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Texte intégral

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Rapport de mission:

20-25 Août 2017 de EVALUATION EXTERNE CONJOINTE DES

PRINCIPALES CAPACITÉS RSI

L’UNION DES COMORES

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Rapport de mission:

20-25 Août 2017

de

EVALUATION EXTERNE CONJOINTE DES

PRINCIPALES CAPACITÉS RSI

L’UNION DES COMORES

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© Organisation mondiale de la Santé 2018

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Citation suggérée. Évaluation externe conjointe des principales capacités RSI de L’Union des Comores. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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Table des matières

Remerciements ---v

Abbreviations --- vi

Résumé analytique - Conclusions de l'évaluation externe conjointe --- 1

PREVENIR ———————————————————————— 5

Législation, politique et financement nationaux --- 5

Coordination, communication et promotion du RSI --- 7

Résistance aux antimicrobiens --- 9

Zoonoses ---12

Sécurité sanitaire des aliments ---15

Sécurité et sûreté biologiques ---17

Vaccination ---19

DÉTECTER ——————————————————————— 21

Système national de laboratoires ---21

Surveillance en temps réel ---24

Notification ---27

Développement du personnel ---29

RIPOSTER ——————————————————————— 32

Préparation ---32

Interventions d’urgence ---34

Lien entre la santé publique et les autorités chargées de la sécurité ---36

Moyens médicaux et déploiement de personnel ---38

Communication sur les risques ---40

AUTRES ———————————————————————— 44

Points d'entrée ---44

Événements d’origine chimique ---46

Situations d’urgence radiologique ---48

Annexe 1 : Contexte de l’évaluation externe conjointe ---50

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

v

Remerciements

Le Secrétariat de l' Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) pour l'évaluation externe conjointe (EEC) tient à remercier les personnes suivantes, dont le soutien et l'engagement envers les principes du Règlement sanitaire international (2005) ont permis de conduire avec succès cette mission de l’EEC :

• Le gouvernement et les experts nationaux de l’Union des Comores pour leur soutien et leur travail dans la préparation de la mission de l’EEC.

• Les gouvernements du Mali, Madagascar, Mauritanie et Sénégal pour la mise à disposition d'experts techniques pour le processus d'examen par les pairs.

• L'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) pour leur contribution d'experts ainsi que leur expertise.

• Les gouvernements de l'Allemagne et de la Finlande pour leur appui financier à cette mission.

• Les entités suivantes de l'OMS : le Bureau sous régional pour l’Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire, la Madagascar, Mauritanie, et le Secrétariat du Règlement sanitaire international au siège.

• Initiative du programme mondial de sécurité sanitaire pour sa collaboration et son soutien

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Evaluation externe conjointe

vi

AFD : Agence Française de Développement AIEA : Agence Internationale de l’Energie Atomique ASC : Agents de santé communautaires

BCG : Bacille Calmette-Guérin Vaccine BCN : Bureau central national

CaP : Connaissances, attitudes et Pratiques CNCA : comité national du Codex Alimentarius

CNMPRE : Comité National multisectoriel de préparation et de réponse contre les épidémies CNPSSA : Comité national permanent de coordination du système national de la sécurité sanitaire

des aliments

CNPEV : Comité national du Programme Elargi de Vaccination COI : Commission de l’Océan Indien

COLSA : Comité local de sûreté aéroportuaire

COSEP : Centre de Coordination des Opérations de Secours et Préparation COUSP : Centre des Operations des Urgences de Santé Publique

CRCo : Croissant Rouge Comorien

CROSEP : Centres régionaux des opérations de secours et de protection civile CVCO : Centre de veille et Conduite des Opérations

DGSC : Direction Générale de la Sécurité Civile DLS : Direction de lutte contre le Sida DNE : Direction nationale de l’environnement DPS : Direction de la Promotion de la santé DREFF : Disaster Relief Emergency Fund EEC: Evaluation Externe Conjointe

EIM : Convention de Minamata sur le Mercure EMSP : Ecole de Médecine et de Santé Publique FETP : Field Epidemiology Training Program FVR : Fièvre de la Vallée du Rift

GAVI : Global Alliance for Vaccine and Immunization GRC: Gestion des risques et catastrophes

INRAPE : Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’environnement Interpol : Organisation internationale de police criminelle

KEMRI : Kenya Medical Research Institute MON : Modes Opératoires Normalisées

NTIC : Nouvelles Technologies d’Information et de Communication OIE : Organisation Mondiale pour la santé animale

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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ORSEC : Organisation de la réponse de sécurité civile PEV : Programme Elargi de Vaccination

PNDRHS : Plan national de développement des ressources humaines en santé PNLP : Programme national de lutte contre le paludisme

PNPRRC : Plateforme Nationale pour la Prévention et la Réduction des Risques de Catastrophes PON : Procédures opératoires normalisées

PPAC : Plan Pluri Annuel Complet

RENESMAC : Réseau national d’épidémio-surveillance des maladies animales aux Comores RSI : Règlement Sanitaire International

SADC : Communauté de développement de l’Afrique australe SAICM : Strategic Approach to International Chemicals Management SEGA : Surveillance épidémiologique et de gestion des alertes

SIMR : Guide Technique pour la Surveillance Intégrée de la Maladie et la Riposte aux Comores SPS : sanitaire et phytosanitaire

SSA : Sécurité sanitaire des aliments

UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’enfance

USPII : Urgence de santé publique de portée internationale VAR : Varicella vaccine

VIH/SIDA : Virus de l’Immunodéficience Humaine / Syndrome d’Immunodéficience Acquise VRAM : Vulnerability Risk Assessment Mapping

WAHIS : World Animal Health Information System

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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Résumé analytique - Conclusions de l'évaluation externe conjointe

Conclusions de l'évaluation externe conjointe

L’Union des Comores a conduit la mission d’évaluation externe conjointe (EEC) de la mise en œuvre des capacités du Règlement Sanitaire International (2005) (RSI) du 21 au 25 août 2017. La mission a permis d’évaluer la capacité du pays à prévenir, détecter et riposter rapidement aux menaces pour la santé publique.

Conformément à l’outil d’évaluation externe conjointe, 48 indicateurs couvrant 19 domaines techniques ont été utilisés pour mesurer les capacités du pays afin d’identifier les actions prioritaires appropriées qui permettront de faire progresser de façon réaliste les capacités nationales dans chaque domaine technique.

La mission s’est déroulée sur cinq jours sous la conduite de treize évaluateurs externes, en présence d’une cinquantaine de représentants comoriens des différentes disciplines, secteurs, îles et des partenaires clés.

La méthodologie adoptée s’est conformée aux directives de l’outil d’évaluation externe conjointe des capacités essentielles requises en vertu du RSI, et a consisté en des présentations en plénière suivies de discussions approfondies s’appuyant sur la documentation fournie et des visites sur site. L’équipe de l’EEC est particulièrement reconnaissante aux experts comoriens pour leur assiduité et participation active au processus de l’évaluation externe conjointe, en se conformant aux exigences de transparence et de responsabilité mutuelles.

