desbijections.
On
définit
de même desbijections
entreOn renvoie à
[HM]
théorème -6.Lemme 2.1. Si M’ et M" sont
conservatifs
et tels que M’ nM" ~ ~
on a(i,j)
E{ " " i )
Démonstration :
1)
est trivialpuisque
M’ n M" 1:0.
2)
l’inclusionhihj.(M’ n M")
=hBM)
CM’Mi
est évidente. Montrons l’inclusion inverse : Pour tout a de H tel quea.Mi n
on a :# hj
= ahj (car hj
est inversible àdroite) ;
on déduita hj
Chihj,
soita.MJ
=ahj.(M’
nM")
CM").
Ainsi on conclut àMiMj
CM").
3) d’après 2)
on aM’Mi
=M") ;
onpeut
donc écrireN. B. : En faisant i =
j,
on a M’ = h’.M’ = h’.m pour tout m de M’.Lemme 2.2. Si M’ et M" sont
conservatifs,
alors on a[M ; M"]
et M"M’ C[M’, M"] lorsque [M’, M"]
existe.En
effet,
pour tout a de H tel queMI ~ 0
on aa. [M’, M"] ]
nlM’, M"] ~ 0
soit a .[ M’, M"] = [M’,
M"1
d’oùa.M" C
[M’, M" ] .
Ainsi on a M’M" C[ M’,
M"].
Une démonstrationanalogue
conclut àj~~f, M"] .
.Théorème 2.5. Soit M’ et M" deux sous-ensembles
conservatifs
dans M parrapport
à H. On pose Les assertions suivantes sontéquivalentes :
Démonstration :
Les
équivalences 6)
~=>7)
_>8)
sont connues(cf. [
3]),
le théorème 2.3 et le lemme 2.1 donnent lesimplications 8)
=>3), 7)
=~2)
et6) => 1). Enfin,
lesimplications 1)
=>9), 2)
_~4)
et
3) ~5)
sont triviales.L’implication 4)
=>2)
est évidente car, M’M" conservatif et M’ nM" ~ 0 impliquent
M’ C M’M" et M" C M’M" d’où(cf.
lemme2.2) l’égalité
M’M" =
[M’, M" J.
Defaçon analogue,
on a5)
=>3).
On va démontrer
2)
=>10)
=>6) ;
et defaçon analogue,
on aura3)
=>11)
=>6). Enfin,
les
implications 9)
=>1)
=>6)
achèveront la démonstration du théorème. Enrésumé,
on aura lediagramme
suivant :2) =>10). [M’, M"] =
M’M"implique
M’ nMI’ 1 ~,
donc[M’, M"]
=h’h".(M’ n M")
et, pour tout a E
h’h",
on a a.(M’M") n M’M" 1 0
et comme M’M" estconservatif,
on aa E
h1~2 ;
ainsi h’h" Ch1~2.
Montrons l’inclusion inverse.Soit 7 E
7.(MW) = M’M" ;
or M" est inclus dansM’M" ;
d’où7 .M" C M’M" et, M" étant
conservatif,
on a ’Y .M" nM’ F 0
soith" .(M’ n M")
nh’ .(M’ n M") ~ 0 ;
il s’ensuit 7 h" .M" n h’.M" 0~. Ainsi,
il existea E
y.h"
et tels que a h" =(3
h" et il s’ensuit7 E
~y h" -
ah" =(3 h"
Ch’h" ,
d’où l’inclusionhl,2
C h’h".10)
=>6).
h" est inversible àdroite,
donc h’ Ch’h" ;
d’autrepart, puisque
MI n M" est nonvide,
il en est de même de h’ n h"
(cf. proposition 2.4)
et l’on ah" =
(h’ n h")h"
C h’h" =hl,2 ;
ainsi h"h’ Ch 1 ~2 -
h’h". Pour conclure àl’égalité
h’h" =
h"h’,
on va démontrer par l’absurde que A= h’h" - h"h’ est vide.Supposons
donc A nonvide ;
et soit~3
E A. Si0.
M’ nM" ~ 0,
alorsn
M")
nh".(M’
nM") ~ 0,
d’où0
h’.M" nh".M’ / # ;
donc il existe7E
j6
h’ tel que 7 h" = h" et l’on a ~E h",
et donc{3 E {3 h’ = 7 h’
Ch"h’,
cequi
estabsurde ;
doncJ3 .M’
n1 n
h" ,~ 0,
il s’ensuit(3 h’.(M’
nM")
nh".(M’ n M") ~ 8,
d’où{3.M’
nM" ~ ~ ;
cequi
contredit le résultatprécédent.
