REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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DEPARTEMENT DE GENIE DE L’ENVIRONNEMENT
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Option : Aménagement et Protection de l’Environnement
RAPPORT DE FIN DE CYCLE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
Thème
Rédigé par :
Bignon Oscar HOUNGUE
Maître de stage Superviseur
Dr Victor GBEDO
Spécialiste en Environnement Santé et Développement
Directeur DCAM/BETHESDA
Dr. Elisabeth YEHOUENOU A. PAZOU Biologiste Environnementaliste
Ecotoxicologue
Maître de Conférences des Universités (C.A.M.E.S)
Département de GEn/EPAC
9ème Promotion
ANNEE ACADEMIQUE
: 2015-2016
ETUDE DIAGNOSTIQUE SUR L’ETAT DE SALUBRITE DE XWLACODJI PLAGE A
COTONOU
II
Réalisé par Oscar HOUNGUE
DEDICACE
Je dédie le présent mémoire à mes parents :
mon père HOUNGUE Azin, le seigneur réalise tes rêves, ton désir de voir tes enfants évoluer, reçois ce travail comme le fruit de tes efforts et sacrifices. Puisse Dieu t’accorder une longévité afin que tu bénéficies des fruits de tes entrailles.
ma mère ADIGBAN Julienne : femme combattante, voici le fruit de tes multiples efforts. Le seigneur Dieu Tout puissant écoute et exauce de plus en plus ta prière ;
III
Réalisé par Oscar HOUNGUE
REMERCIEMENTS
Mes profondes reconnaissances et sincères remerciements s’adressent à tous ceux qui de près ou de loin, ont œuvré pour la réalisation du présent mémoire. Il s’agit notamment de:
Professeur Elisabeth YEHOUENOU AZEHOUN PAZOU Biologiste - Environnementaliste Ecotoxicologue, Maître de Conférences des Universités (C.A.M.E.S) Département de GEn /EPAC pour avoir accepté de diriger ce travail malgré ses multiples occupations. Que Dieu et la grâce du Seigneur vous comblent;
mon maître de stage Dr Victor GBEDO, Directeur de DCAM/BETHESDA, pour avoir accepté de nous accorder cette opportunité de stage en vue de rédiger notre rapport de fin de formation et pour sa disponibilité à nous écouter malgré ses multiples occupations. Que le Seigneur vous récompense en retour;
M. AKOHO Etienne pour avoir accepté de me guider pour la réussite de ce travail ; Tout le personnel de DCAM/BETHESDA.
Mes sincères remerciements vont à l’endroit du :
Professeur ADJAKPA Jacques, Enseignant-chercheur à l’EPAC, Maître de Conférences des Universités (C.A.M.E.S), Chef du Département de Génie de l’Environnement ;
Professeur Clément BONOU, ancien Directeur Adjoint de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
Tous les enseignants chercheurs et techniciens de l’EPAC, en particulier ceux du Département de Génie de l’Environnement pour leur exigence du travail bien fait, leur rigueur scientifique et leur esprit d’organisation au cours des trois années de formation ; M. HOUNKPONOU Ferdinand pour avoir accepté de me guider pour la réussite de ce travail ;
Tous mes frères et sœurs de m’avoir soutenu du début jusqu’à ce jour
Tous les camarades de l’EPAC en particulier ceux de la 9eme promotion du Département de Génie de l’Environnement pour les trois années passées ensemble Je ne peux achever mes remerciements sans rendre hommage à tous les enseignants qui ont contribué à mon instruction, depuis le cours d’initiation jusqu’à l’université. Que l’éternel vous comble de sa grâce
IV
Réalisé par Oscar HOUNGUE
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ... I REMERCIEMENTS ... III TABLE DES MATIERES ... IV Liste des sigles et abréviations ... VI Liste des Figures ... VII RESUME ... VIII ABSTRACT ... IX
INTRODUCTION ... 1
INTRODUCTION GENERALE ... 2
CHAPITRE I : ... 3
CONTEXTE DE L’ETUDE : CONTEXTE DE L’ETUDE ... 3
1.1 Problématique ... 4
1.2. Objectifs et hypothèses de recherches ... 6
1.2.1 Objectif général ... 6
1.2.2 Objectifs spécifique et hypothèse ... 6
1.2.3. Revue de littérature ... 6
1.3. GENERALITES SUR LES DECHETS SOLIDES MENAGERS ... 7
1.3.1 Clarification conceptuelle ... 7
1.4.2. Cadre juridique et institutionnel de la Gestion des Déchets Solides Ménagers au Bénin. .. 10
1.4.2.1 Cadre juridique de la Gestion des Déchets Solides Ménagers au Bénin. ... 10
1.4.2.2. Cadre institutionnel de la Gestion des Déchets Solides Ménagers au Bénin. ... 10
Le Gouvernement ... 11
Le Ministère du cadre de vie et du développement durable ... 11
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE, APPROCHE METHODOLOGIQUE... 15
2.1. PRESENTATION DU CADRE D’ETUDE... 16
2.1.1. Situation Géographique ... 16
2.1.2. Données climatiques ... 16
2.1.3. Données physique et démographique ... 16
2.1.4. Caractéristiques socio-économiques ... 17
Cas du quartier de Xwlacodji plage ... 17
2.1.5. Présentation de la structure d’accueil (DCAM-BETHESDA) ... 20
2.2.1 Matériel utilisé ... 22
V
Réalisé par Oscar HOUNGUE
2.2.2. Méthode de travail... 22
2.2.2.1. La recherche documentaire ... 22
2.2.2.2. Techniques et outils de collectes de données ... 23
2.2.2.3. Groupe cible ... 24
2.2.2.4. Echantillonnage ... 25
2.2.2.5. Méthodes de traitement et d’analyse des données ... 25
CHAPITRE III : RESULTATS-DISCUSSIONS -SUGGESTIONS ... 27
3.1. RESULTATS ... 28
MODE DE GESTION DES DSM A COTONOU ... 28
Caractérisation des déchets solides ménagers de Xwlacodji plage ... 30
Les causes liées à l’insalubrité de Xwlacodji ... 32
LES IMPACTS DE LA GESTION DES DSM DANS LA LOCALITE DE XWLACODJI PLAGE ... 38
3.2. Discussion ... 39
3.3. SUGGESTIONS ... 40
CONCLUSION ... 43
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ... 45
ANNEXES ... i
... i
ANNEXES 1 ... ii
QUESTIONNAIRE DE RECHERCHES DES MENAGES ... ii
ANNEXES 2 ... vi
ANNEXES 3 ... vii
VI
Réalisé par Oscar HOUNGUE
Liste des sigles et abréviations
ABE : Agence Béninoise pour l’Environnement
COGEDA : Coordination des Ong de Gestion des Déchets et de l’assainissement DCAM : Développement Communautaire et Assainissement du Milieu
DF : Décharge Finale
DSM : Déchet solide ménager
DST : Direction des Services Techniques EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi GEn : Génie de l’Environnement
INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique JAK : Joseph ADJIGNON KEKE
MS : Ministère de la Santé
OMS : Organisation Mondiale pour la Santé ONG : Organisation Non Gouvernementale
PGDSM : Projet de Gestion des Déchets Solides Ménagers PGUD : Projet de Gestion Urbaine Décentralisée
PUGEMU : Projet d’Urgence de Gestion Environnementale en Milieu Urbain PR : Point de Regroupement
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitation TPC : Terres Pleins Centraux
JAK : Joseph ADJIGNON KEKE
VII
Réalisé par Oscar HOUNGUE
Liste des Figures
Figure 1 : Plan de la ville de Cotonou avec la localisation de Xwlacodji plage... 19
Figure 2: graphe du secteur montrant l’expression en pourcentage de l’opinion des populations sur l’état de leur cadre de vie………30
Figure3: Caractérisation des déchets solides ménagers de Xwlacodji plage………….……….…31
Figure 4 : Les causes de l’insalubrité de Xwlacodji plage ... 32
Figure 5: Taux d’abonnement des ménages de Xwlacodji plage ... 33
