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Courants positifs à supports dans une bande

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Texte intégral

(1)

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Analyse complexe

Courants positifs à supports dans une bande

Fredj Elkhadhra, Souad K. Mimouni

Faculté des sciences de monastir, 5019 Monastir, Tunisie

Reçu le 1erjuin 2005 ; accepté le 1erseptembre 2005 Disponible sur Internet le 11 octobre 2005

Présenté par Jean-Pierre Demailly

Résumé

SoitT un courant positif de bidimension(p, p)surCnà support dans une bande. SiT est fermé, S. Giret a démontré queT se relève bien par un éclatement de centre lisse. La classe de courants positifs fermés de bidimension(1,1)sur le bidisque unité

2et à support dans une bande joue un rôle important dans l’étude de la dynamique de certaines applications holomorphes. Dans cette note, on étudie la croissance de la mesure trace deT dans le cas oùddcT 0, on montre en particulier que siT est fermé alors il est algébrique. On montre ensuite deux théorèmes de support ; le premier lorsqu’on suppose de plus queT est de degé finie et le deuxième dans le cas oùT est positif fermé à support tubulaire. Le dernier résultat généralise le casp=n−1 démontré par M. Blel, S.K. Mimouni et G. Raby et le cas oùT est un courant d’intégration sur une hypersurface démontré par M.T. Togni. Pour citer cet article : F. Elkhadhra, S.K. Mimouni, C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 341 (2005).

2005 Académie des sciences. Publié par Elsevier SAS. Tous droits réservés.

Abstract

Positive currents with support in a strip. LetT be a positive current of bidimension(p, p)onCnwith support in a strip. If T is closed, S. Giret has proved thatT admits a well defined lifting through a blow up with smooth center. The class of positive closed currents with bidimension(1,1)in the unit bidisc2and with support in a strip, plays a central role in the study of the dynamics of some holomorphic maps. In this note, we prove some estimates of the trace measure ofT whenddcT0, we prove in particular that ifT is closed, then it is algebraic. We then prove two support theorems; the first one in the case where the degree ofT is finite and the second in the case whereT is positive closed and with tubular support. The latter result generalizes the case p=n−1 proved by M. Blel, S.K. Mimouni and G. Raby, which is also a generalization of the case whenT is the current of integration on an hypersurface as proved by M.T. Togni. To cite this article: F. Elkhadhra, S.K. Mimouni, C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 341 (2005).

2005 Académie des sciences. Publié par Elsevier SAS. Tous droits réservés.

Abridged English version

LetT be a positive current of bidimension(p, p)onCnandνT(r)=r12p

{|z|<r}T(ddc|z|2)pforr >0.T is said algebraic if there exists a positive currentTonPnsuch thatT=T onCnandT=0 on the hyperplane at infinityH.

Adresses e-mail : [email protected] (F. Elkhadhra), [email protected] (S.K. Mimouni).

1631-073X/$ – see front matter 2005 Académie des sciences. Publié par Elsevier SAS. Tous droits réservés.

doi:10.1016/j.crma.2005.09.003

(2)

It was proved in [1] that ifT is closed and there existsc >0 such thatνT(r)cfor everyr >0 thenT is algebraic.

We prove here the following result:

Theorem 0.1. LetT be a positive current,ddcT 0 of bidimension(p, p)onCnsuch that SuppT ⊂ {z=(z, z)∈ Ck×Cnk, z1}, pk. Then, there existsc >0 such that for everyr >0 we haveνT(r)c. In particular, if T is positive and closed thenT is algebraic.

As a consequence of Theorem 0.1, we have:

Corollary 0.2. LetT be a positive (or negative) psh current of bidimension(p, p)onCn. If there existsc >0 such thatνT(r)cfor everyr >0, thenddcT is an algebraic current.

LetT be a positive current of bidimension(p, p)onCn. We define the degree ofT byδ(T ):=

CnT(ddclog(1+

|z|2))p. IfT is a positive closed algebraic current thenδ(T ) <+∞. We give hereafter a result based on an assumption on the degree ofT:

Theorem 0.3. LetT be a positive currentddcT 0 of bidimension(p, p)onCnsuch that SuppT ⊂ {z=(z, z)∈ Ck×Cnk, z1}, pk. Then, for every k+1j n we haveδ(Tdzjdzj) <+∞. Moreover, if δ(T ) <+∞thenTdzjdzj=0.

