C r ud is d tan
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C e e rr r c cl l e e v v aa a uu u d d oo o ii i s s dd d ee e b b o b t t o a t n a i n q i u q
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Introduction
Cette huitième série des notes floristiques vaudoi- ses a bénéficié des contributions de 24 botanistes, qui ont bien voulu nous transmettre leurs observa- tions effectuées en 2011 :
Christophe Bornand Corinne Huck Jean-Michel Bornand Pierre Hunkeler Gilbert Bovay Sandrine Jutzeler Henri Ceppi Roland Keller Franco Ciardo Paul Külling François Clot Rosemary Lees Monique Derron Pierre Mingard Stefan Eggenberg Martial de Montmollin Dominique Favre Jean-Pierre Paschoud Isabelle Favre Suzanne Paschoud Andreas Gygax Pierre Steiner Françoise Hoffer-Massard Frédéric Turin
Avec 4’733 observations, cette livraison est la plus riche depuis le lancement des notes floristiques dans le Bulletin du Cercle vaudois de botanique.
Ce résultat doit beaucoup aux recherches effec- tuées dans le cadre de l’actualisation de la Liste rouge, menée depuis 2010 par Info Flora, et dans le cadre du projet Gagea. Une autre source d’in- formations prolifique provient des recherches de certains botanistes qui ont entrepris de docu- menter plus systématiquement certaines régions
peu connues, y compris pour les espèces banales dont la distribution est mal documentée.
Les critères de sélection et de présentation des espèces sont identiques à ceux des années précédentes. Ils sont rappelés dans le tableau ci-dessous (Tab. 1).
Pour la nomenclature, nous avons suivi la seconde édition de l’Index synonymique de la flore de Suisse (Aeschimann & Heitz 2005).
Pour les espèces qui n’y figurent pas, nous avons suivi l’International Organization For Plant Information (IOPI) et The International Plant Names Index (IPNI).
Résultats 2011
Parmi les observations 2011, nous publions 928 notes floristiques, concernant 508 taxons diffé- rents. Les nouveautés, redécouvertes et princi- paux faits marquants sont présentés ci-après.
Taxons nouveaux pour la Suisse
Six nouveaux taxons observés dans le canton de Vaud en 2011 n’étaient pas encore documentés en Suisse selon les informations disponibles sur le site d’Info Flora.
Le brome rougeâtre (Bromus rubens) est un brome d’aspect très particulier, avec sa pani- cule contractée en forme de pinceau, qui doit son
Notes floristiques vaudoises 2011
Franco CIARDO, Sandrine JUTZELER,
Françoise HOFFER-MASSARD, Christophe BORNAND (éds.)
Ciardo F., Jutzeler S., Hoffer-Massard F., Bornand C. (éds) (2012) Notes floristiques vaudoises 2011. Bulletin du Cercle vaudois de botanique 41: 106-141.
Tableau 1. Critères de sélection pour la publication des notes floristiques
Catégorie d’espèce Observations publiées Type de
publication
Espèces rares, menacées ou insuf- fisamment documentées (statut RE, CR, EN, VU ou DD de la Liste rouge) :
Taxon nouveau ou redécouvert
•
dans un secteur de l’Atlas Station nouvelle (=dans un
•
carré km où l’espèce était inconnue dans la base de don- nées d’Info Flora)
Note floristique complète
Espèces non menacées (statut LC ou NT)
Taxon nouveau ou redécouvert dans un secteur de l’Atlas.
Présentation simplifiée en fin d’ar- ticle
Dans nos flores usuelles, le groupe Erigeron acer, la vergerette âcre, est représenté en Suisse par trois sous-espèces : E. acer s. str., répandu dans tout le pays, ainsi qu’E. angulosus et E. poli- tus, présentes surtout dans les Alpes et caracté- ristiques des milieux minéraux humides, comme les alluvions et les moraines (Aeschimann et al.
2004). Erigeron acer est un groupe assez variable.
Parmi les taxons décrits, E. acer subsp. seroti- nus (syn. E. acer Weihe, E. muralis Lapeyr. ; The Plant List) a été décrit en 1830 par Weihe pour désigner des individus à feuilles plus longues et à bords ondulés, plus rapprochées sur le bas de la tige (Jäger 2011, Rosenbauer 2010). Le nom a été validé en 2003 (The Plant List). Ce taxon est reconnu en Allemagne et disséminé dans le sud du pays (www.flora.naturkundemuseum- bw.de/). Dans notre pays, les flores actuelles ne le prennent pas en considération. Toutefois, Durand & Pittier (1882) indiquent qu’Erige- ron acris var. serotinus Weihe est attesté par des parts de l’herbier de Jean Muret récoltées dans plusieurs stations thermophiles du canton (La Bourdonnette et Les Pierrettes près de Lausanne, Onnens, Moiry). Cette sous-espèce a été obser- vée en 2011 aux abords d’une gravière à Aigle, et à Bière.
Fraxinus pennsylvanica a été observé dans le bois de Chassagne aux Clées, dans une petite zone marécageuse où il a été planté il y a une tren- taine d’années. Sous les arbres adultes, toute une génération de jeunes arbres montre que l’espèce a trouvé localement des conditions propices à son développement. Le frêne de Pennsylvanie est originaire de l’Est de l’Amérique du Nord, d’où il a été importé en Europe dès le XVIIIe siècle, pour être cultivé comme arbre d’ornement ou d’allée.
Ce frêne est considéré comme naturalisé ou sub- spontané dans plusieurs pays d’Europe, dont la France (Tela Botanica, Bœuf 2003) et l’Alle- magne (Schmiedel & Schmidt 2010). Il colonise les forêts humides à bois dur, notamment le long des grands fleuves, dans les régions chaudes (forêts de type Ulmenion minoris, Branquart et al. 2010). Depuis peu, l’espèce est même consi- dérée comme envahissante ou potentiellement envahissante dans plusieurs pays d’Europe cen- trale (Belgique, Allemagne, Autriche, Tchéquie, Hongrie, Pologne) (Schmiedel & Schmidt 2010).
Le frêne de Pennsylvanie se distingue du frêne commun (Fraxinus excelsior) par ses feuilles à 5-9 folioles pétiolulées (F. excelsior : 9-13 folioles sessiles), ses tiges et pétioles pubescents (F. excel- sior : glabres), et ses samares plus fines. Comme nom à sa coloration à maturité (Fig. 1). Ce brome
annuel provient de la région méditerranéenne, où il est caractéristique des friches annuelles et des pelouses xérothermophiles riches en annuelles (Thero-Brachypodion ; Bromenalia rubenti - tec- torum ; Tela Botanica). En France, il est présent de la Méditerranée à l’Auvergne, et se retrouve comme adventice localisée plus au nord. En Suisse, il a été découvert en 2011 le long de l’auto- route Genève – Lausanne en grandes popula- tions éparpillées de la frontière genevoise jusqu’à Lausanne : le printemps 2011 très sec, en mettant en évidence les espèces résistant à la sécheresse, a rendu possible une cartographie relativement précise de la distribution de l’espèce (Carte 1).
Il est intéressant de relever que l’explosion mas- sive de 2011 ne s’est pas reproduite avec la même intensité en 2012, sans doute en raison de condi- tions météorologiques nettement moins favora- bles à cette espèce xérothermophile : cela montre que la progression de certaines espèces dans nos régions n’est pas linéaire et présente des fluc- tuations liées aux conditions météorologiques.
Quoi qu’il en soit, ce brome s’ajoute à la liste croissante des espèces favorisées par les grands axes routiers. Le nombre de ses populations en 2011 et son écologie laissent supposer qu’il sortira de ce milieu confiné, à l’image d’autres espèces comme le brome de Madrid (Bromus madritensis), le sporobole à feuilles engainantes (Sporobolus vaginiflorus) ou l’inule fétide (Inula graveolens), dont la distribution en Suisse ne se limite plus aux abords des autoroutes.
