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CM3 : Le h-principe : préquelle

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Moris Hirsch

Vincent Borrelli Institut Camille Jordan - Lyon 1

(2)

Le fibré des 1-jets

Définition. – SoitU⊂Rm.L’espace des 1-jets des applications deU dansRnest le produit

J1(U,Rn) =U×Rn× L(Rm,Rn).

Le 1-jet de f ∈C1(U,Rn)enx est le triplet :

j1f(x) = (x,f(x),dfx)∈U×Rn× L(Rm,Rn).

Tout choix de coordonnées permet d’identifierJ1(U,Rn)avec le produit

J1(U,Rn)≈U×Rn×(Rn× · · · ×Rn) et le 1-jetj1f(x)avec

j1f(x)≈

x,f(x), ∂f

∂x1(x),· · · , ∂f

∂xm

(x)

.

(3)

Définition. – Soientp:X −→Mun fibré, unesectiondeX est une applicationσ :M−→X telle quep◦σ =idM.L’espace des sectionsCr deX est notéΓr(X).

Définition. – Soientp:X −→Mun fibré vectoriel,x ∈Met

σ1, σ2:U−→X deux sectionsC1au dessus d’un voisinage trivialisant U dex.On dit queσ1etσ2sontéquivalentes en x si, dans un système de coordonnées, elles ont la même valeur et les mêmes dérivées enx.

Une classe d’équivalence sous cette relation est appelée unjet d’ordre 1 en x. L’espace des 1-jets est notéX(1).

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(4)

Le fibré des 1-jets

Le 1-jet d’une section (locale)σenx est le couple j1σ(x) = (σ(x),dσx)

oùdσx :TxM −→Tσ(x)X.L’espace des1-jets des sections localesde X est l’espace

X(1)={(y,L)|y ∈X,L∈ L(TxM,TyX)etdpy◦L=idTxM} etx =p(y).

(5)

Remarques.– 1) Sip:M×N −→Mest le fibré trivial, une section σ :M−→M×N s’écritσ(x) = (x,f(x))avecf ∈C1(M,N).Le 1-jet de σ s’identifie au triplet(x,f(x),dfx).Dans ce cas l’espace des 1-jets des sections deps’identifie à

J1(M,N) ={(x,y,L)|x ∈M, y ∈N,L∈ L(TxM,TyN)}.

qui est appelé l’espace des 1-jets des applications deM dansN.

2) La projection naturelle

p1: X(1) −→ X (y,L) 7−→ y

définit une structure de fibré, la fibre au dessus dey étant (p1)−1(y) ={L∈ L(TxM,TyX)|dpy◦L=idTxM} oùx =p(y).

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(6)

Relations différentielles, h-principe

Définition.– SoitX −→Mmune fibration. Unerelation différentielle d’ordre 1 portant sur les sectionsΓ(X)de classeC1est un

sous-ensembleRde l’espace des 1-jetsX(1).

Exemple 1.– Un système d’équations aux dérivées partielles Φ

x,f(x), ∂f

∂x1(x), ..., ∂f

∂xm(x)

=0

oùx ∈U⊂Rm,f :U ⊂Rm−→RnetΦ :J1(U,Rn)−→Rq définit naturellement une relation différentielleR:

R={(x,y,v1, ...,vm)|Φ(x,y,v1, ...,vm) =0}.

IciX est le fibré trivialU×Rn−→UetX(1)=J1(U,Rn).

(7)

Exemple 2.– SoitX =S1×R2.Une applicationγ :S1−→R2est une immersion si pour toutx ∈S1on aγ0(x)6=0.Cette condition définit une relation différentielle

R=S1×R2×R2\ {(0,0)} ⊂X(1)=S1×R2×R2. Exemple 3.– SoitX =Mm×Nn−→Mm.On dit quef :Mm−→Nn est une immersion si, en tout pointp∈Mm,on arg dfp=m.Cette condition définit une relation différentielle

R={(x,y,Lx,y)|Lx,y ∈ Mono(TxM,TyN)} ⊂X(1)=J1(M,N).

où on a notéMono(TxM,TyN)l’espace vectoriel des

monomorphismes (=applications linéaires injectives) deTxM dans TyN.

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(8)

Relations différentielles, h-principe

Exemple 4.– SoitX = ΛpTMm −→Mm.La condition de fermeture desp-formes différentiellesα∈Ωp(Mm)

dα=0

définit naturellement une relation différentielleR ⊂X(1).

Notation.– SoitX −→Mmun fibré, on noteΓr(X)l’espace des sectionCr deX.Sif ∈Γ1(X),on noteJ : Γ1(X)−→Γ0(X(1)) l’application qui àf ∈Γ1(X)associe son 1-jetj1f.

