• Aucun résultat trouvé

Gestion des programmes de l’agriculture de base- Washington:1973, Dakar, pp. 307. Extraits

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Gestion des programmes de l’agriculture de base- Washington:1973, Dakar, pp. 307. Extraits"

Copied!
54
0
0

Texte intégral

(1)
(2)
(3)

' .,

! .,

REPRODUCTION/367 Page

3.

CHAPITRE 1 LES SYSTEMES ==--~~~~~~~~~ NOTIONS DE BASE

Ces trente dernières années1 un assaut de problèmes complexes et nouveaux, a largement dépassé le pouvoir d'analyse des disciplines traditionnelles. Pour faire face à cet assaut, un ensemble d'instruments déterminants appelés~ :2.E.§:!.Y.~~-~~-~.~g~ a été produit. Cela compr'3nd quelques techniques mathématiques hauteme.nt sophistiquées qui ne peu'~r-:Jnt

6tre pratiquées que par des ordinateurs de haute puissance, et q~elqueu

procédés analytiques relativement simples.

Etud.;;...:.--c--.e des systèmes J . < - - -

Le fait d 1 établir comme base, les méthodes d 1 analysa r,os SJ .3-;::!.

mes avec plus. ou moins do sophistification est une approche :.~aï.c

qui pourrait se résumer comme suit :

1. définir la portée du problème ct ses critères de solution.

2o définir le sys·cème applicable et en faire un modèle.

3. formuler l es·diverses solutions, qui peuvent ôtre soit la combinaison de systèmes d'activités différentes ou une structure différente des s,ystèmes.

4~ sélectionner une solution optimale on appliquant le modèle et évaluant les r6sultats en so basant sur les objectifs ou autre critèreo

Noter comme l'approche "des systèmes" diffère do cc quo nous pourrions appeler l'approche commune7 traditionnelle pour arriyer à une décision. L'approche commune nous dit d'aller droit au problème, saisir le coeur du sujet, et en déduire une réponse. Pour los décisions

a~., jour l e jour, c 1 est là, la vraie approche. L 1 approche des systèmes au contraire dit

(4)

REPRODUCTION/367 Page

4 .

· .

"Ho : là ! reculez, n! abbatez aucun arbre, jusqu 1 à ce que vous soyez sû:r de voir la forêt entière", L'approche des systèmes demande à ce que rcu3 commenciez par un exercice élaboré, rigoureux de définition, dans

11 abstrait. Cela exige que· l'on a1Jproche un problème avec une sorte de danse de guerre hautement intellectuelle, se refermant doucement sur le problème par une série de cercles d'analyses, concentriques et décrois~

santso

Cela peut ennuyer celui, q~i est habitué à aller directement au coeur elu problème. L ~exercice élaboré pe.r d.éfini tion7 remplissè.nt

Uï1e page ou un tableau? de bo:i.tes9 cercles, flèches, peut sembler au premi.er abord 1 élémentaire, ·tel un tour de passe-passe puéril. Nous avons déjà noté que ces approches traditionnelles aux problèmes n'ont pas réussi dans l'agricul~ure de ~ase~

La question de moderniser l 1 agriculture paysanne est "!::::-os cr·t.'·· plexe et Gncore nouvelle pour beaucoup de Gouvernements qui l'ont négli~·

gée ou n'ont pas réussi en essayant de les résoudre dès le début. L'ap- proche des systèmes est certainement nécessaire.

Commençons donc par le commencement 7 avec quelques tcjrminolr:>·· gies de base. De là, nous définirons ot décrirons los programr.1os de ~~­

veloppement et de· gestion en tant o:ue systèmes • .Au chapitre sni v-n.t;.

nous verrons le développement agricole en tant que système.

CHAPITRE 2

---

DYN.AM_!QUE DU SYSTEME DE DEVELO?PE~ŒNT AGHI COLE

A~ Innovations et Institutions

Le processus de développement d~ l'agriculture_ie base peut être T c'!. coi::J"ne ln, ~.<s1c·:;io~1 dynamiqve entre l Gs incti tutions et l es _;!;!!E2,-

y~tiC?Eê.' ·Co co:'1t lns ir.novations qui accroissent le revenu du paysan, et sa ce.pe.cité d'assimiler d1autres innovations. Cependant, les fermiers ne peuvent pe>s adopter def::' innovu-:;ions à moins rrue les institutions se

(5)

- .

REPR.O:DUCTION/367 Page

5.

soient rl.évcloppées à un niveau où ils ne peuvent les supporter. Récipro- auemc.nt 7 con.-:•o nous le verrons, les institutions nécessitent des innova- tions pour ;--,qtiver leur propre développement. :Dans ce support mutuel ot cotte catalyse. réside _l'élément dynamique du développement agricoleo Le car2ctère dos innovations

L'unité de base7 l'élément édifiant de base1 du développement

·t;:ri c'Jle ost = 11 innovation, un changement dans l'une des correlations u.o 11 exploitation en tant que système, qui accroît le revenu~ On dis- tingue trois principaux types--d·1 ihhovatiohs ·:

Accroissement dos rendements : nouv·oaù.Jè entrants tels quo los semences améliorées ou los animaux de trait, produits chimiques agricoles etc, ou lus nouvelles pratiques, telles que la semence à uno date o..vancée, semi s on ligno etc •• etoutos relatives à une soule spécula- tion.

nouvel équipement, ou irriga- tion qui supplante la main-d'oouvro et élimine d'autres entraves saison- nières, et pormot l'expansion d'une ou plusieurs spéculations avec la

t~rro et do la main-d'oeuvre disponible.

• ---

Nouve-lles spéculations pratiquer une culture qui n'a jamais été pratiquée auparavant dans l'exploitation, ou aller de la pro- iuction primitive, aléatoire, pour la consommation domestique, à la pro- duction améliorée, extensive orientée vers la vente.

Comme nous le verrons au chapitre

6, .

il est souvent, sinon on général,, plus facile et plus économique,. d.e faire adopter aux fermiers t oute une série d'innovations, surtou~ des méthodes pour accroître le rondement, réunies dans un "paquet technologiquë":

(6)

REPRODUCTION/367 Page

6.

Les dix facteurs de développement

Arthur :Mosher a défini dix facteurs du développement agricol e: cinq parmi cou_x-ci sont essentiels, co sont des facteurs qui doivent ôtro

~résents , avant qu'aucun fermier n'adopte une innovation. Les cinq autres facteurs sont les Anc.él.ér:a.t~~, facteurs qui peuvent être ou ne pns

ôt~co nécessaires pour faire en quelques· années; adopter· 1' innovation à toutes les exploitations.

é 1 é m e n t s e s s e n t i e 1 s

Nouvelles technologies : l'innovation doit débuter par une nouvelle méthode de production ou de commercialisation qui s'est avérée praticable sur une exploitation de paysans, aussi bien que dcw;

une station de recherché agronoriüque. Dans un sens plus large~ le ' c".'.r - lop:pc;mcnt agricole nécoGsi te un apport. constant d'une tochno:i.og,ie 11CU- vcllo.

