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Remarques sur quelques séries

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

L E B ESGUE

Remarques sur quelques séries

Nouvelles annales de mathématiques 1

re

série, tome 18

(1859), p. 433-437

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1859_1_18__433_0>

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(2)

REMARQUES SDR QUELQUES SÉRIES;

PAR M. LE BESGUE.

1. Sans être nouvelles, les remarques suivantes peu- vent être utiles ; il suffira donc de les exposer brièvement.

Le terme général du développement de la puissance

est en posant

a -f- p | - f - 7 - h - . . = m et 1 . 2 . 3 . . . a = r l i a ;

Urn

n a . n p . 1 i 7 . . .

On sait que le coefficient exprime le -1 I l a . l i p . n 7 . . . r nombre des permutations des facteurs d'un produit où il y a a facteurs égaux entre eux, puis |3 autres aussi égaux entre eux, et ainsi de suite, le nombre total des facteur)*

étant m.

2. Il suit de là que les développements (i-t-i)m, (1 — 1)'*

où les termes également distants des extrêmes sont égaux en valeur absolue, conduisent aux relations suivantes :

n ( 2 / w - f - i )

Ü 2 . I I ( 2 m — 2 ) "'" Hm. n/72-f-?

Ann. de Mathcmat., t. XY1II. (Novembre 1869.> 2 8

(3)

(

434

)

2 a I1277Î Ü2//2 ni.ïl(îm 1

2 I

I

Um.Um 2

^ ' i 2 , 1 II2.I1(2/W — 2) IIm.II//I

relations qui vont servir pour établir quelques formules importantes.

3. Si l'on pose

on en déduira

(6) *>+ƒ»=: i.

Les formules (i), (2), (3) et (4) montrent de suite que le coefficient de chaque puissance de u dans x2- H ^2 est égal à zéro.

Les formules (5) sont donc le sinus et le cosinus d'un certain arc de cercle. Or comme

dxz=i — y *du, dy=. x ,du,

il en résulte

rfx'-Wj'== (*'-f. y') rfa', ou bien

ds = du y

d'où u = s en prenant convenablement l'origine des arc&

et le sens dans lequel on doit les compter.

L'expression

(4)

donne encore

r dy

u = = I ' i »

J V1 — J2

qu'il faudra prendre entre les limites y = o et ƒ po*

sitif

i . Si l'on eût posé

on eût trouvé

(8) x]-y) = x.

Xi et jt sont ce qu'on nomme sinus et cosinus hyper boliques, mais ici u n'est pas un arc de la courbe.

On a

dxt = ytdu9 dyx = aj{du;

dxt

du = —

Xi

et

5. Les sinus et cosinus hyperboliques s'expriment ai- sément par des exponentielles.

Si Ton considère l'expression u u~ u3

* 111^112 n3 " ' *

en formant le produit F (u) .F (v) et groupant les termes de même degré

r " n * Y~¥ / * m ^ TT *

m" n / n ( / — i) m m 20*

(5)

( 436 ) on aura la relation

(9) F(«)F(p) = F(

qui conduit de suite à

F(«)' = F(2tt)..., F(

et, par suite,

vt encore

n

[F(«)]"=F(£«

II faut bien remarquer que la fonction ahu satisfait à la relation (9). D'après cela, si Ton pose

ak = 1 4- - 4- — H ^-5 4- . . = e , 1 1 . 2 1 . 2 . 3

qui conduit h

quelle que soit la base du système de logai ithuie, on aura

A = r 5

logo

le sorte qu'en posant

/ — = a.

m

on trouvera

(6)

et pour a = e,

u u* u*

I 1 . 2 1 . 2 3

Or soit

il vient

z.eu=zx] — 7J = i et zsre—;

de là encore

expressions des sinus et cosinus hyperboliques.

Comme il en résulte

et

comme on l'a déjà vu.

6. L'expression du développement de ar,

l .2

conduit à la dérivée de l'exponentielle 5 d'où l'on peut tirer, par le théorème des fonctions inverses, la dérivée delà fonction logarithmique. Cette marche, suivie par d'anciens auteurs, qui ont peut-être un peu négligé la rigueur, est plus directe que celle qui consiste à traiter d'abord la fonction logarithmique, puisque dans Tordre naturel on passe des exponentielles aux logarithmes, et non des logarithmes aux exponentielles (*).

( * ) Voir t. X I V , p . i 5 i . T M .

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