Définition.– Tout élémentσ∈Γ(R)est appelésolution formelledeR.

On dit qu’une solution formelleσestholonomes’il existef ∈Γ1(X) telle queσ=j1f.Une telle sectionf est ditesolution de la relation différentielleR.On noteSol(R)l’espace des solutions deR.

(9)

Les espacesSol(R)etΓ(R)sont munis de la topologie des

compacts-ouverts, autrement dit, de la topologie de la convergence uniforme des sections et de leurs dérivées sur les compacts deMm. Définition. – Une relation différentielleRsatisfait auh-principesi pour toute sectionσ∈Γ(R),il existe une homotopie de sections σt ∈Γ(R)telle queσ0=σetσ1∈J(Sol(R))(i. e. il existef :M →N telle quej1f =σ1∈Γ(R)).

Cette définition équivaut à demander que l’applicationJ induise une surjection au niveau duπ00(J) :π0(Sol(R))π0(Γ(R)).

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(10)

Relations différentielles, h-principe

Définition. – Une relation différentielleRsatisfait auh-principe 1-paramétriquesiRsatisfait auh-principe et si pour toute famille de sectionsσt ∈Γ(R)telle queσ0=j1f0etσ1=j1f1,il existe une homotopieH : [0,1]2→Γ(R)telle que :

H(0,t) =σt, H(s,0) =σ0, H(s,1) =σ1, etH(1,t) =j1ft.

Deux exemples oùRne satisfait pas au h-principe 1-paramétrique.

(11)

Définition.– Une applicationf : (X,x)−→(Y,y)entre deux espaces topologiques est uneéquivalence d’homotopie faiblesi elle induit un isomorphisme au niveau de tous les groupes d’homotopie i. e.

∀k ∈N, πk(f) :πk(X,x)'πk(Y,y).

Sik =0,il faut comprendre quef induit une bijection entre lesπ0. Définition. – Une relation différentielleRsatisfait auh-principe paramétriquesiJ :Sol(R)→Γ(R)est une équivalence d’homotopie faible.

La relationRsatisfait au h-principe paramétrique.

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(12)

Exemples de h-principe - Le théorème de Hirsch

Théorème.–La relation différentielle des immersions du cercle dans Rn, n≥2, satisfait au h-principe paramétrique.

Le théorème de Smale suggère que la relation différentielle des immersions de la sphèreS2dansR3satisfait auh-principe

1-paramétrique. Cette intuition est confirmée et généralisée par le théorème suivant.

Théorème de Hirsch, 1959 (avec le point de vue Gromov, 1971). – Soient Mm et Nndeux variétés. On suppose que m<n ou, si m=n, que M est ouverte. Alors, la relation différentielle des immersionsI satisfait au h-principe paramétrique.

(13)

Rappel.– Une variété est diteferméesi elle est compacte sans bord, elle est diteouvertesi aucune de ses composantes connexes n’est fermée. Une variété connexe dont le bord est non vide est ouverte.

Le théorème de Hirsch implique le théorème de Smale :

Théorème de Smale, 1957 (rappel).–L’espace I(S2,R3)est connexe par arcs.

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(14)

Exemples de h-principe - Le théorème de Hirsch

En effet, puisqueI satisfait auh-principe,

J :I(S2,R3)−→Γ(I) =Mono(TS2,TR3) induit une bijection au niveau duπ0.On montre ensuite que

π0Mono(TS2,TR3)≈π2Gl+(3,R)

au moyen d’un calcul homotopique qui est techniquement un peu délicat car l’espace tangentTS2n’est pas trivial. On ne le fera donc pas ici. Le groupeGl+(3,R)se rétracte surSO(3)(Gram-Schmidt) doncπ2Gl+(3,R) =π2SO(3).PuisqueS3est le revêtement universel deSO(3)on en déduitπ2SO(3) ={0}.Ainsi, l’espaceI(S2,R3)ne possède qu’une composante connexe et deux immersions

quelconques sont donc toujours régulièrement homotopes.

(15)

Une applicationf : (Mm,g) C

1

−→Eq = (Rq,h., .i)est diteisométriquesi fh., .i=g.

Pour une telle application

Long(f ◦γ) =Long(γ)

pour toutγ :I−→C1 Mm.On noteIiso la relation différentielle des immersions isométriques deMmdansEq :

Iiso ={(x,y,Lx,y)∈J1(Mm,Eq)|Lx,y ∈Monoiso((TxM,gx);Eq)}.