Carte 1. Bromus rubens : distribution le long de l’autoroute lémanique (mai 2011)
dans le canton, en espèces adventices apparues sans intervention volontaire de l’homme, ou en espèces échappées de cultures (Tab. 2). Six de ces taxons sont des hybrides.
Taxons indigènes
Deux espèces typiquement « valaisannes » font leur entrée dans la flore vaudoise suite à leur observation à Bex, sur la colline du Montet, lors d’une journée de recherche floristique du projet Gagea : la bugrane naine (Ononis pusilla), une petite bugrane à fleurs jaunes, et l’esparcette des sables (Onobrychys arenaria). Les deux sont caractéristiques des pelouses sèches à mi-sèches continentales, et bien présentes dans le Valais central. Elles n’étaient pas connues à ce jour dans le Chablais, selon Info Flora (Cartes 2 et 3).
En fait, il s’agit d’une lacune pour Ononis pusilla, qui était déjà connue de la région de Bex-Aigle au XIXe siècle (Durand & Pittier 1882). En revan- che, Onobrychis arenaria n’était pas attestée en aval de Martigny dans les principales sour- ces anciennes (Jaccard 1895, Becherer 1956);
l’observation paraît donc bien nouvelle pour le canton.
ces caractéristiques sont difficiles à repérer sur des arbres adultes, et que les frênes ne bénéfi- cient pas d’une attention particulière des bota- nistes, il est possible que le frêne de Pennsylvanie ou d’autres frênes exotiques plantés et subspon- tanés dans nos régions n’aient pas encore été remarqués.
Photinia davidiana (Decne.) Cardot (syn.
Stranvaesia davidiana; The Plant List) est un arbuste de 1 à 10 m de hauteur, dont les fleurs blanches en corymbes sont suivies de petits fruits rouges décoratifs. Il provient des montagnes d’Asie de l’est d’où il a été introduit en Europe comme plante ornementale. Il a beaucoup été planté dans nos régions, mais depuis une dizaine d’année, il est interdit de vente et de plantation, car il est l’une des principales plantes hôtes du feu bactérien. Plusieurs arbustes subspontanés ont été observés dans la forêt de Buchillon. Cette forêt thermophile et acidophile est proche de zones habitées où les jardins sont riches en exo- tiques. Plusieurs d’entre elles se sont naturalisées dans le sous-bois ou en lisière, comme des culti- vars de laurelles (Prunus laurocerasus), le chêne vert (Quercus ilex) et quelques herbacées comme le cyclamen de Naples (Cyclamen hederifolium) ou le lamier jaune argenté (Lamium galeobdolon subsp.argentatum).
Parmi les nouveautés, signalons enfin Polypogon viridis, une graminée méditerra- néenne, a été observée en 2011 dans les cantons de Vaud et du Valais. Pour cette nouveauté, nous renvoyons à l’article qui lui est consacré dans ce même bulletin (Hoffer-Massard 2012).
Taxons nouveaux pour le canton de Vaud Les 28 taxons signalés pour la première fois dans le canton en 2011 selon Info Flora se répartissent en taxons indigènes mais pas encore attestés Tableau 2: Taxons nouveaux pour le canton observés en 2011
Taxons indigènes Néophytes spontanés Nouveautés d’origine horticole
Bromus commutatus subsp. decipiens Centaurea diffusa Ammi visnaga Cirsium × subalpinum Chenopodium pumilio Cephalaria gigantea Galeopsis pubescens Crepis nemausensis Chasmanthium latifolium
Hieracium praealtum Malva pusilla Cynoglossum amabile
Mentha × rotundifolia Phalaris minor Doronicum columnae
Onobrychis arenaria Polygonum rurivagum Doronicum plantagineum subsp. emarginatum Ononis pusilla Scrophularia peregrina Erythronium dens-canis
Picris hieracioides subsp. villarsii Symphytum × uplandicum Gilia sp.
Rosa pendulina × villosa Linaria × sepium
Rubus × pseudoidaeus Xeranthemum annuum
Carte 2. Ononis pusilla : distribution en Suisse (©Info Flora/GEOSTAT – 4.2012)
moins pauvres en nutriments. Comme beaucoup de taxons du genre Hieracium, H. praealtum ne figure généralement pas dans les flores de Suisse actuelles, si bien que l’espèce n’est généralement pas relevée. Elle figurait toutefois dans les flores anciennes (Rapin 1862, Schinz & Keller 1900).
Actuellement, elle est connue à Bâle (Brodtbeck et al. 1997), ainsi qu’en Allemagne, en France et en Angleterre notamment. Dans le canton de Vaud, Durand & Pittier (1882) rapportaient sa présence en plusieurs localités du canton.
Le brome confondu, ou brome variable (Bromus commutatus s.l.), est un grand brome annuel que l’on rencontre dans les cultures de céréales ou dans les bords de champs. Dans le canton, les observations de ce brome ont été relativement nombreuses ces dernières années, suggérant que l’espèce est soit plus fréquente qu’on ne le pensait, soit en progression. Dans le canton de Genève, il est considéré comme fré- quent (Theurillat et al. 2011.) et non menacé (Lambelet-Haueter et al. 2006). La sous-espè- ce decipiens n’a été décrite qu’en 1999, donc très récemment (Scholz 2003). Elle se distingue assez difficilement du type par sa glumelle de 7.9-9.5 mm à bords enroulés à maturité (8-11 mm et bords plats pour le type) (Jäger 2011). Cette sous-espèce ne figure dans aucune de nos flores de terrain, ni dans l’ouvrage de Portal (1995) sur les bromes de France. Par manque de données, son statut actuel est donc incertain.
Enfin, parmi les « nouveautés » 2011, citons trois hybrides d’espèces indigènes plus ou moins communes : un rosier, d’abord, hybride de Rosa pendulina et R. villosa, qui a été observé en grandes colonies dans les pelouses sèches des Combettes, en amont de Château d’Oex. Parmi les ronces, l’hybride du framboisier (R. idaeus) et de la ronce bleuâtre (R. caesius), connu sous le nom de Rubus × pseudoidaeus, a été observé dans une lisière humide de la réserve du Creux de Terre à Chavornay. Cet hybride sans doute fréquent en présence des parents, était d’ailleurs bien connu des anciens botanistes dans une bonne partie du canton (Durand & Pittier 1882). Enfin, la menthe à feuilles rondes (Mentha × rotundifolia) (Mentha longifolia × suaveolens) a été découverte à Corsier-sur-Vevey. Parmi les hybrides de men- thes indigènes, celui-ci est assez fréquent (p. ex.
Jäger 2005, Lambinon et al. 2004).
Taxons exotiques subspontanés
Huit espèces exotiques déjà connues ailleurs en Suisse ont été signalées pour la première fois La Picride de Villars (Picris hieracioides subsp.
villarsii) n’est pas une vraie nouveauté: cette sous-espèce d’altitude de la commune Picride amère est connue depuis longtemps des étages montagnards et subalpins des Alpes et du Jura (Durand & Pittier 1882, Aeschimann et al.
2004). Elle se distingue du type par ses feuilles hérissées seulement au bord et sur la face infé- rieure, par ses tiges hérissées seulement à la base, ainsi que par ses capitules plus gros. Elle est relativement fréquente et peu signalée par les botanistes. Depuis quelques années, cette sous- espèce se rencontre également à basse altitude.
Selon l’Atlas de la flore de Genève, elle serait propagée involontairement par les mélanges de semences pour prairies fleuries (Theurillat et al. 2011), d’où elle se répand dans les milieux environnants. C’est peut-être ce qui explique sa présence sur la plage de Lutry, où elle a été a découverte en 2011.