D onc on n h" =j~.
D’autre
part, puisque
M" c~M’M",
on a~ .M"
.M’M"M’M",
cequi implique {3
.M" nMI 1 0
et doncfl h".(M’
nM") n h’. ( M’
nMI,) ~, d’où {3
h".M’ nh’ .M’ F 0,
cequi
entraînefl h"h’
nhl -’ ~,
et, h’ étant clos dansH,
il est donc nécessaire d’avoirh’ ~ 0.
Les résultats
précédents
conduisent à l’inclusion C H - h".Or h"h’ C h’h"
implique 0
h"h’ C0 h’h",
on a donc0 h"h’
C0
h’h" C(H-h")h" =
H-h"(la
dernièreégalité
résultant de la clôture deh").
Mais, (3 h"
nh’ ~ ~
donne l’inclusion h’ C13 h"h’ ;
il s’ensuit h’ cH-h" ;
cequi
contredit h’ n
h" ~ 0.
Il en résulte A =#, et donc h’h" =
h"h’.9)
=)1). D’après
le lemme 2.1 on a M’M" =h’h".(M’
nM")
et M"M’ =h"h’.(M’
nM") ;
il s’ensuit h’ C
h,2
et h" Ch2’l et,commehl,2 = h 2,1
il en résultea) h’h".(M’
nM") = h"h’h".(M’
nM")
et, h" étant inversible àdroite, h"h’.(M’
nM")
Ch"h’h".(M’
nM") = h’h".(M’
nM")
b) h"h’.(M’
nM") = h’h"h’.(M’
nM")
et,h’h".(M’
nM")
ch’h"h’.(M’
nM") =
=
h"h’.(M’
nM").
Ainsi
a)
etb)
conduisent au résultat :M’M" =
h’h".(M’ n M") = h"h’.(M’
nM") =
M"M’.1)
=>6).
On a vu que M’M" = M"M’implique
M’ nM" ~ 0 ;
le lemme 2.1permet
d’écrireh’h".(M’
nM") m
M’M" = M"M’ =h"h’.(M’
nM") ; ainsi, quel
que soith’h",
ilexiste
13
f h"h’ tel que a.(M’
nM")
nM") F 0 ;
il s’ensuita .M’
M’ ;é 0
d’où a h’ =j3
h’ et donc a E a h’ =Oh’
C h"h’h’ =h"h’ ;
il en résulte
l’inclusion
h’h" C h"h’. Defaçon analogue,
on démontre l’inclusion inverse h"h’ Ch’h" ;
d’où le résultat h’h" = h"h’.§
3 - Sous-ensembles ultra-conservatifs -Dans ce
paragraphe,
on se donne(H,M)
unhypergroupe
de multitransformations dans M transitif.M’,
M" ... etN’,
N" ... sont des sous-ensembles deM,
et s’ils sont au moinsclos, h’,
h" ... etk’,
k" ...désignent
lessous-hypergroupes (de H)
de stabilité deM’,
M" ...et
N’,
N" ...respectivement.
Définition 3.1. Soit M’ ultra-clos et h un
sous-hypergroupe
de H.Si,
pour tout a Eh,
a.M’ estun sous-ensemble ultra-clos dans M pour
H,
on dit que M’ estultra-conservatif
pour h parrapport
à
(H,M),
ou, si aucuneconfusion
n’estpossible
sur(H,M)
que M’ estultra-conservatif
pour h.Si h est le
sous-hypergroupe
de stabilité d’un sous-ensemble N deM,
on dit alors que estultra-conservatif
pourN par rapport
à(H,M)
ousimplement
pour N(s’il n’y
a pasd’ambiguité
sur(H,M).
M’ étant
ultra-clos,
onrappelle
que h’ est ultra-clos à droite dans H.Théorème
3.1. Si M’ est ultra-clos et si h est unsous-hypergroupe
de H tel que h’ nh 0,
il y a
équivalence
entre :i)
M’ estultra-conservatif pour h
est
h-conjugable(*)
i)
_~ii).