Il ressort de la présente évaluation externe conjointe, les constats suivants :

• L’Union des Comores dispose d’un ensemble de textes législatifs et réglementaires encadrant la surveillance et la riposte lui permettant de mettre en œuvre le RSI.

• Des mécanismes de collaboration intersectorielle pour la détection et riposte aux évènements de santé publique y compris les zoonoses existent, même s’ils ne sont activés qu’en période de crise.

Les éléments d’amélioration devraient inclure le renforcement du système de surveillance intégrée de la maladie et riposte (SIMR), le réseau d’épidémio-surveillance de la santé animale, de meilleures capacités d’analyses et d’échanges réguliers d’informations. Des procédures précisant les mécanismes de coordination entre secteurs devraient améliorer les modalités de notifications à l’OMS et à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

• Le programme national élargi de vaccination (PEV) est efficace et permet une bonne couverture vaccinale pour la rougeole notamment. Il pourrait obtenir de meilleurs résultats avec une augmentation du nombre de formations sanitaires dispensant la vaccination et en renforçant les stratégies avancées pour les zones difficiles d’accès.

• Les ressources humaines en santé humaine et animale sont disponibles au niveau central et régional.

Les effectifs restent insuffisants dans la plupart des secteurs. Un plan de développement et de renforcement des ressources humaines, s’appuyant sur une évaluation des besoins liés à la mise en œuvre du RSI est nécessaire.

• L’existence d’une Direction de la promotion de la santé qui coordonne les activités de communication dans le domaine des urgences de santé publique. Les mécanismes de collaboration multisectorielle sur la communication et l’élaboration d’un plan stratégique de communication sur les risques selon l’approche « une seule santé » sont nécessaires.

• L’union des Comores a mis en place un dispositif de gestion des risques et catastrophes. L’organe national de gestion des crises est la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC), qui dispose d’un Centre de Coordination des Opérations de Secours et Préparation (COSEP) avec une cellule de veille et d’alerte précoce qui collecte, traite et analyse les informations relatives à la prévention et la gestion des risques et catastrophes 24h/24.

(12)

Evaluation externe conjointe

2

dans la prévention, détection et riposte aux événements de santé publique.

L’insuffisance de la coordination multisectorielle dans le cadre de la mise en œuvre du RSI (2005) et le manque de documentation et procédures écrites pour un grand nombre d’activités est un des défis. Les capacités de détection et de riposte aux événements de santé publique y compris la coordination entre les secteurs, gagneraient en promptitude et efficacité avec des procédures clarifiant les rôles et responsabilités, et précisant les actions à entreprendre.

Les capacités du système national de laboratoires de détecter des événements de santé publique liés aux épidémies, aux zoonoses, à la sécurité sanitaire des aliments et aux risques chimiques restent limitées. Une stratégie nationale multisectorielle de renforcement des capacités des laboratoires s’avère indispensable.

Le dispositif de surveillance et de riposte aux événements liés à la sécurité sanitaire des aliments est faible avec une insuffisance de coordination entre les structures concernées en dépit de la législation et réglementation en place. Un plan de riposte aux événements liés à la sécurité sanitaire des aliments serait nécessaire. Ce constat est valable pour les événements d’origine chimique.

L’identification et la désignation des points d’entrée ainsi que le renforcement des principales capacités essentielles requises conformément au RSI (2005) représentent également un défi.

Les capacités de l’Union des Comores à gérer la résistance aux antimicrobiens sont pratiquement inexistantes. Il conviendrait de mettre en place un groupe technique multidisciplinaire et multisectoriel chargé d’élaborer le plan national pour la surveillance des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens et le plan national de prévention et de contrôle des infections.

L’Union des Comores a développé un plan national de gestion des risques de catastrophes, mais le volet des urgences de santé publique reste peu développé. Un plan national opérationnel multi-danger en cas d’urgence de santé publique devrait être développé. Il conviendrait également de mieux évaluer les capacités d’envoi et de réception de moyens médicaux et de déploiement du personnel et d’établir des partenariats avec d’autres états et les partenaires internationaux. La mise en place d’un Centre d’opération d’urgence de santé publique pour mieux coordonner la réponse aux urgences sanitaires a été recommandée.

Prochaines étapes

A l’issu de cette évaluation conjointe de cinq jours de discussions avec les experts nationaux, les membres de l’évaluation externe proposent au gouvernement de l’Union des Comores de prendre les actions pour la mise en œuvre des mesures prioritaires identifiées par domaine technique, notamment l’élaboration des plans d’urgence, les procédures opératoires et les mécanismes de coordination intersectorielle associés, et l’élaboration du plan d’action national de sécurité sanitaire prenant en compte les résultats de l’évaluation externe et d’autres évaluations récentes selon l’approche « une seule santé » dans un délai d’une année au plus tard.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

3

Scores de l’Union des Comores

Capacités Indicateurs Score

Législation, Politique et financement nationaux

P.1.1 La législation, les lois, la réglementation, les prescriptions administratives, les politiques ou autres instruments du gouvernement en place sont suffisants pour

pouvoir appliquer le RSI.

2

P.1.2 L’État peut démontrer qu’il a adapté et harmonisé la législation, les politiques et les dispositions administratives au niveau national pour permettre l’application du RSI

(2005).

2

Coordination, communication et promotion du RSI

P.2.1 Un mécanisme fonctionnel est en place pour la coordination et l’intégration des

secteurs concernés dans la mise en œuvre du RSI.

2

Résistance aux antimicrobiens

P.3.1 Détection de la résistance aux antimicrobiens.

1

P.3.2 Surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux

antimicrobiens.

1

P.3.3 Programme de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins de

santé.

1

P.3.4 Activités de gestion des antimicrobiens.

1

Zoonoses

P.4.1 Système de surveillance en place pour les zoonoses/agents pathogènes

prioritaires.

2

P.4.2 Personnels vétérinaires et de santé animale.

2

P.4.3 Mécanismes établis et fonctionnels pour riposter aux zoonoses infectieuses et

aux zoonoses potentielles.

1

Sécurité sanitaire des

aliments P.5.1 Mécanismes existants et fonctionnels de détection et de riposte aux maladies

d’origine alimentaire et à la contamination des aliments.

2

Sécurité et sûreté biologiques

P.6.1 Existence d’un système de sécurité et de sûreté biologiques impliquant

l’ensemble du gouvernement pour les structures humaines, animales et agricoles.

1

P.6.2 Formation et pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté

biologiques.

1

Vaccination

P.7.1 La couverture vaccinale (rougeole) fait partie intégrante d’un programme

national.

