Le vecteur de Lagrange-Lenz-Runge-Laplace-Hermann
Tentative de correction ...
A - Une constante du mouvement tr`es particuli`ere.
1 C’est imm´ediat d~L
dt = d~r
dt ∧md~r
dt +~r∧md2~r
dt2 =~0−~r∧gradV(r) =−dV dr~r∧~r
r =~0 Le mouvement s’effectue donc dans le plan orthogonal au moment cin´etique.
2 Le syst`eme est conservatif, son lagrangien s’´ecrit L = T −U = 12m
d~r dt
2
−V, la force est radiale donc le mouvement est plan, en coordonn´ees polaires dans ce plan~r =rebr et d~dtr = ˙rebr+rθ˙ebθ ainsi L=T −U = 12m
˙
r2+r2θ˙2
−mV (r), les deux coordonn´ees g´en´eralis´ees sont r etθ, il vient
∂L
∂r = 1
2mrθ˙2−mdV dr, ∂L
∂r˙ =mr˙ ainsi d dt
∂L
∂r˙
−∂L
∂r =mr¨−1
2mrθ˙2+mdV dr = 0
∂L
∂θ = 0, ∂L
∂θ˙ =mr2θ˙ ainsi d dt
∂L
∂θ˙
− ∂L
∂θ = d dt
mr2θ˙
= 0
La quantit´e constante qui apparaˆıt dans la seconde ´equation de Lagrange est le module du moment cin´etique L=mr2θ. En l’injectant dans la premi`˙ ere on trouve
¨
r− L2
2m2r3 +dV dr = 0 3 C’est un calcul imm´ediat
d dt
~r r
= 1 r
d~r dt +~r d
dt 1
r
= 1 r
d~r dt − r˙
r2~r=−1 r3
rr~˙r−r2d~r dt
or~r =rebr et d~dtr = ˙rebr+rθ˙ebθ doncrr˙=~r·d~dtr etr2 =~r·~r donc d
dt ~r
r
=−1 r3
~ r·d~r
dt
~
r−( ~r·~r)d~r dt
on reconnaˆıt donc un double produit vectoriel
~ r·d~r
dt
~r−(~r·~r)d~r
dt = ~r∧
~ r∧d~r
dt
et donc
d dt
~r r
=−1 r3~r∧
~r∧ d~r dt
soitα= 3 (1)
4 Encore un calcul...
d dt
~π∧~L
= d~π
dt ∧~L+~π∧ d~L dt = d~π
dt ∧L~
Le pfd (ou les ´equations de Hamilton) s’´ecrivent d~dtπ =−∂H∂~r =F~ =−∂V∂~r =−dVdr ~rr ainsi d
dt
~π∧L~
=−dV dr
1 r
~r∧L~
=−mdV dr
1 r
~ r∧
~ r∧d~r
dt
en utilisant le r´esultat (1) il vient d
dt
~ π∧L~
=−mdV dr
1 r
−r3 d dt
~r r
=mr2dV dr
d dt
~r r
5 Si V (r) = −k
r alors dtd
~ π∧L~
= mr2 rk2
d
dt
~r r
= mkdtd
~r r
= dtd mk~rr
qui montre bien que
d ~A
dt =~0. Il est clair que d’une part
~π∧~L
·L~ = 0 et que d’autre part km
r ~r·L~ = 0, le vecteur de Lenz est donc orthogonal au moment cin´etique, il est donc contenu dans le plan orbital.
B - La sym´etrie de Noether associ´ee.
6 On ´ecrit que P F = OP −OF = a−ae = a(1−e) puis P S = OP +OS = a+ae =a(1 +e), on
´
ecrit la d´efinition de l’ellipse au p´erig´ee soit P F +P S = 2a = Υ. Par sym´etrie, on a KF = KS et par d´efinition KF +KS = 2a soit KF = a. Le triangle OKF est rectangle en K, on a donc b=OK =√
a2−a2e2=a√
1−e2. Les relations trigonom´etriques dans ce triangle s’´ecrivent sinOF K\ = sinf = OK
F K = a√ 1−e2
a =p
1−e2 et donc cosf =−e on a donc f = 5π 6 7 La loi des aires donne directement dfdt = mrL2 par ailleurs dr
df = esin (f) p(1 +ecosf)−2 = erp2 sinf ainsi
~v(M) = d~r dt = df
dt d~r df
= L
mr2 dr
df (cosf ebx+ sinf eby) + L
mr(−sinf ebx+ cosf eby)
= L
mp[esinf(cosf ebx+ sinf eby) + (1 +ecosf) (−sinf ebx+ cosf eby)]
= L
mp(eeby−sinf ebx+ cosf eby)
On en d´eduit que le vecteur vitesse parcours le cercle de rayonR= mpL , centr´e sur le point C tel que
−−→
OC = mpLe eby
8 Au p´erig´eer=F P =OP −OF =a−ae=a(1−e) et f = 0 donc~v(P) = mpL (1 +e) eby ainsi
L2 mµ
A l’apog´ee r =F A =AP −F P = 2a−a(1−e) =a(1 +e) et f = π donc~v(A) = −mpL (1−e) eby
ainsi
E= L2
2mp2 (1−e)2− mµ a(1 +e) L’´energie est un constante du mouvement donc
L2
2mp2(1 +e)2− L2
2mp2 (1−e)2= mµ
a(1−e) − mµ a(1 +e) L2
2mp2 h
(1 +e)2−(1−e)2i
= mµ a
1
1−e− 1 1 +e
4eL2
2mp2 = mµ a
2e
1−e2 =⇒ µ= L2a 1−e2 m2p2 = L2
m2p
En injectant cette valeur dans l’expression de l’´energie au p´erig´ee−par exemple−il vient E = L2
2mp2(1 +e)2− L2 mpa(1−e)
1 +e 1 +e
= L2
2mp2(1 +e)2− L2(1 +e) mpa(1−e2)
= L2 2mp2
h
(1 +e)2−2 (1 +e)i
=− L2 2mp2
1−e2
=⇒ L= r
−2mp2E 1−e2 9 On a vu qu’en K, cosf =−eet sinf =√
1−e2 on a donc~v(K) = mpL
eeby−√
1−e2ebx−eeby
=
−L
√1−e2
mp ebx en utilisant l’expression de L obtenue `a la question pr´ec´edente on a donc
~v(K) =− r
−2E m ebx
Le fait qu’en K0, cosf =−eet sinf =−√
1−e2 permet d’avoir~v(K0) = q
−2Emebx =−~v(K).
