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FACULTE DE MEDECINE DE TOURS

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Académie d’Orléans –Tours Université François-Rabelais

FACULTE DE MEDECINE DE TOURS

Année 2011

Thèse pour le

DOCTORAT EN MEDECINE Diplôme d’Etat

Par

LAW-YEE Anne-Christine

Née le 12 Mars 1980 à Saint-Pierre, La Réunion (974)

Présentée et soutenue publiquement le 9 Novembre 2011

ATTITUDE DU MEDECIN GENERALISTE FACE AUX THERAPIES COMPLEMENTAIRES

Jury

Président de Jury : Monsieur le Professeur Philippe COLOMBAT Membres du jury : Monsieur le Professeur Philippe GOUPILLE

Madame le Professeur Anne-Marie LEHR-DRYLEWICZ Monsieur le Docteur Yunsan MEAS

(2)

UNIVERSITE FRANCOIS RABELAIS

FACULTE DE MEDECINE DE TOURS

DOYEN

Professeur Dominique PERROTIN

VICE-DOYEN Professeur Daniel ALISON

ASSESSEURS

Professeur Christian ANDRES, Recherche Docteur Brigitte ARBEILLE, Moyens

Professeur Christian BINET, Formation Médicale Continue Professeur Laurent BRUNEREAU, Pédagogie

Professeur Patrice DIOT, Recherche clinique

SECRETAIRE GENERAL Madame Fanny BOBLETER

********

DOYENS HONORAIRES Professeur Emile ARON (†) – 1962-1966 Directeur de l’Ecole de Médecine - 1947-1962 Professeur Georges DESBUQUOIS (†)- 1966-1972

Professeur André GOUAZÉ - 1972-1994 Professeur Jean-Claude ROLLAND – 1994-2004

PROFESSEURS EMERITES

Professeur Patrick CHOUTET Professeur Guy GINIES Professeur Jacques LANSAC Professeur Olivier LE FLOCH Professeur Chantal MAURAGE Professeur Léandre POURCELOT Professeur Jean-Claude ROLLAND

PROFESSEURS HONORAIRES

MM. Ph. ANTHONIOZ - A. AUDURIER – Ph. BAGROS - G. BALLON – P.BARDOS - J. BARSOTTI A. BENATRE - Ch. BERGER –J. BRIZON - Mme M. BROCHIER - Ph. BURDIN - L. CASTELLANI J.P. FAUCHIER - B. GRENIER – M. JAN –P. JOBARD - J.-P. LAMAGNERE - F. LAMISSE - J.LANSAC J. LAUGIER - G. LELORD - G. LEROY - Y. LHUINTRE - M. MAILLET - Mlle C. MERCIER - E/H. METMAN

J. MOLINE - Cl. MORAINE - H. MOURAY - J.P. MUH - J. MURAT - Mme T. PLANIOL - Ph. RAYNAUD

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PROFESSEURS DES UNIVERSITES - PRATICIENS HOSPITALIERS MM. ALISON Daniel Radiologie et Imagerie médicale

ANDRES Christian Biochimie et Biologie moléculaire ARBEILLE Philippe Biophysique et Médecine nucléaire AUPART Michel Chirurgie thoracique et cardiovasculaire

Mme AUTRET-LECA Elisabeth Pharmacologie fondamentale ; Pharmacologie clinique

MM. BABUTY Dominique Cardiologie

Mmes BARILLOT Isabelle Cancérologie ; Radiothérapie BARTHELEMY Catherine Physiologie

MM. BAULIEU Jean-Louis Biophysique et Médecine nucléaire BERNARD Louis Maladies infectieuses ; maladies tropicales BESNARD Jean-Claude Biophysique et Médecine nucléaire BEUTTER Patrice Oto-Rhino-Laryngologie

BINET Christian Hématologie ; Transfusion

BODY Gilles Gynécologie et Obstétrique

BONNARD Christian Chirurgie infantile

BONNET Pierre Physiologie

Mme BONNET-BRILHAULT Frédérique Physiologie

MM. BOUGNOUX Philippe Cancérologie ; Radiothérapie BRUNEREAU Laurent Radiologie et Imagerie médicale

BUCHLER Matthias Néphrologie

CALAIS Gilles Cancérologie ; Radiothérapie CAMUS Vincent Psychiatrie d’adultes CHANDENIER Jacques Parasitologie et Mycologie

CHANTEPIE Alain Pédiatrie

CHARBONNIER Bernard Cardiologie

COLOMBAT Philippe Hématologie ; Transfusion

CONSTANS Thierry Médecine interne ; Gériatrie et Biologie du vieillissement

CORCIA Philippe Neurologie

COSNAY Pierre Cardiologie

COTTIER Jean-Philippe Radiologie et Imagerie médicale

COUET Charles Nutrition

DANQUECHIN DORVAL Etienne Gastroentérologie ; Hépatologie DE LA LANDE DE CALAN Loïc Chirurgie digestive

DE TOFFOL Bertrand Neurologie

DEQUIN Pierre-François Thérapeutique ; médecine d’urgence

DIOT Patrice Pneumologie

DU BOUEXIC de PINIEUX Gonzague Anatomie & Cytologie pathologiques DUMONT Pascal Chirurgie thoracique et cardiovasculaire

FAUCHIER Laurent Cardiologie

FAVARD Luc Chirurgie orthopédique et traumatologique FETISSOF Franck Anatomie et Cytologie pathologiques FOUQUET Bernard Médecine physique et de Réadaptation

FRANCOIS Patrick Neurochirurgie

FUSCIARDI Jacques Anesthésiologie et Réanimation chirurgicale ; médecine d’urgence GAILLARD Philippe Psychiatrie d'Adultes

GOGA Dominique Chirurgie maxillo-faciale et Stomatologie GOUDEAU Alain Bactériologie -Virologie ; Hygiène hospitalière

GOUPILLE Philippe Rhumatologie

GRUEL Yves Hématologie ; Transfusion

GUILMOT Jean-Louis Chirurgie vasculaire ; Médecine vasculaire GUYETANT Serge Anatomie et Cytologie pathologiques

HAILLOT Olivier Urologie

HALIMI Jean-Michel Thérapeutique ; médecine d’urgence (Néphrologie et Immunologie clinique) HERAULT Olivier Hématologie ; transfusion

HERBRETEAU Denis Radiologie et Imagerie médicale

Mme HOMMET Caroline Médecine interne, Gériatrie et Biologie du vieillissement

MM. HUTEN Noël Chirurgie générale

LABARTHE François Pédiatrie

LAFFON Marc Anesthésiologie et Réanimation chirurgicale ; médecine d’urgence

LANSON Yves Urologie

LARDY Hubert Chirurgie infantile

LASFARGUES Gérard Médecine et Santé au Travail

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LECOMTE Pierre Endocrinologie et Maladies métaboliques LECOMTE Thierry Gastroentérologie ; hépatologie ; addictologie

LEMARIE Etienne Pneumologie

LESCANNE Emmanuel Oto-Rhino-Laryngologie LINASSIER Claude Cancérologie ; Radiothérapie

LORETTE Gérard Dermato-Vénéréologie

MACHET Laurent Dermato-Vénéréologie

MAILLOT François Médecine Interne

MARCHAND Michel Chirurgie thoracique et cardiovasculaire MARRET Henri Gynécologie et Obstétrique

MULLEMAN Denis Rhumatologie

NIVET Hubert Néphrologie

PAGES Jean-Christophe Biochimie et biologie moléculaire

PAINTAUD Gilles Pharmacologie fondamentale, Pharmacologie clinique PATAT Frédéric Biophysique et Médecine nucléaire

