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ETUDE SUR L'ELEVAGE DU DORÉ JAUNE

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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ETUDE SUR L'ELEVAGE DU DORÉ JAUNE

( STIZOSTEDION VITREUM )

Décembre 1990

% y^^^v^v^w^v^^Vw >s % % % %

Québec

(2)

H lo

Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune Direction régionale de l'Estrie

ÉTUDE SUR L'ÉLEVAGE DU DORÉ JAUNE (Stizostedion vitreum)

Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Décembre 1990

(3)

ii

La coordination des travaux a été assurée par:

Serge Gonthier, biologiste, Direction de la gestion des espèces et des habitats.

Les principaux collaborateurs sont:

Alain Fortin, technicien de la faune, Direction régionale de l'Estrie;

Serge Guimond, pisciculteur, Station piscicole de Baldwin;

Gaétan Laplante, pisciculteur, Station piscicole de Baldwin;

Ghislain Pelletier, pisciculteur, Station piscicole de Baldwin.

Avec l'assistance de:

Micheline Sarrazin, biologiste, Laboratoires SAB inc.;

Bernadette Jacquaz, biologiste, Laboratoires SAB inc.

Dépôt légal

ISBN: 2-550-21877-9

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Ill

TABLE DES MATIERES

Page LISTE DES TABLEAUX v LISTE DES FIGURES vii LISTE DES ANNEXES ix 1. INTRODUCTION 1 2. RÉCOLTE ET INCUBATION DES OEUFS - 1988 2 3. RÉCOLTE ET INCUBATION DES OEUFS - 1989 3 4. PROJETS D'ÉLEVAGE - ANNÉE 1988 4 4.1 Projet 1: Essai d'élevage avec alimentation naturelle 4 4.1.1 Méthodologie 4 a) Description des bassins 4 b) Engraissement des bassins 5 c) Mesures biologiques 5 4.1.2 Résultats 5 4.2 Projet 2: Essai d'élevage avec alimentation à la moulée 6 4.2.1 Méthodologie 8 a) Description des bassins 8 b) Alimentation des poissons 10 c) Mesures biologiques 12 4.2.2 Résultats 13

i

4.3 Problèmes rencontrés lors des expériences menées en 1988

et solutions apportées 13 4.4 Recommandations - Année 1988 16 5. PROJETS D'ÉLEVAGE - ANNÉE 1989 19

5.1 Projet 1: Emploi d'un bassin de type silo et contrôle

sur l'alimentation 19 5.1.1 Méthodologie 19 a) Description des bassins 19 b) Alimentation des poissons 19 c) Mesures biologiques 20

(5)

IV

TABLE DES MATIÈRES (suite)

Page 5.1.2 Résultats 22

a) Bassin intérieur • ., 22 b) Silo 22 c) Croissance 23 5.2 Projet 2: Emploi de deux moulées différentes et élevage

dans un bassin, de terre extérieur 25 5.2.1 Méthodologie 25 a) Description du bassin 25 b) Alimentation des poissons . 27 c) Mesures biologiques 27 5.2.2 Résultats 27 a) Bassin extérieur 27 b) Bassins intérieurs 29 c) Croissance 30 5.3 Projet 3: Remplacement de l'alimentation naturelle

par la moulée i 31

5.3.1 Méthodologie 31 a) Description du bassin 31 b) Alimentation des poissons 31 c) Mesures biologiques 31 5.3.2 Résultats 33 5.4 Conclusion et Recommandations - Projets 1989 34 6. CONCLUSION 35 REMERCIEMENTS . 36 BIBLIOGRAPHIE 37 ANNEXES 38

• \

(6)

V

LISTE DES TABLEAUX

Page Tableau 1: Paramètres morphométriques - Projet 1: 1988 7 Tableau 2: Paramètres morphométriques - Projet 2: 1988 14 Tableau 3: Paramètres morphométriques - Projet 1: 1989 23 Tableau 4: Paramètres morphométriques - Projet 2: 1989 29 Tableau 5: Longueurs moyennes enregistrées dans les intérieurs

durant les 30 derniers jours du projet 2 en 1989 30 Tableau 6: Paramètres morphométriques - Projet 3: 1989 33

(7)
(8)

vii

LISTE DES FIGURES

Page Figure 1: Système en circuit semi-fermé utilisé pour l'élevage

du Doré jaune 9 Figure 2: Alimentation des dorés - Projet 2-1988 11 Figure 3: Alimentation des dorés - Projet 1 - 1989 21 Figure 4: Courbe de croissances des dorés en 1988 et 1989 24 Figure 5: Longueur des dorés observée en 1988 et 1989 26 Figure 6: Alimentation des dorés - Projet 2 - 1989 . 28 Figure 7: Alimentation des dorés - Projet 3 - 1989 32

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IX

LISTE DES ANNEXES

Annexe 1: Données physico-chimiques - Année 1988 Annexe 2: Données physico-chimiques - Projet 1 - 1989 Annexe 3: Données physico-chimiques - Projet 3 - 1989 Annexe 4: Test de prédation

Annexe 5: Mortalité lors des manipulations

Annexe 6: Photographies des installations d'élevage

(11)
(12)

1. INTRODUCTION

Au cours des dernières années, différents organismes ont manifesté un intérêt pour le développement de techniques d'élevage d'une espèce en demande croissante, le Doré jaune (Stizostedion vitreum). Malgré certaines tentatives d'élevage menées à la station piscicole de Baldwin en Estrie le manque de ressource financière et de personnel permanent n'avaient pas permis de poursuivre la recherche dans ce domaine.

Afin de répondre à cette demande accrue, le MLCP mettait sur pied en 1988 une première phase expérimentale visant à développer différentes techniques d'élevage applicables au Doré jaune. Deux projets ont alors été menés:

- Élevage avec une alimentation naturelle;

- Élevage avec une alimentation à base de moulée.

En 1989, trois autres projets furent réalisés:

- Emploi d'un nouveau type de bassin de genre silo;

- Emploi de deux moulées différentes et élevage dans un bassin de terre extérieur;

- Remplacement de l'alimentation naturelle par la moulée.

Ce rapport a pour objectif de présenter les résultats des différents projets menés au cours de ces deux années. H explique tout d'abord la méthodo- logie utilisée en 1988 et 1989 pour la récolte et l'incubation des oeufs. Il décrit ensuite les composantes et les résultats de chacun des projets ainsi que les problèmes et les solutions apportées. Les recommandations pour trouver une méthode d'élevage simple et efficace sont finalement présentées pour chacune des années.

Les données physico-chimiques de chacun des projets sont traitées en annexe.

(13)

2. RECOLTE ET INCUBATION DES OEUFS - 1988

Pour la réalisation des projets, la récolte des géniteurs a eu lieu sur une frayère de la rivière aux Rats-Musqués, dans la municipalité de Saint-Daniel (comté de Frontenac). Elle a été effectuée le 29 avril à l'aide de filets maillants. Cinq femelles ont été capturées pendant une période de pêche de 8 heures et elles ont produit un total de 320 000 oeufs.

Les oeufs ont été fécondés et transportés à la station piscicole de Baldwin.

Après nettoyage, ils furent répartis de façon égale dans deux jarres d'incu- bation. Le débit d'eau fut maintenu à 5 litres /minute.

Pour éviter le développement et la prolifération de champignons dans les jarres d'incubation, six traitements au vert de malachite d'une concentration de 1,4 ppm furent administrés aux oeufs.

