• Aucun résultat trouvé

Service de la faune terrestre

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Service de la faune terrestre"

Copied!
12
0
0

Texte intégral

(1)

Direction de la gestion des espèces et des habitats Service de la faune terrestre

RÉVISION FINALE DU PLAN QUINQUENNAL DE L'INVENTAIRE AÉRIEN DU CASTOR

par

Claude Dussault

Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche

Québec, Octobre 1990

(2)

RÉSUMÉ

Une nouvelle proposition est formulée afin de compléter le plan quinquen- nal de l'inventaire aérien du Castor (Castor canadensis . La stratification a posteriori est maintenue sauf que les gestionnaires auront la latitude voulue dans le choix des strates afin de tenir compte des caractéristiques du milieu de chaque région et des outils disponibles pour chaque gestionnaire. Dans les régions où un échantillonnage aléatoire simple serait préférable, ce dernier pourra être retenu.

(3)

TABLES DES MATIERES

RÉSUMÉ • • 4 . . • . e ana+

TABLES DES MATIERES .

•• &&&&& y • ...

1.0 MISE EN SITUATION ... . . .

e ... 64 I

2.0 STRATÉGIE D'ÉCHANTILLONNAGE .

... *8 e •

3 CONCLUSION

. ... ••••••••••••• ... *4

5 REMERCIEMENTS . .

e • e • ... •••••• 6••••.

6

LISTE DES RÉFÉRENCES ... ... 7

ANNEXE 1. AJUSTEMENT A UN

ÉCHANTILLONNAGE

STRATIFIÉ

A PRIORI

. . 8

(4)

1.0 MISE EN SITUATION

En 1989, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche entreprenait l'évaluation de la densité du. Castor (Castor eanadensis) dans le sud du Québec sur les territoires piégés, soient le réseau structuré et la zone libre de piégeage, en débutant par cette dernière. A cet effet, un plan d'échantil- lonnage a été élaboré en vue de réaliser l'inventaire sur une période de cinq ans au coût total d'un million de dollars. L'inventaire était basé sur un échantillonnage a posteriori. Lors de la première année d'inventaire dans la zone libre, les parcelles à échantillonner, d'une superficie de 4 km2, étaient tirées au hasard. Lors du survol, elles étaient classifiées à l'intérieur de cinq strates de végétation feuillus, mélangés, résineux, en régénération et non-forestiers. Cette classification repose sur celle des catégories de peuplement utilisées par le ministère de l'Énergie et des Ressources (M.E.R.) (Dussault et Lafond 1989). Le poids des strates avait été calculé à partir de l'importance de chacune dans les unités d'aménagement de banlieue du M.E.R.. Puisque les UAB recouvrent totalement le réseau de la zone libre pour le piégeage et que les superficies des divers peuplements étaient faciles à obtenir, ces dernières ont été considérées comme étant représentatives de la zone libre.

Suite à une première année d'inventaire, certains problèmes ont été soulevés par les différents responsables de l'inventaire. Compte tenu de l'importance du programme et des argents investis, il devenait essentiel de faire des ajustements. Une première révision a été amorcée à l'été 1990 en consultant les gestionnaires des différentes régions afin de préciser les problèmes rencontrés et les solutions qui pourraient être envisagées (Dussault 1990).

Tout d'abord, deux problèmes majeurs étaient soulevés. Premièrement, l'utilisation des unités d'aménagement de banlieue comme base de stratifica- tion n'était pas acceptable par la majorité des responsables. Deuxièmement, la classification sur le terrain des parcelles dans la bonne strate présentait des difficultés pour toutes les régions sauf trois. D'autre part, certaines

(5)

2

régions avaient expérimenté à même l'échantillonnage de 1989, diverses stratégies d'échantillonnage : stratification avec un nombre réduit de strate, stratification avec utilisation de TELEMER, échantillonnage aléatoire simple.

Suite à une analyse des problèmes rencontrés et des solutions envisagées par les différents responsables, Dussault (1990) suggérait d'effectuer un échantillonnage a priori en ne considérant que deux strates soit forestière et agro-forestière (ou agricole).

Suite à cette suggestion, certains responsables ont manifesté des problè- mes de mise en application dans leur région, alors que d'autres tenaient à utiliser leur méthode expérimentale d'échantillonnage après la première année, car plus précise. A là lumière des commentaires formulés, il apparaît que chaque région possède ses caractéristiques propres et par conséquent qu'un plan d'échantillonnage fonctionnel pour une région ne l'est pas nécessairement pour une autre région (au point de vue de la précision).