Thanks to Choquet’s theorem and to the support theorem for positiveC-flat currents, we have the following gener- alization of a result of [1,4].

Proposition 0.4. LetT be a positive psh (resp.ddcT 0) current of bidimension(p, p)on an open subsetU ofCn such thatTdzjdzj =0 for everyp+1jn. Letπ:zz=(zp+1, . . . , zn)the canonical projection on Cnp. Suppose that the fibersπ1(t )are connected. Then, there existsµU a positive Radan mesure onπ(U )andvt a positive psh function (resp.vt psh) on[z=t]such thatT =

π(U )vt[z=t]U(t ).

By Proposition 0.4, ifT is a closed positive current with a tubular support we prove:

Theorem 0.5. Let T be a closed positive current of bidimension (p, p) on Cn. Let P =(P1, . . . , Pnp) be a polynômial application onCn such that dimP1(t )=pfor every t∈Cnp. Suppose that SuppT ⊂ {PCte}, thenT is algebraic. Moreover, we denote byV (resp.Vi) the space of irreducible components of all different fibers P1(t )inCn, t∈Ck\P (X)(resp. deP1(t ),tP (X)) whereXis the set of critical points ofP. Then there is a unique positive measureµonV =V (

iVi), such thatT =

vV[P1(t )]vdµ(v).

This theorem covers a result of [5] whenT is the current of integration on an hypersurface, and another of [1,4]

whenp=n−1.

1. Introduction

Dans cette Note nous étudions les propriétés algébriques des courants positifs à support dans une bande. SoitT un courant positif de bidimension(p, p)surCn. Le courantT est dit algébrique s’il existe un courant positifT sur Pn tel que T =T sur Cn etT=0 sur l’hyperplan à l’infiniH. D’après [1], si T est positif fermé etνT(r):=

1 r2p

{|z|<r}Tβpcpour toutr >0, avecβ=ddc|z|2la forme de Kähler surCn, alorsT est algébrique.

Théorème 1.1. SoitT un courant positif,ddcT 0 de bidimension(p, p) surCn tel que SuppT ⊂ {z=(z, z)∈ Ck×Cnk, z1}, pk. Alors, il existec >0 telle que pour toutr >0 on aνT(r)c. En particulier, siT est positif fermé alorsT est un courant algébrique.

Démonstration. Sans perte de généralité, on peut supposer que T est de classeC. Si p > k, alorsT =0. En effet le courantT estC-plat donc la trancheT , π, z (π c’est la projection surCk) existe p.pz∈Ck et c’est un

(3)

courant positif deddc-négatif de dimensionpk1 et à support compact, donc d’aprés [3]T , π, z =0 p.pz. Par la formule de tranchage pour les courants C-plats (voir [3]) on a T =0. Supposons maintenant que p=k.

Soit χD(R), χ (t )=1 si |t|1 et χ=0 si |t|>2. Soitβ=ddc|z|2, pour a=(a1, . . . , ap)∈Cp, on pose g(a)=

CnTχ (|z+a|2p. 2i 2g

∂a1∂a1

=

Cn

T ∧ 2i∂2

∂a1∂a1

χ

|z+a|2 βp=

Cn

T∧ 2i∂2

∂z1∂z1

χ

|z+a|2 βp

=

Cn

Tddc

χ (|z+a|2i

2dz2dz2∧ · · · ∧ i

2dzpdzp)

=

Cn

ddcTχ

|z+a|2 βp0.

Il en résulte quea1→ −g(a1,·)est négative et sousharmonique surC, donc elle est constante par rapport àa1et vaut g(0,·). Par itération on ag(a)=g(0)=

CnTχ (|z|2p, et donc

|z|1,zTβpC. Soitj ∈ {p+1, . . . , n}, on poseIj=

CnTχ2(|z|2) ddc|zj|2βp1, alors Ij=

Cn

Tddc

|zj|2χ2

|z|2 βp

Cn

|zj|2Tddc χ2

|z|2

βp1

Cn

T2

|z|2

dc|zj|2βp1

Cn

Td|zj|2dcχ2

|z|2

βp1

=(1)+(2)+(3)+(3).