La période d'incubation a duré 27 jours à une température variant entre 4,5°C et 11°C pendant laquelle une mortalité de 119 000 oeufs (37,2 %) a été enregistrée. L'éclosion des oeufs a débuté le 27e jour (26 mai) à une température de 11°C pour se terminer 4 jours plus tard. La 28e journée, la température a été augmentée graduellement pendant une période de 12 heures pour atteindre 17°C. À la 31e journée (30 mai) 150 000 alevins vésicules ont été dénombrés, ce qui représente un taux de réussite de 47 %.

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3. RECOLTE ET INCUBATION DES OEUFS - 1989

Comme en 1988, la récolte des géniteurs a eu lieu sur une frayère de la rivière aux Rats-Musqués. Elle a été effectuée le 2 mai 1989. Après une pêche de 3 heures, cinq femelles ont été récoltées et ont produit 160 000 oeufs.

À la station piscicole de Baldwin, les oeufs furent nettoyés et répartis équitablement dans deux jarres d'incubation où le débit d'eau fut maintenu à 4,5 litres/minute. Trois traitements au vert de malachite (1,4 ppm) leur furent administrés.

L'augmentation graduelle de la température de l'eau jusqu'à 15°C dès le début a permis de réduire la période d'incubation. L'éclosion des oeufs a débuté à la 10e journée (12 mai) et s'est étalée sur trois jours. À la 14e journée, 110 000 alevins ont été dénombrés sur un total de 140 000 oeufs déposés, soit un taux de réussite de 78,6 %.

(15)

4. PROJETS D'ELEVAGE - ANNEE 1988

4.1 PROJET 1: Essai d'élevage avec une alimentation naturelle (planctonique)

La technique d'élevage appliquée dans ce projet consiste à déposer des alevins dans des bassins extérieurs et à utiliser le plancton comme seule source de nourriture.

4.1.1 Méthodologie

Deux bassins d'élevage extérieurs (A et B) ont été utilisés. Ces derniers ont été engraissés au tourteau de soya à partir du 10 mai pour favoriser le développement de planctons de façon optimale. Le 27 mai, 45 000 alevins ont été déposés dans chaque bassin. L'expérience a duré 116 jours dans le bassin A. Dans le bassin B, elle a été réduite à 74 jours en raison d'une mortalité continuelle et inexplicable (20 à 30 individus/jour).

a) Description des bassins

Les bassins d'élevage extérieurs utilisés antérieurement pour l'élevage du Maskinongé ont 45,7 mètres de long, 9,15 mètres de large et 90 centimètres de profondeur.

Dans le bassin A, délaissé depuis l'abandon de l'élevage conventionnel du Maskinongé, prédominent une végétation aquatique et une faune benthique importantes. Le gel du bassin au cours de l'hiver 1987, aucune circulation d'eau et l'état marécageux assurent l'absence de poissons. Ce bassin ne fut ni vidé, ni nettoyé avant de recevoir les alevins.

Contrairement au bassin précédent, le bassin B fut nettoyé à fond, brossé, laissé à sec durant la période hivernale et un fond de gravier y fut ajouté.

(16)

b) Engraissement des bassins

La méthode proposée par les éleveurs ontariens pour les petits étangs suggère l'utilisation hebdomadaire de 23 kilogrammes de tourteau de soya par acre-pied (unité de volume représentant 1 pied X 1 acre = 1233,5 m3).

Toutefois, pour éviter un «bloom» de végétation en raison d'une plus faible superficie des bassins, 4,5 kilogrammes furent administrés en deux périodes à chaque semaine.

c) Mesures biologiques Bassin A

À la 110e et 116e journée (13 et 20 septembre), une évaluation de la compo- sition du régime alimentaire des poissons a été effectuée sur des échan- tillons respectifs de 4 et 7 dorés. À la fin du projet, le bassin fut vidangé et les 334 dorés recueillis ont été déposés dans un vivier de transition puis mesurés.

Bassin B

À la 68e journée (03 août), un échantillon de 11 dorés de taille variant de 50 à 57 mm fut prélevé à la seine pour vérifier la composition du régime alimentaire et tenter de comprendre la mortalité observée. Les paramètres morphométriques (longueur, poids) ont été mesurés sur les individus. À la fin du projet, tous les dorés du bassin B ont été récoltés à la seine (534 individus) puis mesurés.

4.1.2 Résultats Bassin A

La présence d'insectes fut notée dans 3 estomacs sur 4 lors du prélèvement à la 110e journée et dans près de 43 % des estomacs à la 116e journée (échantillon de 7 dorés). Il fut toutefois impossible d'en faire l'identification

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et de déterminer la nature des autres matières trouvées dans les estomacs pleins.

Le tableau 1 illustre les différents paramètres morphométriques mesurés lors des différents échantillonnages. On observe une baisse du facteur de condi- tion à la fin du projet (116e journée) par rapport à l'échantillonnage à la 110e journée. Le poids moyen a toutefois augmenté. Le taux de réussite dans ce bassin fut de 0,74 %.

Bassin B

L'échantillon de dorés prélevés à la 68e journée montra que plus de 75 % des estomacs étaient pleins et contenaient surtout des insectes. En raison de la digestion avancée, il fut toutefois impossible d'en faire l'identification.

Cette observation permet de s'interroger sur la possibilité que les insectes, prédateurs des jeunes alevins au début de l'expérience, deviennent une nourriture de base pour les dorés. L'annexe 4 présente les résultats d'un test de prédation effectué sur une centaine d'alevins qui montre que les insectes notamment les coléoptères et les larves d'odonates exercent une prédation sur les jeunes dorés.

Le coefficient de condition demeure stable au cours des deux échantillon- nages. Le poids moyen des dorés a cependant augmenté. Le taux de survie dans le bassin B est de 1,19 % ce qui est comparable aux taux obtenus par les éleveurs des Prairies canadiennes (1,2 à 18,0 %).

4.2 PROJET 2: Essai d'élevage avec alimentation à la moulée

Dans le projet 1, la chaîne alimentaire est incomplète et limite le dévelop- pement à partir du moment où le régime alimentaire des poissons change pour des proies plus grosses que le plancton. L'objectif du second projet fut donc d'évaluer si les dorés qui atteignaient ce stade de transition pouvaient accepter, sous certaines conditions d'élevage, un changement dans leur alimentation.

(18)

TABLEAU 1: Paramètres morphométriques - Projet 1: 1988

BASSIN A BASSIN A BASSIN B BASSIN B 110e journée 116e journée 68e journée 74e journée

Fin du projet

Fin du projet

Nombre de 4 dorés récoltés

Longueur

totale (mm) 59-65 Longueur

totale (mm) moyenne Poids

individuel (g)

Poids moyen (g) 1,73 Poids total (g)

Facteur de condition K individuel Facteur de

condition K 0,71 moyen

Taux de réussite

334 (réc. totale)

55 - 170

70,9

0,65

0,74

11

5 0 - 5 7

0,75

534 (réc. totale)

53 - 120

71,4 1,0 - 39,6

3,56 1 190 0,504 - 0,883

1,16

1,1 - 12,6 3,13 1 670 0,499 - 0,926

0,75

1,19

(19)

8

L'introduction des Cyprinidés vivants pour l'alimentation des poissons d'éle- vage ayant été abolie depuis quelques années, un régime artificiel composé exclusivement de moulée fut donc appliqué.