Parhypothèse,
pour tout a Fh,
a .M’ estultra-clos ;
donc pour tout13 ~ h,
on aj3 .( a .M’) .(M - a .M’) = ~
et, M’ étantultra-clos,
on a aussia .M’ n a .M’ -
ex .(M - M’) ;
on en déduit{3
a .M’ n{3 « .(M - M’) _ fl.
D’autre
part,
pour tout a Eh,
ettout y
E- h tel que 7 a nh’ # 0 (un
tel 7 existecar h’ et h sont non
disjoints) ,
on a les inclusions M’ C70 .M’ et
M - M’ C7a .(M - M’) ;
le résultat
précédent permet
de conclure àl’égalité
M’ = ’Ya .M’,
d’où l’on déduit 7 a ~ _ h’et donc 7 a ch’ n
h ; ainsi,
pour tout a et tout 7 deh,
on a,soit 70
ch’ nh,
soity a C
h - (h
nh’).
ii)
=>i).
h’ esth-conjugable ;
pour tout a Eh,
il existe donc un ’U h tel queh n
h’,
et h’ étant ultra-clos à droite dansH,
on sait(cf. [ 4 ] )
que ah’ Ci est aussiun
sous-hypergroupe
ultra-clos à droite dans H(et donc,
cf[ 3 ],
inversible à droite et clos dans11).
D’autre
part,
on vérifie pour tout n E et .M’ :1)
nEa h’a.n (car.ah’â .
nCa.M’ et(H - a h’(i ).nC
M -a.M’).
2)
pour toutj3
E- H et tout 7 EH,
on a la suited’équivalences
7 a h’ a
.( ex. M’)
n{3
a h’ zi.(
aMI)
(=) ce .M’ n0
a.M’ # 0 =>
y a h’ n{3 (car
M’ estultra-clos)
c=> ’Y a h’ on {3
ah’&
Ainsi, d’après
laproposition 6,
page 24 de[HM ],
a.M’ est ultra-clos dans M parrapport
à H.(c.q.f.d.).
Et l’on a leCorollaire : Si h est un
sous-hypergroupe
de H tel que M-soitultra-conservatif pour h
eth
n h’~ ~, alors,
pour tout a Eh,
lesous-hypergroupe
de stabilitéh ’
de a .M’ estégale
àa h’ëi .
{~3 E H; ~i .( a.M’) =
Définition 3.2. Soit
(K,N)
unhypergroupe
demultitransformations
dans Ntransitif .
Uneapplication bijective $ :
M + Ns’appelle
une similitude de(H,M)
dans(K,N)
s’il existe uneapplication
0 : H -~ K telle que :
1) pour tout m
E M et tout aE H, on a 0 (ci (M»
---
(*) pour
la notion deconjugaison
voir[
4].
Onrappelle
seulement que h’ esth-conjugable
si et seulement si on al’une des trois conditions
équivalentes
suivantes(h’
est clos et h fl h’ ~~).
1)
pour tout x de h il existe h telque X
x C h n h’2)
pour tout x et y deh,
on a soit xy C h nh’,
soit xy C h -(h
nh’)
3)
pour tout x deh,
il existe ’x de h tel que xx C h n h’.2)
pour tout a’ -’ E K il existe a ~= H tel que pour tout m EM,
on aa ’. r ~im)) - e i a ~. i ~ ~m)) - ~ r a . ~n).
La
première
conditionimpose
une«compatibilité»
entre 8et ~ . Quant
à laseconde,
si R estla relation
d’équivalence
définie sur(H,M)
par « a si et seulement si pour tout m EM,
a .m =
0 m »
et si T est la relation définie de la mêmefaçon
sur(K,N),
elleexprime que 0
induit une
bijection
entreH~R
etRemarquons
que labijection
inverse~’1
est une similitude de(K,N)
dans(H,M) ;
eneffet, si 0
est labijection
induitepar 0
telle que lediagramme
(où
r et t sont lessurjections canoniques)
commute, on
peut
définir uneapplication 0 ’ :
K -+H,
vérifiant les conditions1)
et2)
de ladéfinition
3.2,
de lafaçon
suivante : pourchaque
classe de H moduloR,
on choisit unreprésentant
et pour tout a ’ E
K,
onprend 0 ’(
a’) égale
aureprésentant
choisi pour la classe définie par0 - ( a’). (L’application 0’ dépend
bienévidemment
du choix desreprésentants
des classes de H modulo R et n’estgénéralement
pasunique). Enfin,
il est utile de noterque 0 ( a)
T 0({3 ) équivaut
à aRj3 ,
et que lecomposé
de deux similitudes est une similitude. On noteraquelquefois
dans la suite
( ~ , 8 )
la donnée d’unesimilitude ~
àlaquelle
est associéel’application
6.Définition 3.3. Une similitude
(y, 0)
de(H,M)
dans(K,N)
estappelée
unisomorphisme si 0
est unisomorphisme d1lypergroupes
de H dans K.On a besoin pour la suite du lemme
technique
suivant :Lemme 3.1.
