Correction des exercices de révision (vacances de février)
Les probabilités conditionnelles
Exercice 1
1) Recherche d’une relation de récurrence
a) Déterminons ଵ c’est-à-dire la probabilité que Pierre gagne la première partie.
Les deux joueurs ont la même chance de gagner la première partie, nous sommes donc dans une situation d’équiprobabilité. Etant donné que cette expérience a deux issues, on déduit que = .
Déterminons à présent ீభሺܩଶሻ c’est-à-dire la probabilité que Pierre gagne la 2ème partie sachant qu’il a gagné la 1ère partie.
Lorsque Pierre gagne une partie, la probabilité qu’il gagne la suivante est 0,7.
Ainsi ࡳሺࡳሻ = , ૠ.
Déterminons à présent భሺܩଶሻ c’est-à-dire la probabilité que Pierre gagne la 2ème partie sachant qu’il a perdu la 1ère partie.
Lorsque Pierre perd une partie, la probabilité qu’il perde la suivante est 0,8.
Ainsi ࡼሺࡳሻ = − ࡼሺࡼሻ = , .
b) Au tennis, il ne peut y avoir de match nul ; ainsi, pour tout entier naturel n non nul, les évènements ࡳ ࢋ࢚ ࡼ forment une partition de l’univers (ils sont incompatibles, de probabilité non nulle et leur réunion est l’univers).
Par conséquent, ሺܩሻ + ሺܲሻ = 1 à savoir + = .
c) Soit n un entier naturel non nul, démontrons que ାଵ = 0,5+ 0,2.
On cherche ainsi à déterminer la probabilité que Pierre gagne la (n+1)ième partie, soit ሺܩାଵሻ.
ࡳା = ሺࡳځ ࡳାሻ ڂሺࡼځ ࡳାሻ
ࡳ ࢋ࢚ ࡼ étant incompatibles, ࡳځ ࡳାࢋ࢚ ࡼځ ࡳା le sont également donc
ା = ሺࡳځ ࡳାሻ + ሺࡼځ ࡳାሻ
ሺܩځ ܩାଵሻ = ீሺܩାଵሻ × ሺܩሻ soit ሺܩځ ܩାଵሻ = 0,7 × d’où ሺࡳځ ࡳାሻ = , ૠ.
ሺܲځ ܩାଵሻ = ሺܩାଵሻ × ሺܲሻ soit ሺܲځ ܩାଵሻ = ቀ1 − ሺܲାଵሻቁ × ݍ
d’où ሺࡼାځ ࡳሻ = , . Ainsi ା = , ૠ+ , .
Or ݍ = 1 − donc ାଵ = 0,7+ 0,2ሺ1 − ሻ à savoir ା = , + , . Remarque : la suite ሺሻ est appelée suite arithmético-géométrique.
2) Etude de la suite ሺሻ.
a) Soit n un entier naturel non nul, on pose ݒ = −ଶହ .
ݒାଵ = ାଵ−ଶହ donc ݒାଵ = 0,5+ 0,2 −ଶହ d’où ݒାଵ = 0,5−ଵହ. Ainsi ࢜ା= ࢜.
ሺ࢜ሻ est donc la suite géométrique de raison
et de premier terme ࢜ = . Ainsi pour tout entier naturel non nul n, ࢜ = × ቀቁି donc ࢜ =× ቀቁ
b) Soit n un entier naturel non nul, on a ݒ = −ଶହ donc = × ቀቁ+ . c) Déterminons lim→ାஶ.
− << 1, donc ܔܑܕ→ାஶቀቁ = .
Ainsi, par opérations algébriques sur les limites, ܔܑܕ→ାஶ = . Exercice 2
1) Déterminons ܽ, ܾ, ݁ݐ ܿ pour k entier naturel tel que 1 ≤ ݇ ≤ 3.
Pour parvenir à ceci, établissons un arbre pondéré afin de mieux illustrer la situation :
ܣଵ: « la puce est en A à l’instant 1 »
ܣଵ = ∅ donc ࢇ= .
ܤଵ: « la puce est en B à l’instant 1 »
࢈= .
ܥଵ: « la puce est en B à l’instant 1 »
ࢉ= .
ܣଶ : « la puce est en A à l’instant 2 »
= ሺځ ሻ ڂሺځ ሻ ڂሺځ ሻ .
Par incompatibilité, on a donc ሺሻ = ሺځ ሻ + ሺځ ሻ + ሺځ ሻ.
Or ځ est l’évènement impossible ainsi que ځ donc ሺሻ = ሺሻ × ሺሻ à savoir
ሺሻ = .