(6)

2.0 STRATÉGIE D'ÉCHANTILLONNAGE

Le but visé par l'inventaire aérien du Castor est d'obtenir une estimation non-biaisée de la densité des colonies de Castor qui est exprimée en nombre de colonies par 10 km2. Cette estimation peut être obtenue via différents plans d'échantillonnage. En fait, chacune des méthodes d'échantillonnage qu'elle soit aléatoire simple, stratifié a priori ou a posteriori, Dar grappes, double stratification ou autres, vise justement à obtenir une estimation non biaisée de la population, C'est donc dire que les différentes méthodes d'échantillonnage sont comparables entre elles et par conséquent, chaque gestionnaire peut donc utiliser la méthode qui lui convient le mieux c'est- à-dire, celle qui permettra d'obtenir la meilleure précision possible au moindre coût, tout en ayant bien sûr, respecté les règles de chacune des méthodes. Les résultats finals (nombre de colonies/10 km2 ) obtenus par un échantillonnage aléatoire simple, par un échantillonnage stratifié a priori ou par toute autre méthode reconnue peuvent très bien se comparer. Toutefois, un gestionnaire ayant utilisé l'échantillonnage aléatoire simple ne peut estimer son nombre de colonies dans le milieu feuillu, à partir des résultats d'une autre région ayant procédé à un échantillonnage stratifié de façon à tenir compte de la strate feuillu.

En 1989, le tirage au sort des parcelles s'est effectué comme pour un échantillonnage aléatoire simple. Il n'y a donc nas de complication pour le gestionnaire désirant s'engager dans cette voie. Pour la stratification a posteriori, il n'existe pas de problèmes non plus puisque l'échantillonnage initial était prévu de cette façon. La stratification a posteriori peut donner des résultats aussi précis que la stratification avec allocation optimum, si la taille de l'échantillon est plus grande que 20 et que les biais dans le poids de chaque strate peuvent être ignorés (Cochran 1977). Dans notre cas, cette alternative est intéressante puisqu'on procède d'abord comme un échantillon- nage aléatoire simple. Ainsi, on peut effectuer une analyse provinciale en compilant les résultats, puis on détermine la densité provinciale ce qui serait

(7)

4

impossible avec une stratification a priori par exemple. De la même façon, si l'on désire effectuer une gestion dans une zone de chasse, pêche et piégeage, où plus d'une région est impliquée, il est plus facile de traiter les résultats sur une même base. En effet, si deux régions ayant post-stratifié de façon différente, désirent compiler leurs résultats sur une même base, la démarche sera facilitée comparativement à une situation où les régions auraient utilisé une stratification a priori sur une base différente. La situation serait encore plus avantageuse si les deux régions avaient post- stratifié en utilisant les mêmes strates, puisque le travail d'identification des strates serait déjà effectué.

La stratification a priori implique que les strates choisies constituent le meilleur choix car les ajustements sont plus difficiles. En effet, si en cours de route on se rend compte qu'une autre strate aurait été préférable les coûts inhérents à l'ajustement risquent d'être plus élevés. Pour effectuer les ajustements il s'agit d'obtenir un nombre de parcelles pondéré en fonction du poids des strates. Il se peut très bien que le tirage au sort des parcelles en 1989 ne demandent que de légères modifications ou au contraire, les ajustements à apporter risquent d'entraîner des coûts élevés (voir l'exemple à l'annexe 1). Cependant, la stratification a priori a l'avantage, entre autres, d'obtenir une précision accrue comparativement à l'aléatoire simple bien que ce ne soit pas toujours le cas (Cochran 1977).

(8)

CONCLUSION

Le plan quinquennal de l'inventaire aérien du Castor en est à ses débuts.

Suite à une première année d'inventaire, nous ne pouvons que constater qu'il est difficile d'établir la meilleure stratification. Avec l'expérience des années à venir, nous serons probablement davantage en mesure d'identifier les meilleures strates à choisir. A ce stade ci, un échantillonnage a priori semble risqué, compte tenu des coûts que cela peut engendrer. Pour ces raisons, il nous est probablement plus prudent de continuer les inventaires sur la base d'une stratification a posteriori ou à la limite, de façon aléatoire simple.

