Actualité fiscale 2014
Christian GUICHARD Pierre-Antoine FARHAT
1
23 janvier 2014
Sommaire
Budget 2013/2014
Loi de finances pour 2014
Loi de finances rectificative pour 2013
Loi de lutte contre la fraude fiscale et mode
d’emploi de la Cellule de régularisation des avoirs
étrangers
Actualité 2014
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PREMIERE PARTIE
Budget 2013/2014
ENTREPRISES
ACTUALITE FISCALE 2014
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Amortissement exceptionnel des titres de PME innovantes
Actualité fiscale 2014
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Amortissement exceptionnel des titres de PME innovantes LFR 2013
Les sociétés investisseuses : tout type grandes entreprises, ETI ou PME soumises à l’IS
Les sociétés cibles et conditions
Les PME innovantes au sens communautaire ( - de 250 personnes, CA annuel <50 M€ ou total bilan < 43 M€) qui :
• consacrent soit au - 15 % de leur dépense à la recherche
• Ou qui justifient de la création de produits, procédés ou techniques dont le caractère innovant et les perspectives de développement économique sont reconnus par le label de Bpifrance (anciennement oséo)
Détention minoritaire dans la cible : moins de 20 % du capital détenu par la société souscriptrice
L’investissement ne doit pas représenter plus de 1% du total de la valeur des actifs de la société souscriptrice
Obligation de conservation des titres 2 ans 4 conditions
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Amortissement exceptionnel des titres des PME innovantes
LFR 2013
Modalités d’application
Amortissement linéaire sur 5 ans des investissements
Déduction du résultat fiscal de 20 % par an de
la valeur d’acquisition
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Amortissement exceptionnel des titres de PME innovantes LFR 2013
Entrée en vigueur
Dispositif pas entré en vigueur à ce jour
La date sera fixée par décret
Au plus tard dans les 6 mois de la réception par le
gouvernement de la validation du dispositif, qui est
soumis à autorisation de la Commission
Européenne (aide d’Etat)
ACTUALITE FISCALE 2014
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Contribution exceptionnelle sur l’IS
Contribution exceptionnelle sur l’IS
LF 2014
Hausse du taux de 5 % à 10,7 %
Assujettis : entreprises dont le CA > 250 M €
o CA = montant des recettes HT réalisées dans le cadre de l’activité professionnelle normale et courante hors
produits financiers, sauf spécificités sectorielles
recettes exceptionnelles, débours
o Prise en compte du CA réalisé en France et à l’étranger
o En cas d’intégration fiscale
Somme des CA de chaque société membre du groupe
Contribution due par la société mère, assise sur le résultat d’ensemble
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Contribution exceptionnelle sur l’IS
LF 2014
Hausse du taux de 5 % à 10,7 %
Applicable pour les exercices clos à compter du 31/12/13
Conduisant à un taux d’IS effectif de 38 %
33,33 %
Contribution sociale de 3,3 % = 3,3% *33,1/3% = 1,1%
Contribution exceptionnelle = 10,7% *33,13% =3,57%
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ACTUALITE FISCALE 2014
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Déductibilité des intérêts versés
aux entreprises liées
Intérêts versés par une entreprise française à des entreprises liées
LF 2014
Rappel des limitations à la déductibilité des charges financières
Principe
o Déductibilité des charges financières exposées par une entreprise soumise à l’IS
Mais de nombreux dispositifs limitent cette déductibilité
1. Dispositif relatif au taux maximal des intérêts servis aux associés (CGI, art 212, I)
2. Dispositif de lutte contre la sous-capitalisation
3. Dispositif de limitation de la déduction des charges financières afférentes à certains titres de participation
4. Plafonnement général pour les charges financières nettes > 3 M€
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Intérêts versés par une entreprise française à des entreprises liées
LF 2014
Objectif de lutte contre les schémas d’endettement artificiel
Qui visent à déplacer du bénéfice taxable en France…
… vers une entreprise membre du groupe située dans un pays à fiscalité plus avantageuse : déduction en France des intérêts qui ne sont pas ou peu taxés dans le pays du bénéficiaire
Mais la mesure est susceptible de s’appliquer entre entreprises liées toutes deux françaises, afin d’éviter une éventuelle censure communautaire
Mécanisme mis en œuvre
La déductibilité des intérêts versés à une société liée est conditionnée à une taxation minimum du bénéficiaire des intérêts
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Intérêts versés par une entreprise française à des entreprises liées