PERROTIN Dominique Réanimation médicale ; médecine d’urgence PERROTIN Franck Gynécologie et Obstétrique

PISELLA Pierre-Jean Ophtalmologie

QUENTIN Roland Bactériologie-Virologie ; Hygiène hospitalière RICHARD-LENOBLE Dominique Parasitologie et Mycologie

ROBIER Alain Oto-Rhino-Laryngologie

ROINGEARD Philippe Biologie cellulaire

ROSSET Philippe Chirurgie orthopédique et traumatologique

ROYERE Dominique Biologie et Médecine du développement et de la Reproduction RUSCH Emmanuel Epidémiologie, Economie de la Santé et Prévention

SALAME Ephrem Chirurgie digestive

SALIBA Elie Biologie et Médecine du développement et de la Reproduction Mme SANTIAGO-RIBEIRO Maria Biophysique et Médecine nucléaire

SIRINELLI Dominique Radiologie et Imagerie médicale THOMAS-CASTELNAU Pierre Pédiatrie

TOUTAIN Annick Génétique

VAILLANT Loïc Dermato-Vénéréologie

VELUT Stéphane Anatomie

WATIER Hervé Immunologie.

PROFESSEUR DES UNIVERSITES DE MEDECINE GENERALE Mme LEHR-DRYLEWICZ Anne-Marie Médecine Générale

PROFESSEURS ASSOCIES

MM. HUAS Dominique Médecine Générale

LEBEAU Médecine Générale

MALLET Donatien Soins Palliatifs

POTIER Alain Médecine Générale

MAITRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES - PRATICIENS HOSPITALIERS Mme ARBEILLE Brigitte Biologie cellulaire

M. BARON Christophe Immunologie

Mme BAULIEU Françoise Biophysique et Médecine nucléaire

M. BERTRAND Philippe Biostatistiques, Informatique médicale et Technologies de Communication Mme BLANCHARD-LAUMONIER Emmanuelle Biologie cellulaire

M BOISSINOT Eric Physiologie

MM. BRILHAULT Jean Chirurgie orthopédique et traumatologique

CORTESE Samuele Pédopsychiatrie

Mmes DUFOUR Diane Biophysique et Médecine nucléaire EDER Véronique Biophysique et Médecine nucléaire FOUQUET-BERGEMER Anne-Marie Anatomie et Cytologie pathologiques

GAUDY-GRAFFIN Catherine Bactériologie - Virologie ; Hygiène hospitalière

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MM. GUERIF Fabrice Biologie et Médecine du développement et de la reproduction GYAN Emmanuel Hématologie, transfusion

M. HOARAU Cyrille Immunologie

M. HOURIOUX Christophe Biologie cellulaire

Mme LARTIGUE Marie-Frédérique Bactériologie-Virologie ; Hygiène hospitalière Mmes LE GUELLEC Chantal Pharmacologie fondamentale ; Pharmacologie clinique

MACHET Marie-Christine Anatomie et Cytologie pathologiques MM. MARCHAND-ADAM Sylvain Pneumologie

MEREGHETTI Laurent Bactériologie-Virologie ; Hygiène hospitalière PIVER Eric Biochimie et biologie moléculaire

Mme SAINT-MARTIN Pauline Médecine légale et Droit de la santé M. VOURC’H Patrick Biochimie et Biologie moléculaire

MAITRES DE CONFERENCES

Mlle BOIRON Michèle Sciences du Médicament Mme ESNARD Annick Biologie cellulaire

M. LEMOINE Maël Philosophie

Mlle MONJAUZE Cécile Sciences du langage - Orthophonie M. PATIENT Romuald Biologie cellulaire

MAITRE DE CONFERENCES ASSOCIE A MI-TEMPS

M ROBERT Jean Médecine Générale

CHERCHEURS C.N.R.S. - INSERM

MM. BIGOT Yves Directeur de Recherche CNRS – UMR CNRS 6239

BOUAKAZ Ayache Chargé de Recherche INSERM – UMR CNRS-INSERM 930 Mmes BRUNEAU Nicole Chargée de Recherche INSERM – UMR CNRS-INSERM 930

CHALON Sylvie Directeur de Recherche INSERM – UMR CNRS-INSERM 930

MM. COURTY Yves Chargé de Recherche CNRS – U 618

GAUDRAY Patrick Directeur de Recherche CNRS – UMR CNRS 6239 GOUILLEUX Fabrice Directeur de Recherche CNRS – UMR CNRS 6239

Mmes GOMOT Marie Chargée de Recherche INSERM – UMR CNRS-INSERM 930 HEUZE-VOURCH Nathalie Chargée de Recherche INSERM – U 618

MM. LAUMONNIER Frédéric Chargé de Recherche INSERM - UMR CNRS-INSERM 930 LE PAPE Alain Directeur de Recherche CNRS – U 618

Mmes MARTINEAU Joëlle Chargée de Recherche INSERM – UMR CNRS-INSERM 930 POULIN Ghislaine Chargée de Recherche CNRS – UMR CNRS-INSERM 930

CHARGES D’ENSEIGNEMENT

Pour l’Ecole d’Orthophonie

Mme DELORE Claire Orthophoniste

M GOUIN Jean-Marie Praticien Hospitalier

M. MONDON Karl Praticien Hospitalier

Mme PERRIER Danièle Orthophoniste

Pour l’Ecole d’Orthoptie

Mme LALA Emmanuelle Praticien Hospitalier

M. MAJZOUB Samuel Praticien Hospitalier

Pour l’Ethique Médicale

Mme BIRMELE Béatrice Praticien Hospitalier

 

(6)

REMERCIEMENTS  

A Monsieur le Professeur Philippe COLOMBAT, je vous suis reconnaissante d’avoir accepté de juger cette thèse et de me faire l’honneur d’être président du jury.

A Madame le Professeur Anne-Marie LEHR-DRELEWICZ, vous avez suivi mon parcours durant ces années d’internat à Tours. Je suis honorée que vous acceptiez de juger ce travail.

A Monsieur le Professeur Philippe GOUPILLE, je vous remercie pour avoir accepté de juger cette thèse. Votre présence m’honore.

A Monsieur le Docteur Yunsan MEAS, je vous suis reconnaissante d’avoir accepté de diriger cette thèse. Je vous adresse tous mes remerciements pour m’avoir accompagnée et encadrée patiemment tout au long de ce travail.

A tous les médecins du Chinonais qui m’ont reçue avec bienveillance et aidée dans l’élaboration de ce travail. Soyez assurés de mes sincères remerciements.

A mes maîtres de stage de l’Indre, Jean-Marc, Patrick et Alain, les premiers qui m’ont formé à la médecine générale et qui m’ont accueilli gentiment chez eux.

A mes maîtres de stage d’Avoine, en particulier Laurent B : merci de la confiance que vous m’avez accordez dès le début. Grâce à vous, je me suis sentie capable de remplir mon rôle de médecin.

Aux médecins que j’ai remplacé, particulièrement Christian, Marc, Laurent D, Stéphane, Christophe, Pierre, Agnès, Antoine et Claire, je vous remercie de la confiance que vous m’avez accordez. C’est grâce à vous que je me suis aguerrie au fil de l’expérience.

A Yves Rouxeville qui me fait l’honneur d’être présent.

Aux secrétaires, en particulier à Catherine, Yvette et Christine.

A tous les patients dont j’ai croisé la route et qui ont contribué à faire de moi le médecin et la personne que je suis aujourd’hui.