Une épervière ressemblant à H. piloselloides mais en différant par ses dimensions plus fortes, a été observée en deux endroits du canton en 2011 : plusieurs dizaines d’exemplaires dans une vigne à Rances et quelques individus sur un talus de route séchard à Sainte-Croix. Vérification faite dans les flores étrangères (Jäger & Werner 2005, Oberdorfer 1994), il s’agit de Hieracium praeal- tum, l’épervière élevée. Comme les autres espèces du groupe d’H. piloselloides, c’est une épervière dépourvue de stolons, à rosettes basales et tiges florifères élevées portant de nombreux petits capitules. H. praealtum se distingue d’H. pilosel- loides par ses dimensions plus grandes dans ses différentes parties (feuille, tige, capitule), mais surtout par ses pédicelles et ses bractées couverts de poils étoilés (Jäger & Werner 2005), ses brac- tées un peu plus larges et son inflorescence plus compacte (Oberdorfer 1994). Elle semble égale- ment moins xérophile et préfère des sols un peu
Carte 3. Onobrychis arenaria : distribution en Suisse (©Info Flora/GEOSTAT – 4.2012)
(Fig. 3). Il s’agit d’une espèce subtropicale (Tela Botanica), présente comme adventice ou natu- ralisée dans plusieurs pays d’Europe méridiona- le, ainsi qu’en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Son introduction s’explique vraisemblablement par son utilisation fourragère ou comme graine pour les oiseaux. En Suisse, elle a été signa- lée comme adventice au port de Bâle dès 1988 (Brodtbeck et al. 1997). Elle a été observée en 2011 aux Saviez, près de Noville, dans une zone rudérale en marge du marais.
Centaurea diffusa, une jolie centaurée blanche à petits capitules, a été observée sous un arbre de trottoir en ville de Lausanne (Fig. 4). Originaire d’Asie Mineure, des Balkans et du sud de la Russie, l’espèce est adventice dans la plupart des pays européens (voir p. ex. Verlove 2006), voire en cours de naturalisation, comme en Allemagne (FloraWeb, Oberdorfer 1994). Elle n’a que rare- ment été observée en Suisse : Lauber & Wagner (1998) la signalent comme adventice le long des voies ferrées de Suisse romande, mais la suppri- ment de leur édition suivante (2011). L’atlas de la flore genevoise la considère comme dispa- rue (Theurillat et al. 2011). Pour le canton de Vaud, elle n’est pas connue de Durand & Pittier (1882), mais l’herbier vaudois du Musée cantonal en contient une douzaine de parts datées de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : à Grandson (« au bord du lac de Neuchâtel, entre la Brinaz et le Bey », 1871-1912), à Yverdon (« endroit des plantes exotiques », 1899), à Orbe (1890-1895) et à Ependes (« Berges du bief », 1890-91). Elle semble donc avoir été une adventice dans le Nord vaudois, assez durable pour se maintenir pendant au moins une trentaine d’année dans une de ses stations.
La crépide sainte, ou crépide de Nîme (Crepis nemausensis, syn. Crepis sancta), est une petite crépide annuelle printanière, caractéristique des milieux rudéraux très secs et thermophiles (Fig. 5).
Elle se distingue des autres crépides par ses fruits de deux types, les externes bordés de deux ailes, les autres étroits. Malgré son nom, qu’elle doit au fait d’avoir été décrite à partir du premier exem- plaire découvert en France, à Nîmes, en 1763 (Imbert 2011), c’est une espèce originaire du sud-est de l’Europe et de Méditerranée orientale.
Son expansion dans le reste de la Méditerranée et vers le nord-ouest a beaucoup intéressé les bota- nistes. Elle est apparue en France dès le XVIIIe, et en Italie dès le XIXe siècle, puis s’est progressive- ment répandue jusqu’à devenir commune dans plusieurs régions, voire localement abondante dans le canton en 2011. Pour deux d’entre elles,
on peut s’attendre à ce qu’elles s’intègrent à terme dans notre flore. Chenopodium pumilio, le chénopode couché, une petite annuelle, glan- duleuse et aromatique (Fig. 2), est l’une des rares espèces néophytes à nous venir de l’hémisphère austral (Australie). Plusieurs indices suggèrent qu’il faudra compter avec cette nouvelle espèce à l’avenir dans nos régions. A peine arrivée en Suisse (à Bâle depuis 1979 : Brodtbeck et al.
1997), elle est déjà présente en plusieurs endroits forts distants: Bâle, Genève, Tessin, Lucerne (Carte 4). Elle est également en expansion dans les pays voisins, où elle colonise les milieux rudé- raux secs et riches en nutriments sur substrat sablonneux à graveleux (Oberdorfer 1994). La station où elle a été observée en 2011, au pied d’un arbre de la plage de Lutry, correspond tout à fait à ce type d’habitat.
Polygonum rurivagum fait partie de l’agrégat Polygonum aviculare, la renouée des oiseaux. Il se distingue du type par ses feuilles à limbe linéai- re-lancéolé ne dépassant pas 4 mm de large, ses tépales plus courts et ses ochréas brun rougeâtre atteignant 10 mm (Lambinon et al. 2004). Selon Landolt (2011), P. rurivagum, d’origine médi- terranéenne, est plus thermophile, xérophile et basophile que les autres espèces plus fréquentes de renouées des oiseaux (P. aviculare s.str., P. are- nastrum). En fait de nouveauté, l’espèce est déjà indiquée par Durand & Pittier (1882) dans la région de Bex, à Frenières et aux Plans. Les espè- ces de cet agrégat ne sont pas souvent distinguées dans nos flores et généralement négligées des botanistes, si bien que leur distribution et leur statut chez nous ne sont pas très clairs.
Phalaris minor est une graminée annuelle d’env. 60 cm, qui ressemble à première vue à une phléole, ou à un grand Phalaris canariensis
Carte 4. Chenopodium pumilio : distribution en Suisse (©Info Flora/GEOSTAT – 4.2012)
Fig. 1. Bromus rubens : épi rougeâtre à maturité (Coppet, mai 2011)
Fig. 2. Chenopodium pumilio : chénopode discret, glanduleux et aro- matique (Lutry, 2 décembre 2011)
Fig. 3. Phalaris minor : aux Saviez, à Noville, 5 juin 2011 Fig. 4. Centaurea diffusa : petits capitules à bractées laci- niées et épineuses, Renens, septembre 2011
Fig. 5. Crepis nemausensis : rosettes annuelles et tiges mono- à
Fig. 6. Scrophularia peregrina dans
un bac du Petit-Chêne à Fig. 7. Une «marguerite» forestière : inflorescences corymbiformes
La scrofulaire voyageuse (Scrophularia pere- grina) est une plante annuelle méditerranéenne, caractéristique des ourlets mésophiles et nitro- philes dans les régions chaudes (Chenopodion muralis) (Tela botanica). En 2011, elle est appa- rue dans un bac en ville de Lausanne, où elle a vraisemblablement été apportée avec les plan- tations ou les semences (Fig. 6). Nous n’avons pas trouvé d’indication de sa mention ailleurs en Suisse dans les flores récentes.
Taxons d’origine horticole
Onze nouveautés sont des espèces cultivées et plus ou moins subspontanées dans les environs des cultures, sans que l’on puisse tirer de conclu- sion sur leur capacité à s’installer durablement dans un environnement naturel. Parmi elles, on peut citer deux doronics (D. columnae, et D.
plantagineum subsp. emarginatum), proches de l’espèce indigène D. pardalianches, dont l’origine exotique atteste qu’il s’agit de plantes échappées de jardins, peut-être depuis fort longtemps. Ces découvertes font suite à la publication de la clé des espèces du genre Doronic dans le précédent bulletin (Bornand 2011), qui permet de démêler la situation de ce genre dans nos régions. Elles suggèrent que l’espèce indigène, le doronic pan- thère, est peut-être plus rare encore qu’on ne le pensait.