LF 2014
CGI, art 212, I nouveau
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1ère condition préexistante
Dispositions relatives au taux maximum des intérêts déductibles versés entre entreprises liées
Nouvelle condition d’imposition minimale de l’entreprise créancière
L’entreprise qui a mis les sommes à disposition doit être assujettie, à raison de ces mêmes intérêts, à un impôt sur le revenu ou les bénéfices au moins égal au quart de l’IS français de droit commun
Imposition minimale du flux d’intérêts : 8,33% (et non imposition globale de l’entreprise prêteuse)
Entrée en vigueur : exercices clos à compter du 25 septembre 2013
Si condition d’imposition minimale n’est pas satisfaite la totalité des intérêts dus est exclue des charges déductibles
Charge de la preuve incombant à l’entreprise débitrice, sur demande de l’administration
Intérêts versés par une entreprise française à des entreprises liées
LF 2014
Article principalement applicable dans un contexte international
Egalement applicable dans un contexte purement français
Application devrait rester marginale entre entreprises françaises, seule l’imposition du flux étant prise en compte (la perception des intérêts est-elle taxable?) et non l’imposition globale
Ne devrait pas s’appliquer dans le cas où la non imposition des intérêts résulte d’une situation déficitaire de l’entreprise créancière
Pourrait s’appliquer si l’entreprise bénéficiaire est exonérée en raison d’une localisation dans certaines zones géographiques (ZFU,ZRR) incertitude dans la mesure où dans la plupart de ces régimes, les produits financiers ne bénéficient pas de l’exonération et sont donc taxables
En attente des commentaires de l’Administration
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ACTUALITE FISCALE 2014
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Amortissement accéléré des robots industriels
pour les PME
Amortissement accéléré des robots acquis par les PME LF 2014
Création d’un amortissement exceptionnel
Constat : 34 500 robots industriels en France contre 150 000 en Allemagne
Incitation : amortissement accéléré sur 24 mois
Conditions
o Robotique industrielle
o Investissement réalisé par une PME communautaire
o Robots acquis ou créés entre le 1er octobre 2013 et le 31 décembre 2015
Exploitation ou mise à disposition d’autrui
o Soumission au plafond des aides de minimis
avantage en impôt de 200.000 € par période de 3 exercices fiscaux
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ACTUALITE FISCALE 2014
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CIR
Simplification de l’assiette relative aux dépenses de jeunes docteurs
Dépenses retenues pour le double de leur montant pendant les 24 premiers mois
o Si CDI
o Et si pas de diminution de l’effectif des personnels de recherche
Appréciation de la stabilité de l’effectif non plus au niveau de l’effectif salarié total de l’entreprise, mais au regard du seul personnel de recherche
Objectif : permettre aux entreprises faisant face à des difficultés de conserver l’incitation à la recherche et à l’embauche de jeunes chercheurs
Crédit d’impôt recherche LF 2014
Entrée en vigueur : dépenses exposées à compter du 1er janvier 2014 20
Règles de territorialité
Condition de territorialité
o Seules sont actuellement éligibles au CIR les dépenses déductibles du résultat imposable en France et localisées au sein de l'UE ou Norvège, Islande ou Liechtenstein
Exceptions
o Sont également éligibles au CIR les dépenses suivantes exposées hors de l'UE ou de l'EEE
les frais de défense des brevets et les dépenses de veille technologique afférents à des opérations de recherche
les frais de prise et de maintenance de brevets et de certificats d'obtention végétale
les frais de prise, de maintenance et de défense des brevets, certificats d'obtention végétale, dessins et modèles, exposés dans le cadre du crédit d'impôt innovation
Crédit d’impôt recherche LF 2014
Entrée en vigueur : dépenses exposées à compter du 1er janvier 2014 21
ACTUALITE FISCALE 2014
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Changements effectifs au 01/01/2014
Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
L’IFA n’est plus perçue depuis le 1er janvier 2014
Rappel
o suppression de l’IFA sur 3 ans prévue par la Loi de finances pour 2009
o puis prorogation de 3 ans par la Loi de finances 2011
Imputation des déficits étrangers des PME
LF 2014
Abrogation du régime permettant aux PME soumises à l’IS de déduire de leurs résultats imposables les déficits subis par leurs succursales ou filiales implantées à l'étranger
Pour les exercices clos à compter du 31/12/13