(7)

A mes parents, qui m’ont accompagnée et soutenue durant ses longues années d’études malgré la distance. Vous avez toujours été à mon écoute pendant ces discussions téléphoniques parfois interminables. Je me souviens encore des repas le dimanche midi à la Réunion où avec toi, papa et toi, maman, nous parlions ensemble de mon avenir et de ce à quoi j’aspirais dans la vie. Aujourd’hui, c’est chose faite ! Je suis médecin.

A mon oncle Marc et ma tante Hélène, votre présence à Montpellier m’a été précieuse. Vous m’avez accueilli comme votre deuxième fille. Merci, tonton pour tes histoires racontées avec engouement. Merci, tante Hélène pour avoir égayé mon externat de tes bons petits plats préparés avec attention et amour. A ma cousine, Delphine avec mon affection.

A Edgard SOUROQUE, tu as été une source d'inspiration pour moi, à devenir thérapeute et médecin. Tu étais un père et un véritable guide pour la "petite fille " que j’étais. Je souhaite que tu puisses recevoir ces mots au delà du par delà. Je sais que ta présence flottera parmi nous. Merci, Senseï. « Vie et mort ne sont que des mots dont le sens est ailleurs ».

A ma cousine Fabienne, je suis contente que tu sois toujours présente à mes côtés. Depuis l’enfance, tu as été un modèle pour moi. Nous avons la chance d’entretenir des échanges multiples et variés concernant tous les domaines de la vie (de vive voix et durant tant d’heures passées au téléphone... au désespoir de certains). Puisses-tu recevoir cette thèse en témoignage de mon affection de petite sœur.

A Cédric qui partage ta vie, merci de ta présence bienveillante, amicale, yodique et aïkidique.

A mon petit neveu Dorian, 11 mois bientôt, plein de vie dont la présence nous remplit de joie.

A mon parrain et oncle Michel et ma tante Monique, je vous espère présents ce jour de loin ou de près. J’ai conscience des aléas de la vie.

A ma marraine et tante Simone, je garde en mémoire l’expression de ton visage, maligne comme un singe, qui s’éloigne en même temps que tes souvenirs.

A ma tante Monique et mon oncle Bernard, merci de faire le déplacement pour être avec nous.

A ma cousine médecin Mohine et Zainoul, j'apprécie la présence chaleureuse de votre couple.

A mes cousins étudiants en médecine, Laurent Laï et Tannvir, Courage ! Le jeu en vaut la chandelle. A mes cousines, Jenny Laï et Aurélie LKS qui ont investies "Montpeul".

A la famille CHANG PI HIN avec toute mon affection.

A la famille LAW-YEE avec mes pensées les plus chaleureuses.

A la mémoire de mes grands parents paternels, de ma grand-tante Hi Por, de mon grand-père maternel ainsi que de mes oncles et tantes disparus.

A la mémoire de ma grand-mère maternelle, Popo qui nous a quitté cette année. Puisses-tu lire ce travail par delà ce monde. Avec toute mon affection, ta petite fille.

(8)

A mes amis d’enfance de la Réunion :

A Cath, ma copine de bac à sable malgré nos différends.

A Laure et à Nathalie, mes amies du collège Trois Mares.

A Véro, petite créole maintenant parisienne toujours surbookée.

A Cédric A, futur ostéopathe.

A mes amis Montpelliérains :

A Sophie, nous avons cheminé ensemble durant ce parcours du combattant qu’est l’externat. Tous mes encouragements pour ta thèse! Merci d’avoir fait le déplacement à Tours pour me soutenir. Reçois cette thèse en gage de mon amitié.

A Diane, merci de ton amitié. Ta présence toujours joyeuse en Touraine me réjouit.

A Kérel, tu as trouvé ton équilibre me semble-t-il. Bonne route !

A Florie, future maman. Même allongée, je sais que tu auras une pensée pour moi.

A Camille, courage à toi. La vie, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber !

Et à Muriel (la thèse te travaille aussi...) et à Mathieu TM.

A mes amis de Touraine :

A Elisa, ma sœur italienne. Merci pour ton soutien et ton affection irremplaçables. Je te dois la découverte des Pruniers et tout ce qui en découle. Que cette thèse soit pour toi le témoin de mon affection. Maow !

A Fred, mon ami et ancien co-interne de la place Cujas. Tu es une personne de valeur avec qui je suis ravie d’avoir partagé tous ces moments, les plus difficiles (souvenir d’appendicite !) comme les plus sympas et drôles (Mafate, les trajets en voiture surtout les retours du Margouillat...). Merci de l’amitié que tu me portes, ti Fred. Courage pour la thèse!

A Yannick, mon ami voyageur les pieds sur terre au bloc, la tête dans les nuages de la Polynésie Française. Je te remercie d’avoir été présent et à mon écoute. Tu es un vrai coach, je te dois cette thèse en témoignage de notre amitié. Ecoute bien ta petite voix, elle te guidera.

A Aurélia et Seb, les périgourdins. Aurélia, j’étais ravie d’être témoin de ton union avec Seb cet été. Merci de la confiance que tu me portes. Tu es une amie sincère et prévenante. Ces voyages ensemble "out of state" resteront des souvenirs inoubliables.

A Mariette et aux Petites Sensibles ®, une nouvelle marque de fringues qui tire les Bellines à toute personne sensible.

A Nico et Flo, qui attendent un heureux événement. C’est craquant, un petit gars ! A Violaine et Charles, et leur fille Maëlys. Merci de votre amitié nantaise et de votre accueil chaleureux à chaque passage éclair.

A Mathilde G pour ces soirées compta et Balint.

Et à Jonathan, Mathilde R, Stéph, Charlie, Séverine et Adeline.

(9)

A mes amis Parisiens du tai-chi :

A Joan, mon âme sœur.

A Béa, super organisatrice d’événements. Aie confiance en la vie, mam'zel.

A Armella et Olivier, mes artistes favoris. Que nos projets de vie prennent forme en harmonie avec la nature et les autres. Vive la permaculture!

A Oscar, le professionnel des Bowings. Tu as un cœur en or, prends en bien soin.

A Mathias, qui monte sa boîte à Mada. On vient t’embêter bientôt à Toulouse ? A Thanh, mon petit frère avec ses grimaces et son humour pince sans rire.

A Tu Thanh, merci pour ta sensibilité et ton affection. On va s’en sortir toutes les deux avec nos problèmes de dents !

Et à Nicolle, Jade, Minh, Bich, Laurent M, Laura, Kathlynn et Hung. Merci pour votre présence et vos encouragements.

Aux parents de mes amis: à Marie-Christine L, Michèle et Jean-Claude B, Annie et Pierre C.

Je vous remercie pour l'affection et le soutien que vous m’avez accordés. Nous avons eu la chance de vivre ensemble ces moments privilégiés que sont les fêtes.

Aux inclassables :

A Isabelle, ta présence ici me fait chaud au cœur. Je ne saurais te remercier pour tout le soutien et l’aide que tu m’as prodigué avec Edgard tout au long de ces années. Ces souvenirs passés ensemble à Cannes et à Montpellier restent imprégnés au plus profond de mon être. Tu es une amie précieuse. Je souhaite que tu poursuives ton chemin avec la légèreté d’un papillon et l'énergie du dragon. Reçois cette thèse comme le témoignage de mon affection la plus sincère.

A Eléonore, merci pour tes encouragements. Ton accent ensoleillé nous donne la pêche et la bonne humeur.

A Bernard S et ton humour toujours bien placé.