Figure 6: Répartition des ménages de Xwlacodji suivant leur système du mode de gestion des excréta……….……….……..36
Figure 7 : Impact des DSM sur l’environnement ... 39
Liste des photos Photo 1 : Camion lève conteneur pour la collecte des DSM des PR vers les DF………29
Photo 2 : Camion benne tasseuse utilisé pour la collecte des déchets des PR vers la DF ... 29
Photo 3 : outils de travail de l’ONG ES SANTE ... 34
Photo 4 : Vue partielle d’un dépotoir sauvage ... 35
Photo 5 : Etat d’une voie ensablée……… ... 35
Photo 6 : Etat d’une voie restreinte………..……….35
Photo 7 : Mode de gestion des excrétas ... 37
Photo 8:eaux coulées des abords des clôtures……….. ... 38
Photo 9 :eaux conduite par les tuyaux dans la lagune………...38
Liste des Tableaux Tableau I : Objectifs spécifiques et hypothèses de recherche ... 6
Tableau II : Centres de documentation visités, natures des documents et types d’informations recueillies ... 23
Tableau III: Techniques et outils de collecte des données ... 24
Tableau IV: les groupes cibles et leur effectifs ... 25
VIII
Réalisé par Oscar HOUNGUE
RESUME
Pour contribuer à l’amélioration de la gestion des Déchets Solides Ménagers (DSM) dans le quartier Xwlacodji du 5ème arrondissement de Cotonou, un état des lieux et une analyse ont été faits. Après évaluation du mode de gestion actuel des DSM dans la ville de Cotonou, la méthodologie adoptée a consisté en la recherche documentaire ; la visite des sites de l’étude et des entretiens, compte tenu de l’absence d’une liste exhaustive de nos enquêtes, pour l’échantillonnage, il a été adopté la méthode du choix raisonné. Selon les résultats obtenus, la population de Xwlacodji plage enquêtée estime leur cadre de vie peu salubre soit 64% des enquêtés et produit 19,92 tonnes de DSM par jour.
Après une caractérisation de ces déchets on a remarqué que les plastiques sont majoritairement produits soit 41,5% et cela est dû à l’incivisme non seulement de la population qui jette anarchiquement des ordures sur la plage mais aussi des campeurs le bord des plages qui laissent derrière eux d’énorme quantité de sachets plastiques qui ont préalablement servis pour contenir leur nourriture et leurs boissons. Il faut noter également que le manque de latrine publique amène la majorité de la population soit 95% à déféquer sur la berge de la plage. Cet état de chose est surtout dû au non abonnement de la population aux structures de pré collecte et à l’inexistence d’un point de regroupement officiel dans le quartier. Par ailleurs cette mauvaise gestion des DSM a d’une part comme impact sur l’environnement, la prolifération des dépotoirs sauvages, la pollution de la lagune, de la mer et de l’air et d’autre comme impact sur la santé, nous avons la contamination des espèces vivantes dans ces écosystèmes, la prolifération d’insectes nuisibles vecteurs de plusieurs maladies d’origine microbienne comme la peste, le paludisme, la diarrhée etc. Pour améliorer le système de gestion des DSM dans le quartier Xwlacodji plage, il faut revoir la stratégie de gestion des DSM et chaque acteur doit jouer correctement son rôle.
Mots clés : Déchet solide ménager, non abonnement, Xwlacodji Bénin
IX
Réalisé par Oscar HOUNGUE ABSTRACT
To improve household solid waste management in the 5th Xwlacodji locality in Cotonou municipality, an inventory and an analysis has been made. After evaluation of MSW management in of Cotonou municipality methodology adopted are documentary, area visit and interviews. Results shown that 64% of Xwlacodji beach population left in an unhealthy envirironment producted 19,92 tons of MSW per day .
After waste characterization, we noted that plastics are mostly product (41.5%) and is due to unreliability of the population which throws garbage on the see beach and also campers which leave behind them plastic bag waste used for food and drinks. It should also noted missing of public latrine, 95% of the population defecated on the sea beach. This state is mainly due to the non-subscription of the population to pre-collection structures and missing of official collection point in the locality. Moreover, the poor solid waste have an environment impact, dumpsite proliferation, lagoo sed air pollution and impact on health species living in these ecosystems contamination, we have the pests insect proliferation such as several diseases vectors like, malaria, diarrhea etc To improve the poor management of MSW in the Xwlacodji locality, it is necessary to review MSW management strategy actor. Also each must plays correctly their role.
Keywords: Garbage , none subscription, Xwlacodji Benin
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
INTRODUCTION
2
Réalisé par Oscar HOUNGUE
INTRODUCTION GENERALE
La gestion des déchets solides ménagers reste un grand défi pour les municipalités africaines de manière générale et notamment pour celles du Bénin. Celles-ci rencontrent d’importantes difficultés pour assumer correctement ce service, alors que les lois de décentralisation leur ont conféré cette responsabilité. Ces municipalités sont confrontées à une forte croissance de la population, ainsi qu’à une évolution des modes de consommation qui se traduit par une augmentation du volume des déchets. Cette situation, dont les effets sont visibles par tous, engendre des nuisances importantes pour les habitants et a des conséquences néfastes sur la santé des populations, sur l’environnement et sur les ressources naturelles. Ces dernières décennies, la ville de Cotonou qui est la capitale économique du Bénin, n’a cessé de croître en raison de phénomènes migratoires très importants liés à différents facteurs (DST Cotonou, 2016). Cet accroissement de la population a entraîné une extension anarchique de la ville de Cotonou sans que des infrastructures adéquates d’assainissement ne suivent. Le corollaire de cette situation est l’importance actuelle de la production de déchets, des pollutions et nuisances qui y sont attachées et des difficultés de leur gestion. La problématique des déchets urbains est vue par les profanes comme une banalité. Alors que l’on s’aperçoit chaque jour que les ordures nous submergent dans nos rues et nos habitations et qu’elles constituent un fléau quotidien dangereux pour la santé, auquel il faut trouver une solution dans l’immédiat. Dans la recherche de ces solutions, les différentes parties (populations, Municipalités) se rejettent chacun la responsabilité.
En effet, la ville de Cotonou est confrontée à ce même problème. Les ménages de Xwlacodji plage jettent les ordures dans les endroits non appropriés, dans les rues, le long des cours d'eau, dans la lagune. Ainsi, on assiste de plus en plus à des créations des décharges sauvages dans cette partie de la ville.
Tous ces facteurs pré abordés entraînent une dégradation du cadre de vie des populations.
La question clé à laquelle va répondre cette étude est de comprendre le fonctionnement du système de gestion des déchets solide ménager de Xwlacodji plage.