Ce régime était peu utilisé puisque l’avantage était temporaire : il supposait de réintégrer les déficits au fur et à mesure des bénéfices générés ultérieurement par la filiale ou succursale étrangère
23
ACTUALITE FISCALE 2014
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TVA
TVA - Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
LFR III 2012 et LF 2014
BOI-TVA-LIQ-50-20140102
Modification des taux de TVA depuis le 1
erjanvier 2014
Taux normal porté de 19,6 % à 20 %
Taux intermédiaire porté de 7 % à 10 %
Taux réduit maintenu à 5,5 %
Certaines opérations seront soumises à des taux différents
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TVA - Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
LFR III 2012 et LF 2014
BOI-TVA-LIQ-50-20140102
Entrée en vigueur des différents taux
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Entrée en vigueur de la
modification des taux Exceptions
Taux intermédiaire
&
taux normal
10% &
20%
Opérations dont le fait générateur intervient à compter du 01/01/2014
Livraisons de biens réalisées à compter du 01/01/2014
Prestations de services exécutées à compter du 01/01/2014
Les biens livrés / prestations de services exécutées avant cette date demeurent soumis à l’ancien taux de 7% et 19,6%
Les sommes encaissées avant le 01/01/2014 demeurent soumises
aux anciens taux si ces encaissements donnent lieu à
exigibilité de la TVA
Option pour les débits en matière de livraisons de biens
Prestations de services encaissées avant le 01/01/2014 même si la prestation est exécutée en 2014
NB : exception décrite ci-après sur les travaux dans les logements de plus de 2 ans, sous conditions
Pour le passage de certaines opération du
taux intermédiaire au
taux réduit
5,50%
Opérations pour lesquelles la TVA est exigible à compter 01/01/2014
Prestations de services dont
l’encaissement du prix (ou de acomptes) ou le débit (en cas d’option pour les débits)
intervient à compter du 01/01/2014
Règle du fait générateur
Règle de l’exigibilité
TVA - Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
LFR III 2012 et LF 2014
BOI-TVA-LIQ-50-20140102
Entrée en vigueur des taux de 10% et 20%
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Nature de l’opération Principe Exception
Prestation de services
Les taux de 10 et 20%
s’appliquent aux prestations exécutées à partir du 1er janvier 2014
(prestations 2013, encaissées en 2014
19,6%)
Prestations 2014, dont le prix a été payé en
2013 (acompte) : maintien du taux de
19,6%
Livraison de bien
Les taux de 10% et 20%
s’appliquent aux
livraisons réalisées à partir du 1er janvier 2014
Option pour les débits Facturation 2013
Règle du fait générateur
TVA - Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
LFR III 2012 et LF 2014
BOI-TVA-LIQ-50-20140102
Aménagement de l’entrée en vigueur du relèvement du taux de 7 à 10 % concernant les travaux dans les logements de plus de 2 ans
Maintien du bénéfice du taux de 7 % à la triple condition
À défaut : taux de 10 % s’applique
sous réserve des encaissements de 2013 qui restent soumis au taux de 7 %
1 2
3
Les travaux ont fait l’objet d’un devis daté et accepté avant le 01/01/2014
Un acompte de 30 % a été versé et encaissé avant le 01/01/2014
Le solde des travaux sera facturé avant le 01/03/2014 et encaissé avant le 15/03/2014
TVA - Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
LF 2014
Modification des taux de certaines opérations
29
Opérations dont le taux est abaissé à 5,5 %
Travaux d'amélioration de la qualité énergétique des logements achevés depuis plus de deux ans
Construction et rénovation de logements sociaux
Droits d'entrée dans les salles de cinéma, ainsi que certaines cessions de droits patrimoniaux portant sur les œuvres cinématographiques
Importations d'œuvres d'art, d'objets de collection ou d'antiquité ainsi qu'à certaines acquisitions intracommunautaires portant sur ces biens
Fourniture de logement et de repas dans les logements-foyers, les établissements de réadaptation, de pré-orientation et de rééducation professionnelle, centres d'accueil et foyers de jeunes travailleurs
Opérations dont le taux est abaissé à 10 %
Construction de logements locatifs neufs dans le secteur intermédiaire à des investisseurs institutionnels et organisme de logement social (si 25% au moins de logements sociaux) pour les ouvertures de chantiers postérieures au 1er janvier 2014
Opérations dont le taux est porté à 20 %
Engrais et produits assimilés
(sauf les engrais et amendements calcaires utilisables en agriculture biologique qui continueront à relever du taux intermédiaire de 10 %)
TVA - Changements effectifs au 1
erjanvier 2014
LF 2014
Zoom sur les règles applicables aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique des logements