10 La transformation conserve le vecteur vitesse et le demi-grand axe, l’´energie est donc conserv´ee. Il s’agit toujours d’un probl`eme `a deux corps, avec une ´energie n´egative, l’orbite est donc une ellipse de mˆeme foyer.
11 Puisque la vitesse en Kϕ est parall`ele `a ebx, le demi-petit axe est la distance entre Kϕ et l’axe OF. Sur la transformation propos´ee le demi-petit axe augmente, on a vu que f = 5π6 losrque M est en K ainsi OF K\ est son compl´ementaire `a π soit OF K\ = π6, comme ϕ = π6 ´egalement, nous avons bϕ = KϕHϕ = asin 2× π6
= a
√3
2 . L’excentricit´e est d´efinie par la relation e2 = 1− ab2
si b augmente alors e diminue, ici e2ϕ = 1 − 34 soit eϕ = 12. La nouvelle orbite, de foyer F de demi- grand axe a de demi petit-axe bϕ =a
√ 3
2 et d’excentricit´e eϕ = 12, son nouveau centre est Oϕ tel que OϕF =aeϕ=a/2. Le second foyer de cette ellipse est donc le pointO centre de l’ancienne orbite. On
peut donc tracer la nouvelle orbite
O K
F ' a
a
b
O'
O S'
K'
P'
P'
P A' P
A
b'
12 Le module du moment cin´etique est affect´e par la transformation Lϕ = r
−2mp1−e2ϕ2E
ϕ ainsi avec pϕ = a(1−e2ϕ) il vient
q
−2ma2E 1−e2ϕ
dans la transformation propos´ee l’excentricit´e diminue doncLϕ augmente. On a num´eriquementeϕ= 12 = √1
3edoncLϕ = q
−2ma2E 1−13e2
= q1−1
3e2
1−e2 Lsoit avec e=
√ 3
2 ,Lϕ =√
3L'1,71L.
Le nouveau param`etre focal de la nouvelle ellipse est pϕ=a 1−e2ϕ
=a 1− 13e2
=p1−
1 3e2 1−e2 = 3p.
Le nouveau rayon du cercle des vitesses est donc Rϕ = mpLϕ
ϕ = mpL q 1−e2
1−1
12e2 = √1
3R ' 0,57R, il est centr´e sur le point Cϕ tel que−−→
OCϕ = Lmpϕ eϕ
ϕ eby = 13−−→
OC, ainsi le centre du nouveau cercle des vitesses est situ´e plus pr`es du point O et son rayon est diminun´e de pr`es de 40%.
Les deux cercles ont deux points en communs car~v(K) et~v(K0) sont inchang´es dans la transformation.
Ces deux points sont sur l’axe (O,ebx). La construction de l’hodographe de ces deux orbites et sa
g´en´eralisation `a toutes les orbites de mˆeme ´energie est alors ais´ee.
'
O C
C K K
0K K0
F
E13 La familleFE est l’image par projection st´er´eographique des grands cercles deS2passant par les points z1 etz2 . Le pointz01 correspond au pointK etz02 correspond au pointK0. La familleFE dans le plan de projection est globalement invariante lorsque l’on applique une rotation `a S2 autour de l’axe z1z2. 14 La sph`ere S2 devient la sph`ere S3 (ensemble des points de R4 `a la mˆeme distance d’un point O), les hypersurfaces S3 correspondant aux grands cercles deviennent des sph`eres S2 dont la projection st´er´eographique dans R3 correspond `a l’hodographe g´en´eral. La rotation de la sph`ere S3 autour d’un axe passant par les 2 points communs `a toutes les sph`eres S2 laisse invariant l’hodographe. C’est la sym´etrie de Noether associ´ee `a la conservation du vecteur de Lenz.
Merci de votre attention,
Par un beau samedi soir du printemps 2015, J´erˆome Perez