·'

~1archés : Pour toute innovation partielle, ou complète, d'une entreprise, il doit exister un marché, défini par trois caractéris- tiques :

demande suffisante pour une culture

un système de collecte et do distribution

la confiance ·du fermier en la demande et au système

chimiques agricoles, autres entrnnts ou équipements n6ces-

s~ircs pour l ' innovation,disponiblos dans ln communauté, l0rsque-néoessaire7 Qff!Q~ du point do vue technique c'est-à-dire sûrs du point de vue qualité, et à des prix raisonnables.

(7)

REPRODUCTION/367 Page 7.

Transports : l'accès à l'exploitation doit être ~ppropriée

à la spéculation innovée. Si l ' innovation intéresse le bétail, p3r exom- .:Plc, des routes peuvent ne pas ôtro nécc,ssaires, le bétq.il peut ôtro

conduit au mu.rché sans .routes. Dans l'autre extrême, si los innovations sont par exemple, des tomates ~ratches pour le marché métropolitain, une bonne route goudronnée doit être à proximité de l'exploitation. Ln facilité d'accès on fonction de la possipilité do conduire touto l '<'.nréos la taille du véhicule, et la surface unie de la route, dépendent do léè spéculation.

Rentabilité les rapports dos facteurs do la production,

la terre, la main-d'oeuvre, et le capital doivent être suffisants pour intéresser lo fermier à innover, en dépit de tous les· risques inhérents à l'agriculture. Ce qui constitue ln rentabilité suffisante, sera discu- té plus loin ~u.x chapitres 6 et 7.

Do plus, tous les facteurs ci-dessus doivent être présents pour que n'importe quel fermier adopte une innovation ou un paquet d'in- novations. Considérons à présent los accélérateurs,· qui peuvent être ou ne pas être nécessaires pour faire adopter une innovation à tous les fermiers co·nvenables.

a c c é 1 é r a t e u r s

Vulgarisation : pour f?-ire ndopter une innovntion E:U.X fermiers d'une communauté, un effort organisé pnr des professionnels, peut être nécessaire pour successivement :

informer los fermiers à propoe de 11 innovntion évcnh:.cllc leur inculper individuellement l'idée de l'essnyer

les former dnns les pr~~~ques nécessaires

Crédit pour la production : Pour financer une innovntio~,

une ou diverses sortes de crédit peuvent ôtro nécessaires g

(8)

REPRODUCTION/367 Page

8.

court terme

moyen terme

long terme

t

~ -

les entrées pour la production, p.:',YC:.·-·

ble au moment-de l a récolte

pour l 1équipemont ou de petites moder-4 nisations de l'exploitation, pay~blo

en déilX à

5

ans

pour l'irrigation ou autres grandes modernisations de l'exploitation payables à plus de S ans.

Aotion de groupe : Dans les pay~ développés o~ les exploitations s'étendent entre 50 et. 500 hectares, on peut leur four- i:ür des services individualisés des cadres hautement quRlifiés et spécialisés - et même d'une façon très économique. Co n'est pas éco- nomique do se:nrir individuellement dos exploitations de 1-5 ho.,. L'à

réside l'une des rQisons ~ajeures, pour laquelle l'agriculture

·paysanne nécessite un système d'encadrement qui est très différent de celui de l'agriculture moderne, commerciale. On peut rendre éco- nomiquement des services 2ux p;:ysans qu'on traitant avec oux péu~

groupes organisés •

• Nise en valeur des terres : Pour promouvoir uno inno- vation ou une méthode d'innovation, il ost parfois nécessaire d'éter~

dre les t erres disponibles et d 1 amélioror celles déjà qui oxisten:~ 1

d'une façon organisée, par construction des routes, défrichements~

lutte contre la mouche "tsé-tsé" et le paludisme, irrigation, te-r- rassements, ou autres travaux de protection.

• Planification du projet : Il est parfois néaossn~ro

(ou pas) d'avoir un projet explicite lorsqu'il s'agit d'innovations, définir noir sur blanc, les ob joctifs Gnvi sagés, los .responsnbili tés du personnel et d3s institutions, la distribution dos reesourcos,et le plan de trnv~il.

(9)

/f

REPRODUCJ.'ION/367 Page

9 •

On devrait noter que quelques innovations nécessitent tous les

"activeurs", d'autres, pq,s. Le_ maï_s hybr:i,de, par exemple, .. s.' . .étenda:Lt sur de granet es étendues en Thaïlande, Indonésie, en Afrique de l'Est; et ceci,

sans aucune planification, ~ans mettre les terres en valeur, sans action

c~c: :;roupo, sans crédit pour la production, ni aucun effort de vulgarisa-

tion spécifique. Le coton au Nord-Est de la Thaïlande, et le thé en Afrique de l'Est, nécessitaisrtt, pa~ cbntréi tou~ -les activeurs.

On doit examiner chaque paquet d'innovation pour déterminer les E',ct:i.veurs qui sont nécessaires. Il est possible de généraliser. La dis- -.-:r·ibution dos semences améliorées~ peut ne pas nécessiter dr activeurs,

La distribution d 1 autres entrants peut ne demander que pou de vulgarisation et de crédits pour la production. Une nouvelle spéculaticu nécessi tora certainement de la vulgarisation, du crédit , une action l>J

groupe et une planification. Le marafchago nécessite en général tcu: ~ - c

cinq activeurso.

B • L~-:;s STADES DU DEVELOPPLEENT AGRICOLE

Stade I Pré-développement

Ce stade se distingue par un manque de services agricoles. Les services agricoles à ce niveau atteignent moins de 1

%

des fermiers. Ef-

fectivement, il n'y a aucun effort de développement au niveau de la zone. Los fermiers sont orientés vors la subsistance. Leur revenu mo-

~étairo provient de la commercialisation dos cultures vivri~res. Les cultures vivri~res sont suffisantes pour nourrir la famille, pendant les

~muvaiscs années. Les excédents peuvent être échangés avec les commer...

. ça:;:_ts loc<.1.ux traditionnels contre des articles de confection. Un chan~ · G.;nont pout subvenir, plusieurs cultures vivri~res furent introduites en

; ~r:;_(>uc 1 trois siècles nvant l'arrivée des agronomes professionnels.

uc._

tel cllangement demande beaucoup do temps, plusieurs générations.

(10)

REPRODqCTION/367 Page 10.

Stade II -Développement des institutions

A ce nivenu, les fondations sont établies pour les éta- blissements des services centraux • .

lia Expérimentation : Parfois il fe~t quelque temps pour trouver à la fois, l os types d'institutions et les innovations catalytiques qui feront avancer le développement. Avant cette dnte,

1.1.110 grande po.rt, peut-être même la plupart des zones cul tivablos des

p·-~.Y s en voie de développement, sont encore au stade d 1 expérimentc.- tion. D~ms quelques villo.ges, dispersés ou dans les communes, le gouvernement peut avoir dos grands projets, mais 80

%

des fermiers à

· •

co niveau n'ont connu aucun progrès so.uf pour les semonces améliorée;:;.

