CONCOURS COMMUN POLYTECHNIQUE 1998 FILIERE PC EPREUVE 2 Problµeme 1
1. La fonctionf ¶etant continue sur [¡1;1] On peut poser Á(x) =Rx
0 f(t)dtet Á est C1 sur [¡1;1] comme primitive d'une fonction continue., On a alorsF = Á±sin . la fonction sinus estC1sur Rµa valeur dans [¡1;1] et Áest C1 sur [¡1;1]
donc par compositionF est C1sur Rde d¶eriv¶ee : F0(x) = cos(x):f(sin(x)) .
2. Soiu une primitive def . On a F(x) =u(x+T)¡u(x). La fonction f ¶etant continue surR,uest C1 sur Rdonc F et aussiC1 et 8x 2R,F0(x) =f(x+T)¡f(x) = 0 carf est p¶eriodique de p¶eriode T, La d¶eriv¶ee est nul sur un intervalle . La fonctionF est constante
On peut ¶ecrire par changement de variable u=t+T ,C1: Z x+T
0
f(t)dt= Z x
¡T
f(u+T)du= Z x
¡T
f(u)du= Z x
0
f(u)du+ Z 0
¡T
f(u)du F(x) =R0
¡Tf(u)du
3. a)Pour m= 0, la fonctionu est d¶e¯nie surRet 8x2Ru(x) =x . b)Pour m= 1, on a p 1
1¡si n2(t) = jcos(1t)j:Pour que cette fonction soit continue sur le segment [0; x] ou [x;0] il faut et il su±t quex 2]¡¼=2; ¼=2[:On a alorsu(x) =Rx
0 1
cos(t)dt. Le changement de variable C1 :t = 2 arctan(u) ,u= tan(t=2) donneu(x) = 2Rt an(x=2)
0
1
1¡u2du=Rtan(x=2) 0
³ 1
1+u+ 1¡u1
´
du= ln¯¯¯1+ tan(x=2) 1¡tan(x=2)¯¯¯ 8x2¤
¡¼2;¼2£
u(x) = ln¯¯¯1+t an(x=2) 1¡t an(x=2)
¯¯
¯ une autre primitive classique est ,u(x) = ln¯¯tan¡x
2 +¼4¢¯¯.
5/2:La fonction n'a pas de limite ¯nie sixtend vers§¼=2 .On ne peut pas esp¶erer d¶e¯niru(¼=2) comme R
]0; ¼=2[
dt cos (t)
4. a)Comme 1¡m:sin2(t)¸1¡m >0 , la fonction t7¡! p 1
1¡m:sin2(t) est continue surRet doncuestC1 surR8x2R, u0(x) =p 1
1¡m:sin2(x)
b)On a : 8x2Ru0(x)>0, donc : uest croissante (strictement) sur R.
u0 est paire et u(0) = 0,etu estC1doncu(¡x) =R¡x
0 u0(t)dt=Rx
0 u0(¡¿) (¡d¿) =¡Rx
0 u0(¿)d¿ =¡u(x) uest impaire
dans le cas g¶en¶eral siÁest paire il existe une constanteK telle queÁ(¡x) =K¡Á(x) c)Pourx >0, on a : u(x)¸Rx
0 pdt
1¡m = p x
1¡m ¡!x!+1+1. Donc,
u admet une limite en +1¶egale µa +1 5. a)De maniµere analogue au 1.1,v est d¶e¯nie et C1 sur ¤
¡¼2;¼2£
et, sur cet intervalle, on a:
v0(x) = cos(x) 1
q
(1¡sin2(x))(1¡msin2(x))
=u0(x)
car sur ]¡¼=2; ¼=2[ , q
1¡sin2(x) =jcos(x)j = cos(x) . On a donc u0 = v0et donc u¡v est constante. De plus, on a u(0) =v(0) = 0.