Comme(1)=

CnTddc(|zj|2χ2(|z|2p)=

CnddcT ∧ |zj|2χ2(|z|2p0, alors on a l’inégalité

Cn

Tχ2

|z|2

ddc|zj|2βp1(2)+(3)+(3). (1)

Le terme (2) est égal à

−2

Cn

|zj|2Tχ2

|z|2 ddcχ

|z|2

βp−1−2

Cn

|zj|2T

|z|2

dcχ

|z|2

βp−1 −2

Cn

|zj|2Tχ

|z|2 ddcχ

|z|2

βp1C

1|z|2

TβpC1.

La constanteCrésulte du fait que|χ|et|χ|sont bornées.

SoitϕD(R), 0ϕ1 etϕ=1 sur suppχ. D’après l’inégalité de Cauchy–Schwarz, le terme|(3)| = |

CnT ∧ 2χ (|z|2)ϕ(|z|2) dχ (|z|2)dc|zj|2βp1|est majoré par :

1 ε

Cn

T ∧2ϕ2

|z|2

|z|2

dcχ

|z|2

βp1+ε

Cn

T ∧2χ2

|z|2

d|zj|2dc|zj|2βp1

donc|(3)|Cε2

1|z|2Tβp+4ε

CnTχ (|z|2) dzjdzjβp1pourε=1/8 et d’après(1), on a

Cn

Tχ2

|z|2

ddc|zj|2βp1C1+8C2+1 2

Cn

Tχ2

|z|2

dzjdzjβp1C3

donc

Cn

Tχ2

|z|2

ddc|z|2βp1(np)C3. (2)

(4)

Pour montrer que

CnTχ2(|z|2)(ddc|z|2)2βp2Cte, on utilise(2)et on récrit la preuve avecddc|z|2βp2à la place deβp1. Donc par récurrence on a

CnTχ2(|z|2)(ddc|z|2)sβpsCtepour tout 1sp.Il en résulte que

|z|1,|z|1Tβp

CnTχ2(|z|2pCte. SoitR >0, on peut recouvrirB(0, r)= {z,|z|< r} par moins de([r] +1)2pcubes unité. Donc

B(0,r)TβpCte([r] +1)2p. En particulier siT est positif fermé alors d’après [1]T est algébrique. 2

Remarque 1. SiT est un courant positif psh alors le Théorème 1.1 tombe en défaut. Ceci résulte du contre-exemple suivant :

SoientD(0,1)le disque unité dansCethune fonction sousharmonique positive surC. Soientf, gD(D(0,1)) 0 de sorte queg(z2)ddc|z2|2ddcf (z2). Considérons le courant T =f (z2) ddc|z1|2+g(z2)(h(z1)+ |z1|2)× ddc|z2|2.Alors,T est un courant positif, psh de bidegré(1,1)et à support dans{(z1, z2)∈C2, |z2|<1}maisνT(r) n’est pas majoré indépendamment der.

2. Conséquence du Théorème 1.1

Comme conséquence du Théorème 1.1, on montre le résultat suivant :

Corollaire 2.1. SoitT un courant positif (ou négatif ) psh de bidimension(p, p)surCn. Supposons qu’il existec >0 tel que pour toutr >0 on aνT(r)c, alorsddcT est un courant algébrique.

Soitψ=log(1+ |z|2)etα=ddcψ. SoitT un courant positif de bidimension(p, p) surCn. On noteδ(T )=

CnTαple degré deT. SiT est fermé etϕune fonction psh, Demailly [2] a introduit le degré généraliséδ(T , ϕ)=

CnTϕp. SiT = [A]est le courant d’intégration sur un ensemble algébrique alorsδ(T ) <+∞. Ce résultat reste vrai pour le cas oùT un courant positif fermé algébrique. Dans ce qui suit on se propose d’étudier quelques propriétés deδ(T )siT est psh ouddcT 0. SoitB(r1, r2)= {z, r1<1+ |z|2< r2}.