Lo. semence améliorée ost 11 innovation cato..lytiquo rouvo.:r.t tirer los fo::::miers do leur niveau de subsistnnce. Si 1.::-, semence ;-'.Lié-

liorée ou 12 no,lvelle cul ture peuvent être prntiquécs so..ns utilisoT d1.::tutres entrnnts modernes ou des méthodes difficiles, elles peuvent s1nméliorer avec pou ou aucun effort de. vulgarisation ou autres ser- .. vices centraux. Ainsi do..ns une région où les services centraux no

touchent qu'une petite frnction des fermiers, ln plupnrt des fermiers pouvant néo.nmoins fc.ire une sp8culntion de ro.pport. Ce sera une cul- ture qui a ou un gros rapport même sur des fnibles rendements au Gours dos c.nnées où elle .:1 été introduite, arboricultures telles quo le café, ou le cacao, ou plantes textiles, t elles quo le coton ou le jute. Nous pouvons alors décrire l'orientation do ces fermiers comme une orientation de subsistance mixte, ils ont pour objet do produire suffisetmment pour la consommation domestique, mais veulent

. .

égrilcment maintenir uno production destinée à la commercialisation.

A co stc.de, la gestion du projet doit être centralisée pour réus8ir. Les hauts fonctionnaires doivent prendre des déci sions secondaires et jouer le rôle d'animateurs. Les fonctionnaires nu ni- venu des provinces et des districts n'ont o.ucune formntion et expé-

rience (nu moins do r8ussite), mis à part lo pouvoir de planific0 -

tion et d.o gestion. Bien que, los autorités ministérielles à co nivc.:;x_, peuvent se plaindre du manque de crédits, et des restrictions buCg0-

(11)

REPROilUCTION/367 Page 11.

taires, lo problème financier n'en est pas un. Los zones ne peuvent absorber de gros investissements.

Le passage du stade I au stade II (a) est facile. Le passage au stade II pose des difficultés, il demande beaucoup clo savoir faire et d'énergie. Les zones et les régions peuvent rester au stade II (a) pendant des décennies.

IIb Extension de la portée institutionnelle pour aller au stade expérimental et faire adopter à une majorj_ té de :'-o::- miers, de nouvelles techniques et des oxtreti ts modernes 1 nut:c·e;::; ,q_-_._;

les semences, une combinaison d'innovationc ct cl'institutior~s ,_t: t nécessaire. On: doit d'abord trouver une innovo.tion cntalytiquc c.dé- quate, un paquet technologique pui puisse élever les rendements ou les.revenus des principales cultures à éiu moins 30 % par rapport à 11exploitntion moyenne de la zone. Les accroissements de rendements de 10

: % -·

î 5

%

n 1 intéresseront pas los forniierc (plus do détails _ au chapitre

6).

On doit alors trouver le genre d'institutions adé~

quat, pour suppléer ··Cle façon.économique los services ccmtraux. Plus do détails au chapi~re 8~

Les engrais sont parfois une bonne innovation catalytique.

Ils se distribuent facilement, sont fac.ilos à financer et à ravi·- tailler. Ils permettent cl' introduire 1 'intendance. Dans un m&nw

petquet technologique nvoo les GGLJences améliorées e.:t .. l a:.eommorb:ùü:.':f.:t·- tion dos principales cultures, ils peuvent accroître les revenus do l'exploitation.

Ln gestion du programme devrnit à co point là so décor:.- tralisor. L 1 notion so passant dans un grand nombre de lieux, la m8·- diaticn eloi t ôtro cléléguéo au !Joins au niveau régional. Le princi-·

pal problème de ln planification ost encore la gestion, mais lon besoins financiers commencent à se faire sontir1 p8rticulièremont les crédits à court terme.

(12)

REPRODUCTION/367 Page 12 ..

Ainsi 1 à ln fin du stade II (b), on clovrai t s 1 attonclro à ce que la plupart dos fermiers aient :

Adopté des méthodes d'élevage perfectionnées acheté à crédit des produits chimiques agricoles

commercialis,~ dos cultures marchandes, dans une coo:pé-·

rative ou un service agricole.

Adopté une orientation de subsistance mixte.

Los transformations psychologiques survenant au stnc.co II . peuvent être plus importantes. Les agents de vulgarisation et ùe coo- pératives acquièrent une bonne êxpérience. Ils acquièrent la motiva- tion et la discipline pour obtenir dos résultats. Los fermiers tirent une bonne expérience. Ils ont confiance aux recommandations elu servi- ce de vulgarisCJ.tion. Ils ont surtout confic:mce en eux-mêmes, en leur capacité d'innovn.tion. Des développements plus grands peuvent alors 6tre décrits comme basés sur des institutions.

Stade III Dévolopuemont basé sur dos institutions.

Le stade II établit la fondation institutionnelle, le stade III complète la supcr'structuro insti tutionnclle.,

IIIa Pour achever la superstructure institutionnelle:, les services centraux peuvent réaliser los développements suivants ~

0 vulgarisation - personnel hautement qualifié nu r:,irG:..~1t

des sous-départements.

programme do démonstration au ni v 1~~n

des villages.

prospection localisée des sols ct rocommnndations spécifiques au:: C(i.'nmu-

n.eso

(13)

,-

REPEODUCTION/367 Page 13.

approvisionnement - ventes d'équipement au niveau de ln

commercialisation

crédit

commune

vente d'engrais et peut-être d'aliments.

gamme de bonne récolte.

Stockage des récoltes hors du marc~C peur obtenir de meilleurs ~rix salon 1.:::. ~u~-

lité.

- emprunts à moyon terme.

!• co stnde, les innovations catalytique~, "olé", sont les,_engrais p(;r-

f ..:;ctionnês, los cul turcs donnant de gros rendements, nécessitant cl.e. lours cntrnnts, un équipement réduit, tel que pompes et petits appa- reils perfectionnés tirés par un boeuf. Ces derniers sont particulière- ment important s. Le petit équipement catalyse le crécl.i t moyen terme aussi bien que los sorvicE)s de ravi t.:üllemon~ perfectionnés. Il permet

~n meilleur contrBlo de l'eau, de meilleures pratiques d'élevage, ct c.;:n ~)nrticulier une semence, à la bonne période afin de réaliser de

>::'.i2.lours rendements. Il brise los goulots d 1 étranglement et permet

au paysan de faire toute l'année, meilleur usage. du travail de sa famille.

Pend:-1nt cette phase, la portée des importnnts aspects dos c:ur- vices cqntro.ux devro.i t o.tteindre plus de 70 j~- des fermiers. Ceci cï.e·Ir.:::.i i transformer lo. plupart dos fermiers allant d'une orientation c1o snbsic- t nnce mixte vers nne orientation purement mixte. C 1 est-à-dire, l e fer-·

mier réalj.so un niveau de production et un revenu suffisnmment élevûs pour porQre son temps à produire s~ subsist2nce. Il ne cultive pl~s

c.les plantes vivrières pour s1assurer assez cle nourriture, même penclnnt

(14)

RI.~PRODUC.TION/367 Po.gt: î 4. ··

los --:-.nnées de mauvaises ré col teo 1 il pratique toutes les cul tureo C!:'l~i

puissent augmenter au mnximum son rovonu sur ln terre et la main-

,;,(,cu.vl"c. A cc stnc1e7 l'activité du projet et les investissements nr-

rivent à un record.