La dent de chien (Erythronium dens-canis) est bien connue des botanistes dans les bois du Mont-Vuache en France voisine, où elle donne lieu depuis longtemps à des pèlerinages printa- niers. Rien d’étonnant donc à ce que des ama- teurs de belles espèces aient tenté de l’installer dans nos régions, d’où elle est absente naturelle- ment. C’est sans doute ce qui explique la présen- ce d’une belle colonie de cette espèce dans les bois de Croy, où elle a été signalée en 2011. Cette belle liliacée printanière n’est indigène en Suisse qu’à Genève et au Tessin, mais elle a été intro- duite en différents endroits, où elle s’est parfois naturalisée (Käsermann & Moser 1999). Dans le canton de Vaud, au moins deux autres sta- tions sont connues : à la Raisse, près de Concise (Käsermann & Moser 1999) et à la Dunanche (env. 1200 m), sur Bassins. Cette dernière sta- tion a fait l’objet d’un article dans le bulletin du Cercle (Cuany 2002), qui relève l’ancienneté de l’introduction.
La linaire des haies, Linaria × sepium, hybride entre L. repens et L. vulgaris, est apparue dans un jardin à Gryon, où ses deux parents avaient été plantés côte à côte. On la distingue par ses grai- (Tela Botanica, Pignatti 1982). Son expansion
est toujours en cours (Lambinon et al. 2004). En Suisse, elle est connue ponctuellement depuis le XIXe siècle, notamment à Genève, où elle était abondante localement dans les années 1950.
Elle est rare actuellement aussi bien à Genève (Theurillat et al. 2011) que dans le reste du pays (Info Flora). Dans le canton de Vaud, elle a été observée en trois endroits récemment : en 2009 dans une vigne à Gollion (quelques exemplaires) et en 2011 à la fois à Rances (grande population dans une vigne) et à Savigny (individu isolé).
Malva pusilla, une petite mauve annuelle à bisannuelle, aux discrètes fleurs blanches, a été découverte dans des chaumes à Oulens-sur- Lucens. Il s’agit d’une espèce originaire d’Europe orientale jusqu’en Asie Centrale. En Europe, elle est présente comme adventice dans la plupart des pays (Flora italiana), et même considé- rée comme archéophyte menacée en Allemagne (FloraWeb). C’est une espèce thermophile et nitrophile qui colonise plusieurs types de milieux rudéraux (Polygonion avicularis, Chenopodion, Sisymbrion ; Oberdorfer 1994). En Suisse, elle est connue comme adventice depuis quelques années dans les régions les mieux prospectées, comme Bâle (Brodtbeck et al. 1997), Zurich (Landolt 2001) et autrefois Genève (Theurillat et al. 2011).
Symphytum × uplandicum est l’hybride entre deux consoudes : la consoude officinale indigène (S. officinale) et la consoude rude (S. asperum), ancienne plante fourragère originaire du Caucase.
L’hybride se distingue de S. officinale notamment par ses fleurs devenant bleues en fin de floraison et par d’autres différences concernant le calice, les anthères et les akènes. Il a souvent supplanté S. asperum, soit par hybridation entre les deux espèces, soit parce qu’il a été importé et semé directement (Lambinon et al. 2004). Il est en effet fertile et présente une vigueur nettement supérieure à celle de la consoude rude. D’autre part, il peut se recroiser avec S. officinale. Le nom S. × uplandicum recouvre d’ailleurs un groupe d’hybrides, qui fait l’objet d’études et n’est pas entièrement éclairci. Cette consoude a été obser- vée en 2011 à Moudon, Palézieux et Puidoux.
Auparavant, elle avait été notée dans plusieurs secteurs (au moins 221, 225 et 227) au cours des travaux préparatoires de l’Atlas de Welten &
Sutter (1982), mais elle n’a pas été retenue pour l’Atlas. Il est fort probable qu’elle est assez fré- quente dans le canton, mais souvent confondue avec S. officinale.
belle astéracée forestière (Fig. 7), à l’allure de marguerite en bouquet, caractéristique de la chênaie buissonnante, est à la limite de son aire de distribution; en Suisse, on la trouve essen- tiellement dans la partie nord du Jura (de Bâle à Schaffouse), au Tessin et à Genève, d’où elle remonte dans le canton de Vaud le long du pied sud du Jura (Carte. 5). Dans notre canton, elle n’était connue autrefois que dans les forêts ther- mophiles des côtes en dessus de Nyon et à Aigle.
Sa découverte dans la région d’Orbe est donc une belle surprise. En raison de sa rareté en Suisse romande, l’espèce a été incluse dans le projet Gagea depuis 2011. Avis aux amateurs !
C’est aussi dans le cadre du même projet qu’a été retrouvé le millepertuis élégant (Hypericum pulchrum), dans les bois de Ballens (Bornand et al. 2012). Ce millepertuis à affinités subatlan- tiques est chez nous en limite orientale de son aire de distribution, qui est centrée sur l’ouest de l’Europe. Il est caractéristique de la chênaie ou de la hêtraie acides, mais aussi présent dans les châtaigneraies. Au XIXe siècle, Durand &
Pittier (1882) mettaient en doute une mention payernoise de l’espèce et considéraient que ce millepertuis ne faisait pas partie de la flore vau- doise. En fait, outre la mention de Payerne, il a été découvert à Ballens (herbier vaudois de Lausanne, H. Rüegger, 1978) et à Cronay dans le Nord vaudois (Atlas Welten & Sutter 1982).
Une part d’herbier provenant de Bex (herbier de Genève, part de Henri Thomas) reste sujette à caution, en raison du nombre important d’es- pèces plantées dans cette région. A Ballens, les recherches en 2011 ont permis de retrouver près d’une centaine d’exemplaires disséminés dans la forêt. En août 2012, l’espèce a également été retrouvée à Cronay. Il est possible que l’espèce soit en progression, comme pourrait le suggé- rer sa découverte récente en plusieurs sites du canton de Genève, où il était inconnu autrefois (Theurillat et al. 2011). Cette espèce discrète mériterait d’être recherchée dans ce même type de forêt ailleurs dans le canton.
Autre belle redécouverte 2011 : celle de la Jasione des montagnes (Jasione montana), une espèce autrefois disséminée sur le plateau suisse, dans les zones sablonneuses acides, mais dont on ne connaît plus actuellement que 2 ou 3 sta- tions en Suisse hors du Tessin et du Valais (Carte 6 et Fig. 8). En août 2011, la jasione a été observée en lisière de forêt à la gravière des Mossières, à Bière. Comme l’espèce était déjà connue autre- fois dans la région, sa réapparition s’explique nes de deux types, les unes étroitement ailées, les
autres à 3 angles non ailés, et par la coloration intermédiaire de la corolle. Selon Lambinon et al. (2004), Linaria × sepium n’est pas rare dans les stations où les deux parents croissent ensemble.
L’hybride est fertile et peut même se rencontrer en l’absence des parents (Atlas of the British and Irish flora). L. repens n’est pas indigène en Suisse, mais subspontané dans certaines régions, où l’hybride pourrait très bien se trouver.
Enfin, trois espèces nouvelles d’origine hor- ticole ont été observées près de l’ancien jardin botanique des Bouquetins, en dessous de Villars- Bretaye. L’abandon de ce jardin il y a quelques dizaines d’années montre de manière spectacu- laire les capacités de naturalisation respectives des différentes espèces présentes. Alors que cer- taines survivent là où elles ont été plantées, plu- sieurs colonisent les environs de manière parfois très active, jusqu’à plusieurs kilomètres à la ronde, comme la berce du Caucase (Heracleum mante- gazzianum), la valériane des Pyrénées (Valeriana pyrenaica) ou le lupin (Lupinus polyphyllus).
Parmi ces espèces, trois nouvelles ont été signa- lées en 2011 : Cephalaria gigantea, Sanguisorba canadensis et Doronicum austriacum. Le suivi de ce site et du comportement de ces différentes espèces mériterait une étude plus poussée.
