PARLONS É LECTRONIQUE
ABC DE L ’ OSCILLOGRAPHE
TRAC É DES DIAGRAMMES
| Par Roger DAMAN , Ingé
nieurE . S . E .
Dans notredernier article
,
nousavonsexposé le principe des amplificateurs utilisésdans les oscillographes.
Cesamplificateurs sont presque toujours indispensables parce que la sensibilité du tube à rayons cathodiques est faible.
Engénéral
,
le« spot »ne se déplace que de quel-
quesdixièmes de millimètre
,
quand une ten-
sion de I Vest appliquée entrelesplaquesde déviation
.
Il faut évidemment que les amplificateurs respectent rigoureusement la forme des signaux Introduits à l
’
entrée.
Or,
cette condition ne peut être respectée que si les amplificateurs possèdent un certain nombre de qualitésimportantes
.
Nous avons également donné quelques exemples de réalisation d’
amplifi-
cateurs
.
Avec la seuleaide des amplificateurs
,
l’
oscil-
lographe permet de fairedenombreusesmesu
-
res de vérifications
.
Nousauronsl’
occasion d’
yrevenir par la suite
.
Toutefois
,
il est certainqu’
une des applica-
tionsles plusfréquentesest l
’
examendes for-
mesdecourantsoude tensionsenfonction du temps
.
Or,cela suppose l
’
existence d’
un circuitinté-
rieur qui est la base de temps dont nous allons
examiner le principe dans l
’
articleci-
dessous.
FIG.
3. —
Le tracé que donnent les trois tensions représentées en figure 2 quand on applique seulementaux plaques de déviation verticale.
Tracédes diagrammes
.
L'oscillographe comporte deux paires de plaques de déflexion (fig
.
1),
VI V2et Hl
H2 quiexercent leur action dans deux directions perpendiculaires et qui permet-
tent ainsi de tracer des diagrammes dans un plan définiparles deux
axes
OXet
OY de la géométrie classique.
Ainsi
,
le tube à rayons cathodiques devient un merveilleux instrument àtracer
des diagrammes ou des courbes.
Considé
rons
les différentes formes de tensions représentées sur la figure2.
En a) nous avons une tension sinusoïdale,
en b),
une tension rectangulaire
ou
« encr
é-
neaux
»,
enc) une série d'impulsions.
Dansles troiscas
,
la tension de«crête à crête
»,
telle que
nous
l'avons
définie dans nos préc
édents articles est la même; elleest
de100 V.
Il en résulte que,
dans les troiscas ,
si nous appliquons cette tension entre les plaques de déflexion verticale d'untube à rayonscathodiques dont la sensibilitéest
de 0,
5 mm par volt,
nous observeronssur
l'écran
une ligne verticale lumineuse de 100x
0,
5=
50 mm.
TENSION
cons
équent représentée par la demi-
droiteAB de la figure 4
.
Mais nous nousheurtons immédiatement à deux impossibilité
s
pratiques :*
niment1°
Unecroissantetension. ne
Il arriveraitpeut pas être
nécessaiindéfi- -
rement une limite que ne pourrait pas supporter les élé
ments
de circuit.
2
°
Au début de l'expérience,
le « spot »se mettrait en mouvement
,
tracerait la variation de tension,
mais,
se déplaçant
de gauche à droite,
il disparaîtrait définiti-
vement
hors des limites der
épure.
b II y a
,
heureusement,
un moyen d'arran -
ger les choses
,
à condition qu'ils
'agisse d'observer sur l'écran des variations pério-
diques
,
c'est-à-dire quise
reproduisent iden-
tiques à elles
-
mêmes, au
bout d'un inter-
valle detempsrigoureusement
constant
qui précisément estnommé la période.
Ceci é
tant
dit,
considérons
maintenant la figure 5 a.
Sur les plaques de déviation50V TEMPS
50V
50V
TEMPS 50V
b)
••i ï
50V
TEMPS 50V
C
)
FIG. 2FIG
.
2. —
Les trois tensions représentées ena),
b)et
c)setraduisent pardestracésiden-
tiques sionles applique seulementaux plaques de déviation verticale d
’
un oscillographe.
Pourmettre leur formeen évidence9 il faut les«étaler »dans letempset pourcela
,
appli-
quer aux plaques horizontales unetensionqui varie proportionnellement au temps
.