Passage du taux intermédiaire au taux réduit
Règle de l’exigibilité = date de l’encaissement du prix
En pratique, régime calqué sur celui de la TVA applicable aux travaux dans les locaux à usage d’habitation de plus de 2 ans
Ex : l’attestation à conserver pour bénéficier du taux spécifique
Travaux concernés
Travaux portant sur la pose, l’installation et l’entretien des matériaux et équipements éligibles au CIDD
Et les travaux induits
Indispensables et consécutifs aux travaux de rénovation thermique et énergétique
30
Entrée en vigueur : travaux pour lesquels la taxe est exigible à compter du 01/01/2014
Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Nouvel article 283, 2 nonies du CGI
Situation visée : contrat de sous-traitance dans le secteur du bâtiment
Obligation d’auto-liquidation de la TVA par l’entrepreneur principal (i.e. celui qui sous- traite)
Pour éviter les situations de fraude, par le sous- traitant, qui facture et encaisse la TVA sans la reverser
Entrée en vigueur : contrats de sous-traitance conclus à 31
compter du 1er janvier 2014
Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Travaux concernés
Travaux de construction, y compris ceux de réparation, de nettoyage, d’entretien, de transformation et de démolition effectués en relation avec un immeuble
par une entreprise sous-traitante
(art. 1er de la Loi du 31/12/75 ) « l’opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous- traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant l’exécution de tout ou partie du contrat d’entreprise ou d’une partie du marché public conclu avec le maître de l’ouvrage »
pour le compte d’un entrepreneur principal (preneur assujetti)
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Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Travaux concernés
• Travaux de construction, Les travaux de construction dont il s’agit ne sont pas seulement la construction de bâtiments mais aussi celle d’ouvrages de génie civil tels qu’autoroutes, ports, installations sportives,
• Ils s’étendent aux travaux de construction préparatoires tels que battage de pieux et réalisation de fondations, aux travaux de couverture, d’achèvement et de finition tels que vitrerie, plâtrerie et peinture
33
Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Champ d’application du nouveau dispositif
Immeuble situé en France
Sous-traitant assujetti
Etabli en France Etabli à l'étranger
Entrepreneur principal (Preneur assujetti)
Etabli en France Autoliquidation par le preneur
Autoliquidation par le preneur
(régime de droit commun B to B)
Etabli à l'étranger sans identification
à la TVA en France
TVA acquittée par le sous-traitant
TVA acquittée par le sous-traitant (qui devra s'identifier à la TVA en France s'il ne l'est
pas) Etabli à l'étranger
avec identification à la TVA en France
Autoliquidation par le preneur
Autoliquidation par le preneur
(régime de droit commun B to B)
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Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
CAS DE LA SOUS-TRAITANCE EN CASCADE
Chaque entrepreneur principal devra autoliquider la TVA sur les prestations de services qu’il a sous-traitées
Client
Entrepreneurprincipal 1
Entrepreneur principal 2
= sous-traitant
1
Entrepreneur principal 3
= sous-traitant 2
Entrepreneur principal 4
= sous-traitant 3
Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Paiement direct
A ce stade aucune précision dans le texte. Il faut attendre les commentaires de l’Administration
Situation du maître d’ouvrage
Les prestations rendues par l'entreprise titulaire du
marché au maître d'ouvrage ne sont pas
concernées par le nouveau dispositif
Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Conséquences pour l’entreprise sous-traitante
Ne doit plus facturer de TVA à l’entrepreneur principal
Sur la CA 3 : mention du CA en « autres opérations non imposables »
Les factures émises devront comporter la mention
« Autoliquidation »
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Instauration d’une autoliquidation de la TVA dans le secteur du Bâtiment
LF 2014
Conséquences pour l’entrepreneur principal
CA 3 mention sur la ligne «
autres opérations imposables »
La taxe ainsi acquittée pourra être déduite dans les conditions de droit commun
Sanctions
o En cas de défaut d’autoliquidation
Amende de 5 % du montant qui aurait dû être autoliquidé
o Si TVA facturée par le sous-traitant et payée par le preneur
non-déductibilité de la TVA
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Autoliquidation de la TVA – Mécanisme de réaction rapide
LF 2014 et directive 2013/42/UE
Objectif
