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Les probabilités conditionnelles Exercice 1

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Correction des exercices de révision (vacances de février)

Les probabilités conditionnelles

Exercice 1

1) Recherche d’une relation de récurrence

a) Déterminons ݌ c’est-à-dire la probabilité que Pierre gagne la première partie.

Les deux joueurs ont la même chance de gagner la première partie, nous sommes donc dans une situation d’équiprobabilité. Etant donné que cette expérience a deux issues, on déduit que ࢖ = .

Déterminons à présent ݌ሺܩሻ c’est-à-dire la probabilité que Pierre gagne la 2ème partie sachant qu’il a gagné la 1ère partie.

Lorsque Pierre gagne une partie, la probabilité qu’il gagne la suivante est 0,7.

Ainsi ࢖ሺࡳሻ = ૙, ૠ.

Déterminons à présent ݌ሺܩሻ c’est-à-dire la probabilité que Pierre gagne la 2ème partie sachant qu’il a perdu la 1ère partie.

Lorsque Pierre perd une partie, la probabilité qu’il perde la suivante est 0,8.

Ainsi ࢖ሺࡳሻ = ૚ − ࢖ሺࡼሻ = ૙, ૛.

b) Au tennis, il ne peut y avoir de match nul ; ainsi, pour tout entier naturel n non nul, les évènements ࢋ࢚ ࡼ forment une partition de l’univers (ils sont incompatibles, de probabilité non nulle et leur réunion est l’univers).

Par conséquent, ݌ሺܩሻ + ݌ሺܲሻ = 1 à savoir ࢖+ ࢗ = ૚.

c) Soit n un entier naturel non nul, démontrons que ݌௡ାଵ = 0,5݌+ 0,2.

On cherche ainsi à déterminer la probabilité que Pierre gagne la (n+1)ième partie, soit ݌ሺܩ௡ାଵሻ.

࢔ା૚ = ሺࡳځ ࡳ࢔ା૚ሻ ڂሺࡼځ ࡳ࢔ା૚

ࢋ࢚ ࡼ étant incompatibles, ځ ࡳ࢔ା૚ࢋ࢚ ࡼځ ࡳ࢔ା૚ le sont également donc

࢔ା૚ = ࢖ሺࡳځ ࡳ࢔ା૚ሻ + ࢖ሺࡼځ ࡳ࢔ା૚

݌ሺܩځ ܩ௡ାଵሻ = ݌ሺܩ௡ାଵሻ × ݌ሺܩሻ soit ݌ሺܩځ ܩ௡ାଵሻ = 0,7 × ݌ d’où ࢖ሺࡳځ ࡳ࢔ା૚ሻ = ૙, ૠ࢖.

݌ሺܲځ ܩ௡ାଵሻ = ݌ሺܩ௡ାଵሻ × ݌ሺܲሻ soit ݌ሺܲځ ܩ௡ାଵሻ = ቀ1 − ݌ሺܲ௡ାଵሻቁ × ݍ

d’où ࢖ሺࡼ࢔ା૚ځ ࡳሻ = ૙, ૛ࢗ. Ainsi ࢖࢔ା૚ = ૙, ૠ࢖+ ૙, ૛ࢗ.

Or ݍ = 1 − ݌donc ݌௡ାଵ = 0,7݌+ 0,2ሺ1 − ݌ሻ à savoir ࢖࢔ା૚ = ૙, ૞࢖+ ૙, ૛. Remarque : la suite ሺ݌ሻ est appelée suite arithmético-géométrique.

2) Etude de la suite ሺ݌ሻ.

a) Soit n un entier naturel non nul, on pose ݒ = ݌ .

ݒ௡ାଵ = ݌௡ାଵ donc ݒ௡ାଵ = 0,5݌+ 0,2 − d’où ݒ௡ାଵ = 0,5݌. Ainsi ࢜࢔ା૚= .

ሺ࢜ est donc la suite géométrique de raison

et de premier terme =૚૙ . Ainsi pour tout entier naturel non nul n, ࢜ =૚૙ × ቀ࢔ି૚ donc ࢜ =× ቀ

(2)

b) Soit n un entier naturel non nul, on a ݒ = ݌ donc ࢖ = × ቀ+ . c) Déterminons lim௡→ାஶ݌.

−૚ << 1, donc ܔܑܕ࢔→ାஶ = ૙.

Ainsi, par opérations algébriques sur les limites, ܔܑܕ࢔→ାஶ = . Exercice 2

1) Déterminons ܽ, ܾ, ݁ݐ ܿ pour k entier naturel tel que 1 ≤ ݇ ≤ 3.

Pour parvenir à ceci, établissons un arbre pondéré afin de mieux illustrer la situation :

ܣ: « la puce est en A à l’instant 1 »

ܣ = ∅ donc ࢇ= ૙.

ܤ: « la puce est en B à l’instant 1 »

= .

ܥ: « la puce est en B à l’instant 1 »

= .

ܣ : « la puce est en A à l’instant 2 »

= ሺ࡭ځ ࡭ሻ ڂሺ࡮ځ ࡭ሻ ڂሺ࡯ځ ࡭ .

Par incompatibilité, on a donc ࢖ሺ࡭ሻ = ࢖ሺ࡭ځ ࡭ሻ + ࢖ሺ࡮ځ ࡭ሻ + ࢖ሺ࡯ځ ࡭.

Or ځ ࡭ est l’évènement impossible ainsi que ځ ࡭ donc ࢖ሺ࡭ሻ = ࢖ሺ࡭ሻ × ࢖ሺ࡮ à savoir

࢖ሺ࡭ሻ = .

On procède de même pour ܤ ݁ݐ ܥ. On obtient :

࢖ሺ࡮ሻ =0 et ሺ࡯ሻ = .