A Laurent D, pour cette amitié qui a de multiples origines : la médecine, les CAM, les cartes,... Merci pour ces échanges à cœur ouvert et pleins de richesses.

A Corinne d’Argenton sur Creuse, merci de ton affection.

A Nathalie et Mose qui m'ont apporté leur affection durant mon enfance à la Réunion.

A Stéphane Letz, le zoreille de la famille pour son soutien.

A Nadia et l’astrologie chinoise. La vie se déroule devant nous sous nos pas; elle est à vivre ici et maintenant. Seul l’avenir pourra répondre à nos questions et voir s'accomplir nos rêves les plus chers.

A Thay Hang Truong, I wish you were there with us today to share this moment all together.

Thank you for your support and your openness, Than Khai.

(10)
(11)

TABLE  DES  MATIERES  

ABREVIATIONS  ...  3  

1.   INTRODUCTION  ...  5  

2.   GENERALITES  ET  DEFINITIONS  ...  6  

1)   Le  système  de  santé  français:  ...  6  

2)   Le  médecin  généraliste  :  ...  8  

3)   Définitions  ...  11  

1.   La  santé  ...  11  

2.   Une  thérapie  ...  11  

3.   L'allopathie  ...  11  

4.   Les  médecines  complémentaires  ...  12  

4)   Les  différentes  thérapies  complémentaires  ...  13  

1.   La  médecine  manuelle  ou  l'ostéopathie  ...  15  

2.   L'homéopathie  ...  17  

3.   L'acupuncture  ...  19  

4.   La  mésothérapie  ...  21  

5.   La  phytothérapie  ...  22  

6.   L'hypnose  ou  l'hypnothérapie  ...  23  

7.   Autres  thérapies  complémentaires  :  ...  24  

3.   JUSTIFICATION  ET  OBJECTIF  DE  LA  RECHERCHE  ...  26  

1)   Justification  de  la  recherche  ...  26  

2)   L'objectif  du  travail  ...  27  

4.   METHODOLOGIE  ...  28  

5.   RESULTATS  ...  30  

1)   Description  de  la  population  de  généralistes  du  Chinonais  ...  30  

2)   La  pratique  des  MG  en  thérapies  complémentaires  ...  31  

3)   L'expérience  personnelle    du  MG  en  thérapie  complémentaire  ...  33  

4)   La  prescription  ou  les  conseils  en  thérapie  complémentaire  ...  34  

5)   La  fréquence  du  thème  "thérapies  complémentaires"  ...  36  

6)   L'attitude  globale  du  MG  par  rapport  au  thème  "thérapies  complémentaires"  ...  37  

7)   L'attitude  du  MG  face  au  patient  en  demande  de  thérapie  complémentaire  ...  38  

8)   L'orientation  du  patient  par  le  MG    dans  le  parcours  de  soins  ...  39  

9)   Les  motifs  d'orientation  vers  une  thérapie  complémentaire  ...  41  

10)   Des  difficultés  face  aux  thérapies  complémentaires  ...  42  

11)   Intérêt  d'une  formation  ou  d'information  en  TC  ...  43  

6.   ANALYSE  ET  DISCUSSION  ...  44  

1)   La  population  des  médecins  généralistes  chinonais  ...  44  

2)   La  pratique    de  thérapies  complémentaires  par  les  généralistes  ...  44  

3)   Les  généralistes,  leurs  patients  et  les  thérapies  complémentaires  ...  47  

4)   La  prescription  de  thérapies  complémentaires  et  les  différents  intervenants  ...  47  

5)   Les  motifs  d'orientation  vers  une  thérapie  complémentaire  ...  48  

6)   Les  difficultés  rencontrées  face  aux  TC  et  l’intérêt  d’une  formation  ...  49  

7)   Les  limites  de  l’étude  ...  51  

(12)

8.   BIBLIOGRAPHIE  ...  53   9.   ANNEXES  ...  57  

(13)

ABREVIATIONS  

CCAM Classification Commune des Actes Médicaux CHU Centre Hospitalo-Universitaire

CMU Couverture Médicale Universelle

CNAM Caisse Nationale d’Assurance Maladie

CNAMTS Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés CPAM Caisse Primaire d'Assurance Maladie

DE Diplôme d'Etat

DESC Diplôme d’Etudes Spécialisées Complémentaires DIU Diplôme Inter Universitaire

DO Diplôme d'Ostéopathie

DPC Développement Professionnel Continu

DRESS Direction de la Recherche des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques

DSS Direction de la Sécurité Sociale DU Diplôme Universitaire

EMDR Eye Movement Desensitization and Reprocessing pour Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires FMC Formation Médicale Continue

FMI Formation Médicale Initiale HAS Haute Autorité de Santé

INPES Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé

(14)

INSEE Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques

IRDES Institut de Recherche et de Documentation en Economie de la Santé MEP Mode d'Exercice Particulier / Médecin à Expertise Particulière

MG Médecin Généraliste

MRP Mouvement Respiratoire Primaire MSA Mutualité Sociale Agricole

MTC Médecine Traditionnelle Chinoise OMS Organisation Mondiale pour la Santé PDS Parcours De Soins

PIB Produit Intérieur Brut

RSI Régime Social des Indépendants SNIR Système National Inter Régime TC Thérapie Complémentaire

WONCA World Organisation of National Colleges, Academies and academic association of general practitionners / family physicians

   

(15)

1. INTRODUCTION    

En France, l'accès principal aux soins de premier recours est garanti par le médecin traitant, pivot central du système de santé assuré principalement par le généraliste.

Une fois le diagnostic établi, le panel thérapeutique de première intention repose essentiellement par habitude sur un traitement médicamenteux.

La problématique peut se poser en d'autres termes : la prise en charge d'un patient ne doit-elle pas simplement commencer par une bonne évaluation de son état de santé aboutissant à un diagnostic pour le médecin, afin de répondre aux attentes du patient et lui proposer un "contrat" qu’il devra respecter? Ce contrat inclut les volets de toutes thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses: conseils hygiéno-diététiques, éducation thérapeutique, traitement étiologique, thérapies psychologiques, rééducation, réadaptation, placement social, avec ou sans thérapies complémentaires (TC).

Il existe actuellement un intérêt croissant du public et des mass-médias pour ces thérapies. Les patients ont de plus en plus recours à elles en association à un traitement conventionnel. Ainsi est-il nécessaire de redéfinir le positionnement du corps médical devant cet engouement général pour ces médecines alternatives et complémentaires. L'interrogation se pose de savoir quelle place occupent ces thérapies complémentaires dans la pratique quotidienne du généraliste.

Quelle est aujourd'hui la position du médecin généraliste (MG) face aux thérapies complémentaires en France en 2011?

(16)

2. GENERALITES  ET  DEFINITIONS    

1) Le  système  de  santé  français:    

Notre système de soins en France est basé sur le principe de solidarité; chaque individu apporte sa contribution au système de soins par l'intermédiaire de cotisations. L'accessibilité est garantie pour tout citoyen ou résident français, même pour les plus démunis grâce à la Couverture Maladie Universelle, CMU créée en décembre 1999.

• Organisation  administrative  du  système  de  soins  

Le système de santé est dirigé par l’Etat; il intervient dans le financement et l’organisation de l’offre de soins pour répondre aux besoins de santé de la population (1).

Les soins de premier recours sont centrés autour du médecin généraliste ou du médecin traitant, qui assure l’orientation du patient. Les soins de second recours sont dispensés par les médecins spécialistes et les établissements de santé. Cette organisation est conditionnée par, d'une part une coordination des soins entre les établissements de santé et la médecine de ville et d’autre part, un renforcement de la permanence des soins, ambulatoire et hospitalière.