Tel que démontré avec l'élevage du Maskinongé, les conditions d'élevage doi- vent se rapprocher le plus possible des conditions naturelles pour qu'une espèce puisse accepter une alimentation à la moulée. Le contrôle de la température demeure essentiel car ce facteur est important pour l'acceptation ou non d'une diète sèche par les poissons.

4.2.1 Méthodologie

L'élevage a débuté le 30 mai avec l'ensemencement de 60 000 alevins. Les conditions climatiques demeurant froides jusqu'à la mi-juin dans la région de la station piscicole de Baldwin, l'élevage des poissons a eu lieu dans des bassins intérieurs avec un système en circuit semi-fermé où l'eau fut préalablement chauffée à 20°C afin de maintenir les conditions optimales de température. Au moment où les poissons ont accepté une diète exclusivement sèche, ils furent transférés dans un bassin extérieur (28 juillet, 58e journée) pour une période de 76 jours.

a) Description des bassins

Bassins intérieurs - Système en circuit semi-fermé

Ce système est composé de deux bassins d'élevage rectangulaires d'une dimension de 5,79 mètres de long par 89 centimètres de large et d'une capacité de 3 000 litres d'eau. L'eau alimentant ces bassins est réchauffée afin d'obtenir les températures se rapprochant le plus possible des conditions naturelles optimales de croissance.

La figure 1 illustre les différentes composantes du système. L'eau s'écoulant des bassins d'élevage passe dans un bassin de sédimentation (3,1 m x 94 cm) d'une capacité de 1 420 litres. À sa sortie, elle est filtrée à l'aide d'un filtre biologique composé de nodules de plastiques (Kock ring) où repose une colonie bactérienne. Les bactéries permettent de supprimer

(20)

Alimentation Urgence Bassin de

distribution

IT

r

BassinsÉlevage

l

Ti- ll II

\

TATTATATATATATATATAT

cCD Q .

1-8

CO

' c<u

E

Ultra

Violet Filtre au sable

Bassin de

SÉDIMENTATION et Filtre biologique

Figure 1 . Système en c i r c u i t semi-fermé u t i l i s é pour l'élevage de dorés jaunes

(21)

10

l'ammoniac et les nitrites et réduire le taux de nitrates. Le filtre biologique fut ensemencé une seule fois au début de l'expérience (09 juin) à raison de 140 ml d'un concentré de bactéries Aqua-Bacta-Aid (ABA). Après décanta- tion, l'eau entre dans un filtre de sable d'une capacité de 68 kg de sable. Le débit maximal est de 75 litres d'eau/minute. L'eau est ensuite stérilisée à l'aide de lampes à rayons ultra-violets qui peuvent traiter une quantité maximale de 190 litres d'eau/minute. Le stérilisateur ultra-violet a pour fonction de combattre les micro-organismes ayant une croissance très rapide dans un système en recirculation. L'eau revient finalement aux bassins d'élevage par un bassin de distribution d'une capacité de 741 litres d'eau.

Bassin extérieur

Afin d'obtenir une superficie telle que recommandée par les éleveurs ontariens, le bassin extérieur fut aménagé en retirant une cloison centrale séparant deux bassins antérieurement utilisés pour l'élevage du Maskinongé. Le bassin exté- rieur mesurait 45,7 mètres par 50,6 mètres avec une profondeur moyenne de 1,2 mètre. La profondeur maximale était de 1,5 mètre.

b) Alimentation des poissons

L'alimentation des alevins a débuté le 30 mai. Les différentes étapes, illustrées à la figure 2 sont:

a. Régime de crustacés (Artemia sp.) pendant 34 jours.

b. Jaune d'oeuf cru: Supplément de 1 à 6 oeufs/jour dilué dans l'eau pendant les 8 premiers jours d'alimentation.

c. Moulée: À la 17e journée, distribution continuelle d'un supplément de moulée à l'aide d'un alimenteur artificiel. À partir de la 35e journée, distribution exclusive de moulée dont le mélange comprenait:

30 % Moulée Purina Starter 50 % Moulée Ziegler #1 20 % Moulée Ziegler #2

(22)

Date

Nombre de jours

TYPE D'ALIMENTS

- Artemia sp.

- Suplément de jaunes d'oeuf - Moulée

- Huile de foie de morue

(1ml/125gr de moulée)

BASSIN INTÉRIEUR circuit semi-fermé

30 MAI

1 10

i . . . •".: " '

JUIN

20 30

À

I '

JUILLET

40 50

«

o

transfert d

i 6C

f , (

BASSIN EXTÉRIEUR

AOÛT SEPT

) 70 80 90 100 110

11 OCT

120 130

i

l

Figure 2. Alimentation des dorés - Projet 2 - 1988

(23)

12

d. Huile de foie de morue: Afin de réduire la mortalité journalière observée depuis le changement de régime alimentaire, un supplément de 1 ml d'huile de foie de morue/125 g de moulée fut ajouté à la diète deux semaines après l'administration exclusive de moulée.

c) Mesures biologiques

À la 25e journée (23 juin), la taille des individus permettait d'évaluer le nombre de poissons par kilogramme. Quelque 250 spécimens sélectionnés au hasard ont été prélevés puis pesés.

Au 58e jour d'alimentation (28 juillet), la population de dorés dans le système en circuit semi-fermé totalisait 4 050 individus. Pour les fins du projet, 75 % de cette population (3 050 individus) fut transférée dans le bassin extérieur où la température fut maintenue à 24°C pendant une durée de 75 jours. La population restante (1 000 individus) est demeurée dans le système en circuit semi-fermé à titre de témoin, à une température de 21,5°C

Pour estimer l'efficacité d'une alimentation à la moulée sur la croissance des dorés, l'examen des paramètres morphométriques a été effectué à trois périodes:

a. Avant le transfert (58e journée - 28 juillet): échantillon de 100 individus sur 4 050 dorés.

b. Après la durée de 76 jours (fin du projet-05 octobre): échantillon de 100 individus sur 2 457 dorés restants dans le bassin extérieur.

c. Après la durée de 76 jours (05 octobre): population témoin dans le système en circuit semi-fermé. Mesures sur les 952 individus restants.

(24)

13 4.2.2 Résultats

L'échantillon de 250 individus prélevé à la 25e journée a permis d'estimer un poids total de 23 grammes (poids individuel de 0,092 g.). On retrouvait donc à cette date 10 870 poissons/kg.

Le tableau 2 illustre les résultats obtenus lors des différents échantillon- nages. On note une nette régression du facteur de condition pour les dorés transférés dans le bassin extérieur (0,84 vs 0,67). Soulignons que dans ce bassin, les aliments distribués étaient accessibles sur 10 % seulement de la superficie du bassin. Pour les poissons ayant continué leur croissance dans le bassin en circuit semi-fermé, le facteur de condition est demeuré le même lors des deux périodes d'échantillonnage. Dans ce dernier échantillon, 90 % des individus indiquait un facteur de condition supérieur à la valeur moyenne obtenue dans le cadre du projet 1 concernant l'essai d'élevage à base d'alimentation naturelle. L'élevage dans le système en circuit semi- fermé aura permis, comparativement au bassin extérieur (81 %) de conserver 95,2 % des dorés.

Même si un contrôle est assuré sur l'ensemble des paramètres du milieu ambiant, le taux de cannibalisme est élevé après l'éclosion des oeufs. Ce phénomène est jumelé par la suite à une mortalité importante dans la popu- lation. Cette mortalité (incluant le cannibalisme) régresse au fur et à mesure que les poissons acceptent le régime alimentaire artificiel. Un taux de mortalité inférieur à 4,8 % a été enregistré pour l'échantillon témoin en circuit semi-fermé et de moins de 19,4 % dans le bassin extérieur.