L'activité est si répandue à travers le pays, que les fonction- nairns des provinces et départements doivént agir comme des directeurs -:.o projet qualifiés. L 1 activité e~t trop répnndue pour permettre d 1 agir en (~émolour d2ns les centres. Même la planificntion devrait à présent ê·cTo :'ai te au ni venu do la province •

A co stade, lo but princip~l de la planification est d'obtenir. un apport mussif de fonds investis dans ca projet. Los besoins do oré-·

dits moyen-terme, sont particulièrement élevéso

III - Diversificationo

A ce stade 1 los fo:rimiors commencent à prendre l 1 ini ti.::ttivo c.,u développement des mnins d.u gouver_ncment. Ils sont de plus en plus .::ttti- rüs p<3r l 'innov2tion. Ils ont pleinement confinnco au jugement dos ca- dres, de leur coopérative locale, polyvalente. La gestion de la cocp~-

· .

r:1tivo locale viso une nouvelle orientation clos affaires pour aggrnn-

(~ir sos revenus. Les fermiers et leurs chefs de communauté recherchent éncrgiquomont do ln diversification, pour utiliser au maximum los tor- res et la main-d'oeuvre disponibles et une gestion de coopérative sc- lido. La divorsificntion mène à des spéculations telles que le mnrnî- cllnge et l 1olevf'.ge7 lniterie, pélrcs d'embouche, porc, volaille. Coux--ci _:6cessi tont do gros investissements et des entrées de production, uc-,is:

ils rapport e::1t do gros revenus à lél torre et 12. mai n-d 1 oeuvre 1 et ~)c.

ticulièrement à ln terre. Ils nécessitent aussi d0s pratiques d'élovc;,- p;<::> très perfectionnées~

(15)

REPROIUCTION/367 Pngo 15 ..

..

Ceux-ci nécessitent dos développements institutionnels supplé- mentaires. A cause des exigences techniques des cul turès7 les p<::.rql;:et::;;

technologiques doivent être spécifiques au vj_J.lu.ge do même à 11 exDloi~

tntion. C1cst-à-c.lire, los engrai s et recommnndntions sur les variût0s de semences, peuvent être basés sur la prospection elu sol des exploi- tations individuelles. Ln commercinliséltion doit nussi être plus per- fectionnée. En horticulture et lniterie, pnr exemple, dos livraisons constantes doivent être programmées. Chaque sem2.ine .ou môme chaque jour. Le contrôle do la qualité doit être très strict.

L'activité elu projet au sens conventionnel s'amenuise et d6croit.

"Dans le plRn quinquennal, le développement n1 ost plus contrôlé par les.

projets. Il ost vrai que, los nouvelles exportations peuvent ôtro amor- cées par des projets provenant du contre, bien que gérées nu niveau du département. Mais cle plus on plus; les coopératives locales rochor- chont de nouvelles occasions sur leur propre ini tiativo, et se ch:::lr·gcn-t de leur développement. Ceux-ci 7 no sont pas finu.ncés par les ress::m.:-·

ces attribuées aux .projetsspécifiqu,es_mais par le$ ressources gêné;__ rnlos mises à ln disposition clos crédits agricoles. Ainsi, l'emphase

· (')st maintena.nt porté sur le crécli t ngricole.

Sur ce point 1 nous . ne pouvons plus pu.rlcr do paysans. La cul Je ur o demande encore une main-d'oeuvre intensive mo.is elle n'est plus rétro--..

grado du point do vue technique ct commercial. De petits propriét~iroo,

orga.niséo en coopératives sont, aussi sophistiqués techniquement ct commercialement que les gestions de grandes oxploi tL:tions commcrci<ücs.

Stade IV - Développement mécanisé.

Dans une cortnino mesure, l'économie urb~ino non contrôlée .Pé:!~

l 'évolution elu développement ngricole retire le surplus do Iné:dn-cl' oeuvre de l 'éconcmio rur<'lc. Si ·le stade III ost Etttoint1 les potits proprié- t2.iros clcivcmt substituer lcc mécanisation par lG mai n-d 1 oeuvre pour m2intenir ou nccroitrc la production. Ils clciv6nt à présent, faire de

(16)

REPRODUCTION/367 Page 16.

gros investissements clans un équipement lourd et 2.utomatiquo. Comme certains fermiers vont vers les villes, d'autres les leur rachètent ou prennent les terres en métayago7 clevennnt ainsi des fermiers plus importants.

A ce -stade, leur orientation change, allant de la culture mixte à la cul ture spécialisée. Pour accroître nu maximum, le revenu de. g:'os investissements, ils se concentrent sur une ou doux spéculatiO:ns. L''""

autres sont aux:i,liaires ..

A ce point,: ln plupnrt dos idées du livre ne sont plus uti..'_; :; ...

Chaque exploitation a sn propre façon cl 1 opérer. On ne peut plus 1)enser en terme de zones ave.c los méthodeo do culture prédominantes. Ln pla ... _ nification eloi t à présentT êt:re en prédominance au ni venu cle 11 exploi- .tation individuelle. L'effet combiné des institutions et innovations, . a pris fin. Les projets ne sont plus utilose

La recherche devrait sc concentrer sur ·ces innovations ··-qui con- viennent nu stade et nux paysans :

clans le IIa, sur los semences améliorées pour les princip~­

les cultures v:ivrières, ou sur des nouvelles cultures m,::,_r- chandes facilement pratiquées.

• Dans le II b, sur les apports d'engrais moyens applicc:cbl8s sur une région entière

• dans le IIIa, sur les apports d'engrais perfectionnés et

0

les cul turcs qui pouvant utiliser de fn.çon rentable d·:O! .-_-:rJs-

ses entrées, et un équipement léger.

d~ns le IIIb, sur les entreprises d'horticulture et d'éleva- ge avec un gros revenu par hectare.

(17)

....

PillPRODUCTI0~/367~

Pngo 17.

Pas d'impasse

Un3 zono ne peut aller du stade II au stade IV sans passer pnr l o stade III. Dans un grand nombre de pc.ys, le développement ur- bCt.in rapide, souvent l 1 ur bani sntion prématurée à côté d'une agriculture st0.gnanto, c, amené à importer do la nourri·ture qui . aurait pu être •··' :tHodui to par los cxploi tati ons des pa.ysans. Los fermiers ne peuvent y1s nllur elu jour au lond.emnin de ln culture do subsistance à 11opôrn- tion rrixtc ou spécic.lis-ée. Los institutions nécessaires pour supporter l-.:s :i._-_i.1ov:.ticns dos stades III à IV ne peuvent être f'ai tes du jour nu lcnclomnin.