• Coût  de  la  santé      

En 2009, le montant des dépenses de santé s'élève à 223,1 milliards d'Euros, soit 11,7% du PIB (2). La consommation de soins et de biens médicaux atteint 175,7 milliards d'Euros c'est-à-dire 78,8% des dépenses totales de santé; la gestion représente 6,9%, la recherche 3,4%, la prévention 2,8% et la formation 0,6%.

(17)

• Les  principaux  régimes  d'assurance  maladie  

Il existe trois principaux régimes d'assurance maladie (3,4):

- le régime général, ou Assurance Maladie des salariés qui s'adresse aux personnes salariées de l'industrie, du commerce et assimilées, aux personnes sans activité, aux étudiants et aux personnes qui perçoivent certaines allocations (chômage, pensions, rentes, etc.). Elles relèvent de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM).

- le régime agricole qui assure la protection sociale de l’ensemble du monde agricole et rural: actifs non salariés (comme les chefs d’exploitation ou les employeurs de main-d’œuvre), salariés agricoles, ainsi que leurs ayants droit et les retraités. Ils relèvent de la caisse centrale de la Mutualité Sociale Agricole (MSA).

- le Régime Social des Indépendants (RSI) gère la protection sociale des individus exerçant une activité artisanale, commerciale, libérale ainsi que certains dirigeants ou associés des sociétés.

Les personnes salariées de la SNCF, de la RATP, d'EDF-GDF, les fonctionnaires, les marins, les militaires et les enseignants ont leur propre régime de protection sociale.

Les personnes n'étant pas couvertes par l'Assurance Maladie, peuvent bénéficier de la Couverture maladie universelle de base (CMU) et de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC).

Le remboursement des soins est conditionné par la CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) .Tout praticien doit coter chaque acte effectué selon la CCAM.

(18)

2) Le  médecin  généraliste  :  

Le médecin généraliste est le principal intervenant de proximité au cœur de notre système de santé; il assure la permanence et la continuité des soins ambulatoires. Il gère aussi bien les situations aigües en évaluant le degré d'urgence que le suivi du patient au décours de pathologies aigues et chroniques.

Le généraliste possède une approche centrée sur la personne dans ses dimensions individuelle, familiale, culturel et communautaire, toujours dans le respect de l'autonomie de l'individu (5).

Il est également l'interlocuteur privilégié entre le patient et les différents professionnels de santé tels que les médecins spécialistes, les infirmiers, les kinésithérapeutes, les orthophonistes, etc. Il doit ainsi posséder des compétences multi et transdisciplinaires pour assurer ce lien, et savoir communiquer de façon appropriée avec le patient grâce à la connaissance et la confiance établie dans la relation.

Il favorise également la promotion et l'éducation pour la santé: il joue un rôle déterminant en médecine préventive ainsi qu'en curatif dans l'éducation thérapeutique du patient.

Le médecin généraliste est responsable de la santé publique dans la communauté, en répondant aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle.

Les médecins généralistes sont donc des médecins spécialistes des soins primaires.

• Médecin  à  mode  d’exercice  particulier  (ou  médecin  à  expertise  particulière)

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) décide dans les années 1970 de nommer médecin à exercice particulier tout médecin ayant un mode de diagnostic et/ou thérapeutique différent des médecins généralistes "traditionnels".

Un médecin ayant un mode d'exercice particulier (MEP) est selon l'IRDES (6), un médecin dont la spécialité n'est pas reconnue comme telle par la Sécurité sociale, telles que l'acupuncture et l'homéopathie ou un médecin généraliste exerçant plusieurs disciplines pour lesquelles il a été qualifié. On peut ainsi distinguer parmi les omnipraticiens libéraux ceux qui exercent réellement une médecine générale (généraliste) de ceux qui pratiquent une médecine à « expertise » plus spécifique. La définition de MEP proposée en Avril 2010 par le Dr Michel FAURE1 au conseil du DPC, Développement Professionnel Continu est « médecin à expertise particulière ».

(19)

Le conseil de l'Ordre des Médecins possède une optique variable: les disciplines concernées nécessitent pour leur exercice, l’obtention de diplômes complémentaires de type DU, DIU, Capacité médicale ou DESC. Elles constituent des qualifications reconnues par l’Ordre national des Médecins.

Pour la Sécurité Sociale, c’est la cotation CCAM qui est le porte valeur de l’exercice d’une médecine à “expertise“ plus spécifique. Selon le conseil de l’Ordre des Médecins, la sécurité sociale ou l’institut statistique, la définition de MEP est donc différente.

Les MEP proches de la médecine générale sont selon l'IRDES:

Gérontologie gériatrie Hygiène hospitalière médicale

Pathologie des infections tropicales

Médecine de catastrophe

Phoniatrie Réanimation médicale Médecine pénitentiaire Médecine polyvalente

d'urgence

Hydrologie et climatologie médicale

Médecine du sport Médecine aérospatiale Toxicomanie et alcoologie Médecine polyvalente

gériatrique

Evaluation et traitement de la douleur

Techniques transfusionnelles Aide médicale urgente Médecine d'urgence

Tableau 1

Remarque: la gériatrie et la réanimation médicale sont actuellement devenues des spécialités médicales à part entière.

Les MEP éloignés de la médecine générale sont:

Allergologie Nutrition Médecine légale Angiologie

• Démographie  médicale:  

 

En 2009 pour 54 663 spécialistes en exercice libéral, on dénombre 61 315 omnipraticiens à l'échelle nationale (7). Les généralistes représentent 87,5% des omnipraticiens. Le pourcentage de femmes est de 28,7% sur l'ensemble des omnipraticiens. La part des femmes dans la démographie médicale (omnipraticiens et spécialistes compris) est passée de 24,5 % en 1984 à 40,3 % en 2010.

Sur la période 2000-2009, la part des omnipraticiens ayant 55 ans et plus a été

(20)

Selon l'IRDES, le nombre de médecins à mode d'exercice particulier (MEP) s'élève à 7 663 (soit 12,5% des omnipraticiens) parmi lesquels on peut comptabiliser 22%

d'acupuncteurs et 21,9% d'homéopathes. Le département de l'Indre et Loire recense en 2010 sur 532 médecins généralistes, 81 médecins reconnus comme MEP, soit 15,2% des généralistes (8).

Parmi eux, on dénombre:

- 14 généralistes ostéopathes - 7 généralistes acupuncteurs - 15 généralistes homéopathes

- 17 généralistes acupuncteurs et homéopathes - 20 généralistes mésothérapeutes

• Les  3  secteurs  d'activité  libérale  en  2008      

 

La convention médicale prévoit 3 possibilités d’exercice pour les praticiens libéraux (9) :

-le secteur I ou conventionné: 87,3% des médecins généralistes (10).

Les médecins conventionnés pratiquent des honoraires opposables en s'engageant à respecter les tarifs conventionnels sur la base desquels l’Assurance maladie calcule son remboursement.

-secteur II ou conventionné avec honoraires libres: 11,4%des MG.

Les médecins sont autorisés à pratiquer, avec tact et mesure, des tarifs supérieurs à ceux fixés dans la convention. Les dépassements d’honoraires ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie (remboursement partiel sur la base du tarif conventionnel). Tous les médecins ne peuvent prétendre au secteur II: d’après la convention de 2005, seule la première installation libérale le permet et les médecins doivent détenir l’un des titres suivants :

- ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux, - ancien assistant des hôpitaux généraux ou régionaux n’appartenant pas à un CHU1 - ancien assistant des hôpitaux spécialisés - praticien-chef de clinique des hôpitaux militaires - praticien hospitalier temps plein - praticien hospitalier temps partiel comptant au minimum 5 ans d’exercice dans cette fonction.