Finalement, pourx2¤
¡¼2;¼2£
, on au(x) =v(x).
b)six=¼=2 la fonctiont¡> p 1
(1¡t2)(1¡mt2) n'est pas continue ni continue par morceaux sur [0;1] doncv(¼=2) n'existe pas. On a toutefois lim¼=2v(x) = lim¼ =2u(x) =u(¼=2) car la fonctionu est continue sur [¡¼=2; ¼=2] . En prolongeant par continuit¶e on peut poserv(¼=2) =u(¼=2) et de m^emev(¡¼=2) =u(¡¼=2)
5/2 : vous pouvez r¶epondre de fa»con tout aussi valable que t¡>p 1
(1¡t2)(1¡mt2) est int¶egrable sur [0;1[ car elle est continue positive sur [0;1[ ¶equivalente en 1 µa p 1
1¡tp
2(1¡m) int¶egrable sur [0;1[ car 1=2<1.Doncv(¼=2) est d¶e¯nie .Puis retrouver par passage µa la limite v(¼=2) =u(¼=2)
c) la fonction t¡ > p 1
1¡ms in(t)2 est ¼ p¶eriodique continue sur R . D'aprµes la question 2 ; u(x +¼) ¡ u(x) = Rx+¼
x
p dt
( 1¡t2) (1¡mt2) est constante. En notant K(m) cette constante et en prenant x = ¡¼=2 on a : K(m) = u¡¼
2
¢¡u¡
¡¼2¢
Donc par imparit¶e de u:
K(m) = 2:u³¼ 2
´
6. a)La fonctionuestC1strictement croissante surRµa d¶eriv¶ee toujours non nul ( car la d¶eriv¶eep 1
1¡m:s in2(x)est strictement positive) , donc uest unC1di®¶eomorphisme de Rsur ]lim¡1(u);lim+1(u)[ = ]¡1;+1[ d'aprµes 1.4.c et l'imparit¶e de u. donc u(R) =Retuadmet une fonction r¶eciproque (not¶eeA)C1deRsur R. commeA0 =u01±A ,A0 est strictement positive etAest strictement croissante.
u admet une fonction r¶eciproqueA2C1(R;R),strictement croissante b)Pour tout r¶eelx, on au(A(x) +¼) =u(A(x)) +K(m) =x+K(m) donc
A(x+K(m)) =A(u(A(x) +¼)) =A±u(A(x) +¼) =A(x) +¼ Finalement, A(x+K(m))¡A(x) =¼
t¡> p 1
( 1¡t2) (1¡mt2) ¶etantC1sur R,uest aussiC1comme primitive d'une fonction continue .
la d¶eriv¶ee de une s'annulant pasu est unC1 di®¶eomorphisme deRsurR.;AestC1sur R: on peut calculerA"m: c) On aA0 =u01±A et donc :
8x2R; A0(x) =u0(A(x) )1 = q
1¡m:sin2(A(x)) en d¶erivant cette relation :
A00(x) = 0
@¡2msin (A(x)) cos (A(x)) 2
q
1¡m:sin2(A(x)) 1
A:A0(x) =¡m:sin(A(x)) cos(A(x))
On a bien la formule demand¶ee:
A" +msin(A) cos(A) = 0 7. On a : S(y) = sin(A(y)) , C(y) = cos(A(y)) ,D(y) =
q
1¡msin2(A(y)) =A0(y)
a)Aest impaire car r¶eciproque d'une fonction impaire. On en d¶eduit que C et D sont paires et queSest impaire.
b)En utilisant 1.6.b, on trouve que SetC sont 2K(m)-p¶eriodiques et queD est K(m)-p¶eriodique.
Remarque:On a donn¶e une p¶eriode de la fonction . Montrer que c'est la p¶eriode (donc la plus petite p¶eriode strictement positive ) n'est pas si simple .Ce n'est sans doute pas l'objectif non plus du concepteur du sujet qui a fait calculer aux questions pr¶ec¶edentes une p¶eriode de uet Asans chercher µa faire prouver que c'est bien la plus petite strictement positive .
Les fonctionsC etSsont d¶erivables sur Rcomme compos¶ees de fonctions d¶erivables etD l'est carA" est C2 .On a S0=C D,C0=¡SD et D0 =¡mSC
Le problµeme se continue avec deux questions qui utilisent les fonctions pr¶ec¶edentes pour ¶etudier une ¶equation aux d¶eriv¶ees partielles . Le second problµeme portait sur les ¶equations di®¶erentielles
Le problµeme a une origine physique : Si on ¶etudie le mouvement du pendule sans force de frottement on d¶emontre que la p¶eriode du pendule , dans un systµeme d'unit¶es bien choisi , est K(p
sin(µ=2))si µ est l'angle maximum du mouvement .
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