4.3 Problème rencontrés lors des expériences en 1988 et solutions apportées

Tout au long de la réalisation des projets en 1988, plusieurs problèmes ont surgi: cannibalisme élevé, mortalité continue et croissante, lésions corpo- relles, prédation, difficulté de maintien des conditions physiologiques, etc.

(25)

14

TABLEAU 2: Paramètres morphométriques - Projet 2: 1988

Bassin

Nombre de dorés mesurés Longueur totale (mm) Longueur totale (mm) moyenne Poids (g) Poids moyen (g) Facteur de condition K individuel Facteur de condition K moyen

28 juillet Avant transfert

Circuit semi-fermé

100 35 - 57

48 0,3 - 1,7

0,9 0,633 - 1,080

0,84

5 octobre 76 jours

après transfert

Bassin extérieur

100 67 - 104

85,9 2,0 - 7»

4,25 0,577 - 0,820

0,67

5 octobre Échantillon

témoin

Circuit semi-fermé

952 77 - 144

111,6 4,1 - 20,5

11,84 0,466 - 1,29

0,84

(26)

15

Des solutions ont été apportées à la plupart des problèmes rencontrés et ont conduit à certaines recommandations présentées à la section suivante. Nous reprenons, ici, l'ensemble des problèmes et solutions apportées.

Projet 1: Alimentation naturelle (plancton)

L'engraissement des bassins à l'aide du tourteau de soya permet une plus forte prolifération planctonique. Toutefois, en se dégradant, le soya con- somme une partie importante de l'oxygène indispensable aux poissons.

Aussi, à la mi-juin, on observait une perte de plus de 50 % de l'oxygène à 1 mètre de rayon de la source d'eau du bassin (T° = 26°C ; O2 = 5.0 ppm).

Le problème était plus apparent dans le bassin B, préalablement nettoyé.

Pour maintenir le taux d'O2 supérieur à 5 ppm, tel que recommandé par les éleveurs ontariens, un compresseur alimentant quatre diffuseurs à air (micro-pores de 1,27 cm de diamètre) fut installé dans le bassin B. Ces diffuseurs ont été distribués également dans le bassin et maintenus à quelques centimètres du fond pour éviter de soulever les sédiments. La végétation abondante dans le bassin A permettait, quant à elle, de com- penser l'apport d'oxygène.

Projet 2: Essai d'élevage avec alimentation à la moulée

- La méthode de nettoyage à la main fut retenue pour maintenir la tempé- rature de l'eau dans le système en circuit semi-fermé, éliminer les déchets solides et ne pas altérer la qualité de l'eau.

- Pour conserver un taux d'ammoniac inoffensif pour les dorés, un filtre biologique fut utilisé dans le système en circuit semi-fermé.

- La saturation en oxygène dans le système en circuit semi-fermé a été maintenue par des diffuseurs alimentés par un souffleur à air.

- Lors de l'évaluation du nombre de poissons par kilogramme, une atten- tion particulière a été portée aux différentes manipulations pour réduire au minimum le stress imposé aux poissons. Malgré ces précautions, tous les poissons sont morts dans les heures suivant cette opération. Pour

(27)

16

pallier à ce problème, des tests ont été effectués avec deux produits, le Stress Coat et le MS 222, administrés aux poissons avant la prise de mesures. Le premier atténue le stress des poissons et compense la perte de mucus tandis que le second est un analgésique. L'utilisation de ces produits a permis d'éliminer la mortalité causée par les manipulations.

L'annexe 5 décrit les résultats obtenus lors de ces tests.

- Pour pallier à une mortalité minime mais constante des poissons s'ali- mentant exclusivement de moulée (taux de 0,75 % à 1,25 %), l'huile de foie de morue fut ajoutée au régime alimentaire. Cette solution a permis de ramener le taux de mortalité journalier à 0,3 %.

- Dans le bassin extérieur, il fut impossible de déposer les aliments sur plus de 10 % de la superficie de l'étang.

4.4 Recommandations - Année 1988

Les projets menés en 1988 ont permis d'évaluer la performance de diffé- rentes méthodes d'élevage. Pour assurer une meilleure efficacité des techniques utilisées, certains points doivent cependant être considérés.

- Pour augmenter l'efficacité des projets, il est préférable de transférer les poissons dans les bassins extérieurs au moment où ils acceptent presqu'exclusivement le régime alimentaire artificiel, composé de moulée.

- D'après les recommandations des éleveurs ontariens, il est préférable d'ensemencer de 25 000 à 30 000 alevins par acre-pied dans les bassins.

- Pour éviter un bloom de végétation, il est préférable d'utiliser une méthode d'engraissement appropriée plutôt que d'employer des produits chimiques tel la Reglone-A pour contrôler ce développement. L'usage du tourteau de soya en quantité adéquate fournit un rendement satisfaisant.

- Il est très important d'assurer un bon suivi des variables physico- chimiques car une variation importante d'un ou de plusieurs paramètres peut entraîner des problèmes majeurs aux projets. Entre autre, il est

(28)

17

primordial de maintenir le taux d'O2 supérieur à 5 ppm. De plus, le doré exige une température se situant "près de 20°C pour accepter un régime artificiel.

Pour éviter un stress aux poissons causé par la présence des éleveurs lors de la distribution d'aliments, il est recommandé d'utiliser un alimen- teur artificiel. Cette technique facilite de plus la transition graduelle du régime alimentaire.

Afin d'obtenir un meilleur rendement, il est important de tenir compte du cloisonnement du bassin et de la hauteur de la colonne d'eau ainsi que l'emplacement des soigneurs déversant la moulée dans le bassin.

L'installation de cloisons grillagées pour diminuer l'espace permet d'augmenter la densité des poissons et favorise la consommation de la nourriture déposée dans le milieu. L'augmentation de la colonne d'eau et la diminution de la superficie font que la nourriture doit parcourir une plus grande distance avant de se déposer et peut être aperçue par un plus grand nombre de poissons. Cette amélioration est importante d'autant plus que le doré occupe toute la colonne d'eau. Un bassin de type silo pourrait répondre à ces caractéristiques.

Un soigneur installé près de l'alimentation en eau ou près d'un diffuseur à air, permettrait de maintenir plus longtemps les particules alimentaires en mouvement.

Le remplacement du régime alimentaire composé de plancton d'eau salée (Artemia sp.) par du plancton d'eau douce permettrait une plus longue survie de celui-ci et demeurerait à la disponibilité des alevins 24 heures/

jour.

Pour permettre le maintien du facteur de condition dans le bassin exté- rieur similaire à celui observé dans le système en circuit semi-fermé (projet 2), il est recommandé de distribuer mécaniquement les aliments de façon équitable sur toute la superficie du bassin. De plus, ceci permettrait d'éliminer la fuite des poissons lorsque le pisciculteur dis- tribue la nourriture.

(29)

18

L'utilisation du MS 222 et du Stress Coat lors des différentes manipula- tions favorise la réduction, voire même l'élimination de la mortalité sur des dorés de plus de 30 mm. H serait donc préférable d'éviter la mani- pulation sur des dorés de moins de 30 mm et d'administrer ces produits avant toute manipulation.