permettre au pouvoir exécutif par voie réglementaire de mettre en place un dispositif d’auto-liquidation temporaire
Sur autorisation préalable de la Commission Européenne
Lorsqu’il est constaté une urgence impérieuse tenant à un risque de fraude à la TVA
Présentant un caractère soudain et susceptible d’entraîner pour le Trésor des pertes financières considérables et irréparables
39
Mesures de simplification et de dématérialisation des procédures
fiscales
ACTUALITE FISCALE 2014
41
Report de la date limite de paiement du solde de l’IS à compter du 1
erjanvier 2014
au 15 mai
pour sociétés clôturant leurs comptes au 31/12
Correspond à la date limite de dépôt de la déclaration de résultat (2ème jour ouvré suivant le 1er mai +15 jours si télé- déclaration, soit en pratique entre le 18 et 20 mai))
Objectif paiement solde concomitant au dépôt de la déclaration de résultat car la détermination du résultat imposable constitue un préalable indispensable au paiement de l’impôt
RAPPEL POUR LES AUTRES SOCIETES : déclaration de résultat souscrite dans les 3 mois de la clôture de l’exercice + relevé de solde de l’IS souscrit au plus le 15 du 4ème mois suivant la date de clôture de l’exercice
Simplification et dématérialisation des procédures fiscales LFR 2013 – Impôt sur les Sociétés
Conséquences du report du paiement du solde de l’IS au 15 mai
Report de la date de paiement au 15 mai pour certaines impositions ou contributions devant être acquittées à la même date
contribution sur les revenus locatifs
contribution sociale sur l’IS
taxe sur les loyers de micro-logements
Disposition d’un mois supplémentaire pour produire les documents devant être joints au relevé
Déclaration des crédits et remboursements d’impôt
Pas de conséquences pour les modalités du report en arrière des déficits (possibilité de joindre la déclaration n°2039 à la déclaration de résultat )
Simplification et dématérialisation des procédures fiscales LFR 2013 – Paiement du solde de l’IS
43
Généralisation du télé-règlement à l’ensemble des assujettis à la taxe sur les salaires
Rappel des modalités de versement de la taxe Montant de la taxe
acquittée en N-1 Périodicité des
versements Régularisation du solde et déclaration annuelle
< 4000 € Annuelle
Les 15 premiers jours de l’année suivant celle du paiement des
rémunérations
Déclaration annuelle de liquidation et de
régularisation au plus tard le 15 janvier de l’année suivant
celle du paiement des rémunérations (imprimé 2502)
Tolérance : dépôt au plus tard le 31 janvier de l’année au
titre de laquelle la taxe est due
> 4000 € et < 10 000 € Trimestrielle
Les 15 premiers jours du trimestre suivant celui du paiement des
rémunérations
> 10 000 € Mensuelle
Les quinze premiers jours du mois suivant celui du paiement des
rémunérations
Simplification et dématérialisation des procédures fiscales LFR 2013 – Taxe sur les salaires
Entrée en vigueur : taxe due sur les rémunérations versées en 2015
ACTUALITE FISCALE 2014
44
Taxe sur les véhicules de société
Mesures diverses – Taxe sur les véhicules de sociétés LF 2014
Montant de la taxe résulte désormais de la somme
Du tarif actuel
Et du nouveau tarif en fonction du mode de carburation et de l’année de première mise en circulation
o Objectif : prise en compte des particules émises par les véhicules DIESEL
NB : les règles particulières pour le calcul de la taxe afférente aux véhicules des salariés et dirigeants qui font l’objet d’un remboursement kilométrique ne sont pas modifiées par la présente réforme
45
Entrée en vigueur : Période d’imposition s’étant ouverte le 1er octobre 2013
Mesures diverses – Taxe sur les véhicules de sociétés LF 2014
46
Véhicules mis en circulation à compter du 01/06/04 et qui n'étaient pas possédés par la
société avant le 01/01/06
Taux d'émission de CO2
(en g/Km) Tarif applicable par gramme de CO2
≤ 50 0 €
> 50 et ≤ 100 2 €
> 100 et ≤ 120 4 €
> 120 et ≤ 140 6 €
> 140 et ≤ 160 12 €
> 160 et ≤ 200 18 €
> 200 et ≤ 250 22 €
> 250 27 €
Autres véhicules
Puissance fiscale Tarif applicable
≤ 3 CV 750 €
De 4 à 6 CV 1 400 €
De 7 à 10 CV 3 000 €
De 11 à 15 CV 3 600 €
> 15 CV 4 500 €
Année de mise en
circulation du véhicule Essence et
assimilé Diesel et assimilé
Jusqu'au 31 décembre 1996 70 € 600 €
De 1997 à 2000 45 € 400 €
De 2001 à 2005 45 € 300 €
De 2006 à 2010 45 € 100 €
A compter de 2011 20 € 40 €
OU
47
Mesures diverses – Taxe sur les véhicules de sociétés LF 2014
Exemples
Exemples Date de mise en circulation
Taux
d'émission de Co2 ou puissance
fiscale
Type Imposition (tarif actuel + nouveau tarif)
Ex 1 1er octobre 1996 12 CV Diesel
tarif actuel = 3600
nouveau tarif = 600 TVS = (3600+600) = 4200
Ex 2 1er mai 2004 9 CV Essence
tarif actuel = 3000
