V. Quelques équations diophantiennes
V. Quelques équations diophantiennes
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V. Quelques équations diophantiennes L’équation du premier degré
I. L’équation du premier degré
On considère l’équation
a1·x1+a2·x2+· · ·+an·xn=b
avecai ∈Z(16i 6n) etb∈Z. Il s’agit d’en déterminer toutes les solutions dans Z.
Il y a deux principes généraux.
Cette équation est résoluble dansZ si et seulement si b est divisible par P.G.C.D. (ai)16i6n Cela équivaut exactement à :
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Toute solution est somme d’une solution particulièrede a1·x1+a2·x2+· · ·+an·xn =b
et d’une solution de
a1·x1+a2·x2+· · ·+an·xn=0 C’est clair, puisque si(αi)16i6n et(βi)16i6n sont tels que
a1·α1+a2·α2+· · ·+an·αn=b a1·β1+a2·β2+· · ·+an·βn=b
on a alors
a1·(β1−α1) +a2·(β2−α2) +· · ·+an·(βn−αn) =0
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Question
Résoudre dansZl’équation
3x+4y=17
Solution.
Comme P.G.C.D.(3,4) =1, on trouve facilement une solution particulière de 3x+4y =1 :
x00,y00
= (−1,1)
On en déduit une solution particulièrede 3x +4y =17 : (x0,y0) = (−1·17,1·17) = (−17,17)
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D’autre part, toujours à cause de P.G.C.D.(3,4) =1,toutesles solutions de 3x+4y =0 sont données par :
(x,y)∈ {(4t,−3t)}t∈
Z
L’ensemble detoutesles solutions entières de 3x +4y =17 est donc donné par :
(x,y)∈ {(−17+4t,17−3t)}t∈
Z
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Question
Résoudre dansZl’équation
42x+10y+15z=7
Solution.
Une solutionparticulière de 42x +10y +15z =7 est donnée par : (x0,y0,z0,) = (1,−2,−1)
N.B.Uneméthodepour trouver une solution particulière consiste à fixer d’abord une valeur dez de telle sorte que P.G.C.D.(42,10) =2 soit un diviseur de 7−15z.
Il reste ensuite à résoudre l’équation à deux inconnues correspondante, par exemple à l’aide de l’algorithme d’Euclidepour le calcul du P.G.C.D. de deux nombres.
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Il s’agit maintenant de trouver toutesles solutions entières de 42x +10y +15z =0 ou
42x+10y =−15z
Comme P.G.C.D.(2,15) =1, l’équation 2·(21x+5y) =−15z
implique qu’il doit existerz0∈Ztel quez =2·z0. On se ramène ainsi à déterminer toutes les solutions entières de
21x+5y=−15z0
Comme P.G.C.D.(21,5) =1, on trouve toutes ces solutions comme dans la question précédente :
(x,y)∈ {(−15z0+5t,60z0−21t)}t∈
Z
Toutesles solutions entières de 42x +10y +15z =0 sont donc données par :
(x,y,z)∈ {(−15s+5t,60s−21t,2s)}s,t∈
Z
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Finalement, l’ensemble de toutesles solutions entières de l’équation 42x +10y +15z =7 est donné par
(x,y,z)∈ {(1−15s+5t,−2+60s−21t,−1+2s)}s,t∈
Z
N.B.
Evidemment, les équations qu’on vient d’obtenir sont aussi des équations paramétriquesentièresd’un plan « entier », c’est-à-dire d’un plan possédant des points dont les coordonnées sont toutes entières. Mais l’ensemble des points du plan 42x+10y+16z =7 dont les coordonnées sont toutes entières, est vide.
On peut aussi écrire les solutions de l’équation 42x+10y+15z=0 sous la forme
x = −15s+5t = 5·(−3s+t) y = 60s−21t = 3·(20s−7t)
z = 2s = 2·s
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II. L’équation de tous les cercles
C’est un exemple très classique, et qui met en scène les principales étapes de la résolution d’une équation diophantienne du second degré.
*Question*
Résoudre dansZl’équation
x2+y2=z2
Solution.
Siz =0, c’est facile ! On peut donc supposerz 6=0.
Comme l’équation est homogène :
résoudre résoudre
x2+y2 =z2 ⇔ X2+Y2=1
dansZ dansQ
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L’équation X2+Y2 =1 possèdeau moins une solution rationnelle : (X;Y) = (1;0).