(30)

19

5. PROJETS D'ÉLEVAGE - ANNÉE 1989

5.1 PROJET 1: Emploi d'un bassin de type silo et contrôle sur l'alimentation

H a été identifié en 1988 que l'augmentation de la colonne d'eau du bassin permet d'accroître la densité des poissons et favorise la consommation de la nourriture. C'est pourquoi, en 1989, un projet a été mené avec un nouveau bassin de type «silo» avec utilisation de la moulée comme base alimentaire.

5.1.1 Méthodologie

L'expérience a débuté le 14 mai et a duré 110 jours. Les alevins ont été élevés dans deux bassins intérieurs rectangulaires avec système en circuit semi-fermé. Dans chacun de ces bassins, 25 000 dorés ont été introduits.

Lorsque leur alimentation se composa essentiellement de moulée (48e journée - 31 juin), ils ont été transférés dans un silo d'acier pour une période de 62 jours.

a) Description des bassins

Les deux bassins intérieurs (1 et 2) et le fonctionnement du système en circuit semi-fermé sont tels que décrits au projet 2 en 1988. Les modifica- tions qui y ont été apportées consistent en trois ensemencements au lieu d'un seul de concentrés de 50 ml de bactéries Aqua-Bacta-Aid (ABA) sur les filtres biologiques afin de réduire le taux de nitrite.

Le bassin en acier de type silo d'une capacité totale de 9 500 litres d'eau faisait 2,4 mètres de diamètre par 2,1 mètres de hauteur.

b) Alimentation des poissons

Comme au projet 2 en 1988, le passage de la nourriture vivante à la moulée s'est fait graduellement. Pour faciliter cette transition, des alimenteurs automatiques en opération du lever au coucher du soleil distribuaient régu- lièrement des Artemia sp. et de la moulée. Le cloisonnement des bassins et

(31)

20

l'utilisation d'aérateurs permettaient de maintenir plus longtemps la nourriture en suspension. Tel qu'illustré à la figure 3, les alevins ont reçu le régime alimentaire suivant:

- Jaune d'oeuf cru dilué dans l'eau, de la 5e à la 10e journée.

- Artemia sp., de la 6e à la 35e journée. De 7:00 à 16:30 heures, les distributeurs d'Artemia sp. ~ déversaient leur contenu pendant 15 à 20 minutes à toutes les 90 minutes.

- Moulée, à partir de la 16e journée. Une moulée de taille variant de 350 à 500 microns fut introduite en même temps que les Artemia sp. pour habi- tuer progressivement les poissons à ce type de nourriture. Par la suite, la taille de la moulée augmenta en fonction de celle des poissons. La moulée distribuée dans le bassin 1 était composée d'un mélange des marques Purina et Ziegler tandis que la moulée de marque Biotrainer conçue spécialement pour les dorés et les achigans était déversée dans le bassin 2.

Cette dernière a été choisie en raison de sa texture molle (semi-humide) et facilement digestible et sa grande surface de tension qui lui permet de flotter et descendre plus lentement.

Comme en 1988, l'huile de foie de morue (1 ml/100 gr. de moulée) fut ajoutée à la moulée pour pallier à une mortalité constante. Ce supplément n'a toutefois été administré qu'au moment où la moulée fut de grande taille (60e journée). Celle de petite dimension devenant trop huileuse, collait aux alimenteurs automatiques.

c) Mesures biologiques

Les poissons ont été mesurés (longueur, poids) et le nombre de poissons par kg a été estimé. Les courbes de croissance par degrés-jours et la distribution des longueurs moyennes par date furent représentées.

(32)

BASSIN INTÉRIEUR circuit semi-fermé

BASSIN DE TYPE SILO

Date 14 MAI JUIN JUILLET AOÛT 01 SEPT

Nombre de jours 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110

ALIMENTATION

- Jaune d'oeuf cru - Artemia sp.

Moulée - Bassin 1

Purina et Ziegler - Bassin 2

Purina et Ziegler - Bassin 2

B.iotrainer

- Supplément d'huile

• de foie de morue (1ml/100gr de moulée)

Figure 3. Alimentation des dorés - Projet 1 - 1990

(33)

22

5.1.2 Résultats

a) Bassins intérieurs

Sur un ensemencement total de 50 000 alevins, le taux de mortalité se situa près de 51 % à la 17e journée et atteignit 97,3 % au moment du transfert des dorés. Cette mortalité massive semble être attribuée au cannibalisme très élevé surtout le matin au moment où les dorés cumulent près de 15 heures sans alimentation.

Pendant les six premiers jours de la diète composée strictement de moulée (35e à la 41e journée), le taux de mortalité atteignit 17,6 % dans le bassin 1 tandis qu'il se chiffrait à 6,3 % dans le 2 où l'alimentation était composée de moulée de marque Biotrainer. Cette période dépassée, la mortalité fut toutefois semblable indépendamment de la moulée utilisée.

b) Silo

Après le transfert des 1 360 dorés dans le bassin de type silo, le taux de cannibalisme atteignit 9,6 % tandis qu'en 1988 aucune perte par canniba- lisme n'avait été déplorée dans les bassins extérieurs alors que la taille des poissons avait été sélectionnée.

La mortalité totale en silo fut de 443 poissons soit un taux de 32,6 %. Le taux moyen journalier pour 62 jours d'élevage en silo se chiffrait à 0,53 % comparativement à 0,06 % en 1988 pour 76 jours d'élevage dans les bassins en circuit semi-fermé.

L'hypothèse retenue pour expliquer ce taux élevé de mortalité est l'utilisa- tion du nouveau type de bassin ainsi que la nouvelle moulée Biotrainer. En effet, un problème majeur pour l'élevage en silo est la dépense énergétique accrue du poisson pour combattre le courant. Dans le silo, on enregistra cependant une valeur élevée du facteur de condition moyen (tableau 3).

(34)

23

TABLEAU 3: Paramètres morphométriques - Projet 1: 1989

(Après 48 jrs en bassins intérieurs et 19 jrs en silo)

Longueur (mm) 59,8 Poids (g) 1,83 Dorés / kg 547 Facteur de condition 0,835

L'alimentation est un facteur important qui peut également influencer les taux de mortalité. Après avoir repris le régime alimentaire de 1988 (moulée Ziegler), le taux de mortalité journalier moyen est tombé à 0,08 %. La moulée Biotrainer, quoique meilleure pour habituer le poisson à ce type d'alimentation semble induire une plus forte mortalité. Une transition graduelle de l'une à l'autre de ces moulées pourrait donc s'avérer bénéfique pour les dorés.

c) Croissance

La température influençant la croissance des poissons, l'utilisation des degrés-jours (DJ) est avantageuse comme unité de comparaison. L'examen des courbes de croissance en 1988 et 1989 (figure 4) montre que celles-ci sont sensiblement les mêmes pour les deux années sauf au tout début et à la fin des projets. Le retard de l'éclosion en 1988 d'une durée de 15 jours a probablement eu comme effet de fournir des poissons plus faibles et plus petits et pourrait expliquer la différence de longueur observée avant les 800 degrés-jours.