V1 H1
a )
V2 H 2
Si nousvoulons faireapparaîtrela forme
,
il faut étaler le diagramme
, ce
qui veut dire que le « spot » doit être animé d'un mouvement vertical qui est proportionnel à latension instantanéeet
d'un mouvement horizontal uniforme qui est la figuration du temps, exactement
comme ila
ét
é fait pour la figure 2.
FIG
.
4. —
Pour «étaler» les diagrammes comme sur la figure2,
il faudraitune tension linéaire indé finiment croissante.
(
HJ
0
*
b)
verticale
est
appliquée la tension dont il s'agit d'observer la forme.
C'est,
dans lecas
présent,
la tension sinusoïdale repré-
sentée en a) surla figure 2
.
Pour fixer les idées
,
supposons qu'ils
'agissetout
simplement de la tension du secteur dont la fréquenceest
de50Hz.
En d'autres termes,
celaveut
dire que la durée
d'une période est de1/
50 de seconde.
Sur les plaques de déviation horizontale nous appliquerons la tension représentée
en
a)surla figure5.
En A,
la tension étant
FIG.1FIG
.
1. —
a) Les deux paires de plaquesde déviationd’ un oscillographe agissentdans deuxdirections perpendiculaires, b) On peut ainsi considérer que l
’
oscillographeest
un dispositif permettantdetracerdes diagrammes aumoyendesdeuxaxes perpendiculaires de lagéométrie analytique
.
Il s
’
agit de tensions périodiques.
D'aprè
s
le raisonnement qui vient d'être
exposé,
la tension appliquéeentre
les pla-
ques de déviation verticale doit
cro
ître proportionnellementau
temps.
Elle doitdonc avoir la forme indiquée
sur
la figure 4.
Nulle au temps
z
éro,
elle doit prendre une valeur régulièrement
croissante etsera
par(1) Voir les numéros 169 et suivants de Radio
-
Ælans
.
37
Il
est
d'ailleurssouvent
fort intéressant
de pouvoir faire subirune
amplification àcette
tension.
En effet,
supposons quenous
désirons examiner la formeexacte
des impulsions de synchronisation horizontale fourniesviseur. La
par un circuit séparateur defréquence deces
impulsionstéléest -
de 20 475
Hz ou ,
approximativement 20 000Hz .
La période du phénom
ène est
donc de1/
20 000 de seconde. La
durée
deces
impulsionsest
del'ordre de 2 /*s(exac -
tement :
2,
5).
Le rapport
entre
la périodeet
la durée
d'une impulsionest
donc de : 2x
10“«/
2
x
10“4, ce qui fait 10“* ou 1/
100. En cons
équence, si l’
amplitude du balayageest
de10 cm,
la largeur de l'impulsionsur
le tube sera de 10/
100 ou 1/
10 de cm ou1
mm .
En pratique, sur
l'écran
de l'oscillo-
graphe
,
l'impulsionnous
apparaîtra donc comme un trait lumineux (fig.
7 a) dont ilT E N S I O N
TEMPS
/50de
]/50de sec. sec.
|
F1G.5FIG
.
5. —
a) Tensionde dents de scie four-
nie par la base detemps
.
Sa fréquence est lamême que celle de la tension qu
’
onveut
observer
.
b) Si les deuxtensionssont
parfai-
tement
synchronisées,
les diff érentes
périodes se superposentet
la formeapparaît surl’
écran.
quela durée des variations linéairescomme ABC
,
DEF,
etc.,
soitexactement
de 1/
50 de seconde.
Nousvenons ainsi de montrer que
,
pour obteniruntrac
écontinu surl'écran ,
il faut tout simplement appliquer aux plaques de déviation horizontale une tension en dent de scie,
en synchronisme avec latension que Von désire observer.
négative le«spot»occupela position A'
.
La variationest
linéaire.
Au bout de 1
/
50de seconde, nous aurons
observé letrac
é complet d'une période auquel correspond lavariation linéaireABC.
Le
trac
éde lapériodeétant
terminé,
nous inversons brusquement la tension appliquéesur
les plaqueshorizontales,
c'est -
à-
dire quele
point
figuratif passedeGen
D.