Un pays peut amener sos principnles zones a.ux stades II et III par uno sorio do projets, entre 3 à

8

ans. Le Sénégal est un bon o~o~­

ple. Souvent ccponc.nnt, les innovations cntalytiques suffisnntos no sont pns mises c.u point pour pousser le développement ausoi loino Un0 série cle projets eloi t c.mcnor ln zone nu stade II b et une soconclo sc

rio nu stade IIIn •

• On ne pout pousser des innovations-plus complexes jusqu'à oc quo la portée institutionnelle pour les supporter soit complète. On ne

;-.:out f':.ire rentrer los paysans dans 11 horticulture ou dans le gr9s éle-

vo.-;·o.1 pnr exemple,· jusqu 1 à ce que les services centraux assurent 1

0

achat selon la qunlité entrants perfectionnés crédit moyen-terme

è·~-D..e_.l.QlLUil,;i.EU:l!iY:t?.l!2PllDS.,._uu_a.1uQ.~_II·En pnrticulier, on ne peut c..ppli- quor les doctrines qui consistent à :

traiter los fermiers en tant qu'individus.

programme rlo planification indépendant pour chaque agent do vulgariso..tion.

insister sur la m6canisation.

(18)

REPROOOCTION/367 Page 18c

CHAPITRE 3 PRINCIPES DE BA SE DU PROGRAMl'1E

STRATEGIE-EFFICACE ·Du DEVELOPPEMENT DE I ~:AGRICULTURE PAYSAN1JE

··· Dans chnque zone, c 1 ost-à-dire pour 11 étendue do chaque système

~1~xpioitation hom~gè~eê MJALYSER

e

technologie ct programme optimum pour l'exploitation moyonno,

Etnblir le modèle de l'exploitation moyenne de la zone

disponibilité de terre ct de main-d'oeuvre importcnco de spéculations

rertdomonts, autoconsommation, ventes au comptant, revenus

Etablir los propositions rentables pour augmentation des rendements.

semonces sélectionnées, engrai s phytosanitairo cDlenclrior et méthode correcte clo culture

Etiibli-:r-·1o~f iYroposïtions rontàbles pour .bdser les goulots d'étranglement : attelage, pompé'Lge1 micro-motorisation ote.

• Etablir les possibilités dos nouvelles spéculations

1\nalysor par programmation linénire cl 1 exploi tatien optimale

en o.ppliquant les données et los propositions ci-dessus en appliquant dos prix qui rofléchissent une saturation du mcrché

STA1'Dl1 P..D I S:CR

Sur hypothèse que la plupart des exploitations sont sembla- bles à l'exploitation moyenne et peuvent

utiliser le même paquet optimum.,

Appliquer lo. méthode Henry Ford

r

un seul modèle pour tous Sans trai tor chaque cultivateur comme j_ndividuel 1 c 1 ost -cro;:J cher.

(19)

INTEGRER

SATURER

CONCENTRER

REPRO:OUCTicJN/361 Page 19 •

monter le projet do ln zone sur bas8 du paquet technologique

- - --- ·-- - · --- - ---""----

'

.

L'objet du projet ost l'Qdoption du ·paquet par la plu·- part des exploitations de ln zone.

Ne pas prévoir ln vulgnrisntion, l ' intendance, la com-~

mercialisntion, etc ••• en tant que projets séparés, c1cct ln pratique générale mais ça fonctionne mal

Etablir un programme pour tous les services sur base du pnquet technologique type de 1.-:'-, zone.

Un encadreur par 100 ou même par 10 adoptours, solon la nouvoQuté elu paquet technologique, ou selon sa complexi- té

employer ceux qui ont les qualifications disponibles;

mêr:1e si très infime~;,. ,inférieurs à

7

ans de scolarisa- tion mêmE.:

o.ppliquor des méthodes do v1J.lgnrisation ul tra-simpli- fiéos, compréhensibles mêmo aux moins qualifiés

détailler la routine de vulgarisateur jusqu'à la minute

les frais do l'encadrement dense sont une infime po..r- tie des investissements globnu.x elu projet

e Pnrticipation à la promotion par tous les fonctionnai- res locaux

• Financement complet des besoins de la production, le stocknge, etc •• ,

o Résistance aux pressions politiques pour débuter partout à l ' immédiat

~ Amorcer le prejet par la formule ~ Point ••• Ligne.,,Résoau point

nnnûe

1 à 2 villages à 10 à

40

exploitetions, 1ère

(20)

. .

.

.

REPRODUCTION/367 Page 20.

_f:\CCELERER

ligne réseau

5

à 10 v:_ll~1ges en deuxième année

les leçons dono assimilées, expansion maxi- male

o Commencer les négociu.tions pour les gros crôdito dè.:>

la réussite de l'étape "Point"

ne pas craindre le taux d'intérêt élevé pour attirer lGs grosses sommes nécessaires

admettre la durée de 1 à 2 <1ns pour l0s P,T•)f>C:!2<.'

négociations

• mettre nu point miJmc au début u,n projet à long t.ermo '·F0Ur inê_iqucr loo bénéfices nots globaux.

o Dans chaque communauté mettre à la disposition

..

les rcosources nécessaires pour doubler ou tripler chaque année lo non,bre d' exploitations ay<1nt éldopté le pnauet technologique.

Fiettro on place los ressources nécessnires à dou- bler ou tripler los villages qui sont délns le pro-

jet jusqu'à couve- rture complète.

(21)

REPRODUCTION/367

.

Po..ge 21.

CHAPITRE

4

LE rmDELE DE L 1 EXPLOITATION AGRICOLE

A. Introduction

Nous o..llons entamer le processus de plnnification qui1 comme. nous l'avons dit au chapitre 2 est le fondement du processus de ges- ticn. Dnns les trois cho..pitres suivnnts nous procèderons à l'annlyso qui ~boutit à la formo..tion du paquet technologique type qui sera ln

.. - ~"

onsc elu projet do zone intégrée.

0

modèle do l 1exploito..tion agricole moyenne apprécie. ti on d 1 innovations à introduire

et à po.rtir de ces points-là, programmation de l'opération optimale do 11exploitntion agricole moyenne

L'exploitntion Agricole Modèle rassemblera les données suivnn- tas sur chacune dos importantes spéculations dos zones :

impcrtnnco de ln spéculation : suporficie moyenne en <cros . ou tôt es do bétail on moyenne

• productions : rendements, production, revenu comptant ct brut

0 Gntrnnts ~ en particulier exigences do mo.in-d'oeuvre Le modèle doit aussi donner dos inclicntions sur la surface [;lobcù e ot los contrnintes de mnin-d 1 oeuvre là où il l e faut.

5 MODELE DE L' HIPORTANCE DES SPECULATIONS

Lo premier modèle que nous construisons est une simple table de ln 8urface da chaque spéculation de l'exploitation agricole do la zonc.~ous

· .. c;f'lrons l<' dimension de ln spécul:::.tion soit on ares pour les cul turcs, ë'':it en nombre: do tôtcs pour lo détaiL Quelquefois une spéculation

'·.

tlo bétail ost mieux 6v<:-luée par lo nombre du groupe de reproduction

(22)

. .