3

P.7.2 Accès et délivrance de vaccins au niveau national.

4

Système national de laboratoires

D.1.1 Analyses en laboratoire pour la détection des maladies prioritaires.

2

D.1.2 Système pour le transfert et le transport d’échantillons.

1

D.1.3 Tests diagnostiques modernes et efficaces sur les lieux de soins et en laboratoire.

2

D.1.4 Système de qualité des laboratoires.

1

Surveillance en temps réel

D.2.1 Systèmes de surveillance basée sur des indicateurs et de surveillance des

événements.

3

D.2.2 Système de notification électronique en temps réel interopérable et

interconnecté.

2

D.2.3 Analyse des données de surveillance.

2

D.2.3 Systèmes de surveillance syndromique.

4

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Evaluation externe conjointe

4

Notification D.3.1 Système efficace de notification à l’OMS, à la FAO et à l’OIE.

2

D.3.2 Réseau et protocoles de notification dans le pays.

2

Développement du personnel

D.4.1 Des ressources humaines sont disponibles pour assurer les principales capacités

requises au titre du RSI.

3

D.4.2 Un programme de formation en épidémiologie appliquée est en place (type

FETP).

3

D.4.3 Stratégie pour les personnels.

3

Préparation

R.1.1 Un plan national multi-dangers de préparation et d’action en cas d’urgence de

santé publique existe et est appliqué.

1

R.1.2 Les risques et les ressources de santé publique prioritaires sont cartographiés et

exploités.

1

Interventions d’urgence

R.2.1 Capacité à activer des interventions d’urgence.

1

R.2.2 Procédures et plans opérationnels du centre d’opérations d’urgence.

1

R.2.3 Programme d’interventions d’urgence.

1

R.2.4 Procédures de prise en charge des cas appliquées pour les dangers relevant du

RSI.

2

Lien entre la santé publique et les

autorités chargées de la sécurité

R.3.1 La santé publique et les autorités chargées de la sécurité (par exemple, les services chargés de faire appliquer la loi, le contrôle aux frontières et les douanes)

sont en liaison lors d’un événement biologique suspecté ou confirmé.

2

Moyens médicaux et déploiement de personnel

R.4.1 Système en place pour l’envoi et la réception de moyens médicaux lors d’une

urgence de santé publique.

1

R.4.2 Système en place pour l’envoi et la réception de personnels de santé lors d’une

urgence de santé publique.

1

Communication sur les risques

R.5.1 Systèmes de communication sur les risques (plans, mécanismes, etc.).

1

R.5.2 Communication et coordination internes et avec les partenaires.

2

R.5.3 Communication publique.

2

R.5.4 Communication pour faire participer les communautés touchées.

1

R.5.5 Écoute dynamique et gestion des rumeurs.

2

Points d'entrée PoE.1 Capacités de routine présentes aux points d’entrée.

1

PoE.2 Action de santé publique efficace aux points d’entrée.

1

Événements d’origine chimique

CE.1 Mécanismes fonctionnels en place pour la détection et la riposte à des

événements/urgences d’origine chimique.

1

CE.2 Environnement favorable à la gestion d’événements d’origine chimique.

1

Situations d’urgence radiologique

RE.1 Mécanismes fonctionnels en place pour la détection et la riposte aux situations

d’urgence radiologique et nucléaire.

1

RE.2 Environnement favorable à la gestion des situations d’urgence radiologique

1

Scores: 1=capacité inexistante; 2=capacité limitée; 3=capacité développée; 4=capacité démontrée; 5=capacité pérenne.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

PREVENIR

Législation, politique et financement nationaux

Introduction

Le RSI (2005) s'accompagne de droits et obligations pour les États parties. Dans certains États Parties, la mise en œuvre du RSI (2005) peut nécessiter une nouvelle législation ou une modification de la législation existante. Même si une législation nouvelle ou révisée n’est pas spécifiquement requise d’un État Partie, celui-ci peut choisir de réviser une partie de la réglementation ou d’autres instruments afin de faciliter l’application du RSI et son maintien de manière plus efficace. L'application des lois peut servir à institutionnaliser et à renforcer le rôle du RSI (2005) ainsi que les opérations au sein de l’État Partie. Elle est également propre à faciliter la coordination entre les différentes entités intervenant pour leur application.

Voir les conseils détaillés sur l'application du RSI (2005) dans la législation nationale à (Http ://www.

who.int/ihr/legal_issues/legislation/en/index.html). En outre, les politiques définissant les structures et les responsabilités nationales ainsi que l'affectation de ressources financières suffisantes revêtent également la plus haute importance.

Cible

Les États Parties doivent disposer d’un cadre juridique adéquat pour les soutenir, leur permettre de s’acquitter de leurs obligations et faire valoir leurs droits, afin de respecter et d’appliquer le RSI (2005).

Dans certains États Parties, la mise en œuvre du RSI (2005) peut nécessiter une nouvelle législation ou une modification de la législation existante. Même lorsqu’une législation nouvelle ou révisée n’est pas spécifiquement requise en vertu du système juridique d’un État Partie, celui-ci peut choisir de réviser une partie de la législation, de la réglementation ou d’autres instruments afin de faciliter l’application du RSI et son maintien de manière plus efficiente, efficace et bénéfique.

Les États Parties doivent garantir la mise à disposition de financements suffisants pour mettre en œuvre le RSI, qu’ils proviennent du budget national ou d’un autre mécanisme.

Niveau de capacités des Comores

L’Union des Comores dispose d’un arsenal de textes législatifs, réglementaires ainsi que des plans et stratégies encadrant la prévention et la riposte aux épidémies. La loi portant Code de Santé Publique prévoit à son article 16 que « les mesures sanitaires et les sanctions qui en découlent s’appliquent obligatoirement sur le territoire national » (…) et se conforment aux traités internationaux notamment le Règlement Sanitaire International (2005) ». Il semblerait donc que l’Union ait procédé à une réflexion sur le besoin de modifier certains textes législatifs afin de prendre en compte l’entrée en vigueur du RSI (2005) pour le pays le 15 juin 2007. Un échange avec les experts nationaux a relevé qu’en effet, dans le cadre d’une révision plus large du Code de la Santé Publique, le pays a saisi cette occasion pour y introduire, par le biais de cette loi, le RSI (2005) dans son ordre juridique interne. A une exception près, il ressort des discussions qui s’ensuivirent que la modification dudit Code se soit effectuée en l’absence d’un examen exhaustif de la législation existante et que les autres secteurs n’aient pas été complètement pris en compte dans cette analyse. En effet, le pays a procédé à un examen complet de la législation vétérinaire en 2014 dans le cadre d’une mission d’identification pour la législation vétérinaire menée par l’OIE.