Celaaura
évidemment pour effet deramener
instan-
tan
ément
le cspot » de la position c' à la position A'. ..
c’ est -
à-
dire à la position ini-
tiale
...
Si la variationse
poursuit suivantDEF ,
ilest
évident que le « spot »tracera sur
poseral'écran
à launepreminouvelleère.
Etpélesriodechosesquipourrontsesuper-
ainsi continuer indéfiniment
,
à conditionCe qu
’
est la « base de temps ».
Le circuit spécial fournissant des
ten -
sionsendents de scie
est nomm
é labase de temps.
On comprend maintenant pourquoi.
C'est un générateur de tensions de relaxa
-
tion
.
Il faut évidemment que la variation de tension en fonction du temps soit aussi linéaire que possible
,
sinon ilen
résulte une distorsion du tracé.
La fréquence doit être réglable
entre
de trèslarges limites.
Ceslimitesvarientnatu -
rellement avecle genre d'applications pré
-
vues
pour l'oscillographe.
En général,
lafréquence la plus basse
est
de quelques. .
périodespar seconde
et
lafréquencela plussera *
mpossible de distinguer la forme élevée de plusieurs dizaines, ou
mêmeplu- exa ? ^ e
*.
sieurs centaines
,
dekilohertz . x
“ es^
possible d obtenir une amplifi-
Cette é
norme
étendueest couverte
au cation de la tension appliquée
sur les pla-
moyen d'un dispositif à plots
, commuta - 5 ues ,
déviation horizontale, nous
obtien-
teurdegamme
,
etd'undispositif deréglageorons
le résultat indiquésur
la figure 7 b.
Cettefois
,
laforme apparaîtnettement .
Onconstatera ,
par exemple,
qu'au
lieu de se présenteravec une
formenettement rec -
tangulaire
,
l'impulsionest
a intégrée »,
c'
est
-à-dire déformée.
FIG
.
7. —
Danslecas où l’
onveut
observerla forme d
’
impulsionscourtes
par rapport àlapériode derépétition
,
il fautpouvoirampli-
fier horizontalement pour faire apparaître la forme
,
comme en b) sinonl’
impulsionappa-
raît
comme
untrait vertical.
continu
,
ou réglage « fin ».
Les circuits utilisé
s
doivent être tels qu'il soit possible de synchroniser la fré-
quence de balayage au moyen de la fré
-
quence d'observation
.
En effet,
ilne
faut pas comptersur
la stabilité parfaite du générateur
de tension en dent de scie.
Quelqu'
en
soit le principe,
lafréquence produiteest
toujours l'objet de fluctuations dues à des variations de tension d'alimentation,
des échauf îements
,
etc.
Il faut réaliser un verrouillage parfaitement rigide.
S'il en était autrement,
on observerait des dépla-
cements de l'image sur l'é
cran
quiren -
draient les observations très difficiles
.
D'ailleurs,
la synchronisation d'un géné-
rateur de tensions de relaxation s'obtient généralement
sans
difficulté.
L'amplitude fournie doit ê
tre au
moins suffisante pour balayer toute la largeur du tube,
ce qui correspond généralement à une tension assez élevée.
La détermina-
tion exacte est d'ailleurs facile
.
S'il s'agit,
parexemple,
d'untube dont le diamètre est de 9cm
avecune
sensibilité de 0,
3 mm par volt, ilfaut évidemmentdisposer d'une tension de :90
/
0,
3=
300V—
decrêteà crête—
cequi correspond à une tension en dent de scie de150 V de crête
.
Charge et décharge d
’
un condensateur à travers une résistance.
Le circuit équivalent de la plupart des générateursdedentsde sciepeut
se ramener
au trèssimple croquis de la figure8.
Quand le commutateur K est placé dans
FIG
.
6. —
Sila fréquence des dents descie est un sous-
multiple de la fréquence desten -
sions
à observer,
onvoit apparaître
une image fixequi comporte plusieurs périodes.
Danslecas présenty le rapport des fréquences est 3
.
FIG.
8. —
Schémaéquivalent d’ un généra- teur
de dents de scie.
38
\
velle brancheexponentielle comme CD
, etc .
Dans lamesure
où on peut confondreABavec une
droite,
nous avons ainsicrééune
tension endentsde scie.