Espèces redécouvertes dans le canton de Vaud
L’année 2011 a aussi été faste pour la redécou- verte de plusieurs espèces indigènes rares non revues depuis longtemps dans le canton.
Quatre de ces revenantes sont en fait stables dans leur milieu naturel, d’où elles n’ont jamais complètement disparu. Tanacetum corymbosum a été observée dans une chênaie du pied du Jura, à Arnex-sur-Orbe. Dans nos régions, cette
Carte 5. Tanacetum corymbosum : distribution en Suisse (©Info Flora/GEOSTAT – 4.2012)
Fig. 8. Jasione montana , gravière des Mossières à Bière, 23 juillet 2011
Fig. 9. Les curieuses ombelles et les tiges renflées caractéristiques d’Oenanthe fistulosa
(Lavigny 2002)
Fig. 10. Scirpoides holoschoenus au Bouveret (VS)
Fig. 11. Oxalis dillenii: une nouveauté dans les Préalpes (Ollon, juin 2012 )
Concernant les espèces indigènes, parmi les découvertes remarquables, on peut signaler l’ap- parition de l’orchis pourpre (Orchis purpurea) à la Vallée de Joux, dans une clairière rocheuse du Lieu.
La très rare Scrophularia auriculata est réap- parue sur les rives du Léman à Lutry, au même endroit où elle avait été observée avant l’ouragan Lothar. Cette observation confirme que cette espèce est toujours présente dans nos régions, mais très fugace. Il est probable qu’elle soit pré- sente ailleurs sur le littoral lémanique dans des stations semblables.
Oenanthe fistulosa : l’oenanthe fistuleuse était autrefois disséminée dans les zones humides du plateau occidental. Actuellement, hormis une sta- tion non confirmée récemment à Genève et une introduction à Lausanne, elle n’est plus connue en Suisse que de rares stations dans la région du Seeland et à Lavigny (Fig. 9). Sa découverte dans les bois d’Essertines-sur-Yverdon est donc une belle surprise. Sa présence n’est pourtant pas accidentelle; les zones boisées de la région, qui ont échappé à la banalisation du paysage agri- cole, renferment des milieux humides qui abri- tent encore une flore caractéristique. A la faveur d’éclaircies ou de travaux forestiers, cette flore s’exprime avec une richesse étonnante et voit réapparaître plusieurs espèces rares (Carex pseu- docyperus, Veronica scutellata, Utricularia sp.).
Scirpoides holoschoenus : encore une décou- verte surprenante : ce grand jonc méridional (Fig.
10), connu autrefois des rives du lac Léman, mais pratiquement disparu de Suisse, a été observé dans une surface humide rudérale de la zone industrielle de Moudon. C’est la deuxième sta- tion connue de cette espèce dans le canton, et la première mention en dehors de l’arc lémanique.
Concernant les néophytes, on peut citer Hordeum jubatum, une graminée exotique ther- mophile, adventice rare en Suisse, qui a été observée dans un endroit inattendu; au bord de la route du Pillon. C’est la seconde mention de l’espèce dans le canton.
Plusieurs espèces découvertes ou redécou- vertes ces dernières années ont été observées en 2011 dans de nouvelles stations, ce qui confirme leur progression : Tragus racemosus à Yvorne après sa redécouverte à Lavaux et à Bex en 2010, Amaranthus blitoides à Pully, Brassica fruticu- losa, qui se maintient à Renens depuis au moins une dizaine d’années. Lapsana communis subsp.
intermedia, déjà bien présente et localement abondante sur la Riviera et dans le Chablais, a vraisemblablement par la mise à jour du stock
grainier lors du décapage du sol effectué pour réaménager la gravière. La jasione était d’ailleurs accompagnée d’autres espèces acidophiles peu fréquentes, comme Trifolium arvense, T. aureum, Genista germanica ou Rumex acetosella.
Toujours dans une journée de recherche flo- ristique, la phléole paniculée (Phleum panicu- latum), une petite graminée annuelle méditer- ranéenne, a été retrouvée dans le vignoble de l’Orgeolet, au-dessus de Bex, précisément là où elle était connue au XIXe siècle (Durand &
Pittier 1882). C’est une bonne nouvelle pour cette espèce, autrefois disséminée dans les cultu- res et le vignoble, mais dont on ne connaît plus en Suisse que quelques stations en Valais, à Genève et près de Lucerne. Il n’est pas impossible que cette espèce des vignes profite des nouvelles méthodes de cultures plus économes en herbi- cides, à l’instar d’autres espèces partageant la même écologie. Ainsi la bardanette (Tragus race- mosus), autrefois cantonnée en de rares endroits du Valais central, devient plus fréquente dans le vignoble et sur les bords de routes dans le reste du Valais. En 2010, elle est réapparue dans le canton de Vaud (Bex), où d’autres stations ont été découvertes en 2011 (Yvorne).
Enfin, deux autres espèces considérées comme disparues ont été retrouvées le long de voies de communication : Vulpia bromoides, à la sortie d’autoroute de Coppet, et Bromus grossus, à la gare de triage de Denges. Les deux sont des graminées annuelles méditerranéennes consi- dérées en danger critique d’extinction en Suisse selon la Liste rouge (Moser et al. 2002).
Autres observations très intéressantes Parmi les nombreuses découvertes intéressantes, quelques-unes méritent une mention spéciale.
Carte 6. Jasione montana : distribution en Suisse (©Info Flora/GEOSTAT – 4.2012)
Espèces non prises en compte par la liste Rouge pour la région considérée
Jura
Bromus riparius, Bromus sitchensis, Centaurea stoebe, Cirsium × subalpinum, Erigeron acer subsp. serotinus, Erysimum virgatum aggr., Fraxinus pennsylvanica, Lapsana communis subsp. intermedia, Panicum riparium, Senecio jacobaea subsp. nudus, Spiraea chamaedryfolia.
Plateau
Acer cappadocicum, Amaranthus blitoides, Atriplex micrantha, Avena barbata, Brassica fru- ticulosa, Bromus carinatus, Bromus commuta- tus subsp. decipiens, Bromus diandrus, Bromus rubens, Bromus sitchensis, Chenopodium pumi- lio, Conyza sumatrensis, Cynoglossum amabi- le, Dianthus giganteus, Doronicum columnae, Doronicum plantagineum subsp. emargina- tum, Euphorbia davidii, Galium parisiense var.
leiocarpum, Galium × pomeranicum, Gleditsia triacanthos, Hieracium glaucinum, Larix kaem- pferi, Lonicera nitida, Malva pusilla, Mentha longifolia × Mentha suaveolens, Ophrys apife- ra, Oxalis dillenii, Panicum riparium, Photinia davidiana, Physalis peruviana, Phyteuma spica- tum, Polygonum rurivagum, Polypogon viridis, Rosa dumalis, Rosa pseudoscabriuscula, Rubus
× pseudoidaeus, Salix × rubens, Salix × smi- thiana, Scirpoides holoschoenus, Scrophularia peregrina, Senecio jacobaea subsp. nudus, Solanum nigrum subsp. schultesii, Solanum vil- losum subsP. Miniatum, Sporobolus vaginiflorus, Symphytum × uplandicum, Thymus vulgaris.
Préalpes
Ammi visnaga, Atriplex micrantha, Cephalaria gigantea, Chasmanthium latifolium, Doronicum austriacum, Erigeron acer subsp. serotinus, Lapsana communis subsp. intermedia, Linaria
× sepium, Oxalis dillenii, Panicum riparium, Phalaris minor, Polypogon viridis, Rosa caesia, Rosa pendulina × villosa, Rosa pseudoscabrius- cula, Sanguisorba canadensis, Senecio jacobaea subsp. nudus, Veronica austriaca subsp. vahlii, Viola saxatilis.