ܣ : « la puce est en A à l’instant 3 »

= ሺ࡭ځ ࡭ሻ ڂሺ࡮ځ ࡭ሻ ڂሺ࡯ځ ࡭ .

Par incompatibilité, on a donc ࢖ሺ࡭ሻ = ࢖ሺ࡭ځ ࡭ሻ + ࢖ሺ࡮ځ ࡭ሻ + ࢖ሺ࡯ځ ࡭. Or ځ ࡭ est l’évènement impossible ainsi que ځ ࡭ ࢋ࢚ ࡯ځ ࡭ donc ࢖ሺ࡭ሻ = ૙ .

k=3 k=2

k=1 k=0

A

B

A B

C C

C C

C

1 3 23 1

2 12 23

1 3

(3)

On procède de même pour ܤ ݁ݐ ܥ. On obtient :

࢖ሺ࡮ሻ =૚ૡ et ࢖ሺ࡯ሻ =+× soit ࢖ሺ࡯ሻ =૚ૠ૚ૡ . 2)

a) Soit n un entier naturel.

, ࡮࢔, ࢋ࢚ ࡯ forment une partition de l’univers donc + ࢈+ ࢉ = ૚. ܣ௡ାଵ = ሺܣځ ܣ௡ାଵሻ ڂሺܤځ ܣ௡ାଵሻ ڂሺܥځ ܣ௡ାଵሻ .

Par incompatibilité, on a donc ࢖ሺ࡭࢔ା૚ሻ = ࢖ሺ࡭ځ ࡭࢔ା૚ሻ + ࢖ሺ࡮ځ ࡭࢔ା૚ሻ + ࢖ሺ࡯ځ ࡭࢔૚.

Or ځ ࡭࢔ା૚ est l’évènement impossible ainsi que ځ ࡭࢔ା૚ donc ࢖ሺ࡭࢔ା૚ሻ = ࢖ሺ࡭࢔ା૚ሻ × ࢖ሺ࡮ à savoir ࢔ା૚ = .

Un raisonnement similaire permet de montrer que ࢈࢔ା૚ = . b) Soit n un entier naturel.

࢔ା૛ = ࢇ࢔ା૚ା૚

= ࢔ା૚ d’après la question précédente = × d’après la question précédente soit ࢔ା૛ = .

c) Démontrons par récurrence, que pour tout entier ݌ ≥ 0, ൝ܽଶ௣ = ቀ

ܽଶ௣ାଵ = 0 Soit ࢔ ∈ ℕ, ࢔࢕࢓࢓࢕࢔࢙ ൫ࡼ൯: ൝ܽଶ௣ = ቀ

ܽଶ௣ାଵ= 0 Initialisation :

ܽ = 1 ݀݋݊ܿ ܽ = ቀ .

ܽ = 0 .

Donc ሺࡼ est vraie, la propriété est initialisée.

Hérédité :

Supposons la propriété vraie pour un certain rang p et montrons qu’elle est encore vraie pour le rang p+1, c’est-à-dire montrons que ൝ܽଶሺ௣ାଵሻ= ቀ௣ାଵ

ܽଶሺ௣ାଵሻାଵ = 0 c’est-à-dire ൝ܽଶ௣ାଶ = ቀ௣ାଵ

ܽଶ௣ାଷ = 0 .

Démontrons tout d’abord que ૛࢖ା૛= ቀ࢖ା૚.

(H.R) :૛࢖ = ቀ et on sait d’après b, pour tout entier n, ࢇ࢔ା૛ = .

Donc pour n = 2p, on a ܽଶ௣ାଶ =ܽଶ௣ et par suite, ܽଶ௣ାଶ =× ቀ d’où ܽଶ௣ାଶ = ቀ௣ାଵ. Démontrons que ૛࢖ା૜ = ૙ .

(H.R) :૛࢖ା૚ = ૙ et on sait d’après b, pour tout entier n, ܽ௡ାଶ =ܽ.

Donc pour n = 2p+1, on a ܽଶ௣ାଷ =ܽଶ௣ାଵ et par suite, ܽଶ௣ାଷ =× 0 d’où ܽଶ௣ାଷ = 0. Donc ൫ࡼ࢖ା૚ est vraie et la propriété est héréditaire.

La propriété est initialisée et héréditaire, donc d’après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout

࢖ ∈ ℕ.

(4)

On démontre aussi par récurrence le résultat suivant : pour tout entier naturel p : ൝ ࢈૛࢖ = ૙

૛࢖ା૚ = en se servant du résultat qui vient d’être démontrée et de la relation ࢔ା૚ = vraie pour tout entier naturel n.

3) Montrons que ܔܑܕ࢖→ାஶ = ૙.

lim௣→ାஶܽଶ௣ = lim௣→ାஶ

−૚ << 1, donc ܔܑܕ࢖→ାஶ = ૙.

࢖→ାஶܔܑܕ ࢇ૛࢖ = ૙

࢖→ାஶܔܑܕ ࢇ૛࢖ା૚ = ૙

On peut alors déduire que ܔܑܕ࢖→ାஶ = ૙.

Remarque : on dit que les suites (ܽଶ௣) (constituée des termes pairs) et (ܽଶ௣ାଵ) (constituée des termes impairs) sont des suites extraites de la suite (ࢇ). Elles convergent vers la même limite (0) donc la suite () converge également vers 0.

Pour tout entier naturel n, = ૚−ࢇ− ࢈. Or ܔܑܕ࢔→ାஶ = ܔܑܕ࢔→ାஶ = ૙.

Ainsi d’après les règles opératoires sur les limites, ܔܑܕ࢔→ାஶ = ૚

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