JF FERRARIS – L1 – IUT1 – Fonctions réelles 1 – TD2. Etudes de fonctions.
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Exercice 1 - Applications en physique
Un courant électrique circulant dans un bobinage circulaire de rayon r exerce une force
( )
(
2 2)
52f x kx
x r
= +
sur un petit aimant situé à une distance x du centre du bobinage. Déterminer, en fonction de r, la valeur de x pour laquelle la force f(x) est maximale.
Exercice 2 -
Étudier la fonction f x: ֏x5−5x+1 et en déduire que l’équation x5−5x+ =1 0 admet trois solu- tions réelles.
Exercice 3 -
Etudier les variations de la fonction sin
: x
f x֏ x sur l’intervalle
] ]
0;π , grâce à l’étude des variations du numérateur de sa dérivée.Exercice 4 -
On considère la fonction f définie sur
[ ]
0,π par f x( )
=e−xsinx1) Étudier les variations de f sur
[ ]
0,π : établir le tableau de variations, en indiquant les extrema, puis tracer la courbe représentative C de f sur l'intervalle[ ]
0,π . Indication : on pourra prendre comme unités graphiques 5 cm sur l'axe des abscisses et 10 cm sur l'axe des ordonnées.2) On considère maintenant C', (en vert ci-dessus), courbe représentative de la fonction g définie sur
[ ]
0,π par g x( )
=e−x. Montrer que C et C' contiennent toutes les deux le point A ;e 2 2−π
π
défini précédemment, et montrer que les deux courbes admettent la même tangente en ce point. Préciser la position relative des courbes C et C' sur l'intervalle
[ ]
0,π .Exercice 5 - élasticité
Soit une fonction f d'une variable x, définie sur
]
0 ; + ∞[
. En considérant une variation ∆x de x, on s’in- téresse à la variation ∆f de f (x) qui en découle, et plus particulièrement lorsque ∆x est très faible.Le rapport f
f xx
∆
∆ est la "sensibilité relative de la fonction f à la variation relative de sa variable x" ; par exemple, si une augmentation relative de 2% de x provoque une augmentation de f de 6%, alors cette sensibilité vaut 3.
On définit alors l’élasticité
ε
par : lim0x
f f xx
ε
=∆ → ∆∆ , à savoir : la sensibilité "locale", en un x donné et pour une variation infinitésimale de x.1) Montrer que
( )
( )
f x x f x
= × ′
ε
.2) Un produit nouvellement créé est à mettre sur le marché, au prix unitaire x (indéterminé, en €/kg).
Une étude statistique a montré que la demande potentielle dépendait de ce prix, selon l’expression :
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( )
10x 1004f x x
= + +
où f x
( )
est la demande potentielle, exprimée en milliers d'unités, et où x∈ [2 ; 10] (€/kg).a. Exprimer, en fonction de x, l’élasticité de la demande pour ce produit.
b. Après avoir étudié les variations de cette élasticité sur l’intervalle [2 ; 10], dire pour quel prix uni- taire x elle est minimale, donner sa valeur, ainsi que la demande potentielle.
c. Interpréter concrètement le résultat précédent, au regard de l’explication donnée avant la ques- tion 1.
Exercice 6 -
Soit la fonction f x: ֏ex +x
(
lnx− −1 e)
, définie sur]
0 ; + ∞[
.1) a. Donner l'expression de la dérivée de cette fonction.
b. Donner l'expression, puis le signe sur
]
0 ; + ∞[
, de la dérivée seconde de cette fonction.c. Quelles sont alors les variations de f′
( )
x ?2) a. Justifier que f′
( )
1 =0 ; en déduire le signe de f′( )
x sur]
0 ; + ∞[
.b. Donner alors les variations de f ainsi que la valeur de son extremum.
3) a. Donner la limite de f x
( )
et celle de f′( )
x lorsque x tend vers 0 par valeurs positives (on admet- tra que lim0 ln( )
0x +x x
→ = ).
b. Donner alors l'allure de la courbe de la fonction f .
Exercice 7 - Gravitation
A la surface de la Terre, la norme su champ de gravitation g est : 0 GM2
g g
= = R où G est la constante de gravitation, M et R la masse et le rayon de la Terre, considérée sphérique.
A l’altitude z, on a :
( ) ( )
( )
g z g z GM
R z
= =
+ 2 .
1) Soit la fonction f de variable u qui prend pour valeurs f u
( ) (
= +1 u)
−2.Donner le développement limité à l’ordre 2 de f en zéro.
2) a. Vérifier que si on pose z
u=R, alors g z
( )
=g0× f u( )
.b. Justifier ainsi que pour z << R, une approximation de g z
( )
est app( )
z z
g z g
R R
= − +
2
0 1 2 3 2 .
3) Si le rapport z
u=R vaut 3%, calculer (et exprimer en pourcentages) : le rapport gapp
( )
zg0 , le rapport
( )
g z
g0 , le rapport
( )
app
( )
g z
g z et le taux d’erreur de l’approximation :
( ) ( )
app
( )
err
g z g z
t g z
= − .
4) a. Exprimer (le plus simplement possible) le taux terr en fonction de z u=R.
b. Pour une certaine application, on considère comme acceptable un taux terr maximal de un pour dix mille. Donner un encadrement à 10-3 près du rapport z / R correspondant.
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Exercice 8 - Balistique
Un canon lance un projectile avec une vitesse initiale V0 fixée (dans [0 ; +∞[) et un angle α ajustable dans [0 ; π
2] (voir figure). Une fois lancé, ce projectile est en chute libre, c'est-à-dire soumis uniquement à l’action de la pesanteur (on néglige les forces de frottement de l’air, le projectile décrivant alors un arc de parabole).
On s’intéresse en particulier à la flèche H de sa trajectoire (hauteur du sommet) et à sa portée P (dis- tance à laquelle il retombe sur le sol), sachant que, pour des raisons simplificatrices, l’origine de notre repère est placée à l’embout du canon.
1) On admettra que, dans ces conditions, l’équation de la trajectoire parabolique
( )
T est :( )
.tan cos
y gx x T
V α
α
= −2 22 + 2 0
où g est l'accélération de la pesanteur (constante)
a. Par une étude de cette forme du second degré (y fonction de x), dire pour quelle valeur de x la hauteur y est maximale ; exprimer alors la flèche H en fonction de V0 et α.
b. Déterminer également en fonction de V0 et α l’expression de la portée P.
2) Comment choisir α pour que la flèche soit maximale ? Combien vaut-elle alors (Hmax) ?
3) Comment choisir α pour que la portée soit maximale ? Combien vaut-elle alors (Pmax) ? Quelle sont les coordonnées du sommet de la parabole correspondante ?
4) On souhaite régler α de telle sorte que le projectile vise le point de coordonnées Pmax,Hmax
2 2 , c'est- à-dire que la parabole contienne ce point. Montrer que cette condition imposée revient à résoudre l’équation tan2α −4tanα+ =3 0 .
5) Résoudre cette équation et conclure concrètement (on pourra illustrer sa réponse par un schéma de principe).