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Sur la définition de la fonction <span class="mathjax-formula">$e^x$</span>

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

E UGÈNE F ABRY

Sur la définition de la fonction e

x

Nouvelles annales de mathématiques 5

e

série, tome 2

(1923), p. 371-374

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1923_5_2__371_0>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1923, tous droits réservés.

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(2)

[D6ca]

SLR LA DÉFINITION DE LA FONCTION e*;

PAR EUGÈNE FABHY.

La méthode classique pour définir la fonction expo- nentielle consiste à chercher la limile de ( ! ~+~ ~ ) j)our ni infini, et à démontrer que cette limite est donnée par une série dont la valeur numérique est

(

I -f- ~ Jx \ fn

a la même limite que ( H ) > o l fll i e c e l l e

est aussi représentée par une série qui donne 77Ï

Une autre méthode consiste à représenter p a r / ( . i ) la fonction définie par cette série, à étudier ces pro- priétés par des combinaisons de séries, en particulier

En donnant à x et y , successivement, des \aleurs entières, fractionnaires, incommensurables, on en déduit

Je \eux montrer que Ton peut simplifier ces démons- trations, en suivant une marche inverse plus directe, et en partant de la fonction a'.

Supposons a >> i. Si x est entier positif, ax est un produit de x facteurs égaux. Si x est un nombre frac-

(3)

( 37 2)

tionnaire, on a la racine d'un produit. Sî x est incom- mensurable, on peut form'er une suite de valeurs com- mensurables, et représenter par ax la limite des valeurs correspondantes. De ces définitions on peut déduire la propriété fondamentale

où x et y sont deux nombres positifs on négatifs.

Pourvu que a > i, aT augmente avec x; car, sij^^> o,

ax+> = ax.ay > a*.

augmente aussi avec x. Le but de ce calcul étant de former la dérivée, nous é\itérons de l'utiliser.

Il s'agit de démontrer directement que

, ax — i & — i

( i )

<nn y

si a > i, x >JK > o.

Supposons d'abord que x et y aient un rapport com- mensurable :

x y où p et q sont entiers. Soit

L'inégalité (i) à d é m o n t r e r devient :

ou, en divisant par b — i, qui est positif :

'1 -h bP~*-h...-f- ^-h i)>/?(Ó7-i-h ô*7-2-f-...-+- b -h i),

(4)

En considérant chaque produit comme une somme de y, ou de p— q, termes égaux, le premier membre renferme q (p—q) termes, dont q sont toujours égaux entre eux; le second membre renferme de même (p — q)q termes, dont JP — q sont, chaque fois, égaux.

Chacun des termes du premier membre est supérieur à chaque terme du second membre, et l'inégalité est dé- montrée.

Si le rapport des nombres x et y n'est pas commen- surable, on peut choisir des nombres u et r, ayant avec x des rapports commensurables, tels que

x > u > y > v, on a alors

on pourra former des suites de nombres u et v dont la différence tendra vers zéro, ce qui permet d'étendre l'inégalité (i) au cas où y et x ont un rapport incom- mensurable.

Si x prend des valeurs positives décroissantes et tendant vers zéro, décroît et tend vers une limite que nous représenterons par A.

Si l'exposant prend des valeurs négatives — j?, qui augmentent et tendent vers zéro, la limite sera la même, car

— x ax x

Le premier facteur tend vers i, le second vers A. La dérivée de ax est la limite, pour h = o, de

h__ax ah—!

= ax — - . — f

h h cette limite est A ar.

(5)

II en résulte que A ne peut pas être nul, puisque a1' n'est pas une constante.

La dérivée seconde de ax est AJar. La dérivée d'ordre JI est A.1lar.

En appliquant la formule de Mac-Laurin, on en déduit le développement en sérif :

x\2.r2 \.nx">

ax = i -h V x H f-. . . H 5 h . . . .

iNous représenterons par e la \aleur que doit prendre a pour que A— i; par définition, la limite de

e1* — i

pour //=:(), sera r. Alors

Pour r = î, on en déduit la série qui détermine la

\aleur numérique du nombres.

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