3
Réalisé par Oscar HOUNGUE
CHAPITRE I :
CONTEXTE DE L’ETUDE
4
Réalisé par Oscar HOUNGUE
1.1 Problématique
En cette aube du 3ème millénaire, les pays africains tentent de relever de nombreux défis dont la lutte contre la pauvreté, les pandémies telles que le sida et le paludisme, la distribution rationnelle et équitable de l'eau potable et de l'énergie, l'octroi à leur population d'une éducation convenable et conforme aux normes internationales, la lutte contre le chômage et autres. Cette situation se complique encore à cause de l'urbanisation rapide et galopante que connaît le continent, avec un taux de croissance démographique d'environ 5% par an (Onibokun, 2001).
Cette urbanisation incontrôlée, selon le rapport d'activités du Relais pour le développement Urbain Participé (RUP, 2003), est source de nombreux maux : violence, dépravation des mœurs, installation anarchique des populations dans des zones non viables, accroissement de la pauvreté. Elle pose également des problèmes en ce qui concerne l'assainissement et la salubrité qui, pour être tous deux effectifs, nécessitent une bonne gestion des déchets urbains. Le Bénin fait de nombreux efforts pour résorber le problème, sans toutefois aboutir à des résultats globalement satisfaisants. Le taux d'évacuation pour tout le Bénin est de 17% avec 39% en milieu urbain et 3% en milieu rural (HOUNKPATIN et KOTTIN, 2009).
La ville de Cotonou, capitale économique du Bénin, est un excellent exemple en ce qui concerne la mauvaise gestion des DSM. Pendant que des populations dans les quartiers tels que les Cocotiers, Cadjehoun ou la Haie-Vive vivent dans un environnement sain, grâce à la pré- collecte régulière de leurs DSM, des quartiers comme Tanto, Yagbé ou Ladji sont carrément remplis par les DSM, qui gagnent de l'espace sur les habitations. L'origine du mal remonte à la crise économique des années 80 qui s'est soldée par une réduction du budget consacré à la gestion des DSM (DST Cotonou, 2016). La voirie qui à l'époque, était la seule structure chargée de la gestion des ordures dans la ville de Cotonou s'est donc vue dans l'impossibilité d'assurer ce service qui lui incombait. A ce problème est venu se greffer celui d'une croissance urbaine galopante due à des migrations tant internes qu'externes. Suite à ces événements, la quantité de déchets produits s'est accrue et leur gestion est devenue malaisée (HOUNKPATIN, KOTTIN 2009).
Face à l'ampleur des désagréments qu’engendre cette situation et l'éventualité d'y gagner de l'argent, les jeunes sans emploi se sont regroupés en ONG pour suppléer la voirie. Le rôle de la mairie dans la gestion des DSM s'est renforcé du fait de la décentralisation. Ainsi, avec l'appui de quelques micros- entreprises privées et des ONG, la mairie s'emploie à résoudre les énormes problèmes qu'induit la mauvaise gestion des DSM. Des formations ont été organisées à l'endroit
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
des ONG principalement par Oxfam-Québec grâce à l'Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) afin d'améliorer la qualité de leurs prestations (DST Cotonou, 2016). Leur service consiste à collecter les ordures des ménages de porte à porte à un point de regroupement. Cette opération a plus ou moins eu de succès dans la ville de Cotonou, car de 48,38% en 2003, le taux d'abonnement des ménages est passé à 64,86% pour toute la ville de Cotonou. (Oxfam- Québec, 2007).
Cependant, des efforts restent encore à fournir. En effet, jusqu'à ce jour les éboueurs vont déverser les DSM collectés ailleurs dans certains quartiers sur la demande de leurs propres habitants, de sorte qu'ils constituent le réceptacle de toutes sortes de déchets. Cette situation est renforcée par l'insuffisance de points de regroupement aménagés dans la ville soit 6 sur 45 estimés par le guide pratique de la gestion des DSM à Cotonou (Mairie de Cotonou, 2004.).
Tous ces comportements accroissent les risques de pathologie que provoquent les DSM. De fait, l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS, 2006) estime que dans le tiers- monde, plus de 80% des maladies sont liées à un cadre de vie malsain. Des études effectuées (Aïssi, 1992) ont révélé que les puits de Cotonou sont infiltrés pour la plupart par les lexiviats des déchets solides (enfouis dans le sol) et par les déchets liquides et matières fécales; ainsi étant donné la faible profondeur de la nappe phréatique (oscillant entre 0 et 2 m), sa contamination par ces déchets est immédiate.
En raison de tous ces désagréments, il est urgent de déterminer une politique applicable et suffisamment pertinente pour réduire efficacement la prolifération des DSM dans la ville de Cotonou. Dans cette optique, la présente étude se propose d'élaborer un cadre adéquat de planification de la pré-collecte des DSM dans la ville de Cotonou afin d'aider la mairie à atteindre ses objectifs en matière de gestion des DSM. Elle comprend trois grands chapitres.
Le premier chapitre donne un aperçu sur le contexte de l’étude. Le second aborde la présentation du cadre de l’étude et l’approche méthodologique. Le dernier chapitre est consacré aux résultats, analyses discussion et aux suggestions
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
1.2. Objectifs et hypothèses de recherches
Pour aborder l’étude de ce thème, nous avons retenu un objectif général, des objectifs spécifiques et des hypothèses (ces hypothèses ont été formulées selon les objectifs de cette recherche)
1.2.1 Objectif général
L’objectif général que vise la présente étude est de comprendre le fonctionnement du système de gestion des déchets solides ménagers de Xwlacodji plage
1.2.2 Objectifs spécifique et hypothèse
Tableau I : Objectifs spécifiques et hypothèses de recherche Source : HOUNGUE 2016
Objectifs spécifiques Hypothèses
Faire une caractérisation des déchets présents sur la plage de Xwlacodji
Il existe toutes sortes de déchets (solide ménager, plastique et fécaux) sur la plage de Xwlacodji.
Identifier les causes de l’insalubrité L’insalubrité observée à Xwlacodji est due à l’absence d’un système organisé de gestion des déchets.
Proposer une stratégie de bonne gestion des déchets à Xwlacodji plage
La pré-collecte régulière va contribuer à une solution durable contre l’insalubrité observée sur la plage de Xwlacodji.
1.2.3. Revue de littérature
La problématique de l'insalubrité des espaces urbains africains en général, et du Bénin en particulier, liée notamment à la gestion des déchets solides urbains a été analysée sous plusieurs angles par différents auteurs, qui l'ont successivement abordée, en insistant chacun sur l'aspect qui lui paraissait pertinent.
Selon Fara-Fawcett Christelle Nikè PHILLIPE (2005), la gestion des DSM est un problème social. Vu sous cet angle, l’efficacité de cette gestion nécessite la volonté politique, une bonne organisation administrative et technique et surtout l’implication des populations génératrices de ces déchets.
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
OKOU (1982) cité par GBEDO (2002), il a étudié les conditions de production des cultures maraîchères dans la région de Cotonou, Porto-Novo et a abordé les problèmes liés à l’utilisation des ordures ménagères. Cette étude était faite dans une période où la croissance de la ville n’était accélérée. Du coût, elle mérite d’être reprise compte tenu du développement urbain actuel de la ville.
TONON Fidèl (1987), l’auteur a eu à faire une analyse de l’état d’assainissement de Cotonou.