(16)

Evaluation externe conjointe

6

PRE VENIR

• Créer un comité multisectoriel pour réaliser un examen exhaustif et global de la législation existante pour identifier des modifications éventuelles nécessaires aux textes en vigueur ou l’adoption de nouveaux textes législatifs pour une mise en œuvre optimale du RSI dans le cadre de la législation nationale.

• Mettre en œuvre les enseignements et les recommandations de l’examen global.

• Elaborer un plan de financement pour la mise en œuvre du RSI y compris une ligne budgétaire spécifique alimentée afin de permettre un décaissement de fonds ponctuel, effectif et efficace.

Indicateurs et scores

P.1.1 La législation, les lois, la réglementation, les prescriptions administratives, les politiques ou autres instruments du gouvernement en place sont suffisants pour pouvoir appliquer le RSI - Score 2

Atouts/pratiques exemplaires

• Modification du Code de la Santé Publique en 2011 pour transposer le RSI dans l’ordre juridique interne.

• Réalisation en collaboration avec l’OIE d’un examen de la législation vétérinaire en 2014.

• Existence d’une ligne budgétaire pour des domaines touchés par le RSI.

Volets à renforcer/défis

• La modification de la loi ne semble pas avoir été faite suite à un examen exhaustif de la législation existante et n’obéit pas à une approche multisectorielle qui s’impose en raison du champ d’application large du RSI.

• Mise en œuvre partielle des recommandations de la mission d’identification de l’OIE sur la législation vétérinaire.

• Problème de décaissement/alimentation des fonds avec la ligne budgétaire existante.

P.1.2 L’État peut démontrer qu’il a adapté et aligné la législation, les politiques et les dispositions administratives au niveau national pour permettre l’application du RSI (2005) - Score 2

Atouts/pratiques exemplaires

• Promulgation et publication, par décret, de la loi portant modification du Code de la Santé Publique.

• Modification et adoption de plusieurs textes législatifs suite à l’examen réalisé sur la législation vétérinaire en collaboration avec l’OIE.

Volets à renforcer/défis

• Elargissement de l’examen législatif à tous les secteurs ayant trait à la mise en œuvre du RSI et application des recommandations issues dudit examen.

• Mise en œuvre en temps utile de toutes les orientations et recommandations de l’OIE dans le rapport de sa mission d’identification en 2014.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

Coordination, communication et promotion du RSI

Introduction

Pour que les systèmes d’alerte et d’action soient efficaces, l’application réelle du RSI (2005) nécessite des approches multisectorielles/pluridisciplinaires à travers des partenariats nationaux. La coordination des ressources dans tout le pays, y compris le fonctionnement pérenne d’un point focal national RSI (PFN-RSI), qui est un centre national de communication pour le RSI (2005), est une exigence clé de l’application du RSI (2005).

Cible

Le PFN doit être accessible à tout moment pour communiquer avec les points de contact régionaux RSI de l’OMS et avec tous les secteurs et autres parties prenantes concernés dans le pays. Les États Parties doivent fournir à l’OMS les coordonnées des PFN qu’ils doivent mettre à jour continuellement et confirmer tous les ans.

Niveau de capacités des Comores

Le code de la santé publique aux Comores détient une place importante dans l’arsenal législatif du pays.

Plusieurs mécanismes intersectoriels sont en place tels que le Comité national multisectoriel de préparation et de réponse contre les épidémies (CNMPRE), le Comité national de gestion, et de coordination des urgences et catastrophes du secteur de la santé, l’équipe de surveillance de la maladie à virus Ebola par le biais d’arrêtés ministériels, depuis 2014. Plusieurs secteurs participent à la planification de la riposte à la propagation des maladies transmissibles par voie aérienne et maritime tels que le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme dans son rôle de contrôle et de surveillance alimentaire ainsi que l’inspection au niveau des frontières (douanes, ports et aéroports). Le Ministère du commerce gère le contrôle des importations des produits provenant de l’extérieur et le Ministère des transports prend en compte la politique de sécurisation des voyages aériens et maritimes. Il existe aussi une plate-forme pour toute crise y compris les problèmes sanitaires (COSEP) et un mécanisme de coordination entre les départements ministériels concernés à travers le Comité local de sûreté aéroportuaire (COLSA). Le Réseau de surveillance épidémiologique et de gestion des alertes (Réseau de surveillance épidémiologique et de gestion des alertes (SEGA) « One Health ») de la Commission de l’Océan Indien (COI) contribue aussi au renforcement de la coordination dans la détection et riposte aux évènements de santé publique. Le PFN-RSI, placé dans la structure de la Direction de lutte contre la maladie (Ministère de la santé, de la solidarité et de la promotion du genre) sans un mode opératoire défini, est limité à une personne. Il n’existe pas de plan national multisectoriel multirisque de préparation et de riposte aux pandémies et aux épidémies majeures qui détaille tous les mécanismes de coordination et de communication entre le Ministère de la santé publique, le Ministère de l’agriculture, la Protection Civile et autres partenaires, et le centre d’opérations pour les urgences sanitaires ainsi que des procédures opératoires standardisés pour mettre en place la coordination entre les secteurs impliqués dans la mise en œuvre du RSI.

(18)

Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

• Créer un comité multisectoriel, multidisciplinaire et multirisque de riposte aux pandémies et épidémies majeures conformément au RSI.

• Mettre en place des Procédures Opératoires Normalisées (PON) pour faciliter la coordination des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du RSI.

• Adopter un texte législatif pour institutionnaliser le PFN-RSI avec une logistique adéquate et un modus operandi permettant son fonctionnement efficace.

Indicateurs et scores

P.2.1 Un mécanisme fonctionnel est en place pour la coordination et l’intégration des secteurs concernés dans la mise en œuvre du RSI - Score 2

Atouts/pratiques exemplaires

• Existence de plusieurs comités de coordination multisectorielle des urgences tels que COSEP, COLSA et la COI.

Volets à renforcer/défis

• Mettre en place un comité multisectoriel et multidisciplinaire selon l’approche « une seule santé ».

• Mettre en place des PON afin de faciliter la coordination entre les secteurs impliqués dans la mise en œuvre du RSI et le fonctionnement efficace du PFN-RSI.

• Créer une plateforme d’échange pour améliorer la coordination et la communication multisectorielle et pluridisciplinaire de tous les acteurs.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

Résistance aux antimicrobiens

Introduction

Les bactéries et autres microbes évoluent en réaction à leur environnement et conçoivent inévitablement des mécanismes pour se défendre et éviter d'être éliminés par les agents antimicrobiens. Pendant de nombreuses décennies, le problème était gérable car la croissance de la résistance était lente et l'industrie pharmaceutique n'a cessé de créer de nouveaux antibiotiques.

Toutefois, ce problème s'est mué en crise au cours de la décennie écoulée. La résistance aux antimicrobiens (RAM) croît à un rythme alarmant au point de surpasser la mise au point de nouveaux moyens de lutte capables de contrer les infections chez les humains. Cette situation menace les soins aux patients, la croissance économique, la santé publique, l'agriculture, la sécurité économique et la sécurité nationale.