Toutefois, le choix des strates demeure à la discrétion des gestionnaires pour tenir compte des particularités régionales. On devra cependant porter une attention particulière à ce que la classification d'une parcelle dans une strate soit indépendante du jugement humain.

(9)

6

REMERCIEMENTS

Je voudrais remercier les responsables régionaux des SAEF et leurs équipes pour m'avoir formuler leurs commentaires et suggestions.

Merci également â madame Marielle D'Astous pour la dactylographie et la mise en page du document.

(10)

LISTE DES RÉFÉRENCES

DUSSAULT. C. 1990. Révision du plan quinquennal de l'inventaire aérien du Castor. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. Direction de la gestion des espèces et des habitats. Service de la faune terrestre.

1/ pp. (Rapport non-publié).

DUSSAULT. C. et R. LAFOND. 1989. Plan quinquennal de "inventaire aérien du Castor. Ministère du Loisir, de la Chasse et, de la Pêche. Direction de la gestion des espèces et des habitats. 30 pp. + 1 annexe.

COCHRAN. W.G. 1977. Sampling techniques. John Wiley and Sons. 3rd Édition. 425 pp.

(11)

8

ANNEXE 1. AJUSTEMENT A UN ÉCHANTILLONNAGE STRATIFIÉ A PRIORI

Séquence des parcelles tirées au sort en 1989

7767869736664955344565236151888191505457909159

Parcelles échantillonnées

Afin de faciliter l'inventaire lors de la première année les parcelles ont été échantillonnées dans l'ordre croissant.

1 4 5 8 18 19 23 45 50 53

Les autres parcelles (54 à 95) étaient pour la deuxième et la troisième année.

Stratification a priori

Imaginons que nous avons identifié deux strates dont font partie les parcelles.

STRATE 1 STRATE 2

Parcelles déjà 1 4 8 23 5 18 19 45

échantillonnée 50 53

Parcelles à 54 64 65 66 57 69 61 69 73

échantillonner 67 68 77 90 91 95

(12)

Si la strate 1 constitue /5% du territoire alors que la seconde strate correspond à 85% et aue le nombre de parcelles totales prévues est de 25, on devrait échantillonner.

4 parcelles dans la strate 1, 21 parcelles dans la strate 2.

En effectuant un échantillonnage a priori il aurait fallu respecter l'ordre séquentiel lors du tirage au sort c'est-à-dire que pour la strate 1, les parcelles suivantes auraient dû être échantillonnées.

67 8 66 64

Or, ncbus pouvons constater que lors de la première année seule la parcelle 8 s'y retrouve. Cette stratégie d'échantillonnage nous dicte de laisser de caté les parcelles 1, 4 et 23 pour les remplacer par 64, 66 et 67. Ceci implique des coûts supplémentaires.

Dans le cas de la dernière strate, il n'y a pas de problèmes mais il faudrait rajouter six parcelles supplémentaires.

Références

Documents relatifs

a les transitions du modèle du votant ou de l’antivotant, suivant la valeur des liens avec ses voisins.. Nous prouvons que ce processus est

d aigle , c., L. Mesures de mitigation visant à réduire le nombre de collisions routières avec les cervidés. réactions comportementales de l’orignal à la présence d’un

A l'entrée supérieure du tunnel l'écoulement serait distribué dans deux sections de la voie de passage, Un débit voisin de 12 pieds cube seconde serait admis dans une passe

MINISTERE DU LOISIR, DE LA CHASSE ET DE LA PECHE Service de l'Aménagement et de l'Exploitation de la faunei. Région

Le rapport de situation produit par Bonin et Galois (1996) comporte des renseignements complets sur la description de la rainette faux-grillon de l’ouest, sa répartition, sa

NOTA : Cas de « stop » : Prospero stopped to smoke (he stopped in order to smoke ; il s'est arrêté dans le but de/pour fumer) # Prospero stopped smoking (il s'est arrêté de

Milieu aléatoire. On modélise un milieu inhomogène comme une réalisation d’un milieu aléatoire. Cela veut dire que les évolutions des paramètres physiques du milieu en fonction

Pour estimer la prévalence au cours de la vie sur une base annuelle dans une pratique, le nombre total de patients qui répondent aux critères est divisé par le nombre de patients