Le schéma équivalent de certains géné
-
rateurs
de dents de scie correspond à la figure II a qu'on
peut dire réciproque de la figure 8.
Ce sont les mêmes
éléments
: source de tension V, commutateur
K, condensateur C et résistance R.
Lacons -
tante
RC joue ici le même rôle.
On remar- quera,
toutefois,
que la position I ducom -
mutateur K correspond à la charge du condensateur C' directement connecté à la source V
, sans
résistance intercalée.
La chargeest
donc pratiquement instantanée.
En revanche,
quand lecommutateur
K est placé dans la position II,
on provoque la décharge du condensateur à travers la résistance.
Celle-
ci s'effectueen
suivant lacourbe pointillée de la figure9
.
Ainsi
,
les manœuvres successives de K produisent une tension en dents de scieentre
les bornes SI et S2,
mais les varia-
tions sont naturellement inversé
es .
FIG
.
9. —
Courbes de chargeetde décharged’uncondensateurà
travers
unerésistance. ment
quoi, ,
nousce quipouvonsdonneremettre
la brancheleBC commuta .
Après-teur
dans lapositionI,
cequi donneune nou -
la position I
,
le condensateur C est chargé par la source V àtravers
la résistance R.
La variation de tension en fonction du temps s'effectue suivant la loi exponen
-
tielle qui
est
représentée sur
la figure 9.
Au bout d'un tempségalà RC la tension estde63
%
de V.
Elleestde86% au
boutde2 RC;de 95
% au
bout de3RC, et on
peut la considérer comme à peu près
com -
)lète
au
bout d’untemps
égal à cinq foisa constante
detemps .
A l'origine
,
la courbe est tangente à la droite AB—
quiest
la diagonale durec -
tangle admettant comme dimensions la constante de temps RC et la grandeur de la tension de charge V
.
On peut observer qu'ellese
confond pratiquementavec cette
tangente pendantune
durée qui est à peu près égale à la moitié de laconstante
de temps.
S'ils
'agissait de la décharge du condensateur, on
obtiendrait la courbe symétrique représent
ée
en pointillé.
Au bout d’un temps égal à RC la tensionne
serait plus que 37%
de la valeur initiale.
Et ,
comme préc
édemment,
il faudraitcompter un temps
égal à cinq fois lacons -
tante
de temps pour quel’on puisse consi-
dérer l
’
opérationcomme
complètement terminée, c’est -
à-
dire,
dans ce cas,
lecondensateur compl
ètement
déchargé.
Le temps de retour
.
1 K
I c
== ^
TENSION A C
J
S|n
v
Rv
DS 2 B
\
3)
4
TEMPSHit
-
'FIG.11
Dansle cas dela figure 8aussi bien que dansceluide lafigure 11
,
nousavons
admis enpremière approximation quelesbranches comme BG etDE étaient parfaitement ver-
ticales
, c’est -
à-
direque
leretour dua spotȈ
sa
position initiale s’effectuait d’
une manière
instantanée.
Electriquement,
cela suppose que les circuits de décharge (î
fg.
8)ou de charge ( f
î
g.
11) n’offrent qu'une résistance rigoureusement nulle.
Nos lec-
teurs
savent bien qu'ilne peut en être
ainsi.
D'ailleurs
,
en pratique,
lecommutateur
Ksera
remplacépar un dispositif électronique présentant
toujours une certaine résis-
tance
.
La
cons
équence
de ce faitsera
l'exis-
tence
d’
une seconde constante de temps correspondantau
retour du spot.
L’
oscilla-
tion produiten'
aura
plus la forme indiquée figure 12 a) mais celle que nous avons représent
éeen
12 b).
Il y a, en r
éalité,
une période d'aller Tl et une période de retour T2
.
On s’
efforce de rendrecette
dernière
aussi petite que possible.
On pourra d'ailleurs
noter
que si l’
on veut produiredes dents descie à fréquence de plus en plus élevée,
on constate géné- ralement que le temps de retour T2 tend à devenir de plus en plus grand,
par rap-
port à Tl
.
C'est tout
à fait normal qu'il en soit ainsi.
Dans le schéma équivalent ( f
î
g.
11 ouî
fg.
8), on
peut réduire R à volonté,
mais on ne peut pas réduire les résistances para-
sites qui correspondent au
retour
du spot.
FIG
.