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(16)

Exemples de h-principe - Le théorème de Nash-Kuiper

Théorème (Nash-Kuiper 54-55, Gromov 86). –Soient(Mm,g)une variété riemannienne quelconque etEq = (Rq,h., .i)un espace

euclidien tel que q >m.Alors, la relation différentielle des immersions isométriquesIiso de Mm dansEqsatisfait au h-principe paramétrique.

De plus, si f0: (Mn,g)−→Eqest un plongement strictement court (i. e. fh., .i<g) alors pour tout:Mm−→R+il existe un plongement C1isométrique f : (Mn,g)−→Eqtel que

∀x ∈Mm, kf(x)−f0(x)k ≤(x).

Cette dernière propriété s’appelle laC0-densité. Notons au passage que toute immersion est régulièrement homotope à une immersion courte.

(17)

Corollaire 1.–SoitΛun réseau deE2. Il existe un plongement isométrique C1du tore platE2/ΛdansE3.

Rappelons qu’unréseauΛdeRn est un sous-groupe discret deRn pour l’addition, tel que le sous-espace vectoriel engendré parΛsoit égal àRn. Il existe alors une famille de vecteurs(e1, ...,en)deRntel queΛ =Ze1+...+Zen.On appelletore plattout quotientE2/ΛoùΛ est un réseau deR2.

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(18)

Exemples de h-principe - Le théorème de Nash-Kuiper

Démonstration du corollaire 1.– NotonsT2=E2/Λ.PuisqueIiso satisfait auh-principe paramétrique, l’inclusion

J :Iiso(T2,E3)−→Γ(Iiso) =Monoiso(TT2,TE3) induit une bijection au niveau duπ0.Il suffit donc de montrer que Γ(Iiso)n’est pas vide. Le toreT2est évidemment parallélisable et donc

Iiso =T2×R3×Monoiso(E2,E3) =T2×R3×V2,3o.n.

oùV2,3o.n.≈SO(3)est la variété de Stiefel des 2-repères orthonormés E3.En effet, si(v1,v2)est une base orthonormée globale deTT2alors la flèche

Monoiso(E2,E3) −→ V2,3o.n.

L 7−→ (L(v1),L(v2)) permet d’identifier les deux espaces. En particulier

Γ(Iiso) =C0(T2,R3×SO(3))

(19)

Exemples de h-principe - Le théorème de Nash-Kuiper

Corollaire 2.–On peut retourner la sphèreS2parmi les immersions isométriques C1.

paramétrique, l’inclusion

J :Iiso(S2,E3)−→Γ(Iiso) =Monoiso(TS2,TE3)

induit une bijection au niveau duπ0.Un calcul homotopique analogue à celui des immersions de la sphère montre que

π0Monoiso(TS2,TE3)≈π2SO(3) ={0}.

Ainsi l’espaceIiso(S2,E3)ne possède qu’une composante connexe et deux immersions isométriques quelconques sont donc toujours

régulièrement homotopes parmi les immersions isométriques.

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(20)

Exemples de h-principe - Le théorème de Nash-Kuiper

Corollaire 2.–On peut retourner la sphèreS2parmi les immersions isométriques C1.

Démonstration du corollaire 2.– PuisqueIiso satisfait auh-principe paramétrique, l’inclusion

J :Iiso(S2,E3)−→Γ(Iiso) =Monoiso(TS2,TE3)

induit une bijection au niveau duπ0.Un calcul homotopique analogue à celui des immersions de la sphère montre que

π0Monoiso(TS2,TE3)≈π2SO(3) ={0}.

Ainsi l’espaceIiso(S2,E3)ne possède qu’une composante connexe et deux immersions isométriques quelconques sont donc toujours

régulièrement homotopes parmi les immersions isométriques.

(21)

Exemples de h-principe - Le théorème de Nash-Kuiper

Corollaire 3.–Il existe un plongement C1-isométrique de la sphère unité deR3dans une boule de rayon arbitrairement petit.

résultat deC0-densité du théorème de Nash-Kuiper. Soit 0<r <1 le rayon de la boule à l’arrivée, l’application

f0: S2(1) −→ B3(r)

p 7−→ r

3p

est un plongement court. Donc, il existe un plongementC1isométrique f :S2(1)−→E3tel quekf −f0k ≤ 3r ce qui implique que

f(S2(1))⊂B3(r).

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(22)

Exemples de h-principe - Le théorème de Nash-Kuiper

Corollaire 3.–Il existe un plongement C1-isométrique de la sphère unité deR3dans une boule de rayon arbitrairement petit.

Démonstration du corollaire 3.– Il s’agit d’une application du résultat deC0-densité du théorème de Nash-Kuiper. Soit 0<r <1 le rayon de la boule à l’arrivée, l’application

f0: S2(1) −→ B3(r)

p 7−→ r

3p

est un plongement court. Donc, il existe un plongementC1isométrique f :S2(1)−→E3tel quekf −f0k ≤ r3 ce qui implique que

f(S2(1))⊂B3(r).