Le léger écart de croissance entre les deux années observé au 950e degrés- jours correspond au transfert des dorés dans le silo et pourrait résulter de l'adaptation des dorés à ce nouveau milieu. Après cette période d'adapta- tion, la croissance est plus rapide en 1989. Ceci peut être expliqué en partie par la différence de stress subie par les poissons. En 1988, les dorés élevés en bassins intérieurs furent soumis à un stress régulier dû aux déplacements

(35)

24

3

a>

D O

110 - 100 - 90 - 80 - 70 - 60 - 50 - 40 - 30 - 20 - 10 -

LÉGENDE D 1989 (projet 1) ' + 1988 (projet 2)

n n +

I I \ I

n a

i i i

a

i i

i i

0.2 0.6 1.4 1.8 2.2 2.6

Degrés-jours (en milliers de DJ)

Figure 4. Courbe de croissance des dorés en 1988 et 1989

(36)

25

et aux mouvements du personnel autour des bassins. En 1989, le stress fut réduit à de courtes périodes d'une demi-heure par jour lors du nettoyage des bassins.

La figure 4 montre une différence de 399 degrés-jours entre les deux années à la fin des projets. Ceci correspond à 19,6 jours de croissance (T° = 20.3°C) de plus en 1988 auquel s'ajoutent 15 jours d'incubation au début du projet.

Ainsi, en 1988, les dorés ont eu un mois d'élevage de plus pour atteindre sensiblement la même longueur que ceux de 1989 (figure 5).

5.2 PROJET 2: Emploi de deux moulées différentes et élevage dans un bassin de terre extérieur

Cette expérience vise à tester l'influence de deux moulées différentes sur le taux de croissance et de mortalité des dorés et à évaluer leur capacité d'adaptation à un changement dans leur alimentation. Pour réaliser ce projet, la production de dorés d'un bassin d'élevage extérieur fut transférée dans des bassins intérieurs avec système en circuit semi-fermé et nourrie à la moulée.

5.2.1 Méthodologie

L'expérience a débuté le 15 mai 1989 avec l'ensemencement de 30 000 dorés à l'état vésicule dans un bassin de terre extérieur. L'élevage a duré 58 jours (du 15 mai au 12 juillet) dans le bassin extérieur puis 48 jours (13 juillet au 30 août) dans les bassins intérieurs.

a) Description des bassins

Le bassin de terre extérieur possédait les mêmes dimensions et conditions d'utilisation (végétation aquatique et faune benthique abondante) que le bassin A du projet 1 en 1988.

Les bassins intérieurs et le système d'élevage en circuit semi-fermé sont tels que décrits au projet 2 en 1988.

(37)

26

120 110 - 100 - 90 - -- 80 -

£ 70 - E '

3 0) i C

'§,

!.. o 60 - 50 - -40 - 30 - 20 - 10 -

0 I

01

LÉGENDE 1989 (projet 1) MM 1988 (projet 2)

I

16 22

JUILLET I 29

I 30

1 \ 19 20

AOÛT

01 03 15 SEPT

I 16

I 30

I 01

1 15 OCT

I 03

Date

Figure 5. Longueur des dorés en 1988 et 1989

(38)

27

b) Alimentation des poissons

Au début, l'alimentation des dorés (figure 6) dans le bassin extérieur fut composée essentiellement de plancton naturel présent dans l'eau. Comme en 1988, un engraissement au tourteau de soya a été administré à raison de 2 3 kg deux fois par semaine afin d'augmenter la production planctonique.

Le premier épandage de tourteau de soya a eu lieu trois jours avant l'intro- duction des dorés.

En bassin intérieur, l'alimentation fut composée au début de moulée de marque Biotrainer. Pendant la phase d'acclimatation d'une durée d'une semaine, des Artemia sp. ont été offerts comme supplément alimentaire.

Après 19 jours, les dorés ont été séparés en deux groupes homogènes. Des 972 dorés restants, deux lots de 486 dorés furent formés dans le but de tester les moulées Biotrainer (bassin 1) et Ziegler (bassin 2). Les Artemia sp. et la moulée furent distribués à l'aide d'alimenteurs automatiques tels que décrits au projet précédent (projet 1 - 1989).

c) Mesures biologiques

Une évaluation du nombre de dorés au kg a été effectuée lors du transfert des dorés dans les bassins intérieurs (58e journée). Des mesures de longueur ont été prises pour évaluer la croissance des dorés dans les deux bassins intérieurs en août. D'autres mesures de longueur et de poids furent également prises.

5.2.2 Résultats

a) Bassin extérieur

L'élevage dans le bassin extérieur a permis d'enregistrer un taux de réussite de 9,4 % comparativement à 0,74 % pour le même bassin en 1988 après 116 jours d'élevage. Cette valeur est comparable à celles des éleveurs canadiens (1,2 à 18,0 %).

(39)

Date

Nombre de jours

ALIMENTATION - Plancton

(engraissement au tourteau de soya) - Artemia sp.

Moulée - Biotrainer

Bassin 1 & 2

- Biotrainer Bassin 1 - Ziegler Bassin 2

BASSIN EXTÉRIEUR

9 MAI

1 10 20

l . . . .

JUIN

30 40 50

" I

transfert des dorés

UILLET

60

-

mm.

BASSIN INTÉRIEUR circuit semi-fermé

A O Û T

70 80 90 100 106

mmm

t. ' i r :::.:.:.:::::::::::::::::i

coro

Figure 6. Alimentation des dorés - Projet 2 - 1989

(40)

29

Malgré un taux de réussite plus élevé, la condition physique (tableau 4) n'a cependant pas été améliorée par rapport au projet 2 en 1988 où le facteur de condition était de 0,67. La faible quantité de nourriture dans le bassin due à une alimentation essentiellement planctonique au début du projet pourrait en être la cause.

TABLEAU 4. Paramètres morphométriques - Projet 2: 1989 (Après 58 jrs en bassins extérieurs)

Longueur (mm) 36,6 Poids (g) 0,34 Dorés / k g 2 941 Facteur de condition 0,688

Si l'on compare les résultats des mesures biologiques après 58 jours d'élevage (tableau 4) avec ceux du projet précédent après 67 jours d'élevage (tableau 3), on note cinq fois plus de dorés au kg pour une période d'élevage plus courte.

Les dorés du projet 2 (1989) sont cependant plus petits et le facteur de condition est faible.

b) Bassins intérieurs

Deux jours après l'arrêt de la distribution d'Artemia sp., le taux de mortalité a commencé à augmenter. Au cours des cinq premières journées d'élevage dans les bassins intérieurs, il atteignit 31,1 % (871 dorés) soit près de deux fois plus qu'au cours des six premiers jours dans l'expérience précédente (17,6 %).

Après 19 jours d'alimentation à la moulée, il restait 972 dorés sur les 2 805 déposés dans les bassins intérieurs. La perte par cannibalisme totalisait 465 dorés.

Dans le bassin 1, après le transfert de 486 dorés, le taux de mortalité journalier a diminué pendant les 15 premiers jours pour se stabiliser à une moyenne de 0,48 % soit 2 morts par jour. Cette mortalité se rapproche de celle notée à

(41)

30

l'expérience 1 en 1989 (0,63 %) où les dorés étaient également nourris avec la moulée Biotrainer.

Dans le bassin 2, on observe une baisse de mortalité chez le dorés tranférés pendant les 15 premiers jours suivie d'une augmentation rapide. Cette hausse pourrait s'expliquer par le fait que certains poissons n'ont pas su s'adapter au changement de nourriture lors du transfert (moulée Biotrainer à la moulée Ziegler). Le taux de mortalité journalier moyen fut de 0,14 % soit trois fois moins que celui du bassin 1.

Soulignons finalement que sur les 486 dorés de chaque bassin, la perte par cannibalisme était de l'ordre de 3,5 % dans le bassin 1 et de 1,6 % dans le bassin 2.

c) Croissance

Le taux de croissance est un paramètre important pour déterminer la qualité d'une moulée. Pour une période de 30 jours d'élevage, la croissance des dorés du bassin 2 était inférieure à celle du bassin 1 (tableau 5). Les poissons du bassin 2 ont eu à s'adapter à un nouveau type de moulée ce qui pourrait expliquer cette différence.