Cible

Appuyer le travail coordonné par l’OMS, la FAO et l’OIE pour préparer un ensemble intégré d’activités à l’échelle mondiale pour combattre la résistance aux antimicrobiens, couvrant les domaines de l’humain, de l’animal, de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement (approche « Un monde, une santé » ), notamment : a) mise en œuvre, dans chaque pays, d’un plan national global pour combattre la résistance aux antimicrobiens ; b) renforcement de la surveillance et des capacités des laboratoires aux niveaux national et international en suivant les normes internationales convenues, élaborées dans le cadre du plan d’action mondial et en tenant compte des normes existantes ; et c) amélioration de la conservation des traitements existants et de la collaboration pour soutenir le développement durable de nouveaux antibiotiques, de traitements alternatifs, de mesures préventives, de tests diagnostiques rapides sur le lieu des soins, y compris de systèmes pour conserver les nouveaux antibiotiques.

Niveau de capacités des Comores

Les capacités pour la réalisation des activités sur la résistance antimicrobienne ne sont pas encore mises en place dans l’Union des Comores. En absence d’un laboratoire national de santé publique, le laboratoire du Centre Hospitalier de Ngazidja (CHN) « El Maarouf », et celui de la santé animale de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’environnement (INRAPE) aident dans les enquêtes épidémiologiques, la surveillance sentinelle et dans la confirmation de certaines épidémies. Le personnel de laboratoire compte deux médecins et un biologiste dans son sein. A part la participation à une étude sur la résistance d’Esterichia Coli sur des échantillons urinaires dans la zone de la COI, et une étude sur la résistance des salmonelles prélevées sur la viande, aucune activité de résistance antimicrobienne n’a été conduite. Un seul laboratoire ( El Maarouf ) a la capacité de détecter les agents pathogènes résistants aux antimicrobiens. Faute de ressources financières, l’unité de biologie moléculaire de l’INRAPE n’est pas fonctionnelle.

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Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

• Mettre en place un comité multisectoriel pour l’élaboration des plans, leur implémentation, ainsi que le suivi et l’évaluation des activités liées à la résistance antimicrobienne.

• Elaborer un plan national multisectoriel pour la mise en place des capacités relatives aux activités sur la lutte contre la résistance antimicrobienne.

• Elaborer un plan national multisectoriel pour la prévention et lutte contre les infections associées aux soins de santé.

• Elaborer les PON pour la résistance antimicrobienne et la prévention et lutte contre les infections associées aux soins.

• Renforcer le cadre législatif/règlementaire sur le bon usage du médicament humain et vétérinaire.

Indicateurs et scores

P.3.1 Détection de la résistance aux antimicrobiens - Score 1 Atouts/pratiques exemplaires

• Activités de partage d’expériences avec les autres pays de la COI.

• Participation à un contrôle de qualité externe en bactériologie.

• Participation à l’étude sur la détection d’E. Coli sur les échantillons urinaires.

• Etude de la résistance des salmonelles prélevées dans les viandes (INRAPE / COI).

Volets à renforcer/défis

• Créer une unité spécifique dans le laboratoire « El Maarouf » pour la détection et la notification des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens.

• Renforcer les capacités du laboratoire INRAPE dans le fonctionnement de l’unité de biologie moléculaire.

P.3.2 Surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens - Score 1

Atouts/pratiques exemplaires

• Existence d’une unité de laboratoire dans huit hôpitaux distribués sur les trois îles.

• Disponibilité de ressources humaines pour la santé animale capables de réaliser les examens de laboratoires.

• Existence d’un laboratoire vétérinaire à l’INRAPE.

Volets à renforcer/défis

• Identifier les agents pathogènes résistants aux antimicrobiens circulant dans l’Union des Comores.

• Créer et rendre opérationnel des sites sentinelles de surveillance des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens.

• Pérenniser la collaboration avec la COI.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

P.3.3 Programme de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins de santé - Score 1

Atouts/pratiques exemplaires

• Existence d’unités d’isolement dans les hôpitaux régionaux.

• Organisation de formation sur la prévention et le contrôle des infections en milieux hospitaliers.

Volets à renforcer/défis

• Définir une politique de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins.

• Mettre en place des comités de lutte contre les infections aux niveaux national, régional et local.

• Préparer et vulgariser un guide national de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins dans le milieu hospitalier.

• Former le personnel de santé sur la prévention et la lutte contre les infections.

P.3.4 Activités de gestion des antimicrobiens - Score 1 Atouts/pratiques exemplaires

• Existence d’une agence nationale du médicament et l’office de la pharmacie qui mettent en place les mécanismes de contrôle et régulation des médicaments.

• Existence de mécanisme de contrôle sur l’importation des médicaments (hormis les médicaments vétérinaires).

• Décret sur l’importation des médicaments en Union des Comores.

Volets à renforcer/défis

• Renforcer les capacités du personnel soignant en santé humaine et vétérinaire sur la prescription des antibiotiques.

• Contrôler la distribution des antimicrobiens sur tout le territoire Comorien.

• Renforcer le cadre législatif sur l’utilisation des antibiotiques pour la santé humaine et animale.

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Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

Introduction

Les zoonoses sont des maladies et des microbes transmissibles qui se propagent aux populations animales et humaines. Ces maladies sont causées par des bactéries, des virus, des parasites et des champignons véhiculés par des animaux et des insectes, ou par le biais de vecteurs inanimés nécessaires à la transmission du microbe. Environ 75 % des maladies infectieuses apparues récemment et affectant les humains sont d'origine animale ; environ 60 % de l'ensemble des agents pathogènes humains sont d'origine zoonotique.

Cible

Comportements mesurés adoptés, politiques et / ou pratiques qui minimisent la transmission des maladies zoonotiques des animaux aux populations humaines.

Niveau de capacités des Comores

Les rapports de l’OIE indiquent que le pays peine à obtenir de manière adéquate et durable une surveillance et un contrôle des zoonoses. L’approche « une seule santé » a été officiellement lancée en 2014 mais se met difficilement en place en partie par faute de moyens et ressources humaines en santé animale.

Cependant, cet aspect est maintenant intégré dans une initiative de la COI qui a créé le réseau SEGA

« One Health », cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD).

Le pays a identifié les zoonoses prioritaires suivantes : Fièvre de la Vallée du Rift (FVR), Fièvre Q, et Salmonelles.

Mesures prioritaires recommandées

• Mettre en place un cadre de concertation, dédié aux zoonoses, entre la Direction de l’élevage, l’INRAPE et le Ministère de la santé, et leurs interlocuteurs dans les trois directions régionales.