nouveau tarif = 45 TVS = (300+45)= 3045
Ex 3 4 avril 2013 171g de
CO2/km Diesel
tarif actuel = (171*18) = 3060 nouveau tarif = 40 TVS = (3060+40) = 3100
ACTUALITE FISCALE 2014
48
TGAP AIR
Mesures diverses – TGAP air LF 2014
Extension du champ d’application de la TGAP AIR à de nouvelles substances polluantes
49
Entrée en vigueur : émissions constatées à compter du 01/01/2014 Désignation des
matières Tarif applicable (en €/kg)
Plomb 10
Zinc 5
Chrome 20
Cuivre 5
Nickel 100
Cadmium 500
Vanadium 5
ACTUALITE FISCALE 2014
50
CFE
Mesures diverses – cotisation minimum CFE LF 2014 et LFR 2013
Assiette minimale de la CFE
Nouveau barème d’imposition en fonction du CA
o contre 3 tranches actuellement
51
Montant du CA ou des recettes des redevables titulaires de BNC (barème optionnel applicable sur
délibération des collectivités locales)
Montant du chiffre d’affaires
ou des recettes Montant de la base minimum compris
≤ 5 000 € ≤ 10 000 € Entre 210 € et 500 €
> 5 000 € et ≤ 16 300 € > 10 000 € et ≤ 32 600 € Entre 210 € et 1 000 €
> 16 300 € et ≤ 50 000 € > 32 600 € et ≤ 100 000 € Entre 210 € et 2 100 €
> 50 000 € et ≤ 125 000 € > 100 000 € et ≤ 250 000 € Entre 210 € et 3 500 €
> 125 000 € et ≤ 250 000 € > 250 000 € et ≤ 500 000 € Entre 210 € et 5 000 €
> 250 000 € > 500 000 € Entre 210 € et 6 500 €
Entrée en vigueur : CFE due au titre de 2014 si une délibération est prise au plus tard le 21 janvier 2014
A défaut de délibération, les montants de base minimum appliqués au titre de l'année 2013 ou ayant fait l'objet d'une délibération en 2013 pour 2014 continuent de s'appliquer
Censuré par le conseil constitutionnel
PARTICULIERS
ACTUALITE FISCALE 2014
ACTUALITE FISCALE 2014
53
Imposition générale des revenus
Barème de l’IR
LF 2014
Ré-indexation du barème de l’IR
Après 2 ans de « gel », le barème de l’IR est à nouveau indexé sur l’inflation
Revalorisation des tranches d’imposition 2013
Barème 2012 Taux Barème 2013
Jusqu’à 5 963 € 0% Jusqu’à 6 011 €
De 5 964 € à 11 896 € 5,5% De 6 011 € à 11 991 € De 11 897 € à 26 420 € 14% De 11 911€ à 26 631 € De 26 421 € à 70 830 € 30% De 26 631 € à 71 397 € De 70 831 € à 150 000 € 41% De 71 397 € à 151 200 € Plus de 150 000 € 45% Plus de 151 200 €
Barème de la CEHR
55
BAREME EN FONCTION
DE LA SITUATION DE FAMILLE APPLICABLE AU REVENU FISCAL DE REFERENCE
TAUX CELIBATAIRE COUPLE MARIE OU
PARTENAIRE DE PACS
0% 0 250.000 € 0 500.000 €
3% 250.000 € 500.000 € 500.000 € 1.000.000 €
4% Au-delà de 500.000 € Au-delà de 1.000.000 €
Quotient familial
LF 2014
Quotient familial
Nouvel abaissement de l’avantage fiscal procuré par le quotient familial
de 2.000 € à 1.500 € par ½ part additionnelle
Application aux revenus 2013
56
Cotisations de prévoyance complémentaire
LF 2014
Imposition à l’IR des cotisations de prévoyance complémentaire « frais de santé » versées par l’employeur
Concerne les cotisations versées par l’employeur dans le cadre de contrats complémentaires collectifs et obligatoires
Visant à garantir
o les prestations complémentaires à celles remboursées par le régime général de sécurité sociale
o portant sur le remboursement ou l’indemnisation de frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident
Imposition dès les revenus de 2013, déclarés en 2014
o Nécessaire régularisation du net fiscal du salarié
Emission de bulletins de paie rectificatifs pour
décembre 2013 57
Cotisations de prévoyance complémentaire
LF 2014
Demeurent déductibles
La part de cotisations à la charge du salarié pour garantir les mêmes risques (maladie, maternité, accident)
Les contributions versées, tant par l’employeur, que par le salarié, pour couvrir les risques suivants
o Incapacité de travail
o Invalidité
o Décès
58
Cotisations de prévoyance complémentaire
LF 2014
59
Synthèse
Maladie, Maternité ou accidentIncapacité de travail, invalidité et
décès
Part versée par
l’employeur Non déductible = imposable
Déductible (non imposition du
salarié à raison de cette prise en charge
par l’employeur) Part versée par le
salarié Déductible Déductible
Cotisations de prévoyance complémentaire
LF 2014
Abaissement du plafond de déduction fiscale du chef du salarié
60
Plafond de déduction des cotisations ou primes versées au régime de prévoyance
pour 2013 :
selon 2 composantes
Sans que le total ne puisse excéder pour
2013
5% (au lieu de 7%) du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS)
Soit, en pratique, pour 2013 : 1.851 € 2% de 8 fois le PASS soit 5.925 €
2% (au lieu de 3%)
de la rémunération annuelle brute
PASS 2013 = 37.032 €
61
Simplification et dématérialisation des procédures fiscales LFR 2013 – Déclaration de revenus
Simplification des
obligations déclarativesdes particuliers : dispense des justificatifs