Conclusion
Cette livraison particulièrement abondante met en évidence l’ampleur et la rapidité des change- ments en cours dans notre flore, avec l’apparition de plusieurs nouvelles espèces et l’installation probablement durable de certaines autres : en l’espace de 10 à 20 ans plusieurs d’entre elles sont devenues presque banales.
fait son apparition dans le Jura (Marchairuz) et au Pays d’Enhaut. Panicum riparium révélé en Suisse en 2010, a été attesté en 2011 dans 5 nou- veaux secteurs (Montricher, Baulmes, Eclépens, Oulens-sur-Echallens, Yvonand et Lucens); on peut désormais considérer qu’il est présent dans presque tout le canton à basse et à moyenne altitude.
Même remarque pour Oxalis dillenii (Fig. 11):
cette espèce a été repérée dans nos régions il y a une dizaine d’années (Bornand & Hoffer- Massard 2004), surtout dans la région lémanique et à Yverdon. Les notes 2010 et 2011 documentent sa progression sur la Riviera et dans le Chablais, mais aussi jusqu’à Grandson et à Avenches.
Espèces menacées
Nous présentons ci-après de manière synthéti- que les espèces les plus menacées, par région et par degré de menace selon la liste rouge:
Espèces éteintes régionalement (RE) selon la liste rouge
Jura
Crepis nemausensis, Puccinellia distans.
Plateau
Erinus alpinus, Puccinellia distans, Rosa sherar- dii, Silene viscaria.
Préalpes
Ammi majus, Bromus japonicus, Bupleurum rotundifolium, Erysimum virgatum, Holosteum umbellatum, Phleum paniculatum, Tragus race- mosus.
Espèces au bord de l’extinction (CR) Jura
Cephalaria alpina, Erythronium dens-canis, Jasione montana.
Plateau
Althaea hirsuta, Ammi majus, Asplenium fon- tanum, Bromus grossus, Carduus tenuiflorus, Diphasiastrum complanatum, Filago vulgaris, Galium parisiense, Isatis tinctoria, Linaria sim- plex, Lythrum hyssopifolia, Medicago arabica, Papaver argemone, Scrophularia auriculata, Trifolium scabrum, Vulpia bromoides.
Préalpes
Crepis foetida, Eragrostis pilosa, Lathyrus tube- rosus, Minuartia hybrida, Onobrychis arenaria, Ophrys sphegodes, Veronica catenata.
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Les surprises concernent aussi la flore indi- gène; les redécouvertes d’espèces rares sont aussi un signe encourageant, tout comme la progres- sion ou le retour d’anciennes espèces très mena- cées, notamment dans les vignes et les grandes cultures. Il s’agit peut-être du début d’une ten- dance plus durable, à observer attentivement.
Enfin, ces notes, et les diverses activités de notre Cercle témoignent de l’intérêt actuel pour la connaissance de la flore, qui est à saluer et à encourager. Dans ce but, l’opération des notes floristiques vaudoises est reconduite en 2013;
toutes les observations et les questions peuvent êtres transmises, tout au long de l’année, aux adresses suivantes:
Sandrine Jutzeler, Grand Record 5F,
•
1040 Echallens [[email protected]]
ou
Franco Ciardo, ch. du Mont-Tendre 2,
•
1007 Lausanne [[email protected]]
Remerciements
Cette édition des notes floristiques vaudoises a bénéficié de l’aide compétente de Michael Jutzi, pour l’analyse des notes dans la base de données du Centre Info Flora, ainsi que de Jean-Louis Moret et de Joëlle Magnin-Gonze, pour leur relecture très attentive du texte. Que chacun soit ici chaleureusement remercié. Nous disons aussi notre reconnaissance à tous les botanistes qui nous ont transmis leurs observations.
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FloraWeb (Daten und Informationen zu Wildpflanzen und zur Vegetation Deutschlands) : http://www.
floraweb.de
Tela Botanica : http://www.tela-botanica.org/eflore/
Flora italiana : http://luirig.altervista.org/
Online Atlas of the British and Irish flora: http://
www.brc.ac.uk/plantalas/
Illustrations
Toutes les photos sont de Christophe Bornand, à l’exception de celles de Scrophularia peregri- na et Chenopodium pumilio (Françoise Hoffer- Massard), et de Scirpoides holoschoenus et Bromus rubens (Franco Ciardo).
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Erratum
Dans le Bulletin CVB n° 40 (2011), une erreur s’est malencontreusement glissée dans le titre des «Notes».
Il fallait lire:
Notes floristiques vaudoises 2010 (et non 2011).
Les auteurs s’en excusent.
Ajuga chamaepitys (L.) Schreb. JU (EN) 101 Arzier: Le Muids, Champ des Bois. Chaumes.
670 m. > 25 ex. F. Ciardo, 10.9.2011 [506/145].
// MP (VU) 114 Treycovagnes: Mont de Chamblon, Budelan. Vignes. 450 m. > 25 ex.
F. Ciardo, 16.8.2011 [535/179]. // 211 Trélex:
Mollard Parelliet. Champ graveleux. 560 m.
F. Ciardo, 10.9.2011 [504/141]. // 213 Lavigny:
Le Mont. Talus graveleux xérophile. 500 m.
F. Ciardo, 29.4.2011 [520/150]. // 214 Lausanne:
Aval du collège du Belvédère. Talus xérother- mophile: Mesobromion très sec. 450 m. >
100 ex. F. Ciardo, 29.4.2011 [537/152].
Alcea rosea L. NA (PP) 511** Aigle: Talus per- turbé au sommet des vignes. 529 m. < 10 ex.
F. Hoffer-Massard, 29.4.2011 [564/130].
Allium carinatum L. s.str. JU (VU) 102 Longirod:
Ourlet herbacé humide. 862 m. F. Hoffer- Massard, JRF, 3.9.2011 [509/149].
Allium scorodoprasum L. MP (VU) 215 Puidoux:
Marais de Vergnaule. Pâturage humide. 660 m.
F. Ciardo, 10.8.2011 [551/152]. // Moreillon.
Talus herbeux entre pré fauché et voies ferrées.
660 m. 51-100 ex. F. Hoffer-Massard, 24.5.2011 [549/151].
Allium victorialis L. JU (EN) 115 Rances:
Le Suchet. 1540 m. Ch. Bornand, 2.6.2011 [525/180].
Alopecurus aequalis Sobol. JU (EN) 107 Le Chenit: Le Sentier, lac de Joux, L’Arcadie. Rive exondée. 1010 m. > 10 ex. F. Ciardo, 3.7.2011 [508/163]. // Le Lieu: Les Charbonnières, port. Rivage pierreux parfois inondé. 1005 m.
H. Ceppi, 20.6.2011 [514/169]. // MP (EN) 211* Duillier: S village. Friche humide. 430 m.
Répandu F. Ciardo, 5.8.2011 [507/140].
Alopecurus geniculatus L. JU (EN) 107 Le Lieu: Les Epinettes. Grève du lac de Joux (lac très bas). 1010 m. 26-50 ex. F. Hoffer- Massard, 3.6.2011 [514/168]. // MP (VU) 227**
Thierrens: Les Marais. Prairie humide. 780 m.
F. Ciardo, 23.9.2011 [548/174].
Althaea hirsuta L. MP (CR) 114 Montcherand:
N du bassin hydroélectrique. 570 m. > 25 ex.
F. Ciardo, 15.8.2011 [528/175]. // Treycovagnes:
Mont-de-Chamblon, Budelan. Vignes. 450 m.
F. Ciardo, 16.8.2011 [535/179].
Althaea officinalis L. JU (DD) 114** Baulmes:
Plaine, NE du marais de Rances. Plantage dans les champs. 610 m. F. Ciardo, 14.9.2011 [529/181].