Il a mis l’accent sur le fait qu’une politique de gestion des déchets ne doit pas être vue sous les seuls angles techniques et économiques, mais doit tenir compte des paramètres tels que les caractéristiques de l’espace urbain, les valeurs culturelles. Pour finir l’auteur émet des suggestions pouvant permettre l’amélioration de la gestion des DSM à Cotonou.
DESSAU (1997), son étude a été réalisée sur la gestion des déchets solides à Cotonou et porto Novo afin de contribuer à l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations de Cotonou et de Porto-Novo en particulier et de tout le Bénin en général. Cette étude a permis la caractérisation des DSM produit dans ces deux (2) villes. Elle a aussi proposé des schémas de pré collecte, de collecte et de traitement des DSM.
NDIAYE (2005) met aussi l’accent sur le rôle ’important des collectivités locales urbaines à reconstruire de manière concertée une nouvelle stratégie de gestion durable des ordures ménagères. Leurs initiatives doivent être validées pour relayer l’action des services de l’état et de la municipalité
AHODEDE et GNAHO (2014) démontrent que l’existence des dépotoirs sauvages est l’une des variables qui influence significativement la probabilité qu’un chef de ménage décide s’abonner au service des ONG de pré-collecte des DSM dans le 6ème arrondissement de Cotonou
1.3. GENERALITES SUR LES DECHETS SOLIDES MENAGERS 1.3.1 Clarification conceptuelle
Insalubrité : selon le dictionnaire Le Petit Larousse (2007), l’insalubrité, c’est l’état de ce qui est insalubre, nuisible à la santé, malsain. Dans la municipalité de Cotonou, l’insalubrité peut être assimilée à la présence de dépotoirs sauvages, de tas d’immondices, l’encombrement des rues et des places publiques par les déchets de tous genres (solide et liquide)
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Assainissement : l’OMS (2006) définit l’assainissement comme l’action visant à l’amélioration de toutes les conditions qui, dans le milieu physique de la vie humaine influent ou sont susceptibles d’influencer défavorablement sur un bien-être physique, mental et social. Dans la municipalité de Cotonou, l’assainissement s’assimile à l’ensemble des moyens mis en œuvre pour rendre la ville propre et attrayante afin de garantir un mieux-être aux populations et aussi l’attrait des touristes et investisseurs.
Urbanisation : Selon le dictionnaire Le Petit Larousse (2007), c’est l’aménagement d’un site en vue de développer ou de créer une agglomération urbaine ; c’est aussi la conception croissante des populations dans des agglomérations de type urbain (Soule 1996)
Environnement : Signifiant d’abord « contexte immédiat », le terme d’environnement a pris un sens plus large. Au-delà du milieu naturel avec lequel il était confondu, l’environnement englobe aujourd’hui le cadre de vie complexe que l’homme a façonné depuis ses origines. C’est pourquoi on parle maintenant de gérer l’environnement que de le protéger. (ESSOU, 2003) La Loi-cadre sur l’environnement de la République du Bénin le définit en son article 2 alinéa 5, comme « L’ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que les facteurs économiques, sociaux et culturels qui influencent sur les êtres vivants et que ceux-ci peuvent modifier » (ABE, 1999)
Déchets : Dans son ouvrage ‘’la gestion des déchets’’ édition Flammarion 1995, Philippe PICHAT écrit que « le mot déchet, apparu au 14ème siècle, vient du verbe déchoir qui traduit la diminution de valeur d’une matière, d’un objet, jusqu’au point où ils deviennent inutilisable en un lieu et en un temps donné. »
L’évocation du mot déchet renvoie donc à tout ce qui a perdu de la valeur.
Selon le décret No 2002-484 du 15 novembre 2002 on attend par déchet tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou destiné à l'abandon.
Déchets solides ménagers (DSM) : Selon la loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin (art 66, 1999), un déchet est toute substance ou tout résidu issu de l’activité ou d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, ou tout bien meuble abandonné ou destiné à l’abandon.
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Ordures ménagères : Déchets que l’on retrouve dans les poubelles des particuliers, ils émanent donc de la vie quotidienne de ménages. (HOUNKPATIN et KOTTIN, 2009).
Pré-collecte : c’est l’opération par laquelle les charretiers (ouvriers qui collectent de maison en maison les déchets produits par les ménages) ramassent les déchets pour les reverser aux points de regroupement aménagés à cet effet (Jack Bot 2010).
HEBETTE (1996) indique qu’il existe deux modes de pré-collecte en Afrique subsaharienne : soit la pré-collecte par apport volontaire où les usagers apportent eux-mêmes leurs déchets vers les espaces de regroupement, soit la pré-collecte en porte à porte où le secteur informel reprend les déchets pour les acheminer à l’aide des charrettes vers des espaces de regroupement.
Dans le système actuel de gestion des DSM à Cotonou, la pré-collecte fait partie des trois maillons essentiels de la chaîne de gestion des déchets.
Il faut noter que la pré-collecte est pratiquée quand les quartiers sont inaccessibles aux véhicules de collecte et/ou la densité de la population est très faible.
Collecte : Deuxième maillon de la chaîne de gestion des DSM, la collecte est l’ensemble des opérations entrant dans le processus d’enlèvement des déchets des poubelles jusqu’à un lieu extérieur à la source de production. Ce lieu peut être une décharge ou un point de regroupement (Jack Bot 2010).
Point de regroupement : c’est l’emplacement pour la pré-collecte porte-à-porte équipé d’un ou plusieurs conteneur (s) affecté aux pré-collecteurs de DSM. www.valdem.fr.
Dépotoirs sauvages : C’est un dépôt clandestin des déchets réalisés par des particuliers ou des entreprises sans autorisation communale au titre de la légalisation sur les installations ou dans les lieux non indiqués. Ces déchets sont déposés dans des conditions qui ne respectent pas les règles de la décharge contrôlée (PUGEMU, 2012).
Enfouissement : C’est l’opération qui consiste à mettre sous terre les ordures (DST de Cotonou, 2016)
Excréta : Ensemble des déchets de la nutrition qui sont rejetés par et hors du corps (Jack Bot 2010).
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
1.4.2. Cadre juridique et institutionnel de la Gestion des Déchets Solides Ménagers au Bénin.
1.4.2.1 Cadre juridique de la Gestion des Déchets Solides Ménagers au Bénin.
Plusieurs textes légaux et réglementaires régissent la gestion des déchets solides ménagers au Bénin. Au nombre de ces lois on peut citer :
La constitution de la république du Bénin qui définit en ses articles 27, 28, 29,74 et 98 les attitudes à adopter afin de garantir un environnement sain pour tous.
La loi-cadre sur l’environnement dont les chapitres1, 2,3 du titre IV traitent de la gestion des déchets solides ménagers.
La loi 87-15 du 21 septembre 1987 portant code d’hygiène publique et son décret d’application n° 97-616 du 18 décembre 1987 qui réglementent le comportement à adopter en matière d’hygiène sur la voie publique, dans les habitations et qui en son article 97 réprimande le mélange des déchets solides ménagers avec ceux issus des hôpitaux.
La loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin qui confère à la commune, les compétences propres en matière de développement local ; d’environnement, d’hygiène et de salubrité.
Le décret 2003-332 du 27 Août 2003 portant gestion des déchets solides ménagers en République du Bénin. Suivant ce décret, l’intervention dans les activités de ramassage et d’évacuation des déchets est conditionnée par une autorisation. Les autorisations sont délivrées surplace par les services de la ville sur présentation des documents statutaires de l’ONG ou de l’Association et du numéro d’enregistrement du Ministère de l’Intérieur via la Préfecture. Ce décret confirme en son article 48, le pouvoir donné au conseil municipal ou communal de fixer par règlement, les mesures adéquates pour la gestion des déchets ainsi que les modalités de leur enlèvement.