REPRODUCTION/~67 Page 22.

u:niquGmont, une spécul.:-~tion de porcs peut ôtre mieux cl6finic en tc:'L,uo de la quantité do truies de reproduction en réserve. Le modèle ost illustré par les trois premières colonnes de données en haut.de 12 tnblo 5.1.

a) le pourcontago de tous les exploitants Rgricolos qui font lo.. spéculntion

b) les surfaces moyennes ~E-~E~~~l~~~' c1est-à-dire par ox- ploito..tion agricole pratiquant actuellement cotte culture o) los spéculations moyennes faites sur l'exploitation moyenne

do la zone, c'est-à-dire colonne a x colonne b.

Ce livre contient peu de discussions ou d'exemples d'analyse do spéculations ot do planification de l'élevage. L'omission est déli- bérée •. ce livre a pour objectif premier de planifier le projet ot la gestion de programme dans les phases IIb et IIIb. Dans ces phases los occasions d'innovations significatives do.l 16lovage ne.se présentant pas d'habitude. L'innovation de l'élevage, autre que les soins anti- parasitairos, oxigo h2bituellement une combinaison d'orientation, l'exploitant agricole et do couverture dos services qui ne précède pas la ph.::tse III b. Quand cos occasions se présentent, les mêmes teohniquos.qui sont valables pour les spéculations ngricoles, peuvent ôtro appliquées à la gestion de programmes qui comporte des innova- tions do cheptel.

Dufinition prôlimin.::ire de zone

La première analyse consiste à diviser la région ou la nation on zones de planific~tion grosso modo sur une bnse prôliminaire. On pout parvenir à cela., en organisant une réunion ou une série de meetings

:'3l'Y le terr.::in avec des professionnels qui sont familiarisés avec l ' ·:r.;ricul turo dctns différentes zones. Le membre elu personnel qui

(23)

HEPRODUCTION/367 Pnc;o 23 •

coordonne l~ozcrcioe peut tretvr.Lillor sur un recouvrement trCJ.nspnrent cl1uno carte montretrrl los limites administratives et quelques topogrn- phies. Il truce les lignes de différenoio.tion des zones avec une pré- cision croissetntc à masure quo l 'on progresse dons ln discussion, bnsée sur l es critères suivc:.nts à peu près dc~ns 11 ordre ci té G

"

La premier crit~ro o~t

l 'ensemble des principnles cultures vivrières et celles destinées à lo. vente. On eloi t- essayer de ·trncer une ligne de. dôm<:.rcation do zonas à trn.rers ln région où le.. prédominance d'une nutre culture de vontn, A partir de ces critères et nu tres 7 il y nurn des zones de trn·Psi·- tion, des zones grises. De même que pour les cultures vivrières or devrait délimiter los zones où certnines sont _pr6pondér2ntaso

fo

---

rtili té : ensuite on doit fnire ln distinction entre les

zones qui ont dos différences mnrquées de fertilité et de rendement elues aux conditions écologiques cu cliwntiquos.

calendrier puis on doit limiter los zones où l'on sème los cultures importnntes nu cours do différents mois. Co qui peut cons- tituer une grc:.ncla différence pour los nouv0llos spéculations à intro- du·ire,

guer las zones qui ont des cliff6rancos marquées dans los pro.tiq:uc-, agricoles. Une zone où les pay s:ms cul ti vent e·ssentiellomont ,_:yoc ., c.

houe ne doit pns être confondue avec une zone où los payséèns cul ti ven·~

en général avoc ln charrue à boeuf. Une zone où déjà los pnysé'.ns utili- sent généralement des engrais et cultivent généralement, en ligné

ne doit pas être compnrée à une zone où cos procédés sont presque inconnus.

(24)

REPRODUCTION/~. 67 '

'

Po.go 2.--':.,

En clern:.cr lieu l os lirri tes de Z(;ne peuvent recouper les cli s- . t1'ict s muis ne' doi~;o:rr~ pns :;~ecouper J.es li mi tes des communes. En rocou- punt l es licnes de d6~arco.tion des communes il ost difficile d'attribuer l es frais d 1 encadremmo.t GU r3.s elu sol él.U:x: lJrojet s c.le zones. Ini tinl ement i l est préférabl e cl' essaye:;." de sl.::.ivre l es l imi t ep, elu dist ri ct r01·r ·.' (>i:'L-, nir les zones. Il ost à noter cependant que l es zones ne sont pns cr;lit;,;;;J de recouvrir des t erri toi res oontigüs.:. Dans l es régions montag~Qeu.:· ~F>~

quelques zones peuvent être un ensemble de poches c.l' al ti tudcs 0lev<ies d2.ns d'autres zones. On peut administrer un projet de zone recouvr.~~nt

des communes éparpi l lôes dans une "province". Une définition è.éfir;:i.·t;j_vc de zone eloi t suivre une réévalue ti on cl. es critères à la lumière ch -,n ':1' ')G technologique type (p.

104).

Co LE T'WDELE DE REI\lDEMENT t PRODUCTION ET REVENU

Pour cléterm:i.ner los rendements de 11 expl oi tation moyenne, i l faut avoir certaines clonnées qui sont plus diff iciles à obt enir quo los données sur l os suparficioc en acres.

Rendement s

QuelquofoùJ l o8 rcnc.lcmr:mts typiques sur les pri ncipales cultures sont bien connus. Nous pouvo!ls d.emander aux expl oi tnnts cl 'une zone quel ost leur rendement c~.::!ls uno année :noyenne et obt eni r clos réponses t rès cohérenteso Les oxploi tnnts pon7c:mt oRcompto:c- trL'..clitionnellemo'1"~ c'Jr un certo..in rendement d'une cul ture de base. Les renclemmit s c~os cu}_t~:t::-Gc:

cl 1 exportntion peuvent 2.ussi être facilement détenus. Si nous clisp-:->r::~'nc.

cle chiffres sûrs sur los surf2cos, i l y o.. h2.bi tuolloment c~oE:: c~li:f'fr-:;s

sûrs sur ln récolte t otale, même pnr di strict de sorte qu'on peut con~

fronter los doux et dét erminer l es renùements moyens.

..

(25)

REPRODUCT_ION/567 Pngo 25o

Dnns d' a.utro s ens, i l peut--être difficile d 1 estimer l es renc~e-

-coEts actuel s o Los exp l oi to.nts ont tendance à cr.:: indre les percepteurs d 1 im- pôts nussi donnent-iln dos sous-estimations brutes de l eurs récoltas en- publ ic, ou aux ot rangers ou pr-ivé. Il existe souvent des données prùco·- délnt des parceJ)es de contrôle c1e démonstrations clans la région, mais cos rendements, bion qu'initialement basés sur l es méthodes typiques o.ctuellos, ont t enclnnco à refléter le soin extrême que l'exploitant donne à um: pet i tc parcelle qui est sciemment exposée au publio.