Lemme 2.2. SoitT un courant positif de bidimension(p, p)surCn. On suppose qu’il existec >0 tel que pour tout r >0 on aνT(r)c, on a :

(i) SiT est psh, alorsδ(T ) <+∞et les courantT etddcT sont algébriques i.e. les extensions triviauxTetddcT existent surPn. Il existe alors un courantSpositif porté par l’hyperplan à l’infiniHtel queS=ddcTddcT. (ii) SiddcT 0, alors il existec1, c2>0 telle que

B(r1,r2)

Tαpc1+c2

1− 1 r2

p

1− 1 r1

p

+c1logr2 r1

.

SoitT un courant positifddc-négatif et à support dans une bande, alors par le théorème suivant on construit des courants de même nature queT, qui de plus sont de degré fini.

Théorème 2.3. SoitT un courant positifddcT 0 de bidimension(p, p)surCn tel que SuppT ⊂ {z=(z, z)∈ Ck×Cnk,z1}, pk. Alors, pour toutk+1jnon aδ(Tdzjdzj) <+∞. Si de plusδ(T ) <+∞, alorsTdzjdzj=0.

Démonstration. On peut supposer quep=k. On commence par le cas oùδ(T ) <+∞. On considèreχC(R,R) telle queχ=1 sur]–∞,1,1], χ=0 sur[1,9,+∞[et 0−χ2.Alors si on considère la suiteν)ν,ν∈N, définie parψν(z)=χ (2ν1ψ (z)). SoitKν= {z∈Cn; ψ (z)2ν+1}, alorsCn= Kν etKν contenu dans l’intérieur de Kν+1pour toutν. Comme 2ν1ψ (z)1 surKν et2 surCn\Kν+1, on a 0ψν1, ψν=1 sur un voisinage deKν, SuppψνKν+1.De plus

ddcψν= −χ(2ν1ψ (z))

22(ν+1) dcψχ(2ν1ψ (z))

2ν+1 ddcψC 1

22(ν+1)dcψ+ 1 2νddcψ

.

(5)

Alors, on a

Cn

ddclog

1+ |zj|2

Tαp1= lim

ν→∞

Cn

ψνddclog

1+ |zj|2

Tαp1. (3)

La formule de Stokes et le fait queψνlog(1+|zj|2)est à support compact entraîne que le terme négatif

Cnψνlog(1+

|zj|2)ddcTαp1=

Cnddcνlog(1+ |zj|2))αp1est égal à

Kν+1

ψνddclog

1+ |zj|2

Tαp1+

Kν+1\Kν

log

1+ |zj|2

ddcψνTαp1

Kν+1\Kν

dclog

1+ |zj|2

νTαp1+

Kν+1\Kν

dlog

1+ |zj|2

dcψνTαp1. Il en résulte que le terme

Kν+1

ψνddclog

1+ |zj|2

Tαp1 (4)

est majoré par :

Kν+1\Kν

−log

1+ |zj|2

ddcψνTαp1+

Kν+1\Kν

dclog

1+ |zj|2

νTαp1

Kν+1\Kν

dlog

1+ |zj|2

dcψνTαp1.

On note ces trois termes respectivement(a), (b)et(c). Comme log(1+ |zj|2)est bornée sur SuppT et d’après la majoration de−ddcψν, on a l’inégalité suivante :

(a)c1 1

22(ν+1)

{2ν+1ψ2ν+2}

dcψTαp1+ 1 2ν

{2ν+1ψ2ν+2}

Tαp

. (5)

On aδ(T ) <+∞, d’où l’inégalité suivant :

{2ν+1ψ2ν+2}

dcψTαp1=

2ν+2

2ν+1

dt

{ψ=t}

dcψTαp1

=

2ν+2

2ν+1

dt

{ψ<t}

Tαp

2ν+2

2ν+1

dt

{ψ<t}

dcψdTαp1δ(T )2ν+1. (6)

L’inégalité résulte du fait que la deuxième intégrale est négative. Il en résulte que(a)c22δ(T )ν+1 .D’après l’inégalité de Cauchy–Schwarz et (6), on a

(b)ε

Kν+1\Kν

dlog(1+ |zj|2)dclog(1+ |zj|2)Tαp1+1 ε

Kν+1\Kν

νdcψνTαp1

Kν+1\Kν

dzjdzjTαp1+ 1 22(ν+1)ε

Kν+1\Kν

χ2

2ν1ψ (z)

dcψTαp1

Kν+1\Kν

dzjdzjTαp1+ c3δ(T ) 2+1)ε.