• Elaborer un programme de surveillance et de lutte contre les zoonoses, incluant un plan de contrôle pour chacune des zoonoses prioritaires, un plan de financement, un programme de renforcement des ressources humaines (recrutement et formation continue) et des capacités des laboratoires (nationaux et de la COI).

• Valider, mettre en œuvre et évaluer annuellement ce programme pluriannuel.

• Renforcer et pérenniser la collaboration sous régionale (COI et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)).

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

Indicateurs et scores

P.4.1 Système de surveillance en place pour les zoonoses/agents pathogènes prioritaires - Score 2

La capacité des Comores est toutefois supérieure au score 2 étant donné que, via le projet SEGA, la surveillance de deux zoonoses majeures est en place depuis janvier 2016. Cette capacité ne couvre cependant pas 80% du territoire en raison des déficiences du réseau de surveillance de santé animale.

Atouts/pratiques exemplaires

• L’approche « une seule santé » a été officiellement lancée en 2014.

• Trois zoonoses prioritaires ont été identifiées pour le pays.

• La surveillance de la FVR et de la Fièvre Q opérationnelle depuis 2016 via le projet SEGA de la COI.

• Surveillance sentinelle des fièvres au niveau de la santé humaine qui font partie des maladies abortives au niveau du Réseau national d’épidémio-surveillance des maladies animales aux Comores (RENESMAC).

• Les foyers de maladie font l’objet d’une investigation commune entre les services vétérinaires et les services de santé humaine.

• Le réseau SEGA a appuyé en 2013-2014 l’INRAPE dans l’évaluation de l’importance des salmonelles dans la viande (18% de prélèvements positifs).

• Le pays a défini une stratégie de renforcement des services vétérinaires incluant la surveillance et le contrôle des zoonoses (rapport d’analyse des écarts en 2016).

• La collaboration avec les pays voisins a été développée, en particulier via l’unité de veille sanitaire de la sous-région (COI).

Volets à renforcer/défis

• Renforcer le financement national des activités sur les zoonoses dans l’esprit « une seule santé » actuellement cofinancé par l’AFD.

• Développer la collaboration avec les pays voisins (COI et autres) pour mutualiser l’expertise et les laboratoires.

• Renforcer le système de surveillance en intégrant l’examen ante et post mortem des animaux, l’inspection des animaux vivants importés et une collaboration officielle avec les intervenants vétérinaires de terrain.

• Améliorer les capacités des laboratoires du pays ainsi que l’accès aux laboratoires étrangers.

• Mettre en place la stratégie de renforcement des services vétérinaires récemment réalisée à partir du rapport de l’OIE (2016) et allouer les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

• Améliorer la documentation et l’évaluation annuelle des actions de surveillance, ainsi que le partage de ces documents.

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Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

chacun des trois directions régionales (trois îles) mais ces effectifs sont cependant largement insuffisants pour mener à bien l’ensemble de leurs missions.

Atouts/pratiques exemplaires

• Le chef des services vétérinaires anime l’approche « une seule santé » avec un représentant du Ministère de la santé et est appuyé dans ses missions par un vétérinaire au niveau central et un vétérinaire dans chacune des 3 directions régionales.

• Existence d’une stratégie de renforcement des services vétérinaires ainsi que la présence de techniciens vétérinaires (para-professionnels vétérinaires).

Volets à renforcer/défis

• Augmenter les effectifs vétérinaires et autres professions au niveau central et régional.

• Renforcer la coordination horizontale entre la Direction nationale de l’environnement (DNE) et l’INRAPE ou transférer les missions d’inspection de l’INRAPE à la DNE.

• Améliorer la coordination verticale entre la DNE et les directions régionales.

P.4.3 Mécanismes établis et fonctionnels pour riposter aux zoonoses infectieuses et aux zoonoses potentielles - Score 1

Atouts/pratiques exemplaires

• Gestion conjointe (interministérielle) des foyers de FVR et Fièvre Q.

• Possibilité de faire appel aux ressources des pays de la COI en cas de besoin.

Volets à renforcer/défis

• Elaborer des « plans nationaux de contrôle des zoonoses » pour les zoonoses prioritaires. Un canevas et une méthodologie sont disponibles sur le site internet de l’OIE.

• Obtenir des budgets supplémentaires nécessaires à la mise en œuvre de ces plans.

• Inclure dans le comité de coordination pour la santé publique (arrêté No. 14-28 2014) un représentant des services vétérinaires.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

Sécurité sanitaire des aliments

Introduction

Les maladies diarrhéiques d'origine hydrique et alimentaire arrivent en tête des causes de morbidité et de mortalité, en particulier dans les pays moins développés. La rapide mondialisation de la production et du commerce alimentaires a multiplié les probabilités de risque d'incidents internationaux dûs à des aliments contaminés. L'identification de l'origine d'une flambée et son confinement sont essentiels à son contrôle.

La capacité de gestion du risque en ce qui concerne le contrôle tout au long du continum de la chaîne alimentaire doit être développée. Si l'analyse épidémiologique indique que des aliments sont à l'origine d'un événement, il convient, en se fondant sur une évaluation des risques, de mettre en place des formules de gestion des risques idoines afin de se prémunir contre tous cas humains (ou d'autres cas).

Cible

Les États Parties doivent avoir la capacité de surveiller et de riposter aux événements/risques de maladies d’origine hydrique ou alimentaire. Cela nécessite une communication et une collaboration efficaces entre les secteurs chargés de la sécurité sanitaire des aliments, de la sécurité de l’eau et de l’assainissement.

Niveau de capacités des Comores

Face à de gros risques causés par une alimentation contaminée et de mauvaise qualité, aggravée par une vulnérabilité extrême de la population vis-à-vis ces risques, l’Union des Comores dispose à l’heure actuelle de faibles capacités aussi bien en matière de prévention que de riposte à ces menaces sanitaires.

Le pays ne dispose pas d’équipe de riposte rapide pour faire face à des flambées épidémiques. De plus, les laboratoires existants, localisés au niveau de l’INRAPE ont des capacités très limitées en matière d’analyse microbiologique ou encore moins d’analyse toxicologique vis-à-vis des intoxications collectives par consommation d’animaux marins, dont le risque n’est pas absent du pays. De plus, un problème de confusion d'attribution, devant être clarifié, se pose entre services vétérinaires et l’INRAPE pour les analyses et la certification.

L’organisation de la lutte souffre aussi l’absence de coordination entre les différents secteurs potentiellement concernés par les risques alimentaires (sécurité sanitaire des aliments, santé animale et principaux laboratoires). Néanmoins, un projet développé en 2016 avec l’appui de la FAO a permis d’initier des travaux menant à la fondation d’un système moderne de contrôle sanitaire des aliments et d’appuyer le comité national du Codex Alimentarius (CNCA). Ce projet a permis notamment de formaliser la création d’un comité national permanent de coordination du système national de la sécurité sanitaire des aliments (CNPSSA) et de former les membres du CNCA sur les principes généraux de la sécurité sanitaire des aliments. Tout ceci attend néanmoins d’être concrétisé par un renforcement effectif des capacités du pays en la matière.