11. —
a) Autre schéma équivalent d’
un générateur
de dents de scie.
Cette fois9le condensateur
est
chargé directement par lasourceet
ilest
déchargéàtravers
uner
ésis-
tance .
b) Résultat obtenu.
TENSION
TEMPS 3
J
Principesdes bases de temps
.
Revenons maintenant
au
schéma
équi- valentreprésent
ésur
lafigure 8.
Plaçonsle commutateurdans la position I.
Le conden-
sateur
se charge.
Nous obtenons ainsi la branche de courbe exponentielle AV de la figure10.
Au bout du temps
TI
qui correspond à la période de l'oscillation de relaxation quenous
voulons obtenir,
nous plaçons brus-
quement
lecommutateur surla positionII .
Le condensateur se décharge instantané
-
Ti T2 T!
TEMPS
b
) FIG.12FIG
.
12. —
a) Dents de scie théoriques(
retour
instantané ), b) Dents de scie réelles (retour non instantané ).
100
%
toutentier est une droite
. ..
puisque c’
est,
en réalité,
une courbe exponentielle.
Maistous
les mathématiciens vous diront qu'il esttoujours permis deconfondre unecourbe avec sa tangente sur une certaine étendue.
Toute la question est de déterminer la grandeuradmissibledecetteétendue
.
Nousavons dé jà remarqué que
cette
confusion était parfaitement possibleau d épart de la courbe, dans la région A (î
fg.
9).
Mais jus-
qu’à quel point est-il possible d’aller? On nepeut évidemment répondreà cette ques
-
tion sans se fixer la distorsion admissible
.
D'aprèsla forme des courbes reproduites
sur
la figure 9,
on peut se rendre compte//
D/ /
B/
Pour rendre ladentde scie parfaitementdroite* Nous
avons
déjà remarquéplus hautque les systèmes
proposés
permettent d’obtenir des tensionsen dent de scie dans la mesure où il est permis de confondre la courbe exponentielle de la figure 9avec
une droite.
Il serait évidemment tout à fait abusif d’
admettre queletracé de la figure9T1 (
A TEMPS
FIG
.
10FIG
.
10. —
Productiondes dents descie par lecircuit représent
ésurla figure 8.
On peut aussi représenter la
caract
éris-
tique
comme
nous l'avons fait sur la figure15.
Cestubespeuvent avoir de nom-
breuses applications parmi lesquelles la plus
connue
estla stabilisationdes tensions.
On peut aussi les utiliser pour obtenir des tensionsendentde scie
.
INTENSITE
ANODIQUE(mA) TUBE 6J7
Vgs
-
3V2
TENSION ECRAN=100V
TENSIONGRILLE D
'
ARRET=0V1,5
TENSION
Vg=
-
4V1
VA
160V0,5
VE
130150 200 250 300 350 400 450
TENSION D'ANODE 50 100
FIG
.
13 0 5 10 20 30INTENSITEmA que l'é
cart
entre la tangenteet
la courbedemeurefaible jusqu'àun intervalleenviron égal à 1
/
2 RG.
Gela revient pratiquement à n'utiliser que 40%
de la tension dechargeV qui est disponible
.
D'une manière générale
,
on peut dire que latension en dent de scieserad'autant
plus parfaite queson amplitudesera
plus petite par rapport à la tension de charge dont on dispose.
Oncon
çoit que le respect decette
condition puisseamener
certaines difficultés.
G'est pourquoi ilest
souvent préf érable d'employer d'autres moyens.
FIG. 13.
—
Une pentode constitue un dis-
positif fournissant une intensité
constante .
Ici lfintensité est invariableentre
50 V et plus de 500 V.
FIG
.
15FIG. 15.
—
Caractéristiques d'une diode àgaz et à cathode froide
.
Relaxateur avecdiode à gaz
.
Considérons le montage très simple de la figure 16
.
Il reproduit très exactement
leschémaéquivalent donné plushaut
,
mais c'est
le tube à gaz qui remplit ici les fonc-
tions de
commutateur .
Ilest
facile d'ana -
lyser le fonctionnement
.
Au moment où le dispositif
est
missous
tension,
le tube à gaz n'est
pasamorc
éet
n'est ,
parcons
équent,
pas conducteur.