Dispense de joindre les pièces justificatives établies par des tiers pour les déclarations papier des contribuables
Concerne, en pratique, le bénéfice des réductions d’impôts, crédits d’impôt et attestations fiscales
Et pas encore les documents établis par le contribuable
État détaillé des frais réels par exemple
En attente des dispositions réglementaires ou doctrinales
Donne une base légale à la dispense administrative dont bénéficiaient déjà les télé-déclarants
L’obligation de conservation des justificatifs demeure en cas de contrôle de l’administration
Entrée en vigueur : déclaration des revenus de 2013
ACTUALITE FISCALE 2014
62
PEA
Rappel des règles de fonctionnement des PEA
63
Rappels (antérieurement à la LF 2014)
Un seul PEA par personne
Les versements étaient limités à 132.000 € par plan
Principe : exonération des produits et plus- values procurés par les placements
Limite : plafonnement de l’exonération des produits des titres non côtés à 10 % du montant des placements
Produits des titres non côtés / valeur d’inscription des titres non côtés
Rappel des règles de fonctionnement des PEA
64
Exclusion tenant à l’importance de la participation détenue dans une société
Le titulaire du plan, son conjoint et leurs ascendants et descendants, ne doivent pas, pendant la durée du plan
détenir ensemble, directement ou indirectement,
plus de 25 % des droits dans les bénéfices sociaux de la société dont les titres figurent au plan
Ils ne doivent pas, également, avoir détenu une
telle participation, à un moment quelconque au
cours des 5 années précédant l’acquisition des
titres dans le cadre du plan
Rappel des règles de fonctionnement des PEA
65
Exclusion tenant à l’importance de la participation détenue dans une société
Le dépassement de ce seuil à un moment quelconque pendant la durée du plan entraîne la CLOTURE du PLAN à compter de la date du manquement
Si le plan avait moins de 5 ans lors de la clôture « fortuite »
les cotisations d'impôt résultant de cette clôture sont immédiatement exigibles
et la clôture du plan est un fait générateur
d’imposition aux contributions sociales
Rappel des règles de fonctionnement des PEA
Exclusion tenant à l’importance de la participation détenue dans une société
Exemple
Ouverture PEA en 1995
Dépassement en 2004
Contrôle en 2013 avec rectification
la prescription couvre t-elle le dépassement intervenu en 2004 ?
Réponse en 2 temps : avant et après 2010 :
Années antérieures à 2010 Années postérieures à 2010 Prescription acquise aucun
redressement
Redressement ==> PEA = compte titre ordinaire
Aménagements du PEA
Relèvement du plafond du PEA de 132.000 € à 150.000 €
Nouveau plafond applicable à compter du 1
erjanvier 2014
Possibilité d’effectuer des versements complémentaires sur les plans déjà ouverts
Aménagements du PEA
LF 2014
67
Seuils de détermination PME ou ETI Création du PEA « PME-ETI »
LF 2014
68
PME ETI
CA annuel ou total
de bilan ≤ 50 M€ de CA ou
≤ 43M€ de bilan ≤ 1,5 Mds€ de CA ou
≤ 2 Mds€ de bilan Nombre de salariés < 250 salariés < 5000 salariés
Siège
Siège en France ou dans un Etat membre de l'UE,
Islande, Norvège, Lichtenstein
Siège en France ou dans un Etat membre de l'UE,
Islande, Norvège, Lichtenstein
Type d'imposition
Soumise à l'IS
ou à un impôt équivalent
(Cette condition n’étant pas exigée des entreprises nouvelles
et SCR)
Soumise à l'IS
ou à un impôt équivalent
(Cette condition n’étant pas exigée des entreprises
nouvelles et SCR)
PEA dédié aux titres de PME-ETI cotés ou non cotés
Cumulable avec le PEA « classique »
Plafond fixé à 75.000 €
soit enveloppe globale 225.000€ = 150.000 € + 75.000 €
Pour atteindre ce plafond : 2 PEA sont nécessaires
Un PEA « classique »
Un PEA « PME ETI »
À ce jour, il ne semble pas possible de transférer des titres de l’un vers l’autre
Deux catégories de titres éligibles
Actions ou parts émises par des ETI européennes
Actions ou parts d’OPCVM
Création du PEA « PME-ETI » LF 2014
69
Création PEA « PME-ETI » LF 2014
Titres pouvant figurer sur le PEA "ETI-PME"
Actions ou certificats d’investissement de sociétés et certificats coopératifs
d’investissement
Parts de SARL ou de sociétés dotées d’un statut équivalent et titres des coopérations
Rappel
Les produits des titres non cotés (dividendes) ne sont exonérés d’IR que dans la limite de 10% du montant de ces placements
Si la société est cotée, cette règle ne s’applique pas
Désormais, cette limitation ne s’applique plus pour les titres négociés sur un marché français ou européen non réglementé mais « organisé »
permet de soustraire à ces règles les titres négociés sur Alternext
PEA et titres non cotés : assouplissement du dispositif anti-abus