(6)

Comme(c)=(b)et d’après (3), (4) et la majoration de(a), on a

Kν+1

ψνddclog

1+ |zj|2

Tαp1

Kν+1\Kν

dzjdzjTαp1+2c3δ(T )

2+1)ε +c2δ(T ) 2ν+1 . Soitε=1/8. On addclog(1+ |zj|2)dzj4dzj sur SuppT, d’où14

Kν+1ν12) dzjdzjTαp12c23νδ(T )+1 +

c2δ(T )

2ν+1 . Par passage à la limite, on a

CndzjdzjTαp1=0.

Sans supposer queδ(T ) <+∞, on montre queδ(Tdzjdzj) <+∞. En effet : on reprend la majoration de(a). D’après Théorème 1 on aνT(r)cpour tout r >0, alors Lemme 4 implique qu’il existec>0 tel que

B(r1,r2)Tαpc+clogrr2

1 on a21ν

{2ν+1ψ2ν+2}Tαp2cν +2cet

{ψ<t}Tαp=

{11+|z|2<et}Tαp c+ct. Il résulte de(6)que

{2ν+1ψ2ν+2}

dcψTαp1c12ν+1+c22+2.

D’après (5), on a(a)2cν+31 +c4. Le reste de la démonstration est la même, donc par passage à la limite on trouve δ(Tdzjdzj)c4.

En utilisant le théorème de support pour les courants positifsC-plats et le théorème de Choquet, on a le résultat suivant démontré par [1,4] dans le cas oùT est positif fermé etp=n−1. 2

Proposition 2.4. SoitT un courant positif psh (resp.ddcT 0) de bidimension(p, p)sur un ouvertUdeCntel que Tdzjdzj=0,pour toutp+1jn. Soitπ:zz=(zp+1, . . . , zn)la projection canonique surCnp. On suppose que les fibresπ1(t )sont connexes. Alors, il existeµU une mesure de Radon positive surπ(U )etvt une fonction positive psh (resp.vt psh) sur[z=t]tel queT =

π(U )vt[z=t]U(t ).

D’après Théorème 2.3 siT est un courant positif,ddc-négatif, à support dans une bande deCn et de degré fini alors on a la conclusion de la Proposition 2.4.

Dans le cas d’un courantT positif fermé de bidimension(p, p)à support tubulaire, en utilisant Proposition 2.4 on montre

Théorème 2.5. SoitT un courant positif fermé de bidimension (p, p) sur Cn. SoitP =(P1, . . . , Pnp)une ap- plication polynômiale surCn tels que dimP1(t )=p pour toutt ∈Cnp. Si SuppT ⊂ {PCte}, alors T est algébrique. De plus si on note parV (resp.V) l’espace des composantes connexes des différentes fibresP1(t )dans Cn, t∈Ck\P (X), (resp. deP1(t ), tP (X)) oùXest l’ensemble des valeurs critiques deP. Alors, il existe une unique mesure positiveµsurV =VV, telle queT =

vV[P1(t )]vdµ(v).

Si T = [X] oùX est une hypersurface alors [5] montre que T est algébrique. Le Théorème 2.5 généralise un résultat de [1,4] dans le cas oùp=n−1.

Remerciements

Nous remercions H. El Mir pour d’utiles conversations qui ont contribué à dégager les idées de ce travail.

Références

[1] M. Blel, S.K. Mimouni, G. Raby, Courants algébriques et courants de Liouville, Prépublication de l’Université de Poitiers, 2000.

[2] J.-P. Demailly, Potential theory in several complex variables, Cours CIMPA, Nice, juillet 1989.

[3] K. Dabbek, F. Elkhadhra, H. El Mir, On the extension of PSH currents, Math. Z. 245 (2003) 455–481.

[4] S.K. Mimouni, Théorème de type Liouville pour les courants positifs fermés, C. R. Acad. Sci. Paris, Sér. I (2000) 611–616.

[5] M.T. Togni, Sur les espaces de Liouvilles, Thèse d’Université de Bordeaux I, 1996, pp. 361–376.

Références

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