Le condensateurse
charge exponentiellement suivant O VA ( fig.
16 b).
Mais VAcorres -
pond à la tension d'
amor
çage du tube.
Or,
quand la décharge
est amorc
ée ,
lar
ésis-
tance
interne équivalente du tube à gaz devient sensiblement nulle.
En effet,
la branche BG de la courbe figure 15est
pratiquement horizontale.
Il
en r
ésulte,
par conséquent ,
(pie le condensateur se déchargepresque
instan-
tan
ément
dans le tube.
Gelase
traduit par la branche VAL iatteint la tension
se dé
samorce .
Sa résistance devient infi-
nimentgrande
. En cons
équence,
leconden-
quement nulle
au
bout d'un temps égal à cinq fois RG.
On peut dé
montrer
que la variation de tension entre lesarmatures
du condensa-
teur sera
exactement
linéaire si l'on main-
tient
constante
l'intensité de charge.
On peut obtenir ce résultat,
entre certaines limites,
par différents moyens.
Le plus simple est l'emploi d'un tube pentodecomme
résistance de charge.
Considé
rons ,
eneffet,
la formedelacarac -
téristique qui donne l'intensité anodique en fonction de la tension d'anode ( fig
.
13)pour des tensions fixes de la grille é
cran
(100V)et de la grille d'arr
êt(0V).
On voit immédiatement que l'intensité de courant est pratiquement invariable à partir de 50 V environ.
Charge du condensateurà intensité constante
.
La source
V qui charge le condensateur fournitune
tensionconstante. En
revanche,
l'intensité ducourantde charge
est
variable.
On pourrait d'ailleurs facilement montrer
que cette
intensité varie suivant la courbe pointillée de la figure 9.
Au début de lacharge
,
elleest
égaleà V/
R, et
elle diminue exponentiellement jusqu'à devenir prati-
Exemple d'application
.
On peut utiliser la remarque précédente
comme nous
l'indiquons sur le schéma
de principe de la figure 14.
On voit que lar
ésistanceR dela figure8a étéremplacéepar
l'intervalle anode-
cathode d'un tubepentode
.
Onassure
ainsi la charge du condensateur G à intensitéconstante et
ilen
résultealors que la variation de tensionentre
lesarmatures
est parfaitement linéaire.
Le potentiomè
tre P
permet de régler la polarisation appliquéeau
tube pentode, c
'est-
à-
dire la vitesseavec
laquellese
charge le condensateur.
G'est donc, en
réalité,
laconstante
de temps quel'on
fait varier,
ce qui correspond pratiquementà la fréquence des oscillations de relaxation produites par le dispositif.
Mais il
est
bien évident que le schéma
demeure essentiellement théorique,n
fautremplacerle
commutateur K
par undispo-
sitif automatique
.
n.
extinction16 b ).
Or, et en
le tubeL, on
PENTH0DE DE
CHARGE FIG. 16.
—
a) Principe du générateur
dedents
tat
obtenudescie utilisant la diode à gaz. .
b)Résul-
Emploi d
’
une diodeàgaz.
Une diode à
gaz et
à cathode froideest
simplement constituée par deux électrodes placées dansune
atmosphère à gaz inerte (néon ,
argon, etc), sous
unefaible pression.
Pour
amorcer
la décharge, il faut appli-
quer
une
tension d'une valeur minimale déterminée,
quiest
la tension d'amorçage; par exemple: 160 V.
L'amorçage
.
étant
produit,
onconstate
que la tensionaux
bornesdu tube demeure pratiquementconstante et
inf érieure à la tension d'amor
çage
pour une certainegamme
d'intensités.
Si on réduitprogres -
sivement l'intensité
on constate
quele tube demeureamorcé, par exemple,
jusqu'à une certaine valeur de tension,quiestlatension d'extinction,
par exemple:130 V.
O i ; i 0 % - y sateur
peut secharger de
nouveau
suivant la branche LM.
Le phénomène peut ainsi
se
reproduire indéfiniment suivant un rythme quiest
déterminé par laconstante
detemps RG
ainsi que par la tension d'alimentation.
L
'amplitude de la tensionen
dentsdescie est égaleàla différence
entretension d'amor -
ç
age
et d'extinction.
Pratiquement,
ellene
dépasse pas une trentaine de volts.