M : (a,b) est une so- la droitedAM a un lution rationnelle de =⇒ cœfficient angulaire
X2+Y2 =1 rationnel
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. . . Et la réciproque est vraie ! ! ! Pour le prouver, on cherche les solutions du système :
X2+Y2 =1 Y =m(X −1))
Cela revient à déterminer les racines de l’équation du second degré : m2+1
·X2−2m2·X+m2−1=0
Or, une de ces racines doit être1, et le produit des racines égale m2−1
m2+1
C’est donc aussi la valeur de l’autre racine ! La valeur correspondante deY est alors :
m·
m2−1 m2+1−1
=m· −2
m2+1 = −2m m2+1
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L’ensemble detoutesles solutions rationnelles de X2+Y2=1 est donc donné par
(X;Y)∈
m2−1
m2+1 ; −2m m2+1
m∈Q
L’ensemble detoutesles solutions entières dex2+y2=z2 est alors donné par
(x;y;z)∈
n(p2−q2) ; 2npq ; n(p2+q2) n,p,q ∈
Z
La méthode précédente est appelée laméthode de la sécante.
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N.B.
Pour l’essentiel, on a ainsi montré qu’il existe une infinité d’angles dont le sinuset le cosinus sont des nombres rationnels. Mais il est (très !) difficile d’en citer (. . . qui soient non multiples entiers de π2).
Avecm:=tanθ, on peut résoudreX2+Y2=1 dansQtrigonométriquement:
θ 2θ
a=cos(π+2θ) =−cos 2θ=−1−tan2θ 1+tan2θ
=−1−m2 1+m2
b=sin(π+2θ) =−sin 2θ=− 2·tanθ 1+tan2θ
=− 2m 1+m2
La structure dugroupedes points rationnels sur le cercle de rayon 1 est remarquable . . .
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III. Les coniques centrées
Il s’agit de résoudre en nombres entiers, ou en nombres rationnels, les équations du second degré du type
AX2+BY2 =C
avecA,B et C ∈Z, etC 6=0.
On fait toujours les hypothèses suivantes : A,B et C sont sans facteurs carrés.
P.G.C.D.(A,B) =P.G.C.D.(A,C) =P.G.C.D.(B,C) =1.
Les équations ne sont pas du typeX2±BY2=1 ou±AX2+Y2 =1 (mais on fera une petite exception. . . )
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1. Les principes de résolution
Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que l’équation admette au moins unesolution (rationnelle . . . )
Appliquer la méthode de la sécante pour en déduiretoutesles solutions rationnelles.
S’il y a des solutions entières, elles sont parmi les solutions rationnelles (. . . mais il reste à les isoler . . . )
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2. Un exemple
*Question*
Résoudre l’équation
X2+2Y2=5
dansQ, ou, de manière équivalente, résoudre l’équation x2+2y2=5z2dansZ.
Solution.Par « descente » on montre qu’il n’y a /emphpas de solutions entières dex2+2y2=5z2.
En réduisant modulo 5, on déduit dex2+2y2≡0 (mod 5) quex et y ≡0 (mod 5), et donc qu’il existeu etv ∈Z tels que
x =5·u y =5·v
On tire alors dex2+2y2=5z2 qu’il existet ∈Z avecz =5·t.
Il s’agit alors de résoudreu2+2v2=5t2 avec|u|<|x|,|v|<|y|et
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3. Des conditions nécessaires . . . et suffisantes
Supposons qu’il existe une solution dans ZdeAx2+By2=Cz2. Alors il existe aussi une solution dans Z/C ·Zde
Ax2+By2≡0 (mod C)
Comme P.G.C.D.(A,C) =1, on en déduit une solution dansZ/C ·Z de A2x2+ABy2≡0 (mod C)
Enfin, les hypothèses faites impliquent aussi que P.G.C.D.(y,C) =1, donc y2 est inversible dansZ/C ·Z, et il existe donc u∈Z/C ·Ztel que :
u2 ≡ −AB (mod C)
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On montre pareillement qu’il existe une solution (resp. dansZ/B·Z et Z/A·Z) aux congruences
v2≡AC (modB)
et
w2 ≡BC (modA)
En résumé : s’il existe une solution entière de l’équation Ax2+By2 =Cz2, alors il existe aussi des solutions (dans les anneaux convenables) aux congruences
u2 ≡ −AB (mod C) v2 ≡ AC (modB) w2 ≡ BC (mod A)
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Ces conditions nécessaires sont aussi suffisantes ; c’est un théorème dû à A.-M. Legendre (1752 - 1833).
Théorème
Avec les hypothèses signalées plus haut, l’équation Ax2+By2 =Cz2
admet une solution dans les entiers si et seulement si les trois congruences
u2 ≡ −AB (mod C) v2 ≡ AC (modB) w2 ≡ BC (mod A)
admettent des solutions dans les anneaux correspondants.