E l est
une
famille
desous-hypergroupes
ultra-clos à droite d’unhypergroupe H,
alors on ai
n
Ihi # 0.
i E I
En
effet,
pour tout a E H et tout 1 éI,
on a a(H-hi) -
H - ahi ;
d’autrepart, hi
étantultra-clos à droite dans
H,
est inversible à droite dans H(cf [ 3] ),
il s’ensuita E a hi (V
i eI) ;
et l’on déduita E
H[
i n I 1 U(H -
ahi) -
Si 0
hi
estvide,
alors a(H -
nhi)
= aH =H,
et doncH,
cequi
estabsurde ;
i e 1 i e 1
donc n
1
0.
i I
Théorème 3.2. Soient M’ et M"
conservatifs
dans M parrapport
à H tels que M" soitultra-conservatif
pour
M’ par rapport
à(H,M)
et M’M" = M"M’. Il y aéquivalence
de~: M’M"/M» -~ M" définie par
~ (mM"~M») - m(M’ n M")/M~ ~ M» M’)
est une similitude de(h li MM " /M
dans(h ’ M ")
ii) h’ h’"=h’(h" J h’
T E h’, foù
T £ h ’ est tel que h"
Remarquons
que M’M" = M"M’implique
M’ nM" % $
et h’h" = h"h’(cf.
théorème2.5).
D’autre
part
M" étant ultra-conservatif pourM’ par rapport
à(11,M),
h" est M" estultra-clos et donc h" est ultra-clos à droite dans H. Il s’ensuit que pour tout T de
h’,
T h" 7 est ultra-clos à droite dans H(cf. [ 4 ])
et donc(cf.
lemme 3.1 et[
4J) (h")~h~
est non vide et est unsous-hypergroupe
ultra-clos à droite dansH ;
dans la suite de cettedémonstration,
on note(h ") * = (h ") * h ’.
Si R
désigne
la relationd’équivalence
sur(h’h", M’M"/M")
définie par a si et seulement si pour tout m EM’M"/M,, ,
a .m si et seulement si pour tout TdehB a .( T .M") = {3 .( T.M"),
soit encore Th" T.( ’r .Nl")
ultra-conservatif pour
M’,
on déduitl’équivalence :
aR
=>(
V T th’) (a
T h" T =).
Or -r h" T et
(h")*
sont ultra-clos à droite dansH,
cequi implique
d’unepart
a (H-(h’’)*) =
H - T E h a T h" T - a(Il")* qui
démontre
l’égalité
a(h")* =
a T h"T ,
on conclut donc au ximplications
suivantes :T Eh
T h" T )
=> aR @ .
.Ainsi,
sur(h’h", M’M"~M~~)
on a établil’équivalence
~~~
a (h") ~ - ~ (h") ~ ,
R induit donc sur h’h" la relation
d’équivalence
modulo lesous-hypergroupe (h")* (qui
estinversible à droite dans
h’h").
Enfin,
comme M" est ultra-conservatif pourM’ par rapport
à(H,M),
h" esth’-conjugable ;
donc h’ n h" est
h’-conjugable
et il s’ensuit que M’ ri M" est ultra-conservatif pourM’ par rapport
à
(h’,M’).
Eneffet,
M" est conservatif dansM’ par rapport
à h’(cf. proposition 2.4)
et, pourtout
h’
l’intersection a.(M’
’ nM")
n a.(M’ - (M’
nM " ))
estvide,
ainsi M’ ’ n M" est ultra-clos dansM’ pour
h’ et le théorème 3.1permet
de conclure. Deplus
h’ (1 h" est ultra-clos à droite dans h’. Par un raisonnementanalogue
à celui faitci-dessus,
si T est la relationd’équivalence
---