Get oscillateur très simple—
qu'onpeut
par-
faitement réaliser
avec
un petit tube à néon —
ne conviendrait guère pour établirune
basedetemps.
Toutefois
,
pourcette
application, on peut , tout
enconservant
le principe, rem -
Zo4
UJI
_
o<
ceWZ*
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+100V Pn -
Sio
-
T asUJce + S2FIG!4
FIG.14.
—
On peutobtenir desdentsdescie linéaires en utilisant les propriétésdela pen-
tode
.
Le condensateurCn'est
plus chargésous tensionconstante ,
mais avec intensité cons-
tante .
40
placer le tube diodeà gaz par
un
thyratron,
c’est-
à-direun
tube triode à gazet
à cathode chaude.
Dans un tube de
cette nature ,
l’amor -
çage
se
produit pour une tension quiest
fonction de laEn tension appliquée
à la grille.
agissant
sur
la tension de grille,
on peut donc modifier à volonté la tension d’
amor-
çage
et ,
par conséquent,
l’amplitude de la tension en dents de scie produite.
Pour faire
cesser
l’amor
çageilfaut prati-
quement annuler la tension appliquée à l
’
anode,
ce qui permet de profiter de la. totalité de la tension decharge du conden-
*.sateur
.
Exemplede base de tempsà thyratron
.
Nous
avons reproduitsur
la figure 17 un schéma
de principe d’unebasedetempsuti-
lisant les principes énoncé
s
plus haut.
et
Laagirsurlatensionde grille de commande.
tension d’
amor
çage
du thyratronest r
églée au
moyen du potentiomètre
P2 qui agit sur la tension de grille.
Ce réglage permet de régler l’amplitude des tensions en dents de scie.
Enfin
,
ilest
possible d’
obtenir la synchro-
nisation des tensions produites en intro
-
duisant
un
signal impulsionnel (de préf é-
rence
sur la grille du thyratron).
Conclusion
.
Le montage précédent a é
t
é largement utilisé.
Il équipeencore de nombreux oscil-
lographes et c’est pour
cette
raisonquenous en avons
donné le schéma
de principe.
Ila
cependant l’inconvénient de fournir des tensions en dents de scie dont la fréquence limite ne dépasse guère 10kHz.
C’est donc notablementinsuffisant
pour les besoins de la technique actuelle.
Cette limitation 91e fréquence
a
pourcause
principale ^l’inertie du thyratron.
En
effet,
le fonctionnement dece
dernier estbasésurl’ionisation dugazintérieur.
Or,
ni les phénomènes d’ionisation, ni ceux de désionisation ne sont instantané
s .
Pour s
’
affranchir decette
inertie,
il faut exclusivement utiliser des tubes à. vide.
C’est pour cette raison que les bases de tempsdernes
sont
qui équipent les oscillographesdes mo-
montages avec tube à vide
.
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FIG
.
17.
Schémade principed’
une base detempsutilisantune pentode de chargeet
un thyratron.
Le circuit à constante de temps
est
constitué,
d’
une part,
parlecondensateur Get
d’autre
part parla pentodeTl.
On fait varier cette constante de temps au moyen du potentiomètre P’,
qui permet le réglage de la tension d’écran.
Notons qu’on
pour-
rait
tout
aussi bien fixer la tension d’
écran•
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tre installé sur n’importe quel récepteur de radio de puissance quelconque.
Si l’
onveut ,
on peutmettre
un étage final push- pull.
Ce système ne fait partie, comme ilse doit, que de la préamplification
.
Il peut convenir aussi bien à un ampli de forte puissance’,
qu’à un électrophone.
Sur lam
ême commande setrouvent
réunies les commandesgraves et aiguës.
Il y
a
deux versions possibles à ce sys-
t
ème,
représentées
par les figures 1et 2.
Personnellement
,
jepréfère
la deuxième.
Unpotentiomè
tre
de1à2MDsert
derésis-
tancedefuite pour l’une ou l’autre triode
.
Pendantqu’unetriode
mont
éepourfavoriser les aigu ës
fonctionne,
la grille de l’autre , mont
ée pourlesgraves,estmise plusoumoins à la masse, ce qui fait passer le signalsoit d’uncôté,
soit de l’autre ,
soit des deux sile curseurest
à mi- course .
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41