Alyssum alyssoides (L.) L. MP (EN) 213 Lavigny:
Le Mont. Talus graveleux xérophile. 500 m. >
200 ex. F. Ciardo, 29.4.2011 [520/150]. // 214 Notes floristiques
La présentation des notes suit les mêmes règles que les années précédentes (pour les détails techniques, voir le bulletin du Cercle vaudois de botanique n° 34). Nous ne donnons ici que l’ex- plication des notions facilitant la lecture :
++ (devant le nom de l’espèce) : nouvelle pour le canton
+ (devant le nom de l’espèce) : redécouverte pour le canton
** (après le n° du secteur) : nouveau pour le secteur
* (après le n° du secteur) : redécouverte pour le secteur
JRF Journée de recherches floristiques, organi- sées dans le cadre du projet Gagea du CVB La taille de la population est indiquée en nombre d’individus (ex.), soit précis, soit évalué.
Les notes sont présentées en deux parties : A. Notes floristiques complètes, B. Notes synthé- tiques.
A. Notes floristiques complètes
Dans cette partie sont présentés les taxons mena- cés, nouveaux ou redécouverts pour un secteur de l’Atlas Welten et Sutter, ainsi que les nouvelles stations (nouveaux km2).
++ Acer cappadocicum Gled. MP (-) 227**
Marnand: Bord d’un ruisseau près d’habi- tations. 478 m. < 10 ex. Echappé? Cultivé?
F. Hoffer-Massard, 4.6.2011 [558/178].
Aceras anthropophorum (L.) W. T. Aiton MP (VU) 111 Pompaples: Cimetière des diaco- nesses. Sur un tapis de mousses à l’ombre des tilleuls. 528 m. 26-50 touffes. Des hommes pendus dans un cimetière! F. Hoffer-Massard, 1.5.2011 [528/168].
Achillea ptarmica L. JU (VU) 102** Gimel:
Prairie humide. 728 m. F. Hoffer-Massard, JRF, 3.9.2011 [511/150].
Achnatherum calamagrostis (L.) P. Beauv.
MP (VU) 216 Vevey: Avenue de Gilamont.
Mur dominant la Veveyse. 404 m. F. Hoffer- Massard, 22.7.2011 [554/146].
Agrimonia procera Wallr. NA (EN) 534 Rossinière: Ourlet herbacé. 931 m. Sortie Rosa du CVB. F. Hoffer-Massard, 27.8.2011 [572/146].
Agrostemma githago L. MP (EN) 102**
Essertines-sur-Rolle: Ronnez. Champ fourra- ger. 800 m. Parcelle jamais semée en jachère florale, selon l’exploitante. F. Ciardo, 6.2011 [512/149].
bord de chemin. 630 m. > 25 ex. F. Ciardo, 5.2011 [519/152]. // 114** Valeyres-sous- Rances: Planches-Dessus. Champ de colza après la récolte. 584 m. F. Hoffer-Massard, 29.7.2011 [528/177]. // 213 Lavigny: Champs Corbes. Grand talus graveleux xérophile.
530 m. 1 ex. F. Ciardo, 29.4.2011 [521/151].
// 223 Bussy-sur-Moudon: 658 m. 11-25 ex.
F. Turin, 6.5.2011 [551/170]. // Moudon: Route de Lucens à Moudon. Bord d’un champ.
511 m. 101-250 ex. F. Hoffer-Massard, 8.5.2011 [552/170]. // 226 Yvonand: Niédens, L’Ivuex.
568 m. Ch. Bornand, JRF, 14.5.2011 [546/180].
Anthemis arvensis L. JU (VU) 103 Bière: Bord de route dénudé. 681 m. F. Hoffer-Massard, JRF, 13.8.2011 [516/153]. // MP (VU) 102 Essertines-sur-Rolle: Ronnez. Champ fourra- ger. 800 m. Parcelle jamais semée en jachère florale, selon l’exploitante. F. Ciardo, 6.2011 [512/149]. // 103 Saint-Livres: La Taille. 670 m.
5 ex. F. Ciardo, JRF, 13.8.2011 [517/153]. // 211 Prangins: Messerin. Chaumes de pois. 430 m.
Disséminé. F. Ciardo, 5.8.2011 [508/140]. // 212 Allaman: Château. Vigne. 400 m. Abondant.
F. Hoffer-Massard, 20.10.2011 [520/147]. //
213 Lavigny: Les Pomméries. Bord de chemin sec. 530 m. F. Ciardo, 29.4.2011 [520/150].
// 223 Froideville: Nord du centre scout.
Champ de colza. 810 m. 101-250 ex. F. Ciardo, 25.6.2011 [542/160]. // Moudon: Chalabru.
Bande culturale extensive de 6 ans. 770 m.
F. Ciardo, 16.9.2011 [549/168].
Anthericum ramosum L. MP (VU) 211 Trélex:
Mollard Parelliet. Champ graveleux. 560 m.
51-100 ex. F. Ciardo, 10.9.2011 [504/141].
Anthriscus nitida (Wahlenb.) Hazsl. MP (VU) 225** Suchy: S du Bois de Suchy, ch. béton- né. Lisière herbeuse assez humide. 595 m.
H. Ceppi, 9.8.2011 [536/173].
Anthyllis vulneraria subsp. valesiaca (Beck) Guyot NA (VU) 516 Bex: 1398 m. F. Turin, 19.6.2011 [575/122].
Arabis turrita L. MP (VU) 111 La Sarraz: Talus boisé rocheux. 489 m. F. Hoffer-Massard, 1.5.2011 [529/168].
Arenaria leptoclados (Rchb.) Guss. MP (EN) 213 Buchillon: Vallon de l’Aubonne. Grand talus graveleux xérophile en amont des vignes.
400 m. F. Ciardo, 9.6.2011 [520/147]. // 226*
Yvonand: Yvonand, centre du village. 435 m.
Ch. Bornand, JRF, 14.5.2011 [547/183].
Artemisia campestris L. s.str. MP (VU) 103**
Yens: Le Vernay, ancienne gravière. Eboulis thermophile et forêt pionnière. 650 m. 101- Lausanne: Aval Belvédère. Talus xérothermo-
phile: Mesobromion très sec. 450 m. Abondant.
F. Ciardo, 29.4.2011 [537/152]. // 215 Lutry:
Gare CFF. Voies ferrées. 410 m. 101-250 ex.
F. Hoffer-Massard, 20.5.2011 [542/150]. // 226 Yvonand: Friche. 434 m. F. Hoffer-Massard, P.
Steiner, 31.10.2011 [547/183].
Amaranthus blitoides S. Watson MP (-) 214**
Pully: Arrêt de bus du port, côté amont. Bord de trottoir. 380 m. 1 ex. F. Ciardo, 28.6.2011 [540/150].
Amaranthus bouchonii Thell. MP (EN) 222**
Bercher: terrain agricole au N de la gare du LEB.
Champ de pommes de terre. 625 m. H. Ceppi, 26.9.2011 [543/171]. // 226** Yvonand: Friche.
434 m. F. Hoffer-Massard, P. Steiner, 31.10.2011 [547/183].
Ammi majus L. MP (CR) 211 Duillier: S village.
Luzernière. 430 m. > 10 ex. F. Ciardo, 5.8.2011 [507/140]. // 222** Chavornay: Bord d’un champ de betteraves. 445 m. 3 ex. F. Hoffer- Massard, 28.10.2011 [533/172]. // NA (RE) 511** Yvorne: Culture de tournesol pour fleurs coupées (chez un horticulteur). 396 m. 7 ex.
F. Hoffer-Massard, 2.10.2011 [562/131].
Ammi visnaga (L.) Lam. NA (-) 511 Yvorne:
Culture de tournesol pour fleurs coupées (chez un horticulteur). 396 m. < 10 ex. Probablement reste de cultures horticoles. F. Hoffer-Massard, 2.10.2011 [562/131].
Anacamptis pyramidalis (L.) Rich. [s.str. prov.]
MP (VU) 103 Saint-Livres: Les Mossières.