1.4.2.2. Cadre institutionnel de la Gestion des Déchets Solides Ménagers au Bénin.
Les différents acteurs de la gestion des déchets solides ménagers sont ciblés dans le décret 2003- 332 portant gestion des déchets solides ménagers en République du Bénin. Au nombre des acteurs on peut citer :
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Le Gouvernement
Il donne les orientations nationales en matière de gestion des déchets solides ménagers. A travers les décrets il:
réglemente les modalités et techniques de gestion des déchets solides ménagers ;
interdit la détention des déchets au-delà d’une certaine quantité ;
autorise le recours à l’expropriation pour cause d’utilité publique des biens immeubles nécessaires à l’implantation des installations de gestion des déchets solides ménagers.
Le Ministère du cadre de vie et du développement durable
Il est chargé de définir et de mettre en œuvre les politiques de l’Etat en matière d’environnement et de protection de la nature. Il vient en appui aux communes pour renforcer leur capacité technique dans la gestion des déchets solides ménagers à travers la mise en place des polices environnementales ;
L’Agence Béninoise pour l’Environnement (ABE)
Créée par décret 95-47 du 20 février 1995 sous la tutelle de l’ex MEHU, elle est chargée de mettre en œuvre la politique nationale en matière d’environnement. Elle veille à l’intégration de l’environnement dans les programmes, les plans et projets en vue d’un développement durable.
Le Ministère de la Santé (MS)
Le Ministère de la Santé est impliqué dans les travaux d’assainissement de base, la promotion des technologies d’assainissement à faible coût et l’éducation en matière d’hygiène du milieu à travers la Direction de l’Hygiène et de l’Assainissement de Base et les Services Départementaux d’Hygiène et d’Assainissement de Base.
Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique
Il s’occupe de l’organisation des mouvements associatifs donc c’est lui qui donne un caractère légal à l’existence des structures non gouvernementales ou associations.
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Le Ministère de la Décentralisation ; de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire
C’est le Ministère de tutelle des collectivités territoriales. Il est chargé de veiller au bon fonctionnement des collectivités territoriales qui ont la charge de l’amélioration des conditions de vie des populations. Il faut souligner qu’en complément de la reconnaissance officielle, les ONG doivent encore recevoir des autorités locales une autorisation d’exercice sur partie ou tout le territoire communal). Les Communes
Au terme du chapitre III de la loi N°97-029 du 15 janvier 1999, les communes disposent des compétences en matière de gestion des déchets solides ménagers. C’est le service technique qui assume la conduite des activités de gestion des déchets.
Les Communes
Dans le contexte de la décentralisation, les principaux acteurs de la planification et de l’action environnementale, sont les autorités communales. Conformément à la loi no97-029 du 15 janvier 1999, portant organisation des communes au Bénin, la commune concourt avec l’Etat et les autres collectivités, à l’administration et à l’aménagement du territoire ainsi qu’à la protection de l’environnement (art 82).
Dans le cadre précis de cette étude, la commune est chargée de :
La collecte et le traitement des déchets solides autres que les déchets industriels ;
La création et, l’entretien des plantations, des espaces verts ainsi que tout aménagement public visant à l’amélioration du cadre de vie ;
L’exécution de la politique nationale de lutte contre la pollution.
Les Organisations Non Gouvernementales (ONG)
Elles constituent une opportunité pour appuyer les communes dans la pré-collecte des déchets.
Même si leur activité n’est pas rémunérée par la Mairie, elles doivent avoir une autorisation d’exercice délivrée par les autorités de la commune ou elles interviennent. Le cadre juridique et institutionnel ainsi présenté comporte certes des insuffisances mais constitue une base importante pour conduire les activités d’assainissement et de gestion des déchets dans les communes. Le plus important est de veiller à établir une synergie entre les différentes actions
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
des intervenants dans la gestion des déchets solides ménagers. En effet, la mauvaise coordination des actions et les conflits d’attribution liés à une mauvaise connaissance du domaine d’intervention de chaque acteur entrainent souvent des situations de blocage déplorables. Or les textes clarifient les domaines d’intervention et établissent les niveaux de responsabilité de chaque acteur. Il convient de veiller à ce que chacun exerce ses activités dans le cadre de ses prérogatives et qu’en cas de vide juridique, on fasse en sorte que des arrangements fonctionnels soient trouvés en attendant les réformes institutionnelles.
La COGEDA Elle a pour objectif de :
promouvoir le rôle des ONG de pré-collecte dans le cadre de l’assainissement de la ville de Cotonou ;
représenter l’intérêt des membres au niveau de la ville de Cotonou ;
fournir les informations permettant à la ville de Cotonou d’exercer son rôle de suivi, de pré-collecte ;
renforcer la concentration, la coopération et le partenariat entre les membres ;
rechercher du financement pour accroître les capacités opérationnelles (matérielle, technique et financière) des membres ;
doter la COGEDA de moyens suffisants pour la réalisation des objectifs ;
assurer une formation continue et régulière des structures membres de la COGEDA
appuyer les ONG de gestion des DSM des autres grandes villes du Bénin à constituer une coordination ;
représenter les membres auprès des partenaires au développement soucieux de soutenir la gestion des DSM à Cotonou ;
coordonner les actions entre les membres et les structures publiques (Police sanitaire et environnementale) en vue du respect de la réglementation en vigueur ;
analyser la capacité et les conditions de la participation des membres au financement de la filière des DSM.
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Les Coopératives de pré-collecte
Ce sont pour la plupart des ONG. Elles assurent la collecte de 30 tonnes de déchets par jour, soit 7% de la production journalière de la ville (COGEDA) elle intervient dans les quartiers centraux de la ville et pratique du porte à porte pour les abonnés.
Les ménages
Ils constituent, les principaux producteurs de DSM. Ces DSM sont ensuite stockés dans les bacs à ordure ou les poubelles afin qu’ils soient collectés par les structures de pré-collecte auxquelles ces ménages sont pour la plupart abonnés.
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE, APPROCHE
METHODOLOGIQUE
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2.1. PRESENTATION DU CADRE D’ETUDE 2.1.1. Situation Géographique
Cotonou, capitale économique du Bénin, est la ville choisie pour mener cette étude. Elle est positionnée au croisement des parallèles 6°20 et 6°24 de latitude Nord et des méridiens 2°20 et 2°29 de longitude Est. Elle est située à l'extrémité sud du Bénin, en bordure de l'Océan Atlantique. Elle s'étend sur 10 km à l'ouest, où elle est limitée par la commune d'Abomey- Calavi, et sur 6 km à l'Est en côtoyant la commune de Sèmè-Kpodji. Au Nord et au Sud, la ville a deux limites naturelles qui sont respectivement le lac Nokoué et l'Océan Atlantique.
2.1.2. Données climatiques
Le climat est de type équatorial avec une alternance de deux saisons pluvieuses et de deux saisons sèches
Selon TONON (1987), la composition et les caractéristiques des déchets sont marquées par certains facteurs climatiques tels que les précipitations, les températures, l’humidité relative et la direction des vents. Il est donc nécessaire d’étudier ces facteurs afin d’en tenir compte dans la définition d’une politique de gestion des déchets.