TABLEAU 5: Longueurs moyennes enregistrées dans les bassins intérieurs durant les 30 derniers jours du projet 2 en 1989.

Date

01/08/89 15/08/89 30/08/89

Bassin 1

Longueur (mm)

50 65,5 84,7

Bassin 2

Longueur (mm)

50 59,8 76,8

(42)

31

5.3 PROJET 3: Remplacement de l'alimentation naturelle par la moulée

Le but de cette expérience était d'évaluer la capacité des dorés à combler leur alimentation naturelle par une nourriture à base de moulée. L'expérience menée en 1988 dans le bassin de terre extérieur n'avait pas permis d'estimer réellement l'alimentation des dorés en raison de la fuite des poissons lors de l'approche du personnel et de la faible superficie couverte par la moulée lors de la distribution. Pour pallier à ce problème, des alimenteurs automatiques ont été utilisés en 1989.

5.3.1 Méthodologie

Le 15 mai, 30 000 dorés vésicules ont été introduits dans le bassin extérieur.

L'expérience a duré 108 jours.

a) Description du bassin

Le bassin de terre extérieur possédait très peu de végétation aquatique et avait les mêmes dimensions que le bassin B utilisé au projet 1 en 1988.

b) Alimentation des poissons

L'alimentation fut composée tout d'abord de plancton naturel engraissé au tourteau de soya (figure 7). La méthode utilisée était la même que celle décrite à l'expérience 2 en 1989. L'alimentation à la moulée a débuté à la 53e journée (6 juillet) à l'aide de trois alimenteurs automatiques à déversement continuel en opération de 8:00 à 20:00 heures. Des diffuseurs d'air placés sous les alimenteurs assuraient une plus grande dispersion de la moulée sur près de 60 à 70 % de la superficie du bassin.

c) Mesures biologiques

Des mesures de longueurs et de poids furent prises sur les dorés à la fin du projet. Certains contenus stomacaux furent également analysés.

(43)

Date

Nombre de jours

ALIMENTATION - Plancton naturel

(engraissement au tourteau de soya) - Moulée

15 MAI

1 10 20

i ::: ::

JUIN

30 40

JUILLET

50 60 70 80

E.

AOÛT

90 100 108

.... 5

•.: " ' î

CO

Figure 7. Alimentation des dorés - Projet 3 - 1989

(44)

33 5.3.2 Résultats

En comparant les résultats de ce projet (tableau 6) et ceux du projet 1 en 1988 (tableau 1) nous pouvons évaluer l'influence de la moulée sur la condition physique des dorés. En effet, le projet de 1988 avait permis d'élever des dorés dans des conditions semblables mais sans alimentation d'appoint à la moulée. Cette comparaison doit cependant être faite avec une certaine réserve étant donné, entre autres, une différence de 34 jours d'élevage entre les deux projets.

TABLEAU 6: Paramètres morphométriques - Projet 3: 1989 (Après 108 jours d'élevage)

Nombre de dorés récoltés 109 Longueur moyenne (mm) 93 Poids moyen (g) 6,6 Nombre de dorés / kg 152 Facteur de condition 0,578 Taux de réussite (%) 0,4

Le taux de réussite et le facteur de condition furent nettement plus faibles en 1989. Ceci pourrait être dû à un manqué de nourriture ce qui est corroboré par l'absence de moulée dans les estomacs. Le régime alimen- taire à la moulée n'aurait donc pas été accepté.

Parmi les dorés disséqués, du cannibalisme a été observé sur un gros individu. Le cannibalisme pourrait expliquer le fait que l'on retrouve un certain nombre d'individus (31 %) de grosse taille (longueur moyenne de 132 mm et poids moyen de 16,3 g). Ces derniers mangeraient les petits dorés et grossiraient plus vite. Les petits dorés composaient 69 % des spécimens récoltés à la fin du projet et avaient une longueur moyenne de 75 mm et un poids moyen de 2,2 g.

(45)

34

5.4 Conclusion et recommandations - Projets 1989

Le projet 1 a permis d'évaluer la possibilité d'alimenter les dorés avec du non-vivant sous certaines conditions d'élevage. En effet, l'utilisation d'un bassin de type silo et l'alimentation contrôlée à base d'Artemia sp. et de moulée a permis d'atteindre un taux de réussite de 2,7 %. Toutefois, pour favoriser le succès d'un tel élevage, un suivi très strict doit être maintenu jusqu'au moment où le doré s'alimente exclusivement de moulée. Un manque d'aliment au cours de cette période peut augmenter considérable- ment le cannibalisme.

Le projet 2, plus élaboré que les tests en 1988 a permis de démontrer la possibilité d'habituer des dorés alimentés au plancton à se nourrir stricte- ment de moulée. Toutefois, pour assurer un meilleur taux de réussite, il est préférable de nourrir les dorés transférés du bassin de terre au bassin intérieur avec une base alimentaire composée d'Artemia sp. puis de passer graduellement à une alimentation à base de moulée. De plus, des com- paraisons sur l'effet des différentes, marques de moulée sur la mortalité, la croissance ainsi que la facilité d'adaptation du doré face à ce type de nourriture devraient être menées subséquemment afin de déterminer la marque la plus appropriée aux besoins des dorés à différents stades de leur vie.

Le projet 3 aura permis de démontrer qu'un supplément alimentaire de moulée à l'alimentation naturelle ne semble pas favoriser la condition physique des dorés et un nombre plus élevé d'individus au kilogramme.

Le cannibalisme serait plutôt responsable de la taille et du poids plus élevés de certains dorés.

(46)

35 6. CONCLUSION

Les différents projets menés en 1988 et 1989 ont permis de poursuivre la recherche pour développer une technique d'élevage simple et efficace du doré jaune (Stizostedion vitreum).

Quoique plusieurs paramètres (types de moulée et de bassins, qualité de l'eau...) doivent être approfondis pour parfaire les connaissances sur les différentes techniques d'élevage, les résultats obtenus semblent très promet- teurs pour poursuivre les recherches.

L'élevage du doré jaune est possible. Il faudra cependant orienter les efforts pour développer la technique d'élevage propre à cette espèce d'eau fraîche.

(47)

36

REMERCIEMENTS

Des remerciements s'adressent à toute l'équipe de la Station piscicole de Baldwin et plus particulièrement à M. Roméo Thibault. Ce pisciculteur d'expérience dans l'élevage d'espèces d'eau fraîche a contribué grandement à faciliter les études pour développer une méthode d'élevage simple et efficace du doré jaune.

(48)

37

BIBLIOGRAPHIE

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Anonyme. Guidelines for C.F.I.P. Walleye projects, 9 p.

Aquarecherche Ltée. 1988. Fiche technique Aqua-Bacta-Aid.

Koenst, W.M. and L.L. Smith Jr. 1976. Thermal requirements of the early life history stages of walleye, Stizostedion vitreum vitreum and sauger Stizostedion canadense. J. Fish. Res. Bd Can. 33: 1130-1138.

Piper, R.G. et al. 1982. Fish hatchery management. U.S. Fish and Wildlife Service. Washington, D.C.

Scott, W.B. et E.J. Crossman. 1974. Poissons d'eau douce du Canada.

