• Aucun résultat trouvé

Risque: éthique et Gouvernance. Editorial

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Risque: éthique et Gouvernance. Editorial"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: hal-01870824

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01870824

Submitted on 9 Sep 2018

HAL is a multi-disciplinary open access

archive for the deposit and dissemination of sci-entific research documents, whether they are pub-lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Copyright

Risque: éthique et Gouvernance. Editorial

Zahir Yanat

To cite this version:

Zahir Yanat. Risque: éthique et Gouvernance. Editorial. Management & Sciences Sociales, Kedge Business School, 2012, Risque : éthique et Gouvernance, pp.2-3. �hal-01870824�

(2)

éditorial

Si « nos sociétés sont devenues des manufactures de risques » selon la belle formule de Bruno Latour (dans sa préface à La société du risque, de Emmanuel Beck), la notion de risque n’est pas nouvelle et fait intrinsèquement partie de l’aventure humaine. Cette sélection d’articles, issus de contributions présentées lors du colloque Oriane consacré au thème du risque (Bayonne, 20 et 21 septembre 2012) et soumis à une évaluation complémentaire du comité scientifique de notre revue, s‘attache à approfondir ce phénomène.

Le risque,« danger éventuel plus ou moins prévisible » selon la définition du Robert, a investi le champ de l’entreprise. L’une des nombreuses questions du management concerne la gouvernance de l’entreprise qui pourrait se définir par l’articulation actionnaires/direction. Mais celle-ci peut être sujette à toutes les dérives, l‘actualité en témoigne.

Selon une conception plus large, la gouvernance d’entreprise comporte, à côté de l’orientation stratégique et de la mise en œuvre des d‘objectifs, une véritable gestion des risques, qui s’exerce d’une façon responsable. Elle renvoie à la responsabilité sociétale des entreprises et ne peut se concevoir sans une solide orientation éthique. Si morale et maximisation du profit ne semblent pas faire bon ménage, les pressions de l’opinion publique et des gouvernements, ou parfois même le sens éthique de certains dirigeants, ont conduit les entreprises à adopter des outils internes (chartes et règlements) aussi bien qu’externes (audits).

Le déficit de responsabilité chez les managers, la « persévération » dans l’erreur, sont-ils dus à l’absence de règles, au manque de contrôles, à une fuite en avant devant de lourdes responsabilités ? C’est-ce que plusieurs articles de ce numéro analysent, en s‘attachant aux questions de sûreté et de sécurité des organisations (M. Joras), à la distinction entre erreur humaine et faute managériale (G. Teneau, M. Moulin, N. Dufour), au contrôle par l’organisation des risques sociaux et environnementaux (P. Baret, M. Chivot) et aux risques présents dans un secteur dépendant d‘une ressource naturelle (B. Drouot). Les interventions du juge qui fixerait les normes d’intérêt social devraient-elles être multipliées (I. Cadet) ? Quels types de risque présente la gestion de l’innovation en mode projet (Barreau, Baujard) ?

Désormais confrontées aux risques, à l’instar des entreprises privées, les universités voient leur mode de pilotage remis en question (C. Baradat, D. Carassus). D’autres contributions sur des cas moins contemporains - et plus inattendus - signalent que loin d’être limitée dans le temps et dans l‘espace, cette problématique apparaît au XIXe siècle (C. Poivret) et, paradoxalement, au sein des économies dites « socialistes » du XXe siècle (P. David).

(3)

Il n’est pas jusqu’aux institutions de l’économie sociale qui ne soient touchées. Ainsi, ce dossier est utilement complété par l’examen, dans la rubrique varia, de réformes en cours de la mutualité (R. Noumen).

Il y a là une vraie opportunité de débat et une stimulation à la « dispute » au sens de Ciceron. Nous souhaitons que cette revue continue à s’en faire l’écho.

Zahir YANAT BEM

3

Management & Sciences Sociales

Références

Documents relatifs

Non seulement les scientifiques doivent tout apprendre au public mais en plus ils ne peuvent rien apprendre de lui » (Callon, 1998:1). Les actions de formation et d’éducation

nels (élus, techniciens, experts, représentants admi- nistratifs, etc.) et les acteurs dits ordinaires (habitants, riverains, etc.) sont justiciables d’une même approche conceptuelle

Le dernier terme où notre analyse a pu nous mener n’a différé en rien du premier […]. Nous pouvons […] croire que nous sommes toujours infiniment éloignés du premier

Mais les facteurs explicatifs de la dépendance économique des patrons pêcheurs permettent de caractériser les patrons pêcheurs exploitant le bar commun ainsi que leur degré

Pour la fonction fdecale, on observe que le risque réel diminue lorsque N augmente, mais plus lentement que pour les deux fonctions précédentes.. La ième décimale de f(x) ne dépend

Le Canton de Vaud a démarré son processus de cartographie des dangers naturels dès 2007, mais des difficultés majeures sont apparues, notamment sur la méthode à mettre en place

Si l’identification et la mesure du risque opérationnel constituent des préalables pour connaitre le risque passé, notamment parce que celui-ci peut se reproduire,

La société du risque se fabrique dans ses rapports aux dangers, dont Beck nous dit qu ’ ils sont manufacturés ; ce ne sont pas des aléas mais le fruit du processus de modernisation..