698 m. Ch. Bornand, J.-M. Bornand, 23.7.2011 [517/154]. // 213 Echandens: W du viaduc autoroutier. Gazon extensif. 390 m. 1 ex.
F. Ciardo, 9.6.2011 [531/154].
Anagallis foemina Mill. JU (EN) 101 Arzier: Le Muids, Champ des Bois. Chaumes. 670 m. >
25 ex. F. Ciardo, 10.9.2011 [506/145]. // MP (VU) 211 Prangins: N village, Le Bugnonet.
Champ. 430 m. F. Ciardo, 5.8.2011 [508/140].
// Trélex: Mollard Parelliet. Champ graveleux.
560 m. 51-100 ex. F. Ciardo, 10.9.2011 [504/141].
// 214 Crissier: Refuge, ch. du stand. Chaumes.
513 m. Pédoncules plus courts que les feuilles, nbx poils glanduleux sur les pétales. F. Ciardo, 11.9.2011 [534/156]. // 222** Bioley-Orjulaz:
au N du lac Coffy. Bordure champ de colza (après récolte). 600 m. H. Ceppi, 29.7.2011 [534/163]. // 223** Moudon: Chalabru. Bande culturale extensive. 770 m. F. Ciardo, 16.9.2011 [549/168].
Anchusa arvensis (L.) M. Bieb. MP (VU) 103 Saint-Livres: Les Bioles. Pâturage maigre frais,
Ballota nigra subsp. meridionalis (Bég.) Bég.
MP (EN) 114 Montcherand: Ruelle de l’Egli- se. Talus dégradé. 561 m. F. Hoffer-Massard, 29.7.2011 [529/176]. // 225 Orbe: Pont du Moulinet. Pente rocheuse calcaire. 464 m.
F. Hoffer-Massard, 25.5.2011 [530/174]. //
NA (EN) 514 Ollon: Verger. 475 m. F. Hoffer- Massard, 25.3.2011 [565/127].
Berula erecta (Huds.) Coville JU (VU) 114 Baulmes: Plaine, NE du marais de Rances.
Canal et rives. 610 m. F. Ciardo, 14.9.2011 [529/180].
Bidens frondosa L. MP (VU) 212 Perroy: Plage.
Dépression humide sur une plage de galets.
372 m. F. Hoffer-Massard, 20.9.2011 [517/146].
Bidens radiata Thuill. JU (CR) 107 L’Abbaye : Le Pont, lac de Joux. Grève du lac de Joux (lac très bas). 1004 m < 10 ex. F. Hoffer-Massard [514/169].
Bidens tripartita L. s.str. MP (VU) 227**
Payerne: La Coulaz, amont de la route can- tonale. Champ. 460 m. < 10 ex. F. Ciardo, 19.8.2011 [560/184].
Borago officinalis L. MP (VU) 215 Villette (Lavaux): Eglise, cimetière. Pelouse dans un cimetière. 398 m. F. Hoffer-Massard, 20.5.2011 [544/149].
Bothriochloa ischaemum (L.) Keng JU (VU) 116 Champagne: St-Maurice, droite de la route dir. Vaugondry. Coteau xérothermo- phile rocailleux. 505 m. 51-100 ex. H. Ceppi, 31.10.2011 [540/187]. // MP (VU) 111 La Sarraz:
ch. du Vignoble, côté rochers. Bord de che- min caillouteux. 505 m. 51-100 ex. H. Ceppi, 12.10.2011 [529/167]. // 212 Prangins: Villa Napoléon, bord du lac, près de l’exutoire de l’étang. Pelouse très sèche maigre. 375 m.
51-100 ex. F. Ciardo, 10.9.2011 [510/138].
// 213 Lavigny: Le Mont. 500 m. F. Ciardo, 29.4.2011 [520/150]. // 223** Ropraz: Route de Berne, côté W. Banquette herbeuse. 700 m.
4 m2. F. Ciardo, 2.9.2011 [547/162].
Brassica fruticulosa Cyr. MP (-) 214 Renens:
Rue de l’Avenir. Sous une haie de Berberis thunbergii. 425 m. 26-50 ex. Présent depuis au moins 2003, signalé dans l’inventaire de la flore de Lausanne. F. Hoffer-Massard, 24.7.2011 [534/154].
Bromus arvensis L. JU (EN) 114** Baulmes:
Gravière en amont de la route. Surface rudé- rale. 620 m. > 25 ex. F. Ciardo, 14.9.2011 [528/181].
Bromus carinatus Hook. & Arn. MP (-) 213**
Villars-sous-Yens: Combe Lavaux, au N du pt 250 ex. F. Ciardo, 23.8.2011 [519/154]. // 213
Buchillon: Vallon de l’Aubonne. Grand talus graveleux xérophile en amont des vignes.
400 m. F. Ciardo, 9.6.2011 [520/147]. // Lavigny:
Le Mont. Talus graveleux xérophile. 500 m. >
30 ex. F. Ciardo, 29.4.2011 [520/150].
Artemisia campestris s.l. NA (VU) 514 Aigle:
Gare CFF. Friche. 420 m. F. Hoffer-Massard, 18.7.2011 [563/129].
Asplenium fontanum (L.) Bernh. MP (CR) 111 La Sarraz: Les Aleveys. Chênaie-Buxaie.
533 m. 5 ex. G. Bovay, 11.3.2011 [528/168].
Aster amellus L. MP (EN) 116 Bonvillars: A droite du contour après bât. Tivoli. Coteau buissonnant avec dalles calcaires. 528 m.
H. Ceppi, 9.11.2011 [541/188].
Astrantia major L. MP (VU) 102 Essertines-sur- Rolle: Ronnez. Lisière. 780 m. F. Ciardo, 6.2011 [512/149]. // 111 Orbe: En amont d’Orbe, rive droite de l’Orbe. Talus ombragé et humide.
469 m. 51-100 ex. F. Hoffer-Massard, 8.2.2011 [530/175]. // 211 Vich: En Clarens. Lisière humide du cordon boisé. 420 m. F. Ciardo, 5.8.2011 [508/141]. // 215 Puidoux: Clairière à l’E de Pra Pourri. 660 m. F. Ciardo, 10.8.2011 [551/152].
Atriplex micrantha Ledeb. MP (-) 213** Lonay:
Autoroute A1. Berme centrale. 400 m. F. Ciardo, 26.5.2011 [530/153]. // 214** Bussigny-près- Lausanne: berme centrale de l’autoroute vers Sorge. 471 m. Ch. Bornand, 28.9.2011 [532/156].
// Crissier: berme centrale de l’autoroute au N de l’échangeur autoroutier d’Ecublens.
421 m. Ch. Bornand, 28.9.2011 [533/155]. //
Villars-Sainte-Croix: échangeur autoroutier de Villars-Ste-Croix. 489 m. Ch. Bornand, 28.9.2011 [532/157]. // 216** Saint-Légier-La Chiésaz: bord de l’autoroute entre Vevey et Châtel-St-Denis, sous un pont routier passant sur l’autoroute vers Saumont-Devant. 792 m.
Ch. Bornand, 11.10.2011 [558/150].
Atriplex prostrata DC. MP (EN) 114 Grandson:
Tuileries de Grandson, embouchure revitali- sée de la Brine. Surface pionnière humide et rives. 430 m. F. Ciardo, 28.6.2011 [538/183]. //
NA (EN) 216** Saint-Légier-La Chiésaz: Pré de la Chêvre, talus sur le bord ouest de l’autorou- te. 737 m. Ch. Bornand, 11.10.2011 [558/149].
Avena barbata Link MP (-) 212** Aubonne:
Route d’Allaman. Zone dégradée en marge d’un trottoir. 417 m. 26-50 ex. F. Hoffer- Massard, 21.6.2011 [520/147].
Avenella flexuosa (L.) Drejer JU (VU) 103**
Ballens: Bois de Ballens, Le Bioley. 690 m.
F. Ciardo, JRF, 13.8.2011 [517/154].