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Barrettes, soutanes et souliers mignons

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Academic year: 2022

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Journée d’études

Mardi 12 mai 2009 Université de Toulouse-Le Mirail

© Jean-François Peiré, mission photographique, Drac Midi-Pyrénées

« Barrettes, soutanes et

souliers mignons »

Portraits d’hommes d’Église dans les campagnes françaises

(15 e -19 e siècles)

Organisation

Framespa (CNRS UMR 51 36, Religions, Cultures et Pouvoirs)

et

Département d’histoire de l’Art

Coordination

Sophie Duhem Marc Salvan-Guillotin

Le 23 septembre 2008 s’est tenue à l’Université de Toulouse II une journée d’études consacrée à La culture artistique des prêtres en milieu rural (XVe-XIXe siècle). Cette manifestation a permis de mieux comprendre quel était alors le rôle du clergé séculier dans la commande des œuvres d’art destinées aux paroisses de campagne. Les différents intervenants, impliqués dans l’étude ou la conservation du patrimoine religieux, ont montré que la commande pouvait être à la fois affaire de goûts personnels, d’usages dictés par la hiérarchie, ou encore liée aux réseaux familiaux ou personnels des prêtres. Ces facteurs influencèrent non seulement le choix des exécutants, mais aussi des sujets, voire le style des oeuvres.

Il s’agit à présent d’explorer une seconde piste : celle de l’image du prêtre dans le cadre de la paroisse rurale. Il conviendra de faire cette fois-ci appel aux représentations, au sens propre du terme.

Si l’on considère le patrimoine religieux en prenant en compte tous les supports disponibles (peintures murales, retables, sculptures, ouvrages imprimés…), il est d’ores et déjà possible d’établir un corpus assez riche. Les curés de campagne ont été figurés par le biais de portraits, ils apparaissent aussi au sein de scènes narratives, ou encore d’images plus emblématiques telles que sceaux, plates-tombes ou estampes. Face à ce patrimoine, et au-delà de la simple énumération, nous tenterons de faire ressortir les lignes forces de la représentation du prêtre au sein de son église, entre les XVe et XIXe siècle.

En laissant de côté l’approche strictement descriptive, plusieurs questions peuvent être soulevées : comment les prêtres se sont-ils fait représenter ? Dans quels contextes ? La construction de l’image du prêtre dans l’art, depuis le bas Moyen Âge, documente à la fois la perception que ces hommes avaient d’eux-mêmes (de leur statut et de leur fonction au sein de la paroisse), et le regard que les artisans et les fidèles portaient sur leur personne.

Du guide de cortèges processionnels au faiseur de miracles, du célébrant de l’autel au « notable » en

soutane… les représentations sont autant de clichés qui questionnent les échanges avec la culture du temps. Ces images sont-elles le reflet des indications que textes et traditions orales nous ont transmises ? De même que le saint terrassant le mal, le prêtre est- il montré comme un symbole de la proclamation ou de la réaffirmation des dogmes chrétiens, du Moyen Âge au Renouveau religieux du XIXe siècle ? Le métier de prêtre, réalisé dans la pratique des sacrements, l’exercice de la parole ou l’assistance aux personnes a-t-il été valorisé par le biais de l’image ? Quelle signification accorder à l’émergence du portrait individuel : entre restitution réaliste et idéalisation, comment distinguer avec justesse les choix de l’artisan des exigences du sujet peint ?

Les difficultés de l’interprétation sont parfois accrues par les poncifs hérités des siècles passés, mais toujours vivaces : l’image du prêtre- pasteur, pourtant censé être un modèle au sein de la paroisse, est souvent teintée d’ironie, de moquerie voire de déni. De l’aimable portrait à la caricature….

que penser des substrats de l’imaginaire très critique qui s’est bâti au fil des siècles autour de la figure du curé, de son emprise sur les fidèles, du pouvoir exercé au sein de la paroisse ?

Pour mieux comprendre le rôle du prêtre dans la société d’Ancien Régime, son « intelligence » des images, de la production artistique et de la représentation de sa propre condition, une réflexion à partir des objets conservés s’impose. La constitution d’un corpus des représentations paraît donc essentielle pour la confrontation des angles d’approche et des points de vue, tant historiques qu’artistiques.

Les propositions de communications seront envoyées avant le 30 janvier aux adresses

suivantes : [email protected] [email protected]

Le temps de présentation sera de 15 minutes

Les participants remettront l’article issu de la communication le 15 juin

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