-secteur III ou non conventionné : 1,3 % des MG

Les praticiens fixent librement leurs honoraires, mais les assurés ne sont remboursés que sur la base d’un tarif dit de responsabilité compris entre 0,6 et 1,2 euros. Seules leurs prescriptions sont entièrement prises en charge par l’assurance maladie.

(21)

3) Définitions  

1. La  santé  

Selon la définition de l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) inchangée depuis 1946, la santé se définit comme un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Cela implique que tous les besoins fondamentaux de la personne soient satisfaits, qu'ils soient affectifs, sanitaires, nutritionnels, sociaux ou culturels et du stade de l'embryon, voire des gamètes à celui de la personne âgée.

Cette définition se présente donc plutôt comme un objectif, que certains jugeront utopique puisqu'elle classe facilement la majorité d'une population d'un pays comme n'étant pas en bonne santé. Pourtant, il est important de garder à l'esprit que cette définition de la santé inclut une approche globale de l'individu sous toutes ses dimensions.

2. Une  thérapie  

Le terme" thérapie" ou son synonyme "thérapeutique" provient du grec

"therapeia" signifiant littéralement "soin". Pour le Petit Robert (édition 2009), il désigne l'ensemble des actions et pratiques destinées à guérir et à traiter les maladies ou encore les moyens propres à guérir et à soulager les malades. Le Larousse, quant à lui, le définit comme une partie de la médecine qui s'occupe des moyens -médicamenteux, chirurgicaux ou autres - propres à guérir et à soulager les maladies.

3. L'allopathie  

L'allopathie se définit comme un mode de traitement entraînant un effet inverse de celui provoqué par la maladie (11). Elle est basée en France sur la pharmacopée, correspondant à la nomenclature réglementaire définissant les critères des principes actifs des médicaments (12). Le terme d'allopathie est fréquemment employé et défini en opposition à l'homéopathie: la racine grecque "allo" signifie autre et

"homéo", semblable. L'allopathie repose donc sur l’administration de substances chimiques actives visant à diminuer voire à faire disparaître les symptômes d'une maladie.

(22)

4. Les  médecines  complémentaires  

Les médecines complémentaires sont définies par l’OMS comme étant « un vaste ensemble de pratiques de santé qui ne font pas partie de la tradition du pays même ou ne sont pas intégrées à son système de santé prédominant » (13). Une autre définition d'une médecine complémentaire: elle correspond à un traitement de support en complément de la médecine conventionnelle. Elle fait partie de l'éventail thérapeutique actuel. Comme la médecine générale, elle vise à traiter le patient dans sa globalité, corps et esprit.

D'autres termes ont fait leur apparition depuis une vingtaine d'années :

- une médecine alternative désigne tout traitement non conventionnel dont la base théorique n'est pas congruente avec le modèle scientifique actuel. Son efficacité n'a pas été encore démontrée.

- une médecine intégrative permet quant à elle, d'intégrer les soins du corps, le psychisme, la spiritualité et l'environnement du patient.

- le terme “Complementary and Alternative Medicine“ ou “CAM“ est employé dans la littérature scientifique anglophone depuis le début du XXIème siècle; il englobe ainsi toutes formes de médecine ou thérapeutique, complémentaire et/ou alternative à la thérapeutique classique conventionnelle.

Une médecine complémentaire a sa propre démarche clinique : elle est composée d’une anamnèse, d'un examen clinique permettant d'aboutir à un diagnostic et une thérapeutique adaptée. Dans ce travail, le terme "thérapie complémentaire" semble être le plus adéquat, le médecin généraliste effectuant d'abord son propre diagnostic avant de proposer tout traitement.

(23)

4) Les  différentes  thérapies  complémentaires  

En France, les thérapies complémentaires sont principalement représentées par la médecine manuelle - l’ostéopathie, l’homéopathie, la mésothérapie, l’acupuncture et la phytothérapie.

• Reconnaissance  des  thérapies  complémentaires  :    

Il est important de faire la différence entre reconnaissance scientifique (niveau de preuves A, B, C), reconnaissance ordinal (l'ordre des médecins), reconnaissance par les pairs (nos confrères) et reconnaissance administrative (remboursement par la caisse d'assurance maladie). La reconnaissance des différentes thérapies complémentaires s'avère complexe car elle comporte plusieurs niveaux:

- universitaire : hormis les écoles privées (délivrant également un diplôme), un enseignement universitaire est proposé dans diverses facultés de médecine françaises. Il est sanctionné par un diplôme universitaire (DU) ou inter universitaire (DIU) voire une capacité (l’acupuncture par exemple). Il existe un DU ou DIU spécifique à l'ostéopathie, l'acupuncture, la mésothérapie, l'homéopathie et l'hypnose.

- ordinale : les titres et mentions autorisés par le conseil de l'ordre des médecins dépendent de l'obtention d'un DU ou DIU mais tous ne sont pas reconnus en tant que tels. Par exemple, l'homéopathie possède bien un DU spécifique; pour autant, l'ordre ne la reconnaît qu'en tant qu'orientation d'activité (14).

- par les pairs : la reconnaissance des confrères ainsi que l'acceptation d'une pratique complémentaire par le corps médical est un facteur primordial pour tout médecin.

- par la caisse d'Assurance Maladie (par la CPAM, régime général): le remboursement s'effectue en fonction de l'acte coté par le praticien. Chaque cotation est spécifique pour une TC donnée, certaines possèdent une simple valeur informative de l'acte réalisé. Il faut savoir que la reconnaissance par la caisse maladie n'est pas liée à la reconnaissance ordinale.

(24)

• Les  cotations  de  la  Classification  Commune  des  Actes  Médicaux  (CCAM)      

Les différentes cotations CCAM (15) sont à ce jour:

- en ostéopathie:

une séance de médecine manuelle de la colonne vertébrale codée LHRP001 au tarif opposable remboursable de 25,08€

- en acupuncture:

une séance d'acupuncture codée QZRB001 au tarif opposable de 12,35€

une infiltration du point gâchette codée PCLB001 au tarif opposable de 16,86€

- en mésothérapie:

une séance à visée antalgique codée ANLB003 au tarif opposable de 0€

- en hypnose:

une séance d'hypnose à visée antalgique codée ANRP001 au tarif opposable de 0€

- en homéopathie:

il n'existe pas de cotation spécifique; une consultation d'homéopathie est donc codée comme une consultation classique, C au tarif de 23€

Une autre possibilité est celle de coder un acte ANR c'est-à-dire acte non remboursable. La feuille de soins est inutile, mais la rédaction d'une facture ou d'un reçu est nécessaire.

• Les  Thérapies  complémentaires  en  terme  de  chiffres  statistiques    

Les TC sont difficiles à évaluer de façon statistique. L'exercice de la mésothérapie ou de l'homéopathie n’est pas reconnu par la Sécurité sociale et bien que répondant à la définition de MEP, elles ne sont pas comptabilisées dans les statistiques de la DREES.

Par ailleurs, tous les médecins ne cotent pas leurs actes et ceci d'autant plus qu'ils sont de secteur II ou III (non conventionné). L'autre difficulté résulte de l'existence de caisses d'assurances maladies multiples.

Selon les derniers chiffres statistiques de la CPAM (16), 716 000 actes d’acupuncture sur 7 666 000 d’actes techniques médicaux thérapeutiques ont été pratiqués en 2009, soit 10% des actes techniques thérapeutiques en cabinet de ville.