LF 2014
71
Ne peuvent plus être placés sur un PEA (ni classique ni PME-ETI)
Les actions de préférence
Les droits ou bons de souscription ou d’attribution d’actions
Vise à lutter contre certaines pratiques « abusives » favorisées par les titres à fort levier fiscal
Entrée en vigueur : 31 décembre 2013
Les titres visés ci-dessus régulièrement inscrits à cette date demeurent éligibles
PEA : exclusion de certains titres
LFR 2013
73
Reproches courants de l’administration
Utilisation abusive du PEA contraire aux intentions du législateur dans la mesure où « le contribuable avait transféré sur le PEA une rémunération déguisée en plus-value »
Prix d’acquisition des titres minoré et de convenance, aux seules fins de contourner la règle de plafonnement des PEA
PEA - Utilisation abusive
74
Observations
Des avis CADF plutôt favorables au contribuable
Mais l’administration refuse généralement de se conformer à l’avis du comité
De nombreux contentieux (ne portant pas uniquement sur les ‘management packages’) sont en cours en matière de PEA
Importance de l’existence du risque économique/financier pris par la contribuable pour éviter une requalification en salaire
Importance, en toutes hypothèses, d’effectuer (et de conserver au dossier) des expertises de valorisation, préalablement à la réalisation d’opérations ‘sensibles’
Utilisation abusive du PEA dans le cadre de
« management packages »
CADF – séances de mai et juin 2013, aff. n°2013-10, 11, 14 et 15
LF 2014
Plus-value Mobilière (PVVM)
75
PVVM
LF 2014
Rappel du dispositif issu de la Loi de finances pour 2013 qui aurait du s’appliquer pour 2013
Synthèse
« Qualité » du cédant Loi de finances pour 2013 Cession
« non entrepreneurs » Barème progressif avec prise en compte d’un abattement pour
durée de détention
Entrepreneurs
“PIGEONS”
sous conditions, sur option et sans 19%
abattement
Départ en retraite 0%
sous conditions
Durée de
détention Abattement
Taux maximum d’imposition à 45%
(hors CSG déductible et CEHR)
Moins de 2 ans 0% 45%
Entre 2 et 4 ans 20% 36%
Entre 4 et 6 ans 30% 31,5%
Plus de 6 ans 40% 27%
+15,5% de contributions
sociales +15,5% de
contributions sociales
+15,5% de contributions
sociales
76
PVVM
LF 2014
Synthèse de la réforme
Principe
maintenu de la soumission au barème progressif des plus-values
avec abattement appliqué en fonction de la durée de détention
Les contributions sociales restant dues (15,5%) sur l’intégralité de la plus-value réalisée sans abattement pour durée de détention
Une fraction de ces contributions sociales (5,1%) est déductible du revenu global
77
PVVM
LF 2014
2 régimes basés sur un système d’abattement pour durée de détention
Régime de droit commun = abattement normal
Régime dérogatoire «incitatif » = abattement majoré
Suppression des régimes de faveur qui permettaient des exonérations (ou l’application d’un taux proportionnel)
Entrepreneur « pigeon »
cession au sein d’un groupe familial
cession de titres de JEI
cession par dirigeant partant en retraite
report sous condition de remploi
Création d’un abattement pour durée de détention majoré, dont les conditions d’application sont voisines de celles des dispositifs supprimés 78
PVVM
LF 2014
Computation des délais
Date d’acquisition – cession : computation de date à date
Date d’acquisition s’agissant de titres reçus dans le cadre de l’apport de titres d’une société préexistante:
Quand l’apport a bénéficié du régime de sursis (art.
150-0 B – apport à une société non contrôlée ou apport réalisé jusqu’au 14/11/2012) : le point de départ est la date d’acquisition des titres apportés / remis à l’échange
Quand l’apport a été placé sous le régime du report d’imposition (art 150-0 B ter – apport à une société contrôlée) incertitude sur le régime applicable.
79
PVVM – Régime de droit commun
LF 2014
Nouveau régime de droit commun 2013
D’application rétroactive au 1er janvier 2013
Renforcement des abattements pour durée de détention
Suppression de la possibilité d’option pour le régime PIGEON (19%) dès les cessions réalisées en 2013
Régime de droit commun
Durée de
détention Abattement Quantum de la plus-value taxable
Taux maximum d’imposition à 45%
(hors CSG déductible et CEHR)
Moins de 2 ans 0% 100% 45%
Entre 2 et 8 ans 50% 50% 22,5%
> 8 ans 65% 35% 16%
80
+15,5% de contributions
sociales
PVVM – Régime incitatif
(abattement renforcé) LF 2014 Nouveau régime incitatif
3 cas d’application
Nouveauté : cessions de titres de PME opérationnelles créées depuis moins de 10 ans
Plus-values départ à la retraite du dirigeant
En + de l’abattement majoré un abattement complémentaire de 500.000 € serait pratiqué sur le montant de leur PV brute
Plus-value sur cessions intrafamiliales
81