Anssi on s'en tient à un consensus professionnel comme ét o.nt

_.:t façon ln plus rapide de combler la lacune. Los évaluations de ronc1e--

mont doivent avoir lieu pendant la récolte, ce qui sc situe clans un ave- ni r lointnin. A mesure que l e projet avance dans sos phases initial es, cependant, l e personnel sur le t errain doit éohantilloner les. renclot·~::;n-Gc

sur los expl oi tations n'aynnt pas subi d'amél ioration, pour avoir une bo.so plus sol ide do données pour une opération do r rojot à f,'Tc.nc~o : c:-;.cl:'..c o Consommation

On peut obt enir facilement ou difficilement l es données sur : o2 quant i tés de cultures consommées dnns l'exploi tat ion, ainsi que l oo

c~onn•~es sur les rcnc1omont s. Dans certains pays, les quanti tés des cul tu-

l'OC principal es dont lr!. fo..mille a besoin sont bien étnblies t radition- ::-.cllomont o D<n"s bccoucoup do pnys cle 11 Asi e du Sud-Est 1 on entend gôn6- J:'éÜeinent qu 1 une fami lle ni t besoin de 250 kg environ de paddy p2.r têt u soit environ 1.500 kgs pour la famille moyonne.x

"~ Si l 'en ti:t-._nquc c.1e c~onnées sur los ménngcs ruraux, on peut utiliser lo chiffra ~e 6 personnes par m6nage ot clone p~r explbi tation, un

'Jhiffrc val nbl o rl 1 après les observat ions do plusieurs pays en c'ivorscG

rûgi ons du Ti ers- Honcle.

(26)

Si l es exigences de o:onsommation cl 1uno culture ne sont pas tradi tj_onnellement établies, cependant, on ne peut obtenir que difficile- men-G (ces stati stiques sûres .sur la qonsommation. _Les enquêtes sur la consommation.coûtent chères, les résultats de cos enquêtes sont souvent _surqhargés d'anomalies pour qu'on puisse s'en servir.

On peut cepenclant, procéder à des hypothèses abrégées et à clee conjonctures ôlé:borées. Supposons qu'un pays est agricole à 90 % (cor,mle c'est le ens en Afrique do l'Est). Alors on peut supposer que 90 ~ ~o la culture principale essentielle est consommée dans l'exploitntiona Do.ns 11 oxer.1ple de la table 5-1 nous avons supposé que 90

%

de mil, 65,;

cl 1 arachide, et 80 j~ de maïs. sont consommés par la famille de 11 OXIJlci- tant (nous savons que davantage d'arachides et do maïs_que de mil sont commercialisés dans cette régions).

1:: consomli1o.tion r,st un élément do données sur lequel la préci- oion importe peu particulièrement pour planifier au niveau do l 1exploita- tion9 comme nous le verrons à la fin du chapitre

7.

A ce niveau, des erreurs de

25

à 30

%

ne doivent pas o.ffecter los cisions do planifica-

tion. Pour évaluer le mnrché au comptant virtuel pour los récoltes vi-

\':<èrGs copondc..nt, il ost nécessaire d 1 avoir des estimations plus sûres

: o

l~ consommation.

Los prix

Nous aimerions certainement o.voir une idée des prix futurs pour des raisons de planificationo_ A ce stade du _processus do planific~ticl:C; cepenc~r~nt, nous voulons brosser le tableau elu système actuel c> l 1 c~:_-,lo3-

tation agriccl t et conserver nos analysas de prix dani un 6t~t ausci simple quo possible.

(27)

~EPRODUCTION/3q7 ~

Lo processus de plnnificnticn pout s'enliser t rès facilement en chiennant sur c:.es hypothèses ot cos procôd.ares u-~ilisées c~nns dos project::_ons Ro~

phistiquées de prix. Nous voulons aussi conserver l os prix utili sés t~d'..S

l n planificat ion. Tradi tionnellemcmt 7 r.ussi bas qu 1 ils peuvent ôt1·11 s cr1~ pl ement justifi és. Nême si l es prix n'ont cossé cl_ 1nugmentor, nous ne vouions pns utiliser des prix plus él evés quo los prix actuels pour uno première planification. Des prix plus élevôs rendent los innovntions plus attrayant es, en nugmentant ln valeur des rendement s relatifs aux coûts dos "entrants" • Nous voulons être en mesure clo justifier lo-o :~mw

vn.tions sur le bnso des prix tradi tionnollemcnt bas.

Nous pouvons, pnr conséquent, envisager l'approche simpl e sui- Véènte. Nous pouvons .:-:ligner l o prix de l n. ré:colto clo c:otto année sur celui prntiqué par l 1oxploitnnt pendant ln. récolte, à moins quo lo prix clo l 'année en cours no soit déformé pnr uno récolte très i mportant e ou très rédui t c. Si l e prix do l 1 année on cours ost .:mssi déformé 7 nous pouvons prendre ln moyunne des vrix des trois c:,nnôes précédentes.

Los pays<:1ns oxploi t2.nts cm moyenne font rarement des dépenses

-

cle production en osp 3cos .:;_vant lo.. fin do ln pkcso II. Il nrrivo qt'.e l 1 ox- pl oi tant moyen ombc.uche souvent la mai n-d 1 oouvro à certaines époqucr;;; :~')

l 'année, de sorte quo tout compte fait, il n'a pr.s do frai s do mai~·

cl' oeuvre à payer. Ccci ne s 1 applique pas bion on-tenclu nux régions où. i l . existe de grand os masses do pnysnns sans terro. Soule une mi no ri t 6 c.l 1 œ::- ploitants achète en cspècos des "entrants'' : ongrni s, pesticidos ote. Puisque nous voulons clonnor une image de 11 expl oitnnt moyon, los c16~.>Cr·­

sos en monnc.i e cle la minorité J:lG doivent pns é?tro onglobéos cbns la moyenne. Seuls los frnis en espèces do production ~e le plup~rt

expl oitants doivent en faire partie.

(28)

REPRODUCTION/367 Pago 28~

Synthèse

Nous pouvons mnintenant rassembler los données sur le renclor!10nt: ..

ln consommation ct les prix avec notre modèle de spôculr:..tion pour ob-~oni::"

le revenu brut on espèces, comme il ost indiqué en h2ut cle la to.blo f)-1 ,,

Les étapes du co.lcul sont simples :

0

superficie moyen11o on ares p.::.r œ:ploi to.tion x rondement ~

production pnr exploitation (on kg)

production pnr exploitc:.tion- le: qu2ntitô consommée

=

qu2.ntité commorci2.lisôo

(kgs commerbialisôs x prix par kg) - frais en espèces net on espèces

revenus

(kgs produits par exploitation x prix par kg) - frais en ospcccs

= revenu brut.

Les valeurs divisionnaires sont utilisées po.r le revenu brut 3ur c~iversor~

spéculations, s~r lesquelles il n'existe aucune donnée concernn~t ln oon- s.ommation.