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4. Encore un exemple
Question
Résoudre l’équation
41X2+31Y2=1 dansQ.
Solution.On applique le théorème de Legendre à l’équation 41x2+31y2=z2
Il n’y a que deux congruences à résoudre :
u2 ≡ 41 (mod 31) v2 ≡ 31 (mod 41) (la première peut être remplacée par u2≡10 (mod 31)).
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Une solution entière de 41x2+31y2 =z2 est donnée par : (x,y,z) = (3,1,20)
On en déduit une solution rationnelle de 41X2+31Y2=1 : (X,Y) =
3 20, 1
20
On en déduit l’ensemble de toutesles solutions rationnelles de l’équation 41X2+31Y2 =1 :
(X,Y)∈
93m2−62m−123
20(31m2+41) ,−31m2−246m+41 20(31m2+41)
m∈Q
Evidemment, l’équation 41X2+31Y2 =1 n’a aucune solution entière !
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N.B.La loi de réciprocité quadratique permet de se passer de la résolution explicite des congruences dans le théorème de Legendre.
Comme 31 et 41 sont premiers, cette loi permet d’abord de vérifier que les congruences en question sontsimultanémentsolubles ou insolubles :
41 31
· 31
41
= (−1)31−12 ·41−12 = +1
Et on calcule ensuite 10
31
= 5
31
· 2
31
=· · ·= (+1)·(+1) = +1
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5. Un autre exemple, classique
. . . Et même si on avait prévu de ne pas s’y intéresser . . .
Question
Résoudre l’équation
X2−7Y2=1 dansQ, et même dansZ.
Solution.La méthode de la sécante s’applique telle quelle, au départ de la solution évidente(X,Y) = (1,0).
On trouve comme ensemble de solutions rationnelles : (X,Y)∈
7m2+1 7m2−1, 2m
7m2−1
m∈Q
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Si D est un entier naturel sans facteurs carrés, l’équationX2−DY2 =1 est l’équation de Pell.
Théorème
SiD est un entier naturel sans facteurs carrés, l’équationX2−DY2=1 admet une infinitéde solutions entières.
Plus précisément, il existe une solution entière(X1,Y1)de cette équation avecY1 6=0 et, quel que soitn ∈N, le couple de nombres entiers(Xn,Yn) défini par :
X1+Y1·√ Dn
=:Xn+Yn·√ D
est toujours une solution de X2−DY2=1.
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Le développement en fraction continuée de√
D permet de déterminer la solution(X1,Y1) utilisée dans le théorème.
Plus précisément, si on note` la longueur de la période du développement en fraction continuée de√
D, et si
Ri = Pi Qi
est la ième réduite (irréductible) de ce développement, alors : si` est pair :
(X1,Y1) = (P`−1,Q`−1) si` est impair :
(X1,Y1) = (P2`−1,Q2`−1)
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Par exemple, si D =7, on a :
√7=
2;1,1,1,4
| {z } , . . .
Donc `=4. On calcule R4−1 =R3= 83, d’où (X1,Y1) = (8,3)
Voici les premières valeurs obtenues comme solutions entièresde X2−7Y2 =1 :
n Xn Yn
1 8 3
2 127 48
3 2024 765
4 32257 12192
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N.B.
Les conditions, ou congruences, du théorème de Legendre sont toujours vérifiées pour l’équation de Pell, puisqu’elles se réduisent à
u2≡1 (modD)
On tire immédiatement du théorème concernant l’équation de Pell que, pour k∈Z6=0, si l’équation
x2−Dy2=k
admetune solutionentière, alors elle en admet uneinfinité! On en verra un exemple dans la question suivante.
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6. Un exemple un peu plus corsé
Question
Résoudre l’équation
2X2−2XY−7Y2=17
dansQ, et même dansZ.
Solution.On considère l’équation équivalente 4X2−4XY −14Y2=34 pour la réduire à
(2X−Y)2−15Y2=34
On applique le théorème de Legendre à l’équation x2−15y2 =34z2. Il n’y a que deux congruences à résoudre :
u2 ≡ 15 (mod 34) v2 ≡ 34 (mod 15) (la seconde peut être remplacée par v2 ≡4 (mod 15)).
V. Quelques équations diophantiennes Les coniques centrées
Une solution entière dex2−15y2=34z2 est donnée par : (x,y,z) = (7,1,1)
On en déduit une solution rationnelle de(2X −Y)2−15Y2=34 : (2X −Y,Y) =
7 1,1
1
= (7,1) D’où
(X,Y) = (4,1) qui se trouve êtreaussi une solution entière!