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Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

• Renforcer les capacités des organes d’inspection pour assurer le contrôle de la qualité des produits alimentaires importés ou locaux.

• Réviser et harmoniser les textes législatifs en matière de sécurité sanitaire des aliments (SSA), en prenant en compte l’accord sanitaire et phytosanitaire (SPS).

• Mettre en place un mécanisme de gestion et de coordination des interventions en matière de SSA, avec des procédures et des normes définies.

• Séparer la fonction d’analyse, assurée par un ou des laboratoires opérationnels, et celle de certification, assurée par des inspecteurs dotés de compétences requises.

• Elaborer un plan de réponse aux urgences sanitaires d’origine alimentaire.

Indicateurs et scores

P.5.1 Mécanismes existants et fonctionnels de détection et de riposte aux maladies d’origine alimentaire et à la contamination des aliments - Score 2

Atouts/pratiques exemplaires

• Existence actuelle d’une volonté politique à faire valoir l’intérêt de la SSA.

• Existence de deux lois cadres sur la SSA et la loi phytosanitaire.

• Existence de quelques structures de contrôle des produits alimentaires (l’INRAPE et les services vétérinaires).

• Existence de structures de suivi : CNCA, comité permanent du système SSA.

• Formation à l’étranger des nouveaux cadres.

• Création du code de la pêche.

• Révision et dépôt des lois à l’Assemblée Nationale.

• Inspection des entreprises de transformation des produits alimentaires.

• Les services vétérinaires sont sur le terrain pour un suivi des maladies.

• Adoption de 83 normes harmonisées du codex en normes nationales.

Volets à renforcer/défis

• Harmoniser la législation et les règlements alimentaires.

• Améliorer le système de gestion du contrôle des aliments.

• Renforcer les services d’inspection et de normalisation.

• Renforcer les laboratoires d’analyses et de surveillance épidémiologique.

• Renforcer les capacités du personnel en charge de la SSA, notamment des inspecteurs en contrôle des aliments surtout au niveau des frontières.

• Créer un cadre de concertation et de coordination.

• Développer une stratégie de communication et mécanisme d’alerte en cas de crise.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

Sécurité et sûreté biologiques

Introduction

La manipulation d'agents pathogènes en laboratoire est vitale pour veiller à ce que la communauté mondiale dispose d'un ensemble robuste d'outils, tels que les médicaments, les produits diagnostics, et les vaccins - pour contrer la menace en perpétuelle évolution que représentent les maladies infectieuses.

La recherche impliquant des agents infectieux est cruciale pour la mise au point et à disposition d'outils médicaux et de santé publique indispensables pour détecter, diagnostiquer, reconnaître et riposter aux flambées de maladies infectieuses d'origine naturelle ou intentionnelle. Dans le même temps, la multiplication des infrastructures et des ressources dédiées à la manipulation des agents infectieux suscite des inquiétudes liées à la nécessité de garantir une bonne sécurité biologique afin de protéger les chercheurs et les populations. La sécurité biologique est importante afin de mettre les agents infectieux à l'abri d'individus susceptibles d'en faire un mauvais usage délibéré pour nuire aux personnes, aux animaux, aux végétaux ou à l'environnement.

Cible

Mise en place d’un système national de sécurité et sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement, qui soit en mesure d’identifier, de stocker, de sécuriser et de surveiller les agents pathogènes particulièrement dangereux dans un nombre réduit de structures conformément aux pratiques exemplaires ; offre de formations et campagnes de sensibilisation par la pédagogie à la gestion des risques biologiques afin de promouvoir une culture partagée de la responsabilité, de réduire les risques de double usage, de limiter la prolifération biologique et les menaces liées à un usage délibéré, et d’assurer le transfert des agents biologiques en toute sécurité ; mise en place d’une législation sur la sécurité et la sûreté biologiques propre à chaque pays, de l’homologation des laboratoires, et de mesures de lutte contre les agents pathogènes

Niveau de capacités des Comores

Dans le domaine de la biosécurité et biosûreté à l’Union des Comores, on peut noter l’existence d’un groupe technique chargé du confinement du poliovirus dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite et d’un circuit organisé de transport et de transfert des échantillons vers le laboratoire collaborateur OMS à l’extérieur. Une formation sur les normes de sécurité pour l’acheminement des échantillons biologiques vers les laboratoires régionaux à l’intention des douaniers et des formations sur les procédures d’envoi sécurisé des échantillons biologiques potentiellement infectieux à l’intention des laborantins ont été organisées.

Cependant, il faut noter l’absence d’une législation ou réglementation nationale en matière de biosécurité et biosûreté, d’un plan national de gestion des déchets biomédicaux et d’un programme de formation en biosécurité et biosûreté.

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Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

• Elaborer les textes réglementaires de gestion globale de la sécurité et sûreté biologique.

• Cartographier des laboratoires manipulant des agents pathogènes et mettre en place un système de suivi des agents pathogènes (liste des agents pathogènes, registres et confinement).

• Mettre en place un programme commun de formation en biosécurité et biosûreté.

• Renforcer les capacités des laboratoires de la santé humaine et de la santé vétérinaire en matière de biosécurité et biosûreté.

• Elaborer un plan national de gestion déchets biomédicaux.

Indicateurs et scores

P.6.1 Existence d’un système de sécurité et de sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement pour les structures humaines, animales et agricoles - Score 1

Atouts/pratiques exemplaires

• Existence d’un groupe technique de confinement dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite.

• Existence d’un circuit de transport et transfert des échantillons dans le cadre de la surveillance de la poliomyélite.

Volets à renforcer/défis

• Elaborer et mettre en œuvre une législation et réglementation nationale dans le domaine de biosécurité et biosûreté.

• Mettre en place un groupe technique multidisciplinaire et multisectoriel sur la biosécurité et la biosûreté.

• Réaliser une évaluation des laboratoires manipulant des agents pathogènes et mettre en place un programme de suivi de la tenue des registres et des conditions de manipulations, de stockage et de confinement des agents pathogènes dans les laboratoires.

• Renforcer les capacités (procédures opératoires, équipements de protection, équipements de conservation et de traitement des agents pathogènes etc..) en matière de biosécurité et biosûreté dans les laboratoires de santé humaine et animale.

P.6.2 Formation et pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques - Score 1

Atouts/pratiques exemplaires

• Formation des douaniers sur les normes de sécurité pour l’acheminement des échantillons biologiques vers les laboratoires régionaux.

• Formation des techniciens de laboratoire dans le domaine de la sécurité et sûreté biologiques.