(23)

symplectique

Définition.– Une 2-formeβ ∈Ω2(M2n)est ditenon dégénéréesi, en tout pointx ∈M2n,on aβxn6=0.Elle est ditesymplectique si de plus dβ =0.

SoientE =TMetR0la relation différentielle définie sur l’espace des 1-jets du fibréE :

R0={κ∈E(1)|(dκ)n6=0}.

Ainsi, toute solutionα∈Ω1(M) = Γ(TM)deR0fournit une 2-forme ω =dαqui est non dégénérée et qui vérifiedω=0 par construction, c’est donc une forme symplectique.

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(24)

Exemples de h-principe - Existence d’une forme symplectique

Théorème (Gromov 1969).–Si M2nest une variété ouverte, alors la relation différentielleR0⊂E(1) satisfait au h-principe paramétrique.

Corollaire. –Soit M2nune variété ouverte. Alors, elle admet une forme symplectique si et seulement si elle admet une 2-forme non dégénérée.

(25)

symplectique

Démonstration du corollaire.Ici, il serait naturel de choisir X ={(x, β)∈Λ2TM|β ∈Λ2TxM βn 6=0}

le fibré des formes bilinéaires antisymétriques non dégénérées, et R={κ∈X(1) |dκ=0}.

Pourtant leh-principe porte sur la relation

R0={κ∈E(1)|(dκ)n 6=0}...

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(26)

Exemples de h-principe - Existence d’une forme symplectique

Le lien entreE(1)etΛ2TM est le suivant. Siα:=Pm

k=1aidxi est une 1-forme, ici écrite en coordonnées, alors son 1-jet en un pointx ∈M2n s’identifie à la donnée du pointx et dem2+mnombres :

j1α(x) = (x,a1, ...,am,a11, ...,amm) oùaij = ∂a∂ai

j etm=2n.La différentielle extérieure deαest une application linéaire sur ces nombres :

x =X

i<j

(aij −aji)dxi∧dxj.

(27)

symplectique

Par conséquent, la différentielle extérieure induit une application d : E(1) −→ Λ2TM

κ 7−→ dκ

et qui s’écrit en coordonnées

κ= (x, κ1, ..., κm, κ11, ..., κmm)−→dκ= (x,X

i<j

ij−κji)dxi∧dxj).

Cette application est surjective, c’est en fait une fibration (affine) avec d−1(x,X

i<j

bijdxi∧dxj) ={(x, κi, κij)|κij −κji =bij}.

En particulier, les espacesE(1)etΛ2TMsont homotopiquement équivalents.

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(28)

Exemples de h-principe - Existence d’une forme symplectique

Notons queR0=d−1(X)et qued :R0−→X est la restriction au dessus deX de la fibrationd :E(1)−→Λ2TM.

AinsiR0etX sont homotopiquement équivalents et il en est de même deΓ(R0)etΓ(X).

OrΓ(X)est non vide si et seulement siM2n admet une 2-forme non dégénérée. PuisqueR0satisfait auh-principe,Sol(R0)est non vide si et seulement siM2nadmet une 2-forme non dégénérée.

(29)

symplectique

Observations.– 1) Il existe des versions plus élaborées où l’on impose la classe de cohomologie de la forme symplectique.

2) Il existe aussi des versions en géométrie de contact.

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(30)

Exemples de h-principe -Théorème de Lohkamp

Soientα∈RetMnest une variété compacteC.On noteM(Mn) l’espace des métriques surMn, puisRicci(Mn)(resp.Scal(Mn)) le sous-espace des métriques dont la courbure de RicciRicci(g)(resp.

la courbure scalaireScal(g)) est en tout point plus strictement petite queα.

(31)

Théorème de Lohkamp (1995).–Soientα ∈R,(Mn,g0)une variété riemannienne compacte de dimension n ≥3, alors g0est homotope à une métrique g telle que Ricci(g)< α.En fait, les relations

différentielles

Ricci(g)< α et Scal(g)< α

sur l’espace des 2-jets des métriques satisfont au h-principe

paramétrique. De plus, Ricci(Mn)et Scal(Mn)sont C0-denses dansM(Mn).

•En particulier, sin≥3, la contrainteRicci(g)<0 n’imposerien sur la topologie de la variété...

•La dernière phrase du théorème signifie que toute métrique sur Mncompacte,n≥3,peut être approchéeC0(mais pasC1) par des métriques à courbure de Ricci négative ; par exemple la métrique usuelle deSn...

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