On en déduit l’ensemble de toutesles solutionsrationnellesde l’équation 2X2−2XY −7Y2=17 :
(X,Y)∈
2·(14m2−7m−3)
7m2+2m−2 ,−15m2+16m−2 7m2+2m−2
m∈Q
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V. Quelques équations diophantiennes Les coniques centrées
N.B.Il existe uneinfinitéde solutionsentièresde l’équation 2X2−2XY −7Y2=17.
Pour le voir, il suffit de combiner les résultats que l’on vient d’obtenir avec ceux de la question précédente concernant l’équation de Pell.
Plus précisément, pourn∈Non définit les nombresunetvn∈Zpar : un−vn
√15:=
7−√ 15
· 4−√
15n
On obtient ainsi un ensembleinfinide solutionsentièresde l’équationu2−15v2=34.
Un ensembleinfinide solutionsentièresde l’équation 2X2−2XY −7Y2=17 s’en déduit pourvu qu’on sache toujours résoudre le système
2X−Y =un
Y =vn
ce qui revient à montrer que, quel que soitn∈N:un+vn esttoujours pair.
Or, les formules de récurrence :
un = 4un−1 + 15vn−1
vn = un−1 + 4vn−1
impliquent
V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
IV. Une autre courbe . . .
La méthode de la sécante fonctionne pour d’autres courbes que celles du second degré, pourvu qu’on l’adapte.
*Question*
Résoudre l’équation
Y2=X3−17X dansQ.
Solution.L’ensemble des points du plan dont les coordonnées vérifient cette équation est la réunion du graphique de deux fonctions (algébriques scolaires) :
f1(x) =p
x3−17x et
f2(x) =−p
x3−17x
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V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
Y2=X3−17X (−1;4)
(−1;−4) (−4;−2) (−4;2)
V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
L’équation possède des solutions rationnelles (et même entières) telles que (−1;±4)ou (−4;±2).
Une droite du typeY =mX+p coupe en général la courbe considérée en 3 points.
Toute droite passant par deux points à coordonnées rationnelles possède une équation à cœfficients rationnels.
Le raisonnement utilisé dans la méthode de la sécante (avec le produit des racines de l’équation aux abscisses) implique qu’une droite passant par deux points à coordonnées rationnelles a nécessairement son troisièmepoint d’intersection avec la courbe qui sera lui aussi à coordonnées rationnelles.
Par un raisonnement analogue, toute tangente à cette courbe en un point à coordonnées rationnelles a nécessairement sontroisièmepoint
d’intersection avec la courbe qui sera lui aussi à coordonnées rationnelles.
Ces constructions permettent d’obtenir dessolutions rationnellesde l’équation Y2=X3−17X.
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V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
Exemple. La construction par tangente au départ du point(−1;4).
Le cœfficient angulaire de cette tangente est calculé à partir de 2y ·y0 =3x2−17
d’où
y0
(−1,4)= 3x2−17 2y
(−1,4)
= −14 8 =−7
4 Il reste alors à résoudre le système
y2 = x3−17x y = −74(x +1) +4 L’équation aux abscisses qui en résulte :
0=16x3−49x2−146x −81= (x+1)2(16x −81)
V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
(−1;4)
81 16;−42364
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V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
Exemple. La construction par tangente au départ d’un point de coordonnées rationnelles(a;b).
Le cœfficient angulaire de cette tangente est calculé à partir de y0
(a,b)= 3x2−17 2y
(a,b)
= 3a2−17 2b Il reste alors à résoudre le système
y2 = x3−17x y = 3a22b−17(x−a) +b
On en déduit les coordonnées (rationnelles) du troisième point d’intersection :
(x,y) =
34a+b2 2ab
2
, 1156a+85b2−a2b2
34a+b2 8a2b3
!
V. Quelques équations diophantiennes Une autre courbe . . .
La courbe représentée par l’équationY2 =X3−17X est un exemple de ce qu’on appelle unecourbe elliptique (non singulière).
Le résultat suivant règle la question de la quantité des points à coordonnées entièressur une telle courbe.
Théorème
Si la courbe d’équation
AX3+BX2Y +CXY2+DY3+EX2+FXY +GY2+HX +KY +L=0 à cœfficients entiers, est non singulière, alors elle possède un nombre finide points à coordonnéesentières.
La démonstration est difficile, et due à C. L. Siegel (1896 - 1981).
N.B.La courbeY2−X3=0 possède évidemment uneinfinitéde points à coordonnées entières !
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