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Inégalités de Kolmogorov

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Inégalités de Kolmogorov

2012-2013

Références : Xavier Gourdon, Analyse, Ellipses, 1994, p.81 Serge Francinou, Hervé Gianella, Serge Nicolas,

Oraux X-ENS, Analyse 1, Cassini, 2003, p.259.

Théorème.

Soit f ∈ Cn(R,C), n≥2.

Pour k ∈ {0, . . . , n}, on note Mk = sup

x∈R

|f(k)(x)|.

On suppose que M0 et Mn sont finis.

Alors pour tout k ∈ {0, . . . , n} : (i) Mk est fini

(ii) M1 ≤√

2M0M2 (iii) Mk ≤2k(n−k)2 M1−

k n

0 M

k

nn. Démonstration.

(i) Soit x ∈ R. Pour tout i ∈ {1, . . . , n− 1}, d’après l’inégalité de Taylor- Lagrange, on a :

f(x+i)f(x)−if0(x)− · · · − in−1

(n−1)!f(n−1)(x)

inMn n!

1

(2)

D’où, par inégalité triangulaire,

if0(x) +· · ·+ in−1

(n−1)!f(n−1)(x)

≤2M0+ inMn n!

≤2M0+ nnMn n!

Si on note X(x) le vecteur colonne de Cn−1 dont les composantes sont les f(k)(x)

k! , k ∈ {1, . . . , n−1}, on en déduit kAX(x)kK := 2M0 + nnMn où : n!

A=

1 1 · · · 1

2 22 · · · 2n−1

... ... ...

n−1 (n−1)2 · · · (n−1)n−1

A est inversible car son déterminant est de Vandermonde, donc :

∀x∈R, kX(x)k≤ kA−1kK

LesMk sont donc finis.

(ii) Soit x∈R, soit h >0, par l’inégalité de Taylor-Lagrange on a :

|f(x+h)f(x)−hf0(x)| ≤ h2M2 2 et :

|f(x−h)f(x) +hf0(x)| ≤ h2M2 2 D’où :

|f(x+h)f(xh)−2hf0(x)| ≤h2M2 et :

2h|f0(x)| ≤h2M2+|f(x+h)f(x−h)| ≤h2M2+ 2M0 On en déduit M1hM2

2 +M0

h pour tout h.

2

(3)

Le membre de droite étant minimal enh =

s2M0 M2

, on obtient :

M1q2M0M2

(iii) Montrons le résultat par récurrence surn.

Pour n = 2 et k = 1, le résultat a été prouvé en (ii), pour k = 0 ou k = n c’est évident.

Supposons le résultat vrai jusqu’au rangm et considérons f de classe Cm+1. Soit j ∈ {1, . . . , m}. En appliquant le cas n= 2, k = 1 à f(j−1), on a :

Mj2 ≤2Mj−1Mj+1

Par hypothèse de récurrence dans le cas n=j, k =j−1, on a :

Mj−1 ≤2j−12 M

1 j

0 M

j−1 j

j

Par ailleurs, par hypothèse de récurrence dans le casn =m+ 1−j, k = 1 sur la fonction f(j), on a :

Mj+1 ≤2m−j2 M

m−j m+1−j

j M

1 m+1−j

m+1

On obtient alors :

Mj2 ≤2m+12 M

1 j

0 M

j−1

j +m+1−jm−j

j M

1 m+1−j

m+1

En élevant le résultat à la puissance j(m+1−j)m+1 , on obtient finalement :

Mj ≤2j(m+1−j)2 M1−

j m+1

0 M

j m+1

m+1

ce qui conclut la récurrence.

3

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