Nous avons los résultats défini tifs du modèle au bas c.loro cclonùos de droite. La famille moyenne de la zeno gagne 83 dollars par

lise un revenu brut clc 191 dollars aux prix Cïl ccurs su:.: :'.e mo.r:.;h.~ . ~-~,J:"

un américain ou un européen peu familier avec l'agriculture paysnnnc, cos chiffres peuvent pnraître trop bas pour être vrcù semblables. Ln climen- sion moyenne du ln famille duns la région d1o~ proviennent ces données ost de

5

à

7

membres, co qui ramène le revenu par tête à

37

dollnrs en- viron. Cotte zone ost roprésontativo du p~ys o~ ollo sc trouva, copon- do..nt co chiffre par têto ost inférieur à ln moitié elu revenu par têto que l'on cite généralement pour co pays.

,;.: A noter que los l'Cndements sont donnôes en Kgs/ha, aussi fe1.ut-il les

diviser par 100 pour obtenir los Kgs/a.

(29)

REPRODUCTION/367' Page

29 •

Le revenu de 11exploi tati on et le rôle des paysans cbns u~1o

économie sont gé:néral omvnt comme les chiffres ci-dessus. l ' indiquent, grossièrement sous- évalués. Un citadin de ce pc_ys cloit dépenser 150 à 180 dollars pour sc_ nourri ture et son logement ni nsi que 11 expl oi t 2.nt moyon rlc la zone Y o Los paysans sur lesquels cos données se basent, ont un nivoe.u cle vi c plus él evé dans la plupart des cas, que celui clos pnysnns vivant dans beaucoup de. p_ays au PNB par t~to plus élevé. Ils ont des Lent res et dos vélos, ils prennent tous l os repas 1 ils envoient leurs.

'.;1::f0nts à l 1 6cole primaire et plusi eurs de Jours onfc:mts à 11 écolo se- conc:o.i re o Tout ceci pour montrer que le s. t aux de croissance du PNB et los objectifs elu PNB importent peu en termes. de vie des masses rura- Ioa qui forment le gros cle la population des pays en voie de. dévelop-

-~) LE l'WDELE DU FACTEUR J'!.11IN-D10EUVRE

Les données l es plus rares de .toute planification sont cel l es qui concernent l es exigences de main-d'oeuvre clos cultures paysannese Heureusement on peut souvent s'en passer. Si los seules innovations-.

envisng6es sont les fnctours cl 1 accroissement do rondement, ce qui r: 1 ex~,<:;o

pas un travai l supplémentaire important,.alors los données sur l.2 rwi:r.- d'oeuvre no sont pi:ts nécessaires.Ou, s' i l oxi st (!) un excédent notabl e: :-,o

J~J.:'..in-cl'oe;uvrù brute tout c:.u l ong de l'année, comï,1c à J2.v2. ou c.u :Scr:c'J.,-·1

on n'.::-. pns bcsci n c~·J s 'inqui éter sur l os exigences ou l o,s cc-nt:r::-ântor:.>

do mai n-d'oeuvre.

Si 1 coponcbnt 7 on pLwifie pour une zone à grc_nde superficie

(' 0 torros incul t os, c.l ors l es données de muin-cl1oouvre utilisée sont

'rj t:1loso Si l 'on anvisc.ge 11 i ntroduction d 1 uno nouvelle spôculntion, ::lors les donné os de main-cl 1 oeuvre utilisées sont essenti elles. J~nintos

tentatives cl.' introduire .une nouvelle spéculc.tion ont échou,é parce que

GOS oxigoncos do main-d1oouvre serc.i ent incompatibles avec les exigences , _c~ mélin-d 1 oeuvre do ln cul turc principal e à une certaine saison. Mai ntes

(30)

:~~~:PEODUCTION/3• 67

tentatives diirrigation ou de mécanisation ont ét6 malencontreuses pnrco qu'elles n'étaient pC!s fondées sur une analyse rigoureuse des exigences de main-d'oeuvre de ln zone.

Le "Fa~rm i'.ianngemont Survcy" est la tho(~o utilis6o pour :C"<.'.f'fJU:.·-

bler los données sur los exigences de main-cl 1 oeuvre clc::s cul t~ros •, l)~ c;:-.ü nécessite une surveillance minutieuse et coûteuse clos oxploi tati one:.' Gel~=~>·

tillonnées. Un enquêteur doit les visiter à intervalles do jours régu~

liers pendant une armée entière pour prendre 2.0te de la façon dont le.. m2.in-cl'oouvre est utilicée. Les rüsultats sont souvent pleins d'anomé.:- lios. L'autour a vu clos études basées sur do larges échantillons, par

.,

c: ::;mple, qui ont montré qu'une cul ture dont la moisson était évidemment facile, mettait beaucoup plus de temps à être moissonnée, qu'une autre . culture dont la moisson était évidemment plus difficile. Il faut racour- " pour rendre plus aisé le rassemblement c~e données sûres de main- d'couvre.

CI-U,PITHE 5 CHOIX D' INNOVIiTIONS

En môme temps qu'ii explore les données sur les systèmes d'ex- ploitation agricola d1~ujourd1hhi,· le-planificateur doit expiorer los données sur los innovations qui peuvent construire los systèmes cl1oxploi- tntion agricole do domain :

i\ nouvonu 1 comme il n été mentionné o.u ct.1.pi tro 31 nous tr:ci to- rons troi c types fonc~o..montaux J 1 innovations :

•· f.::1cteurs d'accroissement elu rendement

. .

facteurs cle clc5gagement des goulots cl 1 étrangle;me:ot·:

nouvelles spéoulntions

Références

Documents relatifs

Dans notre étude, ni le délai de prise en charge, ni l ’ antibiothérapie pré-hospitalière, ni le stade de sévérité de la lésion, ni le siège des lésions sur le pied, ni l ’

La mutation kdr a été retrouvée dans des populations d ’ Anopheles gambiae en Angola [24] où le Programme national de lutte contre le paludisme a planifié des opérations de

[31] avaient montré, chez 155 patients après AC, que les sujets pour qui le rebond thermique entre 24 h et 48 h était le plus marqué étaient ceux dont le pronostic neurologique était

Au-delà des actifs habituellement pris en compte par les écono- mistes (capital, travail et terre), il peut s’agir par exemple de technologies, compé- tences du personnel, noms

Space invaders Etaussi: BurnoutParadise, NiGHTS, Journeyof Dreams, BuddyAnglais,C'estpassorcier, LuckyLuke,tous à

Des expériences d’extrusion ont été faites avec les mélanges à base de farines de blé prégélatinisées, farine d’amande, lécithine de soja et mono- et diglycérides

Une addition directe de l’acide lactique a été utilisée pour suivre le comporte- ment d’un lait écrémé reconstitué au cours d’une acidification chimique.. La mobilité

Cette circulation peut avoir lieu par le biais de médiateurs au statut souvent ambigu (Goldstein), mais si le passage des frontières a lieu de façon problématique et difficile,