Office des recherches sur les pêcheries du Canada. Bull. 184, 1026 p.

Sifa, L.I. and G.B. Ayles. Preliminary experiments on growth, survival, production and interspecific interactions of walleye (Stizostedion vitreum vitreum) fingerlings in constructed earthen ponds in the Canadian prairies. Dept. Fisheries and Oceans, Winnipeg, 14 p.

(49)
(50)

ANNEXE 1

DONNÉES PHYSICO-CHIMIQUES - ANNÉE 1988

Ammoniac non-ionisé (ppm)

Débit

d'alimentation en eau dans les bassins

(1/min) Oxygène

(ppm) pH

Projet 1 (Bassin extérieur)

0-0,0073 Début du projet0' :

22 15 juin: 66

5,0 - 10,0 7,1 - 8,2

Projet 2 (Bassins intérieurs)

<0,0024 Juin: 2 à 4 Juillet: 2 Août: 2 Fin août

au 05 oct.: 1 à 2 6,0 - 9,0 7,1 - 8,1

(1): Au début du projet, le débit d'alimentation en eau dans les bassins a été réduit au strict minimum, soit 22 litres/minute ce qui assurait le renouvellement de l'eau du bassin en 6,4 jours.

Le 15 juin, le débit d'alimentation a été augmenté à 66 litres/minute en raison de difficultés à maintenir le niveau adéquat d'oxygène. Le renouvellement complet de l'eau du bassin fut réduit à moins de 1,6 jours.

(51)

ANNEXE 2

DONNÉES PHYSICO-CHIMIQUES - PROJET 1 - 1989

Emploi d'un bassin de type silo

(1) T° moy. Ammoniac'"' Nitrite6' O2 < 3 )

non-ionisé

(°C) (°C) (ppm) (ppm) (mg/1)

Bassins 19,5- 20,6 <0,0012 0,065e4' 7,0 intérieurs 21,5

Silo 19,0- 20,3 <0,0012 7,0 22,0

Un à deux nettoyages quotidiens ainsi qu'une attention particulière à la qualité de l'eau ont permis d'obtenir une eau d'élevage de qualité même avec une recirculation de plus de 95 %. Une utilisation de 1 à 2 litres/

minute d'eau neuve chaude (21°C) ou froide (9°C) fut nécessaire pour contrer une éventuelle augmentation ou diminution de la température occasionnée par l'air ambiant et pour remplacer la perte d'eau lors des nettoyages journaliers.

(1): La température fut graduellement augmentée à partir de l'éclosion (15°C) jusqu'à une température de 20°C au début de l'alimentation.

(2): H existe peu ou pas de documentation sur les seuils d'ammoniac non- ionisé acceptables pour le doré. Nous savons, par contre, qu'un seuil de 0,005 ppm est normalement tolerable pour l'élevage d'alevins de truites.

(3): Les analyses physico-chimiques ont été faites chaque jour. Le taux d'ammoniac et le pH ont été analysés le matin et le soir, tandis que le taux de nitrite, d'alcalinité et d'oxygène ont été prélevés une fois par jour.

(4): Le taux de toxicité généralement admis pour le système en circuit semi-fermé est d'environ 0,55 ppm. Le 16 juin 1989, le taux de nitrite dans les bassins intérieurs a atteint 0,165 ppm en raison d'un déversement de moulée au cours de la nuit. L'administration de 50 ml d'Aqua-Bacta-Aid dans le filtre biologique a permis de ramener le taux à moins de 0,065 ppm après trois jours.

(52)

ANNEXE 3

DONNÉES PHYSICO-CHIMIQUES PROJET 3 - 1989

Remplacement de l'alimentation naturelle par la moulée

T° T° moy. O2a> Ammoniac pH non-ionisé

(°C) (°C) (mg/1) (ppm)

Bassin 14,0 - 28,0 21,5 7,8 0-0,0042 7,2 - 8,1 extérieur

(1): Le taux d'O2 recommandé par les éleveurs ontariens est de 5,0 mg/1.

Les tests d'O2, de pH, d'ammoniac et d'alcalinité ont été effectués à chaque semaine. La température journalière a été prélevée sur un thermomètre minima-maxima.

Un débit de 66 litres d'eau/minute a été maintenu et des diffuseurs d'air ont été employés pour conserver une bonne qualité d'eau d'élevage.

(53)

ANNEXE 4 TEST DE PRÉDATION

Le bassin A utilisé au projet 1 (1988) contenait déjà une population animale susceptible d'exercer une prédation sur les alevins ensemencés. Un test de prédation a donc été effectué, à titre expérimental afin de vérifier les espèces potentiellement prédatrices des jeunes dorés.

Des dorés ont été mis en contact avec trois types d'organismes de tailles variables pendant une durée variant de 5 à 9 jours.

Têtards

Pendant une période de 9 jours (du 07 au 16 juin 1988), 20 têtards de 1 à 4 cm ont été mis dans un bassin contenant 100 dorés. Malgré l'absence de nourriture naturelle (sauf de la moulée et des Artémia sp.), les têtards se sont nourris uniquement de poissons morts ou de moulée déposés dans le fond du bassin. Aucune prédation n'a été observée sur les poissons en santé.

Coléoptères (Dvtiscus sp., Rhantus sp.) et larves d'Odonates

Une prédation a été exercée par ces insectes dès leur mise en contact avec les dorés. Certains dorés avaient une taille supérieure à 15 mm.

Hémiptères - Ranatra sp.

Trois dorés ont été mis en contact avec un Ranatra pendant 5 jours (du 11 au 15 juillet). Aucune prédation sur les dorés n'a été observée par cet insecte.

(54)

ANNEXE 5

MORTALITÉ LORS DES MANIPULATIONS

Au cours des différentes manipulations sur les dorés, il a été observé que plus la taille des dorés est petite, plus les risques de mortalité sont élevés.

Afin de déterminer la grosseur minimale requise pour les manipulations des dorés, des tests ont été effectués avec un produit analgésique, le MS 222 et un produit favorisant la couche protectrice de mucus, le Stress Coat.

Le tableau suivant illustre les taux de mortalité observée pour trois tailles différentes de dorés soumis à des manipulations et préalablement traités au MS 222 et au Stress Coat.

TAILLE (mm)

<15 19 30

MORTALITE (%) 100 20 0

Le taux de mortalité a atteint 100 % pour les individus de 19 mm qui n'avaient pas été traités au MS 222 et au Stress Coat.

L'utilisation de ces produits semblent donc favoriser la diminution du taux de mortalité. De plus, il faudrait éviter les manipulations sur des individus de moins de 30 mm.

(55)
(56)

ANNEXE 6

PHOTOGRAPHIES DES INSTALLATIONS D'ÉLEVAGE

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Photo 7. Dorés élevés dans le grand étang (4 octobre 1988)

Photo 8. Dorés élevés dans un bassin rectangulaire avec recirculation de l'eau

(58)

Photo 5. Bassin de type silo

Photo 6. Etang de terre utilisé pour l'élevage du Doré jaune

(59)

Photo 3. Distributeurs de moulée et d'Artémias sp.

Photo 4. Filtre au sable et appareil à rayon ultra-violet

(60)

Photo 1. Bassin d'élevage

Photo 2. Bassin d'élevage avec distributeurs de moulée et Artémias sp.

(61)

Gouvernement du Québec Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Direction de la gestion des espèces et des habitats

SP: 1796-04-91

(62)

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Le 17 décembre 2004

Micromatt Canada Ltée

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