Cotonou jouit d’un climat subéquatorial, chaud et humide de par sa situation dans le golfe de Guinée. Le régime pluviométrique comporte quatre saisons plus ou moins tranchées (TONON, 1987), qui sont :
la grande saison pluvieuse qui va de Mars à mi-Juillet ;
la petite saison sèche de mi-Juillet à Août. ;
la petite saison pluvieuse de Septembre à Novembre ;
la grande saison sèche qui va de Décembre à Février.
La moyenne annuelle des hauteurs de précipitation est de 1309 mm (ASECNA, 2007) tandis que la température moyenne est de 28°C. Le maximum de température qui a une valeur de 31°5 C est obtenu en Mars vers la fin de la grande saison sèche et le minimum en Août (23°)
2.1.3. Données physique et démographique
La ville de Cotonou a un relief très peu accidenté, relativement plat avec une altitude oscillant entre 03 et 06 mètres. Elle présente un sol résultant des apports marins et ceux fluviaux au niveau du delta du fleuve Ouémé. Il s’agit d’un sol essentiellement sablonneux avec la présence de composantes argileuses ou organiques par endroits (NATABOU 2006). La ville de Cotonou
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
jouit d’un climat subéquatorial chaud et humide dont le régime pluviométrique fait distinguer deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses inégalement réparties.
Elle compte treize (13) arrondissements et cent quarante-quatre (144) quartiers de ville. La profondeur de sa nappe aquifère variant de un à quatre mètres, représente l’une de ses plus grandes caractéristiques physiques et explique sa grande susceptibilité à la pollution (DST de Cotonou, 2016).
L’effectif de la population de Cotonou varie les moments de la journée. Aux heures de travail dans la journée, la Mairie l’évalue à 1.200.000 habitants tandis que l’INSAE recense une population résidentielle qui est de 679.012 habitants (INSAE, 2013) car la majorité des fonctionnaires de la ville à son dortoir dans les communes d’Abomey Calavi et de Ouidah. Avec la densité de la population qui est de 8419 habitants par kilomètre carré.
2.1.4. Caractéristiques socio-économiques
Cotonou est une ville cosmopolite où toutes les ethnies du Bénin se rassemblent. Cependant trois groupes ethniques sont majoritaires et partagent à eux seuls 70% de la population. Il s’agit des Fon 41%, des Goun 16%, et des Mina 12.2%. La langue la plus parlée est le fongbé 52.3%
(INSAE, 2002). Sur le plan religieux sont pratiquées : l’islam, le christianisme et ses dérivés et l’animisme. Cotonou abrite majoritairement des établissements industriels manufacturés et artisanaux de Bénin ce qui lui confère le titre de Capitale économique (NATABOU, 2006).
Ainsi, la ville de Cotonou par sa densité démographique et ses infrastructures, ne saurait échapper aux problèmes de pollution environnementale surtout à la prolifération des DSM, si des mesures ne sont pas prises.
Cas du quartier de Xwlacodji plage Situation géographique et physique
Le quartier Xwlacodji plage qui fera l’objet de cette étude, est un quartier du 5ème arrondissement de Cotonou situé entre 2°25’23’’ de longitude et 6°21’00’’ de latitude. Sa population était de 3376 habitants et compte un nombre total de ménages estimé à 895 (Selon les données du RGPH 2013). Il est limité au Nord par le quartier Xwlacodji podji, au Sud par l’Océan Atlantique, à l'Est par le chenal appelé `'lagune de Cotonou'' et à l'ouest par le 7ème, 11ème et 12ème arrondissement. On y rencontre majoritairement les Xwla et les Mina.
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Le quartier Xwlacodji plage est coincé entre la mer et le système lagunaire de la côte. Il présente un sol sableux relativement plat. L’activité principale de la population de ce quartier est la pêche c’est d’ailleurs cette raison qui a permis l’installation de cette population par les Colons au bord de la mer en 1862 d’où la naissance de Xwlacodji (Chef quartier de Xwlacodji plage, Le sage de Xwlacodji, 2016).
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Figure No1 : Plan de la ville de Cotonou avec la localisation de Xwlacodji plage
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2.1.5. Présentation de la structure d’accueil (DCAM-BETHESDA)
Le Développement Communautaire et Assainissement du Milieu (DCAM) est l’un des trois départements de l’ONG BETHESDA, créée en 1990. Cette ONG est apolitique, sans but lucratif et vise la promotion du bien-être physique, mental et social à travers des actions de soins curatifs et préventifs. Sa vision est d’être une réponse permanente aux problèmes de l’homme et dans cette optique, elle s’est donnée comme mission : « Mobiliser, soutenir et accompagner les acteurs de développement local pour une santé, un cadre de vie et des revenus meilleurs pour tous ». Plus particulièrement, la mission assignée à DCAM dès sa création en 1993 est d’initier des actions préventives (à travers l’assainissement du cadre de vie), de protection de l’environnement et de développement local.
Les activités de DCAM se développent actuellement à travers des principaux projets que sont : - Le Projet d’Appui à la Gestion des Déchets et à la Décentralisation (PAGeD) qui couvre dix communes réparties sur tout le territoire national ;
- Le Projet Hygiène, Assainissement et Eau Potable (PHABEP) qui couvre les Communes de Malanville et Banikoara ;
- Le Projet ISSUE 2 qui concerne la Commune de Parakou ;
- Le Projet de Gestion des Déchets Urbains (PGDU) qui regroupe les activités de pré collecte des DSM et la gestion des DBM à Cotonou et à Porto-Novo ;
A travers ces différents projets, DCAM-BETHESDA mène diverses activités notamment : - la gestion des déchets solides ménagers en l’occurrence la pré-collecte dans plusieurs villes du Bénin, le tri et la valorisation des déchets ;
- la communication pour un changement de comportement dans le domaine de la gestion des déchets ;
- la réalisation de plans de développement communal ;
- la mise en place de systèmes efficaces de gestion des déchets, allant de la pré-collecte au traitement - l’appui conseil aux communes en matière de gestion des déchets solides ménagers et de protection des ressources en eau.
Les activités de DCAM tout étant diversifiées, s’exercent dans la vision d’un développement durable, à travers la défense des droits de la personne humaine et de l’environnement, la
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
recherche et le développement, l’assainissement et la protection de l’environnement, l’information, l’éducation et la communication.
Globalement, DCAM dispose de cinq pôles d’expertise à savoir :
La gestion des déchets et l’évaluation environnementale ;
La GIRE (Accès à l’eau, Traitement des eaux usées, etc.) ;
Le Développement local et décentralisation (Plan de développement, Mobilisation sociale, gouvernance, habitat, PDG, PHAC, etc.) ;
Le développement organisationnel et gestion des projets (Elaboration et Gestion des projets, Suivi d’impacts, Diagnostic et Appui institutionnel) ;
Elaboration de Plan d’Affaire etc.
SOURCE : SEHA /DCAM/BETHESDA
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
2.2. CADRE METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE
Elle comprend la définition des groupes cibles, le matériels utilisés, types et nature des données puis l’analyse et interprétation
2.2.1 Matériel utilisé
En vue de bien mener la recherche, certains instruments ont été exploités. Ce sont :
- un appareil photographique numérique qui a permis de prendre des vues des différents éléments pour illustrer l’étude ;
- des gants, des bottes et des cache-nez pour se protéger lors des opérations de tri des déchets ; - des pelles, des fourches et des truelles pour le ramassage et la séparation des constituants des déchets lors des opérations et de caractérisation ;
- un moyen de déplacement
- des fiches d’enquêtes élaborées comportant des questionnaires 2.2.2. Méthode de travail
La méthode de travail utilisée se décompose en trois parties :
La recherche documentaire
La collecte des données sur le terrain.