(25)

1. La  médecine  manuelle  ou  l'ostéopathie    

L’ostéopathie constitue un ensemble de pratiques manuelles ayant pour but d’identifier les dysfonctionnements de mobilité du corps et d’y remédier par des techniques appropriées.

C'est un médecin aux Etats-Unis au XIXème siècle, Andrew Taylor STILL (1828- 1917) qui est à l'origine des grands principes de l’ostéopathie. Pour lui, l'être humain est un tout: c’est une unité biologique, émotionnelle, affective, mentale, intellectuelle et spirituelle qui évolue dans son environnement.

L'ostéopathie repose sur 3 principes qui sont (17):

Le concept de globalité

Le corps humain possède un système sophistiqué de communication et de contrôle assurant la régulation de l'ensemble du corps et constituant l'homéostasie. Cette fonction d’adaptation lui permet à tout moment d’agir et de réagir aux perturbations de son milieu et de son environnement par un système de compensation, d’autorégulation.

Toute perturbation qui se produit dans n’importe quelle partie du corps pourra se manifester dans toute autre partie ou dans la totalité du corps.

Auto-défense, autorégulation et auto-guérison

Le corps possède en lui-même les moyens de surmonter la maladie tant que la relation "structure-fonction" est respectée. Le corps possède ses propres modèles de défense et ses propres systèmes d'alarme. C'est l'immunité relative inhérente à la machine humaine qui a la capacité d'élaborer les substances nécessaires au maintien de la santé et à la neutralisation de la maladie.

Interdépendance structure-fonction et fonction-structure

La fonction dépend de la structure: toute perturbation d'une articulation se répercutera sur son fonctionnement: limitations du mouvement, douleurs, etc.

La structure dépend de la fonction : toute immobilisation prolongée d'une articulation va enraidir l'articulation et les tissus péri-articulaires.

Les différentes approches

Les techniques centrées sur l'appareil musculo-squelettique permettent de traiter l'articulation (techniques structurelles) et les tissus péri-articulaires (techniques fonctionnelles et tissulaires). Combinées ensemble, elles peuvent restaurer une conformité de contact au niveau des surfaces articulaires et d'interrompre le spasme musculaire.

(26)

L'ostéopathie viscérale possède diverses techniques selon la nature de la dysfonction. Les techniques ligamentaires consistent à libérer les points d'attache des viscères et organes. Les techniques de mobilité nécessitent la participation active du patient et de sa respiration.

L'approche crânio-sacrée est une spécificité de l'ostéopathie. Le praticien grâce à sa capacité de palper et de sentir les mouvements spécifiques et rythmiques au niveau du crâne, peut définir la qualité et l'amplitude du Mouvement Respiratoire Primaire (M.R.P).Ce mouvement MPR est à la base de cette technique. En effet, l'occiput et le sacrum possèdent un rythme: ils forment ensemble un couple biodynamique appelé mouvement crânio-sacré. Cette technique est très utilisée chez les nourrissons et s'applique également à toute personne. Cette particularité permet au praticien d'intégrer ce paramètre dans son Diagnostic Spécifique Ostéopathique, afin de qualifier et quantifier son traitement manuel.

En France, l'ostéopathie est exercée par les médecins détenteurs du DIU de médecine manuelle -ostéopathie, les kinésithérapeutes diplômés d'Etat ayant validé une formation complémentaire en ostéopathie soit par voie universitaire ou par une école privée, et les ostéopathes diplômés d'ostéopathie (DO) par une école privée agréée.

Il y a également l’ostéopathie médicale, plus communément appelée médecine manuelle. Celle-ci est exclusivement pratiquée par les médecins. Ces derniers sont majoritairement pour les principes du respect de la non douleur et du diagnostic médical avant tout traitement manuel.

(27)

2. L'homéopathie    

L'homéopathie est un système thérapeutique pouvant se résumer par la loi des semblables, « Similia similibus curentur » le semblable guérit le semblable ou autrement traduit par « on peut traiter les semblables par les semblables » (18,19).

Ce principe remontant à Hippocrate, veut qu’une substance qui provoque un groupe de symptômes chez une personne en bonne santé puisse guérir une personne malade chez qui se manifeste le même groupe de symptômes. C’est ce principe qui est à la base de l'homéopathie et lui a donné son nom: les mots grecs "homeo" et

"pathos" signifient respectivement " similaire" et "maladie ou souffrance".

Sa découverte est attribuée à un médecin allemand, Samuel HAHNEMANN (1755- 1843). Le principe de ce traitement est connu depuis bien longtemps; Hippocrate (Vème siècle av. J-C) disait « L'application des semblables fait passer de la maladie à la santé ». De ce fait, Hahnemann a posé les bases de cette méthode, réalisé les premières expérimentations et démontré, en soignant avec succès les malades de son époque, l'immense champ d'action de l'homéopathie.

Trois grands concepts forment le fondement de l'homéopathie (20): la similitude, la globalité et l'individualisation.

 

La similitude

La similitude homéopathique est une ressemblance profonde, une équivalence entre le malade et le médicament (20). Le principe de la similitude peut s'illustrer par un exemple concret tel que les lésions provoquées par un toxique, le venin de l'abeille.

Celui-ci va provoquer une lésion œdémateuse, une rougeur, et des douleurs brûlantes soulagées par le froid. Ce même produit, préparé selon les techniques homéopathiques, est capable de traiter un malade qui présente des lésions du même type. En homéopathie, Apis, préparé à partir de l'abeille entière soulage les œdèmes rosés, chauds, soulagés par les applications froides, qu'ils soient d'origine infectieux, rhumatismaux, ou consécutifs à des piqûres d'insecte.

La globalité.

Le principe de globalité s'explique par le fait que tout organisme vivant évolue en relation avec son environnement. Le corps n'est pas un objet mais bien une interface entre le sujet et le monde réel. Les systèmes vivants sont fondamentalement des systèmes qui communiquent. Cela implique que tous les organes sont considérés dans leur fonctionnement interactif entre eux et avec le psychisme.

La consultation, elle aussi relève de ce même principe: c'est un espace intersubjectif entre deux systèmes complexes, celui du patient et celui du médecin (20). Le principe de globalité et d'interdépendance rend difficile la mise en équation et l'étude systématique des effets de l'homéopathie.

(28)

L'individualisation

Chaque malade exprime sa maladie de façon spécifique; c'est cette expression, cette information qui constitue la maladie. Le médicament doit être l'image miroir de cette information. Il n'existe pas de traitement homéopathique spécifique d'une maladie.

Les dilutions

Les remèdes homéopathiques sont préparés à partir de produits (dits souches) d'origine végétale, minérale ou animale. Ces souches sont macérées dans de l'alcool pour obtenir la teinture-mère, puis diluées. Le nombre de dilutions successives détermine la "hauteur de dilution" et correspond à la mention CH pour dilution centésimale hahnemannienne ou DH pour dilution décimale hahnemannienne. Plus un produit est dilué, moins il contient de produit actif. Il n'en est pas moins efficace pour autant. Les dilutions basses (3 CH à 7 CH) traitent l'organe. Les dilutions moyennes (9 CH à 12 CH) traitent un système, par exemple, le système digestif. Les dilutions hautes (supérieures à 15 CH) agissent plus volontiers sur le versant psychique et sont également utilisées dans les affections aiguës, pour un résultat rapide. Plus le médicament reflète la globalité du patient, plus haute sera la dilution.