Volets à renforcer/défis

• Elaborer et mettre en œuvre un programme commun de formation en biosécurité et biosûreté.

• Elaborer un plan de formation continue en biosécurité et biosûreté des personnels de laboratoire.

• Elaborer un plan national de gestion des déchets biomédicaux.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

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PRE VENIR

Vaccination

Introduction

La vaccination est l'une des interventions de santé publique les plus performantes dans le monde en plus d'être l'un des moyens les plus économiques de sauver des vies et de prévenir les maladies. D'après les estimations, la vaccination permet de prévenir plus de deux millions de décès par an dans le monde.

Cible

Un système national performant de délivrance de vaccins – envergure nationale, distribution efficace, accès des populations marginalisées, chaîne du froid adaptée et contrôle systématique de la qualité – en mesure de répondre aux nouvelles menaces de maladies.

Niveau de capacités des Comores

Le PEV de l’Union des Comores a été officiellement lancé en juillet 1986. Il couvre 8 maladies à savoir : la tuberculose, diphtérie, tétanos, coqueluche, Hépatite B, maladies à Haemophilus influenzae de type b, rougeole, et poliomyélite. La vaccination contre la fièvre jaune est uniquement réalisée pour les voyageurs en provenance et en partance de pays endémiques. La cible du PEV de routine est composée d’enfants de 0-11 mois et les femmes enceintes.

L’enquête de couverture vaccinale réalisée en décembre 2016 a permis d’observer une couverture vaccinale de routine au niveau national supérieur ou égal à 90% (BCG : 94%, Penta1 : 96%, Penta3 : 91%, Polio3b : 92%, Variella (VAR) : 90%), avec un taux d’abandon BCG/VAR évalué à 4%.

La vaccination de routine repose sur une stratégie fixe et une stratégie avancée pour atteindre les populations difficiles d’accès. Les agents de santé communautaires (ASC) contribuent à la mise en œuvre des activités du PEV. Cependant, seulement 80% des formations sanitaire publiques fournissent des services de vaccination, le secteur privé étant faiblement impliqué dans la gestion du PEV. Tous les districts de santé ont une chaine de froid fonctionnelle, avec une bonne capacité de stockage des vaccins. On note quelques ruptures de stock de vaccins au niveau périphérique.

La vaccination de routine est gratuite et volontaire, malgré le fait que l’article 73 du code de la santé publique stipule que les vaccins du PEV de routine sont obligatoires. Les carnets de vaccination font partie des pièces à fournir lors de l’inscription de l’enfant dans certaines écoles. L’approvisionnement en vaccin est en grande partie financé par les partenaires techniques et financiers (Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), OMS, Global Alliance for Vaccine and Immunization (GAVI) etc), un plaidoyer est en cours pour augmenter la contribution du gouvernement dans l’achat des vaccins.

Dans le secteur de la santé animale, aucun plan de vaccination n’est mis en œuvre contre les zoonoses.

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Evaluation externe conjointe

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PRE VENIR

• Améliorer l’accès à la vaccination de routine en augmentant le nombre de formations sanitaires dispensant la vaccination et en renforçant les stratégies avancées.

• Elaborer et mettre en œuvre le plan de maintenance de la chaine de froid du programme élargi de vaccination (PEV).

• Elaborer et mettre en œuvre un plan d’amélioration de la qualité des données administratives.

• Prendre en compte les zoonoses prioritaires dans le plan national de la vaccination.

• Réviser les textes règlementaires pour la vaccination.

Indicateurs et scores

P.7.1 La couverture vaccinale (rougeole) fait partie intégrante d’un programme national - Score 3

Atouts/pratiques exemplaires

• La couverture vaccinale de routine au niveau national est supérieure ou égale à 90%, avec un taux d’abandon BCG/VAR évalué à 4% d’après l’enquête.

• Existence d’un plan stratégique (Plan Pluri Annuel Complet : PPAC 2017-2021) prenant en compte l’amélioration de la couverture vaccinale.

• Les ASC contribuent aux stratégies avancées du PEV.

• Organisation des campagnes de vaccination contre la rougeole tous les 3 ans.

Volets à renforcer/défis

• Mettre en œuvre le plan pluriannuel complet (PPAC 2017-2021).

• Renforcer l’accès aux services de vaccination, avec un accent sur les structures privées et les populations d’accès difficile.

• Améliorer la qualité des données administratives.

P.7.2 Accès et délivrance de vaccins au niveau national - Score 4 Atouts/pratiques exemplaires

• Bonne capacité de stockage des vaccins au niveau central et dans les districts de santé Volets à renforcer/défis

• Augmenter la contribution de l’état dans l’achat des vaccins du PEV.

• Elaborer et mettre en œuvre le plan de maintenance des équipements.

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des principales capacités RSI de L’Union des Comores

21

DÉTEC TER

DÉTECTER

Système national de laboratoires

Introduction

Les laboratoires de santé publique offrent des services essentiels, ce qui inclut la détection des maladies et des flambées, les interventions d'urgence, la surveillance de l'environnement, et la surveillance des maladies. Les laboratoires de santé publique au niveau local ou de l'état peuvent, grâce à travers leurs fonctions essentielles, faire office de point focal d'un système national de laboratoires, pour assurer la sécurité humaine, vétérinaire et sanitaire des aliments, ce qui inclut la prévention, le contrôle et la surveillance des maladies ; la gestion des données intégrées ; les analyses spécialisées et de référence ; la supervision des laboratoires ; les interventions d'urgence ; la recherche en santé publique ; la formation et l'éducation ; les partenariats et la communication.

Cible

Surveillance biologique en temps réel avec un système national de laboratoires et des tests diagnostiques modernes et efficaces sur les lieux de soins et en laboratoire.

Niveau de capacités des Comores

Le système des laboratoires de santé publique comprend 59 laboratoires répartis en 54 laboratoires publics, 3 laboratoires de santé animale, et 2 laboratoires de contrôle de la qualité des eaux.

Le laboratoire du Centre Hospitalier « El Maarouf » est le seul laboratoire de référence du pays et il est affilié à plusieurs programmes externes d’évaluation de la qualité.

On note, toutefois, l’absence d’une politique nationale et une stratégie des laboratoires, d’un réseau national des laboratoires de santé publique, et d’un système de transfert et transport sécurisé des échantillons. Par ailleurs, les laboratoires sont confrontés aux difficultés d’approvisionnent en réactifs et consommables et de maintenance des équipements. Les capacités de détection des agents pathogènes prioritaires au niveau de la santé humaine et en particulier au niveau de la santé animale restent très faibles.

Dans le cadre du renforcement des capacités nationales de détection précoce des épidémies en santé humaine et animale, il s’avère indispensable de mettre en place des mécanismes de coordination entre les laboratoires du secteur de la santé humaine avec le secteur de la santé animale selon le concept « une seule santé ».

Références

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