Le traitement et l’analyse des données.
2.2.2.1. La recherche documentaire
La recherche documentaire a conduit à l’exploitation des ouvrages ayant trait au thème d’étude et au milieu d’étude. Cette recherche documentaire a permis de recenser, d’étudier et d’analyser la plupart des ouvrages scientifiques, techniques et rapports d’études environnementales sur la ville de Cotonou et les différents systèmes d’élimination des déchets. Cet outil a permis de mieux situer le travail par rapport aux nombreux travaux qui ont porté sur le thème des déchets et a servi également pour l’obtention des données sur les facteurs physique et démographique.
La grille de lecture est l’outil utilisé pour mieux capitaliser les informations reçues.
Les résultats issus de cette recherche ont été consolidés par des enquêtes et des entretiens auprès des populations, des agents du développement rural, et des autorités de la Mairie de Cotonou.
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Tableau II : Centres de documentation visités, natures des documents et types d’informations recueillies
Centres de documentation Natures des documents Types d’information recueillie
Laboratoire de Gen/ EPAC Mémoire de licence Information sur les DSM Centre de documentation
FLASH/UAC
Mémoire de maitrise de géographie
Information sur les DSM
Centre de documentation de DCAM/BETHESDA
Livre, Thèse, mémoire, rapport et articles
Informations générales et spécifiques sur la gestion et la caractérisation des DSM Centre de documentation
de l’ABE
Livre, Thèse, mémoire, rapport et articles
Information sur la méthodologie et la gestion des DSM à Cotonou
Cyber centre à travers quelques sites de recherches :
Rapport article et livre Information sur les DSM
2.2.2.2. Techniques et outils de collectes de données
Pour des raisons de fiabilité des informations, nous avons élaboré un guide d’entretien, un guide de questionnaire. Tout ceci nous a permis de faire des interviews libres et semi- guidées avec nos enquêtés. Ces techniques et outils sont utilisés dans la recherche en vue du diagnostic des impacts et sont regroupés dans le tableau suivant :
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Tableau III: Techniques et outils de collecte des données No
d’ordre
Techniques Outils Objectifs visés
1 Pré-enquête - guide d’entretien quête -guide d’observation directe
-informations auprès des personnes ressources
-connaître le lieu d’étude -prendre connaissance des pratiques sur le terrain
2 Recherche
documentaire
-rapport de mémoires sur les DSM
-documents appropriés
-connaitre de façon approfondie le milieu d’étude -réunir les informations utiles
3 Observation
directe
Guide -observer les faits
-apprécier les comportements qui ne peuvent qu’être observé
4 Enquête Questionnaire -collecter les informations
auprès de la population
-apprécier certaines informations
5 Interview Guide d’entretien -mieux s’informer de l’état de la pollution
-connaître l’appréciation des ménages
-recueillir des informations auprès des personnes ressources
2.2.2.3. Groupe cible
La détermination de la cible de la présente recherche nous a amené à procéder à une segmentation de la population pour dégager une population représentative de la majorité étudiée. Cette population cible regroupe l’ensemble des personnes concernées de près ou de
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loin dans l’activité de pré-collecte des Déchets Solides Ménagers (DSM) et qui sont susceptibles de fournir dans le cadre de l’étude, des informations fiables nous permettant de comprendre et d’apprécier la gestion des déchets solides ménagers à Xwlacodji plage
Tableau IV : les groupes cibles et leurs effectifs
Groupes cibles Effectifs
Ménages 140
Responsables de la DST de la Mairie de Cotonou et les autorités locales
08
Responsable de la COGEDA 01
Associations des jeunes 05
Responsable de pré collecte des ordures ménagères 03
Total 157
2.2.2.4. Echantillonnage
Compte tenu de l’absence d’une liste exhaustive de nos enquêtés, il a été adopté la méthode du choix raisonné. Ces enquêtés ont été retenu en fonction de leur disponibilité à répondre à nos questions. Cette méthode permet de mener une étude sur une partie de la population qui a les mêmes caractéristiques (Gratwitz, 2001).
Trois niveaux d’unités d’observation ont été considérés dans la réalisation de l’échantillonnage : Au niveau central nous avons les autorités de la DST de la Mairie de Cotonou, au niveau opérationnel, les acteurs de la pré-collecte et de la collecte des DSM ont été abordés. Il s’agit des responsables de l’entreprise de collecte des DSM.
Au niveau périphérique, il s’agit des bénéficiaires directes, ce sont les ménages. La taille de l’échantillon est de 157 personnes qui se présentent comme suit : 140 ménages, 06 autorités locales, 02 responsables de la DST, 01 responsable de la COGEDA, 05 membres de l’Associations des jeunes et 03 responsables de l’entreprise de collecte des DSM,
2.2.2.5. Méthodes de traitement et d’analyse des données
Les travaux de terrain viennent compléter les informations recueillies au cours de la recherche documentaire. A la fin des collectes des données, il a été procédé au regroupement des questionnaires par catégories d’acteurs et au dépouillement des fiches d’enquête. Ensuite un
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traitement statistique a permis de présenter les différents résultats sous formes de tableaux et de graphiques. Le logiciel Word est utilisé pour la saisie des textes, Excel pour le traitement des données, l’élaboration des graphiques et des tableaux et à l’analyse statistique.
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
CHAPITRE III : RESULTATS-
DISCUSSIONS -SUGGESTIONS
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Ce chapitre présente les résultats obtenus au cours des enquêtes de cette étude, les différentes appréciations de ces résultats et les différentes suggestions proposées pour améliorer la gestion faite des déchets solides ménagers
3.1. RESULTATS
Il s’agira pour nous de dégager une analyse des informations collectées à partir de la problématique et des hypothèses de recherche.
MODE DE GESTION DES DSM A COTONOU
Il ressort de nos investigations auprès du Chef service de la Division de Gestion des DSM que, la gestion des DSM à Cotonou est caractérisée par un système divisé en trois maillons : la pré- collecte, la collecte et le transport et enfin l’enfouissement ou la mise en décharge finale.
Quant à la pré-collecte, elle est essentiellement confiée à des ONG qui se chargent de l’évacuation des déchets des maisons vers les points de regroupement. Ces ONG sont au nombre de soixante-dix-sept (source COGEDA). Le mode de collecte des déchets est le porte- à-porte et se fait à l’aide de charrettes non mécanisées, des tricycles et quelques rares fois des camionnettes. Les enlèvements d’ordures se font généralement 2 à 3 fois par semaine selon les zones et le tarif pour l’abonnement mensuel varie selon le standing de chaque zone. Ces ONG sont sous la responsabilité de la COGEDA (faitière des ONG de pré-collecte) qui est en collaboration avec la mairie de Cotonou et a pour mission de coordonner les activités des ONG de pré-collecte et aussi, les représenter auprès des institutions et partenaires. Ces ONG sont réparties en cinq (5) secteurs ou zones grâce aux zonages mise-en place par la mairie (OXFAM- QUEBEC à travers le PGDSM).