L'homéopathie puise ses principes actifs dans les 3 règnes, minéral (soufre, zinc, etc.), végétal (quinquina, belladone, etc.) et animal (abeille, lait, etc.). Elle fait ainsi partie des thérapies médicamenteuses.

Il n'existe actuellement pas de recommandation HAS en homéopathie. Les recherches cliniques publiées à ce jour ne permettent pas de statuer sur l'efficacité de la méthode thérapeutique ni sur celle d'un remède en particulier. Ceci peut s'expliquer par les principes mêmes de l'homéopathie qui rendent les conditions d'études peu reproductibles.

(29)

3. L'acupuncture      

L'acupuncture est une méthode thérapeutique chinoise employant des aiguilles pour stimuler des points d'acupuncture (361 points référencés) situés pour la plupart sur des méridiens. L'acupuncture fait partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) au même titre que la phytothérapie, le massage et les techniques corporelles tels que le Tai ji et le Qi gong (21).

Ses origines remontent en Chine à 3 000 ans. La MTC ne peut être séparée du taoïsme et du confucianisme dans lesquels elle s'enracine. Je cite « Son langage est symbolique; la fonction du symbole est de relier le visible à l'invisible, les mécanismes et les structures de la vie aux archétypes qui les fondent. Le corps humain est à l'image de l'univers; microcosme et macrocosme, ils incarnent les mêmes principes et sont régis par les mêmes lois » (21).

On comprend dès lors que les principes fondamentaux de la MTC et donc de l'acupuncture se basent sur un système de pensée différent de la pensée occidentale. Les structures et fonctions de l'être humain constituent un ensemble indivisible et interactif, étant lui-même un élément de l'univers dont il ne peut être dissocié. Cette conception de la globalité inclue l'influence des facteurs temporel et psychologique (22).

Le premier aspect concerne l'unité intrinsèque de l'organisme. Les différents éléments du corps sont considérés comme inséparables, interactifs et donc interdépendants. La théorie du Yin/Yang permet d'expliquer les régulations des fonctions physiologiques et les transformations pathologiques des organes du corps humain. La théorie des Cinq Mouvements expose, elle la relation d'interdépendance et de restriction mutuelle entre les différents organes (22).

La relation entre l'homme et l'environnement prend toute son importance en MTC: si l'homme et la nature communiquent, il s'agit évidemment d'une relation à double sens. L'être humain s'adapte aux conditions naturelles, mais il peut également intervenir activement sur celles-ci.

La notion de chronobiologie a intéressé précocement les Chinois. Un des principaux ouvrages de référence, le Neijing évoque l'influence des différents cycles du temps, cycle annuel, mensuel ou journalier.

Enfin, il existe une influence mutuelle, une interdépendance entre facteurs physiques et psychiques.

(30)

La médecine traditionnelle chinoise est une vision du monde, de la vie et de l'homme. Elle permet de relier chez un malade, les symptômes qu'il présente avec ce qu'il est, sa constitution, son tempérament, sa psychologie et son vécu. Le principe essentiel de la MTC est d'accéder à ce que chaque individu a de singulier et d'unique en lui, à l'opposé de la statistique qui recherche ce qui est commun à tous.

La vocation première de la MTC se veut d'abord préventive. Sa pratique diffère en Occident et en Extrême-Orient: en Chine, il est courant de consulter un acupuncteur pour se maintenir en bonne santé. Les orientaux pratiquent le Tai ji, utilisent la phytothérapie et suivent une diététique adaptée; ils consultent rapidement après l'apparition des premiers symptômes et se font soigner tous les jours. Alors qu'un occidental consulte, lui plus tardivement, souvent quand la maladie est déjà bien installée; il se fait traiter une fois par semaine voire une fois par mois et ignore les pratiques corporelles, les plantes et les aliments de la Chine. C'est la raison pour laquelle les points utilisés chez un occidental, seront différents de ceux poncturés communément en Chine (21).

La pratique de l'acupuncture est légalement réservée aux médecins. Des non professionnels de santé se disent exercer la médecine chinoise et pratiquent cet art médical millénaire.

(31)

4. La  mésothérapie  

La mésothérapie est une thérapeutique utilisant l'injection locale de médicament afin de soigner le patient de différentes pathologies.

C'est le docteur Michel PISTOR dans les années 1950, qui est à l'origine de cette technique. L'adage «Injecter peu, rarement, au bon endroit » résume pour l'essentiel le principe de ce traitement (23). La mésothérapie, grâce au ciblage précis d'une pathologie locorégionale utilise une micro-dose de médicament allopathique administré dans le tissu sous cutané superficiel (intra-épidermique, intradermique superficiel ou profond) (24).

Les sites d'injection sont bien définis et se situent le plus près possible de la zone à traiter. Depuis le début des années 80, la mésothérapie ponctuelle systématisée du docteur Didier MREJEN apporte une sémiologie objective et reproductible qui fournit au niveau de la peau des indications précises sur le siège exact des points à piquer et sur le choix des médicaments à injecter (25).

La mésothérapie fait appel à des médicaments de la pharmacopée française classique. Ces produits sont identiques à ceux employés en médecine classique, mais les doses utilisées sont beaucoup plus faibles, donc bien tolérées évitant les barrières hépatiques et rénales. Les plus utilisés sont les décontracturants, anti- inflammatoires et anti-oedémateux. Les effets secondaires sont moindres.

Les principales indications sont majoritairement des pathologies rhumatologiques, traumatologiques et relevant de la médecine du sport.

(32)

5. La  phytothérapie    

La phytothérapie est à la base de l'allopathie; les plantes sont à l'origine de nombreux principes actifs de la pharmacopée actuelle tels que les digitaliques, les anti-vitamines K, etc. Il s'agit d'une pratique millénaire basée sur un savoir empirique qui s'est transmis et enrichi au fil d'innombrables générations (26). C'est encore la thérapeutique la plus répandue à travers le monde au XXIème siècle.

Aujourd'hui, la phytothérapie s'appuie à la fois sur cette sagesse traditionnelle et sur les découvertes de la médecine moderne. La rencontre de ces deux mondes est relativement récente, peu de normes régissent encore ce domaine.

Certains praticiens mettent l'accent sur les connaissances empiriques des plantes et sur leurs effets reconnus depuis la nuit des temps. Préconisant une approche holistique, ils s'intéressent aux effets de la plante dans sa globalité, sur tout l'individu.

D'autres se basent davantage sur les connaissances biochimiques et se préoccupent plutôt des symptômes des maladies et de l'action des principes actifs des plantes.

Cette distinction de pratique tend à s'amenuiser, tradition et chimie profitant de plus en plus l'une de l'autre (27).

Une plante médicinale contient un ensemble de principes actifs qui ont chacun un effet thérapeutique spécifique. L'action thérapeutique globale d'une plante ne se résume donc pas à un constituant isolé mais est la résultante de l'action de tous ses constituants qui agissent en synergie.

Savoir que chaque plante a une date de récolte optimale, est capital. De plus, en fonction de l'ensoleillement et du terrain, elles sont plus ou moins riches en principe actif. Le mode de traitement et de transformation de la plante est également un paramètre important. La difficulté actuelle est de trouver des produits de qualité sur ce vaste marché qu'est devenue la phytothérapie.

Des organismes créés par L'OMS et la Communauté européenne visent à recenser les usages traditionnels des plantes médicinales, à les valider sur le plan scientifique et à mieux comprendre leurs mécanismes sous-jacents. La Commission E et l’Escop sont deux de ces organismes et possèdent des données de référence.

N’oublions pas que le codex pharmaceutique européen est issu principalement de la phytothérapie.

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