On procède de même pour ܤଶ ݁ݐ ܥଶ. On obtient :
ሺሻ =0 et ሺሻ = .
ܣଷ : « la puce est en A à l’instant 3 »
= ሺځ ሻ ڂሺځ ሻ ڂሺځ ሻ .
Par incompatibilité, on a donc ሺሻ = ሺځ ሻ + ሺځ ሻ + ሺځ ሻ. Or ځ est l’évènement impossible ainsi que ځ ࢋ࢚ ځ donc ሺሻ = .
k=3 k=2
k=1 k=0
A
B
A B
C C
C C
C
1 3 23 1
2 12 23
1 3
On procède de même pour ܤଷ ݁ݐ ܥଷ. On obtient :
ሺሻ =ૡ et ሺሻ =+× soit ሺሻ =ૠૡ . 2)
a) Soit n un entier naturel.
, , ࢋ࢚ forment une partition de l’univers donc ࢇ+ ࢈+ ࢉ = . ܣାଵ = ሺܣځ ܣାଵሻ ڂሺܤځ ܣାଵሻ ڂሺܥځ ܣାଵሻ .
Par incompatibilité, on a donc ሺାሻ = ሺځ ାሻ + ሺځ ାሻ + ሺځ ሻ.
Or ځ ା est l’évènement impossible ainsi que ځ ା donc ሺାሻ = ሺାሻ × ሺሻ à savoir ࢇା =࢈ .
Un raisonnement similaire permet de montrer que ࢈ା = ࢇ . b) Soit n un entier naturel.
ࢇା = ࢇାା
= ࢈ା d’après la question précédente = ×ࢇ d’après la question précédente soit ࢇା =ࢇ .
c) Démontrons par récurrence, que pour tout entier ≥ 0, ൝ܽଶ = ቀଵቁ
ܽଶାଵ = 0 Soit ∈ ℕ, ࢙ ൫ࡼ൯: ൝ܽଶ = ቀଵቁ
ܽଶାଵ= 0 Initialisation :
ܽ = 1 ݀݊ܿ ܽ = ቀଵቁ .
ܽଵ = 0 .
Donc ሺࡼሻ est vraie, la propriété est initialisée.
Hérédité :
Supposons la propriété vraie pour un certain rang p et montrons qu’elle est encore vraie pour le rang p+1, c’est-à-dire montrons que ൝ܽଶሺାଵሻ= ቀଵቁାଵ
ܽଶሺାଵሻାଵ = 0 c’est-à-dire ൝ܽଶାଶ = ቀଵቁାଵ
ܽଶାଷ = 0 .
Démontrons tout d’abord que ࢇା= ቀቁା.
(H.R) : ࢇ = ቀቁ et on sait d’après b, pour tout entier n, ࢇା = ࢇ.
Donc pour n = 2p, on a ܽଶାଶ =ଵܽଶ et par suite, ܽଶାଶ =ଵ× ቀଵቁ d’où ܽଶାଶ = ቀଵቁାଵ. Démontrons que ࢇା = .
(H.R) : ࢇା = et on sait d’après b, pour tout entier n, ܽାଶ =ଵܽ.
Donc pour n = 2p+1, on a ܽଶାଷ =ଵܽଶାଵ et par suite, ܽଶାଷ =ଵ× 0 d’où ܽଶାଷ = 0. Donc ൫ࡼା൯ est vraie et la propriété est héréditaire.
La propriété est initialisée et héréditaire, donc d’après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout
∈ ℕ.
On démontre aussi par récurrence le résultat suivant : pour tout entier naturel p : ൝ ࢈ =
࢈ା =ቀቁ en se servant du résultat qui vient d’être démontrée et de la relation ࢈ା =ࢇ vraie pour tout entier naturel n.
3) Montrons que ܔܑܕ→ାஶࢇ = .
lim→ାஶܽଶ = lim→ାஶቀଵቁ
− << 1, donc ܔܑܕ→ାஶቀቁ = .
→ାஶܔܑܕ ࢇ =
→ାஶܔܑܕ ࢇା =
On peut alors déduire que ܔܑܕ→ାஶࢇ = .
Remarque : on dit que les suites (ܽଶ) (constituée des termes pairs) et (ܽଶାଵ) (constituée des termes impairs) sont des suites extraites de la suite (ࢇ). Elles convergent vers la même limite (0) donc la suite (ࢇ) converge également vers 0.
Pour tout entier naturel n, ࢉ = −ࢇ− ࢈. Or ܔܑܕ→ାஶࢇ = ܔܑܕ→ାஶ࢈ = .
Ainsi d’après les règles opératoires sur les limites, ܔܑܕ→ାஶࢉ =