La collecte et le transport
La mairie de Cotonou, responsable de la salubrité de la ville, s’efforce depuis plusieurs années d’assurer l’organisation des déchets dans la ville. Les transporteurs privés sont des acteurs importants de la filière déchets. Les entreprises sont recrutées par appel d’offres en fonction de six (6) lots de collecte. Chaque entreprise ne peut postuler que pour un lot. Les entreprises sélectionnées opèrent sur contrat pour la mairie de Cotonou. L’entreprise doit établir sa planification afin d’enlever les conteneurs disposés aux point de regroupement dès qu’il se remplit. Grâce à OXFAM-QUEBEC, à travers le PGDSM, le zonage de la ville a été réalisé.
La collecte des déchets dans la ville Cotonou est attribuée depuis l’an 2015 à deux entreprises privés nommée“ GLASSEM et HYSAA Sa». « GLASSEM » s’occupe de la collecte et du
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
transport des ordures du 1er au 6ème arrondissement tandis que « HYSAA Sa » s’occupe du 7ème au 13ème arrondissement. Ces entreprises sont chargées d’enlever les Déchets Solides Ménagers des Terres Pleins Centraux (TPC) et des points de regroupements (lieu aménager ou les pré- collecteurs sont censés déverser les ordures pré-collectées afin que les entreprises viennent les chercher pour le transport) vers la décharge finale située à Ouèssè (à plus de 30 km de Cotonou) dans la commune de Ouidah. Cette entreprise fait la collecte à l’aide des moyens tels que le lève conteneurs, les bennes tasseuses. En effet, d’après nos enquêtes (BALOGOE, 2004), la collecte des déchets revient à plus d’un milliard (1.000.000.000) à la mairie par an. Les photos 1 et 2 ci-dessous illustrent ses moyens utilisés dans la collecte des TPC et PR vers la DF
Photo 1 : Camion lève conteneur pour la collecte des DSM des PR vers les DF Source : BALOGOE 2004
Photo 2 : Camion benne tasseuse utilisé pour la collecte des déchets des PR vers la DF Source : BALOGOE : 2004
Abordant l’enfouissement ou la mise en décharge finale, on constate que dans les années 1995, la Mairie de Cotonou ne disposait pas de site de décharge des Déchets Solides Ménagers. Elle était donc obligée de signer un partenariat avec l’ONG DCAM-Bethesda qui avait mis en place
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
un site à Hêvié pour procéder à des expériences en matière de gestion d’un site de traitement des déchets, afin que les déchets collectés et transportés de la ville de Cotonou puissent être éliminer sur ce site. Ce site a été exploité de 1995 à 2006. Mais depuis le 04 septembre 2006, le site d’enfouissement ou de mise en décharge finale de Ouèssè qui est la propriété privée de la mairie de Cotonou est devenu fonctionnel (source DST Cotonou). Depuis ce temps toutes les ordures de ladite ville sont convoyées sur le site ou elles sont traitées. Ce site est géré par l’ « AGETUR » avec laquelle la Mairie de Cotonou est en partenariat.
En ce qui concerne l’état de salubrité de Xwlacodji plage, la majorité des populations de Xwlacodji questionnées sur l’état de salubrité de leur cadre de vie l’estime peu salubre soit 64%
des enquêtés contre 21% qui estime leur cadre de vie insalubre et 15% l’estime propre. Cette différente opinion peut s’expliquer par le fait que toutes les zones de Xwlacodji plage ne présentent pas le même état de salubrité. A cela il faut ajouter que l’inexistence de voies d’accès, le manque de toilettes et poubelles publiques. L’incivisme des populations est aussi un facteur important pour l’émergence de l’insalubrité.
Figure 2: graphe du secteur montrant l’expression en pourcentage de l’opinion des populations sur l’état de leur cadre de vie
Source : HOUNGUE 2016
Caractérisation des déchets solides ménagers de Xwlacodji plage
En se basant sur la population de Xwlacodji estimée à 3 376 habitants et en considérant la quantité de déchets solides ménagers produits par jour et par habitant à 0, 59 kg (Données
21%
64%
15%
Opinion des populations sur l'état de salubrité de leur cadre de vie
Insalubre Peu salubre Propre
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
DCAM/PrAPE 2002), la quantité totale de déchets solides ménagers produits à Xwlacodji serait de 19,92 tonnes par jour. Il ressort de nos investigations auprès des ménages enquêtés que les composantes des déchets solides ménagers produits à Xwlacodji plage se présentent dans la figure 3 ci-dessous
Figure 3: Caractérisation des déchets solides ménagers de Xwlacodji plage Source : HOUNGUE 2016
L’analyse de la figure montre que certains constituants sont majoritaires dans les déchets solides ménagers. Ce sont les plastiques (41,5%), les matières organiques (27,9%), le sable et les matériaux inertes (20,3%). D’autres sont minoritaires, il s’agit des papiers et cartons (3%), du bois (0 ,4%), des métaux (3,2%), des verres (2,4%), et du cuir (0,8%).
Par ailleurs le taux élevé du sable et débris constituent 20,3 % du poids total des déchets. Cette proportion importante du sable s’explique par la technique de balayage et que Xwlacodji plage est un quartier sableux. Le taux également élevé de la matière organique observé (27,9%) révèle la possibilité de valorisation par compostage avec un tri préalable. La proportion importante de plastique qui constitue la composante la plus importante (41,5%) est due à la proximité des agglomérations de la plage. Ainsi après utilisation de ces plastiques, elles sont destinées à l’abandon le long de la berge de la plage.
27,9%
20,3%
41,5%
3%
0,4% 3,2% 2,4%
0,5% 0,8%
Caracterisation des déchets solides menagèrs de Xwlacodji
Matières organiques Sables et matières inertes Plastiques
Papiers cartons Tissus
Bois Métaux Verre Cuir
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Réalisé par Oscar HOUNGUE
Les causes liées à l’insalubrité de Xwlacodji
Il ressort des investigations auprès de la majorité de la population enquêtée que les causes de l’état de salubrité observé à Xwlacodji plage se résument par ordre d’importance dans la figure ci-dessous :
Figure 4 : Les causes de l’insalubrité de Xwlacodji plage Source : HOUNGUE 2016
Non abonnement des populations aux structures de pré collecte
Les ménages
Selon les résultats du dernier recensement de la population, le nombre de ménages vivant à Xwlacodji plage s’élève à 895 (Selon les données du RGPH 2013). Les ménages étant les principaux acteurs de l’assainissement du cadre de vie, sont appelés à s’abonner pour l’enlèvement des déchets qu’ils produisent, à s’impliquer dans les actions de salubrité de masse, à maintenir leurs maisons et les alentours propres, à se doter d’installation d’assainissement notamment les puisards, les latrines et à gérer convenablement les déchets liquides issus des activités domestiques. Malgré une prise de conscience notée au sein des ménages au cours des enquêtes de terrain (95 % des enquêtés étant conscient de salubrité peu satisfaisant de leur cadre de vie) 507 ménages sur les 895 sont abonnés aux activités de pré-collecte. Le taux de couverture des ménages par les activités de pré-collecte reste donc élever, soit 56.65 % des
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Non abonnement
des populations
Inexistence de point de regroupement
officiel
Manque de latrine publique
Mauvaise prestation des
structures de pré collecte
Manque de voies d’accès
Mauvaise gestion des eaux grises
Mauvaise politique des
autorités
Les causes de l'insalubrité de Xwlacodji plage